05 mars 2021

L'islamisme avance voilé

Deux jours encore pour voter dans l'espoir de ne pas dépasser le stade cinq:

Cela suffira-t-il? J'en doute. Mais comme pour les minarets, tous les petits cailloux que le peuple suisse parviendra à mettre sur la route des extrémistes musulmans sont bons à prendre.

Notez bien que personne n'interdit à quiconque de s'habiller comme il veut dans l'espace privé, qui est le seul où la religion peut pleinement se vivre.

Rappelons que, tout comme les minarets d'ailleurs, de nombreux pays musulmans réglementent le port du voile. J'attends encore le prochain islamo-gauchiste qui viendra plaider que ces pays ne respectent pas l'islam.

J'attends aussi avec impatience de voir les maris de ces femmes obligés de faire les courses, d'aller chercher les enfants à l'école, et en bref de faire tout ce qu'elles font, à la place de ces dames car ils ne leur permettraient pas de sortir non voilées! Si pareils individus tiennent une semaine, je leur tire mon chapeau.

Il y a des années, sur ce blog, j'avais déjà abordé la question du voile. "La lutte contre le foulard islamique et ses variantes sera, à n'en pas douter, la prochaine étape de la résistance contre l'islamisation", écrivais-je à l'époque. Le sujet n'était pas neuf, c'était en 2013.

Tout d'abord, le voile islamique n'est pas un "simple morceau de tissu". C'est un symbole destiné à marquer l'appartenance à la religion, la soumission de la femme et son infériorité générale vis-à-vis de l'homme, et un moyen d'exclusion faisant le lit du communautarisme. Le voile permet aux islamistes de se compter. Il est une étape sur le chemin de revendications plus poussées. Une femme intégralement voilée n'a aucune chance de décrocher un emploi ou d'avoir une vie sociale normale avec le reste de la société. Le voile rend l'intégration impossible et représente à ce titre un atout auprès de ceux qui rejettent toute forme d'intégration pour les musulmans et leurs familles. Sont donc partisans du voile tant les islamistes que, paradoxalement, certains xénophobes - au nom de la ségrégation des communautés.

Les femmes les plus manipulées clameront bien entendu que le choix de porter le voile est le leur et uniquement le leur, qu'elles n'ont jamais reçu ni coups ni menaces de leur entourage. Grand bien leur fasse, mais la question n'est pas là: le voile islamique est un puissant outil de prosélytisme. Ceux qui luttent contre le voile sur des raisons utilitaristes ("nous devrions tous être identifiables à n'importe quel moment") font fausse route. Se masquer le visage n'est pas qu'une affaire de police. Ce n'est pas la musulmane voilée qu'il faut défendre d'elle-même ou de son mari, mais les autres, celles qui ne sont pas voilées et qui sont poussées à l'être par la pression sociale communautaire et ce qu'il faut bien appeler un symbole marketing. Le prosélytisme sur la voie publique est interdit en Suisse, sauf autorisation officielle ; la force des islamistes est d'avoir inventé un code vestimentaire créant le prosélytisme par sa seule vision.

Les femmes voilées sont les hommes-sandwich de l'islam!


Il aura fallu bien des années, bien trop d'années, pour que le peuple helvétique puisse enfin s'exprimer. Le message doit être limpide.

Tous aux urnes!

19 février 2021

Le confinement ne sert à rien

Le Royaume-Uni a un succès à fêter: la courbe de progression du Covid-19 s'est enrayée. La baisse est spectaculaire, "grâce à des mesures de confinement strict", se félicitent les autorités.

D'autres pays peuvent montrer une courbe similaire en ayant mis en place des mesures similaires, comme la Suisse. Mais cela ne prouve rien. Pour prouver quelque chose, il faut trouver un pays à peu près comparable, et qui a fait différemment.

Ce pays existe, c'est la Suède.

La comparaison entre un pays à "confinement strict" et un pays reposant sur la simple protection des personnes à risques et l'implication personnelle de ses habitants montre la criante différence entre les deux approches... Ou peut-être pas, en fait:


Taux comparé de mortalité par 100'000 habitants, en moyenne sur une semaine
entre le Royaume-Uni (en bleu) et la Suède (en rose) (cliquez pour agrandir)

Comme le dit avec ironie le Dr Eli David, "le confinement au Royaume-Uni a été tellement efficace qu'il a même fait baisser la propagation de la maladie en Suède!"

Le confinement, le couvre-feu, les interdictions commerciales, les interdictions de regroupement et de manifestations en extérieur, dignes des pires régimes totalitaires de l'histoire, n'ont aucun effet sur la pandémie. Et je soupçonne bon nombre de politiciens d'être parfaitement au courant. Mais la populace gobe tout, parce qu'on ne lui montrera que la courbe qui "prouve" l'efficacité des mesures, la courbe bleue ci-dessus - et surtout aucune autre.

Jamais on ne fait la comparaison avec des pays qui ont fait autrement. Sans élément de comparaison, on peut faire gober n'importe quoi à n'importe qui.

Le totalitarisme sanitaire a le vent en poupe, amenant d'innombrables familles à la ruine, les réduisant à de pauvres quémandeurs à la merci de l'État. Cela n'a aucun rapport avec la maladie. Et il m'est avis que la propagation de celle-ci vient bien plus des comportements individuels que des politiques décrétées au sommet.

En attendant, les peuples peuvent se réjouir que d'ici quelques semaines le garrot qui les étrangle soit un peu desserré, en attendant la prochaine vague.

Précision (22 février 2021): je rappelle aussi que nous savons depuis trois mois que les masques ne servent à rien non plus.

02 février 2021

Une histoire d'argent

Le monde de la finance est en ébullition aux États-Unis - et donc, par ricochet, dans le monde entier. Une histoire de frustration, de trahison et de revanche... Et les derniers chapitres restent à écrire. Mais pour comprendre, commençons par quelques éléments de contexte.

Il était une fois le trading

Dans notre monde avide de "disruption" où il s'agit de bousculer les vieux modèles pour supprimer les intermédiaires, il était évident que les banques finiraient elles aussi dans le collimateur. Vint ainsi l'application Robinhood, permettant à tout un chacun de boursicoter librement, c'est-à-dire d'acheter et de vendre des actions sans aucune commission. (D'autres compagnies se sont lancées sur le même créneau, mais Robinhood est l'application la plus connue.)

Selon la page Wikipédia qui lui est consacrée, Robinhood disposerait en 2020 de 13 millions d'utilisateurs. C'est une population de bonne taille, comportant aussi bien des gens éclairés que de parfaits néophytes. L'entreprise tire sa rentabilité de certaines options qu'elle commercialise, de la gestion de l'en-cours en cash des utilisateurs (avant qu'ils achètent ou après qu'ils ont vendu), ou des appels de marge. Elle aurait aussi commercialisé les données de ses utilisateurs à des fonds haute-fréquence, une pratique pour le moins suspecte, qui est depuis septembre 2020 l'objet d'une enquête de la SEC (Securities and Exchange Commission, le gendarme de la bourse aux États-Unis).

Comme prévu, le modèle reposant sur l'absence de frais à la transaction mais sur des commissions sur des actes "secondaires" eut un franc succès et envoya une onde de choc dans le monde des Hedge Funds.

Il ne fallut pas très longtemps pour que des sites communautaires de conseils et d'astuces émergent, notamment le canal Reddit /r/wallstreetbets , littéralement "les paris de Wall Street". À l'heure où ces lignes sont écrites ce canal est fort d'environ 7,5 millions de membres, mais, étant ouvert à tous, le public atteint est sans doute bien plus élevé.

Précisons enfin un dernier terme, essentiel pour la compréhension de ce qui va suivre: le short. Un short, ou encore une position short, est un produit dérivé reposant sur l'idée que le sous-jacent (typiquement, une action) va perdre de sa valeur. Le short est une "garantie de prix à la baisse". Imaginons une action qui vaut 100 CHF, et qu'un trader crée un short à 100 CHF (ce qui n'est pas gratuit). Tant que l'action reste à 100 CHF, le short ne sert à rien. Si l'action monte, le short devient un coûteux handicap, et d'autant plus que l'action monte. Mais si l'action descend, le short (qui signifie ici "le droit de vendre à 100 CHF quelles que soient les circonstances") prend de plus en plus de valeur, puisqu'il permet de vendre les actions en perdition à un prix garanti.


Une jolie illustration qui ne montre pas l'argent perdu lors d'un short lorsque l'action monte.

Il existe bien évidemment le miroir du short, le long, qui est la garantie d'acheter à bas prix une action dont le cours s'envole. Selon les législations de chaque pays, ces pratiques sont encadrées par des lois différentes, que ce soit en termes de couverture (doit-on posséder l'action sous-jacente pour se lancer là-dedans?), de délais (combien de temps le produit dérivé vit-il?) ou d'exercice (peut-on "déclencher" l'outil n'importe quand ou à une date donnée?), et bien d'autres aspects qui dépassent le cadre de cet article.

S'il fallait résumer en quelques mots, un short est un pari à la baisse.

Du galop d'essai au grand galop

Vint la pandémie de Covid et un certain nombre de perturbations économiques se reflétant sur les cours de bourse. Pas besoin d'être grand clerc, par exemple, pour comprendre que l'effet des confinements sur l'industrie touristique ou les compagnies aériennes irait de "pas terrible" à "franchement désastreux".

Les investisseurs, fonds de pension et autres gestionnaires de fortune professionnels choisirent donc, pour certains, de vendre ce qu'ils possédaient dans ces secteurs d'activité. D'autres allèrent plus loin et décidèrent de spéculer sur la baisse pour retirer des bénéfices.

À contrario, des millions de petits investisseurs, guidés par les des sites communautaires, décidèrent d'acheter des actions en chute libre, pariant, eux, sur un "énorme rebond économique" consécutif à une crise finalement légère. Certes, il y eut des erreurs, mais certains parvinrent à tirer leur épingle du jeu:

Will Nelson, 27 ans, un autre trader néophyte utilisant l'application Robinhood, a joué (...) sur des options à la hausse sur des actions du secteur technologique. Il dit que les options à la hausse étaient de l'argent facile pendant les dernières années mais que lorsque les actions baissèrent à cause de l'épidémie de coronavirus, le trading devint difficile.

"Vous devez être capable de gérer les extrêmes", explique-t-il.

Nelson raconta qu'il acheta en panique lors de la chute des actions quelques mois plus tôt, et son gain actuel est de plus de 244%. 


Les professionnels du secteur regardèrent de haut les traders à la petite semaine de Robinhood et consort. Leur mépris se changea en colère lorsque ces petits porteurs commencèrent à influer sur la marche de sociétés cotées plus importantes, comme celles du secteur aérien.

Ajoutez à cela l'élection frauduleuse de Joe Biden, la frustration des "petits" massacrés par les restrictions d'activité liées au Covid (qui n'affectent pratiquement pas le secteur financier) et les accointances de Wall Street avec l'Administration démocrate, et tout était en place pour que les petits porteurs donnent une tournure plus politique à leurs manœuvres boursières.

L'épopée de GameStop

Robinhood devint un outil pour protester contre le "système". Le choix collectif se porta sur une petite sélection de titres, dont GameStop.

GameStop est une société disposant de 5'500 magasins dans le monde, essentiellement aux États-Unis. Elle commercialise des jeux vidéo et du matériel informatique - typiquement le genre de produits particulièrement sujets à la vente par correspondance en ces temps de restriction de l'activité commerciale. Entre les confinements et le changement des habitudes des consommateurs, GameStop s'apprêtait immanquablement à traverser des turbulences, mais /r/wallstreetbets intervint, en masse, pour soutenir son action. Le cours s'envola, passant de 17$ début janvier à plus de 340$ à la fin du mois. Des fortunes se bâtirent à cette occasion.

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L'objectif n'était pas tant de s'enrichir que de faire saigner les Hedge Funds qui avaient parié à la baisse sur GameStop. Piégés par leurs shorts, ils perdirent des fortunes, quotidiennement, suite aux appels de marge sur leurs produits dérivés, liés à la hausse des cours. Certains fonds comme Candlestick Capital Management, Citron Capital, D1 Capital Partners, Maplelane Capital ou Point72 perdirent un pourcentage de valeur à deux chiffres, des pertes totalisant 19 milliards de dollars le 30 janvier. Melvin Capital perdit 53% de sa valeur sur ce mois, certains gestionnaires terminant ainsi leur carrière.

L'opération fut un succès mais révéla d'autres choses. Des demandes furent déposées auprès de Reddit pour fermer le canal /r/wallstreetbets, qui reçurent une réponse ambiguë de la plateforme. L'application Robinhood fut modifiée pour empêcher ses clients d'acheter des actions GameStop. Ils pouvaient en vendre s'ils en avaient, mais plus en acheter - en contradiction avec tous les contrats de licence utilisateur. Une nouvelle mise à jour permit à nouveau d'acheter des actions des sociétés ciblées par /r/wallstreetbets, mais seulement pour en posséder un exemplaire de chaque dans son portefeuille, pas une de plus!

La SEC décida de se pencher sur la coordination de /r/wallstreetbets pour déterminer si cela "altérait le marché". Et pour finir l'action de GameStop elle-même fut suspendue à plusieurs reprises alors qu'elle s'envolait - quelque chose d'inédit: les actions sont suspendues lorsqu'elles baissent trop, pas quand elles montent!

Tout ceci laissa un sale goût dans la bouche des boursicoteurs de /r/wallstreetbets, pour le moins. Ils découvrirent avec amertume que Wall Street était solidaire avec les siens - les gestionnaires de fonds, par exemple - et n'hésitait pas à changer les règles lorsque les choses tournaient mal pour eux. Robinhood collaborait clairement avec "l'ennemi". Les petits porteurs avaient le droit de perdre en bourse, mais il y aurait toujours des politiciens ou des banquiers pour venir en aide aux grands maîtres de la finance...

Aussi décidèrent-ils de s'attaquer à un autre marché manipulé: l'argent.

Ruée sur le métal gris

Le marché des métaux précieux est le plus manipulé entre tous, par les grandes banques et les banques centrales, afin de cacher l'inflation causée par l'expansion délirante de la masse monétaire. On peut dire que l'augmentation s'est accélérée notablement depuis la crise financière de 2008 - oui, cela fait treize ans maintenant - et la sauvegarde de tous ces établissements financiers too big to fail.

La pandémie de Covid n'a rien arrangé. La masse monétaire M1 a explosé de + 65,6% à 6,667 milliards de dollars depuis le début de cette nouvelle crise, comme en témoigne ce graphique:


L'évolution de la Masse Monétaire M1 en dollars (source: Fed Saint-Louis)

Mais il n'y aura pas d'inflation, nous explique-t-on! Ce n'est pas faux, puisque cette richesse profite en premier lieu aux Davos Guys, les super-riches de la planète, pendant que les gueux voient augmenter les prix de l'immobilier, des aliments, de l'énergie...

Quoi qu'il en soit, comme tous les métaux précieux, l'argent est en quantité finie dans la croûte terrestre, alors que les monnaies-papier ne le sont pas, sans compter que désormais elles sont largement dématérialisées. Multiplier la quantité de dollars en circulation par dix n'est guère plus compliqué que de rajouter un zéro quelque part.

Le canal /r/wallstreetbets contient un grand nombre de suiveurs mais aussi des individus plus éclairés. Ils lancèrent la semaine dernière un vaste mouvement pour s'attaquer à l'argent, "le canari dans la mine", selon leurs dires, et souhaitant utiliser la force de la communauté à cette fin.

L'opération est en cours et ses premiers effets se font sentir. Rien que ce week-end, l'once d'argent est montée de 27$ à 30$, soit un bon de plus de 10% - pas un mince exploit compte tenu de la taille du marché concerné, qui n'a plus rien à voir avec des entités comme GameStop.

Les conséquences sur les Hedge Funds honnis seront modérées: la plupart des gestionnaires de fonds ne misent pas sur les métaux précieux, et s'ils le font, ils jouent plutôt sur une hausse des cours (ce qui est logique au vu de la courbe ci-dessus, où le pouvoir d'achat des monnaies est condamné à s'effriter). Mais en s'en prenant à un métal précieux, on touche à quelque chose de systémique.

Les activistes de /r/wallstreetbets ne conseillent pas seulement de miser sur de l'argent, ils demandent aux gens de s'acheter de l'argent physique. Car à l'inverse des titres de propriété "virtuels" sur l'argent, tout aussi manipulés que n'importe quelle monnaie, l'argent physique ne peut pas être inventé.

Les revendeurs de pièces officielles - l'Eagle Silver, une pièce d'argent américaine pesant exactement une once - sont tous en rupture de stock, et n'ont pas de possibilité de les renouveler. Comme dans tout système de prix artificiellement manipulé à la baisse, les stocks s'évaporent. Et le marché du physique s'envole:


Si vous voulez votre argent en main, c'est plus cher...

Le prix réel de l'once d'argent, l'once d'argent métal, est donc de 43$ pour l'instant, à comparer à l'once d'argent virtuelle, qui reste à 30$ pour l'instant, mais continue de monter.

Combien de temps le système peut-il tenir avec un différentiel aussi énorme entre le cours réel et le cours officiel?

Conclusion

Journalistes et analystes financiers ne se gênent pas pour mépriser les utilisateurs de Robinhood. Pourtant, il n'y a rien de mal à placer son argent dans des entreprises chères à chacun pour des raisons qui lui sont propres ; et si les bénéfices sont de la partie, c'est tout aussi bien.

En quoi les traders de Robinhood seraient-ils plus hypocrites que tous les gérants de fortune lançant des fonds "éthiques" ou "à neutralité carbone"? Les moqueries des élites de la finance contre d'humbles spéculateurs sur GameStop éclairent d'une lumière crue leur propre "finance verte", qui apparaît rétrospectivement comme un simple produit marketing conçu par des cyniques pour appâter un public souhaitant investir en se parant de vertu - une fable à laquelle chacun s'efforce de croire parce qu'elle arrange tout le monde.

La stratégie boursière est de la même façon quelque chose de tout à fait personnel. Il est évidemment risqué d'avoir choisi de miser sur une société comme GameStop, mais en quoi est-ce fondamentalement plus irrationnel que d'acheter des actions Apple (qui a un PER de 43, ce qui signifie qu'il faut 43 ans de dividendes, hors inflation, pour rembourser sa mise) ou même Tesla (qui a un PER de 1700...) et que les professionnels de la finance n'hésitent pas à conseiller?

Mais l'offensive contre l'argent est toute autre chose. Peut-être est-ce une rébellion, ou peut-être est-ce une révolution.

Et si c'est une révolution, nous sommes dans les premiers jours d'un cataclysme monétaire qui pourra aller jusqu'à la fin du rôle du dollar comme monnaie de réserve et verra s'envoler le Bitcoin et les métaux précieux à des hauteurs insoupçonnées. Le secteur financier et bancaire sera chamboulé dans des proportions jamais vues depuis un siècle.

Je ne sais pas combien de temps cela prendra, mais vu d'ici j'ai l'impression que la mèche est allumée ; et, surtout, je vois mal comment elle pourrait s'éteindre.

Mise à jour (7 février): comme on pouvait s'y attendre, le rush sur GameSpot a fait long feu, entraînant des centaines de millions de dollars de perte chez les porteurs du titre (quoiqu'à 63$, il soit encore loin des 18$ du début d'année.) L'argent quant à lui est redescendu à 27$ l'once. Tout est-il donc revenu à la normale? Pas totalement. La pénurie d'argent métal subsiste.

20 janvier 2021

Un Coup d'État réussi

Aujourd'hui, Joe Biden vient de prêter serment au Capitole, démontrant qu'en 2021, aux États-Unis, il est possible de voler une élection présidentielle grâce à la fraude électorale, et de devenir Président dans la foulée.

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Il fallait au moins tout cela pour tenir tête à Trump, sinon le combat n'était pas équitable.

Ultimes nouvelles de la fraude électorale

Dire que j'ai abondamment évoqué la fraude électorale lors du scrutin présidentiel américain du 3 novembre serait très en-dessous de la vérité, mais on trouve encore des éléments intéressants qui méritent de revenir, encore une fois, sur le sujet.

Pour les négationnistes de la fraude électorale, une compilation épique des vidéos de fraude.

Ensuite, un tableau de Peter Navarro, chercheur économiste de Harvard et membre de l'Administration Trump sortante, qui rassemble les fraudes répertoriées par état fédéré et par catégorie. En bon scientifique, Peter Navarro documente la façon dont tous ces chiffres s'articulent dans des rapports détaillés disponibles sur son site.


Le tableau de synthèse de Peter Navarro (cliquez pour agrandir)

L'intérêt de ce tableau est triple:

  • Il montre que, de façon surprenante, certaines "erreurs" sont étrangement limitées à certains états. On peut en mettre certaines sur le compte de différences locales dans les lois électorales, mais aussi supposer que les responsables démocrates locaux ont eu une certaine latitude pour choisir les méthodes qu'ils allaient employer pour tricher.
  • Il permet de comparer les quantités de bulletins litigieux par rapport à l'avance de Joe Biden dans les résultats "finaux" de chaque état (sur les deux dernières lignes). On voit aisément que l'avance du candidat démocrate est si fragile qu'il suffirait souvent qu'une seule contestation soit enfin reçue par la justice pour faire basculer le vote dudit état.
  • Il ne mentionne même pas l'énorme fraude permise par le logiciel Dominion, qui mériterait un billet à lui seul, et qui implique des ordres de grandeur encore plus élevés en matière de vote frauduleux.

Il est évidemment tard pour espérer qu'un juge ait suffisamment d'intégrité pour se pencher enfin factuellement sur les fraudes électorales du 3 novembre, mais aussi bizarre que cela puisse paraître aujourd'hui, dans les méandres de la lente justice américaine, ce n'est même pas impossible. Évidemment, maintenant que Joe Biden est installé dans la Maison Blanche, les conséquences sont limitées, mais pas nulles.

Quant au logiciel Dominion précédemment évoqué, nous avons une nouvelle intéressante qui nous provient d'Italie: un témoignage sous serment d'un individu qui aurait participé, sur le plan informatique, à la manipulation des bulletins de vote par le logiciel lors de la nuit du 3 novembre. Le gouvernement italien se retrouve mêlé aux manipulations des élections américaines. Et c'est loin d'être le seul pays impliqué dans l'affaire.


Le Boulot Italien [Italian Job], cliquez pour agrandir

Bien entendu, c'est une fausse nouvelle selon Reuters par exemple, bien que l'agence admette qu'elle n'ait pas pu vérifier l'authenticité du document en question. Faux sans avoir été examiné, c'est beau, c'est le Debunking 2.0.

L'improbable victoire de Biden

Il faut être mentalement capable de prouesses pour accepter l'idée que Joe Biden ait été élu président sans tricher:

  • Un homme de 78 ans, visiblement sénile
  • faisant campagne depuis le fond de sa cave
  • choisissant comme colistière une des pires candidates démocrates lors des primaires
  • recevant plus de votes qu'aucun autre Président de l'histoire des États-Unis au milieu de la nuit du 3 au 4 novembre
  • confirmé au milieu de la nuit
  • inauguré dans un Capitole cerclé de murs et bouclé par l'armée
  • et sans que personne n'ait le droit de poser des questions sur tout cela sans être réduit au silence.

Je pense que nulle personne saine d'esprit et honnête n'en est capable.

Certes, des deux côtés de l'Atlantique, et même du Pacifique, les gauchistes jubilent aujourd'hui, et ils peuvent. Ils appartiennent à deux catégories: ceux qui haïssent l'Amérique et qui n'y vivent pas, et ceux qui haïssent l'Amérique et qui y vivent. Ceux-là sont les plus intéressants puisqu'ils vont avoir l'occasion de goûter de première main aux conséquences de leur choix. Les quatre ans de Trump ont amené records boursiers, relocalisation d'entreprises et emplois, hausses des petits salaires, baisse des impôts, retrait des guerres éternelles de l'Amérique et aucune nouvelle guerre, fin du matraquage climatique, indépendance énergétique et j'en passe... Tout cela doit être effacé. Comme une éclaircie entre deux nuages de tempête, nous reprenons là où nous en étions dans la continuité des huit ans d'Obama.

Je pense que je ne parviendrai jamais à qualifier Joe Biden de "Président", parce qu'il n'a pas été élu. Une vidéo remarquable - hors de portée des algorithmes de YouTube, qui n'ont pas la subtilité nécessaire - permet de le comprendre. Elle a été tournée le 6 novembre 2020, lorsque Joe Biden a annoncé rien de moins que sa victoire électorale. Elle dure vingt minutes mais donne pour toujours une compréhension différente du "succès" de Biden et sa colistière.

Là où Trump réunissait des dizaines de milliers de personnes, Biden ne réunissait personne. Le jour de son inauguration, le public n'est pas le bienvenu. C'est pratique, cela permet surtout de cacher qu'il ne se serait pas déplacé. Les dernières vidéos de Biden ont réuni 2500 spectateurs en tout et pour tout sur YouTube ; les derniers messages du Président, plus de 800'000, en direct.

La popularité de Biden est en papier. Les bulletins photocopiés ne sont pas des gens manifestant un choix politique. Leur seule réalité correspond à la machine qui les a imprimés par milliers.

Joe Biden sait tout cela, ainsi que Kamala Harris, le clan Clinton, les médias, les Républicains, les Démocrates et leurs chiens. Tout le monde le sait, même les citoyens américains, et Dieu sait qu'on essaye de le leur cacher. C'est pour cela que les Démocrates ont été effrayés par Trump jusque dans les dernières heures de son mandat. Ils savent qu'ils ne sont rien. Ils ont beau contrôler les médias, la justice, les université, les réseaux sociaux, ils n'ont pas avec eux la majorité de la population, loin de là, et probablement pas l'armée non plus (mais des purges viendront y remédier dans les deux cas).

Si les pro-Trump ont vécu les 79 jours qui viennent de s'écouler dans l'attente d'une décision de justice intègre, ou l'espoir que les politiciens de droite fassent enfin preuve de courage, les pro-Biden ont vécu dans la terreur que Trump utilise les moyens à sa disposition - l'armée et le pays réel. Ils auraient alors peut-être perdu. Voilà pourquoi ils ont tenté un nouvel Impeachment, aussi grotesque fut-il, dans les dernières heures de sa présidence.

Trump avait probablement prévu de le faire. Un chemin le long de l'Insurrection Act, suffisamment raisonné pour qu'une photo d'un visiteur de la Maison Blanche laisse malencontreusement apparaître le texte de déclaration que le Président Trump aurait lu en prenant la parole pour déclarer l'état d'urgence. Nous avons vécu des temps historiques, avec des moments historiques.

Pourquoi, au pied du mur, Trump a-t-il finalement renoncé à se battre? Il y a des centaines de raisons qui vont de l'abattement à de mauvais conseils, ou la volonté de ne pas jeter de l'huile sur le feu. Les non-choix aussi ont des conséquences historiques. L'instant critique a eu lieu et le moment est passé.

Le présent

Mark Zuckerberg, patron de Facebook, postait en 2016 depuis l'île pédophile de Jeffrey Epstein. Les pédophiles sont entrés en force au Capitole.

En attendant sa disparition physique, le Président Trump disparaît de toute sphère publique, une purge commencée alors qu'il était encore Président en exercice. Beaucoup de gens sont choqués de cette façon de faire. Les gauchistes benêts se réjouissent. D'autres gauchistes moins benêts s'inquiètent, tout de même, que cette façon de faire signifie que Big Tech peut s'en prendre ainsi à n'importe qui, même à eux.

Pas besoin d'être Trump pour se voir barrer l'accès aux réseaux sociaux. Toutes les personnes identifiées parmi les manifestants du Capitole le 6 janvier se voient ainsi écartées. Non seulement le compte de campagne de Donald Trump, mais les comptes personnels de tous les membres de la campagne de Donald Trump, sont fermés. Il en est de même pour tous les avocats, juristes et autres analystes discutant des diverses procédures judiciaires face aux monstrueuses fraudes électorales de l'élection. Pareil pour le livestream de Steve Bannon discutant de l'actualité sur YouTube.

Pareil pour Walkaway, un mouvement sans le moindre rapport avec Trump ou les événements au Capitole le 6 janvier. Vous n'en n'aviez jamais entendu parler? Ce mouvement réunit les témoignages de Démocrates quittant avec dégoût leur parti traditionnel, et met en avant l'intérêt de penser pour soi-même au lieu de suivre le troupeau. C'est donc un motif suffisant pour le faire taire.

Il en est le même pour Parler, le réseau social concurrent de Twitter et respectant, lui, la liberté d'expression. Au Matin, on jubile: Parler serait "utilisée par l'extrême droite..." Donc suivant le même raisonnement, des gens d'extrême droite lisant le Matin, ce journal doit être interdit. Mais ce qui tient lieu de journaliste en Romandie n'est même pas capable de penser aussi loin.

Le futur

Les gens qui pensent que Biden peut être battu sont des imbéciles. Cela concerne beaucoup de gens qui votent à droite, et même aux États-Unis. Un seul graphique permet de comprendre pourquoi:


Votes de l'élection complémentaire au Sénat du 5 janvier en Georgie (cliquez pour agrandir)

Eh oui. Comme pour l'élection présidentielle un mois avant, en Georgie, les dépouillements ont encore eu lieu avec les machines Dominion par qui le scandale arrive. Et comme par hasard un bond de voix surgit au milieu de la nuit, et fait passer en tête les Démocrates.

Cette petite manipulation leur a permis d'enlever le Sénat. Estimez-vous qu'ils le perdront? Si vous pensez que oui, contactez-moi, j'ai un pont à vous vendre.

Au Venezuela, le parti d'Hugo Chavez, grand fan de Dominion, n'a plus perdu aucune élection depuis 2006. Dans ce pays détruit où les gens meurent littéralement de faim, cela permet aux journalistes de proclamer que le Chavisme reste malgré tout populaire, puisque son parti continue de remporter élection sur élection... Implacable logique circulaire politico-médiatique.

La gauche gardera probablement pour plusieurs décennies la mainmise sur l'État fédéral américain. Pas tous les états fédérés, puisque certains comme le Texas n'ont pas installé le logiciel, mais assez pour que les Républicains ne retrouvent jamais les leviers du pouvoir. Ces états réfractaires seront écrasés par les lois venues de Washington, jusqu'à ce qu'ils se rebellent ou s'effondrent. Ceci dit, si quand on parle d'opposition républicaine on parle de John McCain (candidat "de droite" contre Obama en 2008) ou Mitt Romney (candidat "de droite" contre Obama en 2012) on comprend qu'on n'est pas sorti de l'auberge...

L'Amérique va changer, profondément et pour toujours, et pas en bien. Cela aura un impact direct sur la marche du monde. Le Grand Reset, le modèle chinois, les masses "heureuses" et surtout soumises face à une élite triomphante... Le modèle occidental basé sur la citoyenneté et la classe moyenne s'efface à nouveau progressivement de l'histoire pour céder au système impérial avec ses castes et ses sujets.

Si un pays comme les États-Unis, où la population est théoriquement protégée de l'État par le Premier et le Second Amendement, peut se faire manipuler en toute impunité par les élites pour empêcher la réélection d'un Président, qu'est-ce que cela signifie pour l'avenir de la démocratie dans le reste du monde? Ne vous leurrez pas, beaucoup de politiciens en Europe et ailleurs regardent avec appétit ce qui vient de se passer au pays de l'Oncle Sam. Ils meurent d'envie de faire de même chez eux. S'affranchir enfin de la pénible incertitude de l'élection, voilà le rêve de la plupart des politiciens professionnels.

Regard en arrière

Je n'ai pas honte de relire mes textes. Je prévoyais que Trump finirait par l'emporter, je me suis trompé, mais être moqué pour mes prévisions erronées est bien le dernier de mes soucis.

Je sais par expérience que toute institution humaine créée dans un but finit assez vite par dégénérer. Elle oublie sa mission d'origine pour se concentrer sur sa propre survie et son développement, gardant parfois un vague lien avec sa mission d'origine, parfois l'oubliant complètement. Les bureaucraties naissent ainsi et se développent, éternellement. Seules une invasion étrangère, une révolution ou un écroulement généralisé de la société peuvent y mettre fin.

Depuis le 4 novembre au matin, j'avais espéré que les États-Unis, bâtis sur la fantastique vision de leurs Pères Fondateurs, auraient pu garder à travers les siècles des institutions capables de remplir leur mission. Et il suffit de relire cette phrase pour comprendre à quel point c'était naïf.

D'innombrables processus étaient en place pour empêcher le succès d'une fraude comme celle qui installe Joe Biden à la Maison Blanche. Des systèmes de vote, des vérification de bulletins par correspondance, des assesseurs, des observateurs, des contrôles et des audits, des certifications, des validations de commissions électorales, des appels du système législatif et de la justice... Rien n'a fonctionné. Lors de chaque étape, l'inertie, la volonté de ne pas faire de vagues ou le simple manque de courage ont fait en sorte que les fraudes franchissent l'obstacle, chacun espérant peut-être que quelqu'un d'autre en aval se chargerait du sale boulot. Le résultat est fêté par les médias aujourd'hui.

Certains en voudront peut-être à Trump de ne pas avoir "franchi le Rubicon". C'est fort compréhensible, au vu de ce qui va déferler sur l'Amérique ces prochaines années. Mais même si Donald Trump - qui n'est rien de plus qu'un être humain - a finalement renoncé devant l'obstacle, il aura eu le mérite de tirer le voile sur l'ampleur de la corruption des institutions aux États-Unis. Toute la charpente était moisie en profondeur depuis des décennies, mais maintenant au moins, tous les Américains le savent.

N'allez pas croire que la plupart des pays soient en meilleur état...

Mise à jour (29 janvier): Premier d'une probablement longue série, un jugement en Virginie vient de confirmer que les bulletins reçus jusqu'à trois jours après la date de fin de l'élection et sans marque de date de la poste étaient illégaux, ce qui paraît évident à toute personne normalement constituée... Mais le changement avait été poussé à la hussarde par le Bureau électoral de l'état au mois d'août 2020, évidemment en préparation des élections présidentielles de novembre.

Et que se passe-t-il alors? Rien. Les autorités de Virginie "feront autrement" pour les prochains scrutins en 2021. Rien n'est prévu pour les bulletins en faute de l'élection présidentielle de 2020. Aucun des décisionnaires impliqués n'aura même reçu une tape sur les doigts.

Voilà comment la plus grande fraude électorale de l'histoire est avalisée et passe, finalement, comme une lettre à la poste.

Mise à jour (5 février): La manipulation s'étale publiquement dans Times magazine. Chacun comprendra comme il le voudra, mais quand on lit:

[Vint] une alliance informelle entre les activistes de gauche et les titans de l'économie. Le pacte fut formalisé dans une prise de position commune aride et peu remarquée de la Chambre de Commerce des États-Unis et de l'AFL-CIO [NdT: la plus grande organisation faîtière des syndicats] publiée le jour de l'élection. Les deux parties en vinrent à la voir comme une sorte de négociation implicite (...) dans laquelle les forces des travailleurs se joindraient aux forces du capital pour préserver la paix et s'opposer à l'assaut de Trump contre la Démocratie.


Ou encore:

[Cela] ressemble à un délire paranoïaque fiévreux - une cabale financièrement pourvue d'individus puissants, s'étalant à travers de nombreuses industries et idéologies, travaillant de concert dans les coulisses pour influencer les perceptions, changer les règles et les lois, détourner la couverture médiatique et contrôler le flux de l'information. Ils ne manipulaient pas l'élection ; ils la fortifiaient. (sic)


Ou enfin:

Leur travail atteignit le moindre aspect de l'élection. Ils parvinrent à faire en sorte que les états changent leurs systèmes de vote et les lois et aidèrent à rassembler des centaines de millions de fonds privés et publics.


...Il est difficile de ne pas penser que Joe Biden ne faisait pas le moindre lapsus lorsqu'il parlait de la "plus grande organisation de fraude électorale de l'histoire".

Mise à jour (22 février): CNN se bat pour qu'une vidéo disparaisse. - leur propre reportage de 2006 sur Smartmatic et le Venezuela. La vidéo a bien sûr été supprimée de Twitter et Facebook. Elle est encore sous YouTube pour l'instant, mais le lien présenté pointe vers une sauvegarde, sait-on jamais...

Mise à jour (23 février): le mystère s'épaissit. La mère de l'officier décédé, Brian Sicknick affirme dans le Daily Mail que son fils est probablement décédé d'un accident vasculaire cérébral, et que la famille est gardée dans le noir vis-à-vis des circonstances du décès de la victime et des causes exactes de sa mort. Il n'y aurait apparemment pas de trace de traumatisme. Une hypothèse évoque une allergie à la capsaïcine, une molécule employée dans les fumigènes employés ce jour-là.

14 janvier 2021

Le traquenard du 6 janvier

Le 6 janvier restera dans l'histoire des États-Unis comme un jour à marquer d'une pierre blanche. Pour les Démocrates et les médias, donc à terme la version officielle, celui où la violence à peine contenue de l'extrême-droite américaine aura éclaté au grand jour. Pour les Républicains et la majorité des électeurs, volés de leur vote, celui où la gauche se sera livrée à son propre Incendie du Reichstag pour mieux s'excuser des mesures extrêmes qu'elle entend appliquer.

La journée du 6 janvier fut dès le départ marquée comme un rendez-vous avec l'Histoire. Les Chambres - les Représentants et le Sénat - devaient se réunir pour déterminer le vainqueur de l'élection selon les Grands électeurs décidés dans chaque état fédéré. Beaucoup espéraient que Mike Pence, vice-président et président de la session, utiliserait des pouvoirs dont il dispose pour contester les listes de Grands électeurs soumises, d'autant plus que certains états contestés envoyèrent deux listes au Capitole.

Dehors, une foule massive était assemblée, à l'appel de Trump. Il galvanisa ses partisans, tentant d'influer sur Mike Pence - son propre vice-président - pour "qu'il fasse le bon choix" et permette enfin une analyse sérieuse des fraudes électorales du scrutin du 3 novembre...

Nous étions une fois de plus dans la configuration de la force irrésistible contre l'objet inamovible.


L'hallucinante foule de supporters de Trump le 6 janvier à Washington (cliquez pour agrandir)

L'appel à la violence

La version officielle est facile à retrouver puisqu'elle tourne en boucle sur tous les médias depuis une semaine. BFMTV résume par exemple dans une vidéo:

Scènes inimaginables à Washington ce 6 janvier. Des partisans de Donald Trump ont envahi mercredi le Capitole, temple de la démocratie américaine, interrompant la session qui devait confirmer la victoire de Joe Biden. Les manifestants ont agi après un nouveau discours de Donald Trump, où il réfutait toujours les résultats de l’élection présidentielle. Ces images prises à l'intérieur du Congrès vont marquer l’Histoire américaine.


Il est totalement clair pour le rédacteur des lignes ci-dessus que Donald Trump est à l'origine de l'invasion. Pourtant, Donald Trump dit aux gens de marcher paisiblement en direction du Capitole pour faire entendre leurs voix. Une séquence impossible à trouver dans les médias normaux, puisqu'elle contredit le récit selon lequel le Président a lancé des appels à la violence. En voici une sauvegarde.

Lorsque les violences éclatèrent, Trump se prononça encore, appelant au calme. Mais pour nos amis journalistes, ce fut un encore un appel à la violence. Tellement d'ailleurs que là encore, Twitter, Facebook et YouTube censurèrent cette abominable prise de parole, tant elle était excessive... Les sites web des médias refusèrent tout autant de la montrer, et le refusent toujours. Trop dangereux. Mais vous pouvez la voir ici et vous faire une idée à votre tour, plutôt que de laisser d'autres vous expliquer ce que vous devez en penser.

Dans ces séquences je ne vois nul appel à la violence. Et je crois qu'en leur for intérieur, les journalistes le savent très bien aussi. Parce que si Trump avait lancé un quelconque appel à la violence, non seulement il n'aurait pas été censuré, mais chaque phrase, chaque mot litigieux tournerait en boucle sur les plateaux télés pendant que des manifestants anti-Trump les écriraient en lettres de sang sur leurs banderoles. On en parlerait du matin au soir.

Censurer Trump est une étape essentielle pour pouvoir l'accuser d'avoir dit ce qu'il n'a pas dit.

Je comprends néanmoins le trouble des journalistes. Ils sont un peu confus sur ce qui constitue ou non un appel à la violence. Ainsi, dans toute cette séquence d'extraits vidéo, il n'y a pas un seul appel à la violence. Et prenons ces phrases prononcées par des politiciennes américaines de premier plan:

  • "Il doit y avoir du désordre dans nos rues" -- Représentante démocrate Ayanna Pressley, du Michigan
  • "Les protestataires ne doivent pas laisser tomber" -- Kamala Harris
  • "Si vous voyez quiconque de ce cabinet (Trump) dans un restaurant, un grand magasin, une station d'essence, sortez et rassembler une foule et ramenez-vous contre eux et dites-leurs qu'ils ne sont plus les bienvenus, où que ce soit" -- Maxine Waters
  • "Je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas de soulèvement dans tout le pays. Peut-être qu'il y en aura." -- Nancy Pelosi

Ce ne sont pas des appels à la violence, puisqu'ils concernent Black Lives Matter, et le mouvement BLM ne saurait être violent, puisque les médias ont toujours dit qu'il ne l'était pas. On en arrive à un système de doublepensée assez fascinant.

Candace Owens montre quelques images de manifestations pacifiques de BLM à titre de comparaison.

Vous seriez bien en peine de trouver des images équivalentes de l'assaut du Capitole, puisque les "assaillants" se sont montrés d'une exquise courtoisie, allant jusqu'à respecter les cordons de protection dans les salles... S'il y avait eu des brasiers, des tags violents sur les murs, des statues défigurées ou maculées, bref, de la dévastation, alors les images de ces déprédations tourneraient en boucle dans les médias depuis une semaine. Comme pour l'appel à la violence de Trump, l'absence de toute image exploitable dans les médias (et ce ne sont pas les images qui manquent) tend à démontrer que ce qu'ils dénoncent ne s'est pas produit.

Ce décalage avec la réalité peut amener des conséquences pratiques amusantes, comme de nouveaux filtres anti-robot sur les sites web. Celui montré ci-dessous est particulièrement puissant puisque non seulement il écarte les robots, mais il peut même dire si l'internaute est de droite ou de gauche (ou simplement de mauvaise foi).

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L'assaut des Pro-Trump, vraiment?

Personne n'explique comment un média de gauche comme NPR parvint à annoncer que le Capitole était pris d'assaut cinq heures avant l'événement.

Les Antifas (les milices de casseurs associés à l'extrême-gauche et aux manifestants de Black Lives Matter) avaient bien sûr infiltré la manifestation. Ils ont l'habitude. Ils furent aux premières loges pour prendre d'assaut le Capitole, dans l'espoir de transformer la manifestation en émeute, puis, dans le meilleur des cas, en bain de sang. Ils avaient des complices dans la police. Ils avaient des caches d'armes. Mais le public ne les suivit pas dans l'hystérie destructrice. Certes, quelques vitres furent brisées, mais c'est le moins que l'on puisse faire lorsque l'on veut pénétrer sans autorisation dans un lieu.

Je ne dis pas que c'est très bien, mais j'aimerais vraiment que ceux qui s'indignent de cela montrent l'indignation équivalente qu'ils ont affiché pendant les six mois de mise à sac de l'Amérique par les milices de BLM. Parlant de ces gens, le leader de Black Lives Matter lui-même fut reconnu en train de filmer, à l'intérieur du Capitole, au moment même où Ashli Babbit fut exécutée. Il passait par là, il avait vu de la lumière...

La seule victime ce jour-là dans le Capitole, la seule, fut Ashli Babbit. D'autres gens moururent le 6 janvier 2021 à Washington D.C., mais pas au Capitole. Aucun officier ne mourut ce jour-là - les déclarations du contraire sont une erreur que les médias partisans refusent de rétracter. Entre accident de circulation, suicide, ou piétinement dans une bousculade de la foule, il y a eu des morts, c'est vrai. Les médias les comptèrent immédiatement comme du sang sur les mains de Trump, et des victimes de la "prise du Capitole". Je le répète, la seule victime au Capitole fut Ashli Babbit.


Ashli Babbit

D'origine syrienne, Ashli Babbit avait donné quatorze ans de sa vie à l'armée américaine. Quatre tours de service actif, luttant sur divers champs de bataille au nom de la démocratie. Elle fut abattue par un agent de sécurité comme un animal ce 6 janvier d'une balle dans le cou, sans sommation,  alors qu'elle ne présentait pas le moindre danger. Elle franchissait une porte-fenêtre brisée. Son crime? Être venue au Capitole pour que son vote soit légalement pris en compte, comme il devrait l'être partout dans le monde.

Le feu n'a pas pris

Comment le centre du pouvoir du pays le plus puissant du monde, le jour où toutes les personnes politiques les plus importantes du pays sont présentes, a-t-il pu être envahi par une horde de barbus à casquettes MAGA, cinquantenaires et sans armes? Voilà la vraie question que personne, dans la classe médiatique, ne posera.

En attendant, ce genre d'image collera longtemps à la peau des politiciens américains:

Je ne fais pas porter le chapeau de l'invasion du Capitole par la foule uniquement aux antifas mêlés au cortège. La foule provient bien des militants pro-Trump qui ont participé à l'aventure, et ils étaient nombreux. Malgré leur colère, ils ont fait preuve d'une étonnante retenue, de respect, et même d'humour. Le Congrès n'avait aucunement l'intention de faire quoi que ce soit sur les fraudes électorales ; les manifestants n'ont fait changer aucune trajectoire dans l'intronisation de Joe Biden. Mike Pence avait prévu de trahir bien avant cette journée, tout comme les Républicains renonçant au tout dernier moment à contester le résultat de l'élection présidentielle. Tout était prévu.

Il était aussi prévu qu'il y ait un massacre, mais le massacre ne vint malheureusement pas. Qu'importe, on fait comme si - on l'invente, on l'exagère, on honore sa mémoire, et on prétend, sans rire, que ce 6 janvier est équivalent au 11 septembre 2001... Et bien sûr, puisqu'il a eu lieu, finalement, en quelque sorte, on l'exploite. Le 6 janvier sert à museler Trump, à qualifier le moindre sympathisant pro-Trump de dangereux désaxé, en attendant la suite. La machine du totalitarisme se réveille aux États-Unis. Elle a faim de broyer des gens.

Pendant des mois en 2020, Black Lives Matter passa ses journées à brûler des quartiers résidentiels, détruire des entreprises privées et attaquer des innocents dans les rues (et dans des quartiers noirs, en plus). BLM et les "Antifas" tentèrent de s'emparer de secteurs entiers de Seattle et de Portland en les déclarant "zones autonomes" et en y installant leurs petites utopies à base de racisme antiblanc. Tout du long, les médias n'y trouvèrent rien à redire et les politiciens de gauche prétendirent que tout ce qui était fait était juste et bon.

Pour mémoire, la gauche avait elle-même été tout à fait paisible lors de la prestation de serment du Président Trump en 2016. C'était il y a quatre ans seulement. Nous pourrons comparer avec la façon dont les choses se passeront ce 20 janvier.

Mise à jour (16 janvier): ce billet comporte deux erreurs. Un lecteur m'a fait remarquer que la photo de la foule au début d'article, bien que circulant allègrement sur le web, n'a pas été prise le 6 janvier (où le ciel était couvert). C'est une photo plus ancienne d'un rassemblement à Washington qui n'a rien à voir. Je suis parvenu à retrouver une photo du 6 janvier mais elle n'est pas aussi impressionnante (ni aussi bien prise). Nous ne disposons d'aucune estimation de la taille de la foule réunie à Washington ce jour-là.
Deuxième erreur, il y a bien eu un autre mort lors de l'invasion du Capitole: l'officier Brian D. Sicknick. Il est vrai qu'au moment où la partie du texte concernée était rédigée, il était encore vivant, bien que blessé, à l'hôpital. L'officier a été atteint à l'extérieur du Capitole par un lourd projectile (un extincteur semble-t-il) à la tête. Il existe de rares images de l'incident mais elles ne permettent pas d'identifier le protagoniste. J'espère évidemment que lumière sera faite sur l'auteur de cette agression indigne.

Cette mise à jour montre s'il en était besoin, que malgré toute ma bonne volonté, je n'ai rien d'infaillible. Avec mes excuses.

Enfin, nous avons une vidéo qui démontre l'implication d'un leader de BLM dans l'attaque, John Sullivan. Le commentaire de Cernunnos pointe vers un flux Twitter qui a bien évidemment été censuré (je garde un ton léger, mais je trouve évidement que c'est une honte). Mais j'ai retrouvé une sauvegarde de la vidéo. John Sullivan a bel et bien été arrêté - pour l'instant - et son frère affirme qu'il a été "impliqué dans l'organisation des émeutes".

Mise à jour (17 janvier): la police vient de relâcher John Sullivan, le leader de BLM engagé en première ligne dans l'invasion du Capitole, sans la moindre caution. Il est seulement maintenu en résidence à domicile.

Mise à jour (19 avril): il aura fallu du temps pour que la vérité perce, mais elle finit par percer. Des mois après les faits, la "victime des extrémistes pro-Trump du 6 janvier" se révèle officiellement être morte de causes naturelles d'un accident vasculaire, sans traumatisme ni blessure, ni sans lien avec une réaction allergique aux gaz lacrymogène (une autre hypothèse qui a eu la vie dure). Les Démocrates menteurs et les faux journalistes auront utilisé ce "narrative" pour faire gober au grand public des mensonge durant des mois.

Le New York Times s'est rétracté, avant de carrément supprimer l'article original de son site.

Précisons encore que Brian D. Sicknick était un électeur pro-Trump, d'après ses proches. La gauche américaine aura donc instrumentalisé sa mort pour faire passer chaque électeur de Trump comme un extrémiste, salissant l'entier d'un mouvement qui contient bien des gens comme l'Officier Sicknick.

13 décembre 2020

Etats-Unis, prochaine étape, la guerre civile?

Après la phase de découverte des fraudes massives du scrutin du 3 novembre et la présentation des éléments, les stratégies des deux camps s'affinent et le volet judiciaire se renforce. Big Tech ploie de tout son poids pour tenter d'empêcher le grand public d'accéder aux informations données par la Présidence des États-Unis (écrire cette phrase aurait été impensable il y a deux mois) et, bien entendu, les médias européens, fidèles suiveurs des pires d'entre eux aux États-Unis, font de leur mieux pour que personne ici ne sache ce qui se passe.

How_dare_you
2016: "La Russie a interféré avec l'élection!"
2020: "Comment osez-vous remettre en question l'intégrité de l'élection!"

YouTube vire en mode "Ministère de la Vérité façon 1984" en interdisant désormais de diffusion toute vidéo mettant en doute "la réalité du résultat des élections américaines de 2020". Twitter a de son côté bloqué pendant quelques temps toute interaction avec les tweets de Donald Trump: plus possible de les liker, ou de les retweeter. C'est un galop d'essai. Et je vous l'avoue, pour arriver à trouver les informations qui sont en lien avec ce billet, il n'est plus possible d'utiliser Google. Je me sers désormais de DuckDuckGo pour de telles recherches.

Actualités de la fraude

Aux nombreux éléments à charge présentés sur ce blog (ici, ici, ici, encore ici, et ) de nouveaux documents se font jour. Heureusement, plus d'un mois après le vote le flux commence un peu à se tarir. La fraude électorale fut visible sur tous les écrans de télévision.

Des vidéos de télésurveillance en Géorgie montrent des observateurs républicains renvoyés chez eux "puisque le dépouillement est suspendu pour la nuit" au prétexte d'une fausse fuite d'eau, et ensuite les agents de Biden restés sur place sortent des valises de bulletins cachées depuis le début sous des tables pour les faire passer au dépouillement, rejouant parfois les mêmes liasses plusieurs fois. Des médias affirmèrent que ces enregistrements sont "bidon" mais bien sûr ils mentent.

Les votes enregistrés depuis les machines de dépouillement sont transmis aux serveurs officiels par de simples clés USB, même pas encryptées, qui ont été compromises le jour de l'élection.

Des agents intègres du dépouillement ont pu démontrer que les machines de comptage Dominion accordaient un coefficient multiplicateur à Biden contre Trump.

Le Michigan a accepté les votes de 170'000 personnes non répertoriées dans les registres électoraux. Et on trouve encore des bulletins frauduleux par palettes entières.

Le Colonel Waldron confirme que les États-Unis ont pu intercepter des paquets de données entre les machines Dominion (qu'il était illégal de connecter à Internet le jour du dépouillement!) et des serveurs à Francfort.

Les directeurs de la société Dominion, comme Eric Coomer, ont disparu. Les ex-employés de Dominion effacent leurs profils sur LinkedIn. Dominion a reçu 400 millions de dollars de la Chine juste avant l'élection présidentielle, ce qui constitue une ingérence étrangère inacceptable dans le processus électoral d'un pays souverain. Cuba et le Venezuela sont aussi impliqués, et même le Hezbollah. Bien sûr, George Soros est aussi de la partie.

Enfin, Sidney Powell affirme que Dominion a été employé pour tricher dans les élections américaines depuis "plus d'une décennie." Combien de sénateurs ont fait carrière et influé sur les grands axes du pays grâce à la fraude électorale?

L'intervention du Texas

Le Texas lança le 7 décembre peu avant minuit une action en justice contre la Géorgie, le Michigan, la Pennsylvanie et le Wisconsin pour avoir compromis l'égalité de traitement entre citoyens en ne respectant pas la Constitution, ouvrant la voie à de nombreuses fraudes. Le texte de la plainte est ici. Le Président Donald Trump rejoignit la plainte, ainsi que de nombreux états fédérés.

La réponse de la Pennsylvanie, disponible ici, n'oppose aucun élément contradictoire à la plainte du Texas. Elle met en avant l'indépendance de l'état, le risque de conséquences néfastes en  remettant en question les résultats des élections, mais ne conteste aucun des faits présentés par le Texas - un détail que le Texas souligna.

Le Décret 77 de Pennsylvanie modifia en Octobre 2019 la conduite des élections - à une époque où la perspective d'une épidémie mondiale de Covid-19 n'était que le délire ridicule d'une poignée d'illuminés. Elle ne fut donc pas inspirée par des conditions sanitaires qui seraient peut-être en vigueur plus tard, mais bien par la perspective de rendre plus facile une fraude électorale massive. Elle permit à des électeurs de s'inscrire pour l'élection jusqu'à seulement 15 jours avant le scrutin, au lieu de 30 jours. Elle dispensa ces derniers de fournir une raison pour cette demande, en violation directe de la Constitution de Pennsylvanie. Et elle fut ensuite encore poussée en avant par les autorités locales: plus besoin de vérifier la date de réception de l'enveloppe, ni même la présence d'une date sur l'enveloppe. Plus besoin de vérifier la véracité ni même la présence d'éléments de base comme une date de naissance ou une adresse. Plus besoin de vérifier la signature sur l'enveloppe contre celle de la demande de vote par correspondance, ni même, à vrai dire, la présence de la moindre signature. Les bulletins reçus même trois jours après la fin de l'élection (en théorie au 3 novembre 2020 à 20h heure locale, la fermeture des bureaux de vote physiques) durent être comptabilisés, mais comme de toute façon ils pouvaient être dispensés de tampon de la poste...

Toutes ces modifications furent imposées par décret par le gouverneur de Pennsylvanie, le démocrate Tom Wolf, et la Secrétaire d'État de Pennsylvanie, la démocrate Kathy Boockvar, ou par décision de justice de la Cour suprême de Pennsylvanie, forte de cinq membres démocrates contre deux républicains. Aucun de ces changements du dépouillement du vote de l'élection de 2020 ne fut validé par l'assemblée législative de Pennsylvanie, comme l'exigent la Constitution de l'état et la Constitution américaine. Voilà en quoi le déroulement du scrutin dans cet état viole la Constitution.

Dans une décision remontant au mois d'Octobre de cette année, le Justice Neil Gorsuch écrivait encore, au nom de la Cour Suprême dans une décision votée 5 contre 3 au sujet des lois électorales - du Wisconsin dans ce cas - que "la Constitution indique que les législateurs des états - pas les juges fédéraux, pas les juges d'état, pas les gouverneurs ni aucun autre officiel - portent la responsabilité principale de l'organisation des élections."

On ne saurait être plus clair.

Et pour couronner le tout, contrairement à une injonction du Justice Samuel Alito de la Cour Suprême imposant à la Pennsylvanie de séparer les bulletins de vote reçus après le délai normal du 3 novembre - dans la perspective de clarifier de futures contestations - les bureaux de vote de Pennsylvanie mélangèrent délibérément les bulletins de vote reçus après le soir du 3 novembre, comme dans la nuit du 3 au 4 mais aussi des jours suivants, afin de rendre tout traçage impossible, ce qui est une nouvelle violation des processus électoraux.

Conséquences de ce premier jugement

Même si la plainte du Texas et des états associés n'était en elle-même qu'un cadeau inattendu se rajoutant aux plaintes en suspens de l'équipe de campagne de Donald Trump, la façon dont le dossier fut sèchement retoqué devant la Cour Suprême n'est évidemment pas bon signe. L'échec de cette procédure judiciaire a de grandes conséquences.

Le rejet de la Cour Suprême n'est pas un problème en tant que tel - d'autres décisions sont pendantes - il l'est parce qu'une fois de plus, une Cour de justice refuse d'examiner les preuves apportées dans le dossier. Les médias mentent effrontément à la moindre occasion - clamant que tout échec devant une Cour montre qu'il n'y a pas eu fraude. Mais on ne pourrait pas être plus éloigné de la vérité. Les accusations de fraude électorale n'ont jamais été examinées, par aucune Cour. Jamais! Les dossiers portés devant la justice par l'équipe Trump sont constamment défaussés pour des raisons techniques (délais, forme, etc.) souvent pétries de mauvaise foi, mais jamais le fond n'a été examiné. Jusqu'à présent, tous les témoignages sous serment, vidéos, récits de lanceurs d'alertes, restent dans les cartons.

Un seul témoignage vieux de plusieurs dizaines d'années fut suffisant pour faire traîner pendant des semaines la nomination du juge Kavanaugh à la Cour Suprême, le temps que l'enquête amène ces calomnies à s'effondrer. Un seul témoignage d'un lanceur d'alerte anonyme fut suffisant pour provoquer une tentative de destitution du Président Trump. Mais des milliers de témoignages de fraude électorale, parfois accablants, ne sont pas suffisants pour entraîner l'ouverture d'une enquête sérieuse.

Ce n'est ni le hasard, ni la malchance. Les juristes savent très bien que le jour où un premier juge sera forcé à mettre le nez dans les faits, il sera tout simplement impossible de nier l'existence de fraudes massives. Tout le château de carte de la "victoire de Joe Biden" ne tient qu'à cette condition. Depuis un mois, la justice pratique donc l'esquive.

La Cour Suprême était la dernière instance en mesure de réellement prendre les choses en main. Le Texas lui en donnait l'opportunité, et elle s'est également dérobée. Sa décision montre que les juges qui la composent choisissent eux aussi de ne "pas se mêler" du scrutin de 2020, en tout cas pour l'instant. Or, il est indispensable qu'ils aient un jour le courage de le faire, faute de quoi toute l'approche juridique du règlement de l'élection s'effondrera.

Et elle ouvrira la porte à autre chose.

Vers une crise institutionnelle

Le régime américain traverse une des plus grande crises de son histoire depuis la Guerre de Sécession. Il ne s'agit pas du résultat d'une élection mais d'une crise institutionnelle qui se résume en une seule phrase: est-il possible que des institutions américaines soient défaillantes au point d'accorder la présidence à un candidat qui a massivement fraudé lors de son élection?

Faut-il rappeler qu'il y a quatre ans, ces mêmes institutions se sont lancées dans une guérilla de trois ans et demi contre Donald Trump sur la base mensongère d'une "ingérence russe" dans l'élection présidentielle?

Un sondage récent montre que 68% des Républicains déclarés pensent que le résultat de l'élection présidentielle a été volé, et 77% des partisans de Trump - toutes étiquettes confondues - pensent qu'il est le véritable vainqueur de l'élection présidentielle. 10% des Démocrates et 20% des Indépendants sont du même avis. Ce sondage en corrobore d'autres ; selon des chiffres plus anciens, l'un d'eux avait même mesuré que 30% des Démocrates et 75% des Républicains estimaient que le scrutin du 3 novembre avait fait l'objet de fraudes massives.

Ces chiffres réduisent en morceaux la propagande continue des médias. La digue de l'omertà et des mensonges est rompue. Une part importante d'une population de plus de 70 millions de personnes pense que l'élection présidentielle risque d'installer à la Maison Blanche un Président illégitime. Aux yeux de tous ces Américains, un coup d'état est en train de réussir.

Ils ne l'accepteront pas.

Comment réagiront-ils, voilà l'inconnue. Mais depuis des mois l'Amérique est en proie aux milices de casseurs des Black Lives Matter payées par Soros. Elle a donc vu comment certaines catégories de personnes pouvaient se livrer à la violence en toute impunité. L'Américain moyen est écœuré, ruiné par les restrictions liées au Covid-19, et ne se laissera certainement pas déposséder de son pays.

Contrairement à ce que des éditorialistes pourraient proclamer dans les colonnes des journaux, le rejet et le dégoût ne sont aucunement limités au vulgum pecus, la plèbe.

La plainte déposée par le Texas a été rejointe par l'Alabama, l'Arkansas, l'Alaska, la Floride, l'Indiana, le Kansas, la Louisiane, le Mississippi, le Montana, le Nebraska, le Dakota du Nord, le Dakota du Sud, l'Oklahoma, la Caroline du Sud, le Tennessee, l'Utah, et la Virginie occidentale. On parle de responsables juridiques experts en droit de haut vol. En face, il ne s'agit pas de le nier, d'autres états se sont ralliés quant à eux aux quatre mis en cause. La taille de chaque camp ne montre en rien qu'il a plus raison que l'autre. Elle montre, en revanche, que l'inquiétude soulevée aux plus hauts niveaux du Texas n'a rien d'un facteur isolé, et que la plainte n'a rien de frivole. Une profonde fissure s'est creusée entre les états du pays.

Les Texans - et leurs alliés - n'ont guère digéré que la Cour Suprême accepte que certains états se permettent de ne pas respecter la Constitution, et permettent ainsi des fraudes qui privent leurs millions de citoyens d'une représentation adéquate à la Maison Blanche.

Osons l'écrire, l'idée d'une sécession fait son chemin, promue par des responsables politique de haut niveau.

Pour l'instant, en apparence, tout est calme. L'affrontement se passe dans les couloirs feutrés des tribunaux, et chacun espère patiemment que la vérité surgisse des ténèbres. Il est aussi possible que cela ne soit pas le cas, et si ce moment arrive bien malin qui pourra prédire ce qui peut se passer. Mais peut-être Donald Trump a-t-il encore un tour dans son sac, nous le verrons d'ici quelques jours.

Mise à jour (14 décembre): un premier rapport d'expertise sur les machines de vote Dominion est disponible ici. "Nous concluons que le Système électoral Dominion est intentionnellement et délibérément conçu avec des erreurs inhérentes pour créer une fraude systémique et influencer les résultats des élections."

Il s'agit d'un rapport d'expertise sur le Système de vote Dominion demandé par un juge du Michigan dans le comté d'Antrim.