31 août 2011

L'insécurité-sentiment, mensonge commode

Réalité peu avenante: en matière de sécurité, la Suisse est désormais un pays "comme les autres". L'étude du criminologue Martin Killias vient bousculer tous les clichés véhiculés à travers une certaine vision de la criminalité, à commencer par le plus insultant d'entre eux. Non, l'insécurité n'est pas un sentiment.

L'étude a été réalisée sur mandat de la Conférence des commandants des polices cantonales de Suisse (CCPCS). Elle prend la forme d'un vaste sondage effectué auprès de 2000 personnes, interrogées sur les infractions dont elles ont été victimes ces 5 dernières années:

  • 7% des sondés ont été cambriolés entre 2006 et 2011 (5,1% dans l'étude de 2004).
  • 15,4% se sont fait voler des effets personnels.
  • Les vols avec menace touchent 2,2% des sondés.
  • 2,9% sont victimes de violences sexuelles, des femmes essentiellement. Les abus sont plus violents.
  • Le vol de véhicule touche 1,4% des sondés pour la voiture, 6,8% pour la moto, 24,3% pour le vélo (forte augmentation).

Cette triste remise à niveau fait dire au criminologue qu'il faut "prendre congé du mythe selon lequel la Suisse serait le pays le plus sûr au monde". Mais pourquoi devrait-on parler de mythe alors qu'il ne s'agit que de souvenirs?

Les différents titres de quotidiens romands donnent tous peu ou prou la même interprétation sur les raisons de cette hausse. Citons par exemple le Matin d'hier:

Pour Martin Killias, la croissance des actes de violences est probablement due à l’évolution des loisirs nocturnes. Selon le criminologue, cette tendance semble inévitable si l’on songe au nombre considérable de personnes qui sortent très tard le soir, consomment de l’alcool et utilisent les trains ou bus nocturnes.

 

Loisirs nocturnes donc. Admettons. Du côté du Nouvelliste, on nous sert la même soupe:

De l'avis du scientifique comme des policiers, la hausse de la criminalité, qui prend la rue pour théâtre, résulte de la "société des 24 heures": les possibilités de sortie le soir ont explosé, l'horaire d'ouverture des bars a été libéralisé, et on peut désormais boire de l'alcool à toute heure. "Cela n'a rien à voir avec un quelconque effondrement des valeurs dans notre société. Il y a simplement plus de monde dans les rues jusqu'au petit matin", analyse Martin Killias.

 

Voire. L'augmentation continue de la criminalité en Suisse depuis plus de dix ans ne serait-elle dûe qu'à des bagarres d'ivrognes? Difficile à croire. La Suisse dépasse même la moyenne européenne en terme de cambriolages, une activité rarement improvisée au retour de boîte de nuit. Et même au plus fort des restrictions sur le monde de la nuit et le commerce d'alcool, il n'a jamais été interdit aux fêtards de s'acheter quelques bouteilles d'avance pour faire la bringue jusqu'à l'aube.

Toutes les rédactions boivent à la même fontaine, les dépêches des agences de presse. Aucune mention n'est faite du code pénal helvétique, dont la sévérité est sans cesse diluée. On découvrira donc avec stupeur une interview de Martin Killias au journal de la TSR, donnant au criminologue des propos très différents de ceux que rapporte la presse sur les raisons de cette criminalité en hausse constante.

rochebin_killias.jpg
Darius Rochebin fait son métier de journaliste.

Voici une transcription de l'essentiel de l'interview.

Darius Rochebin - Vos chiffres font écho à des réalités dans la pratique, on les constatait dans les dernières semaines encore, par exemple des cambrioleurs, des gens qui violent le domicile privé des gens peuvent ne même pas faire, pas même une nuit de prison?

Martin Killias - Oui, c'est une réalité triste, d'ailleurs les auteurs d'actes de violence d'une gravité parfois sensible ne font quasiment aucun jour de détention préventive. C'est un résultat des lois que le parlement a voté les dernières années.

DR - Vous me disiez, aussi, le sursis, c'est une donnée importante?

MK - Oui, enfin, parce que le sursis, c'est en soi une bonne chose, mais au fil des dix dernières années le sursis est devenu une sorte de Droit de l'Homme, une sorte de garantie fondamentale [à laquelle] a droit quiconque qui n'aurait pas un palmarès extrêmement chargé. Cela fait que même pour des actes de violence moyenne, on peut compter [s'en sortir] sans véritablement subir une sanction. Et puis ce système du sursis systématique et généralisé entraîne des répercussions sur le plan de la procédure pénale parce qu'on va dire que quelqu'un qui ne risque pas de subir une peine ferme ne peut en principe pas être placé en détention préventive, ce qui fait donc justement que, selon le principe de la proportionnalité, des personnes qui commettent des actes parfois atroces sont épargnées.

DR - Il y a un marché du crime européen ; la Suisse dans beaucoup de domaines est plus clémente que les autres? Ca attire?

MK - Ah ça c'est absolument certain. J'entends... Je ne sais pas si les bandes de cambrioleurs plus ou moins organisés - à travers l'Europe, hein, ce n'est pas seulement un phénomène helvétique, soyons clair... Je ne sais pas s'ils font une analyse aussi rationnelle, mais s'ils la faisaient, je cr ois que le choix des villes suisses serait une évidence, d'abord à cause de [l'opulence] de la population, d'autre part à cause de, voilà, des risques qui ne sont nulle part aussi faibles qu'en Suisse.

 

De la bouche du cheval, comme disent les Anglais. Quand ils ne passent pas par le filtre des pigistes, les propos détonnent. Plus aucune mention des joyeux fêtards comme source du mal. Ainsi donc, la recrudescence du crime serait plutôt dûe à une justice pusillanime, elle-même résultat d'une vision angélique des politiciens suisses.

L'argument serait facile à défausser s'il venait d'un de ces sbires de l'UDC, si prompts à peindre le diable sur la muraille. Que n'entendrait-on alors, populisme, démagogie, propagande nauséeuse, etc. Malheureusement, outre son expertise en criminologie, Martin Killias est tout ce qu'il y a de plus fréquentable, il est socialiste.

DR - M. Killias, vous êtes socialiste. Mme Calmy-Rey il y a quelques temps dénonçait il y a quelques temps un problème de sécurité à Genève, j'entendais Mme Savary [conseillère aux Etats, socialiste] à Forum qui disait "Oui aux agents armés dans les trains", on a l'impression tout à coup que vous ne voulez plus laisser le monopole de ce sujet à la droite, à l'UDC, c'est ça?

MK - Alors si je peux m'exprimer en tant qu'homme politique je dirais que ça fait plusieurs années que la tendance angélique qui régnait effectivement depuis un certain temps au PS a été dépassée... C'est plutôt un autre parti, plus vert que nous disons, qui fait plutôt preuve de [inaudible]...

DR - Est-ce que vous êtes toujours crédible là-dessus, en année électorale tout à coup vous redécouvrez la sécurité? Souvent vous êtes le parti de l'indulgence, non?

MK - Oui mais écoutez en ce qui me concerne personnellement c'est depuis 20 ans que je tiens le même discours. J'étais dès le début critique face à ces révisions des différentes lois pénales et je crois que là, il faut dire que peut-être une partie de la gauche n'a pas partagé mes vues c'est bien vrai, mais il faut dire que le parlement tel qu'il est était très largement composé d'une majorité de droite qui a voté massivement ces différentes lois.

 

Peut-être que M. Killias tient le même discours depuis vingt ans, le fait est qu'il n'a jamais été entendu par ses collègues de parti. Si ça change, c'est à un train de sénateur. En outre, nous ne sommes qu'à deux mois des élections fédérales. Que restera-t-il de ce "réveil" une fois le scrutin passé?

Sinon, dommage qu'il termine sa tirade sur une justification d'une grande malhonnêteté. Les errements amenant les politiciens à infliger à la justice le code pénal actuel ne sont pas le fait d'une majorité de droite, mais d'une alliance entre la gauche et le centre. Ces collusions sont extrêmement fréquentes. Si, sur le papier, la majorité du parlement suisse est théoriquement "bourgeoise", dans les faits la réalité est toute autre.

Que personne n'essaye de me faire avaler que les jours-amende, les sursis à tout bout de champ et la culture de l'excuse sont une invention portée par l'UDC et le centre, à laquelle auraient tenté de s'opposer des socialistes et des écologistes clairvoyants!

La réalité criminelle est simple: les gens malhonnêtes commettent leurs méfaits là où les risques sont moindres - non seulement la probabilité de se faire appréhender, mais aussi les conséquences d'un passage devant le juge. Martin Killias n'a rien découvert. Toutefois, comme il est du bon bord politique, peut-être parviendra-t-il à faire bouger quelques lignes. Sachant que la répartition politique du parlement évolue au même rythme que la dérive des continents - nous sommes en Suisse, n'est-ce pas! - si le PS perdait un peu de son angélisme mortifère en matière pénale, la population ne s'en porterait que mieux.

Mes lecteurs français pourront aussi apprécier une interview où surgissent quelques questions gênantes, eux qui vivent dans un pays où pareille liberté de ton est impensable.

Commentaires

Les jour-amendes que tout le monde rejette, (voir les sursis) semblent avoir été la fausse "bonne" idée pour ne pas devoir construire de nouvelles prisons. Et finalement, ça n'a fait qu'attirer des bandes de criminels en Suisse.
Changer la loi ne suffira pas, il faut commencer par construire de nouvelles prisons, des dépenses donc. Et comme "dépense" est devenu un gros mot, je doute que les choses changent.

Écrit par : roket | 31 août 2011

On ne peut construire une civilisation avec un rejet de la personnes dite du troisème âge voire plus,surtout si l'on sait qu'au Japon beaucoup de ces humains sont enfermés dans des pénitenciers pour personnes âgées,la France est manifestement confrontée à ce drame aussi ,entre jeunes et moins jeunes la différence sera bientot infime face au mal être régnant dans ce bas monde,alors qu'attendent les Politiciens que de plus en plus de séniors pètent les plombs et mitraillent leurs voisins ou des policiers ou qu'ils braquent une banque ,la Suisse semble épargnée mais combien de temps encore?!

Écrit par : lovsmeralda | 31 août 2011

Le mythe suisse a eu la vie dure, mais c'est enfin écroulé.

La suisse n'a jamais été un endroit plus sûr qu'ailleurs, ce mensonge rabâché par les "patriotes" et autres "nationalistes" n'était dû qu'au fait que les suisses sont lents très lents, alors il leurs faut 30 ans pour que ce qui se déroule à l'étranger arrive dans ce tout petit pays.

A l'inverse de la suisse, la Norvège, grâce à sa politique de Gauche, son interdiction des armes, est depuis toujours un pays où la sécurité est réelle.

Cette sécurité n'a été détruite qu'une seule fois et ceci par la version udécé local par d'un catho-facho qui se prenait pour Rambo.

Écrit par : Personal Jésus | 01 septembre 2011

@Personal Jésus, alias NATAS999, alias DDR, alias V.I.O. dit Lénine, alias Voltaire, alias Ferdinand R., la démarche consistant à vous affubler d'un nouveau pseudo à chaque intervention est inutile. Les commentaires sont modérés sur la base des insultes qu'ils contiennent, pas selon leur auteur.

Votre commentaire trollesque n'est pas exempt de contradictions; d'un côté vous affirmez que la sécurité suisse est un mythe, donc un mensonge, de l'autre qu'il a fallu trente ans pour que l'insécurité rejoigne le niveau européen. Tout ceci me semble un peu confus.

Mais je crois que le seul but de votre commentaire était de lancer un sous-entendu nauséabond sur le tueur de Breivik. C'est chose faite, content?

Écrit par : Stéphane Montabert | 01 septembre 2011

la Norvège, grâce à sa politique de Gauche, son interdiction des armes, est depuis toujours un pays où la sécurité est réelle.

** sécurité, fraternité et amour en Norvège
http://www.islamisation.fr/archive/2011/07/24/documentaire-sur-l-islamisme-en-norvege.html
pour ceux qui ne parlent pas anglais, la Norvège donne l'asile aux pire extrèmistes de l'islam et les jeunes peuvent avoir des camps d'été (plus proches des Hitler-Jugend que du scoutisme de Powell !)

Quand à l'interdiction des armes... avec quoi le cinglé a-t'il tué 86 personnes ? des cailloux ?

Cette sécurité n'a été détruite qu'une seule fois et ceci par la version udécé local par d'un catho-facho qui se prenait pour Rambo.

*** Un catho chef d'une loge maçonnique locale... un facho qui votait pour des démocrates... sans commentaire !

Écrit par : Ruby | 01 septembre 2011

"A l'inverse de la suisse, la Norvège, grâce à sa politique de Gauche, son interdiction des armes, est depuis toujours un pays où la sécurité est réelle."

Ca, c'est sûr ! A Oslo, il y a trois fois plus de viols, par tranche de 100'000 habitants, qu'en Suisse. La situation est tellement dégradée que la police vient de se fendre d'un rapport (mai 2011) pour tenter de démontrer que la ville n'est pas la capitale mondiale de la délinquance sexuelle :

https://www.politi.no/vedlegg/lokale_vedlegg/oslo/Vedlegg_1309.pdf

Dans l'ensemble du pays, le nombre de crimes poursuivis pour 1'000 habitants, a passé de 12,8 par an au cours de la décennie 1960-69, à 62,5, par an toujours, au cours de la décennie 2000-09. et le taux d'élucidation des affaires est l'un des plus bas d'Europe

Et naturellement, le lien entre immigration et délinquance ressort clairement du parallélisme des courbes respectives.

Écrit par : Scipion | 01 septembre 2011

Oui, bien sûr. La criminalité, c'est parce que les gens sortent de plus en plus le soir. Personnellement, quand je sors le soir, je prends toujours soin de procéder à un ou deux cambriolages, de donner plusieurs coups de couteau à droite et à gauche, et si possible de commettre au moins une agression sexuelle. Sinon, c'est une soirée ratée.

Sortir le soir provoque la criminalité. C'est inéluctable. C'est un peu comme les haricots et les flatulences. C'est biologique.

Dernièrement, l'AGEFI réagissait, aux mises en garde de l'ONU concernant la sécurité à Genève, par un article qui rejetait la faute sur ceux qui laisseraient, sans surveillance, leur ordinateur portable sur une table de restaurant. Et se moquait de ceux qui faisaient trop confiance à la réputation de sûreté de la Suisse, sans prendre suffisamment de précautions.

La délinquance, c'est la faute des victimes de la délinquance. Il suffisait d'y penser.

Écrit par : Robert Marchenoir | 01 septembre 2011

La courbe du nombre d'infractions, délits et crimes est-elle en relation statistique avec le nombre d'immigrés extra-européens, pardon de 'braves-gens-qui-sont-parqués-dans-des-dépotoirs-victimes-du-racisme-des-européens-qui-sont-intolérants-alors-qu'eux-ne-demandent-que-de-prôner-leurs-valeurs-de-paix-amour-tolérance-eux-qui-ont-reconstruit-la-Terre-entière-après-les-guerres-traumatisés-par-la-vie/guerre/société/scolarité raciste/ ?

J'ai eu la chance de n'être agressé que légèrement (lèvre fendue par un coup de boule alors qu'on réclamait le porte-monnaie volé d'un ami sous nos propres yeux), d'autres ont eu beaucoup moins de chance que moi pour bien moins que ça. Va-t-on continuer à importer des immigrés à mille lieues de nos valeurs sous le seul prétexte que ça fait bien dans le paysage et que ce n'est pas normal qu'il n'y ait pas de Noirs dans les transports publics bernois (cf. son altesse Antonio Hodgers) ?

On a beau dire ce que l'on veut, tous mes amis qui se sont fait embrouiller, absolument TOUS, ont eu affaire à des racailles très peu helvétiques. Et c'est un naturalisé du Moyen-Orient qui le dit. La réalité, ma réalité, me suffit. Et c'est le cas de nombre de mes connaissances de 'gauche' qui ont viré de bord. Vivement les élections fédérales, histoire que la majorité silencieuse s'exprime par le biais des urnes.

Écrit par : Courant alternatif | 01 septembre 2011

Ce n'est pas moi qui ne veux plus d'étranger en suisse, ce n'et pas moi qui veux faire de ce pays une nouvelle Corée du Nord, ce n'est pas moi qui veux fliquer tout ce qui bouge via des caméras dignent de la DDR.

C'est vous, mais vous êtes si hypocrite que vous biaisez continuellement, un vrai pompier pyromane.

Allez je ne vous en veux pas, vous avez au moins un talent, celui de me divertir; avec des gens comme vous la suisse touche tranquillement à sa fin.

Écrit par : Personal Jésus | 02 septembre 2011

@Personal Jésus: ce n'est pas moi non plus. Vous avez beau jeu dénoncer des positions que je n'ai jamais tenu. Ca s'appelle un homme de paille.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Homme_de_paille_%28rh%C3%A9torique%29

Mais au moins, heureux de vous divertir.

Écrit par : Stéphane Montabert | 02 septembre 2011

Il y'a de ca encore 15 ans, tout le monde avait le point commun de dire que les pesonnes venant des Balkans avait tendance à très vite venir au main (ou au couteau) pour régler leur problème (en plus qu'ils avaient (ont toujours) tendance à être très susceptible et à très peu tolérer les remarques (pas de leur faute, c'est leur cutlure...)

Et pourtant, tous ces "suisses" (et moins qui mais qui se sont quand même fait casser la gueule) ne s'était pas jamais concerté.

Aujourd'hui les fauteur de trouble, on sait d'où ils viennent mais ( on va dire ceux qui ne sorte pas le soir pour voir ce qui s'y passe) refuse de l'admettre et interdisent de le dire sous pretexte d'être raciste. (ca me fait un peu penser à Harry Potter, où ils n'ont pas le droit de dire à haute voix le nom du méchant...)

Alors même si je ne suis pas pro-UDC, je ne peux que me réjouire de voir ces faux-bisounours (et ca ne conserne pas que la gauche mais le centre aussi) voir cette montée de pseudo-racisme. Car ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux même. A force de prendre les gens pour des cons, de les insulter dès qu'ils ne votent pas pour eux ca ne fait que se retourner contre eux.

Écrit par : DdD | 02 septembre 2011

Sur la base d'années d'expérience et de contact avec ces éléments, je peux dire qu'il existe un véritable désenchantement dans tous les corps de police dans ce pays, vis-à-vis des instances judiciaires. Des flics consciencieux en ont marre de courir après des petites et grosses crapules qui sont relâchés de suite, peut-être même avec des excuses...
Il est parfaitement clair que les instances judiciaires de ce pays ne fonctionnent pas, ou plus: Il s'écoule des mois ou même des années entre la constatation d'un délit et son traitement en tribunal.
(Si mon petit chat chie sur le tapis du salon, c'est tout de suite que je lui plante le nez dedans, je n'attends pas trois mois pour lui flanquer une trempe...)
Le nombre de cas traités par le TF tournait autour de 1.500 annuellement dans les années soixante. En ce moment, environ 5.000, tendance à la hausse. Environ 80 % des requêtes présentées sont rejetées, ce qui revient à dire qu'un tel pourcentage de gens qui vont chercher leur droit à Lausanne sont des imbéciles et/ou des emmerdeurs, ou peut-être un mélange des deux. A Strasbourg incidemment, la proportion est de 98 %...
Il est donc de plus en plus clair que les justiciables ne croient plus en la Justice (J majuscule s.v.p...). La prochaine étappe est donc sans aucun doute la justice personnelle, ou une démission des corps de police, ou des flics qui font la justice eux-même, après le fiasco des instances existantes...

Écrit par : J.C. Simonin | 05 septembre 2011

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