13 décembre 2010

De la logique collectiviste appliquée à Mobilis

Voilà, depuis hier 12 décembre, les détenteurs d’un abonnement senior à prix réduit ne sont plus en mesure de l'utiliser avant 9 h du matin dans les trains, bus et métros de la communauté tarifaire vaudoise (MOBILIS).

La nouvelle de la modification des tarifs, annoncée début novembre, a suscité une levée de bouclier immédiate: "jeunisme", "discrimination"... Un commentateur d'un article de 24 Heures s'emporte: "Avant l'incarcération (sic) en EMS, voilà déjà une nouvelle manière de restreindre la liberté des seniors. A quand le couvre-feu? Aurons-nous encore le droit d'assister à un spectacle nocturne?" Eh oui, pensez à ces seniors qui reviennent de boîte de nuit au petit matin! Quoi qu'il en soit, la réaction a fait long feu. La Communauté tarifaire vaudoise a rejeté un recours déposé par le conseil d’administration des Transports Publics Lausannois.

Digne représentant de la population active, je prends souvent les transports en commun. Je n'ai jamais observé ces hordes de mamies et de papys sur les quais et les trottoirs le matin, qui compromettraient les capacités de transport du réseau aux heures de pointe...

J'aimerais toutefois faire quelques remarques déplaisantes.

  1. L'abonnement AVS est un abonnement avantageux réservé à une catégorie de personnes. Sans rentrer sur d'éventuelles justifications, ill s'agit d'un privilège face à l'imbécile de service qui n'a, lui, que le droit de payer plein pot son abonnement. La discrimination tarifaire est une réalité. Où sont les socialistes lorsqu'il s'agit de dénoncer un accès à deux vitesses aux transports en commun?
  2. Une personne âgée n'est pas interdite de bus avant 9h avec son abonnement. Elle peut acheter des billets normalement, ou même prendre un abonnement plein tarif comme une personne active. C'est plus cher, mais l'accès reste possible.
  3. Il n'y a rien d'anormal à associer à un tarif préférentiel des conditions d'utilisation contraignantes.

Nous ne sommes donc pas face à une hystérie anti-personnes âgées, comme on voudrait nous le faire croire, mais plutôt dans la remise en question d'un "avantage acquis".

On ne voit que trop bien qu'il n'avait rien d'acquis du tout.

BusLausanne.jpgSuite à cette décision unilatérale, nombre de personnes âgées se retrouvent en difficultés. Les adaptations seront aussi douloureuses que coûteuses pour cette catégorie de personne déjà bien malmenée en termes de pouvoir d'achat. Mais avant tout, je me borne à relever que cette remise en question arbitraire est typique du collectivisme.

Sans doute les personnes âgées votaient-elles trop souvent UDC et méritaient d'être punies?

MOBILIS est une communauté tarifaire subventionnée. Le tarif des transports en commun n'est lié que de très loin à leur coût réel. Or, à partir du moment où le tarif d'utilisation d'un service est lià à des critères politiques on entre de plain pied dans l'arbitraire. Chacun peut ainsi réclamer des privilèges, des revendications, des ajustements de tarifs et tutti quanti. Puisque de toutes façons on ne paye pas ce que coûte réellement le bus, pourquoi ne pas réclamer sa part du gâteau faussement gratuit? Dans cette optique, les revendications des Jeunes Socialistes pour des transports publics gratuits pour tous (sauf les contribuables) est une démarche jusqu'au-boutiste, mais avec le mérite de la cohérence.

Evidemment, il est peu probable que la pseudo-gratuité soit jamais adoptée. La droite s'y oppose parce qu'elle coupe définitivement les ponts entre l'utilisation des transports en commun et leurs coûts; on arrive, à grands coups de subventions, à un système où les bus sont payés par des gens qui n'y mettent jamais les pieds. Non seulement c'est injuste, mais en outre, un tel système n'a aucune chance d'être efficace et de maîtriser ses coûts. La gauche s'y oppose pour des raisons plus sournoises: l'égalité pour tous revient à empêcher la pesée d'intérêts, les trafics d'influence et la corruption politique inévitable lorsqu'il faut définir quel groupe est plus prioritaire que son voisin. L'octroi de privilèges aux socio-proches est au coeur de la politique de la gauche. Voilà sans doute pourquoi la gauche cherche à obtenir en premier lieu la gratuité les transports pour les moins de 20 ans, un public-cible aisément séduit par ces cadeaux illusoires.

Rappelons pour mémoire que la seule façon d'avoir une situation saine, tant en termes de financement qu'en termes de justice sociale, est de faire payer un service par ceux qui s'en servent. On consomme, on paye - et surtout, si on ne consomme pas, on ne paye pas. Voilà la vraie justice.

Commentaires

M. Montembert vous trouvez que les transports en commun c'est typique de notre société collectiviste et injuste parce que la justice ce serait de faire payer aux usagers ce qu'ils consomment. C'est pas très futé et ça ressemble déja à une prochaine initiative udc.
Il n'y a vraiment aucun souffle dans vos idées, aucune empathie, aucune solidarité. Tous ça c'est bon pour la gauche. Il n'y a aucune prise de risque et encore moins de résponsabilités sur le long terme, tout ça c'est bon pour la droite. Par contre on comprend bien qu'il y a une crispation sur les privilèges, un raidissement qui se légitime avec les grosses bottes du bon sens (vos phrases en gras) et qui donne la mesure une fois de plus de la vision d'extrême-droite que cultive l'udc.

Écrit par : vanitas | 13 décembre 2010

Allons allons, Mr Montabert, vous rendez-vous compte de ce que vous écrivez ?

Vous voulez que les gens s'assument eux-mêmes ? Qu'ils paient le juste prix d'un service (et ne paient pas quand ils ne l'utilisent pas) ? Quelle horreur. Nous sommes en 2010. Aujourd'hui, ce n'est pas à vous de décider de votre vie, mais à l'Etat et la Collectivité, nos nouveaux dieux.

Quand vous étiez petit, vous attendiez tout de "maman", non ? Le gîte, la nourriture, les frais de transport... C'est pareil chez certains étatistes aujourd'hui. Maman est devenu Etat, l'adulte se croit libre et responsable alors qu'il ne veut pas l'être. C'est dur de devenir adulte, de s'assumer. Payer uniquement ce qu'on utilise, c'est faire un choix d'utilisation ou pas. Et faire un effort pour se payer ce choix. C'est trop dur quand on est resté un enfant dans sa tête ! Il vaut mieux faire payer la "collectivité", en se disant que ce sont les "autres" qui paient, alors qu'en fait, c'est tout le monde.

Quelle sera votre prochaine horreur ? Faire condamner un voleur, alors qu'il a simplement "redistribué une richesse" ? Voila bien une idée d'extrême-drouate faciste !

Tous les citoyens qui peuvent payer doivent payer pour les autres. Ne gardez pas frileusement votre argent, même si vous bossez plus que d'autres pour l'obtenir. Soyez "social et collectif" ! N'oubliez pas que "la propriété, c'est le vol (Proudhon)", ce qui fait d'ailleurs de votre Etat le plus gros receleur de Suisse...

Sacrifiez-vous au nom du Collectif !

Paul
citoyen d'un pays encore plus collectiviste.

Écrit par : Paul | 14 décembre 2010

@Vanitas: merci pour vos compliments, ils me vont droit au coeur. Le souffle méphitique des idées socialistes, très peu pour moi. L'empathie décrété par la loi et payée par des impôts extorqués sous la menace, très peu pour moi. La solidarité obligatoire (concept vide de sens) sur la base d'une redistribution dans laquelle l'Etat se sert grassement au passage, très peu pour moi. Des transports en commun inefficaces pour qui vous payez même quand vous marchez à pied, quand vous roulez en vélo ou en voiture, même quand vous ne vous déplacez pas en fait, même quand vous dormez, très peu pour moi.
Il y a des privilèges indus, et il faut les abolir. Ca réclamera du temps et de l'énergie, mais la faillite de sociétés voisines nous aidera sans doute à comprendre qu'un système vicié par des redistributions injustes est voué à l'effondrement.
Sinon, j'espère au moins que vous donnez l'aumône à chaque personne plus pauvre que vous dont vous croisez le chemin, autrement votre appel à la solidarité serait bien hypocrite.

@Paul: vous avez 100% raison, hélas. Les adultes sont bien rares sous nos latitudes. Ils ont un corps d'adulte mais le sens des responsabilités ne suit pas (à commencer par la capacité à s'assumer soi-même.) L'effet débilitant de la social-démocratie, sans aucun doute.
En attendant que le délit de crimepensée ne soit instauré pour nous empêcher de tenir ce genre de conversation...

Écrit par : Stéphane Montabert | 14 décembre 2010

"Des transports en commun inefficaces" Bien sûr il faut les améliorer encore et encore mais saviez-vous que vous êtes dans le pays cité dans le monde entier pour la qualité exemplaire de ses transports en commun... Pour une fois: Vive la Suisse! Mais là la sensibilité udc ne voit que dangers pour sa petite voiture et ses routes de montagne (entre nous hors de prix à l'entretien).
Votre tirade est celle d'un gros égoïste sans aucune vision politique.
Je ne vote pas à gauche mais votre absence d'idées et votre crispation sur votre confort et vos privilèges de nantis (faite-moi croire que vous circulez en train & bus!) et dont vous n'osez même pas parler me montrent qu'à l'extrême-droite c'est le même désert qu'au PS avec la méchanceté en plus. Lamentable udc, triste M.Montabert.

Écrit par : Polo | 14 décembre 2010

@Polo: c'est bien dans la logique socialiste de croire que chacun n'est capable de voir que son intérêt personnel, pas plus loin que le bout de son nez. Désolé, mais le monde n'est pas à votre image. Je prends les transports en commun. Train. Et. Bus. Tous. Les. Jours.

Ces précisions (inutiles) étant rappelées, la qualité très relative des transports en commun helvétiques peut s'expliquer par bien des facteurs, de la relative sécurité qui y règne (mais on y travaille, hein!) à leur relative ponctualité. En tous cas, je doute que ces classements tiennent compte du prix du billet.

L'égoïste, c'est celui qui veut que l'ensemble des contribuables paye pour sa façon de vivre. Ce n'est pas mon portrait. Est-ce le vôtre?

Écrit par : Stéphane Montabert | 14 décembre 2010

"L'empathie décrété par la loi et payée par des impôts extorqués sous la menace" Encore une combine d'épouvantails, comme vos minarets & co.
"votre tirade sur la solidarité" ?? Je la cherche toujours
"vous marchez à pied" Bravo!

"vos compliments, ils me vont droit au cœur" : à lire votre réponse, ce n'est effectivement pas avec votre tête que vous réfléchissez. Dommage que votre cœur n'ait lui non plus que si peu de grandeur.
Ca me passe le goût d'argumenter davantage. Vous n'avez aucun crédit, aucune compétence particulière pour engager un débat politique, vous etes une petit soldat de Blocher, un mouton, alors profitez bien de votre pain blanc.
Dommage.
Salut!

Écrit par : vanitas | 14 décembre 2010

le raisonnement consistant à dire : je paie que ce que j'utilise, seule la TVA est un impôt équitable, on ne fait des enfants que si on en a les moyens, je n'ai pas à financer les dépenses des autres ou seulement si je le décide (la si en vogue charité) s'écroule de lui même dès qu'on en vient à parler de la valeur des revenus acquis.

En effet, cette logique pourrait se défendre si chaque être humain touchait REELLEMENT un salaire correspond strictement à ce qu'il a produit, ce qui, vous le savez comme moi Monsieur Montabert est tout sauf le cas. Ainsi, en qualité de trader dans une grande banque privée votre revenu annuel pourra facilement se monter à 1 million de francs alors qu'un plombier qui aura posé des toilettes toute l'année dans des villas de luxe pour que vous puissiez poser votre cul n'obtiendra au mieux 70'000.-- même si les toilettes posées sont en or massif. Je doute que d'un point de vue global économique et social votre activité mérite réellement 930'000.-- de plus que celle d'un poseur de chiotte. Ces 930'000 qui vous permettront d'acquérir tous les abonnements de bus que vous voulez même à prix d'or, ce qui ne sera pas le cas du plombier !

Et ne venez pas me dire qu'il avait qu'à faire dealer (pardon, trader !), vous avez besoin de wc comme tout le monde !

Écrit par : A. Lenoir | 14 décembre 2010

M. Lenoir, je ne vois pas le rapport.

Écrit par : Stéphane Montabert | 14 décembre 2010

Le rapport est simple, Mr Montabert : A. Lenoir veut simplement payer "au forfait et pas cher" un service jugé public ou d'intérêt absolu.

On pourrait étendre son idée : l'eau, le gaz, l'électricité sont payés en fonction de la consommation. Arrétons cela ! Tout le monde paie le même prix, ce qui fera grimper les impôts de ceux qui consomment moins. Vous pourrez inviter Mr. Lenoir le jour où vous remplirez votre piscine, dans une maison bien climatisée avec une télé fonctionnnant en permanence dans chaque pièce... "Cher ami, regardez mon confort... et tout ça avec votre pognon ! Content, cher ami ?"
J'ai l'impression qu'il redeviendra adepte du "juste prix".

Le seul impôt équitable est évidement la TVA puisque personne n'est obligé d'acheter. Cela suppose évidement qu'on la réduise (voire qu'on la supprime) sur les produits de première nécessité : eau, gaz, électricité, nourriture de base, vêtement à bas prix, et logement puisqu'il faut bien se loger (je parle de la résidence principale, bien sûr). Les recettes étant insuffisantes pour équilibrer les budget communaux, cantonnaux ou nationaux, les autres impôts sont un mal nécessaire. Mais de là à encourager les abus de consommation par la réduction des prix au profit de l'impôt, il y a une marge qu'on appelle équité. Nos ancêtres disaient "normal". Les gens censés le disent encore, ou l'écrivent, comme vous.

Mais cela dépasse le niveau de responsabilité des adeptes du "collectif", "vivreensemble" et autre fraternité forcée. Bon courage à vous !

Écrit par : Paul | 14 décembre 2010

Il n'y a pas que vos trois remarques qui sont déplaisantes, M.Montabert.

J'ai aussi une remarque déplaisant pour vous: tout votre billet est un ramassis de nombrilo-égoïsme des plus vils.

Et aussi bourré d'erreurs manifestes: "L'octroi de privilèges aux socio-proches est au coeur de la politique de la gauche". Ah parce que la droite ne cherche pas à avantager les riches ? hehehe, c'est vrai qu'on dit souvent que plus un mensonge est gros, plus il passe..

J'en arrive presque à souhaiter que, dans un futur proche, vous deveniez invalide, aveugle et ruiné et que vous ayez à dépendre de l'assistance sociale pour survivre.. et vous voir virer votre cuti.

Et, accessoirement, je n'ai pas compris si vous étiez pour ou contre cette limitation à 9h pour les abonnements AVS.

Écrit par : Fufus | 14 décembre 2010

Vous vous méprenez M. Paul, vous faites semblant de ne pas comprendre. Ce que je dis, c'est que tant que les revenus ne sont pas obtenus en fonction du travail réellement accompli, il n'y a aucune raison que les dépenses soient les mêmes pour tout le monde.

D'autre part, je porte à votre connaissance que je bénéfice d'un revenu confortable qui me permettrait d'acheter tous les abonnements mobilis que je désire.

Par contre mon niveau de responsabilité me permet d'affirmer que le monde ne se compose pas que de riches qui ont bien mérité de l'être, qui doivent nourrir à contre coeur les pauvres qui l'ont bien mérité de l'être aussi. Donc j'arrive parfaitement à comprendre que certains doivent être soulagés par d'autres. Mais tout ça dépasse largement votre égoïsme et votre culte du chacun sa merde.

Quand à Monsieur Montabert, si vous ne voyez pas le rapport c'est que votre intellect ne vous permet pas de réfléchir au problème dans sa globalité.

Écrit par : A. Lenoir | 14 décembre 2010

@M. Lenoir: Dommage que la qualité de votre argumentation ne soit pas à la hauteur de votre immense talent. Je ne comprendrai jamais pourquoi vous perdez ainsi votre temps avec des gens qui ne sont visiblement pas de votre niveau intellectuel...

Hélas pour vous, votre raisonnement (enfin, le peu qui était à ma portée) repose sur les vieilles lunes marxistes de valeur objective du travail, autant dire sur rien. Quelle est le revenu que devrait "justement" toucher un plombier pour une heure de travail, dites-moi? Et un trader, puisque c'est aussi une profession que vous tenez en haute estime? Soyez convaincant!

@fufus: la droite ne défend pas les riches, elle défend l'équité. Les riches étant minoritaires, opposer les riches aux pauvres dans un vote démocratique ne mènerait pas très loin et n'explique certainement pas les victoires électorales de la droite.

Dans un futur proche, je ne deviendrai pas invalide, aveugle et ruiné, désolé. Mais si un proche le devient, j'essayerai de l'aider, au lieu de me retrancher derrière l'existence d'assurances "sociales" pour ne rien faire.

Je n'ai pas un avis très marqué sur la limitation à 9h pour les abonnements AVS, je suis plutôt contre, surtout parce que c'est un changement unilatéral, soudain et injustifié. Mais A mon sens entrer dans cette discussion c'est se tromper de débat. Je relève surtout que la mesure est arbitraire, et que c'est un arbitraire de plus dans un système vicié qui les empile. Demain, vous me demanderez si je suis "pour ou contre" les billets gratuits pour les étudiantes en droit, "pour ou contre" le plein tarif pour les chiens de plus de 13 kilos ou "pour ou contre" le tarif majoré pour tout le monde les veilles de jours fériés.
Ce débat est une impasse.

Écrit par : Stéphane Montabert | 14 décembre 2010

"Juste entre nous, ce sont les meilleurs du monde, prix du billet compris naturellement. Mais cela on le sait quand on se renseigne et quand on ouvre les yeux. "

Je vous en prie, donnez donc une source pour vos affirmations.

Écrit par : Stéphane Montabert | 14 décembre 2010

"la qualité très relative des transports en commun helvétiques"
Juste entre nous, ce sont les meilleurs du monde, prix du billet compris naturellement. Mais cela on le sait quand on se renseigne et quand on ouvre les yeux. Mais là non plus vous ne voyez pas le rapport... Montabert vous êtes un mauvais amateur, tant pis pour vous et pour ceux qui vous font confiance.
Et puis, c'est vrai quoi, Fufus vous pose une bonne question. Vous écrivez si mal qu'on ne sait même pas ce que vous désirez en définitive pour les AVS. Bah! c'est un détail de l'histoire...

Écrit par : Polo | 14 décembre 2010

Vous m'avez convaincu. Je renonce sur ce coup là !

Écrit par : A. Lenoir | 14 décembre 2010

Vous ignorez l'excellence des transports publics suisses parce que vous ne voulez voir que ce qui va faire le beurre de l'udc : la criminalité, la pauvreté et les trains en retard.
Si vous avez l'habitude de parler en l'air en inventant n'importe quoi, dites-vous qu'en face par contre, on essaie de se renseigner un peu sérieusement.
Mes Sources? Le cahier #69 du Conseil d'Analyse Economique, à la Doc' Française.

Écrit par : Polo | 14 décembre 2010

Donc vous n'arrivez pas à vous décidez si c'est une bonne mesure ou non, cette limitation de 9h du matin pour les AVS ??

Bravo, à part gesticuler haut et fort, vos électeurs peuvent voir là la limite de votre volonté à les représenter et les défendre. M'enfin, je dis ça, je dis rien, de toute façon je ne voterai jamais pour vous.

La droite ne défend donc pas les riches, dans votre petit monde. Vous êtes vraiment sur une autre planète... Bien-sûr que c'est le cas! Et ceux qui votent pour elle, ce n'est pas que les riches, mais aussi tous ceux qui espèrent le devenir un jour, ou encore ceux qui récoltent les miettes des riches, c'est aussi simple que cela. Pas besoin de chercher à enfumer plus que ça.

Enfin, comme vous avez une boule de cristal et que vous savez de source sûre que vous n'aurez jamais besoin de la solidarité des autres dans les cinquante prochaines années, je vous laisse à vos certitudes. Vous avez certainement une attaque de plus contre les étrangers, les vieux, les jeunes ou les faibles à préparer.

Écrit par : Fufus | 14 décembre 2010

"de toute façon je ne voterai jamais pour vous"

Je crois que tout le monde avait compris :)

Écrit par : Stéphane Montabert | 14 décembre 2010

Article fin et équilibré. Cela dit, je m'interroge : y a-t-il un seul pays où les transports collectifs soient entièrement payés par les voyageurs ? Quel serait le vrai prix d'un ticket d'autobus ou de métro non subventionné ?

En fonction de la réponse à cette question, il faut peut-être considérer qu'un réseau de transport collectif, comme un réseau routier, a vocation (pardon pour le jargon) à être financé par l'Etat.

Seuls quelques libéraux ultra-orthodoxes considèrent que la construction et l'entretien des routes devrait être entièrement l'affaire de propriétaires privés. En tous cas, ce système n'existe nulle part, à ma connaissance.

Écrit par : Robert Marchenoir | 14 décembre 2010

Des perles aux cochons... C'est mon sentiment quand je vous sais dans un train suisse (CFF=les perles!). Vous ne connaissez rien à rien dans ce dossier des transports et vous pensez pouvoir emettre un avis alors que votre opinion n'est fondée que votre idéologie populiste d'extrême-droite. Mais la Suisse va découvrir l'imposture de votre parti tôt ou tard! Vous êtes de dangereux interventionistes.

Écrit par : Polo | 14 décembre 2010

"
Rappelons pour mémoire que la seule façon d'avoir une situation saine, tant en termes de financement qu'en termes de justice sociale, est de faire payer un service par ceux qui s'en servent. On consomme, on paye - et surtout, si on ne consomme pas, on ne paye pas. Voilà la vraie justice.
"

Chouette bonne idée !
Rendez-moi s'il vous plait ma part d'impôt qui :

-a payé les conneries de SwissAir
-a payé les conneries d'Expo 02
-a payé et continue a payer l'Armée
-a payé les conneries d'UBS
-paye tous les divers inutiles qui seraient trop long à nommer,

et je serai HEUREUX de payer mon billet de bus à son juste prix.

Et puis, après tout, supprimons la Police et faisons la nous-même, à coup de loi de la jungle, et vive l'anarchie!

Écrit par : Greg | 14 décembre 2010

Ce qu'il faudrait faire, c'est permettre aux "troisième âge" de voyager à partir de n'importe quelle heure, moyennant une augmentation de l'abonnement de dix francs, ensuite de quoi, il y aurait la manif' de ceux qui ne prennent jamais les transports publics avant cette heure-là :o)

"...est bien fou du cerveau Qui prétend contenter tout le monde et son père" Jean de La Fontaine

Écrit par : Scipion | 14 décembre 2010

Cher Stéphane,

quand je vois le nombre de personnes généreuses (avec l'argent des autres, bien sur) sur votre blog, j'ai envie de vous proposer une initiative : l'enregistrement des électeurs selon la méthode US.

Quand un électeur US se fait recenser, il doit choisir entre Républicains et Démocrates. Naturellement, cela ne l'oblige pas à voter selon ce qu'il a déclaré, puisque le vote est secret.

Proposez la même chose en Suisse : un électeur devra se déclarer officiellement socialiste, droite, centre, udc.

Et quand une votation proposé par la gauche (au hasard) impliquera des hausses d'impôts, seuls les enregistré "socialiste" devront la payer. Ce serait logique, puisqu'ils l'ont réclamé et pas les autres.

Vous verriez vos contradicteurs subitement beaucoup moins généreux, voire égoistes (comme un facho de l'udc...).

Idem pour les mosquées : vous en voulez, vous les paierez de votre poche. VOUS, et pas ceux qui sont contre.

Un initiative intéressante, non ?

Écrit par : Paul | 14 décembre 2010

«la seule façon d'avoir une situation saine, tant en termes de financement qu'en termes de justice sociale, est de faire payer un service par ceux qui s'en servent. On consomme, on paye - et surtout, si on ne consomme pas, on ne paye pas. Voilà la vraie justice.»

Le belles paroles, plein le cul. Ben, allez moteur la droite et l'UDC, entre la droite courbe et vous, ça fait une majorité. Prenez vous-en à Billag et tout-d'suite.

Je n'ai pas de radio depuis vingt ans...svp, qu'on me rende mon pognon !

Écrit par : petard | 15 décembre 2010

@Paul: l'idée est logique. Je me demandais si, sur de nombreux projets coûteux, on ne devrait pas substituer au bulletin de vote un bulletin de versement; on verrait alors la popularité réelle d'un projet auprès de ses partisans. Facile de faire preuve de volontarisme avec l'argent des autres!

@Robert Marchenoir: il y a des pays où les transports en commun non subventionnés existent - souvent, des pays du Tiers-monde où l'Etat est trop faible pour s'approprier le contrôle de ce marché, mais pas seulement. On voit émerger les "jitneys" et de nombreuses variantes, en général plus petites et bien plus flexibles que les lignes de bus que nous connaissons, qui desservent des zones et peuvent se réserver par téléphone portable.

Quant à vous donner un décompte exact du prix du billet s'il n'y avait les subventions, hélas, je ne suis pas parvenu à extraire ces chiffres de l'opacité de Mobilis.

@petard: je suis bien d'accord avec vous, la redevance ratio-télévision actuelle n'est qu'une extorsion de plus...

Écrit par : Stéphane Montabert | 15 décembre 2010

N'importe quoi! Et à la caisse du supermarché, les vieux nous font attendre, il nous demande de typer leur Nr. de carte de crédit, graille au fond de leurs portemonnaies, donnent leurs portemonnaies à la caissière pour qu'elle prennent l'argent elle même. Fini ce cirque, les vieux seront servi de 10 à 11 point barre, la même chose pour les invalides. Déjà qu'ils nous coûte maintenant basta! Et bien toujours mieux, c'est du racisme primaire, du vrai!

Écrit par : Rat des champs | 15 décembre 2010

La Suisse est en fait un pays communiste.

Écrit par : SPM | 15 décembre 2010

@Rats des champs

votre idée n'est pas si idiote que cela. Il m'arrive souvent de "bouillir" quand je fais mes courses en rentrant le soir. J'ai 5 personnes devant moi, dont deux chariots bien remplis, ou deux "petits vieux" qui mettent trois plombes à trouver les 23 centimes pour faire l'appoint. Le pire, ce sont les crétins genre "jeune cadre dynamique, 3 articles en mains", et qui n'ont même pas préparé leur billet ou leurs pièces quand ils arrivent à la caisse après 10 minutes de queue. A 30 ans, il ne sont pas foutu de faire une addition à 3 nombres de tête en attendant leur tour.

Je fais régulièrement sensation quand vient mon tour. Avec 10 à 20 articles, j'ai déjà l'appoint dans ma main au moment de payer. Pourtant, je n'ai rien du génie... Et c'est un excellent exercice pour le cerveau !

Les petits vieux, les chomeurs, ont du temps toute la journée. Au lieu de regarder une télé débile, pourquoi ne pas faire leur courses aux "heures creuses" ? Quand je suis en congé, je passe immédiatement la caisse à ces heures. J'ai tout juste le temps de sortir mes piécettes (l'addition est déjà faite mentalement pendant la saisie des objets). Idem pour les caddies à 50 articles : le week-end, pas aux heures de pointe quand tout le monde est pressé !

Mais tout cela demande un effort, une contrainte, une discipline personnelle et un minimum de morale (penser aux autres)... Idées dépassées de nos jours, où c'est "moi d'abord, rien que moi, tout pour ma gueule". Société moderne ? Société de cons et de profiteurs, oui !

Écrit par : Paul | 15 décembre 2010

Stéphane Montabert :

"Il y a des pays où les transports en commun non subventionnés existent - souvent, des pays du Tiers-monde où l'Etat est trop faible pour s'approprier le contrôle de ce marché."

Et où, je suppose, la qualité du service rendu est très, très loin de ce qu'exigent les habitants des grandes villes de l'Occident... ne parlons pas de la Suisse...

Il me semble qu'il est facile d'établir des lignes d'autocars interurbaines, privées, non subventionnées, rentables, avec un prix du billet abordable. Sauf erreur de ma part, cela existe et c'est courant.

Je serais beaucoup moins affirmatif concernant un réseau de transport urbain et tout ce qui va avec : maillage serré, passages fréquents (toutes les quelques minutes), plages de service étendues (seulement quelques heures de fermeture la nuit), etc.

Or l'existence d'un tel réseau est à l'évidence une condition de la prospérité et de l'attractivité des villes.

Après, il est évident que les mesures tarifaires à l'égard de telle ou telle catégorie de la population sont arbitraires (mais le privé aussi fait des réductions : les coiffeurs pour les jeunes, les boîtes de nuit pour les filles...).

Écrit par : Robert Marchenoir | 15 décembre 2010

@Robert Marchenoir: je ne sais pas si une ligne longue distance est rentable, mais pour un maillage urbain serré et un haut niveau de service, je peux au contraire vous répondre par l'affirmative: cela existe et cela fonctionne très bien. Un jitney est tout à fait approprié pour ce genre de trajet. Hong-Kong, qu'on qualifiera difficilement de pays sous-développé, en donne ainsi l'exemple à travers ses Public Light Bus (http://en.wikipedia.org/wiki/Public_light_bus)

Écrit par : Stéphane Montabert | 15 décembre 2010

"Hong-Kong, qu'on qualifiera difficilement de pays sous-développé"

Hong-Kong est le seul pays développé sans législation sur la durée hebdomadaire de travail. Des semaines de travail de 60 heures sont fréquentes.
LE droit de grève est limité dans la pratique par des clauses contenues dans de nombreux contrats d'emploi qui stipulent que l'absence à son poste de travail peut entraîner un licenciement. Les employeurs refusent généralement de reconnaître les syndicats. Moins de 1% des travailleurs sont couverts par des conventions collectives et celles qui existent ne sont pas légalement contraignantes. Sans protection légale garantissant ces droits, les travailleurs font l’objet d’actions arbitraires et unilatérales de la part des employeurs et, en corollaire, n’ont pas de sécurité d’emploi et de revenu.

http://fr.transnationale.org/pays/hkg.php

Écrit par : SPM | 15 décembre 2010

@SPM:
Serge Karamazov : (A Martoni) Il dit que vous bluffez.
Commissaire Bialès : Dites-lui que j'ai plus de genoux.
Serge Karamazov : (au talkie) Il dit qu'il a plus de genoux. (à Bialès) Il dit qu'il voit pas le rapport.
http://fr.wikiquote.org/wiki/La_Cit%C3%A9_de_la_peur

Écrit par : Stéphane Montabert | 15 décembre 2010

@M. montabert
Est ce que vos public light bus fonctionnent en étant seuls? Ou sont-ils là en plus d'un réseau public financé par l'état?
Ensuite autre question, comment feraient les travailleurs ne gagnant pas suffisamment pour payer le billet à sa juste valeur? Ils ne peuvent pas prendre les transports public? Ils font comment alors? Ils viennent vivre en ville? Mais celui qui peut pas payer le bus, pourra difficilement payer le loyer de la ville. Il fait quoi alors? Un bidon ville en proche banlieue pour pouvoir quant même bosser?
Vos raisonnements à l'emporte-pièces sont très peu applicables dans la réalité ne vous en déplaise. Ils sont, en plus, faciles, car ils jouent sur la grogne des gens en mettant en avant les défauts de notre système sans parler de ses avantages et en fantasmant d'une possibilité meilleure qui n'est pas possible concrètement.
En plus, si vous augmenter les billets des transports publics, on aura plus de gens sur les routes et en ville. Donc moins facile, encore, de circuler. Vous me direz que le trader s'en fout, il se fait plein de fric le cul à son bureau. Mais l'entreprise qui doit livrer, elle en perd du pognon si il faut 2h de plus par jour à ses livreurs pour aller à bon port.

Et j'aimerais vous faire remarquer une chose encore:
Vous ne pouvez vous empêcher de cracher sur la gauche caviar qui dépense l'argent des autres. Je vous signale que cette gauche caviar en paie une bonne partie de ces impôts, c'est donc également son argent. Cessez donc de dire qu'elle est généreuse quand elle puise dans les poches d'à côté, ce n'est clairement pas le cas.

@Paul
Vous feriez mieux de mettre, plutôt que le parti, un code avec les revenus. Quant à vouloir discriminer et classer la population, autant le faire avec le seul truc qui compte en suisse, le pognon.

Écrit par : lefredo1978 | 15 décembre 2010

Hong-Kong, le Meilleur des Mondes de Stéphane Montabert... :-)

Écrit par : SPM | 15 décembre 2010

@lefredo1978: il n'existe pas de réseau public financé par l'Etat, mais seulement des réseaux publics financé par l'impôt des contribuables. Nuance peut-être subtile, mais cruciale. Les public light bus ne sont pas les seuls modes de transport de Hong-Kong, évidemment. Je ne vois pas en quoi cela les disqualifie.
"Ensuite autre question, comment feraient les travailleurs ne gagnant pas suffisamment pour payer le billet à sa juste valeur?" Vous partez du principe que le juste prix serait inabordable (ce qui, en soi, en dit long sur la "légitimité" des transports en commun en termes de mode de transport.) Or, s'ils étaient moins ou pas subventionnés, les impôts et taxes seraient réduits d'autant. On s'épargnerait des strates administratives inutiles, et un dimensionnement inapproprié du réseau, et le travailleur aurait plus d'argent dans la poche pour choisir comment se déplacer, avec une offre bien meilleure.
"En plus, si vous augmenter les billets des transports publics, on aura plus de gens sur les routes et en ville. Donc moins facile, encore, de circuler." Remarque intéressante, parce que la difficulté à circuler en ville est le résultat d'une politique délibérée visant à dégoûter les gens de se déplacer en voiture et à créer des embouteillages. Triste époque! Mais avec des aménagements appropriés il n'y aurait aucun problème, je l'affirme sans détour. La Suisse romande ne compte même pas 2 millions d'habitants sur 12'000 km2. Amusant de lire ceux qui pensent que pour une population aussi faible les problèmes de circulation sont "inévitables"!

Écrit par : Stéphane Montabert | 15 décembre 2010

"parce que la difficulté à circuler en ville est le résultat d'une politique délibérée visant à dégoûter les gens de se déplacer en voiture et à créer des embouteillages"

Elles sont énormément dues au fait que la structure des villes telles que nous les connaissons date d'époques où le parc automobile était infiniment plus restreint, voire même n'existait pas, et que cette structure n'est pas prévue pour absorber et faire s'écouler harmonieusement un tel flux automobile.
Dès lors, sauf à détruire des quartiers entiers dans les villes actuelles pour les remplacer par des artères dévolues à l'automobile, ce qui ne résoudrait par ailleurs pas le problème des voies secondaires qui se retrouveraient vite saturées, le problème est bien réel.

"La Suisse romande ne compte même pas 2 millions d'habitants sur 12'000 km2. Amusant de lire ceux qui pensent que pour une population aussi faible les problèmes de circulation sont "inévitables"!"

Certes, mais ces deux millions ne sont pas répartis uniformément sur ces 12'000 km2. Et les villes constituent des concentrations automobiles très importantes, d'où ces problèmes inévitables. A moins bien sûr, comme dit plus haut, de démolir à tour de bras. On constate d'ailleurs peu ou prou la même chose dans toutes les villes. Sans parler des concentrations de pollution dans tous les centres urbains qui sont, ne l'oublions pas, habités.

Mais vous parlez d'aménagements appropriés qui résoudraient tout problème. Quels sont-ils ?

Écrit par : Artaban | 15 décembre 2010

@M. montabert
"il n'existe pas de réseau public financé par l'Etat, mais seulement des réseaux publics financé par l'impôt des contribuables"
Cela fait partie des choses qui sont demandées à l'état, qui tourne grâce aux impôts. Si pour vous c'est une nuance, pour moi c'est une évidence.
"Les public light bus ne sont pas les seuls modes de transport de Hong-Kong, évidemment. Je ne vois pas en quoi cela les disqualifie."
Je ne parlais du tout de les disqualifier, mais juste de savoir si cela fonctionnait seul, ou si il s'agissait d'une alternative au reste car je ne connais pas ce système. Maintenant, si il s'agit d'une alternative, vous seriez prier de ne pas les "vendre" comme une preuve de fonctionnement. C'est n'est que la preuve d'une alternative sur un "marché" des transports. Est ce que la plèbe peut se payer ce mode de transport? Ou est-il réserver à ceux qui gagnent beaucoup? (Je vous pose la question, car, encore une fois, je ne connais pas le système).

"Vous partez du principe que le juste prix serait inabordable (ce qui, en soi, en dit long sur la "légitimité" des transports en commun en termes de mode de transport.)"
A mon avis, le jour où l'on tiendra compte de tout les facteurs pour fixer le prix du litre d'essence, on appréciera les transports en commun. Je trouve assez surprenant que vous ne puissiez imaginer l'idée que les transports publics puissent être un service de l'état, au même titre que la sécurité. (A mais pardon, il n'est pas bon dans la sécurité non plus, j'oubliais).
Par contre, il serait intéressant de savoir de combien cela diminuerait les impôts, car si cela en vaut économiquement la peine, la proposition est envisageable. Mais il m'est avis que cela serait bien négligeable comparé à l'augmentation du prix.

"riste époque! Mais avec des aménagements appropriés il n'y aurait aucun problème, je l'affirme sans détour. La Suisse romande ne compte même pas 2 millions d'habitants sur 12'000 km2. Amusant de lire ceux qui pensent que pour une population aussi faible les problèmes de circulation sont "inévitables"!"
Mais qu'est ce donc que des aménagements appropriés? C'est facile à dire, mais pas tant à faire.
Vous savez, le trafic c'est un peu comme l'écoulement d'un fluide. Si il y a des obstacles sur le parcours, ou si les moyens d'écoulement sont trop étroits, il y a perturbation et bouchon.
Prétendre qu'il serait possible d'aménager dans une agglomération, l'écoulement du trafic est encore une de ces réflexions à l'emporte pièce non applicable. A moins, bien sûr, que vous souhaitiez raser des immeubles pour augmenter les rues. Il est risible de prétendre que des routes prévues et dessinées alors que le trafic n'existait pour ainsi dire pas pourraient être, grâce à "des aménagements appropriés", adaptée à un flux de véhicules aussi important.
Vous savez, si vous remplissez une piscine olympique avec seulement 20cm d'eau, si elle doit s'écouler par une évacuation de 3cm cela va prendre beaucoup de temps.

Écrit par : lefredo1978 | 15 décembre 2010

@Artaban: en 2000, je pouvais venir travailler à Genève en voiture, au centre-ville, tous les jours. Aujourd'hui, c'est impensable. Pensez-vous qu'en dix ans la population a tellement augmenté? Ou la structure de la ville de Genève en 2000 permettait une circulation que celle de 2010 ne permet plus? Là on s'approche...

La densité n'a rien à voir à l'affaire. Si tout le monde vivait au même endroit, il n'y aurait pas besoin de se déplacer. Inversement, une population uniformément répartie n'a pas forcément besoin de se déplacer non plus, tout dépend comment chacun se situe par rapport à son travail, à ses commerces, etc.

Quelques aménagements appropriés consisteraient à optimiser le débit de véhicules compte tenu de la largeur de la chaussée, par exemple revenir en arrière sur ces piste cyclables sous-utilisées, faire des métros plutôt que des tramways, cadencer les feux pour grouper les automobiles le long des grands axes (une idée mise en pratique dans d'autres villes depuis au moins vingt ans), remettre en question les voies de bus et les feux (un cédez le passage peut être bien plus efficace), faciliter et décriminaliser le parcage (combien de gens tournent en voiture dans les centre-villes juste pour se garer?), créer enfin cette troisième voie d'autoroute lausanne genève, faire davantage de bretelles de contournement, en les enterrant lorsque c'est possible. Et il faudrait aussi faciliter la mixité entre zones d'habitation et zone de bureaux, que les gens puissent enfin habiter près de l'endroit où ils travaillent.

Ces quelques phrases suffiront à remplir d'horreur les écolos-bobos qui peuvent passer dans le coin, mais j'assume complètement. Tout le monde n'est pas un métrosexuel sans enfant pouvant se rendre à son boulot à pied depuis son loft hors de prix.

Le chantier serait vaste, à la mesure de la façon dont la mobilité individuelle a été négligée depuis deux décennies pour des raisons idéologiques.

Quant à démolir pour permettre le passage, c'est possible. On arrive bien à le faire pour les trains, voire à creuser des tunnels, alors pourquoi pas pour la voiture?

Écrit par : Stéphane Montabert | 15 décembre 2010

Plutôt que la population, il faudrait considérer le nombre d'automobiles et la densité du trafic endogène et exogène. Le parc automobile peut augmenter plus vite que la population.

Pour ce qui est des mesures que vous proposez, je ne m'estime pas suffisamment calé dans un domaine qui requiert de solides compétences pour que je croie utile de les commenter. Chacun y irait de ses idées et certitudes sans y connaître grand chose, finalement.

Toutefois : décriminaliser le parcage, vous entendez quoi par là ? La fin des amendes de stationnement ?

Il faudrait aussi peut-être de faire en sorte que nombre de gens ne prennent pas systématiquement leur bagnole pour faire quelques centaines de mètres, comme c'est souvent le cas.

Enfin, signalons tout de même que les démolitions dues au train ne sacrifient pas des quartiers entiers dans les villes, et que sacrifier des quartiers d'habitation au profit de la bagnole, qui plus est en période de disette locative, est assez peu opportun.

Pour terminer, s'il était possible de sortir une bonne fois de ces caricatures débiles, parfois à la limite de l'injure, de l'écolo forcément plein aux as, du chômeur forcément paresseux, du patron forcément sadique et exploiteur, du bénéficiaire de l'aide sociale forcément fraudeur, du banquier forcément escroc, du rentier AI forcément simulateur, etc, qui polluent de plus en plus fréquemment le discours politique de tous bords, l'intelligence en sortirait grandie. C'est infantile.

Écrit par : Artaban | 15 décembre 2010

@Artaban: je ne pense pas qu'il faille une expertise incroyable pour exprimer un avis. Gérer la circulation ne demande pas les mêmes compétences que d'envoyer un homme dans l'espace (et heureusement, au vu des résultats...) Il faut des ingénieurs pour construire un pont, mais une simple décision politique pour lancer le chantier.

Par "décriminaliser le parcage", je veux dire, cesser de prendre les automobilistes pour des vaches à lait. Une partie de la circulation est dûe à des gens qui ne peuvent pas se payer les tarifs exhorbitants - à dessein - des parkings publics. S'il y avait davantage de solution abordable pour se garer tout le monde en bénéficierait, même la qualité de l'air.

Quant aux caricatures débiles, j'aurais envie de vous soutenir, mais deux lignes plus haut vous critiquez des gens "qui prennent systématiquement leur bagnole pour faire quelques centaines de mètres". Dans le genre caricature, ça se pose là. Dommage.

Écrit par : Stéphane Montabert | 15 décembre 2010

Quand je parle de gens "qui prennent systématiquement leur bagnole pour faire quelques centaines de mètres", croyez bien que je ne donne pas là dans la caricature, mais me base sur des cas bien réels. Et je ne critique pas ces gens, mais leur pratique. Je vous concède toutefois que le "souvent" était peut-être excessif, seule une étude pouvant permettre de déterminer ou non son bien-fondé.

Exprimer un avis, tout le monde peut le faire bien sûr, et c'est d'ailleurs parfois dommage. On voit ça souvent lors des championnats de foot, où il y a environ autant d'entraîneurs-sélectionneurs patentés que de spectateurs. Cependant, un plan de régulation durable et à large échelle du trafic urbain et interurbain, l'un n'allant pas sans l'autre, est un domaine requérant de réelles compétences et des études prenant en compte de multiples paramètres, et qui ne se gère pas au bistrot du coin.

Pour ce qui est des parkings, le problème est déjà de savoir où les créer. Ca demande une surface et un volume considérables, un parking. D'autre part, qui les gère ? Qui en fixe les prix ?

Écrit par : Artaban | 15 décembre 2010

Sur les lignes d'autobus privées interurbaines :

http://www.city-journal.org/2010/20_4_snd-bus-market.html

Ca vient de sortir.

Écrit par : Robert Marchenoir | 15 décembre 2010

@M. montabert

J'étudiais à Genève à la période dont vous parler et les perturbations étaient fréquentes. Passer le pont du Mont-blanc était déjà une horreur, prétendre le contraire est un mensonge. Le centre de genève, tout comme celui de Lausanne d'ailleurs, relève du gag de mauvais goût question circulation et cela ne date pas de 10 ans.
Répartir uniformément la population sur le territoire est également une idée sans réel fondement. Les places de travail ne sont pas équitablement réparties sur le territoire, déplacements pendulaires il y aura forcément. Les loyers poussant, justement, vers la périphérie.
Vous crachez, encore, contre les écolos-bobo, après les gauchiste caviar, mais la mixité des zones habitation commerce est quelque chose qu'ils prônent depuis longtemps.
Le reste n'est que vision utopiste dans un monde libéral idéal. Je m'explique.
Adapter le flux du taffic à la chaussée est une évidence. Mais à mettre toujours plus de véhicule au même endroit, on arrive à un point de saturation où de toute manière le flux sera bloqué, c'est physique, là encore, la comparaison avec un écoulement de fluide est très parlante. Certaines mesures pourraient optimiser certaines zones et fluidiserai un peu le traffic, mais quand la saturation est là, le problème n'est que déplacé ou retardé.
De toutes manières, à mon avis, vouloir amener toutes les voitures en ville est un non-sens, et cela pour plusieurs raisons.
1° la circulation en sera forcément perturbée, car nos villes ne sont pas concues pour absorber tant de véhicules
2° le prix de construction et d'entretien de parking suffisamment grands pour les accueillir, en centre ville, rendrait le prix du stationnement absolument insupportable. Vous les trouvez trop cher maintenant? Mais ne sont-ils pas déjà au juste prix? Faudrait il que les villes subventionnent les parkings? Perso, alors, je préfère qu'elles subventionnent les transports publics, car en ville ils sont bien plus efficient qu'un flot de véhicules.

Je ne sais pas ce que vous faites comme boulot, mais je vous assure que la construction d'un parking, en ville, n'a pas de commune mesure, en terme de coûts et d'impact avec celle du même parking dans une friche hors cité.

Écrit par : lefredo1978 | 16 décembre 2010

@Lefredo1978: je suis désolé que mon expérience authentique contredise votre théorie. Sans doute que mes souvenirs sont erronés et que je ne venais pas en voiture à Genève, sans m'en rendre compte!

"Vous crachez, encore, contre les écolos-bobo, après les gauchiste caviar, mais la mixité des zones habitation commerce est quelque chose qu'ils prônent depuis longtemps". C'est ça. Et après vous allez me dire que le zonage et le plan d'occupation des sols est une invention de la droite...

Vous me parlez aussi d'écoulement de fluide, c'est bien gentil: cela explique sans doute pourquoi le fluide s'écoule de plus en plus mal dans les villes romandes, certaines municipalités prenant un malin plaisir à détruire les voies de circulation automobile. Quand on passe de deux voies de circulation a une seule (sans faire pousser des immeubles sur la chaussée, notez bien) forcément ça circule moins bien.

Finalement, vous me parlez de "l'insupportable" prix de construction et d'entretien de parkings en ville. Ce à quoi je réponds: foutaises. Les parkings en ville sont très rentables, juteux même, tant à cause de tarifs délirants que d'une politique de pénurie qui les rend rare comme la poussière d'or. Libéralisez la construction de parkings privés en ville avec des tarifs libres, et dans quelques années, nous verrons effectivement si ces investissements sont rentables ou pas.

Mais c'est un scénario purement théorique, puisqu'au nom de la lutte (finale?) contre la mobilité individuelle, les parkings urbains sont assimilés au diable.

Écrit par : Stéphane Montabert | 16 décembre 2010

Bizarre que l'on ne semble pas ici considérer comme importante la sécurité et la qualité de vie des habitants des centres-villes. A Lausanne ils ne sont que 12'000.

Il faut avoir habité une artère avec un flux continuel de véhicules sous ses fenêtres pour savoir ce que c'est.

Et on parle d'augmenter encore le nombre de véhicules en ville... On se demande bien dans quel coin crèchent les partisans du tout-voiture.

Dans un autre domaine, c'est un peu comme en matière de boîtes de nuit à Lausanne : leurs défenseurs les plus inconditionnels se gardent bien d'habiter les quartiers littéralement sinistrés par les effets collatéraux de la présence de ces établissements, à l'instar, entre bien d'autres, du branché Fathi Derder qui vit dans une villa pieds dans l'eau...

Écrit par : Baran | 16 décembre 2010

Notons, à titre préventif, qu'il ne s'agit pas de chasser la voiture des villes, mais d'y maintenir sa présence à un niveau raisonnable. A savoir éviter que les centres-villes ressemblent au périphérique parisien à 18 heures.

Écrit par : Baran | 16 décembre 2010

@Baran: j'ai habité au centre de Lausanne. La circulation automobile me dérangeait moins que la présence de dealers et de drogués sonnant à ma porte pour me réclamer de l'argent; mais quitte à ne parler que de circulation, les embouteillages devant ma fenêtre ne m'étaient pas particulièrement sympathiques, et ceux-ci sont allés croissants avec les "aménagements" concoctés par la ville.

Écrit par : Stéphane Montabert | 16 décembre 2010

Monsieur Montabert,

Lorsque je parle des effets collatéraux des boîtes de nuit, cela comprend évidemment aussi – outre les hurlements et bagarres nocturnes, les déprédations ainsi que les rues transformées en dépotoir/pissoir/dégueuloir que les habitants du centre sont appelés à supporter au nom du « Lausanne ville vivante et sexy », du tiroir-caisse des gérants des établissements de nuit, et donc des rentrées fiscales qui en découlent après traficotage des comptes – la présence de nombreux dealers aux abords de celles-ci. La cocaïne est en effet une drogue très prisée des clubbeurs, et la présence des très nombreux dealers de cocaïne à Lausanne ne s'explique que très, très marginalement par la présence des toxicomanes de la Riponne, lesquels se pètent avec tout ce qui leur tombe sous la main. Vivant dans mon quartier depuis longtemps, j'ai pu constater que le nombre de dealers y a explosé depuis l'ouverture à la chaîne des boîtes de nuit au centre de Lausanne à la suite de l'abolition de la clause du besoin, en 1996 sauf erreur, par la droite du Grand Conseil au nom de la liberté du commerce et d’entreprendre.

Pour habiter un quartier littéralement infesté de dealers, je peux en outre me rendre compte que leur nombre augmente spectaculairement les week-ends, lorsque des milliers de clubbeurs venant de toute la Romandie, ainsi que de Suisse allemande et de France voisine, transhument à Lausanne.

Enfin, les transactions se déroulant au vu et au su de tous, ainsi que je peux m'en apercevoir de chez moi, je constate que le client de semaine n'est pas le tox livide en manque et guenilles, mais la plupart du temps une personne de bonne apparence, ou tout au moins normale. Les dealers assurant également un service de vente à la portière, les clients se font dès lors aussi servir sans descendre de véhicule, ce dernier étant rarement une guimbarde pourrie.

La vente de cocaïne fait pleinement partie de l’offre officieuse lausannoise en matière de vie nocturne, et les gérants de boîtes de nuit verraient d’un très mauvais œil sa disparition, synonyme de perte de clientèle. Paraît-il même que certaines boîtes pratiquent le trafic intra muros.

Dès lors, quand on crée toutes les conditions pour un incendie, il ne faut pas s’étonner ensuite quand ça brûle.

Ceci dit, pour en revenir au thème initial, l’écoulement du flux automobile à Lausanne se heurte à des contraintes physiques, telles que notamment la largeur des rues ou des ponts. Il y a une limite indépassable. Et, comme cela a été dit plus haut par un intervenant, on imagine mal démolir des dizaines d’immeubles le long des grandes artères lausannoises – et donc priver de logement des milliers de résidents et vider la ville de nombre de ses habitants – dans le seul but de permettre aux automobilistes de garder leur moyenne. Une ville, c’est d’abord ses habitants, pas les automobilistes, ni ses clubbeurs, par ailleurs.

Écrit par : Baran | 16 décembre 2010

@M. Montabert

Je ne nie pas que la situation empire selon les aménagements, ni la volonté de diminuer les automobiles dans les centre villes en créant des chicanes. Cela va exactement dans ma comparaison avec un écoulement de fluides. Mettre des perturbations sur la parcours créer des ralentissements et des bouchons. Je ne prétends pas non plus que c'est une manière intelligente de gérer l'afflux de véhicules. Mais cela ne va pas du tout à l'encontre de mon intervention en disant que les limites physiques des artères sont atteintes depuis longtemps.
Je ne m'attarderai pas sur la libéralisation des parkings, mais quand on sait ce que cela coûte, m'est avis que le prix ne changera pas en mieux. Mais bon, je suppose que vous connaissez mieux que moi comment on calcule le rendement d'une installation, et comment on estime son coût au départ...
Et puis comme un intervenant l'a fait remarquer, la qualité de vie des habitants du centre devrait aussi être prise en compte. Et non seulement les flux de véhicules ne sont pas tellement agréable, il est un peu stupide de souhaiter voir une augmentation de la circulation aux centres avec les problèmes d'ozone que nous y vivons déjà actuellement.

Pour en revenir à Genève, je me demande bien à quelle heure vous alliez bosser pour pouvoir prétendre aller au centre-ville sans problème.
Mais on ne va pas se battre pour si peu n'est ce pas?

Écrit par : lefredo1978 | 16 décembre 2010

"Mais cela ne va pas du tout à l'encontre de mon intervention en disant que les limites physiques des artères sont atteintes depuis longtemps."

C'est ça. Et réduire de 50% les pistes de circulation automobile à travers des "aménagements" genre voies réservées pour les bus, pistes cyclables ou autres, je suis sûr que ça rentre dans votre conception des limites physiques atteintes depuis longtemps.

Écrit par : Stéphane Montabert | 21 décembre 2010

Dans le cas de Lausanne, les pistes cyclables sont très rares, à ma connaissance du moins. Pour ce qui est des voies réservées aux bus, on n'en trouve que sur les grandes artères, et encore. Vous préconisez de les supprimer ?

Écrit par : Baran | 21 décembre 2010

Il n'existe aucune justification éthique recevable à des voies réservées aux transports en commun. Si vous me parlez d'une justification pratique, alors, on peut discuter!

Une voie de bus réservée est défendable dans le but de maximiser le nombre de passagers par heure, et alors elle peut avoir mon soutien. Mais si, comme parfois, une voie de bus n'a été aménagée que pour entraver la circulation automobile au nom de l'idéologie anti-voiture, alors elle doit être supprimée, car elle contribue à diminuer la mobilité globale.

D'où augmentation des retards, des embouteillages, de la pollution.

Le but d'une politique de mobilité *saine* est de fluidifier au maximum le nombre de voyageurs compte tenu de la largeur des chaussées. Tout ceci se mesure facilement, il est possible de décider selon des critères objectifs (taux d'occupation des bus, débit de véhicules, etc.) Mais trop souvent, les a-prioris idéologiques pourrissent ce débat.

A Lausanne les piste cyclables sont rares, mais les cyclistes encore plus rares. La faute à la géographie de la ville. Vous aurez beau quadriller la ville de pistes cyclables (une façon incroyablement inefficace d'allouer la chaussée, soit dit en passant) vous ne verrez jamais passer beaucoup de vélos.

Écrit par : Stéphane Montabert | 21 décembre 2010

@ M. montabert

"Mais si, comme parfois, une voie de bus n'a été aménagée que pour entraver la circulation automobile au nom de l'idéologie anti-voiture, alors elle doit être supprimée, car elle contribue à diminuer la mobilité globale."
Je me demande bien d'où vous sortez cette affirmation. Faudra nous transmettre vos sources parce que ça me semble plus idéologique que réel votre affirmation.
Il est évident que les voies réservées aux bus sont uniquement dans le but d'en améliorer les déplacements et la fluidité.
De plus, quand ces voies existent, les transports en commun sont utilisés de manières assez intensives.
Les lignes du centre de lausanne, de la riviéra ou de genève sont rarement vides. Et ces voies sont donc indispensables.
Mais il n'est pas étonnant, quand on lit vos discours sur le droit au déplacement en voiture, qu'elles ne représentent qu'une entrave à la voiture impériale. Heureusement que la majorité des gens vivant en ville ne pense pas comme vous.
Et vous le disiez, vous employiez beaucoup les transports publics, je suppose que si les retards étaient encore plus fréquents, vous vous en seriez plaint.

Écrit par : lefredo1978 | 21 décembre 2010

ah et pour votre gouverne, les pistes cyclables ne sont pas destinées à faciliter indument le déplacement de bobo à vélo, mais bien tenter d'améliorer leur sécurité.
Nieriez vous l'utilité de protéger les cyclistes des voitures?

Écrit par : lefredo1978 | 21 décembre 2010

"Mais si, comme parfois, une voie de bus n'a été aménagée que pour entraver la circulation automobile au nom de l'idéologie anti-voiture, alors elle doit être supprimée, car elle contribue à diminuer la mobilité globale."

"Je me demande bien d'où vous sortez cette affirmation."

Intervention d'un élu de gauche au du Conseil Communal de Renens, 2008 (vous m'excuserez de ne pas vous retrouver la date et l'heure). Et je vous passe la digression sur le satanisme de la voiture. Je suis convaincu que des discours similaires ont été tenu dans divers Conseils communaux de l'arc lémanique.

Quant à invoquer la sécurité pour justifier les pistes cyclables, c'est risible. Plus il y a de pistes cyclables et donc de vélos, plus il y a d'accidents, Genève en donne un malheureux exemple. Si les pouvoirs publics cherchaient la sécurité avant tout, ils ne feraient pas la promotion d'un mode de déplacement aussi dangereux.

Écrit par : Stéphane Montabert | 21 décembre 2010

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