13 mai 2011

Le Mauvais Débat

Il est des débats qui sont mauvais. Je ne parle pas des débats interdits pour cause d'atteinte au politiquement correct - ceux-là sont rapidement entachés du vocabulaire connoté habituel, lié à l'odorat, aux fonctions digestives et à la seconde guerre mondiale - mais bien aux débats mauvais parce que médiocres, mal posés, louvoyant, porteurs de polémiques et de sous-entendus inavouables.

Le débat sur le financement des campagnes électorales est de ceux-là. Sa dernière incarnation en date concerne bien évidemment la votation du 15 mai du référendum vaudois sur les Prestations Complémentaires Familles et donne lieu à un article de Daniel Audétat sur 24Heures.

L'argent dépensé dans des campagnes électorales n'est pas un moyen de blanchir l'argent sale, de frauder le fisc ou de placer ses économies avec un rendement alléchant - loin de là. En fait, il importe moins par son montant que par la comparaison des moyens déployés par l'un ou l'autre camp; c'est le petit combat financier que se livrent les acteurs politiques dans les coulisses.

Brisons ici le mystère: le "débat" sur le financement des campagnes électorales est l'incarnation de la jalousie de politiciens médiocres, qui estiment que l'électeur est un veau dont le vote ira au camp qui a dépensé le plus pour marteler son message.

Triste conception de la politique.

Quelle que soit la campagne, un camp aura forcément plus d'argent. Et s'il n'a pas plus d'argent, il aura peut-être des avantages en nature: une inclination plus ou moins marquée des médias en faveur de ses thèses, donnant autant de publicité gratuite au détour des articles de journaux; ou alors, faveur de l'actualité, un petit tsunami à l'autre bout du monde, dont les images de catastrophe seront autant d'arguments matraqués sur le thème du je-vous-l'avais-bien-dit (Qui fait encore le distinguo entre les milliers de morts liés au tsunami au Japon et ceux liés à l'accident nucléaire de Fukushima, c'est-à-dire quasiment aucun? Au train où vont les choses, d'ici quelques temps on montrera les côtes japonaises dévastées par les eaux en expliquant que c'est la centrale nucléaire de Fukushima qui a provoquée toute cette dévastation. Si ça se trouve, cette confusion est déjà dans les esprits... Mais je digresse.)

Ceux-là même qui sont prompts à réclamer une transparence des comptes de campagne le sont nettement moins lorsqu'il s'agit de révéler les accointances partisanes dont ils disposent au sein des médias, des fonctionnaires, de l'administration fédérale et de tous ces organismes dont le grand public serait en droit d'espérer un point de vue neutre et objectif. Et puis c'est difficile à chiffrer tout ça, alors, oublions-le!

Bref. Tout comme la concurrence pure et parfaite est une utopie, l'équilibre politique pur et parfait permettant à chaque électeur de juger avec exactement 50% d'arguments "pour" et 50% d'arguments "contre" en est une autre - et c'est tant mieux.

Les médias doivent respecter un certain équilibre lorsqu'ils offrent à leur public une information sur les enjeux. C'est une question d'équité et il en va de leur propre réputation. Mais l'idée que l'électeur soit simplement convaincu par celui qui parle le plus longtemps ou qui placarde le plus d'affiches serait proprement insupportable; par chance, c'est un fantasme. L'histoire suisse récente des votations montre que des initiatives sont passées sans grands moyens déployés par leurs promoteurs, comme dans le cas de l'internement à vie pour les délinquants sexuels ou violents jugés très dangereux et non amendables, approuvé en 2004, ou l'imprescriptibilité des actes de pornographie enfantine, approuvée en 2008.

Evidemment, une votation ne se gagne pas dans le silence et la discrétion. Mais si une certaine publicité est nécessaire, l'excès attend au tournant. La campagne contre les Prestations Complémentaires Familles semble atteindre les limites de l'exercice, avec des affiches placardées depuis des semaines dans tout le canton de Vaud, jusqu'à saturation. Là encore, c'est une bonne chose, puisque cela laisse penser qu'à partir d'un certain point, les sommes supplémentaires investies dans une campagne deviennent contre-productives. On ne peut tout simplement pas acheter l'opinion publique.

Chacun essaye de faire au mieux, tout simplement.

Que se passerait-il si un camp disposait de moyens financiers écrasants, face à un autre, totalement démuni? C'est un peu le scénario qu'essayent de jouer les perdants au soir de nombreuses votations, mais il ne correspond pas souvent à la réalité, et tient carrément de la science-fiction dans le cadre des votations du 15 mai. L'enquête de Daniel Audétat sur la campagne du référendum sur les Prestations Complémentaires Familles est, à ce titre, assez remarquable. Loin de verser dans les thèses des pleureuses de service, soit-disant écrasées par la toute-puissance financière de leurs adversaires du Centre Patronal, le journaliste a soulevé quelques cailloux pour voir le budget réel de chaque camp, et surtout, d'où vient l'argent. Il en donne un petit tableau récapitulatif:

argent-campagne.jpg
Surprises!

Première révélation: à 280'000.- contre 455'000.-, les partisans du Oui sont moins dotés, mais les budgets sont clairement d'un ordre de grandeur similaire. Les deux camps jouent dans la même division; on est loin du "David contre Goliath" souvent invoqué. A ce niveau de dépense, c'est la qualité de la publicité de la campagne qui l'emporte, et non la force financière brute. Si l'autre camp a deux fois plus d'affiches que le vôtre, c'est embêtant, mais si votre slogan est meilleur, ce n'est pas vraiment un problème.

Ensuite, et c'est là le plus savoureux, le décompte du budget. Dans le camp du Non, 80'000.- de dons de particuliers, d'associations et d'entreprises; on devine que ce sont ces donateurs que cherchent à atteindre (et à salir) les partisans d'une "totale" transparence en matière de financement de campagne. Mais le camp du Oui recèle deux ou trois petites gemmes de son cru.

D'abord, les transfuges "bourgeois" sont sollicités à hauteur de 6'000 francs suisses: quand on franchit le Rubicon, apparemment, il faut payer le péage. Ensuite, on notera 11'000.- en provenance "d'associations": voilà des associations bien riches. Si ce sont des associations politiquement à gauche, donc loin du Grand Capital honni, je me demande à combien est fixée la cotisation des membres pour constituer un pareil trésor de guerre à dépenser dans une campagne de votation? Mon petit doigt me dit que cet argent "associatif" pourrait peut-être inclure quelques subventions publiques détournées, mais cela doit être un tour de mon imagination, parce que ce ne serait pas très moral, n'est-ce pas.

Remarquez, quand on voit que l'Etat de Vaud a lui-même dépensé 40'000.- des contribuables dans la campagne, on peut douter de tout. Les citoyens s'opposeront peut-être au projet le 15 mai dans les urnes, mais qu'on se rassure, ils auront quand même payé pour le soutenir, à travers leurs impôts!

Finalement, on relèvera avec malice qu'il reste encore "8'000.- à trouver" pour boucler le budget du Oui. En d'autres termes, les partisans du Oui se préparent à laisser une ardoise! Et ce sont ces gens qui gèrent nos oeuvres sociales? Ceux-là même qui ne sont pas fichus de boucler correctement leurs comptes de campagne prétendent que l'équilibre financier de la réforme est assuré?!

Bref, à 280'000.- contre 455'000.-, lorsque vous entendez des gens se plaindre que l'autre camp l'emportera parce qu'il a les poches plus profondes, le détecteur de mauvaise foi s'emballe.

Je ne sais qui gagnera au soir du 15 mai. J'espère juste que personne n'invoquera l'excuse du manque de moyens. Mais je ne me fais guère d'illusions!

Commentaires

Personnellement j'ai pas l'impression que c'est un mauvais débat, cependant il y a des pour et des contres comme dans toutes campagnes. Chacun y va à sa manière selon l'argent qu'il dispose!
Cependant en fin de compte, c'est le citoyen "votant", qui décide et non le veau comme vous caricaturez celui-ci.
C'est pas les moyens engagés qui font la décision!
Ce serait prendre le citoyen pour un mouton...

Écrit par : Chappuis Jean-François | 14 mai 2011

@Jean-François Chappuis: "C'est pas les moyens engagés qui font la décision!" exactement, je n'ai pas dit autre chose. Le "veau" n'existe que dans l'esprit de ceux qui ramènent l'opinion populaire aux budgets de campagne. Partant de là, toutes les arguties sur les fonds des uns et des autres sont nulles et non avenues, sauf s'il y a un déficit gigantesque privant un des camps de tout moyen d'expression.

Ce n'est clairement pas le cas pour les votations du 15 mai.

Écrit par : Stéphane Montabert | 14 mai 2011

Le problème, à mon avis, n'est pas trop les moyens engagés.
Après tout, si un parti ou un groupement qui lance une initiative ou un référendum parvient à lever des fonds conséquents, tant mieux pour lui.
Mais il serait bon de savoir qui paie. Car là, il y a un intérêt à savoir pour qui, ou contre qui, l'on va voter.
C'est une question de transparence, qui ne devrait poser problème à personne.
Un peu pareil concernant nos élus, du moins les fédéraux et les cantonaux.
Nous devrions pouvoir savoir de qui ils touchent un revenu. Pas forcément la somme, mais au moins quels sont leurs intérêts financiers, autre que le salaire de base, qu'un élu touche en participant à des conseils d'administration, des groupements d'intérêts, des associations, etc...
Car on a beau jeu de dire que l'on est pas à vendre, il est tout de même difficile de mordre la main qui nous nourrit, ou qui participe à nous nourrir.

Par contre, vous m'excuserez, mais vous faites preuve d'un total manque d'objectivité dans votre analyse du budget qui frise la médisance la plus crasse.
Car effectivement, les deux ont joué dans la même catégorie, mais dire que les associations qui ont participé pour 11'000.- sont bien riches est d'un bêtise qui ne vous honore pas.
Personnellement, je ne me permettrai de juger que lorsque je saurais combien d'associations ont participé, lesquelles et à quelle hauteur.

D'ailleurs, mettre ces chiffres sur votre site c'est bien, mais il aurait été bien de préciser si il s'agissait uniquement de moyen financier cash, ou s'ils se traduisaient d'une autre manière.
Je vous ferai également remarqué que le fait que le canton et certaines communes s'engagent ici n'est pas trop étonnant, vu que ces prestations devraient leur permettre d'économiser quelques sous d'aide sociale.

Mais je ne me fais pas de soucis, votre très grand soucis de la transparence fera, sans aucun doute, que vous demandiez si votre chère commune de Renens a participé au financement de la campagne du oui. Irez vous jusqu'à demander combien Renens économiserait grâce aux PC famille? Je vous engage à le faire.
Par honnêté et transparence.

Écrit par : lefredo | 16 mai 2011

M.Montabert,

J'ai beau retourner votre argumentation dans tout les sens, je ne comprends pas qu'on puisse parler d'un "mauvais débat". Car soit il y a débat (c'est-à-dire que tout le monde n'est pas d'accord), soit il n'y a pas débat (tout le monde s'accorde). En l'occurrence, il y a débat. Et si vous ne souhaitez pas plus de transparence, c'est votre droit. Mais dire que c'est un mauvais débat, ça ne veut rien dire, c'est pratiquer l'enfumage. Et à mon avis, c'est plutôt ça la "triste conception de la politique".

Revenons un instant à votre phrase en gras, qui résume bien votre propos. Selon vous, les "politiciens médiocres estiment que l'électeur est un veau dont le vote ira au camp qui a dépensé le plus pour marteler son message". Vous devez savoir que les votants ne sont pas tous autant au courant que vous des choses politiques et n'ont pas tous un avis bien tranché. Donc forcément les campagnes d'affichage ont un impact sur les scrutins. Sinon, pourquoi y aurait-il autant dépensé en affichage ?

Dommage que la transparence en politique semble vous faire peur. C'est pourtant une question cruciale pour la santé de notre démocratie. Vous préféreriez le vote censitaire où seul les plus riches peuvent voter ? Vous devriez prendre exemple sur votre collègue de parti Lukas Reimann qui a déposé à Berne une initiative parlementaire pour plus de transparence. Bravo Lukas !

Écrit par : Fufus | 16 mai 2011

@lefredo: "Mais il serait bon de savoir qui paie. Car là, il y a un intérêt à savoir pour qui, ou contre qui, l'on va voter."

Allez, je vous le donne en mille: des gens qui ont un intérêt pour ou contre la réforme! Intérêt qui peut être idéologique, financier, religieux ou autre! Bluffant, n'est-ce pas? Mais derrière, vous mélangez les comptes de campagne avec le fonctionnement des partis et les rémunérations des élus... Quelle confusion!

Je connais très bien la pseudo-solution à tous ces faux problèmes de corruption, de trafic d'influence ou d'autres: l'indépendance financière de la classe politique. Des élus "vierge de toute influence" parce que les contribuables leurs versent des salaires largement suffisant - sur le papier - pour qu'ils préservent leur indépendance... Eh bien, je viens de France, pays où la politique est une carrière politique de l'université à la retraite, et je peux vous dire que ça ne marche pas.

Les élus en Suisse sont des miliciens, pas des professionnels. Ils ne vivent pas coupés du monde, et la "transparence" réclamée ressemble souvent à une tentative de mise au pilori (il paraît même que certains sont riches, vous réalisez le scandale!)

Ceci dit, je n'ai rien contre la transparence - à condition qu'elle ne soit pas à géométrie variable. Mais je refuse de ramener les revenus d'un politicien quelconque à autant de tentatives de corruption.

Quant à Renens, j'ai mieux à faire que de me lancer dans des combats politiques d'arrière-garde sur des votations passées. Mais s'ils tentent d'outrepasser leurs prérogatives de neutralité dans des votations futures, comptez sur moi pour les attendre au tournant. Du reste, je pourrai même compter sur certains socialistes renanais pour me soutenir, car il n'y a pas que la droite pour penser qu'une administration ne doit pas prendre position dans une votation (encore moins en y engageant des moyens financiers.)

@Fufus: amusant comme vous aussi vous semblez ramener toute opinion politique à des questions d'argent. Je vous suis gré d'avoir saisi la phrase marquée en gras dans mon billet (sa mise en valeur était délibérée après tout) mais ce n'était pas la seule du billet. Je donne ma définition du "mauvais débat" dans le premier paragraphe - et nulle part je ne sous-entend que ce débat ne devrait pas avoir lieu, faute de quoi je n'en aurais pas parlé ici!

Pareil pour l'aspect publicitaire, que j'évoque aussi. Je donne même des contre-exemples. Et le peuple vaudois lui-même vient d'en donner un, ce 15 mai, sur le référendum contre les Pestations Complémentaires Familles. Quelle meilleure illustration que l'argent ne fait pas tout!

Bref, c'est bien de lire les phrases en gras mais le reste vaut peut-être la peine aussi ;)

Écrit par : Stéphane Montabert | 16 mai 2011

@ Montabert

"Les élus en Suisse sont des miliciens, pas des professionnels. Ils ne vivent pas coupés du monde, et la "transparence" réclamée ressemble souvent à une tentative de mise au pilori (il paraît même que certains sont riches, vous réalisez le scandale!)"
Vous venez de France, et excusez moi de vous le dire, cela ce voit.
Les "miliciens", comme vous le dites, ne sont pas forcément meilleurs que les professionnels de la politique. D'ailleurs, quand on sait le temps que cela prend, il y en a beaucoup qui n'ont de miliciens que le nom.

Je ne comprends pas ce qui vous dérange dans la transparence que nous serions en droit de réclamer.
La peur que les élus étant systématiquement contre l'assurance maladie unique et/ou employé ou membre d'un CA de l'une d'elles soit perçu comme un vendu?
Il faut être sacrément hypocrite pour s'imaginer que le politicien va voter contre l'intérêt de l'assurance, donc contre son intérêt.
C'est humain.
D'ailleurs, ils se rendraient crédibles et s'éviteraient quelques suspicions en déclarant ouvertement leurs intérêts. Car ils seraient certainement élus tout de même, et ne pourraient être soupçonnés de double-jeu.

Je ne fais pas partie de ceux qui pensent que les moyens mis en oeuvre font la majorité d'une élection. Par contre, je fais partie de ceux qui pensent qu'un élu devrait avoir l'honnêteté de dire pour qui il roule et quels sont ses intérêts.
Je n'aurais même pas besoin, dans le cas où l'on indiquerait si c'est une activité rémunérée ou présentant des avantages quelconques, à ce que la somme soit indiquée.

Votre parti revendique souvent les caméras avec le slogan :" le citoyen honnête n'a rien à craindre d'être observé". Pourquoi donc mettre tant de réticence à le voir appliquer aux politiciens?

Écrit par : Lefredo | 16 mai 2011

@lefredo: "Votre parti revendique souvent les caméras avec le slogan :"le citoyen honnête n'a rien à craindre d'être observé". Pourquoi donc mettre tant de réticence à le voir appliquer aux politiciens?"

Les caméras filment l'espace public, pas les jardins. Je pense que les politiciens doivent être jugés sur la base de leurs décisions et de leur engagement politique, pas sur leur déclaration d'impôts.

Vous avez des rideaux à vos fenêtres. Avez-vous donc quelque chose à cacher?

Je n'ai rien contre la transparence, et je me plierai volontiers à toutes les demandes légales et plus encore. Ce que je n'aime pas, ce sont les motifs invoqués pour réclamer cette transparence: la suspicion que tout salaire versé à un élu est une forme de corruption; la volonté de tarir les sources de financement des partis en révélant nommément les donateurs; et enfin, le procès d'intention que sous-entend généralement la démarche.

Je note également que seule la transparence financière est recherchée. Le public pourrait tout autant avoir le droit de connaître le passé judiciaire ou associatif de ses élus, etc. parce qu'il n'y a pas que l'argent dans la vie.

"Les "miliciens", comme vous le dites, ne sont pas forcément meilleurs que les professionnels de la politique."

Bien sûr que si - ne serait-ce que parce qu'ils sont obligés, avant, pendant et après leur parenthèse politique, d'être en contact avec le monde réel, le monde de l'entreprise, le monde du travail. Vous me reprochez d'être Français; c'est peut-être un défaut à vos yeux mais visiblement vous n'avez pas idée de ce qu'est la classe politique française.

Écrit par : Stéphane Montabert | 17 mai 2011

Je suis pour une introduction d'un plafond financier concernant les campagnes politiques. Car en fin de compte, les seuls bénéficiaires sont les publicitaires et les éventuels lobbies qui oeuvrent pour la promotion de leurs intérêts. Et malgré à ce qu'on dit, je pense que dans la majorité des cas, c'est la campagne qui à le plus d'argent à disposition qui emporte le vote.

A ce propos. Je trouve assez insultant qu'a Renens par exemple, certains parties utilisent l'espace d'affichage omniprésent (et payant, j'espère) pour stigmatiser les gens en dehors de leur sphère, ou devrais-je dire croyance politique.

Le mouton c'est un animal sympathique, non ?

Écrit par : r100 | 17 mai 2011

Il y a de tous bords politiques des sympathisants ou des supporters pleins aux as. Si M. Blocher préfère donner ses ronds pour soutenir ses idées, plutôt que de mener un train de vie "bling bling" c'est tout à son honneur. Chez les pleurnichards du PLR où se dénombrent probablement le maximum de millionnaires ou de milliardaires, il faut croire qu'ils sont trop radins pour investir au bénéfice de la collectivité... même pour faire passer leurs idées.
Quant à la gauche, de quoi se plaindrait-elle? Elle a tous les médias à ses bottes pour de pleines pages rédactionnelles gratos.

Écrit par : petard | 17 mai 2011

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