25 octobre 2011

Rêvons avec Galileo

Vendredi dernier a vu la mise en orbite de la première étape concrète du dispositif de géolocalisation européen, deux satellites d'une constellation qui doit en comporter au minimum 18 pour émettre un signal utilisable.

soyouz.jpgL'opération toute entière porte la marque d'une coopération remarquable entre les membres du projet. Le premier lancement symbolise cette unité: une fusée Soyouz tirée depuis la base de lancement d'Ariane en Guyane Française. Qui aurait imaginé cela au temps du Mur de Berlin! C'est l'Europe d'aujourd'hui, une union entre les fleurons technologiques russes et l'agence spatiale européenne, le tout exploité dans l'environnement difficile d'une colonie française en Amérique du Sud... C'est l'Europe-Monde.

La première victoire d'étape ne doit pourtant pas occulter les grandes difficultés qu'a traversé l'ambitieux programme depuis sa conception.

Si tout était allé comme prévu initialement, à ce jour nos téléphones bénéficieraient de la précision de Galileo. Le projet européen devait entrer en service en 2008. Cependant, une myriade d'obstacles commerciaux, techniques, politiques et financiers l'a ébranlé jusque dans son existence. (...)

Mis en œuvre par l'Agence spatiale européenne (ESA), Galileo devait être financé par un partenariat public-privé. En 2007, le plan s'écroule. Le projet est au bord de l'abandon. La Commission européenne décide alors de le financer entièrement de [la poche du contribuable], à l'époque. Coût: 3,4 milliards d'euros.

Mais les pays s'écharpent, notamment une Grande-Bretagne réticente et une France acharnée. Le cœur n'y est pas. Galileo est sauvé après de laborieuses tractations entre les Etats et le Parlement européen, qui permettent de trouver un accord en utilisant une partie des fonds agricoles non dépensés.

En 2010, c'est la douche froide: le système coûte 1,9 milliard de plus que budgété. Nouvelle crise. Après avoir pensé réduire la voilure – 18 satellites au lieu de 30 – les Européens trouvent des économies et des fonds. Les contribuables voient leur participation grimper de 1,9 milliard d'euros.

 

Oui, bien des obstacles se sont dressés sur le chemin de Galileo. Des obstacles politiques, logistiques, financiers, et même l'opposition absurde et partisane de certains industriels - des traîtres parvenus à s'intégrer au programme. Wikileaks a ainsi révélé le double-jeu de Berry Smutny, directeur d'un groupe allemand, OHB System, filiale du groupe allemand OHB Technology, expliquant que Galileo ne serait qu'une "idée stupide" défendue par la France à des fins militaire et qualifiant le projet visionnaire de "gaspillage de l'argent du contribuable."

galileo-gps.jpgLa société avait pourtant décroché auprès de la Commission européenne une commande de 566 millions d'euros pour la construction de 14 satellites. Certains ont vraiment l'art de cracher dans la soupe. Heureusement, le dissident a été débarqué de l'entreprise.

La construction du Monde de Demain, un monde Meilleur, plus Juste, plus Ouvert à l'Autre implique des sacrifices. Des sacrifices politiques et économiques. Mais la récompense sera grande, elle aussi.

Imaginez.

Projetons-nous à la fin de la mise en place initiale du programme Galileo, probablement quelque part au milieu de la décennie 2020-2030. Le dernier satellite est enfin mis en orbite, malgré quelques retards et quelques surcoûts. Notre bonne vieille Planète Terre, qui subit par ailleurs divers outrages de l'Homme, est désormais entourée dans l'espace par un élégant corset de satellites de positionnement émettant un signal, miraculeusement précis, sur leur position.

Ce signal ténu est capté par les antennes sophistiquées d'une ribambelles de produits d'avant-garde. Ces bijoux de technologie qui restent à inventer sont capables de savoir où vous vous trouvez sur la surface du globe. Exactement, avec une précision diabolique - de l'ordre du mètre d'abord, mais l'extension à trente satellite de la constellation Galileo pourrait faire tomber cette limite à trente centimètres.

twitter-geolocalisation.jpgQuelques cyniques ricaneront: "A quoi bon savoir où on se trouve? Je sais où je suis, devant mon ordinateur, merci." Eh bien non, messieurs, vous manquez d'imagination! Figurez-vous que vous êtes en train de vous déplacer: plus jamais perdu! Aujourd'hui on a une carte routière, mais dans à peine dix ans on aura enfin le chaînon manquant - où on se trouve sur cette satanée carte!

L'automobiliste salive à cette idée. Mais voyez plus loin. Pensez à une possible intégration avec des cartes routières, permenttant de planifier tout un itinéraire! Imaginez les possibilités d'interaction avec Internet où un utilisateur avisé pourrait demander à son logiciel favori "le restaurant le plus proche" (à supposer que le système soit prévu pour un usage aussi trivial) et le programme lui répondra en calculant tout cela à partir de sa position! Pensez au travail des géomètres, aux chantiers, aux aventuriers, aux services de secours, aux cartographes!

Et ce n'importe où sur la surface du globe! Quelle carte de visite pour l'Europe! Quel affront cinglant pour les Américains qui se croient à la pointe de la technologie!

Tout cela disponible dans dix-douze ans si tout va bien. L'ensemble de ces nouveaux services pourrait être regroupé sous le terme novateur de géolocalisation. Le monde de demain est à nos portes. Qui n'aurait pas hâte d'y être?

Malheureusement, il y aura des dérives, notamment l'utilisation de Galileo par des ennemis de la démocratie. C'est sans doute inévitable. Au moins, des islamistes afghans aux guérilleros d'Amérique du Sud en passant par les rébellions africaines, tous devront employer une technologie développée dans l'Union Européenne. C'est déjà ça de rayonnement culturel.

Est-ce de la science-fiction? Le lecteur est seul juge. Il est difficile de se projeter si loin dans l'avenir. Avec la crise financière que traverse le Vieux Continent, il n'est même plus certain que cet ambitieux programme spatial arrive à son terme. Mais il n'est pas interdit de rêver non plus. Aussi coûteux soit Galileo, ce sont des milliards judicieusement dépensés. A terme, ils permettront à l'Europe de prouver au monde son avance en technologie de positionnement. Galileo rendra disponible des services qui bouleverseront notre quotidien, au service de l'Humanité entière. Alors, une patience pleine d'espoir est sans doute la meilleure attitude à prendre, et tant pis si Galileo coûte un peu cher: il n'y a tout simplement pas d'alternative.

Efficacité, maîtrise, innovation, à-propos - Galileo incarne parfaitement la vision européenne.

Rêvons à son succès.

Commentaires

Effectivement, la géolocalisation est importante, et pas seulement pour le GPS de votre voiture quand vous traversez une ville truffée de sens interdits et de route bloquées pour travaux. Les avions de ligne naviguent au GPS, les marins aussi. Et les militaires, évidemment.

Toutefois, je m'interroge sur 3 points et je fais une remarque sur Galileo.

La remarque est que Galileo n'est pas une "prouesse". Ca fait longtemps que les USA ont le GPS. Au mieux, on peut dire que nous n'avons que 25 ans de retard sur l'Amérique :)

Les points:
- Galileo aura une précision de 1 mètre, beaucoup mieux que les 8 à 15 mètres du GPS américain, disent nos journalistes. Ils oublient que le GPS avait 3 niveaux de précision en fonction du pays : 15 mètres pour les pays neutres, 1 mètre pour les amis (c'était 8 mètres avant l'an 2000) et ... quelques centimètres pour les militaires (américains, évidemment). Je vois la dépense, je ne vois pas le progrès puisque l'Union européenne est considérée comme "amie".

- L'Inde, la Chine et probablement la Russie ont rejoint le projet. Mais il faudra aussi compter avec le Sud de la Méditérrannée, car les eurocrates rèvent d'intégrer ces zones riches en pétrole et en soleil à l'Union. Je me demande s'ils serait bon d'offir une telle précision à des pays instables qui pourraient jouer avec des missiles demain. Le seul qui soit rassurant est Israel : eux ne mordent que si on les frappe préalablement.

- Pourquoi s'écarter du GPS ? L'Europe envisage-t-elle l'idée que demain, elle pourrait être en si mauvais termes avec les USA que ceux-ci lui "couperait" le GPS ? Il faudrait vraiment aller très loin ! Et compte-tenu de l'énorme avance militaire américaine sur la nôtre, ça ne présage rien de bon.

Je m'interroge donc sur la finalité réelle de Galileo, sans nier la performance technique.

Dernière remarque : la Suisse ne semble pas associée au capital ou aux coûts de fonctionnement. On fait encore bande à part ? (sourire)

Écrit par : Paul | 25 octobre 2011

Paul@ Je crois que c'est que Stéphane Montabert voulait nous faire remarquer...
Mais à manier le 2ème ou 3ème degré, on perd un peu le lecteur.

Écrit par : Géo | 25 octobre 2011

@Géo: il y a de ça en effet - et quelques indices disséminés dans le texte ;-)

A tous: je suis contraint de rejeter quelques commentaires ayant trait aux élections fédérales pour cause de hors-sujet. N'hésitez pas à poster à l'endroit approprié même si ce n'est pas le dernier billet en date, les commentaires restent ouverts ailleurs aussi.

Écrit par : Stéphane Montabert | 25 octobre 2011

La question se pose concernant les désavantage actuels :
Dépendance des USA
Couverture du GPS qui peut être réduit pour des raisons militaires (GPS en main des militaires us)
Couverture incomplète de la terre (si je ne me trompe pas)
Entre europe et usa = guerre économique, concurrence politique, paix militaire

Et l'argent ?
business prévu : 90 milliard sur 20 ans

De même que l'UDC est prête à beaucoup pour une indépendance de la Suisse (Alleingang). l'europe a choisi d'y mettre un prix.
Judicieux ou pas ? Autant que l'achat d'avions par notre armée, c'est selon.

Écrit par : roket | 25 octobre 2011

En relisant le texte, c'est vrai qu'il y a ton qui m'avait semblé "premier degré cynique", mais qui peut être vu comme "second degré hypocrite".

Bon ben, je me suis fait avoir, c'est tout. Chapeau bas, j'ai foncé comme un débutant ! J'aurai du me méfier de certaine formules un peu trop emphatiques...

Écrit par : Paul | 25 octobre 2011

@roket: les désavantages que vous relevez, réels mais bénins, sont à mettre en parallèle avec la gratuité du GPS américain.

Mais ce sont des discussions stériles. De toutes façons, l'Europe est financièrement trop exsangue pour avoir le moyen de se payer un GPS alternatif. Vous l'imaginez aujourd'hui, alors même que les Etats européens empêtrés dans la crise de la dette publique luttent contre leur effondrement, maintenir un programme aussi dispendieux et redondant que Galileo? Sur plus de dix ans, en couvrant les surcoûts lorsqu'ils se présenteront?!

Les annonces sur le prétendu chiffre d'affaire de Galileo sont une imposture (et la raison pour laquelle le secteur privé a lâché le projet). Personne ne paiera pour un GPS européen, fut-il d'une qualité marginalement meilleure, lorsque les Américains en proposent un presque aussi bon et gratuit.

Je suis prêt à parier que Galileo ne sera jamais opérationnel. Bien sûr, l'Europe aura l'air maligne avec 6 ou 8 satellites en l'air sur le minimum de 18. Bah, ce ne sera qu'un gâchis de plus!

Dans l'improbable hypothèse où il parviendrait à son terme, Galileo aura peut-être un marché de niche pour les rares cas où une précision améliorée apporterait une plus-value réelle, comme pour un géomètre expert. Mais ça ne compensera jamais les coûts du programme, qui se chiffrent en milliards.

Parlant ici de l'usage civil d'une technologie développée par les militaires, le parallèle avec les avions de combat n'est pas pertinent. Personne n'offre à la Suisse d'assurer sa sécurité aérienne à sa place - et encore moins gratuitement.

@Paul: je ne sais pas si la Confédération contribue à Galileo. Comme des entreprises helvétiques fournissent les horloges atomiques et d'autres composants pour satellites, elle bénéficient de la manne du contribuable européen; mais je serais très surpris que la Suisse tire un solde positif de l'affaire.

Écrit par : Stéphane Montabert | 25 octobre 2011

Galileo n'est pas absurde dans une optique stratégique.

En effet, il est préoccupant pour l'Europe (et pour le monde entier...) d'être à ce point dépendant des Etats-Unis pour le fonctionnement de ses infrastructures critiques en temps de paix, et pour la guerre en cas de conflit.

Que je sache, la Suisse, malgré sa neutralité, n'a pas renoncé à se doter d'une armée, même si certains pensent qu'elle est superflue... L'indépendance, cela se défend.

Evidemment, en pleine crise de la dette, un tel projet fait figure de luxe d'une autre époque.

C'est quand tout allait bien qu'il fallait faire avancer Galileo, et il fallait choisir Galileo de préférence à l'entretien de pléthores de fonctionnaires et de subventions inutiles.

L'Europe a voulu et ses fonctionnaires, et ses subventions, et son assistanat, et Galileo. Résultat : ses Etats obèses arrivent au bout du rouleau, et elle n'est même plus capable d'assurer sa défense, de financer ses dépenses stratégiques.

Écrit par : Robert Marchenoir | 25 octobre 2011

Il me semble:

Il aura 3 niveaux du signal, dont 1 gratuit qui à la même finalité que le GPS concernant la localisation bien connue des automobilistes.

Les contrats ont déjà été signé pour 16 satellites. 4 chez Astrium et 12 chez OHB. 3 lancements annuels sont programmés. 2 Soyouz et 1 de la famille Arianne. Au 31.12.2012 nous pourrons déjà nous rendre compte de la progression de ces lancements.

Concernant le financement de la part du pays dont les indigènes ont des bras noueux
http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20073835

Écrit par : pensif | 25 octobre 2011

Quelle merveille !
Que du bonheur !
Et ceci grâce à qui ?
Grâce à la grande EU.

Fin du deuxième degré.

Ce que les politicars se gardent bien de vous expliquer :

Le GPS (américain) est mis à disposition de tout un chacun gratuitement.
Car depuis toujours, et dans tous les domaines, il est admis que ce qui a été acquis grâce à l'argent des contribuables appartient aux contribuables doit être mis gratuitement à disposition de ces mêmes contribuables. Ce principe est valable dans quantité de domaines (p. ex. les cartes géographiques tant terrestres que marines sont gratuites. Seuls les frais d'impression sont facturés).
Galileo sera payant.

C'est un secret de Polichinelle que l'une des tâches essentielle de Galileo sera de fournir au fisc toutes les informations lui permettant de facturer aux automobilistes un péage "juste" selon les kilomètres parcourus, et le temps passé sur les parkings. Et accessoirement, de savoir en permanence où se trouve chaque voiture!
Merci Big Brother!

Quant à toutes les merveilles énumérées cliquez Google.com

Et c'est gratuit aussi.

Efficacité, maîtrise, innovation - Galileo incarne parfaitement la vision européenne.

Au fait, cher Stephane, êtes vous sûr de ne pas avoir oublié "RACKET"

Écrit par : Pablito | 26 octobre 2011

@Pablito

Le GPS est offert à tous avec une précision de 1 mètre, mais il faut avoir les codes. Les USA les donne gratuitement. Mais il existe une précision militaire, proche du centimètre, qui est réservé à l'US Army (comment croyez vous qu'un missile puisse trouver une fenetre précise dans une ville d'un million de personnes ?).

Pour le côté flicage des automobiliste et raquet, vous avez sans doute raison. Au fait, votre téléphone portable vous signale beaucoup mieux qu'un GPS de voiture... Ca peut être utile pour retrouver des gens perdus sur une montagne embrumée ou sous 1 mètre de neige, ou une personne enlevée. C'est comme les caméras de surveillance, il y a du bon et du mauvais.

Écrit par : Paul | 26 octobre 2011

@ Paul

Le GPS (gratuit) aussi bien que Galileo (payant) de M. Toulmonde donne une position avec une précision plus proche de 10 m. que de 1 m., mais, c'est largement suffisant pour M. Toulmonde.
Il est bien évident que les militaires ont accès à une meilleure précision, tant avec le GPS qu'avec Galileo.
Même M. Toulmonde peut avoir accès à une meilleure précision moyennant finance. (GPS et Galileo)
D'autre part, le téléphone portable ne localise que le téléphone lui même, et avec une précision très approximative, en aucun cas à un mètre près, ni même à dix mètres, .... et pour autant que la couverture soit assurée, ce qui est rarement le cas en montagne (toujours pour le GPS/Galileo, sauf aux pôles), et jamais sous 1 mètre de neige (ni téléphone, ni GPS/Galileo). Il existe d'autres systèmes pour ces cas là.

Et puis, restons raisonnables, la tâche civile principale de Galileo sera de racketter plusieurs dizaines (ou même centaines) de millions d'automobilistes. Alors si ce système permet accessoirement de retrouver une ou deux douzaines de personnes "disparues" à la bonne heure, mais çà n'a jamais été et ne sera jamais la justification principale du système, même s'il est réjouissant de pouvoir sauver quelques vies. (pour autant d'ailleurs que les "disparus" portent sur eux un répondeur, ou balise, sans quoi ni GPS ni Galileo ne seront utiles).

Voilà pour ce qui est de la technique.
Quant à la politique, ce n'est pas mon domaine, même si je déteste me faire arnaquer par des politiciens menteurs sous prétexte que "c'est pour mon bien".

Écrit par : Pablito | 26 octobre 2011

A Paul,

Contrairement au système GPS, Galileo est destiné uniquement uniquement à usage civil.
La précision des missiles est dues à divers systèmes. La localisation par satellite est utilisée parfois pour ce déplacer sur une coordonnée connue, rarement pour atteindre le but avec précision.

Par ailleurs, les cibles militaires sont souvent mobiles et n'ont pas de coordonnée géographique connues à l'avance (par exemple, un avion, un missiles, un bateaux, un blindés etc.)

Écrit par : pensif | 26 octobre 2011

Apparemment, les Russes, les Chinois et même les Indiens ont décidé de se doter, chacun de leur côté, de leur propre système de positionnement satellite. Les deux premiers programmes sont plus avancés que Galileo !

Dans ces conditions, l'Europe pouvait-elle vraiment rester les bras croisés ?

http://www.bilan.ch/articles/techno/au-coeur-de-galileo-bat-une-horloge-suisse

Écrit par : Robert Marchenoir | 27 octobre 2011

@Pensif

Bateaux, avions et chars (en Irak notamment) se guident au GPS. Et quand on demande au satellite "ou suis-je", le satelitte peut dire au militaire "X a demandé sa position et il se trouve à telles coordonnées". Evidement, X peut avoir bougé le temps qu'un missile arrive...

Pour la précision, il faut une photo ou mieux, un pointage laser. C'est inefficace pour une bombe à partir d'un avion filant à haute altitude (dispersion du faisceau). La bombe se débrouille avec un GPS. Le guidage laser sert uniquement pour un missile courte portée ou un tir basse altitude (vive le drône !).

@Pablito

Je ne conteste pas la technique et le côté racket, mais il y a eu en France des personnes enlevées et retrouvées avant crime uniquement parce qu'elles avaient eu l'idée de mettre leur portable en veille. Ca fait un peu "flicage", mais vous possèdez sûrement une carte bancaire qui peut moucharder (demande à la banque, puis aux magasins concernés) ? Tout le monde s'en sert. Tant qu'il existe une loi garantissant que "seul un juge peut demander l'activation du reprérage, et demande motivée sinon elle est invalidée pour toutes les conséquences", ca peut passer. Tant qu'on vit en démocratie, bien sur.

Écrit par : paul | 27 octobre 2011

Je ne suis pas d'accord. Le GPS est une arme. Pour une fois, l'Etat doit dépenser sans compter.
Il ne faut pas être radin avec la défense.

Par contre la chine la dedans ????? On ferai mieux de se passer de ces gens et de prendre l'argent à ces parasites de fonctionnaires..

Écrit par : Nicolas | 27 octobre 2011

Splendide, ce billet est tout simplement splendide.

Écrit par : Florent B | 28 octobre 2011

Paul,

affirmatif, le GPS sert à connaitre notre position rarement à toucher une cible. Les cibles sont accrochées au moyen d'avion radar principalement qui font le relais entre l'assaillant et la cible potentielle via de centres de calculs. Dans ces cas le satellite intervient dans le contexte de relais de communication. Ensuite, selon l'arme choisie, les systèmes de visée sont différents (tête chercheuse ou guidage via un centre spécifique).

Le GPS utilisé par l'armée US à une précision de quelques mètres et non pas millimètres.

De toute manière ce n'est pas important. Attendons de voir combien de satellites servant au projet Galileo serons dans l'espace au 31.12.2012. Pour moi entre 6 et 8, 20 en 2014.

Écrit par : pensif | 29 octobre 2011

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