12 juin 2011

Renens face caméra

Dans une semaine, les citoyens de Renens seront amenés à s'exprimer sur la pose de caméras de surveillance dans le voisinage de la gare afin de renforcer la sécurité.

Les votations communales sont rares à Renens. Il faut remonter à 2008 pour retrouver la trace d'une consultation populaire; celle-ci avait pris la forme d'un référendum facultatif pour la réfection de la place du marché. Et je ne sais même pas à quand remonte la consultation précédente.

Cette méfiance des autorités de Renens envers le souverain transparaît de façon assez évidente à la lecture de la brochure d'accompagnement de la votation du 19, dont l'équilibre des propos semble avoir été délégué à une firme nord-coréenne.

votation_renens.jpgLe livret comporte 7 pages imprimées. Les pages 2, 3 et 4 s'annoncent comme un "descriptif de la situation" alors qu'il ne s'agit que d'un plaidoyer tendancieux en défaveur de l'initiative; suit en page 5 la recommandation du NON par la municipalité, puis en page 6 la recommandation du OUI par le comité d'initiative - un petit îlot dissonant dans ce grand cri unanime de rejet des caméras, mais découlant probablement de quelque obligation légale...

La dernière page résume les recommandations de vote des partis et de la municipalité (et moi! Et moi! crie-t-elle) avec encore une fois une écrasante répétition du NON. Le rejet de l'initiative par le Conseil Communal est aussi rappelé en première page, si jamais.

6 pages pour le NON et une page pour le OUI: un équilibre typique du "débat démocratique" à la sauce renanaise. La confiance des défenseurs du NON dans leurs partisans semble très limitée: il faut marteler cent fois le message pour que les camarades comprennent bien comment remplir leur bulletin de vote, avec force regards appuyés...

Mais revenons un peu sur l'historique de ce débat.

  • En février 2009, à la surprise générale, les habitants d'Yverdon approuvent à une majorité confortable une initiative communale de l'UDC locale sur la pose de caméras place de la gare. Configuration classique: UDC seule contre tous, débat ramené à des rires moqueurs et des haussements d'épaule, rejet unanime de cette approche par les édiles en place et... Victoire du OUI dans les urnes.
  • En mars 2009, au détour d'une élection complémentaire, on apprend la fondation d'une section UDC toute fraîche à Renens.
  • En mai 2009, par un étonnant sens de l'à-propos, une motion du PLR pour la pose de caméras de surveillance dans le périmètre de la gare atterrit sur le bureau du Conseil Communal de Renens.

Le hasard fait bien les choses. Mais quelles que soient les raisons qui aient poussé le PLR renanais à faire sienne les solutions de sécurité préconisées par l'UDC, réjouissons-nous: les habitants de Renens en bénéficieront. Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait les caméras!

Les caméras constituent une méthode simple et bon marché de gêner la criminalité et d'assister la police dans ses enquêtes. Évidemment, elles ne sauraient suffire à résoudre seules tout problème de sécurité: filmer n'est pas un but en soi, il faut que la police et la justice suivent derrière. Mais comme celles-ci ne dépendent pas encore entièrement des forces de gauche dans notre pays, on peut encore en espérer quelque chose.

renens_gare.jpgLa municipalité et les partis de gauche au conseil communal sont fermement opposés à la pose de caméras, pour des raisons purement idéologiques - dont on se demande parfois si elles ne vont pas jusqu'à remettre en cause la notion d'autorité elle-même. La lecture des "mesures prises" pour lutter contre la criminalité à la gare de Renens comporte une bonne part d'ironie involontaire. Marrains et Parrains de Gare, terrain de sport, création d'un Observatoire de la Sécurité, animation de quartier... Beaucoup d'efforts pour tourner autour du pot et empêcher les fauteurs de trouble d'être punis.

L'argument le plus drôle est sans doute celui du coût, reproché par la municipalité aux tenants de l'initiative:

Les coûts d'un système de vidéosurveillance ne sont pas négligeables. Ils explosent lorsque les caméras sont sous surveillance permanente (ce qui n'est pas demandé par les initiants), mais sont conséquents aussi simplement dans la pose et l'entretien d'un système régulier. (...) Pour 10 caméras sur la Place Sud de la Gare, les initiants ont évalué les frais à Fr. 90'000.- pour les investissements et Fr. 10'000.- pour l'entretien annuel.

 

90'000.- une fois et 10'000.- par an, voilà qui grève un budget - surtout un budget comme celui de Renens, taillé au cordeau pour coller seulement à des projets d'une importance cruciale pour la population. Et puis, combien coûtent par an la farandole inefficace des mesures risibles proposées jusque-là, parrainage, observatoire, centre de rencontre et d'animation, délégué jeunesse, travailleur social de proximité et j'en passe?

Je laisse aux sociologues les raisons pour lesquelles la gauche semble incapable d'accepter des solutions simples, efficaces et bon marché dès qu'il est question de sécurité. En attendant, je soutiens sans réserve l'initiative "pour renforcer la  sécurité à Renens" et je vous invite à vous prononcer en sa faveur le 19 juin.

Commentaires

BIG BROTHER IS WATCHING YOU!

Et dire que certaines personnes croient encore que l'udc se bat pour les libertés individuelles et le respect de la vie privée.

Plus le mensonge est gros, mieux il passe.

Écrit par : DDR | 12 juin 2011

@DDR: Je ne vois pas en quoi des caméras de surveillance filmant uniquement l'espace public et dont les images, exploitables uniquement par la police, sont normalement détruites au bout de 96h, violeraient la vie privée ou les libertés individuelles.

Mais développez donc.

Écrit par : Stéphane Montabert | 12 juin 2011

Filmé, espionné par des flics... au nom d'une soi-disant sécurité "made in udc".

Personellement, cela ne me plait pas d'être scruté par des poulets...

Même la Stasi n'aller pas aussi loin dans le non respect de la vie privée.

Etes-vous Stalinien?

Écrit par : DDR | 13 juin 2011

hors sujet/après la guerre notre pays fut connu pour ces nombreux camps de transits pour réfugiés nombreux furent les villages et ce jusqu'au Tessin à accueillir des gens de diverses nations certains en gardèrent un bon souvenir d'autres un peu moins,même Madame S. Veil parle d'un accueil plutot froid qui lui fut réservé à Genève après être sortie miraculeusement du camp ou elle fut internée à ne pas confondre avec le mot transit bien entendu alors dire les suisses racistes non,parcontre notre pays est considéré comme centre de triage reconnu au-delà des frontières mais non grâce aux faits de guerre simplement à cause de sa géographie,malgré tout un air de ségrégation régne au sein de la population Suisse à l'encontre de leurs vieux et vieilles dont la sénilité commence dès l'âge de 60 ans d'après ceux ayant un trouille bleue de la dégénérescence naturelle de l'âge alors dire l'UDC est raciste cherchez l'erreur et voyez qui sont les vrais racistes à l'égard d'habitants de la même contrée et de la même couleur de peau ,grand paradoxe d'un pays connu à l'étranger pour son savoir faire c'est quand on voit quelques'uns de nos dirigeant se montrer de plus en plus arrogants envers ceux qui ne sont plus rentables professionnellement parlant,non ils ne sont pas à Berne,le ciel nous en préserve,mais il y a plus infâme c'est de se dire que la plus grande majorité de ceux rejetant leurs vieux sont des Suisses-Romands
bonne journée à vous

Écrit par : lovsmeralda | 13 juin 2011

@DDR: les policiers ne verront pas plus avec les caméras que ce qu'ils pourraient voir en étant sur place. Mais la vigilance des caméras est toute électronique et elles filment 24h/24, alors qu'un policier en patrouille peut facilement rater quelque chose. De plus, il n'y a pas de surveillance permanente des images: elles seront utilisées exclusivement à posteriori, à des fins d'enquête.

En comparant cela à la Stasi, vous ne montrez que votre manque total de connaissance tant sur la justice suisse que sur la police politique de la RDA.

Écrit par : Stéphane Montabert | 13 juin 2011

Le meilleur des mondes, voilà l'intitulé de votre blog. Vous voilà défenseur des caméras ! Vous ? Vous le défenseur de la liberté individuelle ? Vous le Libéral.
Vous, le pourfendeur de dépenses publiques, vous souhaitez que votre commune dépense des centaines de milliers de francs pour des caméras qui ne servent à rien ? Pour exemple, Londres compte plus de caméras que d'habitants, ce qui n'a pas empêché les attentats dans le métro en 2005. D'ailleurs, de l'avis même de Scotland Yard, les millions de caméras de surveillance que comptent la capitale anglaise sont inutiles contre le crime.
Vous, qui voulez tant réduire les dépenses publiques voulez donc investir dans des caméras de surveillance, mais aussi dans leur entretien, et bien sûr, payer des fonctionnaires pour visionner les films.
Changez votre intitulé, écrivez plutôt 1981, Georges Orwell : "Big Brother is watching You."

Écrit par : jeff | 13 juin 2011

Ah, pardon, j'oubliais ma question, merci de la joindre à mon propos précedent : Combien ce petit caprice sécuritaire va t'il couter à vos concitoyens ( entretien des caméras et fonctionnaires chargés de surveiller les écrans) compris ?

Écrit par : jeff | 13 juin 2011

Il y a 2 problèmes distinctes :

La sécurité de la gare et les personnes qui sont à l'origine du problème

Les caméras ne régleront que le premier point avec un coût de 100'000.-

Quant au 2eme, il se déplacera plus loin.
Quelle sera la solution ? mettre des caméras... ?!

Vous avez une vision assez primaire des choses. N'en déplaise, les travailleurs sociaux seront toujours plus utiles que les caméras, à moins que vous voulez enfermer tous ceux qui actuellement rodent autour de la garde.

Bref, contentez-vous de parlez de la gare, ne mélangez pas tout et n'importe quoi, parce que la criminalité, si il y a, va se déplacer.
Est-ce mieux pour la police ? je ne crois pas que celà va changer grand chose, mais il serait intéressant de connaître leur avis.

Bref, si il y a des rire moqueur contre les propositions udc, je le comprend. Commencez donc à distinguer les problèmes, et donner une solution spécifique à chacun.

Écrit par : moket | 13 juin 2011

Je constate que comme tout UDC vous connaissez tout sur tout et vous avez réponse à tout... preuve que votre déluge de justifications cache, mal, votre ignorance.

Nous pourrions remonter à l'affaire des fiches... mais le temps passe et les gens oublient.

Fliquer notre pays c'est l'unique chose que l'extrême droite est capable de faire, et vous semblez en être fier.

Concernant la RDA, j'en connais certainement plus que vous, même si cela n'a pas l'air d'être trop difficile...

Au fait, connaissez-vous le "vrai" nom de la RDA?
Deutsche Demokratische Republik ou DDR!

Vous m'avez bien diverti.

Écrit par : DDR | 13 juin 2011

@jeff: je suis sensible à l'argument londonien, parce qu'il illustre par l'absurde à quel point les caméras doivent s'intégrer à un ensemble. Si les caméras suffisaient par elles seules à garantir une basse criminalité, Londres serait la ville la plus sûre du monde. Nous en sommes loin.

Des caméras n'ont aucun sens s'il n'existe pas à côté de cela une police et une justice efficaces - et c'est précisément ce qui manque outre-manche. Mais pas ici (quoique certains mouvements politiques travaillent sans relâche à les miner.) Cette différence essentiel d'avec Londres, et l'expérience probante de pose de caméras ailleurs en Suisse - à Yverdon par exemple, donc - me donnent à penser que les caméras seront utiles sur Renens.

Et je ne vois toujours pas en quoi des caméras filmant exactement la même chose que ce que pourrait voir une patrouille de police avec ses propres yeux devrait signifier la fin du monde pour un libéral.

@moket: 90'000.- d'installation et ensuite 10'000.- par an, et non cent mille! Les caméras permettent une surveillance très économique.

Je suis bien d'accord avec vous, ce n'est pas tout d'arrêter des criminels grâce aux caméras, il faut que les sanctions suivent. Mais comme les criminels arrêtés sur Renens dépendent d'une justice qui n'est pas décidée par la municipalité de Renens, on peut encore espérer qu'il se passe quelque chose.

Certains estiment que l'éventuel déplacement de la criminalité est un "problème". Quitte à l'admettre, je ne trouve pas que forcer les dealers et les voyous à tenir compte des caméras dans leurs exactions soit un "problème". Interférer avec leur comportement représente déjà un début de victoire.

@DDR: désolé pour vous, mais évitez (comme dans l'affaire des fiches) de confondre le gouvernement et l'UDC, vous ne pouriez pas être plus dans l'erreur. Rendons également à César ce qui appartient à César: l'initiative pour les caméras à Renens est dûe au PLR, un dangereux parti d'extrême droite à vos yeux j'en suis sûr...

Écrit par : Stéphane Montabert | 13 juin 2011

Montabert,

A l'image de ce que dit votre Partei, si vous n'êtes pas content avec la politique de Renens, libre à vous de quitter cette ville ! Nous n'avons nulle besoin de perturbateurs...

MXX

Écrit par : MXX | 14 juin 2011

Stéphane Montabert, avez-vous des données sur l'efficacité des caméras en Suisse ?

En France, la réponse standard des autorités à toute réclamation concernant la délinquance semble être de mettre des caméras. Mais on n'entend jamais parler des conséquences de leur pose.

1. Permettent-elles d'arrêter davantage de délinquants une fois le délit commis ?

2. Permettent-elles de réduire la délinquance (ce qui est, en réalité, ce que recherche la population) ?

J'ajoute que l'argument "les caméras ne font que déplacer la criminalité, donc il ne faut pas en mettre" est remarquablement idiot.

A ce compte, augmenter les effectifs de police dans une ville déplace sans doute la criminalité dans les villes voisines, par conséquent il vaudrait mieux supprimer complètement la police, comme ça la criminalité ne se "déplacera" nulle part ; elle sera partout.

Parfois les gauchistes prennent vraiment les gens pour des imbéciles -- bien que je sois persuadé qu'ils arrivent à croire eux-mêmes à la véracité de leurs extravagants "arguments" en prêt-à-penser.

"Les caméras ne font que déplacer la délinquance". "La répression n'est pas la solution". "Parlons plutôt de la criminalité en col blanc". Etc.

Écrit par : Robert Marchenoir | 14 juin 2011

A lire certains commentaires c'est à se demander s'ils n'ont pas quelque chose à se reprocher. A moins qu'ils ne fassent partie de l'association suisse des amis des délinquants; une association de la gauche bien pensante. On sait que les gauchos sont allergiques à la répression. Un jeune chez un juge cela ne peut être que contre-productif.

D.J

Écrit par : D.J | 14 juin 2011

" Nous pourrions remonter à l'affaire des fiches... mais le temps passe et les gens oublient. "

A l'époque il était bien connu que le communisme était une idéologie de paix et d'humanisme.

Mais par contre cela n'a jamais dérangé la gauche quand l'état fiche les membres des mouvements néonazis.

D.J

Écrit par : D.J | 14 juin 2011

@Robert Marchenoir: je me rappelle de Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police cantonale VD, allant dans ce sens, ainsi que d'autres propos de plusieurs municipaux responsables de la sécurité; mais j'ai retrouvé assez peu de matériel sur le web. Il faut dire que les caméras ont été placées dans un but sécuritaire, pas pour faire des études sociologiques.

A tout hasard, voilà un podcast d'une émission de la Radio Suisse Romande faisant état d'une amélioration sur Yverdon après la pose des caméras:

http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/intercites/3088392-cameras-de-surveillance-bilan-positif-a-amsterdam-et-yverdon.html

Écrit par : Stéphane Montabert | 15 juin 2011

Monsieur Montabert, Vous écrivez: "90'000.- d'installation et ensuite 10'000.- par an, et non cent mille!" Puis-je vous faire remarquer que 90.000 et 10.000 font exactement 100.000!

Je vous suggère quelque chose d'intelligent, mais demandant une certaine capacité à la réflexion: Vous qui êtes prêt à jeter par la fenêtre, afin nourrir vos délires sécuritères et liberticides, des sommes qui seraient tellement plus utiles ailleurs; essayez de trouver qu'est-ce que l'on pourrait faire avec ces 100.000 francs dans le social, l'aide aux plus démunis, la formation des jeunes...?

De plus vous comparez Londres avec Renens et Yverdon... Pourquoi pas Bogota tant que vous y êtes.

Les voyages ouvrent l'esprit à la tolérance et à la connaissance, deux choses dont vous manquez visiblement.

Écrit par : DDR | 15 juin 2011

Que peut-on faire avec 100K un an et 10K par an dans le social, l'aide aux plus démunis, la formation des jeunes? Je ne le sais, mais certainement moins qu'avec les NEUF MILLIONS de francs claqués dans l'Autre Musée, dernière lubie en date de la muni. Le lien est dans l'article!!

http://www.lausannecites.ch/live/2/home/infos/au_sommaire/region/region.php?pf_lat=98766&CNSACTION=VIEW_ARTICLE&selected_article_id=20467&selected_section=51

(9 siècles de coût de fonctionnement des caméras, si jamais...)

Z'avez lu? Ca en fait du social, de l'aide aux plus démunis, de la formation des jeunes à la poubelle, pas vrai DDR? Désolé pour vous, y'aura pas de logements sociaux, juste un autre musée à la con pour exposer les photos des copains de Marianne.

Vernissage avec sa collection perso de portraits de Fidel Castro et Che Guevara??

Vous haïssez la droite, grand bien vous fasse, mais vous idéalisez la gauche de Renens, et pas qu'un peu. Ca fait belle lurette qu'elle a laissé tomber le social, l'aide aux plus démunis, la formation des jeunes. Désuet ces machins. Elle préfère emprunter du pognon pour le claquer dans des opérations immobilières douteuses et un bétonnage délirant pour se masturber dans la joie en recevant des prix d'architecture.

Ouvrez les yeux. Les rêves de la gauche de Renens ne sont pas dans le progrès social, ils sont dans le béton.

Écrit par : FautQueCaBrille | 15 juin 2011

Partisane du OUI

Certains commentaires se basent sur le montant de l'installation à savoir Fr.100'000.-- la première année. Puis Fr.10'000.-- pour la suite.

Il y a 2 mois de ça, 18 vitres ont été cassées dans une salle de gym de la Commune. 1 Seule vitre coûte env. Fr.1'000.-- ce sont des vitres de 2m de long, je vous laisse faire le calcul. Évidement ce n'est pas la première fois que cela arrive. La commune va donc payer au bas mot Fr.18'000.-- pour les réparations. Ces dégâts ont été commis en toute impunité, gratuitement vu qu'il n'y a pas de caméras de surveillance.

Le deuxième point est la sphère privée.

Je tiens à préciser que ses vidéos de surveillance ne seront pas vues en permanence, personne ne passera sa journée derrière un ordinateur à visionner les vidéos et à surveiller les gens. Les images seront vue uniquement si il y a un délit commis, au moment où il a été commis. La police ne va pas visionner la vidéo de toute la journée si un délit est commis à 21h. D'autant plus que les images sont détruites rapidement, il n'y aura pas de stockage d'image.
Un autre point que vous ignorez surement que quand vous traversez Lausanne par exemple, vous êtes au moins, filmé 15 fois et personne ne s'en rend compte, personne ne crie au scandale.
Si nous n'avons rien à nous reprocher, je ne voit pas où est le problème d'être filmé en train d'attendre le train, de sortir de l'école, de traverser un parc, etc...d'autant plus que les images sont détruite au bout de 96h.

Si les caméra ne réduisent pas la criminalité, les délits, elles auront au moins le mérite de filmer les coupables, de pouvoir aider la police à les appréhender et la Commune n'aura plus des milliers de francs à payer pour des dégâts commis par des tierces, pensez que cet argent peut servir ailleurs.

Écrit par : Maud | 16 juin 2011

Ce que c'est fatiguant, ces gauchistes archi-manichéens énervés...vous avez bien du courage de répondre aussi calmement, M. Montabert. Quant aux idiots utiles qui ne savent visiblement pas que 90k + 10k = 100k la PREMIERE année, puis 10k par la suite, ma foi on ne peut plus rien pour eux (mais cela ne date pas d'hier).

Vaut-il la peine de continuer sur l'éternel refrain des 'travailleurs sociaux' ? Ce ne sont pas 100k qui vont changer quelque chose dans les comptes d'une ville comme Renens. Par contre, je serais excessivement curieux de savoir combien coûtent les 'assistants de police' qui collent 24/7. Forcément, vu la manne que les amendes d'ordre rapportent, mieux vaut investir là où on fait du profit immédiat, plutôt que d'engager des 'travailleurs sociaux' dont les résultats sont nettement plus aléatoires et difficilement chiffrables.

Entre nous, c'est un fonctionnement on ne peut plus capitaliste...Renens et son écrasante majorité de gauche nous roucoulerait-elle la 'solidarité' et le 'refus de la logique capitaliste' qu'à des fins bassement électoralistes ? Mais c'est bien connu, seule la droite et l'horrible UDC mangent de ce pain :-)

Écrit par : Courant alternatif | 16 juin 2011

@Maud,

mais vous savez bien que la tendance "alternative" de notre société n'est pas de punir les coupables.
Eux, ils ont toujours de bonne excuse (milieu défavorisé, ont connu la guerre petit, n'ont eut que des montres flik flak et j'en passe).

Par contre celui qui se fait taguer sa maison, voler son porte monnaie, ce n'est pas grave, car s'il a un porte monnaie et une maison, c'est qu'il a les moyens de se racheter un porte monnaie, ou de repeindre les mur de sa maison.

Et s'il se fait tabasser la gueule c'est pas grave non plus, on a de bons hôpitaux :-) Donc pas de quoi fouetter un chat.

Une anecdote: Vous savez quelle règle est appliquée dans certains pays d'afrique en cas d'accident de voiture?
C'est le plus riche le fautif et il doit payer pour l'autre.

Et ici les "[mouvements] alternatifs" tentent de reproduire exactement le même schéma avec la justice et viennent ensuite faire des théories sur l'égalité et le respect. Ils n'ont de tolérant que le nom...

Écrit par : DdDnews | 17 juin 2011

on parle de stalinisme, nazis et j'en passe .. je crois que tous ceux qui associent un simple problème de sécurité locale avec des événements historiques aussi forts devraient faire un "reality-check".. désolé, je ne suis pas francophone mais si quelqu'un a un terme plus approprié, je suis preneur... tsss

Écrit par : r100 | 17 juin 2011

@maud

je partage votre analyse.. j'ai toujours eu le sentiment que la commune de Renens avait une âme "capitaliste". Ici, les citoyens sont considérés comme des consommateurs à qui on prend les droits pour les revendre en tant que privilèges (je pense à la situation rocambolesque du stationnement dans les quartiers qui sont dorénavant payants) mais je pense aussi à la politique d'"urbanisation" ; deux centres commerciaux à 50 m l'un de l'autre], les panneaux de publicité à chaque coin de rue.. en somme, Renens joue en faveur des très riches ( Migros, Coop, Losinger, etc) à devenir encore plus riche et à dicter leur loi aux consommateurs-citoyens, puisque la commune est en train de rendre Renens comme un grand marché où le marché, (le capitalime) qui dicte les prix (des loyers par exemple)

Écrit par : r100 | 17 juin 2011

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