08 février 2011

De la réussite texane à l'échec californien

Le modèle helvétique laisse aux cantons une certaine marge de manoeuvre fiscale, permettant une meilleure utilisation des ressources des contribuables à travers la mise en concurrence de différentes administrations. Aux Etats-Unis, la souveraineté fiscale des Etats Fédéraux est plus grande encore. Le résultat ne se fait pas attendre: au fil des ans, la latitude laissée aux gouvernements démontre de façon limpide la relation entre charge fiscale et prospérité économique.

Voilà la traduction d'un éditorial du Washington Examiner à propos de deux Etats emblématiques et diamétralement opposés sur la question de la taxation et du poids de l'Etat dans l'économie, la Californie et le Texas.

Parmi les Etats [fédéraux], il est devenu clair que deux visions de la politique économique en Amérique sont en compétition, incarnés par la Californie et le Texas. Une vision implique la dévastation financière conséquente à une économie trop réglementée. L'autre révèle la libération de la prospérité que permet un gouvernement plus modeste.

D'une façon générale, les deux Etats ont beaucoup de similitudes. Leurs économies sont diversifiées, ils ont de grandes zones urbaines, partagent une frontière avec le Mexique et une courbe démographique identique, avec des Hispaniques comptant pour un tiers de leur population. Mais un Etat échoue alors que l'autre réussit.

california.jpgLa Californie fait face à un déficit budgétaire de plus de 20 milliards annuels pour les cinq prochaines années, et creuse sa dette de 25 nouveaux millions de dollars chaque jour. "Nous avons vécu au pays des merveilles. C'est bien pire que ce que je pensais. Je suis abasourdi", raconte le nouveau gouverneur démocrate de Californie, Jerry Brown, dans les colonnes du Los Angeles Times.

Par contraste, quand le gouverneur républicain du Texas Rick Perry fit campagne avec succès en 2010 pour un troisième mandat, il lança des publicités vantant les milliards de surplus de l'Etat texan. En fait, le Texas est un des six rares Etats fédéraux à n'avoir pas connu de déficit en 2009. Avec une humilité texane typique, Perry s'est mis à railler la Californie sur sa page Facebook.
Le Texas s'attend à un déficit de 15 milliards de dollars dans les deux années à venir. Mais cela n'inquiète guère les observateurs. Les législateurs du Texas ont éliminé un déficit de 10 milliards en 2003 sans augmenter les impôts.

Le corps législatif texan a déjà proposé un budget de 73.8 milliards de dollars pour les deux prochaines années [2011-2012, NdT], soit "exactement ce que le contrôleur d'Etat a annoncé comme rentrées dans les deux ans qui viennent", selon l'Associated Press. La législature du Texas opère sur la base d'un postulat radical selon lequel le gouvernement ne peut dépenser plus que ce qu'il gagne.

Bien que le Texas soit affecté par le ralentissement économique, son taux de chômage de 7.9% est bien en-dessous de la moyenne nationale de 9.8%. A 12%, le chômage en Californie est, lui, bien au-dessus.

Mais l'illustration la plus parlante de la supériorité du Texas est la façon dont les Américains expriment leur préférence pour le Lone Star State en "votant avec leurs pieds".

Entre 2000 et 2009, un million et demi d'habitants ont quitté la Californie, alors que le Texas a bénéficié de 850'000 nouveaux arrivants en provenance d'autres territoires américains. De 2008 à 2009, le flux entrant de population au Texas a été le double de celui de n'importe quel autre Etat fédéral.

texas.jpgComment deux Etats similaires ont pu arriver à des situation aussi diamétralement opposées? Par la taille de leur administration.

Ce que fait le Texas "apparaît comme de la science-fiction d'extrême-droite à beaucoup de législateurs et d'éditorialistes californiens. Ils prétendent qu'une réforme en profondeur du code des impôts est irréaliste, qu'un Etat vaste a beaucoup de devoirs à remplir, et qu'il est irresponsable d'appeler à un retour du gouvernement tel qu'on voyait son rôle au XIXe siècle" écrivent les économistes Arthur B. Laffer, Stephen Moore et Jonathan Williams dans leur rapport annuel Rich States, Poor States.

Le Texas n'a pas d'impôt fédéral sur le revenu ni de taxe sur les plus-values, et prélève un modeste pourcent sur le chiffre d'affaire des entreprises. A l'opposé, l'impôt fédéral sur le revenu de 10.3% en Californie est le deuxième plus élevé de tout les Etats-Unis, et les impôts sur les bénéfices des entreprises et les gains en capital se montent respectivement à 8.84% et 10.55%.

"Nous nous hâtons d'ajouter que la dernière fois que nous avons vérifié, le Texas avait des enfants sachant lire et écrire, des routes praticables et des hôpitaux en activité, ce qu'on pourrait croire impossible à écouter la rhétorique hystérique en provenance des défenseurs du système punitif de taxation en vigueur en Californie", écrivent Laffer, Moore et Williams.

Le Texas affronte sans peine les tempêtes économiques, alors que les infrastructures et les services gouvernementaux en Californie sont à deux doigts de l'effondrement. Le contraste entre les deux économies fédérales est un avertissement pour tout le pays.

-- Mark Hemingway

 

Et même au-delà.

Commentaires

Ah, Monsieur Montabert, le Texas ! Quel beau pays pour vous ! Un Eldorado !

Ce pays, en effet, historiquement très à droite, qui fut en pointe lors de la guerre de sécession pour défendre les valeurs américaines : White Anglo-Saxon Protestant.
Bravo, vous avez choisi là un pays qui illustre parfaitement ce que vous souhaitez pour le développement de notre pays.

Le Texas est l'Etat américain qui pratique le plus la peine de mort, 24 exécutions en 2009 sur les 50 meurtres d'état commis aux USA. Régulièrement, le Texas est condamné par la cour de justice internationale pour non respect de la convention de Vienne, signée par les USA. Quel bel exemple pour vous !

Ah le Texas, son industrie pétrolière florissante, qui régulièrement verse de l'argent aux politiques pour financer leurs campagnes, et qui se sont frottées les mains le jour ou G.W Bush déclencha une guerre en Irak pour que les compagnies texanes prennent le contrôle de l'extraction pétrolière et de la construction dans ce pays.

Ah le Texas, ou la National Rifle Association n'a pas de souci à se faire, comme en Suisse ou le peuple a eu la mauvaise idée de vouloir voter sur le pouvoir des armes, et son indistrie omnipotente.

Ah, le Texas, ou la frontière entre USA et Mexique est gardée 24h/24h par des milices d'extrême droite, comme les " minute men", armés de fusils d'assaut, et qui vont jusqu'à s'équiper de drones pour chasser l'étranger clandestin. Ces groupes ne se cachent pas, eux, pour clamer leur racisme, leur xénophobie.

Ah, le Texas, son président déchu, qui n'ose plus sortir de son ranch, de peur d'être arrêté pour et jugé pour crimes contre l'humanité.

Ah le Texas, ou l'on construit un mur pour se protéger de ses voisins.
Ah, le Texas, dont l'Economie, l'Industrie, l'Agriculture, dépend d'une main d'oeuvre étrangère, souvent clandestine, traitée comme au bon vieux temps de la ségrégation.

Ah Monsieur Montabert, pour vous quel exemple ! Si seulement la Suisse pouvait ressembler au Texas.

Écrit par : jeff | 10 février 2011

"Le Texas est l'Etat américain qui pratique le plus la peine de mort, 24 exécutions en 2009 sur les 50 meurtres d'état commis aux USA."

En fait, ce ne sont pas des meurtres d'état. La peine de mort est inscrite dans un bidule qui s'appelle le Code pénal, où l'on précise les délits qu'elle sanctionne.

Comme nul n'est censé ignorer la loi, surtout à ce niveau de punition-là, celui qui commet un crime entraînant la peine capitale sait, a priori, ce qu'il risque et pourquoi.

Par conséquent, en passant à l'acte, c'est en quelque sorte lui qui actionne le mécanisme de sa mise à mort. Arrêté et confondu, il est comme un joueur qui a parié (sa vie) et qui a perdu.

L'Etat lui, ne fait que lui présenter la facture, ce qui ne saurait être assimilé à un meurtre... Tssst, tssst, tssst, Jeff...

P.S. - Si je connais mes classiques, je connais aussi les vôtres. A propos des erreurs judiciaires, Mme Marie-Laure Rassat, professeur de droit à l'Université de Paris XII, écrivait en 1979 :

« …s’il est vrai (des faits récents le prouvent, hélas) qu’on ne peut jamais être à l’abri d’une exécution injustifiée, il n’en reste pas moins qu’on ne peut abolir une institution au nom de la seule éventualité du mauvais usage qui pourrait en être fait, car bien peu de mécanismes humains résisteraient au tri comme insusceptibles d’abus. »

Écrit par : Scipion | 10 février 2011

Vous n'avez pas peur de l'hyperbole, jeff! A vous lire, le Texas se situe quelque part entre le purgatoire et l'enfer, et plus proche du second que du premier.

Je serai un piètre défenseur du Texas: je ne connais guère cet Etat fédéral américain et je n'y ai jamais mis les pieds. Et je suis prêt à parier que vous non plus. Votre réduction du Texas à quelques traits caricaturaux ne m'étonne pas vraiment, puisque la perception des USA en général et de certains de ses Etats en particulier (Alaska, Texas, Arizona, bref, tout ce qui ne vote pas comme il faut et dont la société ne colle pas à la social-démocratie sauce Euroland) est largement travestie, de ce côté de l'Atlantique, par des médias plus versés dans l'activisme que dans l'information.

Je remarque tout de même que l'éditorial du Washington Examiner - un journal ni texan ni californien, notez - relève que les deux Etats sont comparables en termes d'urbanisme, de population, d'économie. Si un tiers de la population texane est hispanique, la réalité doit sensiblement diverger de la propagande autour de la frontière du Rio Grande. A moins que tous ces gens n'aient réussi à survivre en étant cribblés de balles?

Tiens, détail amusant:
http://en.wikipedia.org/wiki/Mexico_%E2%80%93_United_States_barrier
"La clôture [fermant la frontière entre USA et Mexique] est achevée principalement au Nouveau Mexique, en Arizona et en Californie, alors que la construction se poursuit au Texas." Les Californiens ne sont pas aussi baba cool qu'ils semblent, apparemment: ils ont construit une barrière eux aussi! Et avant même les Texans! Mais là, comme ce sont de doux Californiens et non d'agressifs Texans, j'imagine qu'entre Californie et Mexique ça doit être une barrière gentille, avec des fleurs dans le grillage et des barbelés emballés de coton, sans doute?

Tout ceci n'a pas vraiment de rapport avec le poids de l'Etat dans la société ou le niveau des impôts, mais j'ai depuis longtemps abandonné l'idée de vous voir placer un commentaire collant au sujet...
Blague à part, je me doutais que vous vous plairiez mieux en Californie, plus "européenne" jusque dans son endettement. En attendant sa mise sous tutelle pour cause de faillite!

Et n'oublions pas l'hémorragie de population en Californie et l'afflux de nouveaux venus au Texas. Visiblement, ces gens-là ne savent pas les choses que vous savez, ou ne les réalisent pas.

Vous devriez aller leur parler, jeff.

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 février 2011

Bon article, légèrement partisan en faveur du Texas, mais vu l'état de la Californie, ce n'est pas condamnable.

Ah, la Californie que semble préférer votre contradicteur ! Cet état qui, malgré la présence de la Silicon Valley, d'une pépinière de Startup, a trouvé le moyen d'être en quasi faillite il y a 8 ans. C'est d'ailleurs pour cela que Schwarzy a pu gagner l'élection de gouverneur, c'est dire ! Mais bon, la Californie était démocrate, sa dette était sans doute une bonne dette, avec une faillite progressiste...

Au sujet de la guerre de 1861, rappelons à Jeff que le sud (confédéré) votait démocrate et le nord (unioniste) républicain. Oui, c'est un choc terrible : les gentils démocrates étaient les esclavagistes, les méchants républicains anti-esclavage. Quelle claque !

Concernant le port d'arme, il était fréquent dans le sud, du Texas à la Californie (zone démocrate à l'époque) alors que le nord prohibait souvent le port d'arme dans les villes. On n'a jamais vu des New-Yorkais le flingue à la ceinture, même en 1860 !

Dernier point sur la peine de mort (celle des criminels, car celle infligée par des voyous aux citoyens honnêtes ne semble pas gèner notre "ami"), il faut signaler qu'elle est très encadrée. Elle n'est possible que dans des cas bien précis, il faut un vote unanime du jury (oui, chez ces fous, c'est le peuple qui juge les crimes, pas des membres de l'union syndicale des magistrats). Si un seul juré dit "non", le juge ne peut prononcer que la réclusion à perpétuité. Et pour la peine de mort elle-même, elle doit être rapide (pendaison "longdrop" qui rompt le nerf rachidien ou indolore (injection de sédatif avant le produit mortel). On est loin de la lapidation ou des coups de fouets prescits par certaines cultures "enrichissantes"...

Paul

Écrit par : Paul | 10 février 2011

La tirade de Jeff est typique de la "logique" gauchiste :

1. Confronté à des faits indiscutables qui mettent ma théorie par terre (l'économie comparée de la Californie et du Texas), j'évite malhonnêtement de débattre de ces faits en tentant brusquement de changer le sujet de la conversation (la peine de mort, le port d'armes).

2. Ce faisant, je tente subrepticement de présenter comme des faits ce qui n'est jamais que mon opinion personnelle (la peine de mort cépabien, se protéger de l'immigration illégale cépabien, porter des armes cépabien).

3. Pour finir, j'établis une relation logique inexistante : la peine de mort cépabien, le Texas applique la peine de mort, donc les choix économiques du Texas sont erronés (évidemment, même en admettant que la peine de mort soit répréhensible, il n'y a aucun rapport entre les deux). C'est la "logique" totalitaire : Hitler cépabien, Hitler aimait Mozart, donc Mozart cépabien et vous devez brûler ses disques.

La combinaison de bêtise et de malhonnêteté qu'il faut pour en arriver à tenir de tels propos est assez fascinante.

Écrit par : Robert Marchenoir | 10 février 2011

Cher Monsieur, oui j'ai mis les pieds au Texas, mais je suis honnête, je n'ai fait
qu'y transiter pour aller au Costa-Rica, pays qui a décidé d'abolir son armée...

M'avez-vous lu faisant l'apologie de la politique califormienne ? Non. Je ne fait que répondre et commenter votre billet. Et je rappelle à vos lecteurs que la politique qui accompagne les baisses d'impots voulues par les néo-conservateurs, sont liberticides, racistes, xénophobes. Je rappelle que au Texas, mais aussi dans bon nombre d'états américains, la politique néo-conservatrice mène à laisser la frontière du pays surveillée par des milices d'extrême droite. Et je ne m'étonne pas que vous trouviez ce modèle alléchant. Mais évidemment, lorsque mes commentaires n'abondent pas dans votre sens, ils sont hors-sujets...
"j'ai depuis longtemps abandonné l'idée de vous voir placer un commentaire collant au sujet du billet. "

Ce dernier billet, Monsieur, n'est qu'un copié-collé d'un article de journal américain. Peut-être préférez-vous sous traiter dorénavant vos billets plutôt, comme vous l'avez fait lors du précédent, de vous ridiculiser en présentant une Histoire de la Suisse pour le moins édulcorée.

Mais que lisez vous lorsque vous vous interessez à la presse étrangère, Monsieur Montabert ? Le New York Times ? non, surement pas, bien trop à gauche ! Le Washington Post ? Beurk, un journal communiste ! Non, vous lisez, le Washington Examiner, équivalent américain du " Matin Bleu", distribué gratuitement dans la banlieue de Washington.
Ce journal ou plutôt ce torchon néo-conservateur gratuit financé par la pub, je ne suis pas étonné de l'apprendre, a été créé par un magnat Philip Frederick Anschutz, 31° fortune des USA, "homme d'affaires américain est un soutien à la cause de la droite fondamentaliste chrétienne". ( encyclopédie Wikipédia, encyclopédie que vous citez aussi comme source).

Tient Tient Tient, nous y voilà, Monsieur Montabert.

Vous devriez varier un peu vos lectures Monsieur Montabert....

Écrit par : jeff | 10 février 2011

Sérieusement, jeff, c'est tout ce que vous avez trouvé? Vous attaquer au messager?

Les déficits californiens, la bonne gestion texane, les mouvements de population n'existent pas, simplement parce que c'est un journal que vous n'aimez pas qui rapporte l'information?

J'avoue que je m'attendais à mieux. J'espère au moins que dans votre prochain commentaire vous ferez l'implacable démonstration du lien entre baisses d'impots, racisme, xénophobie et fin de la liberté, parce que voyez-vous, j'ai un peu de mal.

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 février 2011

" m'attaquer au messager " ?
Et vous, c'est aussi tout ce que vous avez trouvé comme lecture ? Un tabloid américain tenu par un extrémiste chrétien, un créationiste ?
Je ne m'attaque qu'à vos sources...

Écrit par : jeff | 10 février 2011

Allons, Mr Montabert, apprenez à lire les bons journaux.

Prenez au hasard Le New York Times. Un journal qui déclare 2,5 milliards de dollars de revenus (c'est le prolétariat de grand luxe). Les journalistes sont de gauche, mais jamais vous ne les verrez dans une usine. Ils ont fait l'université (à 20 000 dollars l'année, une broutille) et font désormais de la com', de la pub', bref tous ls trucs qu'on peut faire le cul sur son fauteuil dans une salle climatisée.

Ils touchent plus de 5000 francs suisse/mois, mais rassurez vous, certains touchent moins : les pigistes qu'on jette après usage. On a beau être de gauche, faudrait pas trop embaucher, ça ferait baisser le cours de l'action NYTC. Car, vous vous en doutez, ces pourfendeurs de la spéculation sont côtés au NYSE et écrivent leurs papiers sur les licenciements honteux en lorgnant sur Bloomberg TV live, dès fois qu'une occase se présenterait.

En gros, c'est faux-cul et compagnie. Mais ça aime l'Europe, donc c'est bien. C'est toujours "in" et branchouille. La classe. Ici, on dit gauche-caviar (ou droite-saumon, il n'y a que le logo qui change). Ne les critiquez pas, aimez-les car ce sont leurs clones suisses qui vous gouvernent ! En attendant que vous les foutiez dehors.

Écrit par : Paul | 10 février 2011

Tiens, à propos du NYT de Jeffy, j'apprends qu'il avait refusé de publier un article de Mac Cain (candidat républicain) durant la campagne de 2008.

http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2008/07/22/le-new-york-times-refuse-de-publier-en-l-etat-une-tribune-de-john-mccain_1075856_829254.html

Cà, c'est un bon journal! Neutre, indépendant, équilibré, comme on les aime chez vos contradicteurs :)

Écrit par : Paul | 10 février 2011

Paul, ce que vous dites sur le New York Times est probablement vrai. Néanmoins, lorsque notre hôte prend exemple un éditorial d'un journal, que dis-je, d'un tabloïd gratuit, digne du Sun, ou du Matin Bleu, on voit tout de suite a qui il s'adresse, et surtout quelles sont ses idées.
Ce journal, le Washington Examiner, est tenu par un magnat très très à droite, ( faut pas dire d'extrême droite surtout, c'est un mot tabou pour vous). Cet homme d'affaire, chrétien extrémiste, défend aussi des thèses créationistes.
Alors évidemment, il y a un lien entre la politque qu'il représente, celle des Néo-Conservateurs, et le racisme, la xénophobie, les murs érigés en frontière, les " minutes men" qui flingue de guerre à la ceinture surveillent la frontière avec tous leurs copains des milices d'extrême droite, et les cours sur le créationisme donné à l'école.
Dans cette presse, on fait recettes de la médiocrité. Grâce à ces médias acquis à grands frais par des grosses fortunes, le quart des américains, qui lisent assidument ces tabloïds, pensent que Obama est musulman et qu'il n'est pas né aux USA.
Ces grosses fortunes elles, se frottent les mains. Leurs impots vont baisser, et les braves moutons, abreuvés à la sauce Washington Examiner, vont continuer à voter pour eux.

Et l'UDC prend exemple...

Écrit par : jeff | 10 février 2011

Histoire de limiter le spam, le hors-sujet et les attaques ad hominem, je suis contraint de modérer les commentaires. En espérant que ce soit temporaire.

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 février 2011

"Alors évidemment, il y a un lien entre la politque qu'il représente, celle des Néo-Conservateurs, et le racisme, la xénophobie, les murs érigés en frontière, les " minutes men" qui flingue de guerre à la ceinture surveillent la frontière avec tous leurs copains des milices d'extrême droite..."

Très franchement, je me demande comment on peut discuter avec un type qui qualifie de racistes, de xénophobes et d'extrêmistes de droite, des gens qui refusent de se laisser submerger par des vagues d'immigrés qui affluent de pays aussi fantasques et taquins que le Mexique - qui doit à l'inénarrable Chavez de ne plus être en tête du hit-parade latino-américain des homicides par tranches de 100'000 habitants -, le Guatemala et le Nicaragua, pour ne citer que les pires.

Écrit par : Scipion | 10 février 2011

Jeff,

on peut être créationiste et religieux tout en étant un bon journaliste : il suffit que vos idées correspondent aux attentes d'un lectorat suffisant. On trouve encore des journaux marxistes, des journalistes trotskystes, alors pourquoi pas des religieux ? Les évangélistes n'ont jamais créé de dictature ou exterminé 100 millions de personnes !

Le doute sur Obama subsistera à cause de sa courbette devant le roi d'Arabie saoudite (seul un musulman fait cela, et jamais un président américain ne s'incline, même pas GW Bush devant le pape !). Il a aussi évoqué sa foi musulmane en direct à la télé (cherchez obama muslim faith sur youtube).

Et je vous serai reconnaissant de réserver "extrême-droite" pour son vrai sens : partisan d'un régime totalitaire basé sur un homme, un parti unique, une idéologie obligatoire (ce qui inclut une religion obligatoire). Merci d'avance.

Écrit par : Paul | 10 février 2011

" Ah le Texas, son industrie pétrolière florissante, qui régulièrement verse de l'argent aux politiques pour financer leurs campagnes, et qui se sont frottées les mains le jour ou G.W Bush déclencha une guerre en Irak pour que les compagnies texanes prennent le contrôle de l'extraction pétrolière et de la construction dans ce pays. "

A part que ce sont les chinois qui ont investit l'Irak et son pétrole. Enfin bref; avec les milices d'extrême droite à la frontière US et de comparer l'Amérique blanche de l'époque de la guerre de sécession et l'Amérique d'aujourd'hui qui est métissée; Jeff déballe que des contres vérités et des âneries d'anti-américain primaire.

D.J

Écrit par : D.J | 10 février 2011

Non, désolé, je ne suis pas un anti-américain primaire ! Je dénonce seulement l'utilisation par le propriétaire de ce blog d'un article qu'il présent comme sérieux, mais qui émane d'un tabloid américain digne du Sun ou du matin bleu.

Je dit que ce torchon appartient à un magnat, un milliardaire, connu pour être un chrétien extrémiste, défenseur des théories fumeuses du créationisme.

Je dénonce aussi le fait que ces gens qui aux USA défendent la dérégulation, les baisses d'impots, défendent aussi les " minutes men", ces milices d'extrêmes droites racistes et xénophobes, et je fait le rapprochement avec ce que souhaite l'UDC pour la Suisse.

"Et je vous serai reconnaissant de réserver "extrême-droite" pour son vrai sens" Paul, c'est le totalitarisme que vous évoquez.
Et je continuerai d'utiliser extrême-droite pour qualifier le programme, les idées, l'attitude de l'UDC, car c'est de cela qu'il s'agit.

Écrit par : jeff | 10 février 2011

" Et je rappelle à vos lecteurs que la politique qui accompagne les baisses d'impots voulues par les néo-conservateurs, sont liberticides, racistes, xénophobes."

J'ai toujours du mal à comprendre commun un type de gauche, qui a donc Lénine, Hitler, Staline, Mao et quelque autres dans sa famille, peut se permettre de nous donner des leçon sur le racisme..

Sincèrement je ne comprend pas..



'Je dénonce seulement l'utilisation par le propriétaire de ce blog d'un article qu'il présent comme sérieux, mais qui émane d'un tabloid américain digne du Sun ou du matin bleu. "

Vous voulez dire que les informations factuelles sont fausses ?

Écrit par : Nicolas | 14 février 2011

"La combinaison de bêtise et de malhonnêteté qu'il faut pour en arriver à tenir de tels propos est assez fascinante."


Bein, les mecs de gauches sont incultes, évidement, mais aussi rarement intelligents.. C'est du reste pour cela qu'ils sont en échec social et économique, jaloux, et cherchent partout des boucs émissaires à zigouiller.

Écrit par : Nicolas | 14 février 2011

@Nicolas: "Vous voulez dire que les informations factuelles sont fausses ?"

Exactement. Pour jeff, même les informations factuelles sont fausses ou irrecevables si elles ne viennent pas de sources "progressistes". Et comme on peut être sûr que les informations dérangeantes n'y seront jamais publiées, la boucle est bouclée, on peut dormir tranquille.

Ca me rappelle Lyssenko opposant la science bourgeoise à la science prolétarienne...

J'imagine que dans le Washington Examiner, même la météo du jour doit être le résultat de fourbes manipulations ultra-conservatrices.

Écrit par : Stéphane Montabert | 15 février 2011

De toute façon les européens ne connaisse pas grand chose aux USA et leur président.
Ils n'arrêtent pas de critiquer les américains sur le fait qu'ils ont géographie internationnal qui laisse à désirer.

Pour comprendre vraiment cela, il suffot de voir ceux qui critique le plus Bush mais qui en fait ne le connaisse de loin pas et non aucune idée de ce qu'il a fait à part avoir lancé la guerre en Irak. Par contre pour ce qui concerne la recherche scientifique, la scolarité, la santé etc.. il n'en ont pas la moindre idée
(d'ailleures c'est ce qui est marrant, car même si à la fin même la droite ne soutenait pas Bush c'était pas du au fait de sa mauvaise politique mais parce que c'était le seul qui faisait des compromis et qui tentait aussi de faire en sorte que les démoctrates y trouvent en partie leur part).

Et encore ils ne veulent rien savoir, Bush, dans leur tête ne peut avoir fait que du mal et blablabla.

Mais bon... comme d'habitude ceux qui n'arrête pas de juger par le simple fait que des sources viennent d'un certains milieux où que l'auteur n'est pas politiquement dans la bonne ailes viennent donner des leçon sur la tolérance et l'ouverture d'esprit...

Écrit par : DdDnews | 15 février 2011

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