03 décembre 2021

Le Cas Zemmour

Depuis mardi midi, Éric Zemmour est officiellement candidat à la Présidence de la République Française.

La surprise n'en était pas une depuis longtemps ; Zemmour avait abandonné de longue date la posture de simple journaliste. Dès la publication de son livre La France n'a pas dit son dernier mot, ses séances de promotion ont pris l'allure de meetings de campagne. Il était déjà candidat dans l'esprit de tout le monde, que ce soit du point de vue de ses détracteurs, des médias, de ses concurrents politiques, de ses propres partisans, ou même du CSA.

Mais il fallait passer par une officialisation. C'est désormais chose faite. Éric Zemmour a annoncé ses intentions, sur une vidéo, puis au journal de 20h de TF1.

La vidéo de sa déclaration de candidature fait couler beaucoup d'encre. Le mieux est encore de se faire sa propre idée.

(Après le début de la rédaction de ce billet, YouTube a décidé de réserver le visionnage de la vidéo à un "public adulte", preuve d'identité à l'appui. Est-ce une énième tentative de diminuer l'influence médiatique du candidat, ou à cause des inserts de la violente actualité française, telle qu'elle apparaît dans les journaux télévisés et dans le quotidien de millions de Français? Après être parvenu à visionner la vidéo, le spectateur sera seul juge.)

Ce lancement de candidature n'a pas été faite avec de gros moyens, c'est clair. Mais il est habile. Éric Zemmour, dans le cadre apaisé d'une bibliothèque, lit un texte, exactement comme il le fait depuis des années dans ses chroniques. Loin de "reprendre l'appel du 18 juin" comme l'en accusent ses détracteurs, je pense que cette présentation vise à reproduire la façon de s'exprimer du journaliste politique dans les médias. Éric Zemmour montre ainsi qu'il s'exprime sincèrement et qu'il a écrit son propre texte - quelque chose dont la plupart des hommes politiques actuels sont devenus incapables.

Le contraste est saisissant avec les séquences vidéo intercalées. Comme la musique, elles appuient le propos avec intensité. Certaines montrent un passé français paisible. Elles suscitent une certaine nostalgie auprès de ceux qui ont vécu dans cette France disparue. Elles contrastent avec les images violentes de la France en perdition d'aujourd'hui.

Quant au programme de Zemmour, il est disponible sur son site de campagne, tout simplement. Ceux qui disent qu'il n'en a pas ne sont même pas allés voir...

Zemmour a-t-il une chance?

Les Français adorent parier sur les meilleurs chevaux. Alors qu'il n'était même pas officiellement candidat, il est monté jusqu'à la deuxième place dans les enquêtes d'opinion, ce qui l'aurait propulsé au second tour face au probable Emmanuel Macron. Depuis, la tendance s'est calmée, mais il y a loin d'ici au jour du scrutin.

Pour mesurer les chances réelles d'un candidat, il suffit de contempler l'opposition qu'il suscite. Anne Hidalgo, maire socialiste de Paris et candidate officielle du PS, oscille entre 4% et 6% dans les sondages. À ce niveau, les socialistes ne sont même pas certains de pouvoir compter sur les 5% des suffrages nécessaires au remboursement de leurs frais de campagne. Le quitte ou double pourrait précipiter la faillite finale des socialistes canal historique. Pour qui veut bien l'écouter, Anne Hidalgo a des propositions bien plus radicales (et plus ridicules) qu'Éric Zemmour, et les a même appliquées à Paris. Mais voilà, qui perdra son temps à critiquer une candidate qui n'a aucune chance?

La même chose vaut pour la plupart des mouvements politiques. Les écologistes hexagonaux (Europe-Écologie-Les-Verts) s'abîment dans l'extrémisme, l'islamo-gauchisme et le wokisme. Au centre-droit, une pléthore de chefaillons ambitieux des Républicains s'évertue à se démarquer sur les ruines de l'ancienne droite. Ils reprennent tant bien que mal les thèmes de campagne de Zemmour, et annoncent qu'ils seront les adversaires les plus déterminés d'Emmanuel Macron... Alors que chacun sait très bien qu'au soir du premier tour, ils seront les premiers à appeler à voter pour ce dernier, la voix tremblante, pour faire barrage à l'esstrême-drouâte.

Au jeu des pronostics, Zemmour a une chance dans le match à trois qui l'opposera à Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Or, sans même parler de sa calamiteuse prestation au débat de l'entre-deux tours de 2017, il me paraît bien improbable que Mme Le Pen puisse réitérer son exploit avec un concurrent marchant en plein dans ses plates-bandes.

Un candidat cloué au pilori

Comme je l'écrivais plus haut, on mesure les chances réelles d'un candidat aux efforts déployés pour le contrer. Il suffit de lire le déferlement d'articles quotidiens anti-Zemmour depuis des semaines - avec un passage à la vitesse supérieure depuis ce mardi encore, si c'était possible - pour comprendre qu'il fait peur, très peur, à la classe politique installée.

"Face à nous, se dressera un monstre froid et déterminé qui cherchera à nous salir", annonce-t-il dans sa déclaration. De fait, pas un article de journal (en particulier Le Matin en Suisse romande) qui ne l'évoque comme "un sulfureux polémiste d'extrême-droite, plusieurs fois condamné" à chaque mention de son nom. L'auteur et chroniqueur politique depuis quatre décennies, habitué des plateaux télés et des studios de radio, devient une infâme créature digne de pires cauchemars!

Ne faisant pas dans le détail, tout y passe, depuis les polémiques sur les images employées dans sa vidéo (comme si le droit à la courte citation n'existait pas) ou sa vie privée (comme si les cocufiages successifs des compagnes de François Hollande ou la relation tout à fait saine qu'Emmanuel Macron entama à quinze ans avec une femme mariée et mère de famille de 42 ans à l'époque, ou son amour pour le contact physique avec des hommes nus et en sueur, étaient du plus parfait naturel). Et nous n'en sommes qu'au début...

Éric Zemmour fait face à la mort - une mort qui, si elle n'est pas physique, sera au minimum sociale et professionnelle. C'est le destin qui attend tout candidat sérieux de droite. Il sera traîné dans la boue, ruiné et interdit d'antenne. Il y a de fortes chances qu'on fouille sa vie dans les moindres recoins jusqu'à y trouver de quoi s'assurer qu'il finisse en prison - ce qui permettra à tous ceux qui le détestent, et ils sont nombreux, de clamer avec un sourire de contentement que sa fin est finalement méritée.

Le chien dans un jeu de quilles

Il y a un courage immense chez Éric Zemmour, peut-être une forme de témérité, qui suscite l'admiration. Il aurait fort bien pu se contenter de vivre confortablement la fin de son existence au lieu de se jeter dans l'arène. Le parallèle avec Trump est évident, mais ne s'arrête pas à cela.

Incarnation vilipendée du populisme le plus crasse, Éric Zemmour est connu du grand public. Il a des convictions, une culture, une popularité réelle, et ne vient pas du milieu politique. Là se situe le danger. Il a en effet devant lui un réservoir de voix que les autres n'ont pas - tous les Français dégoûtés de la clique qui les gouverne depuis quarante ans.

En plaçant l'islamisation, l'immigration et le déclassement français au cœur de son discours, il impose ses thèmes à l'ensemble de la classe politique. Pour exister dans le débat politique, les autres candidats doivent se positionner par rapport aux sujets amenés par le trublion.

Entre les hypocrites des Républicains et la molle Marine Le Pen, la droite française est aussi moisie que le reste du pays. Mme Le Pen n'a aucune chance d'être élue, tout le monde le sait, même elle ; et tout montre qu'elle n'en a même pas envie, se complaisant dans la position confortable de challenger officielle. Éric Zemmour bouscule le jeu politique convenu, fait réagir au-delà de ses partisans, fait dévier le débat. Il est bien tard pour sauver la France de la libanisation, mais qui ne tente rien n'a rien.

Entre toutes choses, Éric Zemmour est peut-être la dernière chance pour la France de sortir relativement paisiblement de la voie de la ruine et de la guerre civile dans laquelle elle se précipite avec certitude, et qui a déjà commencée, à basse intensité, dans les nombreux territoires perdus de la République.

Il est bien tard pour sauver la France de la libanisation, mais qui ne tente rien n'a rien.

14 novembre 2021

Dernière injection pour la route

Partout dans le monde, les manifestations contre l'autoritarisme mis en place au nom de la lutte contre le Covid-19 réunissent des centaines de milliers de personnes. Malgré le blackout médiatique, les protestataires bravent les interdictions, les canons à eau et les coups de matraques pour exprimer leur rejet de l'avenir qui se dessine.


Manifestation contre la Loi Covid, Genève, samedi 13 novembre

Invités à s'exprimer le 28 novembre sur la variante locale du Pass sanitaire, les Suisses ont le rare privilège de pouvoir dire dans les urnes ce qu'ils en pensent. Les sondages, si on leur donne crédit, affirment malheureusement que les citoyens accepteront le nouveau régime avec enthousiasme. La suite risque d'être moins sympathique.

Discours de Haine

Le flot de propagande pro-vaccin ressemble à un raz-de-marée. Les avis divergents n'existent que dans les commentaires, sur les sites de Samizdat, ou en slalomant entre deux censures sur les réseaux sociaux.

Dans les médias, la classe politique et tout ce que la société compte comme corps constitués, c'est bien simple, il n'y a qu'une seule voix: il faut tous se vacciner, point. Matin, midi et soir, les pauvres gens qui ne souhaitent pas recevoir la libération vaccinale avec le sourire sont insultés, vilipendés, méprisés, rabaissés.

Ils sont irresponsables, idiots, incultes, arriérés, à peine des hommes ; il faudrait les enfermer, les interdire d'à peu près tout, leur faire perdre leur emploi, leur domicile, leurs enfants, les priver d'accès aux soins, et à défaut leur envoyer la facture. À côté des non-vaccinés, ivrognes, drogués et fumeurs sont des gens sains auxquels on n'a rien à reprocher. C'est à la société d'assumer les conséquences de leur mode de vie. Mais l'idée qu'on soit réticent à se laisser injecter de l'ARNm dans les veines est insupportable.

Le principe de précaution, c'était avant. Comme le secret médical. Comme le libre choix en matière de santé.

Les mots peuvent blesser, mais le discours s'est concrétisé. Certains pays franchissent les étapes à pas de géant. L'Italie s'est dotée d'une loi obligeant à être vacciné pour travailler - même en télétravail. L'Autriche caresse l'idée de confiner les non-vaccinés et seulement eux. Aux États-Unis, les pressions font rage pour que les non-vaccinés perdent leur emploi.


"On ne vous force pas ; on se contente juste de tout vous prendre, jusqu'à ce que vous consentiez."

Les limites de la propagande

Les hommes politiques sont-ils motivés par la santé publique? De nombreux indices nous affirment que non.

Ils invoquent la science, mais la plupart de leurs décisions sont arbitraires et sans lien avec la science. Ainsi, ils demandent aujourd'hui d'injecter l'ARNm des produits Moderna et Pfizer sur les jeunes enfants de 5 à 11 ans, mais l'effet de ces substances n'a jamais été testé sur cette classe d'âge. Bien plus concernés par les effets néfastes de ces produits que par le risque de contracter le Covid-19, il n'y a d'ailleurs pas d'intérêt à le faire. C'est ce qu'explique le Dr Robert Malone, inventeur de la technologie vaccinale par ARNm. Pour les moins de 30 ans, le risque de souffrir des effets d'une myocardite dépasse les bénéfices de la vaccination.

Certains sont prêts à tenter le coup avec leur propres enfants ; ils ignorent qu'il a fallu huit ans pour prouver le lien entre le vaccin contre le H1N1 et la narcolepsie. Deux ans pour comprendre que le Dengvaxia tuait un enfant sur mille. Deux ans pour admettre que la thalidomide - une énième "pilule miracle" - provoquait la mort de nourrissons et d'abominables malformations chez les nouveau-nés. Isoméride, Distilbène, Vioxx, Mediator, Depakine... L'histoire médicale est émaillée de scandales de médicaments retirés après la découverte tardive d'effets secondaires graves.

Pour les vaccins à base d'ARNm, en revanche, tout va bien! Une horde de journalistes "décrypteurs de l'info", "fact-checkers" et autres "décodeurs" nous assure, yeux dans les yeux, qu'il n'y a rien à craindre. Et au même moment, la France déconseille le Moderna aux moins de 30 ans à cause de ses effets secondaires...

Pourquoi prendre le risque inutile de vacciner des jeunes bien portants, des enfants, des femmes enceintes? Les politiciens palabrent sur le "retour à la normalité" mais la normalité, si elle existe encore, n'a aucune chance de revenir de cette façon.

Non seulement il paraît de plus en plus clair qu'une minorité irréductible de la population occidentale résistera avec la dernière énergie aux injections forcées, mais cette guerre est d'autant plus absurde que le vaccin n'est pas la solution. Parce que l'efficacité du vaccin s'étiole, et très vite.

Malgré la vaccination, des pays très vaccinés subissent une flambée du virus. Israël, le pays le plus vacciné du monde, fut le premier à ouvrir la marche. En ce mois de novembre, les courbes sont parlantes:

Nous avons les gestes barrière, les masques, les désinfectants, les applications de traçage, les tests, les vaccins, et plus d'un an d'expérience de la pandémie, et les chiffres remontent comme si de rien n'était.

Arc-boutée dans un discours absurde où la vaccination est la seule issue, la classe politique choisit la fuite en avant. Il faut se faire vacciner trois fois, et sans doute plus encore.

Or, non seulement les vagues successives montrent l'aspect saisonnier du virus, mais des chiffres en provenance d'Angleterre - où on n'essaye plus de cacher l'infection au Covid-19 des personnes vaccinées - montrent que les double-vaccinés constituent la majorité des cas d'infection. Et dans les tranches d'âge où les conséquences de la maladie deviennent graves.

Pourquoi feindre la surprise? On sait depuis le début que les produits Pfizer et Moderna ne sont pas efficaces à 100%, avant même que le "variant Delta" n'entre dans la danse. On sait, depuis un récent article publié dans The Lancet, que les vaccinés transmettent tout autant la maladie que les non-vaccinés. On sait que les vaccinés tombent malades, ont des formes graves, meurent parfois du Covid-19. Moins fréquemment que des non-vaccinés, nous répète-t-on, mais plus que ceux naturellement guéris du coronavirus.

Le terme de "pandémie des non-vaccinés" est pure propagande. La différence entre les non-vaccinés et les vaccinés est que les premiers n'ont pas le choix: ils doivent faire attention et sont surveillés - les pouvoirs publics y veillent. Pour les seconds, c'est open bar. Plus de distanciation, plus d'hygiène des mains, plus de traçage, ils vivent "comme avant". En cela, ils suivent simplement les promesses formulées par la classe politique.

Alors qu'une majorité de la population vaccinée retrouve son insouciance en se croyant sortie d'affaire, comment s'étonner que la pandémie reprenne? Il suffit de voir la courbe des décès à Singapour (source Bloomberg), dont 85% de la population totale, c'est-à-dire enfants compris, est vaccinée, pour comprendre que les vaccins ARNm n'arrêteront jamais la pandémie.

Impasse sanitaire

Qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit: je ne suis pas contre le vaccin, ou ce qui en tient lieu en ce moment. Faute de mieux, les substances à base d'ARNm, à supposer que leur nocivité soit objectivement surveillée, ont un intérêt pour les personnes vulnérables, âgées, à risques. Et tous ceux qui souhaitent les prendre. Mais il faut tenir un discours sincère. La vaccination de masse n'est pas une "solution".

D'abord, elle est impossible. Outre la minorité réfractaire, elle n'a aucun sens à partir du moment où les frontières appartiennent au passé. Si par miracle la Suisse (ou n'importe quel pays) parvenait à un taux de vaccination de 100% et que nul ne soit infecté, il suffirait qu'un seul porteur de Covid-19 arrive de l'étranger pour tout flanquer par terre. Mais, comme la gestion de la crise l'a prouvé jusqu'ici, l'idéologie sans-frontiériste l'emporte sur les prétendus impératifs sanitaires.

Ensuite, elle ne résiste pas à la durée. La protection contre le virus s'étiole de façon significative après seulement quelques mois, semble-t-il, d'où un besoin répété de nouvelles injections (et la loterie des effets secondaires graves). Et ce, à vie. On traque et matraque la population entre Pass sanitaire et mesures de rétorsion, mais combien de temps ce système peut-il tenir?

Les politiciens tiennent un double discours. Ils clament simultanément que le vaccin ne fonctionne pas, d'où la nécessité d'une troisième dose ; et qu'il fonctionne si bien que tout le monde doit être vacciné.

Sur quoi votons-nous le 28 novembre?

Le référendum du 28 novembre cristallise les tensions. Si la loi est repoussée, la Suisse a une chance de redevenir un pays normal, un pays où chacun peut décider pour sa santé, mettre un masque ou non, se rendre dans les commerce comme il le souhaite. Un pays où la classe politique aura été remise à sa place.

Si le référendum est un échec et que la loi est acceptée, alors nous nous dirigeons vers une crise encore plus violente. Toute la haine et toute la frustration des partisans de la vaccination obligatoire se transformeront en agressivité physique. Rassérénés par le mandat populaire, M. Berset et sa clique de bureaucrates pourront passer à la vitesse supérieure dans la discrimination vexatoire des non-vaccinés - alors que la pandémie progresse au sein des vaccinés.

Mais s'arrêteront-ils seulement au Covid-19?

Comme je l'écrivais dans un autre billet, le chemin est tout tracé entre le Pass sanitaire et la suite, c'est-à-dire l'agenda du Great Reset. À ceux qui douteraient de son existence, je rappelle qu'il y a un lien sur ce sujet dans le site du Forum de Davos. Et si d'autres doutent de la relation entre Great Reset et Covid-19, disons qu'il leur suffit de consulter le livre de Klaus Schwab à ce sujet, astucieusement intitulé Covid-19: The Great Reset. Je rappelle que Klaus Schwab est l'organisateur du Forum de Davos, pour ceux qui l'ignorent encore.

En Italie, le Pass sanitaire est appelé Green Pass, un lien avec l'écologie qui n'a rien d'anodin. Les mesures mises en place pour entraver la pandémie resteront après elle, au nom de nouveaux objectifs, comme la lutte contre le réchauffement climatique. Les écologistes ont adoré le confinement ; mais celui-ci n'était que temporaire. Lisons ce qu'en pense Rebecca Thissen, chargée de recherches en justice climatique (sic):

"[Le confinement] est une mise à l’arrêt. C’est une récession subie et non choisie. Dès que le premier confinement s’est terminé, la vie a repris et tout a réaugmenté de plus belle. On l’a également vu en 2008-2009. C’est le propre de la crise. On cherche plutôt une transition prévue sur le long terme. Pour arriver à respecter les accords de Paris, il faut que la réduction d’émission soit voulue et déterminée à travers un plan d’action concret".


Comme disait Mme Merkel en ouvrant les frontières allemandes au tout-venant syrien, "Il ne faut jamais gâcher une bonne crise”. Le virus chinois ne fait pas exception. Tous les outils de contrôle social qu'il permet ne seront pas oubliés. On travaille déjà à les adapter aux prochaines priorités déterminées par les élites mondiales.

Honnêtement, je doute que la folle trajectoire puisse être infléchie même à travers le vote du 28 novembre. Mais ceux qui soutiennent les décisions prises au nom de la pandémie vont adorer le monde qui nous attend. Des injections régulières de produits chimiques pour être "à jour". Des autorisations de circulation et de consommation délivrées au cas par cas. Une disparition à peu près totale de la sphère privée. Le système de crédit social chinois enfin chez nous!

Les élites se pavanent à visage découvert, se déplacent en jet privé et pérorent sur les sacrifices qui nous attendent au nom du réchauffement climatique. Dans les événements mondains, elles ne portent pas de masques ; le masque est pour les êtres inférieurs, comme les serviteurs et les cuisiniers - les gens comme nous. Le masque est un marqueur de classe bienvenu pour distinguer le vulgum pecus de la crème. Que chacun soit à sa place.

Des masques obligatoires aux injections forcées en passant par le traçage numérique de toutes nos activités, notre futur s'annonce radieux.

Certains ne sont même plus capables de reconnaître le totalitarisme.
...Même s'il les forces à cacher leurs visages sous des masques.
...Même s'il les enferme chez eux.
...Même s'il crée le plus grand gâchis économique de l'histoire.
...Même s'il entraîne bien des corruptions.

...Même s'il se permet toutes les censures.
...Même s'il les force à décliner sans cesse leur identité.
...Même s'il les incite à se faire injecter des produits chimiques contre leur gré.
...Même s'il pousse à le faire aussi sur leurs propres enfants.

31 octobre 2021

Infréquentable

Donald Moos, Président fraîchement élu de l'UDCVr (UDC section Valais Romand) n'est pas un type bien. Ni même un type fréquentable. Dixit Le Nouvelliste. Dixit 24Heures.

Qu'a-t-il donc fait? Il a commis le plus impardonnable des péchés - le délit d'opinion.

Évoquons donc rapidement les trois principaux griefs reprochés à M. Moos, pour reprendre le palmarès établi par Le Matin.

L'élection américaine truquée

Ayant modestement couvert le sujet, je ne suis guère surpris que la spectaculaire fraude électorale ayant eu lieu lors des élections présidentielles américaines de 2020 ne fasse l'objet d'aucune couverture de ce côté de l'Atlantique. Trump étant la réincarnation d'Hitler - mais un Hitler qui ne déclencha aucune guerre et amena une prospérité jamais atteinte chez les minorités raciales américaines, allez comprendre - tout ce qui était contre lui était d'office validé, fut-ce une fraude massive, systématique, organisée et prouvée - mais jamais examinée par les tribunaux pour l'instant.


La liste des états dont des comtés clés stoppèrent simultanément le décompte des voix lors de l'élection présidentielle américaine de 2020, pendant plusieurs jours, sans avancer la moindre raison - et sans qu'aucune explication n'ait été livrée à ce jour.

Pour la route, il y a toujours cette base de données des fraudes, des fois qu'un journaliste romand passe dans les parages.

Convergences malsaines

Pudique, Le Matin évoque "une convergence malsaine d’intérêts particuliers [qui] dirige la société". Ah! Qu'en termes galants ces choses-là sont mises, dit Philinte à Alceste dans Le Misanthrope.

Parle-t-on de la pédophilie des élites? De Jeffrey Epstein et de son non-assassinat?

À moins qu'il ne s'agisse du Great Reset, le complot le moins secret du monde? Faut-il rappeler qu'il y a un lien là-dessus jusque dans le site du Forum de Davos? Et que Klaus Schwab écrit directement des livres à ce sujet, en reliant explicitement le Great Reset et la pandémie de Covid-19?


Le Great Reset pour les nuls: vous allez adorer être dépossédé de tout.

Franchement, messieurs les journalistes, faites un effort!

Le Covid-19 est d’origine humaine

Je pose la question: en cette année 2021 finissante, y a-t-il encore des gens qui croient à la version officielle d'un virus mutant sautant de la chauve-souris au pangolin à l'homme quelque part dans un marché de Wuhan, à deux pas du Laboratoire P4 de Wuhan de Recherche sur les Coronavirus? Cette théorie pas-du-tout-raciste du "Les-Chinois-bouffent-n'importe-quoi-même-des-animaux-malades"?

Si ces romands existent et parviennent toujours à s'arc-bouter sur la version officielle, il faudrait leur décerner en grandes pompes la médaille d'or de la crédulité journalistique. C'est une médaille en chocolat, évidemment.

Encore une fois, le sujet a été traité entre ces murs. Il y a un an et demi. Et comme d'habitude, la version officielle change elle aussi. Mais comme d'habitude nos journalistes romands pétris de certitudes hautaines se ridiculisent, avec leur train de retard...

Et donc...

Comme on le voit, il y a quelques éléments qui peuvent laisser penser que les thèses proposées par M. Moos ne sont pas complètement absurdes, quoi qu'en pensent les grands pontes de la presse romande. Mais encore faut-il creuser, douter, faire preuve d'un minimum d'opiniâtreté et de recherches journalistiques. Or, la presse romande est la moins curieuse du monde. À sa décharge, elle s'est trouvé le lectorat qu'elle mérite.

J'estime avoir fait ma part pour donner une opinion différente de la doxa officielle sur un certain nombre de sujets. Mais soyons réalistes: les opinions à contre-courant de Donald Moos, tout le monde s'en balance. Le principal défaut de l'intéressé est de s'être fait élire. Devenir Président d'une section cantonale de l'UDC, comme toute autre tête qui dépasse dans ce parti, c'est être la cible d'un permis de tuer. Il faut flinguer le nouveau venu avant qu'il n'ait l'occasion d'évoquer le moindre projet politique. Il faut le vêtir d'un costume ridicule taillé sur pièce avant même qu'il n'entre en scène. Comme ça, le pauvre bougre viendrait-il avec la meilleure idée du monde, l'hilarité générale surviendra dès qu'on le verra, avant même qu'il n'ait ouvert la bouche.

La partie est déjà gagnée.

Pour donner plus de poids à leur sentence, les rédactions se contentent de laisser la meute des commentateurs se charger de la curée. 20 contributions des lecteurs sur Le Nouvelliste, 133 sur 24Heures aux dernières nouvelles, il est rare de voir le lectorat s'épancher ainsi. Mais il y a été encouragé.

Les propos sont négatifs à 90%, évidemment, mais c'est là leur moindre mal. Si vous voulez des exemples de commentaires haineux, bien dans le style de ce dont les mêmes journalistes s'offusquent lorsqu'ils sont écrits par des adolescents boutonneux s'en prenant à des camarades de classe, les exemples abondent. On n'attaque pas le message, encore moins l'opinion. On attaque le messager. Et son parti. Et les sympathisants de son parti. Et tous les gens qui auraient l'audace de remettre en doute la moindre Vérité officielle™.

C'est un peu l'inverse de l'islam et de l'islamisme en cas d'attentat. Lorsque l'UDC est concernée, l'amalgame est plus que conseillé, il est encouragé. Dans certains cas, l'amalgame est un devoir!

Dans la savane, les hyènes rient entre elles. Mais ce sont des créatures infectes qui se nourrissent de cadavres. Tout parallèle avec certains journalistes de Suisse romande ou une partie de leur lectorat ne saurait être que fortuit.

En attendant, comme disait un cynique, la différence entre les théories du complot et la vérité finalement admise, c'est "entre six mois et un an." Raison de plus pour archiver toutes ces belles réactions des lecteurs.


Image d'illustration.

21 octobre 2021

Du désastre énergétique à venir

L'hiver vient, et il sera rude.

L'Europe risque de faire face à une crise de l'énergie au plus fort de la saison froide. Et la Suisse aussi.

La faute à l'UDC!

Pour un aperçu assez convenu des mensonges qui nous seront servis alors, il suffit de se tourner vers Le Matin ou l'Agefi qui reprennent une dépêche de l'ATS. En ce mois d'octobre, on prépare déjà l'opinion publique à ce qui va arriver: "Seule, la Suisse risque une mégapanne d’électricité", nous dit-on. Puis vient pour Le Matin la désignation des coupables: "L’échec de l’accord avec l’UE force le pays à trouver de nouvelles solutions énergétiques. EconomieSuisse veut rouvrir le débat sur le nucléaire."

C'est la faute de l'UDC, vous dis-je! Les méchants! Les vilains!

À cause d'un parti politique refusant la supériorité des juges étrangers sur la démocratie directe helvétique, nous serons privés de courant cet hiver. Que ce soit dit.

Aucune démonstration n'est faite de la relation entre l'accord-cadre institutionnel avec l'UE - qui n'a jamais dépassé le stade des discussions - et l'impossibilité d'acheter de l'énergie en Europe, qui relève du simple commerce et se pratique quotidiennement. Et c'est heureux, car si telle démonstration existait, elle prouverait une relation dominant-dominé humiliante pour la Suisse (certains dans la classe politique helvétique se délecteraient d'une telle perspective).

Non, les difficultés qui nous attendent à la mauvaise saison n'ont rien à voir avec la diplomatie internationale. Elles sont juste les conséquences de choix politiques hasardeux propres à chaque pays.

Plein gaz

Mais ce n'est pas grave. Powerloop, un lobby énergétique avec ses entrées au Parlement, propose de "construire de façon échelonnée environ 2'000 petites centrales à gaz réparties sur une grande partie du territoire national."

2'000 centrales, une paille. Mais attention, de "petites" centrales. Des chose discrètes qu'on remarquera à peine. L'installation de ces 2'000 centrales réparties sur une grande partie du territoire national ne devrait pas requérir de gros travaux, ni pour les ériger, ni pour les alimenter en gaz, on vous dit.

Notre astucieux Roger Nordmann (PS) qualifie la proposition de "prometteuse", nous explique Le Matin. C'est dire si c'est génial. Si Roger Nordmann valide, il faudrait être complètement fou, ou UDC à la limite, pour avoir l'audace de s'y opposer. D'autant plus que la facture sera, on nous explique, raisonnable: elles coûteraient au total 3,4 milliards de francs. Milliards de francs qu'on propose de collecter à travers une modeste "surtaxe" sur les factures d'électricité. Mais tout cela reste "peu en comparaison des coûts d’une panne de courant, estimée entre 3 et 4 milliards par jour, selon le Conseil fédéral".

Le Matin ne rappellera pas que le coût de gestion des déchets de toutes les centrales nucléaires de suisse revient à 1,6 milliards par an, soit moins de la moitié, et qu'avec le nucléaire, il n'y a pas de panne de courant du tout.

Mais pourquoi parler de pannes de courant, au fait?

Une crise artificielle

Car la panne est au centre des discussions. Berne panique tout d'un coup et prépare le terrain pour les pannes d'électricité à venir. Et elles viendront, probablement dès cet hiver. On a beau lorgner sur 2050 dans les discours, les yeux fixés sur l'horizon, l'hiver 2021-2022 sera déjà difficile. Les suivants n'arrangeront rien.

Ayant la chance d'avoir pu discuter avec un professionnel du marché de l'énergie, j'ai obtenu des informations de première main sur la situation énergétique en Europe, les défis qui nous attendent, et la crise énergétique qui nous frappera dès cet hiver. Et les responsabilités n'ont rien à voir avec l'échec de l'accord-cadre avec l'UE, comme on pouvait s'y attendre.

La cause fondamentale tient en deux mots: la transition énergétique.

Lorsque les pays d'Europe de l'Ouest, Allemagne en tête, ont joyeusement décidé que l'avenir devait être neutre en CO2 et non nucléaire, il a fallu se tourner vers les énergies renouvelables. Ces énergies ne sont pas fiables. L'ensoleillement et le souffle du vent dépendent de la météo. Dans les deux cas, la Suisse, avec peu de vent et un faible ensoleillement, ne tire pas son épingle du jeu.

La production énergétique exige une certaine régularité: vous n'aimeriez pas que votre train s'arrête d'un coup en rase campagne, faute de vent pour les éoliennes qui, ailleurs, génèrent le courant qui alimente sa locomotive. Toute installation d'éoliennes, toute ferme de panneaux solaires s'associe donc à une centrale à gaz qui supplée à l'énergie "renouvelable" lorsque les conditions météorologiques ne sont pas au rendez-vous. C'est le secret honteux de la transition énergétique. En Suisse, il y a déjà 950 installations de ce type.

Hormis l'hypocrisie de cette énergie "renouvelable" qui fonctionne peu ou prou au gaz en réalité, le gaz était une solution d'appoint flexible et bon marché il y a quelques années. Avec la multiplication des sources d'énergie "renouvelables" appuyées par des milliers de centrales à gaz ou au charbon à l'échelle de l'Europe, ce n'est plus le cas.

De plus, l'hiver 2020 a été particulièrement long et froid, vidant les réserves du continent européen (Russie incluse). La Russie, un pays du tiers-monde aux équipements dépassés, qui ne peut augmenter sa production d'un claquement de doigt même si elle le voulait - et qui donne de toute façon priorité au chauffage de sa propre population avant d'exporter.

Toutes les conditions sont donc réunies pour une explosion du prix du gaz, et elle a lieu. Depuis le début de l'année, son prix a été multiplié par six. (Il y a deux semaines, dans cet article, il n'était encore multiplié que par cinq). Et nous sommes encore en automne!


L'évolution du prix du gaz d'août à octobre 2020

Les 2'000 "petites centrales à gaz" proposées par Powerloop vont avoir du mal à tourner, et, si elles y parviennent, je n'ose penser à la facture de gaz. Envoyez-la à Roger Nordmann...

Berne se prépare à des pannes d’électricité dramatiques

La transition énergétique, malgré le marketing médiatique de l'énergie "renouvelable", fait lourdement reposer la production d'électricité sur le gaz. Le changement de paradigme, à marche forcée pour contenir les objectifs "climatiques", s'applique à l'échelle du continent européen. Or, les réserves de gaz sont au plus bas et la production ne suit pas.

La loi de l'offre et de la demande risque de rendre l'électricité hors de prix pour beaucoup de monde. Mais nous pourrions aller encore plus loin, une situation où quel que soit le prix il n'y a plus de gaz disponible - c'est-à-dire une pénurie.


Lors des coupures d'électricité au Texas l'hiver dernier, les habitants grelottaient pendant
que les parkings vides du centre-ville restaient éclairés... Tout est question de priorité!

Lorsque ce moment arrivera, les pays victimes subiront des coupures d'électricité. On dira alors que c'est la faute du méchant Poutine qui refuse son gaz russe aux Européens dans le besoin, ou en Suisse la faute de l'échec de l'accord-cadre avec l'Union Européenne (bien qu'à ce stade plus grand-monde n'aura de courant à revendre à qui que ce soit).

L'important, pour les médias et la classe politique aux commandes, sera de préserver dans le grand public l'illusion que les éoliennes, les panneaux solaires et les centrales nucléaires sont tous équivalents. La pénurie quant à elle en incombera au capitalisme, évidemment.

Les choix ont des conséquences, et cela vaut tant pour les délires à l'horizon 2050 que pour le reste. Si une vague de froid frappe l'Europe cet hiver, il y aura de graves problèmes d'électricité et de chauffage. Des gens mourront, sacrifiés sur l'autel de l'énergie renouvelable.

À l'aune des expériences vécues, entre la priorité entre la sécurité de l'approvisionnement, les objectifs climatiques, et la haine irrationnelle des écologistes à l'égard du nucléaire, les électeurs seront amenés à redéfinir leurs priorités. Malgré les coupures et les factures de chauffage et d'électricité hallucinantes, il est possible que la crise ne suffise pas à réveiller les consciences. Il est aussi possible que cela relance le débat de la production énergétique et de la place du nucléaire dans celle-ci.

Le pire n'est pas toujours certain, comme on dit.

25 septembre 2021

Charity Business

Mercredi, le Canard Enchaîné nous parle d'Equalis, l'association par qui le scandale arrive. L'information est reprise dans la presse dès le lendemain: les cadres supérieurs de l'association "à vocation sociale" se sucreraient abondamment sur le dos de la bête.

Le Figaro nous explique la politique de rémunération toute empreinte de rigueur:

Son patron depuis sa création est Arthur Anane, travailleur social [sic!] de carrière, décoré de la Légion d'Honneur en 2016. L'homme a géré le regroupement des différentes associations à l'origine d'Equalis, et est par ailleurs président de la Fédération des Acteurs de la Solidarité (FAS), réseau de 800 entités à visée sociale ou humanitaire. Selon Le Canard Enchaîné, il se serait «octroyé» un salaire de plus de 16'500 euros bruts mensuels en 2020 [plus de 9 fois le salaire médian français], ainsi que 533 euros d'aide au logement, et 2'097 euros alloués par mois pour la location achat de sa voiture de fonction, un puissant SUV Audi, dans sa version 456 CV. Une puissance nécessaire pour rejoindre rapidement les différents centres d'hébergement ou d'insertion gérés par Equalis ?

Sept directeurs adjoints bénéficieraient de salaires compris entre 94'000 et 130'000 euros bruts annuels [entre 4 et 6 fois le salaire médian français], et dix salariés auraient des voitures de fonction. Bien qu'une note de service exclue les «BMW, Mercedes, Jaguar, Lexus», les autres marques sont manifestement acceptées, à des tarifs souvent importants (750 à 900 euros de leasing mensuel) et incluant l'essence gratuite.


Avec toutes ces taxes écologiques et la consommation d'un SUV de 456 CV, mieux vaut laisser la note de la station-service à quelqu'un d'autre, en effet.

Le Canard Enchaîné ne révèle jamais ses sources, mais nul besoin d'enquêter: les journalistes se contentent de relever tous les scandales qu'on leur soumet anonymement (et trier les dossiers authentiques des opérations de désinformation, ce qui n'est pas toujours simple.) Ici, on devine que des employés d'Equalis ont pu être assez scandalisés. Un membre du Conseil d'Administration se lamente: "Pour moi, ils ont perdu pied, ils ont perdu de vue l'objet social de l'association".

Non, ils ne l'ont pas perdu de vue, ils le contemplent juste de très loin, dans le rétroviseur, en appuyant à fond pour faire rugir le moteur!

Mais puisqu'on en parle, quel est l'objet social de l'association, justement?

Née en 2020 de la fusion entre trois précédentes associations (La Rose des Vents, Agir Combattre Réunir et Via Habitat), Equalis est un important acteur de l'«économie sociale et solidaire», gérant plus de 70 établissements sur neuf départements, majoritairement en Île-de-France. L'association propose ainsi de l'hébergement d'urgence, des centres de soins, des activités d'insertion économique, et des services à l'enfance. Elle mène de nombreuses actions en faveur des migrants ou SDF. Elle compte près de 1'000 salariés, pour un budget d'environ 85 millions d'euros en 2020, une somme majoritairement composée de fonds publics.


L'article ne dit pas quelle proportion du budget concerne les migrants plutôt que les SDF, mais j'ai ma petite idée.

Charité bien ordonnée commence par soi-même, dit le proverbe, pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Le plus amusant est d'entendre la présidente du Conseil d'Administration, visiblement complice dans la dérive, expliquer: "Equalis a une croissance forte qui nécessite des professionnels expérimentés et bien formés". Dans un milieu non-concurrentiel biberonné à l'argent public, de quel genre d'expérience doit-on disposer, au juste, pour obtenir ces salaires princiers? Avoir ses entrées dans l'Open Foundation de George Soros? Être super doué pour cirer des pompes des fonctionnaires et leur faire toucher des rétro-commissions? Ou pire encore?

On aimerait que le scandale Equalis - qui court depuis juin, nous explique le Canard, ce qui soulève d'autres questions sur le manque curiosité des médias généralistes - ne soit qu'une exception solitaire. Mais il n'en est rien.

Rappelons-nous, en Suisse, l'affaire du salaire du directeur de Texaid, l'organisation de recyclage de vêtements usagés. L'homme s'était octroyé un salaire de 550'000 francs annuels. Pas timide, il s'était fait remarquer en achetant deux villas à Baar (ZG), une commune fiscalement intéressante, pour les démolir et construire du neuf - un projet devisé à 10 millions de francs.

Rappelons-nous aussi, en Suisse, de l'affaire Carlos, un repris de justice adolescent vivant seul dans un appartement de quatre pièces et demi, choyé par toute une équipe d'animateurs, de conseillers, d'avocats et d'assistants sociaux pour la modique somme de 29'000 francs mensuels, le tout au nom de la "réinsertion" - qui échouera d'ailleurs.

Le point commun entre ces trois affaires? Des parasites institutionnels qui, sous couvert d'humanisme, de réinsertion, de recyclage ou d'autres nobles concepts dans l'air du temps, s'en mettent plein les poches. Dès qu'il y a de l'argent public à prendre, on se bouscule au portillon. Certaines de ces tâches, comme l'accueil des migrants illégaux et autres abuseurs de l'asile, contribuent directement à détruire le pays hôte ; ils n'en ont cure. Toute l'industrie de l'aide sociale roule et vote pour la gauche et continuera jusqu'à l'effondrement du système.

Les obligations de transparence sont souhaitables, mais ne seront jamais suffisantes: elles servent juste à éliminer les moins discrets d'entre eux. L'exemple d'Equalis nous montre que dans ce milieu on se sent assez sûr de soi.

Tant que le grand public acceptera que ses impôts financent de telles organisations plutôt que de se reposer sur la charité privée, la seule qui puisse garantir un contrôle par celui qui paye, la gabegie continuera.

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19 septembre 2021

Women in Black

La photo de la semaine nous vient d'Afghanistan, où les talibans "mettent en scène leur vision de la femme", nous explique Le Figaro.

Les maîtres de l’Afghanistan ont organisé le 11 septembre dans une université de Kaboul une réunion de femmes soutenant leur conception de la religion et de la séparation des sexes.


La précision du sexe des participantes est importante tant il est difficile de reconnaître quoi que ce soit dans l'assemblée.


Des Nazgûls? Des Seigneurs Sith? Des Mangemorts de Harry Potter? (Image Kaveh Rostamkhani/kaveh-rk.net)

Raffinement supplémentaire, on nous apprend que les talibans ont inventé une nouvelle tenue: "il s’agit d’un niqab doté d’un sitar, c’est-à-dire d’un tissu qui recouvre les yeux, assez fin pour laisser transparaître le monde. À défaut de sitar, certains niqabs sont équipés de larges œillères qui camouflent tout autant le visage."

Le niqab n'était pas suffisant ; il faut une étoffe "assez fine pour laisser transparaître le monde." Un bel humanisme de nos barbus, qui pensent tout de même au danger de percuter des obstacles lors des déplacements.

Les internautes du Figaro se déchaînent:

"7 différences se sont glissées entre les niqabs. Sauras-tu les retrouver? Solution en page 124."

"Demain j'enlève le haut"

"Au bal!
Au bal mosquée ohé ohé!"

"Houssons les femmes, chantait Patrick Juvet..."

"Les jours de marché à Kaboul, ça ne doit pas être simple de retrouver chacun sa ou ses chacunes... À moins d'un suivi GPS. Une bonne idée au pays de la startup!"


Mais derrière l'humour pointent aussi des critiques. Pendant que les femmes afghanes doivent se déguiser en fantômes sous peine de subir des sévices que nous n'imaginons même pas, en Occident, féministes et gauchistes mettent en garde contre notre société patriarcale et misogyne en sirotant des cocktails devant la diffusion de “la servante écarlate" sur Netflix. Le silence des féministes sur le sort des femmes afghanes est assourdissant.

Si ces chantres du vivre-ensemble faisaient un tour dans certaines banlieues ou même à Paris dans les quartiers nord, ils y croiseraient des femmes et des jeunes filles couvertes de tchador, al-amira, khimar, hijab et parfois niqab, de plus en plus nombreuses. Ces accoutrements de l'islam politique permettent à leurs familles d'exprimer leur rejet voire leur haine des valeurs universalistes de l'Occident.

Il n'y a nul besoin d'aller à Kaboul pour apercevoir de telles assemblées. "Dans quelle ville française a été pris ce cliché? La Courneuve? Saint-Denis? Aubervilliers?" demande l'un d'eux. À moins qu'il ne s'agisse du "forum indigéniste non genré de l'UNEF à Paris 13", rétorque un autre. À l'université d'été des verts en France, il y avait aussi des “ réunions inclusives en mixité choisies”. Réunions interdites aux mâles prédateurs, et voiles bienvenus...

Car la perception de l'homme hétérosexuel comme une menace est le point de convergence entre les musulmans radicaux et les gauchistes radicaux. Pour "protéger" les femmes de ces odieux mâles cisgenres, les premiers ont la solution simple du niqab et de la surveillance permanente. Les seconds préfèrent pour l'instant théoriser leurs visions en novlangue, comme la “perspective décoloniale intersectionnelle", mais posent un regard bienveillant sur les premiers. Il suffit de discuter avec des progressistes sur le voile pour voir émerger cette convergence - notamment lorsqu'on vous raconte sans ciller que les femmes, comme ici les femmes afghanes, sont satisfaites et volontaires de s'habiller ainsi.

À partir du moment où la pression sociale et les maltraitances exercées sur les femmes sont suffisamment fortes pour que non seulement elles se vêtent comme l'exigent les mollahs mais en plus qu'elles prétendent que c'est leur choix lorsqu'on le leur demande, nos gauchistes de service n'y voient plus rien à redire.

Voilà en quoi cette photo ne diffère finalement en rien du monde woke que nous vendent les progressistes. Comme le résume un Internaute, "ces vêtements en sont l'aboutissement logique: safe-space féminin, participantes intersectionnelles qui ont toutes fait le choix conscient et éclairé du port du voile intégral, choix faisant partie intégrale de l'expression de leur liberté. Voilà."