09 juin 2010

Pourquoi la France ne s'en sortira pas

Je reçois régulièrement des rubriques du Journal du Net dans ma boîte aux lettres. Ces newsletters à la limite du spam se limitent habituellement à la (sur)vie en entreprise: comment gérer une équipe, ne pas s'engueuler avec son patron, ce genre de choses. A d'autres occasions, ce sont des dossiers sur les villes les plus endettées de France et d'autres classements du même acabit.

Un des derniers articles en date a attiré mon attention: Austérité, les sacrifices qui attendent les Français.

Tiens donc! Les rédacteurs du JdN auraient-ils leurs entrées à Bercy? Savent-ils quel plan le gouvernement concocte-t-il dans ses marmites?

Pas du tout. En réalité, l'article au ton accrocheur est un catalogue de onze mesures de rigueur prises par divers pays de la zone Euro, et ce qu'elles donneraient si elles étaient appliqués à la France.

On voit ainsi, page après page, défiler les différents visages de l'austérité: augmentation des taxes sur l'essence, diminution des allocations chômage, impôt sur les plus-values boursières, réduction des rentes et âge de la retraite repoussé... Chaque page est basée sur un exemple concret, la mesure ayant été adoptée dans un ou plusieurs pays de l'Union Européenne.

La fin des primes spéciales de Noël pour les chômeurs et les les fonctionnaires? La Grèce.

La baisse des allocations chômage? Le Danemark, l'Irlande et la Roumanie.

La hausse de la TVA? L'Espagne, la Grèce, le Portugal.

Et ainsi de suite.

On n'ose imaginer l'inconfort soudain d'un pays adoptant, comme ça, parce qu'il est au pied du mur, l'ensemble de ces mesures. Mais ce n'est pas le plus important. Le plus important est révélé dans un petit tableau récapitulatif final, que je vous livre tel quel:

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Voilà.

En adoptant toutes les mesures d'austérité prises en partie par chacun des pays de l'Union Européenne, la France économiserait 32,4 milliards d'euros, sur 152 nécessaires. Environ un cinquième de ce qu'il faudrait.

Évoquer la disparition du bouclier fiscal, c'est bien, ça donne l'impression que ce sera le (riche) voisin qui paie. Évoquer la baisse de salaire des ministres, c'est symbolique, ça donne l'impression que tout le monde met la main à la pâte. Taxer les plus values, c'est bien fait, ça clouera le bec à ces vils spéculateurs. Etc.

Mais c'est pour épater la galerie. Car même si on prend la collection complète, on sera surtout très loin du compte.

Sans parler du fait que la moitié de ces mesures, par exemple toutes celles ayant traits aux fonctionnaires, jetteraient la France du service public dans la rue, l'immobilisme et la grève, empêchant à dessein le secteur privé de travailler, avec les effets que l'on devine sur la croissance...

D'accord, jetons le bouclier fiscal aux orties, taxons les riches, repoussons l'âge de la retraite. Et pour les cent vingt milliards d'euros qui manquent encore au compteur, on fait quoi?

Commentaires

> "Et pour les cent vingt milliards d'euros qui manquent encore au compteur, on fait quoi?"

Fastoche ! : Les niches fiscales et sociales représentant 140 milliards / an de manque à gagner pour l'état, il suffit de taper dedans !

Écrit par : toto | 09 juin 2010

La suppression du bouclier fiscal rapporterait 0.6 milliards d'euro selon le tableau. Je doute fort que les niches fiscales représentent 232 fois plus. J'en doute énormément.

Citant un contributeur sur Objectif Liberté:

"Le patrimoine cumulé des 500 plus grosses fortunes de France était en 2009 de 194 milliards d'euros. Pas leur revenu. Leur patrimoine. (...) Le déficit budgétaire de la France a été de 140 milliards d'euros en 2009. Si on avait pris tout le patrimoine des 500 plus grosses fortunes français pour équilibrer nos comptes en 2009, on aurait stabilisé la dette publique. Pour une année. Et pour 2010, on ferait comment? Taxer les vrais gros riches, les 500 plus grosses fortunes de France? Ah non, c'est pas possible: il n'y en aurait plus. "

Écrit par : Stéphane Montabert | 09 juin 2010

"c'est pas possible: il n'y en aurait plus"

il paraîtrait qu'ils auraient encore quelques piécettes cachées par ici ou par là-bas. M'enfin bon, je ne fais là que répéter les méchantes langues...

Sinon dans les recettes possibles: une taxe sur les transactions boursières ?
Là ça irait vite. Mais le G20 n'en veut pas. Faut croire qu'ils n'ont pas prit conscience de la gravité de la situation.

Écrit par : Fufus | 09 juin 2010

C'est justement entre deux élections que les élus prennent conscience de la situation; en dehors de cette rare séquence réalité, ils font des promesses électorales.

Écrit par : Rabbit | 09 juin 2010

Niches fiscales ET sociales = 140 milliards euros / an

Listées ici :
http://www.liberation.fr/economie/0101616114-quand-l-etat-exonere-c-est-140-milliards-qu-il-perd

Écrit par : toto | 09 juin 2010

La notion même de "niche fiscale" est une escroquerie socialiste, une de ces exquises inventions langagières de l'étatisme français, destinées à maquiller le hold-up fiscal. Et maintenant, on ose même nous parler de "niches sociales"...

Car qu'y a-t-il, dans les "niches fiscales" ? Le gouvernement français parle, sans craindre les éclats de rire, de "niche fiscale" quand il se contente de prendre 5 % de TVA sur les restaurants et les plombiers. Autrement, dit, il faut considérer comme un cadeau de l'Etat le fait qu'il ne vous prenne pas 20 %, soit le taux "standard" (et pourquoi pas 30 % ? ou 50 % ?).

A noter qu'on ne parle pas de "niche fiscale" pour la TVA de 5 % sur les produits alimentaires et sur les livres, et encore moins de "niche fiscale" pour la TVA de 0 % sur la presse... bien utile pour diffuser la propagande gouvernementale sur les "niches fiscales", entre autres...

La TVA de 5 % "seulement" sur les restaurants et les plombiers (merci, Monseigneur) est considérée comme une niche (autrement dit une faveur de l'Etat qui est tellement généreux qu'il vous laisse un peu plus de l'argent que vous gagnez durement avec votre travail), essentiellement parce que la TVA a été récemment baissée sur ces deux secteurs.

Autrement dit, un impôt ne peut pas baisser. Il ne peut que monter. S'il baisse, c'est un cadeau dû à l'immense générosité de l'Etat. C'est une espèce d'erreur, d'injustice, de scandale, qui ne peut être que provisoire et qu'il convient de réparer rapidement. C'est une "niche".

C'est aussi une "niche", parce que, dans l'imaginaire politique français, les restaurateurs et les artisans du bâtiment sont censés être d'affreux poujadistes de droite. Tandis que les écrivains, les éditeurs, les libraires, ils diffusent la noble Culture, qui est belle et bonne et Degauche (et d'ailleurs, tout ce milieu est massivement à gauche). Donc, TVA à 5 %, mais non-niche.

De même, la Presse et les Journalistes remplissent une Mission Sacrée au service de la Démocratie (et ils sont, eux aussi, comme c'est bizarre, beaucoup plus à gauche que la population en général). Donc, TVA à 0 %, mais non-niche.

L'Alimentation, c'est la subsistance du Pauvre et du Prolétaire. Donc, TVA à 5 %, mais non-niche.

"Niche", "cagnotte". La comptabilité publique française a d'étranges concepts.

Notez que le gouvernement vient d'annoncer qu'il réduirait les niches fiscales de 10 %, mais il ne dit surtout pas que cela équivaut à une augmentation des impôts. C'est une "réduction" des "niches", donc c'est bien. C'est juste.

Tout se passe comme si la situation normale était que l'Etat vous prenne 100 % de ce que vous gagnez. Ce qu'il consent à vous laisser en plus, à ne pas vous prendre, c'est du bonus, c'est cadeau, c'est une "niche".

Ce n'est pas vous qui travaillez, et qui recevez de l'argent en échange, même si vous êtes dans le privé. C'est l'Etat qui vous laisse un pourboire pour vivre.

En échange, on a un Etat "social". C'est beaucoup de contorsions intellectuelles pour éviter d'avoir à prononcer le mot de communisme.

Écrit par : Robert Marchenoir | 09 juin 2010

"L'Alimentation, c'est la subsistance du Pauvre et du Prolétaire. Donc, TVA à 5 %, mais non-niche"

Ouiiii, c'est bien connu. Les riches ne mangent pas d'alimentation, ils mangent des billets de banques et chient de l'or.

Pauvres riches... c'est bien connus, ce sont eux les plus à plaindre.

Écrit par : Fufus | 09 juin 2010

Robert Marchenoir,

En effet le concept de "niche" est un concept bizarre : plus vous multipliez les "niches" (ces "cadeaux") et plus vous videz les caisses de l'état (déficits abyssaux). Les niches sont donc un cadeau empoisonné. Et d'ailleurs le gouvernement actuel veut "rogner" les niches pour résorber les déficits c-à-d renflouer les caisses qu'il a largement contribué à vider en multipliant les niches (niches = exonérations en tous genres) depuis 2007. Admirez la cohérence de cette fine équipe ! Il s'agit bien entendu d'une augmentation d'impôts déguisées (comme vous le dites d'ailleurs dans votre post) , donc baisse du pouvoir d'achat en période de crise économique >> récession ?

Écrit par : toto | 09 juin 2010

Toto, il est abusif de dire que multiplier les niches "vide les caisses de l'Etat". C'est tout l'objet de mon précédent commentaire.

Ce qui "vide les caisses de l'Etat", ce sont les dépenses de l'Etat. Ce qui les remplit, ce sont ses recettes.

Prétendre, comme le font la plupart des hommes politiques français actuellement, que "les caisses sont vides" parce qu'il y a des "niches", c'est mentir par inversion des causes et des conséquences.

Si la France est en déficit ininterrompu depuis quelque trente ans, accumulant une dette insoutenable, c'est parce que les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, n'ont pas cessé d'augmenter les dépenses, bien au-delà des recettes mobilisables.

Malgré un niveau de taxation très élevé, les impôts ne suffisent pas à couvrir des dépenses inconsidérées. Or, on ne peut pas augmenter les impôts indéfiniment. L'Etat ne peut prendre aux citoyens qu'une part des richesses qu'ils produisent par ailleurs, de leur côté, par leur propre travail et par leur épargne.

Il peut, certes, leur en prendre beaucoup. Il a existé, en France comme en Angleterre, des taux d'imposition sur le revenu de 90 %. (C'est d'ailleurs, sauf erreur, à cette époque que les capitaux français ont commencé à fuir vers la Suisse.)

C'est énorme, c'est confiscatoire, c'est du vol, mais l'Etat ne peut pas aller au-delà de 100 %. Il ne peut pas imposer à 110 %. Il ne peut pas se saisir, même sous peine de prison, d'un revenu qui n'existe pas.

Mais il peut créer, d'un trait de plume, pendant un certain temps, des postes de fonctionnaires financés par la dette. Il peut créer, par le même moyen, des ribambelles de prétendus "droits sociaux", avec des allocations à la clé. Et il ne s'est pas privé de le faire, sous couvert de "justice sociale".

Ce niveau de dépenses irresponsable entraîne une taxation très lourde (bien qu'insuffisante à financer le budget). Cela freine l'activité économique, appauvrit les gens, et provoque des plaintes chez les citoyens.

Alors, le gouvernement, pour ne pas tuer complètement la bête qu'il est en train d'étrangler, relâche un tout petit peu son étreinte : c'est une "niche fiscale". Mais, bien vite, viennent des gauchistes, souvent employés par le gouvernement et nourris par les impôts, qui hurlent à "l'injustice sociale". Et puis le déficit, alourdi par des dépenses toujours plus folles, se creuse. Alors, le gouvernement recommence à étrangler le malade : il "fait le ménage dans les niches fiscales".

Ce cycle est évidemment absurde. Il est voué à se répéter indéfiniment sans la moindre efficacité. Cela rappelle la fable du paysan qui se lamente de la mort de son âne : c'est bien dommage, dit-il, j'avais presque réussi à lui apprendre à se passer de nourriture.

Quand on crée un niveau de taxation excessif, on crée en même temps de multiples incitations à créer des exceptions, car ce sont uniquement celles-ci qui permettent à l'activité économique de respirer. Ce n'est pas spécifique au gouvernement français actuel.

Je ne suis pas très vieux, mais j'ai vécu l'époque où l'interminable catalogue des "niches fiscales" françaises comportait des exemptions spéciales pour les limeurs de cadre de bicyclette du département de la Loire, et pour les tailleurs de pipes de la région de Saint-Claude.

D'autre part, dire que les niches fiscales vident les caisses de l'Etat, cela suggère que l'Etat produirait de la richesse par lui-même, qui alimenterait une précieuse "caisse" remplie de louis d'or.

Or l'Etat ne produit rien. L'activité de l'Etat est vendue aux citoyens par des gens qui ont un pistolet à la ceinture, et qui prennent autoritairement dans la poche de leurs clients ce que bon leur semble en compensation de leur "travail".

Cela ne veut pas dire que toute activité étatique soit inutile, mais vous conviendrez certainement qu'appeler cela de la "production" ou du "travail", au même titre que le travail qui permet de produire un kilo de riz que les gens choississent d'acheter, c'est un abus de langage.

Les Français se payent de mots avec les "niches fiscales", parce qu'ils refusent de faire face à la réalité : il va falloir supprimer une part très importante des postes de fonctionnaires, supprimer une part très importante des allocations sociales, et durcir notablement les conditions de retraite, en particulier celles des fonctionnaires.

La France ne pourra pas continuer à marcher sur l'eau pendant bien longtemps. Plus tôt nous reconnaîtrons que la seule façon de nous en sortir est de nager, plus tôt la côte sera en vue.

Écrit par : Robert Marchenoir | 09 juin 2010

M. Marchenoir, vous dites qu'un état ne peut pas prendre plus que 100% d'impôts.

Mais bien sûr que si, il peut taper dans le patrimoine des gens, tout simplement !

De passage à Besançon, voici 2 ans, madame Boutin a dit à l'assemblée réunie que la dette de l'état n'avait aucun caractère de gravité, puisque l'ensemble des sommes réunies au titre des assurances-vies et assimilé par les particuliers était équivalente à la dette du pays. Et donc qu'il suffira de prendre ces sommes là pour régler d'un coup tout problème de dette.

C'est donc très facile de régler la crise !

(Il va sans dire que je suis scandalisé par ces propos et que je ne les cautionne en rien )

Écrit par : Jacques | 10 juin 2010

Vous avez raison, Jacques. Je me cantonnais à l'impôt sur le revenu pour simplifier la démonstration.

L'argument de l'épargne française privée revient en effet avec une inquiétante régularité. "Et donc qu'il suffira de prendre ces sommes là pour régler d'un coup tout problème de dette." Elle ne l'a pas dit, tout de même ? Auriez-vous une référence à ce discours ?

Écrit par : Robert Marchenoir | 10 juin 2010

Ce sont des propos que m'a rapporté un collègue, qui a assisté à cette réunion...
Je lui demanderai demain de me rappeler le contexte exact dans lequel cela s'est dit.
Pour les prélèvements sur revenus, il semble que le taux de 100% (ou plus) soit déjà survenu marginalement en comptant l'impôt sur la fortune.
Je me rappelle du brave monsieur, propriétaire d'un immeuble sur l'Ile St Louis à Paris, et dont le témoignage à la TV signalait que dans sa vie, il aura payé 3 fois la valeur de son bien à l'état, en en héritant, en le louant, et en le transmettant à ses enfants... A l'époque du reportage, le fisc lui laissait royalement 5% de ses revenus annuels...

Écrit par : Jacques | 10 juin 2010

Une dépêche AFP qui vient de sortir, et qui illustre parfaitement mon propos sur les niches fiscales :

"Il faut réduire le déficit de 100 milliards d'ici 2013», a affirmé le Premier ministre [français] [...] Et le Premier ministre de détailler : «100 milliards que nous allons trouver pour la moitié dans des réductions de dépenses et pour la moitié dans des augmentations de recettes»."

"Les 50 milliards de réduction se décomposeront ainsi : «45 milliards en réduisant la dépense publique, 5 milliards sur la réduction des niches fiscales»."

Le gouvernement français pris en flagrant délit de mensonge et de tripatouillage comptable en plein jour, sous les yeux des Français : les 5 milliards de réduction des niches fiscales, pour Fillion, cela fait partie de la réduction des dépenses publiques !

Réduire une baisse d'impôts, en logique comptable créative franco-socialiste, c'est la même chose que de supprimer x postes de fonctionnaires !

En français courant, réduire une baisse d'impôts, cela s'appelle augmenter les impôts... Mais Fillion se garde bien de mettre ça dans la colonne "augmentation des recettes"...

Etonnez-vous que les Français soient nuls en économie, si leur premier ministre a le culot de proférer un mensonge aussi énorme devant les journalistes, sans que personne ne proteste...

http://www.liberation.fr/economie/0101641070-fillon-veut-reduire-la-depense-publique-de-45-milliards-d-ici-2013

Écrit par : Robert Marchenoir | 13 juin 2010

Mon pronostic, très noir:

La France - comprendre: l'état français" - "s'en sortira" en spoliant la société civile: soit, comme le signale Jacques, en spoliant l'épargne des français, les propos de madame Boutin ne sont hélas pas isolés dans la classe politique. Soit plus probablement, en cessant d'honorer ses dettes purement et simplement, soit, mais ça demande des complicités européennes, en laissant filer l'inflation.

Naturellement, cela nécessitera une militarisation de l'état (mais tout en sauvegardant l'apparence démocratique, c'est ça, l'exception française) pour tenter de juguler les inévitables troubles à l'ordre public que de telles éventualités laissent présager.

Écrit par : vincent | 13 juin 2010

Vincent, si vous me permettez cette question : êtes-vous le blogueur français Vincent Bénard ?

Écrit par : Robert Marchenoir | 13 juin 2010

Pour ce qui est de ce que j'ai dit sur les propos de Mme Boutin, je n'ai pas eu beaucoup de détails précis sur le cadre dans lequel cela a été dit, sauf qu'il s'agissait d'une assemblée d'agglomération, et qu'elle était là dans le cadre de ses fonctions.

Écrit par : Jacques | 13 juin 2010

@ Robert: oui (cf lien)

Écrit par : vincent | 13 juin 2010

Merci, Vincent. Et pas merci aussi, car cela ajoute, hélas, du poids à vos propos... (Au fait, désolé pour "le blogueur français Vincent Bénard" ; ce n'est pas faux, mais "président de l'Institut Hayek de Bruxelles" aurait été plus pertinent). Merci aussi à Jacques.

Écrit par : Robert Marchenoir | 15 juin 2010

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