20 octobre 2011

Les Suisses votent UDC.

La première fois que j'ai entendu parler du slogan du premier parti de Suisse "les Suisses votent UDC" pour les fédérales 2011, j'ai éclaté de rire. La formule avait tout pour elle: simple, impertinente et astucieuse!

Pendant que les autres partis affichent des truismes - Y-a-t'il quelqu'un en faveur de la "bureaucratie absurde" dans la salle? Quelqu'un qui souhaite "affaiblir les PME"? Ou "plus de privilèges" pour les politiciens? Non? Personne? - le slogan de l'UDC fait mouche.

Pas plus tard qu'aujourd'hui, je lisais encore dans un courrier des lecteurs de la Tribune de Genève un olibrius s'exclamant qu'il ne votait pas UDC. "Suis-je Suisse?" demandait-il - voire, "Suis-je un bon Suisse?" Etrange interrogation, puisque dans le débat qui nous occupe, le chemin du jugement de valeur ne mène strictement nulle part. Pour le PS, les meilleurs Suisses sont ceux qui votent socialiste, pour les Verts, ceux qui votent écologiste, et ainsi de suite. Chacun voit midi à sa porte et on imagine mal comment il pourrait en être autrement.

suisses_udc.jpgDe fait, si tous les Suisses ne votent pas UDC - et il n'en n'a jamais été question - l'UDC est incontestablement le premier parti de Suisse. Elle est donc en droit de parler au nom de tout le corps électoral. Cette situation (suscitant bien des glapissements indignés) se retrouve fréquemment dans le domaine de la publicité hors du champ politique: une marque leader sur son créneau peut faire campagne non pour elle, mais pour le créneau lui-même - l'eau minérale par exemple - et en retirera naturellement les dividendes. Poussé à l'extrême, le phénomène voit passer les marques dans le langage courant, comme Frigidaire, Kleenex ou Escalator.

C'est aussi pour cela que l'UDC a le plus à gagner d'une participation élevée, la vraie inconnue de ces élections fédérales. A chaque fois que dix citoyens décident de se rendre aux urnes, l'UDC engrange trois nouveaux bulletins, les autres partis en moyenne un ou deux. Les formations politiques concurrentes prétendent que chacun doit aller voter mais ne visent pas vraiment l'entier du corps électoral. Elles essayent de mobiliser leurs propres troupes sans réveiller celles du voisin.

Le dernier aspect du slogan "les Suisses votent UDC" tient aux Suisses dont il est fait mention.

Il ne s'adresse pas aux Suisses de passeport - les seuls à exister aux yeux de l'administration - mais aux Suisses de sentiment.

Il ne s'agit pas seulement d'aimer la Suisse, mais aussi d'accepter son histoire, ses religions, sa culture, sa neutralité armée, ses traditions, son conservatisme, sa fierté, son indépendance, son libéralisme et sa démocratie directe.

Au sein du corps électoral, beaucoup de Suisses de passeport ne correspondent pas à cette description. Evidemment, ils ne se reconnaissent pas dans l'UDC. Grand bien leur fasse. Mais ils entrent dans une colère noire à l'idée d'être comparés à ces Suisses qui votent UDC, et c'est là leur erreur.

J'ai un deuxième scoop pour eux: il n'y a même pas besoin du passeport rouge à croix blanche pour se reconnaître dans ce portrait. Je connais des étrangers plus conscients de l'importance et de la nécessité de préservation du particularisme helvétique que bien des Suisses eux-mêmes. Il faut parfois être immigré, avoir eu un regard extérieur et envié le génie de ce pays, pour réaliser l'importance des valeurs que la Suisse abandonne jour après jour sans la moindre arrière-pensée.

L'UDC s'identifie comme jamais au caractère helvétique. Elle intègre complètement les valeurs du pays, dans son corpus et dans ses courants, et il n'y a là rien de plus normal, parce que l'UDC a dépassé le stade du parti politique depuis des années. C'est désormais un mouvement social. La politique n'est qu'une de ses facettes.

A partir de là, prétendre que "les Suisses votent UDC" revient finalement à simplement énoncer les faits, fut-ce au risque de déplaire.

Après des mois de campagne et des milliers d'affiches vandalisées, la conclusion s'impose - cette vérité dérange. L'application avec laquelle les adversaires de l'UDC détruisent systématiquement le matériel électoral n'a d'égale que leur impuissance à contrer le message. A défaut d'avoir quelque chose à rétorquer, on arrache.

Leur rage vaut toutes les démonstrations.

Commentaires

..."A partir de là, énoncer que "les Suisses votent UDC" revient, finalement, à énoncer simplement les faits, au risque de déplaire..."

Et bien non, pas aussi simple !

Le caractère suisse n'existe pas ! La Confédération est une juxtaposition de peuples différents, aux mentalités diverses et variées et qui, pour l'instant encore, vivent en bonne harmonie.

Vous avez raison, l'UDC n'est pas un parti politique, mais plutôt un mouvement social à tendance sectaire (secte : un grand chef qui dicte la conduite, des petits chefs qui font appliquer la conduite à suivre et une cohorte de sans grade qui obéissent, quitte à se prendre les pieds dans le tapis lorsque qu'ils sont mis en face de leur propre contradiction).

Écrit par : Galileo | 20 octobre 2011

Ceux qui arrachent vos affiches ne sont pas suisse de coeur, mais de papier. Pour eux, la Suisse n'est qu'une zone administrative dont ils dépendent, rien de plus. S'ils s'installent en Italie, ils n'hésiteront pas à devenir italien (surtout s'il ya des avantages fiscaux ou sociaux à le devenir).

Ces gens là ont la haine de la nation, parce que pour eux, nation -> patriotisme -> fascisme. La Suisse ne doit pas être une nation, mais une zone géographique du continent Europe, lui-même zone géographique de la planète Terre. No border, the world's my country (je le dis en anglais puisque c'est la langue mondiale). Ils détestent l'histoire de la Suisse et veulent la réécrire, afin qu'il ne subsiste aucun risque de fierté nationale, que le suisse nouveau (l'homme nouveau,donc...) se sente identique au lybien ou au péruvien.

Vous défendez une tradition, une histoire, donc une DIFFERENCE. Et affirmer sa différence, c'est déboucher un jour sur la notion de meilleur. Un petit joint et nous voila sur la vieille soupe du racisme, Hitler et compagnie. Donc, pas de différence, tous pareils.

Vous noterez tout de même qu'ils affirment vouloir s'ouvrir au monde, intégrer la culture de l'autre même quand elle est proche du fanatisme ou du moyen-âge, mais qu'ils hurlent quand ce sont les occidentaux qui prèchent leurs idées. Il n'y a plus de "mélange enrichissant", mais un "odieux néocolonialisme". C'est l'une de leurs contradictions.

Comme nous sommes dans un monde ouvert et en évolution accélérée, les gens cherchent une boussole comme le marin cherche le phare pendant la tempête. Ce phare des peuples est la culture, la tradition. D'où votre succès auprès des gens simples, qui veulent bien avancer, mais avec des repères bien précis. Je suis prêt à parier que l'UDC est numéro 1 dans le milieu ouvrier/employé/gens peu diplomés. C'est aussi le cas du FN en France, et pour la même raison : le phare.

Écrit par : Paul | 20 octobre 2011

"A chaque fois que 10 citoyens décident de se rendre aux urnes, l'UDC engrange trois nouveaux bulletins, les autres partis en moyenne un ou deux."

Cette phrase serait exact si la participation aux élections était de 100%. Or en 2007, la participation était de 48.3%, ce qui divise par deux le nombre de bulletins engrangés.
(L'UDC a donc, dans l'absolu, engrangé environ 14% des suffrages).

@Galileo: "Le caractère suisse n'existe pas ! La Confédération est une juxtaposition de peuples différents, aux mentalités diverses et variées et qui, pour l'instant encore, vivent en bonne harmonie."

Excellente et objective réponse à la note de M. Montabert.

@Stéphane Montabert: C'est tout de même très étrange que vous deviez nous expliquez votre slogan pour cette campagne électorale. Ne sommes-nous pas capables de le comprendre?

Si les Suisses votaient vraiment UDC, auriez-vous besoin de nous faire une note justificative de de ce mensonge?

Écrit par : thomas68 | 21 octobre 2011

"Son conservatisme et son libéralisme."

Eh oui.

Personnellement, je voterai Front national, faute de mieux. Mais je préférerais voter UDC.

Écrit par : Robert Marchenoir | 21 octobre 2011

Un grand moment de psychanalyse que vous venez de nous faire vivre.

"Au sein du corps électoral, beaucoup de Suisses de passeport ne correspondent pas à cette description. Evidemment, ils ne se reconnaissent pas dans l'UDC. Grand bien leur fasse."

J'ai un scoop ces suisses qui ne correspondent pas sont...71% des votants, soit plus de 90% des suisses... En ce qui me concerne j'appelle ceci une très forte majorité.

Écrit par : L'Analyste | 21 octobre 2011

Quel chapelet de bêtises peut-on lire dans ce blog.
J'aime la Suisse, son histoire, ses religions, sa culture, sa neutralité armée, ses traditions, son conservatisme, sa fierté, son indépendance, son libéralisme et sa démocratie directe. Et pourtant je ne vote pas UDC parce que je n'aime pas le verrou que ce parti désire installer autour de mon pays.
Je revendique le droit de me considérer comme Suisse tout autant que vous.

Écrit par : gamine | 21 octobre 2011

Un premier tombereau de commentaires, je m'y attendais :)

@Galileo: le caractère suisse existe, ne vous en déplaise. Ne croyez pas trop les "oeuvres" subventionnées à base d'adhésif marron de Thomas Hirschhorn qui clament le contraire. La Suisse s'est bâtie sur d'innombrables opppositions (ville/campagne, catholique/protestant, francophone/germanophone, fédéral/cantonal...) mais il existe d'après mes propres observations, dans ce pays, un socle commun de valeurs qui s'étend de Genève aux Grisons.

@Paul: les comparaisons entre l'UDC et le FN me dérangent parce que je connais bien l'un et l'autre et ils ont de sacrée divergences. Si une partie du positionnement est commune (refus de l'élitisme, opposition à l'Europe, volonté de contrôler les frontières) la plus grande partie du programme n'a strictement rien à voir. Le FN français, devenu encore plus antilibéral avec Marine, se rapproche plus du MCG en terme de positionnement. De plus, l'UDC est depuis des décennies un parti de gouvernement (à toutes les échelles, il n'y a pas que le Conseil Fédéral) alors que le FN s'arc-boute dans l'opposition, ce qui lui évite toute vérification concrète de la validité de son programme.

@thomas68: je crois en effet que le slogan de l'UDC mérite une petite analyse, car il peut être compris à plusieurs niveaux. C'est intéressant d'ailleurs de voir les contempteurs de l'UDC - accusant sans cesse celle-ci de simplisme - s'avérer incapables d'en saisir la subtilité.
Sinon, l'indigence de vos connaissances en mathématiques vous fait méconnaître quelque chose qu'on appelle des "proportions". Etudiez-ça sérieusement et revenez nous voir.

@Robert Marchenoir: vous faites partie de ces gens qui pourraient être Suisses "Honoris Causa". Et je parie que vous n'habitez même pas le pays!

@L'analyste: vous ne faites pas honneur à votre pseudo. Le coup des "71% des votants qui ne votent pas UDC" peut être répété à l'envi, et avec des scores bien pire, pour n'importe quel parti. Tournez le problème tant que vous voulez, l'UDC est le premier parti de Suisse, ne vous en déplaise.
Et au sujet du corps électoral, vous confondez Suisses de passeport et Suisses de sentiment, mais on s'en doutait...

@Gamine: Ne pas voter UDC est votre droit le plus strict. Chacun fait son choix en fonction de ses priorités, et je ne crois que les gens qui s'identifient exactement à 100% à l'UDC ne sont pas si nombreux. C'est toujours un compromis plus ou moins heureux.
Mais si, comme vous dites, vous aimez la Suisse, son histoire, ses religions, sa culture, sa neutralité armée, ses traditions, son conservatisme, sa fierté, son indépendance, son libéralisme et sa démocratie directe, et que vous ne votez pas UDC... Dites-moi donc pour quel parti votez-vous? Juste par curiosité.
Histoire de voir lesquelles de ces valeurs vous choisissez sciemment de fouler aux pieds.

Écrit par : Stéphane Montabert | 21 octobre 2011

Suisse de passeport, que veux dire cette expression ? Vous n'avez pas parlé de Suisse de sang, mais c'est tout comme.

[Stéphane Montabert: Désolé Jeff, devant tant d'âneries vous allez avoir droit à une réponse "intégrée" ;-)
Pour commencer, votre histoire de Suisse de sang n'a rien à voir. Référez-vous au texte...]

On est Suisse, ou on ne l'est pas. point.

[Faux. On peut ne pas l'être et le devenir. On peut avoir la double-nationalité. On peut renoncer à sa nationalité. Même la nationalité administrative n'est pas un truc binaire, ni statique.]

Rien à voir avec une quelconque approbation de tel ou tel point historique, social, culturel, ou je ne sais quoi.

[Vous, vous n'êtes pas passé par le processus de naturalisation...]

Sommes nous responsables de naitre dans un pays, plutôt que dans un autre ?

[Qui a dit ça? Pas moi. Et aucun rapport avec la choucroute.]

Pour être Suisse, selon vous il faut aimer son Histoire, mais celle que raconte l'UDC ? C'est un tissu de mensonge, et nous en avons eu l'exemple ici même avec votre post à propos de la Suisse dans la Seconde Guerre Mondiale. L'Histoire que vous aimez tient du mythe. Il en faut, des mythes, je suis d'accord, mais ne parlons pas d'Histoire.

[l'Histoire des uns est le mythe des autres, et réciproquement...]

Ses religions, ensuite, lesquelles ? Il me semble qu'en Suisse, elles sont toutes représentées, non ?

[Vous avez vu le drapeau suisse, si jamais?]

Sa culture, ses traditions, ok.
son conservatisme, ensuite, je ne vous suis déjà plus. Il y a bien des Suisses, des " vrais", qui sont ou qui furent progressistes, libéraux, et qui ont fait avancer la Suisse. Henri Dunant en est un exemple. Mais, j'imagine que nous n'avons pas la même définition du mot "conservatisme", qui pour moi signifie une attitude qui empêche tout changement ou évolution.

[On pourrait entamer un débat intéressant sur les sens du conservatisme. La fonction publique et le syndicalisme sont par exemple deux basions du conservatisme, pour "garder les avantages acquis". Je suis sûr que vous vous y opposez avec force.]

Sa neutralité armée... Vous le savez est toute relative, je vous l'ai exposé en long, en large et en travers, il suffira pour s'en convaincre que vos lecteurs et vous même lisiez l'excellent travail de la commission Bergier, que vous traitez, ni plus, ni moins, de traitre, pour avoir commis le crime de soulever un pan sombre de notre Histoire.

[Jamais dit un truc pareil, mais bien tenté de votre part.]

Quand à la Démocratie directe, c'est vrai, c'est une idées magnifique, et nous pouvons en être fier.

[Dommage que tant de partis politiques non-UDC visent à la démolir ou l'affaiblir...]

Sauf lorsqu'elle est monopolisée par un seul parti, qui a coup de Millions de Francs d'origine totalement opaque, orchestrent des campagnes de propagande et de diffamation pour le plus grand mal de la Suisse et de son peuple, dans sa diversité.

[Vous allez nous refaire le coup du corps-électoral-lobotomisé-par-des-affiches? Une chance que des types comme vous soient immunisés! Comment se fait-il, d'ailleurs?]

Vous semblez dire qu'il y a en Suisse, une culture, une tradition, une Histoire, et que vous, à l'UDC en êtes les garants, les dépositaires.
Vous aimeriez bien, pourtant, l'Histoire a dit, et dira, le contraire.

[L'histoire écrite ou l'histoire réécrite? Cf. Bergier, plus haut, qui n'a même pas jugé bon d'interroger les témoins vivants de la seconde guerre mondiale... Leurs récits contredisaient trop sa thèse.]

La Suisse ne vous appartient pas, quelque soit le résultat des élections. Son avenir non plus.

[Grandiloquent et creux.]

Fernand Melgar n'est pas moins Suisse que vous. Moi non plus. C'est un fait.

[Dans le sens "nous avons tous un passeport", c'est indéniable. Pour le reste, nous ne partageons probablement pas les mêmes sentiments pour ce pays.
Et ramener ça à un rapport quantitatif est complètement absurde.]

Écrit par : jeff | 21 octobre 2011

"l'UDC est incontestablement le premier parti de Suisse. Elle est donc en droit de parler au nom de tout le corps électoral."

Bin non. Premier parti ne signifie pas parti majoritaire. En imaginant un pays avec 100 partis de force à peu près égale, celui qui récolte 1, 00001% sera premier parti. Mais de là parler pour tous... A moins d'un tiers, un parti parle au nom de moins d'un tiers...
Cela dit, on ne demande pas à une pub d'être vraie (ou on serait vraiment naïf). Ce qui me frappe avec ces affiche, c'est qu'elles ne parlent d'aucun problème, contenu, ne serait-ce que sous la forme plate et minimale du slogan. C'est de la pure publicité (comme, pour reprendre votre exemple, une eau minérale). Comme si la politique ne portait plus sur rien, n'avait plus rien à dire et plus rien à proposer. C'est un peu triste.

Écrit par : paratactique | 21 octobre 2011

Mr Montabert, le parallelisme que je faisais entre UDC et FN concernait le patriotisme, la sécurité, la fierté de son passé, la volonté de défendre le particularisme, la culture de la France. Cela, vous l'avez compris.

Pour le libéralisme, la France n'a JAMAIS été libérale. Notre histoire n'est pas la vôtre. Chez nous, les grands hommes sont Napoléon, Clémenceau, De Gaulle ou Blum (un socialiste), et tous furent étatistes. Nous sommes ainsi fait. Un nord-américain se méfie de l'Etat qu'il voit comme une restriction à ses libertés individuelles, un français aime l'Etat (bien géré) perçu comme le rassembleur autour d'une grande cause, une méga-entreprise pour d'immenses projets qu'aucune entreprise ne pourrait financer (pas assez rentable, trop de fonds nécessaires) et comme un protecteur dans la tempête.

A cela, ajoutons que la mondialisation a délocalisé en Chine/Inde/pays arabes/Europe centrale l'essentiel de nos emplois qui étaient industriels jusqu'aux années 70, et vous comprendrez que la base du peuple devienne encore plus protectionniste qu'avant. Le FN, devenu parti des ouvriers/employés (nos communistes font 2% !) n'a fait que suivre ses militants. Il est certain que la Suisse peut rester libérale, ses activités étant de services ou industrielles de proximité. Avez-vous déjà entendu parler d'une voiture, d'un avion, d'un fabricant d'ordinateur ou de téléphone totalement suisse ? Nous en avions, ils sont morts ou ils ont délocalisé leur production, il n'en reste que le nom et 3 unites d'assemblage... Dur d'applaudir la liquidation du secteur secondaire. Surtout que sans secondaire, le tertiaire bat de l'aile.

Écrit par : Paul | 21 octobre 2011

Bonjour,
Quand vous dites "les Suisses votent UDC", je voudrais bien savoir lesquels? Les bons ou les mauvais Suisses? Vous, membres de l'UDC, qui aimez tout particulièrement faire ce type de différentiation quant il s'agit des étrangers...
Meilleures salutations

Écrit par : Paolo | 21 octobre 2011

Ah, je vois au vu du commentaire de Paolo que nous avons atteint le stade de la discussion où les gens écrivent sans même avoir lu le texte.

@paratactique: dans la configuration que vous décrivez, l'UDC ne ferait évidemment pas campagne de la même façon, donc je ne vois pas l'intérêt de présenter cette situation hypothétique.

L'UDC n'est pas majoritaire et n'a pas besoin de l'être. Le serait-elle que vous lui refuseriez le titre de Premier Parti au nom de l'abstentionnisme, et si elle l'atteignait malgré tout vous évoqueriez encore sa minorité vis-à-vis de la population totale du pays y compris les non-citoyens, etc. La bonne foi ne peut rien contre la mauvaise. Tous les moyens sont bons pour refuser à l'UDC le titre de premier parti de Suisse.

N'empêche que le trophée ne se décroche pas dans l'absolu, mais face à la concurrence, et là il n'y a pas photo.

Quant au "manque de solutions" proposées, vous noterez qu'en même temps l'UDC fait aussi campagne pour son initiative contre l'immigration de masse, mais on ne peut pas parler en même temps de toutes les affiches ni tout résumer sur une seule...

Le parti a bien des objectifs en tête ( http://www.udc.ch/g3.cms/s_page/79540/s_name/plateformeelectorale ) mais une campagne élective est différente d'une campagne pour une initiative ou un référendum, à mon humble avis.

Écrit par : Stéphane Montabert | 21 octobre 2011

@ Stéphane Montabert: en ce qui concerne les proportions, vous avez effectivement raison. En fait je suis tombé dans le piège que comporte votre phrase citée dans mon message précédent. Heureusement, la plupart de vos lecteurs sont beaucoup plus attentifs et plus intelligents que moi.

Par contre il reste vrai qu'aux élections 2007, l'UDC a reçu environ 14% des bulletins de tout l'électorat potentiel.

Écrit par : thomas68 | 21 octobre 2011

Quand on lit les médias au lendemain de votations, on lit souvent: " les Suisses ont voté pour...ou les Suisses ont voté contre..." Et personne ne fait des histoires en disant: Mais quels Suisses?

D.J

Écrit par : D.J | 21 octobre 2011

Vous pouvez crier à l'ânerie, Monsieur Montabert, cela ne fait pas de vos contres-arguments quoique ce soit de recevable.
A partir du moment ou l'on a le passeport à croix blanche, on est Suisse, c'est inscrit dans la Loi. On peut être Suisse ET algérien, musulman, voter à gauche, et être aussi Suisse que Oskar Freysinger.
Jean Ziegler est Suisse. Fernand Melgar est Suisse. Stéphane Montabert est Suisse. Vous êtes totalement égaux face à cela.
Et je le répète, même si vous ne trouvez rien de mieux à répondre que dire que c'est creux et grandiloquent : La Suisse ne vous appartient pas, quelque soit le résultat des élections. Son avenir non plus.

Écrit par : jeff | 21 octobre 2011

Il n'y avait pas à répondre sur ce blog. pour beaucoup on fait de la provoc dissimulée pour faire réagir.
Les suisse votent udc. Tout le monde a compris ce qu'ils ont voulu dire, mais en même temps celà ne veut rien dire. L'Histoire entre nous n'est pas la même (nous les vieux suisses), puis il y a eu des immigrations successives (huguenot, ...) qui ont encore modifié le pays. etc...Bref la Suisse a comme lien principale, la cohéxistence entre nous depuis des siècles. L'esprit d'un bernois, uranais, genevois n'est pas la même.
Le militant udc est plus proche dans l'esprit de son cousin autrichien nationaliste que l'esprit "moyen" suisse qui n'existe pas.

Écrit par : roket | 21 octobre 2011

Monsieur Montabert,

J'espère que votre "culture helvétique" est meilleure que votre "culture politique".
En 1845 déjà, un Conservateur anglais et non des moindres, il s'agit de Benjamin Disraeli, a dit:

"Un gouvernement conservateur est une hypocrisie organisée"

Vous n'allez pas laisser dire que l'UDC est hypocrite?... ça se saurait!... Alors évitez d'utiliser le mot "conservatisme" que votre "culture politique" n'a pas totalement assimilé.
Je vous l'accorde, ce _Disraeli n'était pas Suisse, n'était même pas chrétien et il n'a été que Premier Minsitre d'un pays qui n'est pas suisse... Imaginez, Premier Ministre, qu'est-ce que c'est que ce truc? En tout cas encore un truc très peu suisse!

Écrit par : Baptiste Kapp | 21 octobre 2011

Dommage pour Genève, le jeu est faussé à mort.

Après les bilatérales et les re-bilatérales, les vraies questions n'ont pas été posées.

Genève qui ne propose plus rien!
où on se retrouve avec des listes des mêmes, ou de canadiens ou d'australiens ou de n'importe qui

Écrit par : graphycs | 21 octobre 2011

Lorsque on regarde la liste vaudoise... c'est juste intellectuellement pas possible.
Bugnon, Voiblet, Grin, Glauser... Franchement ça serait le moment d'investir pour le recrutement.
Enfin, je ne vais tout-de-même pas donner mon suffrage aux fossoyeurs de la Suisse. J'ai donc fait une liste UDC manuscrite avec très peu de noms UDC + quelques écolos-libéraux intelligents (défavorables à l'invasion du territoire).

Écrit par : petard | 21 octobre 2011

@Stéphane Montabert:"Le serait-elle que vous lui refuseriez le titre de Premier Parti"
svp, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas: il s'agit bien du premier parti (quoique avec des minuscules...), mais pas du parti majoritaire. La démocratie est ainsi faite que la majorité (que vous n'avez pas) représente le tout. Une minorité, aussi large soit elle, qui prétend représenter le tout s'appelle une dictature. Peut-être était-ce le sens de votre "Premier Parti" qui "n'est pas majoritaire et n'a pas besoin de l'être"??

Par rapport à l'initiative et au durcissement qu'elle préconise, j'observe surtout que l'udc reprend les mêmes thèmes et des solutions analogues à celles qu'elle a déjà prônées lors de la dernière campagne, et ce après avoir été en charge du dossier au niveau fédéral (Blocher), cantonal (Mermoud), fait passer la majorité de ses initiatives en promettant à chaque fois que ça améliorerait la situation. Résultat? Le premier parti (en ce sens aussi le premier responsable) continue à trouver que rien ne semble s'être amélioré. Si c'est le cas, c'est alors surtout un très, très mauvais bilan...

Écrit par : paratactique | 21 octobre 2011

Le site officiel de l'udc manque de fréquentation? Pourquoi tant de provocations?
Manifestement ici votre souci c'est les stats de fréquentation de votre blog. Vous nous assénez ces idées populistes juste pour faire hurler quelques lecteurs clairvoyants et occuper le terrain. Mais avez-vous songé que seul l'udc vient officiellement squatter cette plateforme de 24H, le blog udc-Vaud que vous et vos collègues jugez sans insuffisant et que vous augmentez de vos incessantes remarques réactionnaires.
Les autres partis gouvernementaux seraient de mauvais communicants? Ou cultivez-vous ces étranges mœurs, entre nous des façons très Blocher pas du tout helvétiques, pour sensibiliser l’électorat à vos idées?

Écrit par : Jean-Pierre Clivaz | 21 octobre 2011

@Jean-Pierre Clivaz: Seule l'UDC vient "squatter" cette plateforme? Je suis sûr que MM. Mahaim, Schwaab et Mocchi apprécieront énormément votre remarque! Sans compter vos compères de Domaine Public!

Mais si ce que vous insinuez était vrai, en venant poser vos commentaires ici, ne seriez-vous pas vous-même dans le rôle peu valorisant du type qui tombe lui-même dans le piège qu'il dénonce?

Je dis ça, je ne dis rien, hein. :)

@paratactique: pas la peine de jouer sur les mots... Et évitez le dérapage sur la dictature, il n'a rien à faire dans la description du seul parti qui souhaite préserver et renforcer les droits du peuple.

Quant au bilan, ma foi chaque parti essaye de faire avancer le sien; êtes-vous dernièrement passé chez les socialistes pour leur reprocher que les enfants de seize ans n'aient "toujours pas" le droit de vote et d'éligibilité ou que nous n'ayons "toujours pas" dépassé le capitalisme? Non? Chez les Verts pour leur reprocher nos 40% d'énergie nucléaire jusqu'en 2030 au minimum? Ca ne fait jamais que quarante ans que c'est le thème principal de leur combat, quel succès...

L'action politique implique la confrontation avec des forces antagonistes et les lignes bougent lentement. C'est ainsi. Mais si vous voulez un bilan trois étoiles votez massivement pour le centre (la girouette d'or revient au PDC) et là vous serez toujours du côté du vainqueur en lors des votes du Parlement.

Il faut juste renoncer à défendre la moindre conviction, mais pour certain politiciens professionnels présents à Berne, le sacrifice ne doit pas être bien grand.

Écrit par : Stéphane Montabert | 21 octobre 2011

@petard
pas vu la liste vaudoise
quand aux listes distribuées pour Gve, on n'y voit que du bluff & Cie.
Donc je vous rejoins avec l'incapacité de choisir. de voter.

où l'UDC serait l'une des seules à représenter VRAIMENT Genève pour les suisses.
Sauf que l'UDC propose une liste de transfrontaliers, sans racines suisses (les vrais points, les vrais problèmes subséquents aux accords bilatéraux restant dans le même flou artistique), un autre leurre.

c'est donc zéro tous azimuts.
pour les candidats UDC de Gve

Trop tard: leurs ambitions sont connues; mais leurs popotins ne se sont pas remués pour les réels enjeux!

Écrit par : graphycs | 21 octobre 2011

Je ne vote pas pour un parti, je vote pour des hommes. Et pour des idées ou des programmes. ça peut provenir de droite, de gauche, du centre. Je n'ai jamais été affiliée à un parti et je ne le ferai jamais. Je tiens trop à ma liberté d'opinion.

Écrit par : gamine | 21 octobre 2011

Stéphane Montabert : vous êtes bien urbain de me trouver quelque helvéto-compatibilité. J'écris en effet depuis la France... mais cela pourrait peut-être changer un jour !

Écrit par : Robert Marchenoir | 21 octobre 2011

@gamine: vous esquivez ma question. Et à quels partis sont apparentés ces-hommmes-non-ces-partis pour lesquels vous choisissez de voter?

J'aimerais vraiment découvrir cette petite variété singulière d'hommes politiques qui défendent la Suisse, son histoire, ses religions, sa culture, sa neutralité armée, ses traditions, son conservatisme, sa fierté, son indépendance, son libéralisme et sa démocratie directe, et qui ne sont pas inscrits à l'UDC.

Juste par curiosité.

Écrit par : Stéphane Montabert | 22 octobre 2011

@Stéphane Montabert: Je n'ai aucun problème avec l'affiche en question tant qu'on la prend pour une publicité. Mais évitons de la justifier sur un plan politique, ce n'est pas sa fonction. Car à ce moment, je ne vois pas comment qualifier la démarche sans "jouer sur les mots". Quel qualificatif s'applique, selon vous, à un système politique où une minorité de 30% représente le tout? Je vous prie de m'excuser, mais entre 30% et 50% des citoyens, il y a un Suisse sur 5 qui veut être entendu.

Pour ce qui concerne le bilan, je ferais le même reproche aux PS ou aux Verts, et je ne demande pas un bilan 3 étoiles. Notez quand même que les Verts n'ont pas et n'ont jamais eu en charge 'leur' dossier au Conseil Fédéral (contrairement à l'UDC), et n'a pas voté quasiment chaque année et avec succès sur ces thèmes. Enfin, la majorité est et a toujours été bourgeoise. La situation est donc un peu différente. Ce d'autant plus que – selon une intervention récente de M. Voiblet sur Latélé – le "problème" de "l'immigration massive" ne s'est pas, selon lui, lentement amélioré, mais a empiré ces dernière années, donc aussi depuis que l'UDC est le premier parti.

Écrit par : paratactique | 22 octobre 2011

@Stephane Montabert,on peut exprimer certaines pensées UDC mais ne point être membre d'un parti quelconque,quand on parle criminel il serait bon d'évaluer ce terme mal interprété aussi par beaucoup.On peut avoir un comportement criminel comme cet hommes se prétendant travailler pour des sondages téléphoniques et qui fait descendre une personne âgées du 7me étage afin de la doubler tandis qu'elle descend pour aller lui,pendant ce temps voler dans son appartement ,voilà aussi une façon bien criminelle d'exploiter des gens seuls et rien que pour ça il faudrait voter UDC.Ce qui prouve qu'on est loin de la xénophobie repprochée a ce parti.

Écrit par : lovsmeralda | 22 octobre 2011

"J'aimerais vraiment découvrir cette petite variété singulière d'hommes politiques qui défendent la Suisse, son histoire, ses religions, sa culture, sa neutralité armée, ses traditions, son conservatisme, sa fierté, son indépendance, son libéralisme et sa démocratie directe, et qui ne sont pas inscrits à l'UDC.
"

Il y a déjà tous les citoyens élus et assermentés non-membres de l'UDC et pour certains qui vont passer leur dimanche après-midi à dépouiller les bulletins de vote de leurs concitoyens !

Encore une chose : on peut défendre les valeurs que vous cité et bien d'autres encore tout en souhaitant activement qu'elles évoluent.

Écrit par : Richard Golay | 22 octobre 2011

au moins avec l'UDC c'est clair et net,y'a pas de brebis galeuses au sein de ce parti comme des raéiens ou autres mouvements sortis tout droit de la guerre des étoiles

Écrit par : tiendonc | 23 octobre 2011

Si j'en crois les dernies sondages "sortis des urnes", l'UDC régresse de 28 à 26%. Toutefois, il reste de loin le premier parti de Suisse.

Comment expliquez vous ce tassement ? Y-t-il une alliance possible avec un autre parti pour gouverner (même un soutien sans participation, comme aux Pays-Bas) ?

Je preférerais votre explication à celle de votre "grande presse", qui va sans doute se br*nler pendant 2 jours sur le "déclin amorcé et définitif de l'extrême-drouate" :)

Écrit par : Paul | 23 octobre 2011

"On va dépasser 30% en 2011, si si, on va le faire, tout le monde est derrière nous, nous sommes le seul parti qui comprend les Suisses, etc, etc". Si ça peut vous consoler, vous avez fait le plus dur ce soir. Votre chute va maintenant s'accélérer et vous ramener, petit à petit, aux 15%-18% qui sont votre seuil naturel. Mais au moins, désormais, vous connaissez le goût de la défaite cinglante.

Écrit par : Jean-Christophe Felley | 23 octobre 2011

«[...] une liste UDC manuscrite avec très peu de noms UDC + quelques écolos-libéraux intelligents défavorables à l'invasion du territoire».

Et voilà, Bingo! Si c'était l'euromillon, merci Jacques Pote!

On remarquera au soir de ce scrutin, que les commentateurs des médias ainsi que les perdants du jour, nous ont comme de coutume offert leur inénarrable grille de lecture de scrutin:
Juste au hasard, on a vu la schtroumpfette Moret toute radieuse de voir SON centre se renforcer au dam du grand méchant loup UDC pour consolider les forces de ceux "qui œuvrent pour l'emploi"... Faut le faire! Et puis, l'écolo-rose Hodgers se réjouir que parmi la verdure la progression de l'espèce est somme toute réjouissante... Et côté PDC on ne se cache pas de son impatience d'un déjeûner des familles monoparentales pour nourrir l'espoir d'une jolie famille recomposée... avec la très convoitée PDB qui aime se faire désirer.
Enfin on nous présente cet échec "cuisant" de Christophe Blocher qui ne fait QUE 2e en nombre de voix au niveau national... Si c'est pas de la déconnade, qu'est-ce que c'est?

Et bien, c'est pas tout-à-fait comme-ça, M'sieurs-dames!

L'UDC a certes perdu 7 sièges... mais elle a réintégré Blocher sous la Coupole. C'est déjà un événement en soi. JAMAIS un ancien conseiller fédéral n'a été réélu au parlement. Lui l'a fait! Et puis la force politique d'un Blocher sous la Coupole ça se calcule en combien de "schtroumpfettes"?
Et si l'UDC a perdu quelques "nains", c'est donc pas plus mal pour elle.
À remarquer que Genève a bien sauvé ses meubles avec deux nouveaux de poids: Mauro Poggia et Céline Amaudruz... et l'échec réjouissant de Pierre Weiss.
Quant au verts libéraux, gardes-fous providentiels contre l'immiration débridée et les démolisseurs du territoire, ce sont eux qui offriront la soupe à la grimace aux PLR.

Écrit par : petard | 24 octobre 2011

JAMAIS un conseiller fédéral n'a été réélu au parlement, parce que JAMAIS un ancien conseiller fédéral n'avait imaginé redescendre un étage dans la politique, surtout à l'âge de votre St-Christophe. Heureusement que le ridicule ne tue pas.

Écrit par : gamine | 24 octobre 2011

@Gamine

Visiblement pour vous, la politique est comme un métier administratif : on fait carrière en montant, redescendre c'est comme être "dégradé", faut presque se suicider de honte. Quelle vision prétentieuse de la politique !

Chez moi, en France, nous avons plein de ministres (conseillers chez vous) redevenus simples députés nationaux (parlement), parfois simple maires (bourgmestres), et un ancien chef d'état redevenu maire d'une petite ville, puis chef de région. Et ca n'a rien de choquant. C'est même très banal.

Écrit par : Paul | 24 octobre 2011

La différence entre la Suisse et la France, c'est qu'en Suisse les élus ne sont pas professionnels de la politique, ou pas entièrement. Ils ont tous encore au moins un pied dans une profession. Et quand un Conseiller fédéral se retire, en général entre 65 et 70 ans, il estime avoir fait son temps et laisse la place à la relève.
Pour parler de M. Blocher, il a été un excellent chef d'entreprise mais un piètre "homme d'état" Il n'a jamais conpris qu'on ne dirige pas un pays comme une entreprise et que les citoyens ne sont pas ses employés.
Je ne voudrais pas du système français, dans lequel un député est aussi maire de sa ville, conseiller régional, etc. Il occupe plusieurs fonctions, reçoit plusieurs salaires, mais n'a pas plusieurs fois 24 heures dans une journée pour accomplir son travail. Donc il fonctionne par personne interposée et c'est probablement le début des magouilles financières qui agrémentent la vie politique française.

Écrit par : gamine | 24 octobre 2011

Ben zut alors!... Le nombre de Suisses est en forte diminution!

Écrit par : Baptiste Kapp | 24 octobre 2011

Les commentaires sont fermés.