10 septembre 2011

11 septembre 2011

Dix ans que les tours jumelles du World Trade Center de New York se sont effondrées. Tout le monde le sait. Les célébrations battent leur plein depuis deux semaines.

manhattan.jpg

Il y a une première raison, purement médiatique, à ce déferlement. Le 11 septembre a été l'essence même de l'information brute livrée à une échelle inégalée. Les images tournaient en boucle sur les télévisions du monde entier pendant que les commentateurs, aussi sonnés que leur public, se trouvaient incapables de faire autre chose que de contempler, lâchant parfois des jurons d'effroi en prime-time. L'anniversaire représente une forme de revanche, une reprise en main des professionnels de l'information. Le public est inondé à jet continu d'analyses, de mises en perspective et autres rétrospectives - le meilleur moyen de le remettre à sa place.

L'autre trait saillant de cette débauche de commémorations tient sans doute à la volonté de marquer la fin d'une la période. Tant l'intervalle symbolique de dix ans que la mort de Ben Laden des mains des commandos américains au mois de mai représentent des éléments marquants dans la longue guerre contre le terrorisme islamique - guerre précédée de nombreux signes annonciateurs dont personne n'avait pris la réelle mesure.

Que de chemin parcouru, pourtant, depuis la situation en 2001 - un parcours à porter pour l'essentiel au crédit du président américain George W. Bush.

Elu sur un programme isolationniste, le président américain fut le premier à comprendre la nouvelle donne consécutive aux attentats du 11 septembre. La menace était globale (comme les Européens le découvrirent eux-mêmes bien assez tôt), et la réponse se devrait elle aussi d'être globale: Les régimes abritant des réseaux terroristes en toute complicité devraient désormais faire face à leurs responsabilités. Il n'était également plus possible de fermer les yeux plus longtemps sur les dictatures massacrant leur propre peuple, une compromission inacceptable dont le ressentiment résultant lança plus d'une vocation terroriste.

Bush.jpgGeorge W. Bush annonça rarement la couleur aussi clairement que dans un discours prononcé le 7 novembre 2003:

Le fait que, soixante ans durant, les nations occidentales ont excusé et se sont accommodées du manque de liberté au Moyen-Orient n'aide en rien notre sécurité, parce qu'à long terme la stabilité ne peut être achetée au prix de la liberté.

 

Pour ceux que la version longue intéresse, il est toujours possible de se plonger dans l'ouvrage de Guy Millère Ce Que Veut Bush et d'y lire comment, huit ans plus tard, le cheminement de la démocratie au Moyen-Orient s'est impeccablement déroulé.

Cette analyse de l'histoire de ce début de siècle est partagée par Nicolas Sarkozy lui-même dans un discours prononcé récemment:

[Le président français] a affirmé que le printemps de la démocratie arabe constituait «la plus belle réponse» aux auteurs des attentats meurtriers qui avaient ébranlé les États-Unis ce jour-là. Au-delà du souvenir des victimes, le président français a estimé que les dix années écoulées donnaient des raisons d'espérer, les instigateurs des attentats ayant échoué dans leurs objectifs de «porter un coup fatal» aux valeurs des démocraties et de «jeter irrémédiablement l'un contre l'autre» les mondes occidental et musulman. À l'inverse, «chaque jour depuis ce 11 Septembre, davantage de peuples partout dans le monde se réclament de nos valeurs, en Tunisie, en Égypte, en Libye, en Syrie, au Yémen, dans tout le monde arabe et musulman que les terroristes prétendaient incarner, des millions de gens se sont levés pour les valeurs de la démocratie et de la liberté», a-t-il souligné.

 

Le 11 septembre était le pari fou d'une poignée d'islamistes embrassant le jihad - l'idée que le symbolisme d'une attaque meurtrière au coeur du pays le plus puissant du monde amènerait les musulmans du monde entier à se soulever contre l'Occident, et provoquerait une guerre de religion à l'échelle planétaire.

L'échec est patent. Partout depuis l'aspiration des peuples du monde semble être à davantage de justice, de démocratie et de liberté plutôt qu'au rejet de ces valeurs occidentales. De nombreux régimes despotiques sont tombés les uns après les autres - Afghanistan, Irak, Tunisie, Egypte, Libye. Demain peut-être la Syrie, après-demain, qui sait, l'Iran... La présence de l'Occident n'a pas toujours été officielle ni militaire, mais elle a toujours été là - même si elle ne devait ne s'incarner que dans d'humbles vidéos de manifestation postées sur Internet par des rebelles courageux filmant avec leurs smartphones.

L'attentat du World Trade Center a été le Pearl Harbor du XXIe siècle. Depuis le déclenchement de cette nouvelle guerre mondiale, plusieurs batailles ont été remportées mais le combat contre le totalitarisme islamique n'est de loin pas gagné. La guerre est sale. La moralité est mise à l'épreuve. La liberté civile a reculé dans les démocraties. Il y a des victimes innocentes. Les victoires sont incertaines. Personne ne sait quel genre de régime va émerger des pays qui ont été libérés par le printemps arabe. Les Talibans se terrent toujours dans les montagnes afghanes. La jeune démocratie irakienne reste fragile.

Personne ne contestera pourtant que le "camp occidental" progresse sur le terrain. Malheureusement, ces victoires parfois remarquables n'ont pas été suivies sur le plan des idées. L'idéologie ennemie n'est pas vaincue.

Sur ce plan-là, notre retard est inquiétant. L'Occident est loin de contrecarrer le mode de pensée qui sous-tend l'action terroriste islamique. Nous n'osons pas réfuter leurs croyances, les confronter ni les tourner en ridicule, pas plus que nous n'osons démanteler les filières prêchant la haine jusque dans les mosquées de nos villes. Nous fermons même les yeux sur les ennemis infiltrés dans notre camp.

Nos faiblesses expliquent largement ces carences stratégiques:

  1. La social-démocratie a miné les notions de liberté et de responsabilité individuelle, c'est-à-dire les fondements sur lesquels repose une démocratie saine.
  2. Le politiquement correct étouffe la sphère médiatique officielle, interdisant une vraie liberté de débat.
  3. Le multiculturalisme permet aux immigrés de s'épargner la moindre forme d'intégration ou de respect envers leur pays d'accueil, valeurs auxquelles se substituent communautarisme et mépris.
  4. Les valeurs occidentales de démocratie, de liberté de religion, d'universalité de la justice ont elles-mêmes été remplacées par un culte de la culpabilité mâtiné de tiers-mondisme, dépeignant la société existante comme corrompue, épuisée et coupable.

Nous avons peur de manquer de respect à ceux qui veulent nous égorger.

Le danger est grand. A ignorer l'aspect idéologique de la lutte contre le terrorisme et sa base religieuse, on prend le risque de ne jamais l'éradiquer entièrement. Démanteler les cellules terroristes sans s'attaquer leur dogme revient à rentrer au vestiaire avant la fin du match. Les conséquences, le grand public les connaît: la survie d'un terreau fertile d'où émergera immanquablement la prochaine génération de poseurs de bombes.

islam_will_dominate_world1.jpgLes banlieues européennes offrent un cocktail de plus en plus inflammable d'islam, de criminalité et de nihilisme. La propagande anti-occidentale s'y déverse librement. Des populations entière vivent de subventions en méprisant la main qui les nourrit. Les rares esprits libres à dénoncer cet état de fait sont ridiculisés, ostracisés et réduits au silence, à moins qu'ils ne soient carrément poursuivis en justice pour des motifs qui auraient fait pâlir d'envie Torquemada. Les chefs de file de la cinquième colonne islamiste et les mouvements politiques de gauche se manipulent l'un l'autre dans une valse inquiétante où nul ne sait plus qui mène le bal.

A quoi sert de chercher des camp d'entraînement au jihad au Waziristan? Leur utilisation est révolue. L'entier de la filière islamique se déploie désormais dans les banlieues occidentales ; les attentats sont de plus en plus le fait d'individus dont les origines sociales et ethniques ne se démarquent en rien de celles de leurs victimes. La ligne de front a bougé. En conséquences, la destruction d'une franchise locale d'al-Qaeda dans tel ou tel pays d'Afrique ou du Moyen-Orient a bien moins d'importance pour la sécurité européenne que de part le passé - même si les effets positifs sur la sécurité des populations locales sont toujours bons à prendre.

A Ground Zero, les tours jumelles du World Trade Center ne sont plus que des empreintes dans le sol. Le sud de Manhattan a été débarrassé de ses déblais et reconstruit. Les attentats du 11 septembre glissent lentement dans le passé pour s'inscrire dans l'histoire, et ne gardent guère qu'une utilité pratique, comme révélateurs d'esprits malades.

Si les lieux gardent une charge symbolique extrême, aujourd'hui, le combat est ailleurs. Et il n'est, de loin, pas terminé.

Commentaires

Bon alors, vous n'allez pas nous servir cette salade, alors que toute personne capable d'additionner 2 + 2 sait que toute l'histoire est un coup monté par la mafia en charge à Washington. C'est trop clair, comment des zosiaux tout juste capables de piloter un avion de tourisme pouvaient-ils descendre ces tours ? Ainsi qu'une infinité de telles questions, à n'en plus finir. Plus les mensonges criminels concernant les armes de distraction massive en Iraq, plus la chasse à Bin Laden, a n'en plus finir. toute cette histoire est un vulgaire conte de nourrice.

Écrit par : J.C. Simonin | 11 septembre 2011

@M. Simonin: peut-être éprouvez-vous une grande fierté à ne pas croire à la "version officielle", sans réaliser avec quelle crédulité vous avalez des alternatives malheureusement grotesques dès qu'on se permet de les creuser un peu, et qui suffisent à mon sens à les défausser. Mais je n'entrerai pas dans les détails techniques, il y en a une telle foule que chacun finira fatalement par croire ce qui lui agrée le plus.

Toutefois, les théories du complot sur le 11 septembre souffrent d'une grave faiblesse: le manque de vraisemblance.

Comment un "théoricien du complot" peut expliquer comment aucune preuve matérielle de manipulation n'ait émergée au bout de dix ans?

Je ne parle pas de telle ou telle pseudo-explication sur les événements de ce jour fatidique, mais de preuves matérielles sur l'organisation préalable du complot. Ce qui se serait passé *avant* le 11 septembre. A l'inverse de l'action terroriste, le complot impliquerait non seulement de provoquer ce qui s'est passé ce jour-là mais aussi de faire accuser quelqu'un d'autre, ce qui est une toute autre paire de manches.

Un complot gouvernemental impliquerait des budgets, des agents recrutés, du matériel, une logistique, des traces comptables, des communications pouvant être interceptées par des tiers ou révélées dans des archives, une grande quantité de complices dont certains pourraient être pris de remords ou parler un peu trop.

Nous sommes en 2011. Les chambres parlementaires américaines ont changé de majorité à plusieurs reprises. Obama le démocrate a été élu au poste de président - pas d'excuse à base d'esprit politique partisan qui vaille.

Nous parlons des Etats-Unis, un pays où les secrets sont si bien gardés que tout le monde a su que Clinton s'envoyait en l'air une stagiaire dans le Bureau Ovale. Nous parlons des Etats-Unis, dont Wikileaks a révélé tous les secrets au grand jour. Nous parlons des Etats-Unis, où personne dans les médias ou le gouvernement actuel, absolument personne, ne songerait une seule seconde à épargner ou couvrir une éventuelle haute trahison commise par un président comme George W. Bush.

Et? Toujours rien. Pas le moindre début de trace de soupçon d'une implication du gouvernement ni de quoi que ce soit venant soutenir la thèse des "complotistes".

Alors, de deux choses l'une:

1. Soit George W. Bush est un manipulateur au talent diabolique, et le complot est tellement énorme que pratiquement tout le monde est dans le coup, sauf les tenants de la théorie du complot eux-mêmes (une hypothèse qui ne manque pas de sel au vu de la façon dont ils dépeignent le président américain comme un imbécile) Mais là on entre définitivement dans le royaume de la paranoïa.

2. Soit la version officielle est exacte, ne vous en déplaise.

C'est ma conclusion, basée sur le bon vieux principe de parcimonie: « les hypothèses les plus simples sont les plus vraisemblables »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rasoir_d%27Ockham

Écrit par : Stéphane Montabert | 11 septembre 2011

Le rasoir d'Ockham est une excellente réponse aux complotistes.

Néanmoins, le complotisme est une maladie inhérente aux démocraties modernes, aussi vrai que nous sommes cernés par les imbéciles :

> la plupart des hommes ne supportent pas que l'histoire est chaotique, ils refusent de faire sa part au hasard, à la malchance et à l'incompétence. A pas d'explication du tout, ils préfèrent une explication occulte, c'est plus rassurant. Avant l'âge démocratique, on ne demandait pas l'avis de ces gens et il ne leur venait pas à l'esprit de le donner. Maintenant, ils donnent leur avis plutôt deux fois qu'une et sans qu'on leur demande rien.

> si la démocratie, avec ses valeurs occidentales, est le Bien, aucun humain ne devrait lui en vouloir. Donc toute attaque contre la démocratie est forcément un effet du Mal, sournois et malicieux.

> le complotisme participe du mouvement général de remise en cause de toutes les vérités révélées, voire de la notion même de vérité. On est dans le relativisme absolu, mais il faut être cohérent : si la vérité officielle est falsifiée, pourquoi la vérité contre-officielle ne serait pas falsifiée également ? Pourquoi croire Olivier plutôt que GW ?

D'ailleurs, la thèse complotiste n'a même pas le mérite de la cohérence : l'objectif de long terme des USA était l'Irak, pas l'Afghanistan, comme on l'a bien vu par la suite. Donc si les attentats du 11 septembre étaient le fruit d'un affreux complot belliciste, quelques «preuves» nous auraient orienté vers l'Irak.

> enfin, il arrive de temps en temps qu'il y ait de vrais complots, comme l'incendie du Reichstag. Mais, dans ce cas, les moyens sont en cohérence avec les objectifs et ces moyens ne sont pas si tarabiscotés, tout simplement parce que la complexité excessive est impossible à maitriser, comme dans ces films de casse du siècle hyper-minuté mais qui foire à cause d'un détail de rien.

Écrit par : Franck Boizard | 11 septembre 2011

@ Franck Boizard
"D'ailleurs, la thèse complotiste n'a même pas le mérite de la cohérence : l'objectif de long terme des USA était l'Irak, pas l'Afghanistan, comme on l'a bien vu par la suite. Donc si les attentats du 11 septembre étaient le fruit d'un affreux complot belliciste, quelques «preuves» nous auraient orienté vers l'Irak."

LA THESE complotiste ? laquelle ? il y a une foule d'informations il n'y a pas de version officielle de la thèse du complot. En fait il en existe une c'est celle qui est défendu par ceux qui croient au compte rendu de la version officielle du 11 septembre. Si Ben Laden a effectué cet attentat, c'est qu'il y a eu effectivement complot. Donc croire en la version officielle du 11 septembre c'est croire à la thèse officielle du complot. Le reste n'est qu'amalgame.

"le complotisme participe du mouvement général de remise en cause de toutes les vérités révélées, voire de la notion même de vérité. On est dans le relativisme absolu, mais il faut être cohérent : si la vérité officielle est falsifiée, pourquoi la vérité contre-officielle ne serait pas falsifiée également ? Pourquoi croire Olivier plutôt que GW ?"

On peut croire en l'un comme l'autre. Le deuxième, cependant, a fait croire à son peuple qu'il y avait des armes de destruction massive.Le magazine reader digest (vous voyez le niveau d'information pas très élevé) avait déjà déclaré que Sadam n'avait rien... en 1995...Si G. W. Bush a menti sur cela il peut le faire avec tout. Lorsque l'on cite G.W. ou Olivier Sarkozy et la famille Ben Laden ayant tout 3 des appartenances avec le groupe Carlyle ce n'est pas du complotiste mais c'est troublant. Cela dit cela peut être le hasard. Tout comme le hasard qui a fait que Zbigniew Brzinski qui créé Al Qaida durant le mandat de Jimmy Carter. Ca commence à faire bcp de chose. Ce n'est pas une thèse de complot c'est juste que c'est TROUBLANT. La démocratie nous donnant le droit de penser, nous pouvons penser que c'est troublant.

@Stéphane Montabert

"Nous sommes en 2011. Les chambres parlementaires américaines ont changé de majorité à plusieurs reprises. Obama le démocrate a été élu au poste de président - pas d'excuse à base d'esprit politique partisan qui vaille."

Oui c'est vrai mais pas l'administration. Il y a eu un jeu de chaise musical. Arthur Miller, ayant vécu la crise de 1929 qui a vu le 11 septembre, disait dans une interview de 2002 que démocrate et républicain n'avaient aujourd'hui que peu de différence. Que le pays allait connaitre chomage, crise et que l'administration BUSH allait réduire encore plus leur liberté. Après 9 ans cette interview est la meilleure des visions puisqu'elle est devenue réelle.

Bien à vous

Écrit par : plumenoire | 12 septembre 2011

@plumenoire: vous jouez sur les mots, et avec un sens de l'esquive tout à fait typique des adeptes du "complot gouvernemental" - puisqu'il nous faut désormais faire ici des distinctions - vous ne faites que botter en touche et lancer des insinuations farfelues.

George W. Bush peut "avoir menti sur les ADM irakiennes comme sur tout" comme vous dites, mais il y a comme une petite différence entre se méprendre (fut-ce intentionnellement) et provoquer en sous-main des attentats contre son propre peuple causant la mort de près de 3'000 personnes.

Rappelons également que George W. Bush est entré en fonction le 20 janvier 2001, soit neuf mois avant les attentats. L'administration sortait de deux mandats Clinton. Pour nettoyer tout ça, placer ses agents aux postes-clef, noyauter toute opposition intérieure, mettre en place un réseau oculte et des équipes ad-hoc pour provoquer la mise en scène du 11 septembre, sans que rien ne filtre et que le secret tienne même dix ans après, et tout en se débrouillant pour passer pour un imbécile auprès de l'opinion publique - moi je dis, chapeau!

Je veux bien croire que vous soyez troublé de partout. De la à amener des preuves, que dis-je, un faisceau d'indices, il y a un gouffre.

Ce n'est pas en empilant les impressions tarabiscotées qu'on arrive à du solide.

J'ai plutôt le sentiment que les adeptes du complot cherchent à donner corps à une haine viscérale de l'ex-président républicain et des valeurs qu'il prétendait incarner, et qu'ils sont prêts à toutes les approximations pour y parvenir.

A moins que ce ne soit carrément un mépris de l'Amérique toute entière, comme le montre votre façon de renvoyer dos à dos Républicains et Démocrates dans votre conclusion?

Bien à vous, Stéphane Montabert

Écrit par : Stéphane Montabert | 12 septembre 2011

Je parles des adeptes, pas des gens crédules :

Les adeptes du complot ont une base commune, c'est la haine. De plus, ils ont l'impression d'être des "élus", puisque eux voient la "vérité", et que pauvre de nous, nous ne voyons pas la vrai "réalité", ce qui donne un sens à leur vie, une sorte de supériorité.

Il est donc inutile de discuter avec eux, les preuves n'ont que peu d'effet. Ils arriveront toujours à prendre un élément isolé comme pseudo preuve.
L'être humain à tendance, même dans l'absurde à voir comme vérité ce qui les arrange le plus. En l'occurence, la haine peut choisir la "vérité".

Pour certain, c'est les USA, d'autre Israël, Illuminati, etc... Et tout ce joli petit monde vont chercher des preuves sur... internet !!!

Par exemple, pour certain milieux extrémistes islamiques, ben laden a été créé par l'occident contre le monde musulman et l'attentat du 11 septembre a été perpétré par les sioniste. Avec comme preuve, des agents du Mossad aurait été vu à NY !

Le principe de l'escroc est d'arriver à faire croire à la victime n'importe quoi. Et c'est d'autant plus facile que la personne est prête à y croire par amour, haine, cupidité. Les thèses du complot utilisent ce même principe de la bêtise humaine.

Bref, ne pas répondre à leurs imbécilités est le meilleur moyen de les laisser dans leurs frustrations.

Écrit par : roket | 12 septembre 2011

@ Rocket
Les deux présidents de la Commission d'enquête officielle (rapport 2004), Thomas Kean et Lee Hamilton, déclarent dans leur livre "Sans Précédent" (Without Precedent, 2006) qu'on les a mis en situation d'échec dans leur mission et qu'il ne leur a pas été attribué de fonds suffisants pour mener à bien une investigation. Ils affirment également que tout a été mis en œuvre pour les empêcher d'établir les faits dans leur vérité et qu'ils ont été induits en erreur par des hauts responsables du Pentagone et de l'administration fédérale de l'aéronautique. 14 millions pour cette commission d'enquête face à 40 millions pour la commission d'enquête Clinton Lewinsky, 3000 mort et une robe tachée!
Je ne demande qu'une vraie enquête sans accuser personne!

Écrit par : Anne | 12 septembre 2011

Pour les ADM Irakienne; faudra le répéter combien de fois que Bush s'est fié aux rapports des ses services secrets? Il n'est tout même pas allé lui-même sur place pour vérifier? De plus, ce que j'explique n'est pas gratuit puisque c'est la conclusion de la commission d'enquête du congrès qui a justement blanchi Bush dans cette affaire d'ADM.

De plus si il y avait rien qu'un petit doute sur l'implication de l'administration Bush dans les attentats du 11 septembre, croyez bien que les médias anti-Bush ( ils étaient nombreux ) et le parti démocrate n'auraient pas loupés cette occasion pour faire virer Bush de la maison blanche en mettant ce scandale au grand jour. Une occasion rêvé pour les démocrates qui auraient eu le pouvoir présidentiel et celui du congrès pour des lustres et des frais de campagne économisés.

D.J

Écrit par : D.J | 12 septembre 2011

@Anne
Ce que vous dites est juste sauf que ce n'est pas complet, et le sens devient inverse. En résumé, le sens final : vu les moyens accordé, c'était voué à l'échec,..., mais finalement ça été une réussite.

La raison des moyens limités, je n'en sais trop rien, mais je peux supposer 2 choses. Il faut remarquer, que le temps de l'enquête a été allongée, de même que l'argent à disposition :

D'abord, très rapidement, les terroristes ont été identifié et les faits sont assez simple. On est pas dans une enquête, où on cherche le pourquoi du comment, et qui : Détournement suivi d'attentat avec le nom des terroristes.

Je peux aussi me lancer dans une 2eme hypothèse qui ne vaut rien puisque sans preuve du tout que ce soit directe ou indirecte :
La possibilité que l'administation Bush avait été averti de l'imminence des attentats par leur service CIA/FBI mais personne n'y a cru. Et pour un président, mieux vaut cacher les incompétences de l'administration qui à coûté la vie à des milliers de personnes.

Bref les choses troublantes sont des choses qui permettent plusieurs interprétations, et les adeptes du complot s'y engoufrent avec des suppositions qu'ils transforment en preuves grâce à la méthode coué.

Écrit par : roket | 12 septembre 2011

Le seul 11 septembre digne d'être fêté est le 11 septembre 1683!

Oui, la magistrale déculottée infligée aux envahisseurs à Kahlenberg près de Vienne par les catholiques de Jan Sobieski.

Écrit par : Pablito | 12 septembre 2011

@Stéphane Montabert
"vous jouez sur les mots, et avec un sens de l'esquive tout à fait typique des adeptes du "complot gouvernemental" - puisqu'il nous faut désormais faire ici des distinctions - vous ne faites que botter en touche et lancer des insinuations farfelues."

Je reprends simplement le discours de David Ray Griffin, professeur d'université à la retraite. Ces matières étant la philosophie et la théologie, son discours dépeint tout à fait l'utilisation de la religion par G.W. Bush lors des attentats. On appelle cela de la communication. LE complot gouvernemental, désolé je ne connais pas de version officielle mais se serait gentil de m'éclairer là dessus.

N'ayant fait aucune affirmation, car les réponses nous ne les avons pas, je n'insinue d'ailleurs rien du tout. Tout ce que j'ai dit au sujet de Sarkozy et Bush sont vraies. Comme rocket a dit on peut aussi mettre cela sur l'incompétence de l'administration du pays le plus puissant du monde.

Le problème dans cette histoire n'est pas théorie du complot! Ce vaste bric à brac comme je l'ai dit est un patchwork de beaucoup de choses absurdes. Si la question des doutes a été soulevée c'est que les familles des victimes et leurs avocats, pas adeptes de votre théorie du complot, n'ont pas reçu les réponses attendues. Et dire que tout cela à commencer avec simplement une demande d'une réouverture d'enquête. Il était aisé de le faire pour calmer les gens.

"A moins que ce ne soit carrément un mépris de l'Amérique toute entière, comme le montre votre façon de renvoyer dos à dos Républicains et Démocrates dans votre conclusion?"

Mépris de l'Amérique ? non. Pourquoi en aurai-je ? Je pense que vous n'avez pas compris de quoi il était question. Arthur Miller contemporain ayant vu plus de choses que vous et moi disait-lui même qu'il n'y avait plus de différence entre républicain et démocrate aux USA en 2002 et je pense qu'il sait très bien de quoi il parle étant donné qu'il est né en 1915!

La comparaison peut être faite entre UMP et socialiste. Ou PS et parti libéral. La pensée socialiste est par excellence l'opposée du capitalisme libéral. Le socialisme d'aujourd'hui étant définitivement libéral ce n'est plus du socialisme. Marx ayant tué théoriquement la vrai pensée socialisme avec son projet macabre, Lénine et Staline l'ont simplement tué. Cela dit le libéralisme est entrain de faire le même parcours malheureusement.

Alors pour conclure, malgré votre riche champ lexical, il y a théoricien DU complot DU 11 septembre et il y a le vrai débat de fond qui existe aux USA, avec des familles de victimes qui demande un simple complément d'enquête, mais par pitié ne mélangez pas tout.

Bien à vous!

Écrit par : plume noire | 13 septembre 2011

La "vérité qu'on nous cache" sur le 11-Septembre est qu'il a été co-organisé par les Iraniens. Voir ici :

http://frontpagemag.com/2011/09/09/iran%e2%80%99s-dirty-911-secrets/

Or, le principal propagandiste de la "théorie du complot", qui attribue les attentats aux Etats-Unis et à Israël, est un Français, Thierry Meyssan, qui a exposé ses thèses dans son livre "L'Effroyable imposture".

Thierry Meyssan a lui-même déclaré s'être réfugié à Damas, puis à Beyrouth, et travailler pour la télévision du Hezbollah (bras armé de l'Iran au Liban) et pour la télévision iranienne. Il est lauréat du "prix des droits de l'homme du festival du film de Téhéran", pour un "documentaire" sur le 11-Septembre.

Dans une interview publiée sur son propre site, le Réseau Voltaire, Thierry Meyssan déclare :

"J’ai autorisé les autorités iraniennes à publier mes livres en farsi sans droits d’auteur, à titre de contribution personnelle à la Révolution. Je participe presque chaque semaine à des émissions de radios ou de télévisions iraniennes."

"Je ne suis pas simplement proche d’al-Manar [la télévision du Hezbollah, interdite en France, et considérée comme une organisation terroriste par les Etats-Unis], je prépare actuellement des émissions et des documentaires pour elle."

"Je me sens proche du Hezbollah en tant que principal réseau de résistance au Proche-Orient. J’éprouve beaucoup d’admiration pour Hassan Nasrallah [chef du Hezbollah]."

http://www.voltairenet.org/Un-humaniste-dans-la-Resistance

Autrement dit, Thierry Meyssan est, selon toute vraisemblance, un agent iranien. Téhéran a aidé Al-Qaeda à organiser le 11-Septembre, et a piloté l'opération de désinformation ultérieure destinée à brouiller les pistes : tout concorde.

Ceux qui débattent sans fin sur la température de fusion de l'acier regardent au mauvais endroit, et se font embobiner par la propagande iranienne.

"L'Effroyable imposture" de Thierry Meyssan est au XXIème siècle ce que "Les Protocoles des sages de Sion" furent au XXème : une falsification antisémite commanditée en sous-main par une grande puissance, et qui connut un grand succès populaire.

Aujourd'hui encore, "Les Protocoles des sages de Sion" se vendent très bien au Moyen-Orient, où ils sont considérés par beaucoup comme parole d'Evangile... si je puis dire.

Écrit par : Robert Marchenoir | 14 septembre 2011

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