25 février 2011

C'est pour votre bien

Le parlement du Canton de Vaud l'a refusé, le Conseil Communal de la ville de Lausanne l'a fait: les enfants déjeunant dans les réfectoires scolaires appartenant à la commune seront privés de viande et de poisson un jour par semaine. La Municipalité doit encore se pencher sur la question mais compte tenu de son orientation politique, ce sera une formalité.

Défaussons d'un revers de la main toutes les arguments à côté de la plaque en faveur ou en défaveur d'une telle décision, des questions nutritionnelles à l'aspect financier en passant par l'effet sur les importations de viande, parce qu'ils n'ont aucune importance.

Passons outre les absurdités liées à la nouvelle situation, du gamin constamment privé de viande parce qu'il ne vient à la cantine qu'une fois par semaine, le jour maudit; passons les parents et enfants guettant le planning pour savoir quand aller au McDonald's, si par hasard les autorités tentent de surprendre le chaland en déplaçant le jour de l'idéologie d'une semaine à l'autre.

Cherchons plutôt le symbole, puisque c'était paraît-il la démarche.

Eh bien, je peux le dire, le symbole est spectaculaire: nous avons découvert, à cette occasion, de petits apprentis du totalitarisme qui ne reculeront devant rien pour enfoncer - littéralement - leur conception du bonheur dans la gorge d'autrui. Que ne ferait-on pas pour modeler "la société de demain"! Et ils en sont fiers. 48 oui contre 22 non et 10 abstentions, le tout mené par les Verts et A Gauche toute!, dont la convergence politique ne surprendra que modérément.

tofu.jpgOh, bien sûr, point n'est besoin de rappeler les heures sombres de l'histoire, c'est de totalitarisme mou dont il s'agit. Personne n'est mort, il n'y a pas encore de rééducation par le travail en laogaï citoyen éco-responsable.

Mais qu'on se penche deux secondes sur la démarche intellectuelle de gens qui vont jusqu'à légiférer sur ce que doivent manger les autres, au nom de motifs idéologiques avoués. Pas leurs enfants, bien entendu; les enfants des autres. Les enfants dont la collectivité a la charge à travers un service de cantine.

Ils ne choisissent plus d'éduquer les enfants avec de jolies images et des slogans creux pour les inciter à se priver. Ils ne vont pas leur proposer une tofu-party à laquelle les bambins pourront participer ou non, essayant de faire passer leur alter-nourriture sous un jour vaguement sympathique. Ca c'était l'activisme d'hier, celui qui essayait encore d'avoir un visage séduisant.

Lassés sans doute d'une utopie à petits pas qui a montré ses limites, ces gens passent à la vitesse supérieure. Quand le projet ne convainc pas on ne va pas renoncer, on va se montrer un tout petit peu plus pressant. Le gentil militant qui essayait de vous vendre son vivrensemble va se montrer un poil plus agressif; il aura toujours son air avenant, mais il vous tient le poignet et commence à vous tordre le bras.

Le sourire se transforme peu à peu en rictus.

Le message cool et sympa ne suscite pas l'adhésion? Vous aimez trop la viande et le poisson les enfants? Alors, on va vous l'interdire. On ne va pas proposer d'autres plats, on va supprimer toute alternative.

Les enfants n'ont pas le choix. Il faut les priver du choix.

Simple, net, facile. Pas besoin de discuter. Pas de pression.

C'est pour leur bien, celui de leur parents, de la Suisse, de l'Humanité et du Monde.

Je le répète une dernière fois: oui, ce n'est rien d'autre que du totalitarisme mou. Mais les gens à l'origine de ce projet prétendent rechercher les symboles, il faut aller au bout de la démarche. S'ils avaient le pouvoir politique de modeler la société d'une façon coercitive pour que les individus soient obligés de vivre selon leur idée du bonheur, ils ne se priveraient pas une seconde.

"Vivre et laisser vivre" est un concept qui leur est totalement étranger.

L'adolescent qui sortira un sandwich au saucisson de son sac le jour fatidique sera-t-il poursuivi pour crime éco-citoyen? La question reste ouverte.

Commentaires

retournerait-on vers les programmes avant et après guerre,sans nommer qui que ce soit comme organisme,mais en vous lisant après avoir suivi à la TV ,les nouveaux programmes avec questionnaires concernant votre façon de vivre,celle de votre enfants et ce que lui et vous mangez,nous sommes nombreux à dire attention danger,dès l'instant ou vous êtes controlés financièrement et médicalement cela rappellera sans doute à d'autres un temps qu'on préférait ne jamais revoir,et quand on sait les nombreuses dérives de l'institut ayant lancé ce programme à large échelle,on reste très dubitatifs et méfiants et pour cause!ce programme est le fruit de réponses données aux questions sur un site français sur le net,mais ensuite adultes et parents seront pris en charge émotionnellement parlant,la santé n'a pas de prix dit-on mais elle n'est pas à n'importe quel prix non plus!
bonne soirée à vous

Écrit par : lovsmeralda | 25 février 2011

votre terme crime éco-citoyen s'accorde bien avec le système de pensée new-âge énième déferlante s'abattant sur notre pays, votre article reflète un malaise auquel les autorités doivent se montrer attentives,d'autant qu'après avoir commencé à régler les repas,d'autres interdits suivront pour l'enfant et la famille,'d'ici qu'on interdise à tout le monde l'envie de se laver ,nouvelle mode américaine lancée pour protéger l'eau en faveur des continents africains ,il n'y a qu'un pas!

Écrit par : caramel | 25 février 2011

A part vous placer une fois de plus dans une posture idéologique qui ne nous mène à rien, je ne lis aucune critique constructive de ce projet, qui me semble t'il, est plutôt un bon projet de santé publique.
Au milieu du siècle dernier, le gouvernement a rajouté de l'iode dans le sel ( Obligation légale), afin de prévenir le goitre et le crétinisme, puis dans les années 80, on y a adjoint du fluore, pour prévenir les caries dentaires. Cela a évité bien des problèmes de santé. Pour vous, évidemment, cela doit être une ingérence intolérable dans la vie privé, digne de la planification soviétique. Cela a évité que nos enfants, dans nos montagnes, deviennent tous crétins...
Pour ce projet, c'est la même chose.
Nous mangeons beaucoup trop de viande, en moyenne, une fois par repas, c'est énorme, une fois par jour, c'est encore beaucoup trop. Cela est très mauvais pour l'organisme, n'importe quel nutritionniste vous le dira.
C'est de la Santé Publique, Monsieur Montabert, pas du Socialisme. C'est juste pour éviter que nos enfants ressemblent aux américains.
Accessoirement, mais j'en convient, c'est assez anecdotique vu les problèmes qui s'accumulent, c'est bon pour la planète.

Écrit par : jeff | 25 février 2011

Cépapossib'... il y a une cellule clandestine de saboteurs gauchistes français infiltrée à Lausanne... je vois pas d'autre explication.

Même en France, ils ont pas osé nous faire ce coup-là. Enfin, je crois pas... Vous m'inquiétez, là. Il faut que j'aille vérifier.

Remarquez, nous, on a les cantines hallal pour tout le monde, hein. Vous pouvez toujours venir frimer avec votre jour sans viande...

Écrit par : Robert Marchenoir | 25 février 2011

@jeff: vous ne me verrez pas émettre la moindre posture constructive sur ce projet, parce qu'il est inutile et part d'une démarche nuisible. Bref, il est à jeter.

Si les parents tiennent à ce que leurs enfants ne mangent pas de viande ou de poisson, ils peuvent très bien le faire un soir ou le week-end. Ici, le seul objectif est d'imposer.

"Nous mangeons beaucoup trop de viande, en moyenne, une fois par repas, c'est énorme, une fois par jour, c'est encore beaucoup trop. Cela est très mauvais pour l'organisme, n'importe quel nutritionniste vous le dira."

Bien sûr, top crédible, d'ailleurs dans tous les pays où les gens mangent à leur faim l'espérance de vie est en chute libre... Mais de toutes façon, cet argument est totalement irrecevable: cela concerne chaque individu, et les parents dans le cas des enfants. Sauf à argumenter dans votre prochain commentaire que les services sociaux doivent intervenir dans les situation intolérables où les enfants se voient proposer des protéines animales à chaque repas?

"C'est de la Santé Publique, Monsieur Montabert, pas du Socialisme. C'est juste pour éviter que nos enfants ressemblent aux américains."

Vous auriez pu commencer par là - les Américains, l'anti-exemple par excellence. Eh bien, non, cela n'a rien à voir avec la Santé Publique, c'est du Socialisme. S'il en était besoin, la couleur politique des promoteurs de la mesure suffit à le prouver.

Remarquez, niveau santé publique ils sont en avance en Corée du Nord: ils font de la gym tous les matins. Et pas un seul obèse à l'horizon. Une bonne hygiène de vie, avec juste ce qu'il faut d'obligation pour aplanir toute dissidence. Un exemple pour vous, j'en suis sûr.

"Accessoirement, mais j'en convient, c'est assez anecdotique vu les problèmes qui s'accumulent, c'est bon pour la planète."

Bien sûr, en remplaçant la viande avec du bon tofu vaudois!

Les verts lausannois et A Gauche Toute! seront crédibles sur le bien-être lorsque leurs membres respireront la santé. On en est très, très loin.

Écrit par : Stéphane Montabert | 25 février 2011

Je pensais benoitement que lorsqu'un canton avait refusé une mesure (par referendum, je suppose ?), elle ne pouvait pas être imposée sans un nouveau référendum ? Décidément, la Suisse reste bien mystérieuse...

Et les gauchistes suisses ont les mêms penchants totalitaires pas si mous que les nôtres (voir notre Jacques Attali qui veut prohiber le tabac...)

Mais où faudra-t-il se réfugier pour ne pas avoir à subir les lubies de cette sale engeance ?

Écrit par : vincent | 25 février 2011

La Corée du Nord maintenant... vous êtes grotesque dans vos comparaisons toutes droites sortient du Café du Commerce des amis du Papet Vaudois.

Écrit par : DDR | 25 février 2011

@Vincent: il n'y a pas eu de vote populaire. La question a été débattue au Grand Conseil Vaudois (le parlement cantonal) et repoussée. Les partisans de l'Armée du Bien se sont empressés de reprendre la motion à Lausanne, avant-garde du proléta... Pardon, chef lieu du canton et ville très à gauche.
Et au conseil communal, c'est passé.

Je doute que quiconque s'y oppose. Il faut une certaine énergie pour récolter des signatures pour s'opposer à UNE décision, et les autorités sortent des âneries pareilles quasiment chaque semaine.

@DDR: quoi, vous n'aimez pas une bonne séance de gymnastique le matin? Je pensais que c'était la prochaine proposition d'A Gauche Toute pour la santé publique. Vous m'étonnez.

Écrit par : Stéphane Montabert | 25 février 2011

Vous avez quelque chose contre la gymnastique?
Au vu de votre physique disont "difficile" je ne suis pas étonné!

Traive de balivernes, c'est une excellente idée que de réduire la consommation de graisses et de viandes.

Pour vous le nostalgique des "crétins des Aples", ceux-là même qui vivent au travers les membres de votre parti; je suppose que de demander à ce que les enfants aient une hygiène dentaire respectable est aussi un symbole de soviétisation!

Écrit par : DDR | 26 février 2011

Plus sérieusement, on notera que pendant des centaines d'années, des millions de gens ont fait des efforts prodigieux pour que tout un chacun puisse manger de la viande tous les jours.

Et maintenant, les "progressistes" veulent anéantir ces siècles d'efforts en interdisant de manger de la viande.

Il y a vraiment un désir de destruction des acquis de la civilisation occidentale qui est à l'oeuvre ici. Tout ce qui est bel et bon, tout ce qui est le fruit du travail de nos ancêtres, tout ce qui nous a été patiemment transmis à travers les âges, tout cela est méprisable, tout cela doit disparaître.

C'est sûr qu'il est plus facile de détruire que de construire. Il est plus facile d'interdire la viande par une signature au bas d'un bout de papier, que de faire en sorte que les plus pauvres puissent en manger tous les jours.

Et ces gens-là se disent de gauche... Ils prétendent défendre les plus modestes...

Écrit par : Robert Marchenoir | 26 février 2011

Monsieur Montabert,

Vous dites: "Priver les gens du choix!"... Bien! Bravo! Vous êtes pour la liberté individuelle... Même pour le cannabis? Si vous suivez les préceptes de votre parti, l'UDC, vous êtes opposé à ce libre-choix! Il ne s'agit donc pas d'une question de totalitarisme mais d'une question de limite et surtout du placement de cette limite.

... Et lorsque vous vous moquer de la santé et du bien-être de certains élus de Gauche ou Verts, de quel côté de la limite vous situez-vous?
Si, à votre avis, de tels arguements sont du bon côté de cette limite, je me permets de vous conseiller vivement l'élimination de votre photo sur ce blog, elle pourrait éventuellement aussi porter à quelques colibets!

Écrit par : Baptiste Kapp | 26 février 2011

Kapp,

si vous aviez un peu étudié l'évolution du genre humain, ou si vous aviez suivi des cours de biologie, vous sauriez que:

1) il y a 6 millions d'années, l'homme s'est différencié du singe. Cette différence est due avant tout à son alimentation. Trouvant peu de fruits et de plantes commestibles, l'australopithéque a commencé à manger des charognes abandonnées par les lions.

2) l'absorbtion (nouveauté) de cette viande, riche en graisse et en protéine, a permis une accélération du développement cérébral. Australopithécus avait 500 cm3 (comme le singe), son successeur homo erectus environ 800.

3) en domestiquant le feu, erectus a mangé de la viande cuite qui se digère en 2 heures alors qu'il faut 5 heures pour la viande crue. Il en a donc mangé plus dans la journée et son successeur, homo habilis, avait un cerveau de 1000 cm3.

4) l'évolution s'est poursuivie jusqu'à néanderthalis et sapiens (c'est nous). Les cerveaux faisaient 1500 cm3 et leur alimentation était à 85% de la viande (on le sait par les taux d'azote dans les squelettes).

Si vous voulez améliorer l'espèce humaine, la rendre plus forte physiquement et plus intelligente, il faut manger le plus possible de viande rouge, mais en la faisant cuire (l'idéal est la brochette ou le barbecue).

Les singes n'ont jamais mangé de viande. Ils sont toujours à 500 cm3. Peut-être révez-vous d'être un bonobo, mais dans ce cas, pas de maison, pas de médicaments, et aucun pouvoir d'anticipation à plus d'un an. Belle perspective !

Écrit par : Paul | 26 février 2011

Stéphane M @ Sur le fond, je vous comprends bien. Vous avez indéniablement des arguments. Il y a cependant des aspects du problème sur lesquels j'aimerais vous faire réfléchir.
- les critiques des écolos sur les excès de viande ne sont pas infondées. Et surtout sur la qualité de la viande...
- l'écologie n'est pas une idéologie de gauche. Il y a un gros hiatus chez les verts à ce niveau-là. Les gauchistes qui tiennent ce parti vont se faire jeter dans les dix ans qui viennent, les contradictions entre développement économique des couches populaires - protection de l'environnement devenant chaque jour plus évidentes. Ueli Leuenberger est un leader d'ultragauche qui n'a rien à foutre de l'écologie.
- L'initiative des verts lausannois est un peu maladroite et peut être interprétée à votre manière, mais c'est une initiative de braves et gentilles dames motivées par le bien de tous. Donc, du calme...Il ne s'agit que d'un jour par semaine et cela devrait coûter moins cher. Les gauchistes (ces masochistes haineux selon Houellebecq...) hurlent à la guerre civile, n'en rajoutez pas. On n'est pas en France...

Écrit par : Géo | 26 février 2011

Les verts, l'extrême gauche et la complicité du PS est toujours pareil.

- on aime pas la voiture: interdisons-là aux autres

- on aime pas la viande : interdisons là aux autres

- on aime pas les réunions de l'UDC : interdisons les réunions UDC ( en référence à l'UNIL ).

- On aime pas les OGM ( car produit par des multinationales capitalistes ): interdisons les OGM aux autres.

Etc...etc... On appel cela " la tentation totalitaire " comme le disait J-F Revel.

D.J

Écrit par : D.J | 26 février 2011

"vous ne me verrez pas émettre la moindre posture constructive sur ce projet, parce qu'il est inutile et part d'une démarche nuisible."
Pourtant, vous prenez le soin d'écrire une note d'une page à ce sujet, ou vous ne trouvez aucun argument pour démontrer que cette initiative est nuisible. Aucun argument autre qu'une violente diatribe contre vos adversaires politiques.
Bref, passons.
Donc, vous rejetez en bloc toute mesure concernant la Santé Publique ? Les mesures que j'ai cité plus haut et qui ont fait disparaitre de notre pays deux maladies endémique, le crétinisme et le goitre, c'était inutile peut-être ? Que pensez vous alors des campagnes de dépistage du cancer du sein? des campagnes de vaccination ? Une dangereuse ingérence dans la vie privée ?
Ce sont des lois comme celle là qui ont pourtant fait progresser l'espérance de vie en Suisse.
Les bienfaits d'une alimentation variée ne sont plus à démontrer. Les méfaits d'une alimentation trop riche en protéines animale ne sont plus non plus à démontrer, ni pour l'Homme ( j'entend par là, au delà de ce qui est recommandé, soit 10 à 15% des apports hebdomadaires), ni pour la planète.
Quelques chiffres, pour vous éclairer.
Selon la FAO, aux USA, le bétail est responsable de 55% de l'érosion des sols et de 37% de l'utilisation des pesticides.
Par ailleurs, la moitié de la totalité des antibiotiques produits est destiné au bétail, qui les absorbe dans la nourriture quotidienne qui leur est fournie, une pratique qui provoque chez les bactéries une résistance croissante aux antibiotiques. Ces problèmes de résistance sont d'ailleurs un autre problème majeur de santé publique ( CF ce qui se passe actuellement au CHUV...)
Lorsque on additionne tous les facteurs ( déforestation pour produire des céréales nécessaire à l'alimentation du bétail et pour créer des pâturages, érosion des sols, production de méthane...), le bétail représente 18% des émissions de gaz à effet de serre.
Limiter la consommation de viande, c'est de plus limiter la production de viande de mauvaise qualité ( élevages industriels).
En Suisse, une grande partie de l'alimentation du bétail est importé, la plupart du temps, des pays émergents.
En Chine, l'érosion des sols lié à l'élevage intensif est tellement massif, que le pays n'est plus auto-suffisant en nourriture !
Voilà pourquoi, cette initiative, visant plus à sensibiliser le public à ces problèmes qu'à les obliger à quoi que ce soit, est salutaire.

Mais vous, évidemment, lorsque vous mangez de la viande, c'est du premier prix de la Migros, provenant d'élevages intensifs en Pologne ?
Ces problèmes,liées à la malbouffe, touchent avant tout les classes populaires de la société, donc pas vous.

Écrit par : jeff | 26 février 2011

@DDR: je suis tout à fait satisfait de mon physique, merci, et comme je ne cherche pas à imposer mon mode de vie aux autres, cela n'a aucune importance. Ce qui n'est pas le cas de nos braves militants, car vouloir imposer un mode de vie prétendument sain aux autres sans être soi-même l'incarnation d'une santé éclatante ne mène qu'au ridicule.

@Baptiste Kapp: le sujet n'a tellement aucun rapport avec le cannabis que j'en ai les yeux qui piquent.

@Géo: "L'initiative des verts lausannois est un peu maladroite et peut être interprétée à votre manière, mais c'est une initiative de braves et gentilles dames motivées par le bien de tous." Peut-être, peut-être pas, vous répondrai-je; regardez donc la façon dont les promoteurs de cette initiative et leurs alliés défendent leurs point de vue ici et cela vous éclairera sur leurs valeurs, leurs méthodes et leurs intentions.

@jeff: je ne vais pas me priver de commenter une décision politique idiote au simple motif qu'elle serait anodine. Ses promoteurs recherchent le symbole, n'est-ce pas, mais le symbole est à double tranchant. Si cela vous dérange trop, rien ne vous empêche de passer votre chemin!
Vous vous lancez ensuite dans une laborieuse démonstration selon laquelle la viande incarne le mal (le commerce, le transport, l'élevage, le goût du plus grand nombre... Que des valeurs dérangeantes n'est-ce pas!) ce à qui rend d'autant plus absurde votre soutien de la mesure: si la viande n'est néfaste ne serait-ce qu'au dixième de ce que vous décrivez, empêcher nos chères têtes blondes d'avoir leur dose de protéine une fois par semaine est une mesure tellement dérisoire qu'elle en devient risible.
Et si vous pensez vraiment que les jeunes vont accepter cela et reproduire ce schéma quand ils seront plus grands, vous êtes vous-même un grand naïf!

Pesonnellement, je crois surtout que cette mesure va
1) braquer les parents
2) augmenter le chiffre d'affaire de McDonald's
3) faire comprendre aux enfants que des bureaucrates décident à leur place ce qui est bon pour eux, et si vous avez été adolescent vous-même vous vous rappellerez peut-être que les contraintes aveuglément imposées d'en haut ne produisent rien de bon.
4) et je suis assez sûr que nos brillants édiles réussiront à faire en sorte que l'alternative soit plus chère que la viande et le poisson, bien entendu!

La gauche est toujours très forte dès qu'il s'agit de se tirer une balle dans le pied!

Écrit par : Stéphane Montabert | 26 février 2011

«l'écologie n'est pas une idéologie de gauche. Il y a un gros hiatus chez les verts à ce niveau-là»

C'est pas peu dire... et la nature n'en pas plus à cirer de la démocratie: La planète ne convoque pas une assemblée générale pour discuter et décider où et quand d'un tremblement de terre... Les fleurs fleurissent au printemps lorsque le climat leur est favorable, que ça plaise ou non. Dans le règne animal (faune sauvage), la surpopulation est régulée par la sélection naturelle... etc, etc.

Ce que vous croyez bon pour la planète, elle, elle s'en fout !

Écrit par : petard | 26 février 2011

Cher Monsieur Montabert,
Vous vous insurgez car, dites-vous:
"Les enfants n'ont pas le choix."
Indépendamment de toute idéologie politique, laissez-moi sourire:
Croyez-vous vraiment que, dans un réfectoire scolaire où 80 bambins entre six et 11 ans viennent manger cinq jours par semaine, on peut leur tendre un menu avec plusieurs propositions à choix quand ils s'asseyent à table?
Avez-vous pensé à celui qui n'aime pas la viande? (il y en a... j'en ai rencontré)
Avez-vous des enfants? Leur préparez-vous à manger tous les jours? Leur donnez-vous tous les jours le choix du menu? Ne vous est-il jamais arrivé de leur cuisiner des spagh sauce tomate avec du parmesan râpé? Vous savez, si la sauce est bien faite, mijotée avec de vraies tomates, des herbes de Provence... cela peut être délicieux... Vous devriez essayer, personne n'en est jamais mort semble-t-il.
De plus je me permets de recommander quelques cours de mathématique à certains rédacteurs de commentaires qui semblent penser que servir un repas sans viande UN jour par semaine équivaut à supprimer totalement la viande de l'alimentation de nos bambins...
Bon appétit et bonne soirée!
Et bravo aux réfectoires en milieu scolaire qui tentent de varier leurs menus au maximum... !
MS

Écrit par : Martine Stocker | 26 février 2011

@Martine Stocker: Personne n'a jamais obligé les enfants à manger de la viande ou du poisson, même pas à finir leur assiette. Vous semblez être passée complètement à côté du sujet. Il n'a jamais porté sur les choix que les enfants avaient, mais sur la légitimité de certains à leur imposer quoi que ce soit.

Il faut bien faire la différence entre un menu nécessairement contraint par des questions économiques, et un menu décidé pour des raisons idéologiques.

Aimeriez-vous, quand *vous* allez au restaurant, que *je* vienne vous imposer le menu que vous prendrez au nom de ma conception de la santé? Non? Vous accepteriez peut-être ce genre d'obligation de la part d'un élu d'A gauche toute, alors? Non plus? Et si maintenant il s'agissait de votre fils au restaurant? Ce serait acceptable, tout d'un coup?

En plaçant l'analogie ainsi, vous comprenez peut-être mieux l'initiative de la gauche lausannoise et ce qu'elle a de révoltant.

Écrit par : Stéphane Montabert | 26 février 2011

tous ces interdits sentent l'antroposophage,heu pardon l'antroposophie ,un monde pur,un air pur,et retour à la race pure Coluche encore une fois doit rire constatant qu'à force de laver blanc plus blanc,la neige revenant fait ressurgir les vieux démons de 1913

Écrit par : lovsmeralda | 27 février 2011

Monsieur Montabert, vous n'avez visiblement pas lu mon commentaire, ou vous n'y avez rien compris.
Que pensez-vous de la Santé Publique ? Des campagnes de vaccination, des campagnes de dépistage ? De l'erradication du goître et du crétinisme par des mesures d'obligation d'adjonction d'iode dans l'alimentation.
J'aimerais entendre votre point de vue, si vous en avez un, sur le sujet.

Écrit par : jeff | 27 février 2011

@ddr,on a pas attendu que les poules aient des dents pour apprendre l'hygiène base élémentaire typiquement suisse pour preuve celle-ci fut exportée dans les autres pays afin d'erradiquer les maladies tropicales,la suisse fut le champion number on dans ce domaine quand à la pluie de petits chats qui doit suivre,les théories furent balayées par le bon cholstérol,qui oublié pour faire peur uniquement provoqua de nombreuse maladies intestines,car vivre sans graisse est un leurre,un de plus ,essayez et vous verrez les résultats vous poussant à courir les spécialistes des maladies digestives

Écrit par : lovsmeralda | 27 février 2011

@jeff: vous placez l'interdiction de la viande et du poisson un jour par semaine pour les enfants qui vont en cantine scolaire en ville de Lausanne sur le même plan qu'une campagne de vaccination mondiale ou que de l'adjonction d'iode dans le sel? Sérieusement? Poursuivons sur cette logique alors:
- Que faire des enfants lausannois privés de la bienveilante contrainte administrative en déjeunant en semaine de viande et poisson à la maison? Faudrait-il, suivant votre argumentation, retirer la garde aux parents pour maltraitance?
- Faut-il poursuivre pour crime contre l'humanité les autorités des villes qui ne font pas cela et poussent ainsi les jeunes enfants à une vie de malheur?
- Que dire du Grand Conseil vaudois, qui a refusé une telle mesure?

Vous ramenez cette interdiction à une mesure de santé publique. Vous ignorez sans doute que l'interdiction dont on parle n'a rien à voir avec la santé publique mais plutôt à des théories fumeuses d'altermondialistes sur le commerce carné et l'exploitation de l'animal par l'homme... Ah non, en fait, vous n'ignorez rien parce que c'était la teneur d'un de vos propres commentaires un peu plus haut!

Oscillant entre prétendus impératifs de santé publique et théories économiques à la con, vous pensez que cela donnera plus de force à votre point de vue, mais c'est peine perdue. Sous n'importe quel angle cette interdiction est indéfendable.

Ce n'est que le petit délire d'une coterie gauchiste en mal de socialisme réel.

Écrit par : Stéphane Montabert | 27 février 2011

Monsieur Montabert,

Vous irez loin!... Vous êtes un politicien aussi «formidable» que ceux que vous fustigez! Un politicien qui a compris que, lorsqu’une question ou une remarque est gênante, il est préférable de botter en touche en disant qu'elle vous pique les yeux... Pauvre petite chose!... il a les yeux qui piquent!

Pour vos yeux, je vous conseille le collyre Euphrasia Weleda, un médicament à base de plantes. Un médicament écolo ou UDC (Unique Décoction Calmante)

Vous avez très bien compris que ma remarque au sujet du cannabis ne concernait que le choix et les limites à donner à ce choix. Vous avez compris qu'il ne s'agissait pas de défendre la privation de viande ou de poisson.
D'autant plus que je trouve moi-même que perdre du temps pour des balivernes pareilles démontre que les politiciens n'ont aucune idée des priorités. Mais contrer des propositions idiotes ne devrait pas forcéement impliquer l'utilisation d'arguements vaseux.

Monsieur Paul,
Effectivement, je n'ai pas étudié l'évolution de l'Homme, mais j'ai suivi attentivement l'évolution de la politique et là, j'ai remarqué que les singeries des politiciens devenaient la règle, que, pour certains d’entre eux, les singeries étaient même de type bonobo.
Je vous remercie d'avoir pris le temps de m'expliquer l'évolution du genre humain. J’accepte le terme «évolution» uniquement parce que ce terme ne veut pas dire «amélioration» puisqu'il est possible d'évoluer vers le pire: ce qui est très souvent le cas aussi bien pour le cancer que la politique.

Écrit par : Baptiste kapp | 27 février 2011

@Baptiste kapp: "contrer des propositions idiotes ne devrait pas forcéement impliquer l'utilisation d'arguements vaseux." Genre, comparer viande et cannabis? ;-)

Écrit par : Stéphane Montabert | 27 février 2011

"L'éradication du goître et du crétinisme par des mesures d'obligation d'adjonction d'iode dans l'alimentation."

Je m'en doutais ! Il ne faut pas diminuer leur ration de viande aux Suisses ; il faut augmenter leur ration d'iode. Apparemment, l'éradication du crétinisme n'est pas complète. Encore un petit effort...

Écrit par : Robert Marchenoir | 27 février 2011

Pauvre de nous!... Il n'y a pas plus sot que celui qui ne veut pas comprendre. Mais on a les politiciens que l'on mérite.

Je répète! Je ne compare pas "viande" et "cannabis", je ne fais qu'indiquer la nécessité de poser des limites. Et pour vous, la limite ne doit pas être celle d'un jour sans viande, mais celle totale sans cannabis. Bien! C'est votre idée et votre droit le plus strict.
Ce n'est pas une raison pour parler "d'heures sombres de l'histoire et de totalitarisme mou", pour ceux qui placent ces limites ailleurs. C'est en cela et uniquement en cela que vos arguments sont vaseux!
Avez-vous déjà entendu parler de points Godwin?... Il pourraient être utilisés aussi pour toute comparaison qu'un internaute avec un totalitarisme de gauche.

Écrit par : Baptiste Kapp | 28 février 2011

Bonjour Stéphane, je voudrais apporter ici un point de vue quelque peu différent. Je comprends votre argumentation, que je partage en partie. Certes, le Conseil Communal ou une autre autorité ne doit pas imposer de diète particulière, aux enfants pas plus qu'aux adultes, mais, à mon avis, la démarche n'est pas une initiative purement idéologique, et elle vient probablement des parents des enfants concernés.

Avez-vous déjà vu, dans des crèches ou des écoles enfantines, des listes d'aliments interdits concernant tel ou tel enfant? Je croyais que c'était quelque chose de ponctuel ou d'exceptionnel (cf. les interdits religieux), en réalité cela va beaucoup plus loin. Vous pouvez trouver dans le même groupe un tel qui ne doit pas boire de lait ou manger de fromage, une autre qui ne peut en aucun cas toucher aux fraises, un troisième pour qui les crevettes, les noisettes sont dangereuses. Les parents sont aussi au courant des derniers affaires d'intoxication, de poulet aux dioxines etc. Sans compter ceux qui veulent bien que leurs enfants mangent de la viande, mais bio bien entendu, ou du poisson (mais pas des trucs panés, trop gras et pas du saumon d'élevage...) Vous imaginez la gabegie à l'heure des repas? En réalité, les cantines scolaires sont à l'image du monde : Là où les particularités trouvent un terrain favorable, elles vont s'exprimer. C'est aussi, dans d'autres domaines, l'évolution qu'on constate à l'hôpital (il suffit de regarder les cliniques, où les prestations hôtelières sont mises en avant). Les usagers d'un service deviennent des clients exigeant une prestation personnalisé, et, comme il est impossible (ou trop cher) de contenter tout le monde, cela ne m'étonnerait pas que, lorsque ce genre de demandes se font de plus en plus nombreuses, les responsables ne finissent par adopter la solution la plus économique (un jour de légumes pour tous). Mais comme personne ne voudra reconnaître que l'on fait des économies sur la nourriture des enfants, on enrobe le tout d'arguments environnementaux ou de santé publique...

Écrit par : Inma Abbet | 28 février 2011

@Inma Abbet: merci pour votre commentaire tout en modération, ça change de nos excités habituels!

Toutefois, je ne souscris pas à votre explication. Je ne connais aucun trouble alimentaire qui fasse qu'un enfant puisse manger viande ou poisson quatre midis par semaine mais surtout pas un cinquième. Si l'enfant a une éventuelle intolérance aux protéines animales, il peut toujours avoir - roulement de tambours - une double portion d'épinards au lieu du traditionnel steack haché / épinards que mangeront avec appétit 99% (et je suis généreux) de ses camarades, sans priver personne.

Il y a probablement des parents végétaliens ou je ne sais quoi (surtout chez les Verts), désireux d'empêcher leur progéniture d'accéder à de la viande ou du poisson. C'est leur droit le plus strict, mais ils n'ont pas à priver les autres. Comme je l'écrivais plus haut, personne n'a l'obligation légale de finir son assiette à la cantine. Si l'idée que leurs enfants soient exposés à l'horrible tentation carnée (encore que ça reste le cas quatre jours par semaine semble-t-il) ils n'ont qu'à trouver d'autres solutions, comme un délicieux casse-croûte avocat-tofu dans le sac de l'enfant le matin.

Si la cantine publique doit se réduire au plus petit dénominateur commun, ça va être la fête: pain azyme et eau tiède pour tout le monde! Je vois d'ici l'enthousiasme! En espérant que personne ne soit allergique au gluten, auquel cas il ne restera plus que l'eau tiède...

Quant à une démonstration sur les coûts, ma foi, elle reste à verser au dossier. Si une telle mesure avait été prise pour des raisons économiques, ce serait bizarre qu'elle ait été proposée et soutenue par les Verts et A gauche Toute avec l'opposition de la droite!

Pourquoi tant de monde s'évertue à trouver une justification rationnelle à une décision qui a été déposée, argumentée, votée, ouvertement, comme une mesure idéologique visant à "l'éducation" des générations futures?

Écrit par : Stéphane Montabert | 28 février 2011

"Il y a probablement des parents végétaliens ou je ne sais quoi (surtout chez les Verts), désireux d'empêcher leur progéniture d'accéder à de la viande ou du poisson."

Les parents végétariens ne forment pas une majorité, mais si vous additionnez les végétariens aux adeptes du bio, aux méfiants par rapport aux origines (et aux modes de cuisson) des produits, aux allergiques et à ceux que la viande en général dégoûte, cela finit par en faire du monde. Cela participe à une tendance qui consiste à se singulariser par rapport aux autres, suivant des logiques diverses, et que vous retrouvez chez ceux, par exemple, qui refusent de faire vacciner leurs enfants. Ce n'est pas à moi de juger leurs motivations ou leurs craintes, mais je constate que le temps où tout le monde mangeait la même chose à la cantine sans avoir rien à redire est révolu. Aujourd'hui, la plupart des parents sont influencés par des messages alarmants concernant la sécurité alimentaire ou la sécurité tout court. Démêler le vrai du faux, l'information exacte de la légende urbaine dans leur attitude n'est pas chose facile, mais cela fonctionne ainsi, et le Conseil communal ne fait au fond que s'insérer dans cette logique. Cependant, la manière d'y répondre est à mon avis absurde. Pourquoi un jour par semaine et pas tous les jours? Il vaudrait mieux, par exemple, proposer un menu végétarien chaque jour pour ceux qui le désirent, ou tout simplement la double portion d'épinards que vous suggérez :-). Serait-ce trop difficile à mettre en place?

Écrit par : Inma Abbet | 28 février 2011

Oui donc finalement, il faut supprimer les cantines publiques avec l'argent des impôts. Que les parents aillent se faire foutre et se démerdent avec des structures privées conçues pour satisfaire aux exigences de leur immonde petite larve. Cela leur coûtera des fortunes et ils en seront très fiers. On n'en finit pas de décader, par Lausanne.

Écrit par : Géo | 28 février 2011

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