31 août 2010

Chômage: Eux et Nous

La campagne pour la votation du 26 septembre sur la révision de l'assurance-chômage (LACI) a commencé. On voit donc fleurir sur les murs les affiches des opposants à la révision, avec leur argumentation simplissime: à eux les bonus, à nous les malus. Eux et Nous. Eux, par définition, gavés de pognon et de primes, portant costume, prêts à écraser le monde entier sous leurs mocassins de luxe... Et nous, les pauvres, les petits, les innocents au coeur pur, soumis au diktat des puissants. Mais l'heure de la vengeance approche! Empoigne ton bulletin de vote, camarade!..

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J'imagine un instant le tollé provoqué par une campagne de l'UDC où on opposerait des "eux" et des "nous". Les réactions fuseraient aussi sec: populisme, bêtise, campagne de caniveau, stigmatisation de L'Autre, justement... Dans les éditoriaux, de sages rédacteurs fustigeraient la simplification du débat, avouant leur inquiétude quant aux profondeurs dans lesquelles l'UDC entraînerait la politique. Divers brillants esprits de notre temps réclameraient une restriction de la liberté d'expression dans l'intérêt commun... Mais je digresse.

Pourquoi la révision de la LACI provoque-t-elle cette crise d'urticaire à gauche?

Aujourd'hui, les salariés payent une cotisation chômage de 2% sur les premiers 126'000 francs de salaire annuel - c'est-à-dire, pour la plus grande partie de la population, sur l'entier de leur salaire. Cette cotisation sert à financer la LACI.

Pourquoi plafonner les cotisations sur 126'000 francs, me direz-vous? Excellente question. Question fondamentale, même. La réponse est simple: parce que les allocations de chômage sont plafonnées. Le chômage couvre jusqu'à un salaire annuel de 126'000 francs. Au-delà, on ne cotise pas davantage, mais en cas de casse on ne touche pas non plus le chômage correspondant. C'est un seuil arbitraire mais il est heureux qu'il existe: s'il n'y avait aucune limite ni en cotisation, ni en allocations, il suffirait qu'un seul des top-managers du coin perde son emploi pour toucher un chômage royal et vider d'un seul coup les caisses!

La révision de la LACI, résultat de "longue négociations entre les partis" dixit la communication officielle, change la donne en introduisant le concept de taxe de solidarité. Les revenus entre 126'000 et 315'000 franc payeraient 1% de taxe de solidarité, comme ça, cadeau, parce que ce sont des sales riches.

Je me demande qui a eu l'idée...

Paradoxalement, c'est ce point qui provoque l'ire des syndicats, des Verts et autres extrême-gauches.

L'idée qu'il existe en Suisse une poignée de salariés ne versant aucune cotisation sur la part de leur salaire au-delà de 315'000 francs annuels les met en rage. Notez bien que même s'ils touchent trois millions par an, comme d'habitude seuls les premiers 126'000 francs de leur salaire sont couverts par le chômage; la tranche de 126'000 à 315'000 est taxée sans aucune contrepartie (il s'agit donc d'une extorsion) ; quant à la dernière tranche, elle n'est pas affectée.

La révision introduit donc un système injuste et inéquitable, et un comité rose-vert fait désormais campagne contre la révision parce qu'elle n'est pas assez inéquitable! On croit rêver!

Cette vieille hargne aux relents de lutte des classes est totalement coupée de la réalité. Non pas que je me sente particulièrement proche d'un Oswald Grübel et de son salaire mensuel de plus d'un million, mais combien de gens tombent-ils dans cette situation en Suisse? Quelques dizaines peut-être. Une taxe de 1% étendue à l'ensemble de leurs salaires, pour injuste qu'elle soit, ramènerait quelques millions par an... Ce qui s'avèrerait dramatiquement insuffisant, comme le montre cette infographie du Temps sur la dette de l'assurance-chômage:

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Boucher un trou de 7 milliards, même à coup de millions, cela risque de prendre quelques siècles! Sans compter que le trou continue de se creuser entre-temps... L'approche préconisée par les opposants n'a donc pas la moindre chance de combler la dette; mais détourner les problèmes afin de servir leurs objectifs idéologiques sans résoudre quoi que ce soit fait partie de leur stratégie de base.

En réalité, l'assurance-chômage va mal pour une raison dramatiquement simple: les prestations excèdent les cotisations.

La baisse des cotisations à 2%, votée par le Parlement en 2002, était une décision imprudente prise en période de haute activité économique. Sans toucher aux prestations de l'assurance-chômage, elle traçait les fondations d'un désastre annoncé au moindre retournement de  conjoncture. Nous sommes en plein dedans. Il faut réduire les prestations, augmenter les cotisation, ou les deux.

Face à un déficit de 7 milliards, une réforme s'impose, et avec elle son lot de sacrifices. Les syndicats auraient eu leur rôle à jouer dans l'arbitrage des priorités: quitte à élaguer les prestations, fallait-il favoriser les nouveaux employés ou ceux proches de la retraite? Fallait-il continuer, spécificité helvétique, à verser des allocations chômage à des jeunes sortant de leurs études et n'ayant jamais cotisé de leur vie? Fallait-il diminuer le pouvoir d'achat des salariés en poste en faveur des chômeurs? Continuer à proposer 520 jours d'allocations à n'importe qui? Sachant qu'un jeune de 20 ans a plus de resources qu'un ouvrier de 50, fallait-il peut-être moduler la durée des indemnités en fonction de l'âge? Mais les objectifs réels qu'ils servent n'ont rien à voir avec l'assurance chômage. Ils sont encore enfermés dans la lutte des classes.

Au lieu d'un débat responsable, la gauche vociférante a choisi l'invective stérile. Eux contre nous, le manichéisme a l'état pur.

Commentaires

"la gauche vociférante a choisi l'invective stérile"
C'est toujours comme ça quand on s'apprête à boire la tasse...
La gauche s'enferre chaque jour davantage. C'était encore plus risible et lisible en France avec les expulsions de sauvages roms, qui débarquent par milliers de Roumanie pour construire des favelas un peu partout en France, patrie des connards gauchistes. Alors France-Inter nous a sorti des flashs d'informations toutes les 5 minutes sur le père machin qui allait rendre sa médaille du Mérite (d'enculeur de petits Roms, victimes plus faciles que le petit Français, devenu plus résistant ???), sur Benoît 16 qui avait condamné en français la politique de Sarko alors qu'il représentait le Mal absolu aux yeux de ces mêmes médias quelques mois auparavant...
On a touché le fond et on remonte, les menteurs de gauche se font dénoncer tous les jours. C'est le GIEC mis en demeure de s'améliorer et de changer de patron. C'est l'édito de Fathi Derder qui dénonce la politique partisane de la commission fédérale de lutte contre le racisme dirigé par Georg Kreis, qui faisait partie de la commission Bergier, dont le seul et unique but était de salir la Suisse, par tous les moyens. La résistance face au rouleau compresseur socialiste commence à se faire jour. Mais ce n'est qu'un début et il faudra commencer à vraiment lutter: quand ces gens s'apercevront qu'ils devront céder du terrain dans les médias qu'ils tiennent à 99%, cela va être un combat acharné...

Écrit par : Géo | 31 août 2010

Votre billet plutôt hargneux repose sur plusieurs inexactitudes:
- La révision de la LACI ne repose pas sur de "longues négociations entre les partis", ou alors seulement entre partis bourgeois et milieux patronaux, laissant totalement de côté la gauche et les représentants des salariés. Fâcheux exemple d'un diktat unilatéral d'une partie du Parlement... On est bien loin d'une politique de consensus et de compromis!
- Le déplafonnement du salaire cotisant couplé à l'introduction du pour-cent de solidarité sur la totalité des salaires dépassant 126'000.--Fr. annuels suffiraient à équilibrer les comptes de l'assurance-chômage et à résorber ses dettes, si élevées soient-elles.
- Les 520 jours ne sont pas accordés "à n'importe qui" comme vous le prétendez. Ils ne sont au contraire accordé qu'aux salariés des régions fortement touchées par le chômage (lors de la présente crise, c'est ou cela a été le cas de la quasi-totalité des cantons romands) ou, à certaines conditions, aux travailleurs de plus de 55 ans, dont on connaît les difficultés sur le marché du travail.
- Le déplafonnement des cotisation n'est pas l'incongrüité que vous dénoncez. Au contraire, c'est le système en vigueur dans l'assurance sociale la plus solide et en laquelle les Suisses ont le plus confiance: l'AVS. Et là, personne ne parle de contribution "inéquitable"! En effet, quoi de plus normal dans une assurance sociale que chacun y contribue selon ses moyens. Et quoi de plus choquant qu'à partir d'un certain niveau de salaire, on soit exempté de cotisations, à plus forte raison si ces cotisations permettraient d'assainir l'assurance-chômage sans pousser des milliers de personnes vers l'aide sociale.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 31 août 2010

Cher M. Schwaab, merci pour ces précisions.

Vous avez raison, j'ai pêché par enthousiasme sur certains points - théoriquement, certains chômeurs seulement ont accès à 520 jours d'indemnités; quoique cette catégorie soit finalement assez large: on y compte tous les chômeurs genevois et jurassiens de plus de 30 ans, par exemple...

Dans les coulisses, la révision de la LACI repose bel et bien sur une négociation avec la gauche parlementaire pour l'introduction du pour-cent de solidarité, impôt sur les haut salaires obtenu par elle en "compensation" de la réduction de certaines prestations. Ceci dit, l'extrême-gauche a refusé ce compromis dès le départ; mais imaginer que PDC-Rad-Lib-UDC aient voté la révision de la LACI comme un seul homme face à une gauche également unie dans le refus c'est sacrément réécrire l'histoire.

Si vous aviez des chiffres non partisans permettant de prouver que le "pourcent de solidarité" résorberait la dette de l'assurance-chômage, je serai intrigué, mais sans plus. Cela ne changerait rien à l'injustice du procédé. Il est arbitraire et inique de taxer exclusivement une partie de la population pour résoudre un problème dont elle n'est nullement responsable. A suivre cette "logique", on aurait tout autant pu taxer les femmes à cheveux courts, les Bernois ou les porteurs de jeans, et établir avec quelques projections que la rapine rapporterait assez de butin pour combler le trou de sept milliards. Le "pourcent de solidarité" est un vol organisé au nom de la lutte des classes.

L'AVS elle-même est une retraite par répartition profondément dans le rouge et aurait bien besoin d'être repensée, je doute qu'elle mérite d'être citée en exemple!

"En effet, quoi de plus normal dans une assurance sociale que chacun y contribue selon ses moyens." Je souscris à ce point de vue: une assurance se paye en fonction du risque assuré et des prestations en cas de sinistre. Les primes, exprimées en pourcentage, sont linéaires et correspondent aux indemnités, elles évoluent donc selon les moyens de chacun. Reste à calculer les prestations correctement - la système doit être suffisamment intelligent pour éviter des abus qui coûteront inévitablement à la communauté entière des assurés. Mais tout ceci n'a strictement rien à voir avec le "pourcent de solidarité", tribut exigé à tous ceux qui ont le malheur de mieux gagner leur vie, versé à perte comme l'exigence d'un sacrifice.

Ce n'est pas une prime d'assurance, c'est une punition.

On notera qu'une famille où chaque parent touche 100'000 sera infiniment mieux protégée par la LACI révisée qu'une autre où l'homme seul travaille pour 200'000 en étant soumis au "pourcent de solidarité": sans doute dans le second cas Monsieur fait partie de la bourgeoisie et se doit d'être pénalisé!

Enfin, s'il vous plaît, n'inversons pas les rôles: si vous voulez de la hargne, consultez donc le matériel électoral des adversaires de la révision. Il n'y manque guère que les appels au meurtre.

Écrit par : Stéphane Montabert | 31 août 2010

Antisocial, tu perds ton sang-froid.

Il fallait que je le place, cet hommage à Trust, et cet endroit lui sied à merveille. ;)

Mais quels arguments foireux on trouve ici ! Il faut vraiment avoir un pois-chiche dans la tête pour raisonner comme cela.. ou alors avoir un salaire mirobolant. Expliquez-moi comment, sinon, suivre l'UDC sur un pareil sujet ??

Tout d'abord, pour rester sur le sujet de l'UDC et du "Eux-Nous": vous n'avez pas les yeux en face des trous, M.Montabert. Les affiches de l'UDC fonctionnent toujours sur le mode "Eux-Nous" et quand ce n'est pas le cas, c'est parce que c'est encore pire. Bref, l'UDC est la plus mal placée pour reprocher aux autres des affiches sensationnalistes étant donnée que c'est elle qui a lancé la mode et les autres qui ont suivis.

Au sujet de la cotisation de solidarité: une extorsion ? Il faut redescendre sur terre. Pensez-vous qu'un salarié qui gagne plus de 126'000.- par année ne doive son revenu qu'à sa tête et ses dix doigts ? Et bien non: plus le salaire est haut, plus cela signifie que cette personne est en haut d'une pyramide organisationnelle et que des petites mains travaillent pour elle et pour lui verser ce salaire de chef. Il est donc tout à fait logique que la partie supérieur de tels salaires soit soumise à une cotisation chômage à fond perdu.

Enfin, une question de logique: vous nous parlez de cette baisse de cotisation (de 3% à 2%) votée en 2002 au Parlement. (Notez au passage qu'en même temps à été décidée la suppression du 1% de cotisation de solidarité.) Dès lors, sachant que le système fonctionnait bien avant, pourquoi vouloir réduire les prestations et ne remonter le taux qu'à 2.2% ? Et vous, vous trouvez normal de couper dans les prestations ? ... J'espère vraiment pour vous que vous avez un salaire de ministre, sinon vous êtes un énorme pigeon. Et pareil pour tous ceux qui s'apprêtent à voter en faveur de cette connerie.

Écrit par : Fufus | 01 septembre 2010

Cher Fufus,

Comme vous êtes nouveau ici je prendrai vos débordements comme la marque d'un enthousiasme mal maîtrisé.

L'UDC a parfois une communication très directe, je le reconnais. Mais le propos ici était moins de parler du style des affiches des uns et des autres que des REACTIONS à ces affiches. Que n'a-t-on entendu sur les moutons noirs ou les passeports dans un cageot! Mais ici, nous n'avons droit qu'à un silence finalement très parlant!

La cotisation de solidarité est une extorsion, point barre. Vous pouvez chercher à la justifier, à l'expliquer, à l'absoudre, peu importe: il s'agit d'un impôt, d'une redistribution, d'une taxation sans contrepartie. Ayez au moins la décence de l'admettre.

La gauche regarde la politique fiscale avec les yeux de l'amour parce que c'est le principal outil à travers lequel elle cherche à façonner la société: subventionner et favoriser les sociaux-proches, punir les bourgeois et autres socio-traîtres. La croissance économique ou la survie financière des institutions de prévoyance sociale sont au mieux des thèmes secondaires, au pire de simples prétextes.

Quant à penser que je trouve la cotisation de solidarité débile parce que j'aurais un gros salaire, on tombe bien dans la logique propre à la gauche où chacun ne fait que défendre son steak, où tout point de vue avec un peu de recul serait impossible...

Mais l'ironie finale est sans doute de voir M. Schwaab et vous soutenir cette cotisation de solidarité introduite par cette révision de la LACI, alors même que la gauche préconise le NON en votation. Un peu de cohérence serait bienvenue.

Quant à moi, je suis très indécis sur cette votation.

Écrit par : Stéphane Montabert | 01 septembre 2010

Comme je l'ai déjà écrit et au risque de me répéter, cette cotisation de solidarité n'est pas introduite par cette révision de la LACI, mais elle est RE-introduite.

Ça marchait avant, ça ne marche plus maintenant, mais pourquoi reprendre la recette d'avant quand on peut faire n'importe quoi ? Si ce n'est pas votre devise, ça y ressemble bien. Autant faire payer les plus précarisés. Mais quelle super idée ! hum hum.

Les écarts salariaux augmentent, mais on ne veut surtout pas faire payer les mieux lotis ! Désolé mais c'est de la connerie. Que le PLR défende cela, je le comprends: c'est le parti de la droite bourgeoise. Mais le PDC, censé défendre les familles (hum hum) et l'UDC qui prétend défendre les petites gens (hum hum hum) !

Écrit par : Fufus | 01 septembre 2010

Vous ne payez pas l'assurance auto de votre voisin à sa place, alors pourquoi payeriez-vous son assurance chômage?

Écrit par : Stéphane Montabert | 01 septembre 2010

Là vous parlez du % de solidarité. Mais vous ne pouvez pas comparez l'AC avec un pot de moutarde. C'est une assurance sociale, donc je trouve normal qu'elle soit un peu progressive, comme l'impôt.

Par contre, sans parler de ça, pourquoi ne pas remettre le taux à 3% et laisser les prestations telles quelles ? Mais non, ce serait trop simple.

Écrit par : Fufus | 01 septembre 2010

Parce qu'il est normal que chacun fasse un effort ! En tant qu'employé, j'estime que je participe déjà à la solidarité de toutes part. Je suis de ceux qui pensent qu'en Suisse, celui qui, à 20-25 ans veut travailler, trouvera toujours du boulot. De plus, une étude a démontré que plus on se rapproche de la fin des indemnités chômage et plus la proportion des chômeurs à retrouver du travail est grande. Comme quoi, quand on veut, on peut !

Un grand oui à cette révision

Écrit par : Pascal D. | 01 septembre 2010

La gauche croit qu'on peut remplir un tonneau percé. Les réformes des assurances sociales selon la gauche ne doit jamais concerner les bénéficiares. Selon eux les riches n'ont qu'a payer et cela suffit.

mais ils oublient ( ou font semblant d'oublier )que les faillites de l'état providence de la zone euro Grèce, Espagne ou Portugal est bien ce qui démemtèlent les acquis sociaux. Cela se passe sous leur yeux, mais continuent leurs même erreurs. Dépenser sans compter.

D.J

Écrit par : D.J | 01 septembre 2010

"Les revenus entre 126'000 et 315'000 franc payeraient 1% de taxe de solidarité, comme ça, cadeau, parce que ce sont des sales riches. Je me demande qui a eu l'idée..."

Je ne sais pas qui l'a eue, mais je vois assez bien d'où ça peut venir.

En tant que Français, je vous conseille vivement de fermer vos frontières aux journaux français, de brouiller les télés françaises, et de demander une assistance technique aux Chinois pour bloquer les sites Internet de médias français (à l'exception d'une liste restreinte de blogs à peu près sains d'esprit, que je peux vous fournir gracieusement sur simple demande).

Bon, évidemment, vous passerez pour de sales fachos, mais vous avez déjà l'UDC et l'or des nazis, donc l'un dans l'autre... (hop, hop, hop, humour ! humour ! pas taper, merci).

Écrit par : Robert Marchenoir | 01 septembre 2010

"Vous ne payez pas l'assurance auto de votre voisin à sa place, alors pourquoi payeriez-vous son assurance chômage?" Voilà qui résume la mauvaise foi qui motive l'entier des arguments du billet ci-dessus!
Une assurance est une mutuelle, la prime est payée par CHACUN DES ASSURÉS. C'est EN CAS d'accident, que l'assurance intervient, et utilise les primes de ou une part de chacune!
Mais la LACI ancienne ou nouvelle, ne tient plus du domaine de l'assurance, mais de la surveillance, de l'oppression, et de la répression pour celui qui se retrouve au chômage!
Et c'est bien fait pour lui, "l'avait qu'à pas naître" pauvre!

Et puis, finalement, votez OUI! Vous ferez explosez la délinquance (parce que le jeune "prolo", dont les parents "prolos" sont au chômage, déjà fauché, l"argent de poche"... Hum, donc...) et la subversion, car un jour, les masses d'appauvris et d'exclus pourraient avoir envie de se payer sur la "bête"!
Donc votez OUI au chaos! C'est ce qu'il y a de plus sûr!

Une alternative consisterait à construire des camps, de travail et "autres", mais regardez partout dans le monde, dans ces grandes villes occidentales aussi, le camp est à ciel ouvert...
Bonne continuation dans votre monde injustifiable et dormez sur vos deux oreilles.
VOTEZ OUI! VOTEZ OUI! VOTEZ OUI!

Écrit par : Trio/Octet infernal | 02 septembre 2010

"Dans ces grandes villes occidentales aussi, le camp est à ciel ouvert."

Trio, vous avez oublié : "Gaza est une prison à ciel ouvert". Je suis sûr que vous auriez pu faire le lien avec l'assurance-chômage en Suisse. Encore un petit effort.

Écrit par : Robert Marchenoir | 02 septembre 2010

Décidément, M. Montabert, vous ne faites pas que "pêcher par enthousiasme", vous alignez les bourdes. Il ne s'agit pas d'être "enthousiaste" lorsqu'on s'apprête à voter, mais sérieux et précis.
Voici donc trois précisions:
- l'AVS n'est pas dans le rouge, ni "dangereusement dans le rouge". Elle a fait l'an passé un bénéfice de 3,9 Milliards de francs. Si vous appelez ça "être dans le rouge", revoyez votre vocabulaire. Ce ne sont d'ailleurs pas de "chiffres partisans", mais les données officielles de l'OFAS: http://www.bsv.admin.ch/dokumentation/zahlen/00093/00424/index.html?lang=fr
- Le déplafonnement des salaires cotisants rapporterait, en valeur 2006, environ 550 millions de francs. En valeur 2010, cela fait environ 600 millions. Ce ne sont pas des "chiffres partisans", mais des estimations du Seco, qui a été contraints de reconnaître avoir donné de fausses informations aux parlementaires.
- Si vous appelez le PS et les syndicats "extrême-gauche", vous devriez sérieusement revoir vos définitions politiques. Dans ce cas, dites-moi ce qu'est la gauche? Quant à votre analyse des blocs en présence, vous vous trompez encore: PS, syndicats, verts ont rapidement menacé de lancer un référendum. S'il y a désunion d'un camp, elle est plutôt à droite, avec de nombreuses sections jeunes des partis bourgeois, de nombreux élus d'exécutifs radicaux et PDC, de même que plusieurs parlementaires fédéraux PDC et radicaux appellent à voter non au démantèlement de l'assurance-chômage.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 02 septembre 2010

Cher M. Schwaab, l'AVS était dans le rouge en 2008, de plus de deux milliards, et ne doit sa bonne santé actuelle (toute relative) qu'à des contributions exceptionnelles, comme le produit de la vente d'or de la Banque Nationale Suisse qui l'a ponctuellement renfloué de 7 milliards. Un système sain doit être capable de s'ajuster seul et automatiquement entre prestations et recettes, sans creuser de déficit à long terme; ce n'est évidemment pas le cas de l'AVS. Mais vous avez le droit de croire qu'un schéma à la Madoff comme une retraite par répartition est soutenable sur le long terme, nous aurons l'occasion d'en reparler...

Puisque les prestations ne suivent pas, le "déplafonnement des salaires cotisants" (comme en termes élégants ces choses-là sont dites!) est un vol. La question du montant que rapporte ce vol peut être discutée à l'envi, ce n'est pas le problème.

Je qualifie d'extrême-gauche une partie des syndicats et du PS parce que ces entités contiennent une proportion hélas non négligeable de partisans, de militants et de dirigeants qui n'ont toujours pas fait leur deuil du Grand Soir et défendent encore l'utopie. Que je sache, le PS suisse (à l'instar du PS français) n'a jamais eu son congrès de Bad Godesberg (http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_de_Bad_Godesberg ). Il suffit de voir la fronde soulevée dans les rangs du PSS en 2005 en réaction à la publication d'un ouvrage réformateur par deux socialistes défendant le marché comme créateur de richesses, Helmut Hubacher et Pascale Bruderer (http://www.amazon.de/exec/obidos/ASIN/3312003563 ) pour réaliser le chemin qui reste à parcourir avant que le PSS ne se convertisse à la social-démocratie à l'instar des gauches anglaises ou allemandes. Vous voyez, moi aussi j'ai fait mes classes.

Vous qui qualifiez l'UDC d'extrême-droite du matin au soir, je vous prie de me laisser maître de mes définitions, merci.

Quant à parler de désunion du centre, c'est une évidence, puisque les partis que vous citez n'ont aucune conviction politique solide face à une réforme de la LACI bien mal fagotée. Sur ce point là au moins, nous sommes parfaitement d'accord.

Écrit par : Stéphane Montabert | 02 septembre 2010

Mon pauvre Monsieur, vous vous enfoncez toujours plus. Lorsqu'on vous démontre noir sur blanc que l'AVS n'est pas dans le rouge, vous prétendez le contraire. Les bons résultats de l'AVS en 2009 ne sont pas dû à l'or de la BNS, mais il s'agit du compte de résultat, recettes moins dépenses. Il n'y a pas de déficit, et j'ignore où vous en voyez un. La perte 2008 est due aux marchés des capitaux. L'AVS a fait du bénéfice en 2005, 2006, 2007 et 2009 malgré la crise économique). C'est un fait incontestable.
Quant à prétendre que l'assurance sociale en laquelle les Suisses ont le plus confiance et qui est la plus solide de "système à la Madoff", cela démontre votre peu de sérieux. Vous n'avez semble-t-il rien compris, ni à l'AVS, ni au schéma de Ponzi.
Je peux comprendre que vous ne soyez pas content que les bons comptes de l'AVS mettent vos petites théories par terre. Mais, face à la réalité des chiffres, il faut savoir adapter son discours.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 02 septembre 2010

Cher M. Schwaab, l'AVS est une retraite par répartition. Il y a un besoin fréquent de la renflouer, et même des propositions dans ce sens des socialistes, comme l'iniative COSA. Vous devriez être au courant, ils en ont même parlé à la télé:

http://infrarouge.tsr.ch/ir/185-initiative-cosa#id=462377
(La Banque Nationale au secours de l'AVS?
COSA, c'est ainsi que le parti socialiste a intitulé son initiative de sauvetage de l'AVS. (...) Alors, COSA serait-elle la bonne solution pour renflouer l'AVS? Après tout, cet argent n'appartient-il pas à tous les Suisses? Si ce n'est ce financement-ci, quel autre faut-il prévoir pour sauver le premier pilier?..)

Lire que l'AVS va super bien, ça me fait bien rire. C'est à se demander pouquoi tant de gens à droite comme à gauche cherchent à la sauver! Vous auriez dû leur dire... Et elle va tellement bien qu'elle en est à sa 11e révision... Mais vous admettrez que c'est hors-sujet dans une discussion sur la réforme de l'assurance-chômage, alors merci de recentrer le débat!

Écrit par : Stéphane Montabert | 02 septembre 2010

Pas besoin de vous poser la question si vous avez déjà été un jour au chômage...

Il y a des éléments de cette loi qui sont plus inacceptables que la défense des gros salaires.

Notamment, le délai de carence qui passe de 5 à 10 jours. Bienvenue au chômage! Comment? Votre loyer et vos charges ne diminuent pas? Tans pis pour vous, zavez qu'à bosser. Et sinon crever. Comme ça, le ton est donné, rame, rame...

Les changements sur les critères d'acceptation d'un boulot pour les jeunes, dégueu aussi...

Je rejoins le trio. Que l'on continue à foutre un peu plus à terre les chômeurs, les fins de droits et ceux qui bénéficient de la grande largesse de l'AI ou de l'aide sociale.

Pour ces gens la présomption d'innocence n'existe pas. C'est des escrocs en puissance et ils sont déjà traités comme tels.
Ecoeurant.

Mort à la solidarité et chacun pour soi! Clap clap clap

:-B

Écrit par : Pascale | 02 septembre 2010

@Robert Marchenoir: "Jaaaaaanvier!" -vous le vendez combien de l'heure votre lard?- "Jaaaaanvier!"

Écrit par : Trio/Octet infernal | 03 septembre 2010

@Pascale, Vous ici? ;-) Bien envoyé! "Tous et tout pour Nous" , et "à la poubelle les inutiles!" telle est la devise des VRAIS profiteurs!
Pour le sourire éblouissant de DL et son gang votez OUI!
Pour un durcissement des conditions de travail et un dumping salarial plus à vif OUI, OUI, OUI!
Pour le bien-être rapide des Maîtres votez OUI!
Votez OUI, pour accélérer la chute! OUI! OUI! OUI!
On veut des pauvres sur des cartons comme partout, votez OUI!
Pour le couteau sur le bide au coin de la rue, votez OUI!
Pour l'anthropie sociale votez OUI!

Écrit par : Trio/Octet infernal | 03 septembre 2010

je vois que les "gens de bonne volonté" viennent égayer un peu ce blog.

M. Montabert, quelle idée de vous en prendre aux idées de coercition et d'extorsion légalisée de nos belles âmes auto-proclamées, voyons !

Rires, bien sûr

Jacques

Écrit par : Jacques | 03 septembre 2010

Chère Pascale, je suis contributeur net (et de beaucoup) à l'assurance chômage. Cela signifie que je permets à des chômeurs de toucher leurs indemnités, est-ce donc si méprisable?
Malheureusement, comme tout le monde, je vois aussi des proches et des amis touchés par le chômage. La révision de la LACI rend les choses plus difficiles, mais celles-ci sont la conséquence d'un trou de SEPT MILLIARDS que vous semblez un peu vite oublier. Ca vous dirait, non pas dix ou vingt, mais cent jours de carence, voire pas de chômage du tout? Je ne sais pas qui a voté la révision de 2003, gauche ou droite, mais je n'ai qu'une chose à dire: ces gens-là sont de fieffés imbéciles. C'est à cause d'eux qu'on en est là aujourd'hui.

"Mort à la solidarité et chacun pour soi! Clap clap clap": la solidarité obligatoire est un oxymore. La solidarité est un acte volontaire. Quant au chacun pour soi, vous en faites finalement une assez belle illustration: qu'importe les dettes tant que je touche mes alloc'!

Cher Jacques, un blog publique amène toujours ce genre de débordement. Cela fait partie du jeu. Mais les olibrius polluant les commentaires de leur, euh, verve, ne réalisent pas à quel point ils nuisent aux causes qu'ils défendent. Tant pis pour eux!

Écrit par : Stéphane Montabert | 03 septembre 2010

@Stéphane Montabert
Oui vous êtes comme moi, et comme la plupart de nos concitoyens.

La solidarité n'est pas obligatoire, elle a été choisie par une majorité. D'où les assurances dites sociales.
On pourrait se poser la question si elle est toujours souhaitée ou pas... A travers votre billet, on a l'impression que non.

Pour en revenir à l'assurance chômage, éponger les dettes en réduisant les prestations, c'est un coup dans l'eau, un report qui finira en aide sociale.

La loi actuelle permet une augmentation des cotisations, faudrait commencer par là. Moi ça me va. J'ai envie de rester solidaire.

:-B

@Trio
Comment dit-on "olibrius" au féminin?
;-)



:-B

Écrit par : Pascale | 03 septembre 2010

Chère Pascale, lorsque vous écrivez "La solidarité n'est pas obligatoire, elle a été choisie par une majorité" je crois que vous mélangez les concepts là... Si je vous dis "Dictature de la majorité", cela vous évoque-t-il quelque chose?

"Pour en revenir à l'assurance chômage, éponger les dettes en réduisant les prestations, c'est un coup dans l'eau, un report qui finira en aide sociale. La loi actuelle permet une augmentation des cotisations, faudrait commencer par là. Moi ça me va." La piste qui mériterait d'être discutée, en effet. Primauté aux prestations ou aux cotisations? Voilà le débat fondamental dont nous avons été privés. Car la gauche - c'est le principal reproche que j'ai contre elle dans cette campagne - a pris en otage l'opposition à la révision. Elle ne prévoit aucun débat sur les prestations ou les cotisations. Dans "Eux contre Nous" elle annonce clairement la couleur en cas de refus de la réforme de la LACI: davantage de taxation vexatoire sur les hauts salaires, sa croisade habituelle. Une posture idéologique totalement coupée des questions de fond.

Il y a de bonnes raisons, des raisons pragmatiques et rationnelles, de s'opposer à la réforme le 26 septembre. Ces raisons seront ignorées si le Non l'emporte. Le refus sera instrumentalisé par une gauche partisane en outil au service de leur lutte des classes.

C'est dommage. Et, ironie de l'histoire, leur attitude pousse les indécis à voter Oui.

"J'ai envie de rester solidaire." Rien ne vous empêche de contribuer directement, avec vos économies, aux revenus de chômeurs que vous connaissez (ou pas.)

Écrit par : Stéphane Montabert | 03 septembre 2010

Et moi, si je vous disais.....Faites comme moi et beaucoup d'autres; soyez Indépendant(e)s) vous payez des cotisations et vous ne toucherez jamais le chomâge........c'est quoi la solidarité? Un panel que l'on moule selon les désirs des syndicats, des politiciens de gauche (qui sont souvent des anciens fonctionnaires) et qui donc, "imposent" à la majorité des cotisations tous azimut, mais pas pour des prestations à tout le monde....(sic!)

Écrit par : Corélande | 03 septembre 2010

@Corélande:

Si vous êtes indépendant(e), vous ne payez pas de cotisation chômage. Ne racontez pas de bêtises plus grosses que vous, merci.

(laissez-moi deviner: vous êtes râleur/râleuse indépendant(e) ? ;)

Écrit par : Fufus | 03 septembre 2010

@Pascale, Olibriusse? et olibrius toujours polluant, donc pour les "TANPIPOUREUX" une tribu, qui monte qui remonte le temps direction le moyen-âge, avant de rater une marche, c'est "olibriusse polluante" le féminin, surtout depuis qu'ils ne peuvent plus envoyer leur contradicteurs à Moscou, Olibri-russe leur manque d'ou le polluant, c'est de l'écologie sociale ;-)
Sur ce, bonsoir la compagnie (des loups), vous commenter n'aide guerre des classes!

Écrit par : Trio/Octet infernal | 04 septembre 2010

" Pensez-vous qu'un salarié qui gagne plus de 126'000.- par année ne doive son revenu qu'à sa tête et ses dix doigts ? Et bien non: plus le salaire est haut, plus cela signifie que cette personne est en haut d'une pyramide organisationnelle et que des petites mains travaillent pour elle et pour lui verser ce salaire de chef. Il est donc tout à fait logique que la partie supérieur de tels salaires soit soumise à une cotisation chômage à fond perdu."


Vous fumez quoi ? Au dernière nouvelles, on paye les facteurs de production et ce n'est pas l'inverse !
Sinon on embaucherait à tour de bras !
Ou même ces brave gens et ces machines resterait chez elle et chez leur constructeur, pour s'enrichir tout seul comme des grands. Pourquoi viendrait elle donner de l'argent à un patron, hum ? Non, ces gens là vivent de notre argent. Littéralement. Sans nous, c'est la mort.



Vous ne seriez pas un peu Marxiste ? C'est finis la guerre froide pépé : on a gagné !
Du reste, même d'un point de vu marxiste, je ne voit pas trop ou vous voulez aller, car augmenter les impôts "des riches", ca ne peut que renforcer "l'exploitation" de leur esclaves, ces chiens qui sont aussi là pour payer les impôts de leur Maîtres, ne l'oublions pas.

Par ailleurs bien sur, un impôt en annule souvent un autre. Donc le résultat final risque d'être assez pauvre du point de vue de votre idéologies d'esclaves. On ferait mieux de rétablir le droit pour le patron de fouetter son salarié. Je vois déjà le slogan "Fouettons l'économie !" ou "Un coup de fouet pour la productivité !". N'oublions pas que plus ce fumier de sous homme de salariés souffre, plus les chances d'une glorieuse révolution Socialiste se rapproche.
Donc la gauche devrait soutenir ces mesures de bons sens..
Arf !



"J'ai envie de rester solidaire."

Et bien n'en dégoûtez pas les autres !
Que les gens fassent les solidaires tant qu'ils le veulent, mais pas avec l'argent de leur voisin, uniquement avec le leur. Après tout, les gens de gauche ca pullule, et ces gens là sont friqués et ont la main sur le coeur : pas besoin de "solidarité" extorqué ! La Gauche payera !

Écrit par : Nicolas | 10 septembre 2010

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