19 janvier 2011

Vive les Tunisiens!

Pour la plupart des occidentaux, la Tunisie était, au mieux, une destination de vacances. Elle est maintenant devenue le symbole de la révolution contre les dictateurs.

Personne n'aurait imaginé il y a quelques mois l'horreur de l'Etat mafieux dans lequel vivent dix millions de Tunisiens depuis des décennies. Le 17 décembre, l'immolation volontaire d'un jeune vendeur ambulant, Mohamed Bouazizi, révolté par la saisie de sa marchandise par la police, mit le feu aux poudres. La réaction populaire à la mort de cet homme malheureux et désespéré révéla au monde l'ampleur de la colère couvant contre le régime de Zine El Abidine Ben Ali.

En protestant contre le dictateur, les manifestants savaient bien qu'ils prenaient des risques; Mohamed Bouazizi ne serait pas la dernière victime de Ben Ali. Le week-end du 8 janvier fut le plus sanglant, entre vingt et cinquante personnes perdant la vie suite à des affrontements avec la police du régime.

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Le président Ben Ali tenta naturellement d'éteindre l'incendie à coup de promesses: création de 300.000 emplois supplémentaires d'ici 2012, limogeage d'un fusible (le ministre de l'intérieur), libération de certains prisonniers, baisse des prix, jusqu'à l'annonce de son retrait du pouvoir en 2014. Le tout avec une répression savamment orchestrée, le couvre-feu étant décrété dans de vastes zones urbaines pendant que certains "policiers" participaient directement aux pillages.

Rien n'y fit. Loin de se calmer, la population tunisienne redoubla d'ardeur. Craignant pour sa vie, le despote s'enfuit en Arabie Saoudite le 14 janvier.

Depuis, la Tunisie lutte pour un vrai changement de régime et non une remise en question symbolique: tous les sbires de Ben Ali n'ont pas été éloignés du pouvoir, loin de là.

La Tunisie réussira-t-elle à prendre un virage démocratique? Sombrera-t-elle dans le chaos et la violence? Finira-t-elle entre les mains d'une dictature militaire, d'un groupe islamiste, de révolutionnaires marxistes? S'enfoncera-t-elle dans un nouvel enfer pour une génération?

Il est trop tôt pour le dire. Mais malgré les risques, la violence et les vautours, les Tunisiens suscitent l'envie auprès d'autres populations maghrébines asservies: témoins de nouveaux actes désespérés tentant de déclencher en Algérie ou en Egypte le même mouvement populaire, en s'immolant en place publique pour protester contre les régimes en place.

Les Tunisiens doivent relever des défis immenses. Ils s'y attellent avec courage et méritent notre respect.

Et ils ne le reçoivent pas.

Le monde observe la Révolution de Jasmin avec une pudeur déplacée, gênante. Pourquoi personne ne félicite les Tunisiens? Par prudence? Il en faut, certes, mais la Tunisie vit un bouleversement unique. Par mépris? Certainement des autres dictatures de la planète - et elles sont nombreuses - mais pas de nos démocraties occidentales, enfin, on peut l'espérer.

En France, on brille surtout par le manque d'enthousiasme. Après avoir proposé à Ben Ali de l'aide pour "gérer" les manifestations, du bout des lèvres on félicite "le peuple" pour son action - le peuple, cette masse pléthorique et méprisée, sans leader à qui serrer la main devant des photographes. Et encore, uniquement parce qu'il est clair désormais que Ben Ali ne reprendra pas les rênes du pouvoir.

En Suisse, on temporise, on parle d'autre chose. Peut-être est-ce une prudence de bon aloi associée à la neutralité du pays. A moins que l'épisode de la reconnaissance empressée du Kosovo, dont on réalise aujourd'hui qu'elle a surtout servi à légitimer la mafia qui le dirige, ait laissé quelques traces.

Mais de part le monde, il y a bien des gouvernements, bien des chancelleries, bien des ministres des Affaires étrangères qu'on a déjà vu parler à tort et à travers pour moins que ça. Pensons à l'affaire de la "flottille de la paix" par exemple (lire une analyse ici). On cherchera en vain les condamnations du régime Ben Ali après les tueries commises par les "forces de l'ordre" locales, surtout comparées aux protestations conséquentes à une intervention militaire israélienne, quelle qu'elle soit.

Qu'attendent-ils pour dénoncer avec la plus grande fermeté les exactions du régime?

Qu'attendent-ils pour féliciter les Tunisiens?

Qu'attendent-ils pour se réjouir de la fin du régime de Ben Ali? Pour proposer leur assistance à une transition démocratique?

Sont-ils à ce point peu concernés de voir fuir un dictateur? Ou simplement mal à l'aise? Et pourquoi?

Je n'ai pas la réponse, mais rien de positif ne me vient à l'esprit quand j'y pense. En attendant, mes meilleurs sentiments sont pour la population tunisienne.

Commentaires

Concernant la réaction française, je dirais plutôt qu'elle est passée instantanément du soutien vaguement mafieux à Ben Ali, tant qu'il était au pouvoir, à la célébration énamourée et bruyante de "l'héroïque peuple tunisien", dès qu'il a été clair que le dictateur avait perdu le pouvoir.

L'un comme l'autre me paraissent également lâche, naïf et à courte vue.

Le refus d'accorder l'asile à la famille de Ben Ali, ne serait-ce que quelques semaines, est particulièrement mesquin à cet égard. D'autant qu'un officiel a dit, sans honte, que la France refusait l'asile pour ne pas mécontenter sa population d'origine tunisienne.

La France a accueilli et aidé le criminel Khomeiny, et elle ne pourrait pas offrir l'asile quelque temps à la famille d'un dictateur encensé par sa clase politique jusqu'à la veille ?

L'attitude des journalistes français qui se répandent en courbettes à l'égard du "peuple tunisien" est particulièrement répugnante. On ne leur demande rien, à eux. Ils n'ont pas de responsabilités diplomatiques ou politiques. Ils pourraient se contenter de faire leur travail, au lieu de passer la main dans le dos aux puissants du jour, ou présumés tels.

Et puis n'oublions pas le coup de langue d'Obama au "peuple tunisien".

Non, je trouve qu'il n'a pas manqué de soutien, le "peuple tunisien". D'ailleurs, faut-il vraiment soutenir le "peuple tunisien" ? Y compris les islamistes tunisiens ? Les marxistes tunisiens ? Les tortionnaires tunisiens ? Les profiteurs tunisiens ?

Cette réthorique néo-marxiste du "peuple" qui ne saurait qu'être bon et vertueux me paraît quelque peu faisandée.

Écrit par : Robert Marchenoir | 19 janvier 2011

Robert Marchenoir a dit l'essentiel. Soulignons que cette phase de transition n'est pas à prendre à la légère. Il s'agit de préparer des élections démocratiques dans un délai vraiment très court dans des conditions difficiles. En attendant, si on laisse certains Tunisiens extrémistes communistes ou islamistes, ceux qui actuellement continuent de manifester, traiter leur pays comme ils ont traité les villas-palais du clan Ben Ali, ce n'est pas seulement la Tunisie qui va s'effondrer, mais ses voisins algériens et marocains. Et vous pensez, vous UDC, que cela sera sans conséquence sur l'Europe ? Qui empêchera le déferlement de dizaines de millions de réfugiés d'envahir d'abord la France, ensuite le reste du continent, nous compris ? L'armée suisse et ses spécialistes en catastrophes et ses spécialistes en ordinateur dirigés par le capitaine des pompiers Maudet ? Cela vous ferait plaisir un million de Maghrébins de plus à Lausanne en une nuit ? Cela fera sûrement mouiller Manon Schick et Ada Marra, mais elles seront les seules...

Écrit par : Géo | 19 janvier 2011

"En France, on brille surtout par le manque d'enthousiasme. Après avoir proposé à Ben Ali de l'aide pour "gérer" les manifestations, du bout des lèvres on félicite "le peuple" pour son action... (...) Sont-ils à ce point peu concernés de voir fuir un dictateur? Ou simplement mal à l'aise? Et pourquoi?"

Avec Ben Ali, la France et les autres savaient ce qu'ils avaient, maintenant ils se demandent ce qui les attend. Moi, personnellenement, j'ai conservé le soutenir du soutien apporté par Giscard à l'ayatollah Khomeiny.

S'agissant des Tunisiens, je pars du principe qu'un pays est l'expression du peuple qui l'habite et comme les Tunisiens de l'après-Ben Ali seront rigoureusement les mêmes que ceux de l'avant- et du pendant-Ben Ali, je ne nourris que peu d'illusions, indépendamment de la mouvance politique qui raflera la mise dans les mois à venir...

Écrit par : Scipion | 19 janvier 2011

"Et vous pensez, vous UDC, que cela sera sans conséquence sur l'Europe ? Qui empêchera le déferlement de dizaines de millions de réfugiés d'envahir d'abord la France, ensuite le reste du continent, nous compris ?"

Tout le monde ne pense pas que, pour donner de la joie à Mlles Schick et Marra, il faudra forcément passer par la case "effondrement du Maghreb" :

- « Les cent millions de Maghrébins ont comme vocation de venir en Europe » - Antoine Sfeir* - C’dans l’air – « Le Mai 68 du Maghreb » - Mardi 11 janvier 2010

On dirait que, lui aussi, il pense que les pays sont l'expression des peuples qui les habitent...

* Directeur des Cahiers de l'Orient, il préside également le Centre d'études et de réflexions sur le Proche-Orient et est professeur en relations internationales au CELSA (École des hautes études en sciences de l'information et de la communication).

Écrit par : Scipion | 19 janvier 2011

Pour une fois, je ne partage pas DU TOUT votre analyse.

Les pays arabes ne sont pas occidentaux. Ils n'ont jamais connu la démocratie, les Lumières (XVIIIe siècle), la réforme religieuse (les lois laïques ont préséances sur les habitudes religieuses, même à la maison).

Espérer la démocratie dans ces pays est absurde en 2010.

1989 : les algériens peuvent voter librement. Ils ont des démocrates, des socialistes, des libéraux, mais ce sont les islamistes qui gagnent ! Elections annnulés.

2004 : les irakiens votent. C'est le retour du clanisme. Le partage entre sunniste et chiites, avec quasi expulsion des chrétiens en prime. C'est ça, la "liberté" ?

Egypte : le choix se limite à un dictateur corrompu et les Frères musulmans...
Turquie : les islamistes gouvernent. Le peuple n'a le choix qu'entre eux et des corrompus (battus il y a 10 ans).

En fait, le choix pour ses peuples peu éduqués ou éduqués comme nos ancêtres d'avant 1914 (nationalisme farouche et histoire "fantasmée et glorieuse") se limite à un dictateur laïque et un dictateur islamique. Le premier me semble moins étouffant. Il sera meilleur - enfin, "moins pire"... - que le second. Et pour le continent européen, cela fera moins de réfugiés politiques à accueillir, nourrir, loger et supporter.

Bush a déconné en virant saddam hussein, il aurait mieux fait de l'acheter. Alors laissons ces pays dans l'obscurantisme en soutenant les dictateurs amis (et en virant les autres, evidement), ceci jusqu'à ce que leur écoles, leurs chaines de TV/radio diffusent les idées modernes (comme le Shah d'Iran, autrefois). Laissons alors murrir le fruit et LA, vous aurez de vrais démocrates et des peuple qui enverront ballader leurs extrêmistes religieux ! Il sera alors temps de les soutenir à fond.

Pour l'instant, je suis très inquiet sur l'avenir de la Tunisie. Je crains les barbus et un afflux de réfugié chez moi, avec une révolte manquée : Ben Ali remplacé par Cheik Machin, tu parles d'un cadeau !

Écrit par : Paul | 20 janvier 2011

Il faut arrêter de peindre le diable sur la muraille!
J'étais en Tunisie lors des faits, laissons les Tunisiens régler leurs problèmes et tout ira bien!
Les conseilleurs sont rarement les payeurs et il ne faut pas avoir de crainte pour une invasion de l'Europe, Marseille est déjà la deuxième ville d'Algérie...

Écrit par : Chappuis Jean-François | 20 janvier 2011

@Paul: je n'accepte pas l'idée d'un destin établi, où les occidentaux "avancés" seraient les seuls à pouvoir apprécier la démocratie et ses bienfaits pendant que les autres peuples "arriérés" seraient relégués au totalitarisme et au despotisme, ontologiquement incapables d'utiliser la démocratie, comme des sauvages illétrés à qui on confie un iPad dernier cri.

Il est clair que l'offre politique établie conditionne le gouvernement qui peut émerger. Par exemple, en Turquie, les trois partis principaux sont respectivement islamiste, socialiste et ultra-nationaliste: lorsqu'on a compris ça, pas besoin de s'étonner que les Turcs jouent perdant à chaque élection, peu importe ce qui sort des urnes.

Les Tunisiens sont éduqués, jeunes, dynamiques, ouverts sur l'étranger, et font preuve jusqu'ici d'une retenue remarquable. Je pense vraiment qu'ils ont toutes les cartes en main pour ne pas se laisser berner.

J'ose espérer qu'ils seront assez sages pour ne pas s'engouffrer dans les bras du premier "homme fort" venu. Il suffit de peu de choses pour qu'une réelle démocratie finisse par émerger: La liberté d'expresssion, des médias indépendants du pouvoir, un accès à internet, une relative paix civile, la liberté de fonder de nouveaux partis politiques et de les présenter...

En Tunisie le script n'est pas encore écrit.

Écrit par : Stéphane Montabert | 20 janvier 2011

@Stéphane

Attention à la généralisation. Tous les tunisiens ne sont pas "éduqués", et beaucoup considèrent que l'islam est une modernité.

Vous citez l'exemple turc. Un bon exemple, en effet. On parle toujours de ce pays pour vanter sa laïcité, en montrant des reportages dans les grandes villes. Personne ne montre l'autre face du pays, les campagnes où le "crime de sang" se pratique bien que la loi l'interdise. Et c'est ce pays laïc qui a porté et maintenu les islamistes au pouvoir. Tout près de vous se trouve la plus grande minorité turque, en Allemagne. Ils y sont nés, y ont grandi, ne connaissent que l'éducation laïque et démocratique, l'information libre et apolitique... et ils vont chercher leurs épouses au "bled" (non contaminées, bonnes musulmanes dociles), et se sentent d'abord musulman, puis turc et enfin allemand. Remarquez qu'on a les mêmes en France, ils se sentent d'abord du pays de leurs pères, même s'ils n'y ont jamais mis les pieds.

J'évoquais le Shah d'Iran parce qu'il fut un modèle d'évolution : il utilisa ses pleins pouvoirs pour occidentaliser son pays, pourchassant les communistes comme les religieux. Hélas, il est tombé, mais il a laissé les traces : la jeunesse iraniene en a marre des mollah et rève d'un modèle occidental, en plus propre. Ben Ali avait fait de même, il était le rempart contre l'intégrisme, qui est un fascisme comme les autres. Qu'il ait été corrompu n'a rien de choquant. Citez moi un pays arabe ou européen et je vous trouverais des dirigeants (ou ex-dirigeants) mouillés dans des affaires de fric.

En fait, je crains que les tunisiens ne se retrouvent :
- soit avec un homme providentiel avec son parti, qui trahira ses promesses pour instaurer un système à son profit (ce qu'a fait Ben Ali et le RCD)
- soit avec des musulmans modèrés qui vireront à l'intégrisme petit à petit, comme le fait l'AKP en Turquie (avez vous vu l'armée muselée et le retour des voiles en ville ?)

De plus, la liberté n'est pas acquise. Savez vous qu'un tiers des musulmans britanniques sont favorables à la sharia... en Grande-Bretagne ? Ils ont choisi un pays de liberté et voilà ce dont ils rêvent !

Honnêtement, je ne pense pas que les tunisiens soient culturellement prêts. Il leur faudrait une étape transitoire, un Mustafa Kemal par exemple. Sinon, c'est nous qui allons ramasser leurs pots cassés. Marre de payer pour ces pays soi-disants indépendants !

Écrit par : Paul | 20 janvier 2011

Les terroristes islamiques sont, eux aussi, jeunes, dynamiques, éduqués et ouverts sur l'étranger.

Souveraineté nationale. Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Pas d'ingérence dans les affaires intérieures d'autrui. Défense de nos propres intérêts sans volonté hégémonique ou impérialiste. Voilà la sagesse.

Cela n'a-t-il pas été l'attitude suisse pendant longtemps ?

Écrit par : Robert Marchenoir | 20 janvier 2011

"...je n'accepte pas l'idée d'un destin établi, où les occidentaux "avancés" seraient les seuls à pouvoir apprécier la démocratie et ses bienfaits pendant que les autres peuples "arriérés" seraient relégués au totalitarisme et au despotisme..."

Il ne s'agit pas de "pouvoir apprécier", mais d'aptitude à la démocratie. Et je ne crois pas que les différents peuples y soient également aptes.

Non pas parce que je suis "raciste" mais parce que l'inaptitude se vérifie dans les faits par deux attitudes tout à fait complémentaires :

1. la tentation de la tricherie pour tout le monde

2. l'accusation de tricherie portée par le perdant

Et cette inaptitude me paraît insurmontable par des moyens humains normaux - et même la chimie me paraît un peu désarmée... :o) -, puisque c'est une question de confiance, respectivement de méfiance, entre gens d'un même peuple aux intérêts divergents, voire opposés.

Nous sommes donc dans le domaine des sentiments et, avec Gustave Le Bon*, je ne crois pas que les sentiments puissent être assujettis à la raison, dans ce type de circonstances.

* « Les sentiments se combattent avec des sentiments ou des représentations mentales de sentiments, jamais avec des raisons. »

Écrit par : Scipion | 20 janvier 2011

"Il leur faudrait une étape transitoire, un Mustafa Kemal par exemple."

Puis-je vous faire observer que Kemal a doublement échoué dans sa volonté d'éradiquer l'Islam et de faire de la Turquie un Etat moderne et industrialisé ?

Écrit par : Scipion | 20 janvier 2011

Bernard Lugan, expert de l'Afrique s'il en est, fait preuve d'une certaine circonspection:

CITATION

1) Certes le président Ben Ali n’était pas l’illustration de la démocratie telle que la connaissent une trentaine de pays sur les 192 représentés à l’ONU, certes encore, de fortes disparités sociales existaient en Tunisie, mais, en vingt ans, il avait réussi à transformer un Etat du tiers monde en un pays moderne attirant capitaux et industries, en un pôle de stabilité et de tolérance dans un univers musulman souvent chaotique. Des centaines de milliers de touristes venaient rechercher en Tunisie un exotisme tempéré par une grande modernité, des milliers de patients s’y faisaient opérer à des coûts inférieurs et pour une même qualité de soins qu’en Europe, la jeunesse était scolarisée à 100%, les femmes étaient libres et les filles ne portaient pas le voile.

2) Aujourd’hui, tout cela est détruit. Le capital image que la Tunisie avait eu tant de mal à constituer est parti en fumée, les touristes attendent d’être évacués et le pays a sombré dans le chaos. Les journalistes français, encore émoustillés à la seule évocation de la « révolution des jasmins » cachent aux robots qui les lisent ou qui les écoutent que le pays est en quasi guerre civile, que les pillages y sont systématiques, que des voyous défoncent les portes des maisons pour piller et violer, que les honnêtes citoyens vivent dans la terreur et qu’ils doivent se former en milices pour défendre leurs biens et assurer la sécurité de leurs familles. Les mêmes nous disent doctement que le danger islamiste n’existe pas. De fait, les seuls leaders politiques qui s’expriment dans les médias français semblent être les responsables du parti communiste tunisien. Nous voilà donc rassurés…

FIN DE CITATION

Le texte entier est ici:
http://www.ripostelaique.com/La-chute-de-Ben-Ali-et-la-liesse.html

Alors, je comprends la prudence de certains commentateurs, et j'admets volontiers que le risque d'une récidive, ou pire, est loin d'être nul (surtout si la façon dont on nous rapporte la révolte tunisienne dans les médias est manipulée pour masquer les récupérations politiques ou religieuses qui peuvent avoir lieu là-bas).

Mais enfin, faisons preuve d'un minimum d'espérance aussi. On ne sait pas de quoi l'avenir de la Tunisie est fait, mais il n'y a aucune chance que le pays parvienne à la démocratie tant que la dictature est en place.
Aujourd'hui au moins, les Tunisiens ont l'occasion de décider de leur avenir. C'est déjà beaucoup.

Écrit par : Stéphane Montabert | 21 janvier 2011

"Puis-je vous faire observer que Kemal a doublement échoué dans sa volonté d'éradiquer l'Islam et de faire de la Turquie un Etat moderne et industrialisé ?"

Scipion,
la Turquie vivait encore aux XVIIeme siècle quand Kemal a pris le pouvoir en 1921. Il a fortement modernisé la mentalité turque, en affirmant notament que l'islam était un échec (ce qui était très osé dans ce califat millénaire !), en dévoilant les femmes, rendant l'école obligatoire, etc. Il n'a pas eu le temps de pousser l'industrialisation (Kemal est mort après 14 ans de pouvoir). Mais l'armée s'en est chargée : les villes turques des années 70 ressemblaient à celles de la Grèce. Pour les campagnes, j'avoue que ce fut un échec.

Il a manqué du temps à Kémal et de la volonté à l'armée, qui se foutait complètement des campagnes.

J'ai pensé en 1987 que Ben Ali serait le Kemal tunisien, et il l'a été sur le plan de la laïcité. Hélas, il fut archi-corrompu, cela a provoqué sa chute. Remarquez que la religion n'interdit pas la corruption, l'Iran en est un bon modèle (ne parlons pas des saoudiens, c'est le pire).

Je maintiens : il faut un Kémal (ou un Mossadegh non communiste) à ces pays pour au moins deux générations. Après, les esprits sont formés. Et l'Europe doit les encourager en renvoyant dans leurs pays d'origine les immigrés éduqués chez nous, afin qu'ils apportent les connaissances comme enseignants, journalistes, ingénieurs, politiciens et chefs d'entreprise.

Hélas, je crains que l'Europe veuille conserver un maghreb pauvre et dépendant pour une immigration à bas salaire chez nous. C'est triste, mais les pays du Maghreb peuvent décider de ces politiques nouvelles en se passant de l'opinion de l'Europe. Oseront-ils ?

Écrit par : Paul | 21 janvier 2011

Vous êtes, Paul, d'un optimisme que je ne partage. Je fais partie de ceux qui pensent qu'un développement industriel ne se décrète pas.

N'êtes-vous pas frappé par le fait que les pays qui souffrent le plus de la crise (PIGS) sont précisément ceux dont l'économie a été "exogènement", et j'ai presque envie de dire artificiellement, boostée depuis 25 ans et plus, par l'U.E. ?

L'économie n'est pas mon fort, c'est la raison pour laquelle j'en parle peu, mais, comme les flics, je ne crois pas aux coïncidences.

Écrit par : Scipion | 21 janvier 2011

Excusez moi Scipion, mais le développement industriel se décrète et s'est décrété.

Quand l'Algérie est devenue indépendante (juillet 1962), elle s'est tournée vers l'URSS pour recevoir des usines "clés en main", à charge pour elle de produire et d'exporter vers l'URSS qui avait de gros manques en produits "civils" (l'industrie soviétique était si obnubilée par la course aux armements avec les USA qu'elle ne pouvait pas produire suffisement pour les civils. Elle a même fini par achter son blé aux ... USA en 1976 !).

Un régime autoritaire peut décréter, s'il a l'argent pour cela. Avec des salariés à 300 euros/mois et la proximité de l'Europe (cout de transport réduits), ils peuvent attirer les capitaux. L'important est qu'ils vendent chez eux et pas en Europe, car cela risque de faire monter notre chômage - en clair, ils produirait "en plus de nous" plutôt que "à la place".

Quand à l'éducation, je reparle de Kemal : voile interdit, islamistes et communistes en prison (d'ailleurs, toute démocratie devrait interdire les fossoyeurs de la démocratie, on ne stocke pas de l'essence prêt d'un feu !). Comptez deux générations, ce qui donne 75% de la population avec des idées modernes. Là, la démocratie pourra exister, personne ne pensera à voter extrêmiste - ou alors, ils seront archi minoritaires.

Écrit par : Paul | 21 janvier 2011

« Excusez moi Scipion, mais le développement industriel se décrète et s'est décrété. »

Je persiste dans la dénégation. Installer des usines dans un pays pour y faire travailler une main-d'oeuvre peu qualifiée, ce n'est de l’industrialisation mais de la délocalisation, et cela n'a rien à voir avec la création d'un tissu industriel et l'émergence d'une culture industrielle qui permettront de distinguer le pays développé du pays sous-développé.

"Comptez deux générations, ce qui donne 75% de la population avec des idées modernes. Là, la démocratie pourra exister, personne ne pensera à voter extrêmiste - ou alors, ils seront archi minoritaires."

Peut-être, mais je ne parierais ma chemise sur ce processus. Je vous l'ai déjà dit, vous êtes un optimiste, moi, pas particulièrement. Je pense que les peuples et les pays ont des vocations et des aptitudes qui ne sont pas identiques pour tout le monde.

Ce n'est que depuis une dizaine d'années qu'on commence à se poser la question de savoir pourquoi il y a des pays riches et pourquoi il y a des pays pauvres, en ne reculant pas devant le risque de trouver des réponses "racistes".

Et l’essentialiste-né que je suis trouve, dans les travaux de différents spécialistes, pas mal de réponses à des questions qu’il se posait depuis longtemps. Ca pèche un peu côté "political correctness", mais je m'y fais.

Écrit par : Scipion | 21 janvier 2011

Pourquoi il y a des pays riches et des pays pauvres ? Lecture essentielle : "Richesse et pauvreté des nations", de David Landes. Un traité magistral.

Écrit par : Robert Marchenoir | 21 janvier 2011

"Un traité magistral."

Effectivement, mais auquel il manque, selon moi, un élément qui me paraît capital pour la compréhension du développement et qui est la réceptivité à l'innovation.

Une faculté qui pour Jean-Charles Asselain, agrégé d'histoire et de sciences économiques, explique la place particulière de l'Italie, pour ne pas dire l'exception italienne dans le bassin méditerranéen, sur le plan de l'industriaisation.

Écrit par : Scipion | 21 janvier 2011

Scipion@ Il manque une réfutation sur un plan des arguments de Paul, essentielle au débat : Paul (et surtout Lugan...) souligne le fait que la Tunisie était sur le chemin de la réussite économique sous Ben Ali. Que des Européens aillent s'y faire opérer en dit long sur un certain niveau de fiabilité (et aussi sur la naïveté de certains Européens, soyons juste...). Ben Ali était une sorte de Ataturk de la Tunisie. On ne dira jamais assez de mal des femmes (je plaisante, je plaisante...), mais c'est la Trabelsi qui a fait tout trabetzer...

Écrit par : Géo | 22 janvier 2011

Scipion : il me semble au contraire que la réceptivité à l'innovation est l'un des thèmes majeurs de David Landes. Parmi les innovations rarement mentionnées, il décrit l'invention des lunettes, loupes et autres instruments grossissants, qui ont permis de produire des pièces de précision, étape fondamentale de l'essor industriel.

Invention qui a eu lieu eu Europe, bien sûr.

La Suisse, avec son industrie horlogère (et avec son industrie d'armement, moins souvent mentionnée...), lui doit beaucoup...

Écrit par : Robert Marchenoir | 22 janvier 2011

Ah.oui, la Tunisie, magnifique Pays. Mais,j ai toujours trouvé,que les vacances en Tunisie,étaient limitées,oui,nous ne pouvions pas aller n importe ou,il fallait rester,dans l enceinte de l hôtel,ou avec des Tunisiens en balade! j ai pensé, qu ils n étaient pas libres. Et c est bel et bien ce que je ressentais.

Écrit par : Rochat Georgette | 22 janvier 2011

@Paul ,entièrement de votre avis,la démocratie dans ces pays n'a aucun avenir,et quand je pense au ramdam fait pour aider les Tunisiens à se sortir des griffes de leur dirigeant,je ne peux m'empécher d'être un peu narquoise en voyant les interdits dictatoriaux fleurirent dans notre pays,la Suisse,cherchez l'erreur!
bonne soirée à vous!

Écrit par : lovsmeralda | 22 janvier 2011

"Scipion@ Il manque une réfutation sur un plan des arguments de Paul, essentielle au débat..."

Je ne sais pas quoi vous dire et, par suite, je dois vous faire un aveu : depuis vingt ans, je ne me soucie en rien, mais alors vraiment rien de chez rien, de ce qui se passe en Tunisie.

Tout ce que j'en lis depuis une semaine ou dix jours, me sont autant de révélations. Je ne suis pas sûr que si m'avait demandé à brûle-pourpoint qui était Ben Ali, j'aurais été capable d'aller au-delà d'"homme politique tunisien"...

Pour moi, la Tunisie se résumait à des dattes deglet nour, délicieuse et fondante, et à des quinqua-sexagénaires oisives qui assistaient le tiers monde en se faisant calcer, moyennant finance, par de jeunes Tunisiens désoeuvrés...

P.S. - Excusez-moi, Mme Georgette Rochat, mais nous avons tous nos clichés et nos idées reçues.

Écrit par : Scipion | 22 janvier 2011

"...il me semble au contraire que la réceptivité à l'innovation est l'un des thèmes majeurs de David Landes."

La réceptivité à l'innovation, au sens où je l'entends, est la faculté qu'ont certains peuples, de s'approprier - j'abhorre les termes à la mode, mais je n'en vois pas d'autre qui convienne - les innovations qui passent à leur portée et de les intégrer à leur mode de vie.

Dans cette optique, la réceptivité à l'innovation, ou plutôt son absence, répond par exemple à la question que je me suis longtemps posée, à savoir pourquoi l'Afrique noire qui a été au contact du cheval et de la roue par le biais de l'Egypte pharaonique puis de la Rome impériale, n'a jamais vu (compris?) le parti qu'elle pouvait tirer de l'un et de l'autre.

Écrit par : Scipion | 22 janvier 2011

Scipion@ Je dois bien avouer que vous n'avez pas tort, je suis un peu dans le même cas que vous...

Écrit par : Géo | 22 janvier 2011

Scipion : nous sommes bien d'accord. De mémoire, David Landes traite assez longuement de la capacité des Européens, des Asiatiques et des musulmans à la fois à inventer, et à reprendre les innovations des autres.

Toujours de mémoire, je ne crois pas qu'il traite de l'étonnante absence de capacité à reprendre les innovations des autres dont ont toujours fait preuve les Africains.

Toutefois, la réponse est connue. Il est simplement rigoureusement interdit de la dire : les Africains noirs ont un QI extrêmement bas, de 70 en moyenne (contre 100 pour les Blancs). Et cette différence se retrouve dans la taille du cerveau. Les études scientifiques sont quasi-unanimes à ce sujet, ainsi que le prouve cet article de la revue Medical Hypotheses publié en 2008 :

http://www.ssc.uwo.ca/psychology/faculty/rushtonpdfs/2008%20Med%20Hypotheses.pdf

Écrit par : Robert Marchenoir | 23 janvier 2011

"De mémoire, David Landes traite assez longuement de la capacité des Européens, des Asiatiques et des musulmans à la fois à inventer, et à reprendre les innovations des autres."

Il faut nuancer un peu. Ce ne sont ni tous les Européens, ni tous les Asiatiques, ni tous les musulmans. En Europe, je suis intrigué par le cas de l'Albanie. Voilà un pays qui a été au contact de la Grèce antique, de l'Empire romain, de la République de Venise et de celle de Raguse (Dubrovnik), ainsi que de l'Italie de la Renaissance, et qui n'a strictement rien acquis de ces prestigieux voisinages, au point de n'atteindre qu'en 1910, le PIB/hab. qui était celui de la Suisse quatre cent dix ans plus tôt, soit 500 dollars Geary-Khamis de 1990.

Pour ce qui est du Q.I., parmi les ouvrages qui tentent de cerner les causes de la richesse, respectivement de la pauvreté des nations, je pensais aussi à "IQ and the Wealth of Nations", de Richard Lynn et Tatu Vanhanen, qui ont établi une corrélation arithmétique entre le PIB/hab. des différents pays de la planète et le QI moyen de leurs habitants.

Il est assez peu probable que cet ouvrage paraisse un jour en français, à l'instar de "A Farewell to Alms, A Brief Economic History of the World", de Gregory Clark, qui en détaillant les causes du sous-développement parvient à la conclusion que la seule manière que l'Afrique a de s'en sortir réellement serait l'immigration massive à destination de l'Europe.

Écrit par : Scipion | 23 janvier 2011

Je me suis mal exprimé. Quand je disais que Landes a traité de la capacité des Européens, des Asiatiques et des musulmans à exploiter l'innovation, je ne voulais pas dire que, selon lui, cette capacité était positive, importante ou égale pour l'ensemble de ces trois groupes.

En gros, d'après Landes, ce sont bien sûr les Européens qui ont été les maîtres de l'innovation, y compris pour reprendre celles des autres. Tandis que les Chinois ont bizarrement fait quelques découvertes fondamentales (poudre à canon, par exemple), mais sans les exploiter ou en les cantonnant à des applications anecdotiques (feux d'artifice pour l'exemple cité). Autre exemple, ils construisirent des bateaux à voile absolument géants, capables de voyages lointains, bien avant les autres peuples du monde, mais, après s'être livrés à quelques explorations et trafics, ont purement et simplement cessé de les utiliser, allant même jusqu'à condamner à mort quiconque construirait de tels navires.

Quant aux musulmans, ils furent bien sûr les moins performants de ces trois groupes en termes d'innovation, essentiellement à cause de leur doctrine religieuse qui fait de l'innovation un péché, mais aussi -- et je ne crois pas que Landes aborde le sujet -- à cause, comme les Africains sub-sahéliens, d'un quotient intellectuel déficitaire (85 en moyenne pour les Maghrébins actuels, c'est à dire les descendants des Arabes inventeurs et propagateurs de l'islam).

Écrit par : Robert Marchenoir | 24 janvier 2011

"pourquoi l'Afrique noire qui a été au contact du cheval et de la roue par le biais de l'Egypte pharaonique puis de la Rome impériale, n'a jamais vu (compris?) le parti qu'elle pouvait tirer de l'un et de l'autre."
Très franchement, Robert Marchenoir,même si j'avoue me délecter de piétiner les certitudes des crétins politiquement corrects qui dominent la vie cultureuse de l'Europe, je rejoins plutôt Scipion sur sa vision des peuples capables et des peuples incapables. J'ai plusieurs fois lu que le mot Afrique signifierait qqch comme terre isolée ou séparée, et la naissance du Sahara expliquerait bien cette séparation. La diversité est un facteur fondamental de culturation selon mon interprétation de l'histoire. Les Gaulois frappaient des monnaies avec l'alphabet grec, et si on parle de bouélée, cela vient peut-être de boè, le cri en grec. Nos ancêtres lointains voyageaient beaucoup plus que ce que l'on s'imagine couramment. Souvenez-vous de Oetzi, mort il y a 5000 ans sur un glacier, qui portaient des herbes médicinales et des traces d'acunpucture...
Les sociétés africaines n'ont jamais atteint la taille critique nécessaire pour le développement. Pas assez d'échanges autres que guerriers et hyper-violents en raison de la grandeur des territoires, séparation d'avec les autrs peuples.
Vos histoires de QI s'effondrent devant ce qui se passe sous nos yeux : les Africains placés dans de bonnes conditions conditions réussissent de mieux en mieux dans de nombreux domaines. Pour la science pure, on attendra encore mais cela arrivera.
De plus, votre remarque sur les Musulmans appuie complétement cette vision : le fait que leur évolution est bloquée par un livre sacré écrit par dieu lui-même empêche toute évolution et les condamne jusqu'à la disparition de l'humanité à stagner dans leurs misérables superstitions. Alors que les Arabes ont fait preuve de beaucoup d'innovation et d'esprit d'initiative autrefois et qu'aujourd'hui, ils restent par exemple crochés sur le calendrier lunaire, ce qui est simplement sub-primitif.
Pour répondre à la question tirée de Scipion, ci-dessus : parce que les Africains avaient un système esclavagiste, qui rendait la roue et le cheval inutiles. Aujourd'hui encore, ils ont des femmes (et des enfants) et tant que celles-ci se comportent en esclaves, rien ne changera.
(Réflexions personnelles tirées de mes recherches en eau potable dans le Fouta-Diallon, où les femmes ont remplacé les esclaves pour remonter l'eau sur les villages au sommet des collines...)

Écrit par : Géo | 24 janvier 2011

Quel commentaire éclairé!! Ah vraiment on comprend que vous ayez eu besoin d'écrire ces lignes, elle sont remplies d'une belle urgence pleine d'humanisme!
...
Monsieur Montabert, quand vous n'avez rien d'autre à nous apprendre que vous vous posez des questions, questions qui ne sont là que pour nous montrer que vous êtes du bon côté, quand vous n'avez pas d'autres réflexions que ces lieux communs et ces fadaises pour nous faire croire que votre parti n'est pas lui aussi plongé dans le culte de la personnalité, quand vous essayez une fois de plus de manipuler les informations pour vous faire passer pour un gars qui en a dans le pantalon, je remarquerai alors juste que vous etes fidèle en diable à la ligne de votre parti, parti svp d'extrême droite comme Ben Ali...

Écrit par : vanitas | 24 janvier 2011

Le parti de Ben Ali d'extrême droite...
Ben voyons. vanitas découvre que les socialistes sont des fascistes rouges. Comme Laurent Gbagbo. Comme Jean Ziegler, qui le soutient. Comme Christian Levrat et les autres salopards qui poussent leurs SS à attaquer les militants UDC "parce que l'UDC provoque..." et qui disent le contraire à la radio...

Écrit par : Géo | 24 janvier 2011

"parce que les Africains avaient un système esclavagiste, qui rendait la roue et le cheval inutiles. Aujourd'hui encore, ils ont des femmes (et des enfants) et tant que celles-ci se comportent en esclaves, rien ne changera."

C'est un peu simple comme explication, je le crains. Les Grecs aussi avaient un système esclavagiste. Ca ne les a pas empêché de creuser - ou de faire creuser par leurs esclaves, c'est sans importance - le tunnel d'Eupalinos (1'036 m et dix ans de travaux), pour assurer l'approvisionnement en eau de a ville de Samos, dans l'île du même nom, en passant sous le mont Kastro. C'était quand même il y a 2'500 ans.

Et dans cette histoire, je me demande quelle est la disposition d'esprit la plus remarquable, de l'inventivité qui préside au commencement des travaux, à l'aide d'instruments géodésiques déjà complexes, ou de la vision à long terme qui encourage de se lancer dans l'opération en dépit de sa durée prévisible : dix ans, c'est quelques dizaines de centimètres par jour !

Écrit par : Scipion | 24 janvier 2011

Scipion@ vous avez évidemment parfaitement raison. Les Africains ont d'autres priorités, qui concernent d'abord le respect qu'ils ont de la volonté de leurs Ancêtres, telle qu'ils pensent la connaître. Cela ne nous concerne pas, et encore moins les imbéciles humanitaires qui pensent du haut de leur 20 ans leur imposer leur vision du monde waltdisneyienne. Manon Schick chez nous par exemple.

Écrit par : Géo | 24 janvier 2011

"Les Africains ont d'autres priorités..."

Deux textes qui, si vous ne les connaissez pas, où il y a comme partout à boire et à manger, mais qui pourraient vous intéresser :

La famille, pire ennemi de l'Africain

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/la-famille-pire-ennemi-de-l-76102

Deuil et funérailles, le deuxième fléau de l'Afrique

- http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/deuil-et-funerailles-le-deuxieme-79346

Écrit par : Scipion | 25 janvier 2011

Attaques personnelles, violence verbale, machisme, déballage de lieux communs, de haine raciale, et d'ignorence pathétique du monde qui nous entoure. les commentaires de ce blog ne sont même pas digne d'une conversation de bistrot à l'heure de l'apéro.

Écrit par : jeff | 27 janvier 2011

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