04 novembre 2010

Changement et Espoir changent de camp

Voilà, les élections américaine de mid-term et leur résultat prévisible ont eu lieu.

Obama stressed out.jpeg

Que s'est-il passé? Les Démocrates et Barack Obama se sont pris une gifle.

Au delà de cette évidence dictée par les résultats du scrutin, les analyses diffèrent. On connaît l'analyse ressassée par tous les médias ces derniers jours; un excellent article de causeur démoli allègrement la fable:

Pendant longtemps, nos observateurs habituels n’avaient pas voulu y croire : leur icône post-raciale, postmoderne, post-tout, Barack Obama, allait se ramasser une raclée majeure aux élections de midterm. Jusqu’à ce que les sondages, dans une lassante répétition, restent bloqués sur le vert pour les Républicains et sur le rouge pour les Démocrates, on avait espéré, dans les principales rédactions françaises que la « magie Obama » allait transformer à nouveau la citrouille en carrosse. Lorsqu’il s’est avéré que cela ne serait pas le cas, il fallait trouver un responsable à cet incroyable comportement de l’électorat d’outre-Atlantique.

Comme il était inconcevable, pour les obamaniaques officiant chez nous [et en Suisse] dans la politique et les médias, de formuler la moindre critique de l’action du président des Etats-Unis, il fallait trouver d’autres coupables. « Obama dans la bouse, c’est la faute à Fox News. Le peuple n’a rien compris, à cause du Tea Party ! ».

Le modèle explicatif de cette défaite annoncée a pris le ton, en France d’une virulente dénonciation de cette « Amérique que nous haïssons », que l’on avait cru balayée en novembre 2008 avec la déroute des Républicains à l’issue de deux mandats de George W. Bush. Obama n’allait pas perdre, on allait « l’abattre », comme le titrait dramatiquement Libération à la veille du scrutin.

C’est tout juste si on ne suggérait pas qu’on allait assister à une nouvelle forme de lynchage dont les meneurs seraient Glen Beck, le pittbull conservateur de Fox News, et Sarah Palin, la mama grizzly de l’Alaska. On laisse également entendre que le vieux fond de racisme de la société américaine est à l’œuvre dans cette entreprise de démolition du premier président noir de l’Union…

 

Avant de poser la question qui fâche:

Et si la vraie raison était tout simplement que la majorité des Américains trouvent que Barack Obama est un mauvais président ?

 

Inconcevable!

Mais bon, suggérons l'indicible, et imaginons que la première moité du mandat du Président ait été désastreuse. En quoi Barack Obama a été un mauvais président, un président dont les Américains ne veulent plus?

Face à cette inconfortable hypothèse, les médias européens tombent une fois de plus dans une flagrante tentative de réécrire l'histoire. Selon leur fiction orwellienne, Obama aurait "échoué" à faire passer ses réformes à cause d'une "opposition républicaine résolue" et son manque de réussite aurait enfoncé sa popularité. Opposition républicaine? On ne sait où elle aurait siégé durant ces deux ans: la gauche américaine disposait de tous les leviers du pouvoir. Présidence, Sénat, Chambre des Représentants, avec de larges majorités permettant même de faire échouer toute tentative de blocage tactique par la minorité, comme la méthode de la flibuste. Même la majorité des gouverneurs des Etats était dans leur camp. Les Républicains n'avaient plus qu'influence politique dérisoire, éreintés par la déferlante Obama de 2008.

On était aux antipodes d'un Obama contrarié, aux ailes coupées par les forces du destin - l'histoire qu'on essaye de nous faire gober aujourd'hui.

Au contraire, Obama avait une liberté d'agir pratiquement inégalée. Et il s'en est servi.

Voilà la triste vérité. Obama est entièrement responsable de son échec. Il a mené la politique qu'il a voulu, souvent au forceps face à l'opinion publique. Sa politique résolument à gauche l'a mené à la défaite et à celle de son camp. Il a déçu et s'est aliéné la plus grande partie de la population américaine. Pas seulement les militants du Tea Party, non; pas seulement les Républicains minorisés; pas les racistes, bigots, tarés des armes et frustrés incultes que dépeignent les médias européens à longueur de journée dès qu'ils filment un reportage en Amérique. Non, il s'est aliéné la plus grande partie des électeurs qui vivent là-bas, des électeurs modérés, membres d'aucun parti. Une classe moyenne qui ne s'en sort plus.

Obama a été tellement à gauche qu'il s'est même mis à dos nombre de démocrates écoeurés par le radicalisme de son administration. Quand même des démocrates (tels Joe Manchin, Just Bobby) ou des ex-démocrates comme Jim Marshall font campagne en se distanciant d'Obama et de sa politique, pas besoin d'être devin pour comprendre qu'il y a un problème!

Victor Davis Hanson donne une analyse limpide de ce revirement: les gens ont eu le sentiment qu'ils s'étaient fait avoir. Ils pensent qu'ils ont été trompés en 2008, lorsque les médias et les slogans d'Obama les ont amenés à voter pour quelqu'un qui n'avait, au bout du compte, aucune intention de gouverner de la façon dont il avait fait campagne.

Les Américains se sont souvenus de son discours d'unité et de dépassement des clivages, et ont réalisé qu'ils avaient en fait élu le président le plus dogmatique et partisan de leur histoire. Ils se sont rappelés ses appels à la compréhension mutuelle, ils ont vu son silence et son mépris pour l'opinion lors de sa réforme de la santé. Ils avaient foi en un président défenseur de l'Amérique, avant de le voir, littéralement, courber l'échine devant des dictateurs - y compris en les accueillant sur le sol américain. Ils pensaient élire un président moderne, ils se sont retrouvés avec un socialiste qui n'aurait pas dépareillé sur le Vieux Continent (sans doute une des raisons pour lesquelles il continue d'y être tellement populaire...)

Alors, ils ont voté, non pour les Républicains, dont ils ont une piètre opinion, mais contre les Démocrates. En attendant de pouvoir atteindre Obama directement, lorsqu'il remettra son mandat en jeu en 2012.

A moins qu'Obama ne change sérieusement de cap, ce dont je doute, la gifle reçue hier ne sera vraisemblablement pas la dernière.

Commentaires

Vous avez entièrement raison, Obama est le seul responsable de son échec. C'est absolument ahurissant de constater (mais peut-être que je n'ouvrais pas suffisamment les yeux) que la grande majorité de la presse européenne a fait de Barack un Dieu vivant, un être infaillible, quasiment 'stalinienne' (dans le sens culte de la personnalité), sans compter son Nobel 200 fois immérité...j'espère que vous ne prendrez pas ce que je vais dire de travers, mais il s'agit d'un cas manifeste d'inversion Orwellienne : il est Noir (pas exactement, mais bon) donc il est bon, juste, il ne peut être égoïste, fourbe, maladroit, méchant, puisque ces comportements sont inhérents aux bigots racistes impitoyablement riches blancs...regardez l'événement que suscite l'élection d'un Noir dans une mairie en Slovénie je crois : on préjuge que l'européen est raciste par nature, c'est vraiment lamentable. Il est élu parce qu'il est compétent, mais ce sont toujours ceux de gauche qui insistent sur la 'race', du moment que c'est positif. Racisme bienveillant, ça ne vous rappelle pas quelque chose ?

Écrit par : Courant alternatif | 04 novembre 2010

"Avant de poser la question qui fâche: Et si la vraie raison était tout simplement que la majorité des Américains trouvent que Barack Obama est un mauvais président ?"

Voici, selon moi et en fonction de tout ce que j'ai lu sur le sujet, la meilleure réponse à votre question, elle est signée de P. Foglia chroniqueur au journal "La Presse" de Montréal.



"On n'a pas exulté longtemps. Cela ressemble à ce qu'on vit lorsqu'on monte un col à vélo: ça prend des heures, ça ne finit plus de monter, court moment d'exaltation en haut, la vue est formidable, et puis il faut bien amorcer la descente.

Avec Obama, c'est fou comme on a déboulé tout de suite en bas.

Huit ans de Bush, ça ne finissait plus. Deux ans d'Obama et on est déjà en bas sans qu'on puisse dire s'il est victime - et nous à cause de lui - de son honnêteté, de sa maladresse ou de la dualité de la démocratie: se faire aimer pour être élu, puis forcément décevoir pour gouverner, surtout à travers une des pires crises qu'aient vécues les États-Unis.

On nous rabâche que tous les présidents se font rappeler à l'ordre à ces élections de mi-mandat, sauf qu'ici le rappel à l'ordre pourrait prendre l'allure d'une énorme claque. Mais plus encore que l'ampleur du désaveu, c'est sa nature qui frappe vraiment.


Est-ce que je me trompe? C'est M. Obama lui-même que l'Amérique profonde s'acharne à détester, bien plus que ses timides réformes. Et dans M. Obama, ce n'est pas le Noir que l'Amérique profonde déteste. C'est l'intello.

Bien sûr la crise, bien sûr le chômage. Mais surtout l'intello. Cette façon de gouverner. Cette idée tout intellectuelle de la représentation dans la gouvernance. Pas la représentation au sens théâtral. Au sens de médiation. Au sens d'une démocratie gouvernée. Par opposition à une démocratie directe, en prise directe avec le peuple, qui vocifère sa souveraineté toutes les cinq minutes à travers des Glenn Beck, des Sarah Palin. (........)"



En tant qu'UDC ça devrait vous parler non ???

Écrit par : Vincent | 05 novembre 2010

Bof. L'analogie avec le vélo est amusante, mais justifier le désamour de Barack Obama simplement par la superficialité de son style de communication, c'est un peu léger. Je ne crois pas que ce soit le Noir que l'Amérique (et pas que la "profonde") déteste, ni l'intello comme vous dites, mais bien le *politicien gauchiste radical*.

Le fond, pas la forme. Il faut appeler un chat un chat. On n'inflige pas un tel désaveu à un président sur de simples questions de style. Et quitte à défendre cette hypothèse, on pourrait alors tout aussi bien proclament que George W. Bush n'était détesté qu'à cause de ses malencontreuses maladresses de prononciation, n'est-ce pas?

En tant qu'UDC je défends le fédéralisme, la limitation de l'Etat à ses fonctions régaliennes, la souveraineté du peuple, la neutralité armée, la responsabilité individuelle, la société civile et l'Etat de droit face à l'arbitraire du pouvoir. Autant dire que M. Obama et moi divergeons sur à peu près tout :)

Finalement, aussi vrai que je ne porte pas George W. Bush dans mon coeur pour des raisons diamétralement opposées à celles que retiennent les médias, il faut rendre à César ce qui appartient à César: en 2004, George W. Bush est devenu le président le mieux réélu de l'histoire américaine. C'est irritant, mais c'est comme ça. Désolé pour tous ceux à qui les huit années Bush s'apparentaient à la traversée de l'enfer...

Sur ce chapitre, on verra bien ce que donne Obama en 2012!

Écrit par : Stéphane Montabert | 05 novembre 2010

En effet même si cela aurait pu être encore pire (ou mieux, pour vous), je comprends que ce relatif échec d'Obama vous comble de joie.

Car c'est "amusant" de constater la similitude entre le Tea Party et l'UDC.

La recette est la suivante: prenez des très riches patrons d'industries qui donnent des flots d'argent pour faire entendre leurs désirs de dérégulation (afin de devenir encore plus riches) et plein d'idiots utiles effrayés par ce qui leur réserve l'avenir et donc avec une grosse envie de révolte contre le système en place. Ajoutez-y quelques idées simplistes et irréalistes. Mélangez le tout et vous obtiendrez un cocktail détonnant prêt à sabrer dans les budgets publics pour le seul profit de quelques ultra-riches.

Ah c'est beau la manipulation !

Vivent les ultra-riches, nos nouveaux dirigeants politiques non-élus !!

Écrit par : Michou3D | 05 novembre 2010

Michou3D, c'est à se demander qui était soutenu par les corporations en 2008:
http://wizbangblue.com/2008/03/18/obamas-love-of-corporate-money-and-lobbyists.php

Tiens tiens! (Vous noterez que même les pétrolières étaient pour Obama.)

Ainsi que George Soros.
http://dealbook.blogs.nytimes.com/2007/01/27/george-soros-backs-obama-but-hedges-his-bets/

Et Warren Buffet.
http://www.huffingtonpost.com/2008/05/19/warren-buffet-backs-obama_n_102451.html

Bref, la base de votre théorie est farfelue, et le reste est à l'avenant.

Écrit par : Stéphane Montabert | 05 novembre 2010

C'est amusant, cette propension à prendre ses rêves pour des réalités. On a un résultat qui non seulement était prévisible et d'ailleurs universellement prévu, mais en plus on constate que ce résultat (la baffe, donc) est sensiblement moins cinglante qu'espérée par l'extrême droite. En effet, les Démocrates conservent le Sénat et gagnent la Californie, mais surtout, le mouvement des Tea Party, outre quelques victoires symboliques, se retrouve avec seulement 3 représentants désignés à la Chambre. On est très, très loin de la "déferlante tea party". La super médiatique O'Donnell se fait défoncer, Harry Reid se fait réélire. Bref, un résultat prévisible, représentatif d'un état de crise économique profonde, grossièrement conforme à la norme et donc en rien menaçant pour Obama.

Écrit par : david laufer | 05 novembre 2010

Quand on veut on ne voit que d'un oeil....M. Laufer!
Il (Obama) ne tendra pas la joue pour la deuxième baffe, mais il l'aura comme un coup de poing dans l'oeil! Et comme je le dis depuis son élection, ce n'est pas encore impossible qu'il se doive de démissionner en cours de son premier et unique mandat.
Juste au passage, pas sûre, mais alors pas sûre que les Démocrates soient contents d'avoir hérité de la Californie :-))))
Quant aux Tea Party, si ce n'est pas une victoire en terre US qu'à peine 18 mois d'existence, ce mouvement obtient déjà des sièges au Sénat et à la chambre...Aucun président précédent ne peut se flatter d'un tel essor....contre lui! Et là, avec sa mauvaise, très mauvaise gouvernance il a vraiment fomenter un mouvement qui va se muer en un parti....d'extrême droite! Attention à la guerre de tous les dangers à fin 2012....cela grâce à un homme qui a reçu de manière anticipée un prix Nobel de la paix.....qui ne portera plus son nom!
Faut pas garder la poutre dans l'oeil quand tout ce qui avait été dit, prédit, se réalise, car on passe vraiment pour un imbécile de première!

Écrit par : Corélande | 05 novembre 2010

http://www.marketwatch.com/story/how-much-of-a-difference-maker-is-palin-2010-11-04?link=kiosk

Une analyse chiffrée et méthodique, publiée dans un média de droite, qui explique pourquoi Sarah Palin et le mouvement Tea Party ont, en réalité, écopé d'une victoire plus que mitigée mardi dernier. Changement et espoir changent de camp ?

Écrit par : david laufer | 05 novembre 2010

@ Michou3D

Description parfaite, et tellement vraie.
Les "victimes" de ces "abuseurs" fort de leurs libertés soi-disant retrouvées sous la main mise de leur Führer, se prosternent avec humilité devant leur Maître.

Rien de nouveau sous le ciel bleu de la manipulation populiste, elle éclot chaque 50 ans environ, fait des ravages, puis, la main sur le cœur, on jure que l'on ne se fera plus avoir...

Le temps passe, le fascisme réapparait sous une nouvelle forme, comme une syphilis évolutive ; les bouseux, bigots et autres idiots patriotiques se laissent mettre sans préservatifs par le nouveau Führer, puis répandent leurs malaises et leur infection au reste de la population.

Le patient 0, dans notre petite suisse, le milliardaire Blocher, peut se frotter les mains.
Ses caniches soumis, dont S. Montabert est le parfait exemple, l’ont bien servis.

Écrit par : NATAS999 | 06 novembre 2010

NATAS999, ne changez rien: vous êtes votre propre parodie. M. Blocher et moi-même en convenions au cocktail l'autre soir.

M. Laufer, l'analyse "chiffrée et méthodique" que vous citez est pour le moins douteuse: par exemple, les auteurs décident d'écarter 20 des soutiens de Palin qui l'ont emporté parce qu'ils appartenaient à la catégorie des "victoires faciles". Et ensuite d'expliquer que Palin ne suffit pas à faire remporter un candidat à elle toute seule (étonnant!) L'appartenance "de droite" que vous mentionnez n'est certainement pas la garantie de qualité de la méthodologie employée...

La victoire de la droite et du Tea Party est écrasante, et elle se mesure à l'aune de la chambre des Représentants. L'élection au Sénat - dont les Démocrates gardent le contrôle - n'est pas pertinente, car seul 1/3 des sièges étaient remis en jeu, comme c'est le cas tous les deux ans. Mais l'analyse des résultats des représentants dans les Etats aux sénateurs démocrates sont clairs: un bon nombre sera encore balayé aux prochaines élections.

Finalement, on a tôt fait de se moquer de l'échec du Tea Party pour n'avoir pas emporté le très modeste Delaware; on oublie qu'il a conquis la Floride! Bref, c'est toujours ces histoires de paille et de poutre, comme dirait Corélande.

Mais au bout du compte, tout ceci n'est pas très important. Si vous pensez que M. Obama s'en sort brillamment, que sa politique est indemne, que le Tea Party est défait, grand bien vous fasse. Ce n'est pas comme si mon point de vue ou le vôtre allaient influer sur les Etats-Unis. Et le prochain test aura lieu en 2012 (à supposer qu'Obama se représente.)

Écrit par : Stéphane Montabert | 06 novembre 2010

Obama a perdu, on le savait d'avance, la quasi totalité des Présidents perdent à mi-mandat où ne s'expriment que les mécontents, surtout en cas de crise. Il a seulement un peu moins perdu que prévu, pendant que les autres en face ont beaucoup moins gagné qu'escompté. Faites-vous à cette réalité.

Écrit par : david laufer | 06 novembre 2010

Il ne serait peut-être pas déplacé de se demander qui, en fait, commande dans ce pays.
Il est impossible de devenir Président sans l'aval des grandes banques, Goldman Sachs et autres. Et sans l'aval de la grosse industrie d'armement, qui a un besoin urgent de ces guerres idiotes et criminelles pour se maintenir, quitte à priver le pays tout entier des fonds nécessaires à son fomctionnement normal.
En fait, toute l'infrastructure et l'administration sont dans un état de délabrement tel que le pays tout entier va vers la ruine. L'Etat de Californie entre autre est pratiquement en faillite, mais d'autres Etats sont dans la même situation. Le déficit commercial augmente d'année en année et la dette publique dépassera bientôt le P.I.B.
Cette situation n'est pas le fait d'un homme, mais a son origine des années en arrière. Pearl Harbor a été nécessaire pour décider le peuple américain d'entrer en guerre, la guerre du Vietnam repose sur une escroquerie (l'affaire du destroyer "Maddox" en 1968), il y a eu des tentatives pour exciter le peuple et justifier une attaque sur Cuba dans les années soixante, 9/11 est une colossale escroquerie, de même que les guerres d'Irak
et d'Afghanistan. Le support inconditionnel de l'Etat d'Israel coûte des milliards depuis 1948, plus que l'expédition sur la Lune et est totalement contreproductif. Et le peuple américain n'a rien, absolument rien à dire sur ces problèmes.
Dans de telles conditions, mettre la faute sur un seul type, qui qu'il soit, ne tient pas debout.
Les Etats Unis sont en train de se détruire eux-même de l'intérieur. Vient le moment où le délabrement moral et matériel est tel qu'une révolution doit se produire avant un recommencement.

Écrit par : J.C. Simonin | 06 novembre 2010

M. Simonin, dans votre liste vous oubliez que les attentats du 9/11 ont été déclenchés par le Mossad, que les Américains ne sont pas allés sur la lune et que Michael Jackson a rejoint Elvis Presley sur son île secrète...

Ceci dit, je suis d'accord avec vous, les Américains sont dans une mauvaise passe: au dépensier Bush a succédé le socialiste Obama. Partout les déficits publics délirants conduisent à la ruine du peuple. Mais les Américains ont commencé à réagir. Le temps où la population américaine pouvait se permettre de se désintéresser de la politique est terminé.

Écrit par : Stéphane Montabert | 07 novembre 2010

Je ne demande rien tant que de vous croire, mon cher Stéphane, mais le système dans son ensemble est tellement dégradé, le fossé entre les classes sociales est tellement profond, l'ignorance politique du bon peuple est si abysmale que Moïse, Jesus, Mohammed et le Buddha combinés arriveraient à peine à redresser la situation.
On ne peut pas juger la population américaine à la même aune que les peuples du reste du monde: Un Chinois, un Européen, n'hésitera pas à émigrer, en partie pour gagner sa croûte, mais aussi pour APPRENDRE à connaître le monde et ses méthodes de travail. Un Américain, jamais. Même les films étrangers ont une audience très limitée.
J'ai eu une fois une discussion concernant notre système d'apprentissage avec un bonze du syndicat Teamsters. Je lui ai expliqué que des jeunes chez nous passent entre deux et quatre ans pour apprendre un métier à fond, la théorie autant que la pratique. Que durant ce temps, ils étaient liés à une entreprise par un contrat, à un salaire très bas, mais que par la suite ils étaient assurés de bien gagner leur vie. Il m'a regardé avec horreur et dégoût, comment est-il possible de lier un jeune de cette manière, c'est de l'esclavage, l'exploitation de la jeunesse et de l'innocence. N'empêche que durant tout le temps que j'ai passé à bosser dans de bonnes boîtes d'une côte à l'autre, la lingua franca dans les cuisines était l'allemand, sauf sur la côte Est, où l'on parle français entre Montréal et Miami. L'anglais, c'était pour le personnel auxiliaire (américain) et la direction... Lorsque ma bagnole avait besoin d'une révision, il y avait tout des spécialistes: Un pour le moteur, un pour l'embrayage, un pour les freins,,, pour un boulot effectué par une seule peronne ici.
Vous trouverez ici un témoin de Jéhovah occasionnel qui croit dur comme le fer que Dieu a créé le monde en six jours. Les plus érudits vous donneront même la date, correspondant probablement avec le calendrier juif. Ici, on en sourit gentiment, là-bas des millions de gens y croient dur comme fer. Le terme "socialiste" est une insulte pour des millions d'Américains, ce qui fait qu'une solidarité sociale considérée ici comme élémentaire est là-bas hautement subsversive.
J'ai quitté les E.U.s fin 1964 et durant cette période, je n'ai jamais rencontré d'Américain viavant dans la misère, à l'exception peut-être de quelques pauvres diables à la Bowery à New York. En 1978, j'y suis retourné en vacances et ai constaté une dégradation des infrastructures: routes, lignes électriques. En ce moment, la situation doit être simplement dramatique, si l'on voit ce qui s'est passé à la Nouvelle Orléans.
Le niveau de pauvraté officiel se situe autour de $ 24.000 pour une famille de quatre personnes. Un revenu à crever littéralement de faim, alors que les banquiers de Wall Street encaissent des millions et des millions de bonus sur la spéculation. En dessous d'un certain degré de misère, on n'a plus la force de discuter de politique, mon cher Stéphane, on essaie simplement de survivre...

Écrit par : J.C. Simonin | 07 novembre 2010

"Car c'est "amusant" de constater la similitude entre le Tea Party et l'UDC.

La recette est la suivante: prenez des très riches patrons d'industries qui donnent des flots d'argent pour faire entendre leurs désirs de dérégulation (afin de devenir encore plus riches) et plein d'idiots utiles effrayés par ce qui leur réserve l'avenir et donc avec une grosse envie de révolte contre le système en place. Ajoutez-y quelques idées simplistes et irréalistes. Mélangez le tout et vous obtiendrez un cocktail détonnant prêt à sabrer dans les budgets publics pour le seul profit de quelques ultra-riches.

Ah c'est beau la manipulation !

Vivent les ultra-riches, nos nouveaux dirigeants politiques non-élus !!"



Tiens, mais c'est la description des anti mondialistes que vous nous faites !
Ah c'est beau la manipulation !

Écrit par : Nicolas | 08 novembre 2010

"On ne peut pas juger la population américaine à la même aune que les peuples du reste du monde: Un Chinois, un Européen, n'hésitera pas à émigrer, en partie pour gagner sa croûte, mais aussi pour APPRENDRE à connaître le monde et ses méthodes de travail. Un Américain, jamais. "


Oui, et la raison en est toute pratique : ils seraient moins payé à l'étranger.


" En 1978, j'y suis retourné en vacances et ai constaté une dégradation des infrastructures: routes, lignes électriques. En ce moment, la situation doit être simplement dramatique, si l'on voit ce qui s'est passé à la Nouvelle Orléans."

Les USA des années 70 étaient effectivement dans la panade, à égalité de richesse avec les français. Mais enfin depuis, il s'est passé des choses !

Écrit par : Nicolas | 08 novembre 2010

"Il ne serait peut-être pas déplacé de se demander qui, en fait, commande dans ce pays.
Il est impossible de devenir Président sans l'aval des grandes banques, Goldman Sachs et autres. Et sans l'aval de la grosse industrie d'armement, qui a un besoin urgent de ces guerres idiotes et criminelles pour se maintenir, quitte à priver le pays tout entier des fonds nécessaires à son fomctionnement normal."

Les fonctionnaires sont partout les même, vous savez..
Mais plus il y en a, plus ils ont de pouvoir.


" L'Etat de Californie entre autre est pratiquement en faillite"

Il l'est depuis les années 70. Volontairement. On ne peut pas dire que cela ne lui à pas profiter : couper les vivre d'un Etats, c'est la meilleur politique possible !



"Pearl Harbor a été nécessaire pour décider le peuple américain d'entrer en guerre,"

Contre les Allemands ? Soyons sérieux : les USA étaient déjà en guerre, même si ce n'était pas officiel..



"Les Etats Unis sont en train de se détruire eux-même de l'intérieur. Vient le moment où le délabrement moral et matériel est tel qu'une révolution doit se produire avant un recommencement."

Oui, j'entend les français m'expliquer ca sérieusement, alors même que leur idées ont détruit la France !
Le bas empire, les décadents, ont sait où ils sont.

Écrit par : Nicolas | 08 novembre 2010

PS : "Il est impossible de devenir Président sans l'aval des grandes banques, Goldman Sachs et autres. "

G S n'est pas une banque, ni grande..

(Et Monsanto n'a pas lo monopole des OGM. oui, je sais, c'est dur d'apprendre que le Père Noël n'existe pas..)

Écrit par : Nicolas | 08 novembre 2010

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