09 novembre 2011

La Boîte de Pandore islamique

Les régimes autocratiques d'Afrique du nord étaient violents, corrompus et dangereux. Les pseudo-démocraties qui leurs succèdent ont peu de chances d'être meilleures.

Si la crise de la zone euro monopolise l'actualité, la terre n'arrête pas de tourner pour autant. Un flot de nouvelles surgit en parallèle et permet d'éclairer les révolutions du printemps arabe et leur contexte.

Il y a tout d'abord la sortie aujourd'hui du nouvel ouvrage de Bernard-Henri Lévy La guerre sans l'aimer. Le livre raconte comment l'individu a mis en pratique la devise en bannière de son site "L'art de la philosophie ne vaut que s'il est un art de la guerre..." et impliqué la France dans l'insurrection libyenne. Les compte-rendus sont dithyrambiques: le philosophe s'est lui-même mis en scène dans un spectacle magnifique.

Et surtout, il tutoie Nicolas Sarkozy au téléphone.

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Martine en Libye

Bernard-Henri Lévy ne vit pas dans le même monde que le commun des mortels - et surtout pas dans celui des révolutionnaires islamistes qui ont mis à bas le régime de Muammar Kadhafi. D'où une analyse de la situation que d'aucuns qualifieraient de surréaliste:

[Bernard-Henri Lévy] se dit aussi optimiste quant à l'avenir de la Libye. Arguant qu'il connaît "bien" Moustafa Abdeljelil, il assure que celui-ci n'a pas réellement l'intention d'appliquer la charia. Les Libyens "sont en train de démontrer qu'on peut être à la fois un musulman pieux et s'inscrire dans la liberté d'expression, la démocratie, l'égalité des sexes ; et, ça, c'est un événement capital !" s'enthousiasme-t-il.

 

L'égalité des sexes... Peut-être le philosophe était-il occupé à vider une coupe de champagne lorsque l'individu qu'il connaît "bien" annonçait le retour de la polygamie?

C'est vrai, je ne connais pas personnellement Moustafa Abdeljelil, chef du Conseil National de Transition. Croyons BHL sur parole ; peut-être que c'est un chic type. Ou peut-être pas. L'ami de notre philosophe de combat était président de la Cour d’appel de Tripoli en 2007, lorsqu'elle confirma par deux fois la condamnation à mort des infirmières bulgares. Rares sont ceux qui se rappellent ces détails pré-révolutionnaires qui ternissent quelque peu l'image du grand démocrate. D'un autre côté, c'est sans grande importance, parce qu'il ne contrôle rien. Ses déclarations sur le retour de la charia n'étaient pas destinées aux Occidentaux mais aux véritables maîtres de la Libye, les milices islamistes. Bernard Lugan nous présente les joyeux drilles:

[Le CNT sait] qu’il porte un péché originel : celui d’avoir été mis en place par l’Otan, donc par les « impérialistes » et les « mécréants ». Ses lendemains vont donc être difficiles. D’autant que ses principaux dirigeants, tous d’anciens très hauts responsables de l’ancien régime et donc des « résistants de la dernière heure », commencent à être mis en accusation par certains de ces chefs de guerre qui détiennent désormais les vrais pouvoirs. (...)

[A Tripoli le] TMC (Tripoli Military Council) [englobe] plusieurs milices islamistes pouvant mobiliser entre 8'000 et 10'000 combattants. Le chef du TMC, originaire de Tripoli, est Abd el-Hakim Belhaj dit Abu Abdullah Assadaq. Ayant combattu en Afghanistan, ce partisan du califat supra frontalier fonda le Libyan Islamic Fighting Group dans les années 1990. Ayant fui la répression anti islamique du régime Kadhafi, il retourna en Afghanistan où il fut arrêté en 2004 puis remis à la police libyenne avant d’être libéré au mois de mars 2010, à la veille de l’insurrection de Benghazi. (...)

A Misrata, les milices se considèrent comme l’élite des révolutionnaires et leur prestige est immense depuis qu’elles ont capturé le colonel Kadhafi. Ce furent certains de leurs hommes, gentils démocrates si chers aux médias français, qui lynchèrent et sodomisèrent vivant l’ancien guide et qui, comme « trophée », emportèrent son corps dans leur ville.

Autre zone ayant échappé au contrôle du CNT, le pays berbère de Zentan avec sa puissante milice ancrée sur djebel Nefuza. (...)
Zentan  est contrôlée par le Zentan Military Council (ZMC), dont les milices arborent le drapeau amazigh. Militairement, les milices berbères sont les mieux formées de toute la Libye, leurs cadres étant d’anciens officiers libyens. Les deux principales unités berbères sont la Zentan Brigade commandée par Muktar al-Akdhar et la Kekaa Brigade, chacune forte d’environ 1'000 combattants. Ces milices ont refusé de quitter Tripoli en dépit des ordres du CNT, ce qui provoqua de graves tensions. Le 3 octobre, après un ultimatum du CNT, la Brigade Kekaa se livra même à une véritable tentative d’intimidation, paradant dans Tripoli et attirant la réplique des islamistes. La guerre civile fut alors évitée de justesse, mais ce n’est que partie remise.

Ceux qui, poussés par BHL, décidèrent d’intervenir en Libye et de s’immiscer dans une guerre civile qui ne concernait en rien la France, vont désormais porter la très lourde responsabilité des évènements dramatiques qui s’annoncent et qui vont se dérouler à quelques heures de navigation de nos côtes.

 

A quelques heures de navigation de nos côtes? Si seulement! Mais la modeste Méditerranée a été franchie depuis longtemps. Pas spécialement par les Chebabs libyens, c'est vrai, mais par d'autres populations géographiquement proches, et aux accointances idéologiques et religieuses identiques.

Prenons les Tunisiens immigrés en France, par exemple. Amenés à bâtir à distance la Tunisie de demain, lors des premières élections libres de leur pays, ils attribuent 40% des suffrages au parti islamiste Ennahda. La Suisse est à peine mieux lotie avec 34% des votes. Les Tunisiens d'Europe ne sont donc ni plus ni moins islamistes que leurs frères restés au pays, qui ont crédité Ennahda de 40% des sièges. Les efforts d'intégration ont porté leurs fruits, visiblement...

Le leader d’Ennahada, Rachid Ghannouchi, n'a jamais dissimulé sa sympathie active pour la doctrine de Hassan el-Banna, le fondateur égyptien des Frères musulmans; habile transition vers l'Egypte, dont on attend avec impatience le choix populaire lorsque des élections seront enfin organisées.

Comme s'empresseront de le faire remarquer les bien-pensants, islam n'est pas islamisme n'est pas terrorisme n'est pas extrémisme, voyons mon bon monsieur! Pourtant, dans le monde réel, les frontières sont floues. Les dessinateurs de Charlie Hebdo ont pu en faire l'amère expérience. Le journal satirique pensait faire rire en se moquant des ambiguités de la "charia molle" des "islamistes modérés", ses locaux ont été détruits par une bombe incendiaire. Un acte isolé, clameront les mêmes par réflexe. Mais alors, comment expliquer le déferlement de commentaires soutenant l'acte terroriste sur la page Facebook du journal?

En Suisse, selon le célèbre avocat Marc Bonnant, toute critique de l'Islam est devenue impossible. Il explique pourquoi il faudrait pourtant oser:

L’islam est viril, non seulement par le sort détestable qu’il réserve aux femmes, mais parce qu’il est conquérant, dominateur, arrogant, expansionniste et prosélyte. Autant de raisons d’armer notre résistance.

 

Ironie révélatrice, la rédaction du Matin a jugé préférable de fermer l'article à tout commentaire.

Si le Genevois au verbe élégant s'amuse à placer psittacisme en mot compte triple et verse dans la vieille lune des racines musulmanes de l'Occident - il n'a visiblement pas lu Aristote au Mont Saint-Michel - son discours a un fond de vérité indéniable: dans les pays européens si fiers de leur liberté d'expression, critiquer l'islam revient à traverser un champ de mine. Le moindre faux-pas est terriblement risqué. Physiquement. Les effets d'une trop grande modération religieuse de la part de musulmans bien intégrés au sein de notre société libre, sans aucun doute.

Avec l'arrivée au pouvoir des islamistes dans les futurs Etats tunisiens, libyens et égyptiens, les choses ne vont pas s'arranger. A la moindre incartade, l'incident diplomatique s'ajoutera désormais aux cris de colère de la rue arabe de part et d'autre de la Méditerranée.

L'histoire est cruelle. Alors même que les révolutions du printemps arabe ouvraient la porte à des élections libres, des peuples sans culture politique ont naïvement offert le pouvoir aux plus grands ennemis de la démocratie. Pire encore, ce pouvoir n'est pas celui d'un simple parlement mais celui d'une assemblée constituante, organisme chargé d'écrire une nouvelle constitution et de façonner le destin du pays pour des décennies.

Le printemps arabe a gelé sur place avant même de fleurir, terrassé par le rude hiver de l'islam.

Notre civilisation occidentale est trop épuisée, ruinée et rongée par le doute pour s'impliquer en Afrique du Nord plus qu'en lâchant quelques bombes. C'est regrettable. C'est aussi périlleux: nul ne sait quel régime va émerger à court ou moyen terme. Les premiers tests ne sont pas bons.

Certes, il reste toujours l'espoir que les peuples d'Afrique du Nord rejettent d'eux-même les islamistes qu'ils viennent de porter au pouvoir, ouvrant les yeux sur les désastreuses conséquences de ces gouvernements sur la prospérité et les libertés individuelles. Mais les régimes islamistes se renforcent souvent lorsque l'environnement économique se désagrège, telle une communauté cherchant la pénitence. Et comme l'opposition politique se réduit elle-même à différentes variétés de socialisme, on n'est pas sorti de l'auberge.

Personne ne pleurera les régimes despotiques disparus et surtout pas moi. Mais en suivant le mouvement en retard, de loin et du bout des lèvres, l'Europe a renoncé à modeler le printemps arabe d'une façon qui puisse lui être favorable. Par faiblesse et par manque de vision, elle a ainsi offert à différents mouvements islamiques le sésame le plus précieux dont ils pouvaient rêver, la légitimité populaire.

Il ne tient qu'à eux de s'en servir et de mettre en oeuvre leur programme électoral - charia à l'intérieur, jihad à l'extérieur - tout en sachant qu'ils seront soutenus par des millions de musulmans déjà présents en Europe.

Et alors, tutoyer Nicolas Sarkozy au téléphone risque de ne plus suffire.

Commentaires

Si je trouve BHL un peut trop optimiste pour le suite libyenne; il faut reconnaître qu'il aura au moins " essayé " ( enfin essayé oralement ) quelque chose en donnant au libyen leur destin en main. On verra bien d'ici quelques mois quel bilan on pourra éventuellement en tirer. Mais cela semble mal parti. BHL a également le mérite d'avoir été sur place malgré que sa tête fut mise à prix par kadhafi.

Je suis en revanche un peu moins pessimiste pour la Tunisie. Normalement on devrait y voir un parlement multipartite. on verra également si les élus tiendront parole sur leurs intentions d'y instaurer une démocratie à islam modéré. Pour moi la Tunisie c'est du 50-50.

D.J

Écrit par : D.J | 09 novembre 2011

Il me semblait vous avoir mis en garde sur ces "révolutions démocratiques" il y a quelques mois... Maintenant, vous savez que ces peuples sont indécrottables. Ils virent un dictateur pour s'en offrir d'autres !

Je vous rappelle ma prévision suivante : l'Italie vera bientôt débarquer sur ses côtes des tunisiens et lybiens fuyant la "liberté retrouvée". Et une partie viendra vous faire ch... perturber votre vie en Suisse.

Pour Bazar Henry Levy, ne soyez pas surpris. Il est narcissique (ça vous le savez :) ) et c'est un sayanim, et de la pire catégorie : askhenaze. Sous pretexte que pépé et mémé en ont bavé sous l'occupation (il y a 70 ans !), ces gens-là font tout pour affaiblir l'occident et favoriser leur vraie patrie (vous devinez laquelle). Ca peut surprendre, mais chez ces gens-là M'sieur, on est coupable jusqu'à la septième génération.

Les prochain combats du i-philosophe milliardaire : déssouder les régimes Syrien et Iranien. Pour la démocratie ? Non. Parce qu'ils menacent le patrie réelle de BHL. Avez-vous remarqué qu'il ne critique jamais les saoudiens ou les pakistanais ? Des pays sans danger pour la terre sacrée. C'est BHL, 30 ans que ça dure. Hélas !

Écrit par : Paul | 09 novembre 2011

Ce qui je trouve assez intérressant, c'est que les Européens ont voulu montrer aux Américains "comment faire" une révolution sans poser un seul homme par terre.

Que les Européens ont ouvertement critiqué la soit-disant "invasion" en Irak. Cependant, les Européens ont oublié que les Américains ont depuis bien longtemps une expérience des conflits mondiaux que l'Europe n'a pas (ou plus).

Les USA ont souvent connu le dicton qui dit "on ne tire pas la flèche qui va se retourner contre soi".

Les Européen sont beaucoup trop naïf, ils croient que tout ce qui n'est pas leur ennemi direct est forcément mieux. Ce qui est parfaitement faux.
Et les européens agissent cpmme ca pour tout.
Tout ce qui n'est pas Bush est mieux, tout ce qui n'est pas pétrole est mieux, tout ce qui n'est pas chrétien est mieux, etc...

Mais leur analyse qu'ils pensent "meilleure que celle des américains", ils vont s'en mordre les doigts. Car si les US agissent comme ils agissent, c'est de l'expérience froide mais réelle. Tant dis que les franco-européens c'est de la pure théorie qui n'a jamais fonctionné.

La France a provoqué la guerre du vietnam grâce à "son" Indochine, aujourd'hui elle va provoquer d'autres tensions qui sont cette fois, à nos frontières. Et certainement en ayant armés leur adversaire de demain.

Écrit par : DdD | 10 novembre 2011

@DdD: Il y a de ça. En fait, la situation a quelque chose d'hallucinant. Depuis 2003, les Européens ont dénigré et critiqué sans relâche les Américains pour n'avoir pas préparé ceci ou cela et n'avoir pas suffisamment "pensé" l'après-guerre en Irak - critiques souvent faciles, mais pas toujours dénuées de fondement.

Et aujourd'hui, les Européens commettent *exactement* les mêmes erreurs avec le printemps arabe.

On pourra arguer que l'Egypte et la Tunisie se sont réformées seules, mais l'argument de non-ingérence est plus difficilement défendable pour la Libye...

Je ne sais pas quelle est la part de stupidité, d'aveuglement ou d'incompétence, mais le fiasco n'est pas loin, et il aura des conséquences.

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 novembre 2011

@Montabert

"Il y a de ça. En fait, la situation a quelque chose d'hallucinant. Depuis 2003, les Européens ont dénigré et critiqué sans relâche les Américains pour n'avoir pas préparé ceci ou cela et n'avoir pas suffisamment "pensé" l'après-guerre en Irak - critiques souvent faciles, mais pas toujours dénuées de fondement."

- On est d'accord.

Surtout qu'il a fallu attendre 15 ans et plus de 5 résolutions à l'ONU pour attaquer l'Irak, alors qu'il a fallu 3 mois et 1 résolution à La France pour passer à l'attaque. C'est d'une pure hypocrisie.

Écrit par : DdD | 10 novembre 2011

Ma première remarque est celle qu'a déjà faite Paul : vous étiez le premier à vous féliciter du soi-disant printemps arabe. Passons, je ne vais pas me fatiguer à aller chercher dans vos archives. Mais je me souviens que votre enthousiasme frisait le fanatisme pro-arabe contre les méchants Européens qui soutenaient les méchants dictateurs.
Dans deux ans, la grande majorité des Tunisiens regretteront amèrement Ben Ali, ainsi que les Egyptiens regretteront Mubarak, comme l'immense majorité des Irakiens regrettent Saddam Hussein, livré aux chiens par vos amis américains, qui ont travaillé visiblement contre leurs intérêts en livrant l'Irak à leurs pires ennemis, les chiites irakiens alliés ou sous la coupe des chiites iraniens...

"Je ne sais pas quelle est la part de stupidité, d'aveuglement ou d'incompétence, mais le fiasco n'est pas loin, et il aura des conséquences."

Oui, mais n'est-ce pas un avantage ? Actuellement, le ventre mou de l'Europe, la France, a laissé et laisse entrer des millions d'Arabes sur ce continent, tous plus ou moins haineux contre nos populations et nos valeurs, plus ou moins jihadistes et conquérants de l'islam. Quand les populations d'Afrique du N éliront des fanatiques anti-européens, les populations doloristes chrétiennes françaises ouvriront peut-être leurs yeux ?

Écrit par : Géo | 10 novembre 2011

@Géo: Je me félicitais de la chute de tyrans, ce n'est pas tout à fait la même chose. Ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain. Je dénonce continuellement la menace que l'islam fait peser sur la démocratie, toujours et partout.

La légèreté avec laquelle l'Europe a laissé de jeunes démocraties balbutiantes tomber aux mains des islamistes est inqualifiable. Cela n'est en rien une excuse pour réclamer le retour des despotes, pas plus que cela n'excuse leur règne.

En Irak, les Américains et leurs alliés ont fait oeuvre de salubrité publique en renversant un tyran sanguinaire qui aurait dû être liquidé depuis longtemps. Effet collatéral, ils ont démontré que la démocratie dans un pays arabe était possible. Que n'ai-je entendu de commentaires racistes sur ces gens incapable de "comprendre" la démocratie! Bien qu'envahie par ces Américains "simplistes", l'Irak a pourtant été accompagnée bien plus soigneusement dans ses premiers pas sur le chemin.

Quitte à faire des paris, je crois plus à la pérennité démocratique en Irak que dans nos pays d'Afrique du nord. Entre la Libye sous influence européenne et l'Irak sous influence américaine, l'avenir nous dira quelle bonne fée guide le mieux ces pays vers un avenir plus serein.

En Europe, le vote des musulmans est convoité par la gauche, à n'importe quel prix. Mais on ne sait pas qui manipule qui, et ce choix stratégique promet toujours plus de crises internes. Difficile d'être pro-gay, laïque et féministe tout en courtisant le vote musulman.

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 novembre 2011

" l'immense majorité des Irakiens regrettent Saddam Hussein, livré aux chiens par vos amis américains, qui ont travaillé visiblement contre leurs intérêts en livrant l'Irak à leurs pires ennemis, les chiites irakiens alliés ou sous la coupe des chiites iraniens. "

L'immense majorité? la grande majorité de la population irakienne est chiite. Saddam était Sunnite est réprimais violemment les chiites. Ce ne sont pas ces derniers qui regrettent Saddam. Les USA n'ont rien livré aux Chiite; ils leur ont redonné leur représentation au sein d'un pays où ils étaient mis de côté.

" Avez-vous remarqué qu'il ne critique jamais les saoudiens ou les pakistanais ? Des pays sans danger pour la terre sacrée. "

BHL tient une chronique hebdomadaire dans " Le Point ". Il a toujours estimé que la Guerre d'Irak fut une mauvaise cible, car la vrai menace se trouve au Pakistan pays qui détient l'arme atomique.

D.J

Écrit par : D.J | 10 novembre 2011

@ Montabert,

En Effet; en Irak il y a eu dés le départ un projet politique. Les 5 premières années après l'invasion, la gestion de l'après guerre fut mal préparée et très aléatoire. Mais la coalition est restée et ils ont changé de stratégie selon les méthodes contre-insurectionel d'un officier français que le général américain Pétraeus a mis en pratique avec un certain succès. En Libye les alliés de l'OTAN ont renversé le régime ( une bonne chose en soit ) mais ils n'ont eu aucun projet d'après Kadhafi et ont laissé ce pays à la merci de clans armés hétéroclites qui n'attendent qu'une étincelle pour se livre à une guerre civile. c'est dommage. Ce sera une victoire à la Pyrus.

D.J

Écrit par : D.J | 10 novembre 2011

"Difficile d'être pro-gay, laïque et féministe tout en courtisant le vote musulman."
J'avoue que vous avez réussi à me faire rire, ce qui n'est pas très fréquent sur les blogs où l'on s'empoigne sur le plus ou moins court avenir de notre espèce...
Donc merci, d'abord...
Sur l'Irak : le principal reproche que pour ma part je voudrais faire aux Américains, c'est de ne pas avoir eu l'intelligence de jouer carrément franc jeu :
Le centre du monde énergétique du monde pivote autour des fabuleuses réserves du KSA, Saddam Hussein met les pieds au Koweit, donc guerre. Ensuite, 9/11 : la majorité des terroristes sont originaires du KSA, on voit un émir saoudien rigoler avec OBL. On repart en Irak pour sécuriser les principales ressources énergétiques de la planète et merde pour la reine d'Angleterre ou d'ailleurs, si elle n'est pas contente. Quand on se lance dans la politique de la canonnière, on ne joue pas moitié/moitié. Or, c'est ce que les Américains ont fait, et quand le dernier soldat de chez eux tournera les talons, les Irakiens vont immédiatement montrer au monde qu'ils sont les représentants d'une nation qui n'existe pas. A mon avis, cela, vous le savez aussi bien que moi.

Écrit par : Géo | 10 novembre 2011

Maintenant que l’OTAN et les libérateurs soutenus par les Etats Unis se sont emparés de la Libye, les 12 “injustices” les plus graves dont souffraient les Libyens et qui devraient cesser…

http://2ccr.unblog.fr/2011/10/26/fin-des-injustices-en-libye/

Écrit par : BONBOF | 10 novembre 2011

Hallucinante photo. Le type en costume marchant au-dessus des ruines, avec sa chemise blanche ouverte sur mesure copyright BHL.

Je suppose qu'il a son équipe d'habilleuses, de maquilleuses et de cuisiniers qui campe dans la caravane juste derrière le photographe.

BHL a-t-il vraiment déclenché la guerre à lui tout seul ? Si c'est le cas, il ne doit plus se sentir pisser. Déjà qu'il avait le melon avant, mais maintenant, il doit se prendre pour Napoléon et Jésus-Christ réunis.

Écrit par : Robert Marchenoir | 10 novembre 2011

@Robert
BHL n'a pas déclenché la guerre en Lybie, Kadhafi étant devenu plus "sage" en 2003, en rennonçant au terrorisme et au nucléaire. En revanche, Kadhafi avait repris l'idée d'un dinar-or pour assurer la stabilité monétaire (certains économiste américains suggérent aussi le dollar-or pour la même raison). Et cela déboucherait sur la fin de la spéculation monétaire et le financement du déficit US par le reste du monde (via la dollar, monnaie des échanges).

Il fallait donc écarter Kadhafi, Obama ne voulait pas s'engager sur un troisième front (surtout à un an des élections avec un peuple qui en a marre de compter ses morts). Sarkozy avait un blason à redorer car il était (et est toujours) donné perdant aux élections de mai 2012. En plus, il y a du pétrole en Lybie.

BHL a appuyé, en bon sayanim qui n'a pas oublié l'amitié lybie-terroristes arabes des années 70. Depuis 20 ans, on sait que quand BHL soutient une cause, c'est une cause pourrie pour la France, mais utile à Israel. Il n'a jamais varié.

@DJ
La bombe pakistanaise est dirigée exclusivement vers l'Inde. Les pakis, même leurs talibans, n'ont strictement rien à f**tre d'Israel. Trop loin, sans intérêt direct. Ils laissent le Hamas, le Herbollah (et donc l'Iran) faire le boulot, sans s'appercevoir qe l'Iran n'a pas les moyens d'effacer Israel, à moins de vouloir être détruit 15 minutes plus tard. Pour les pakis, l'ennemi est l'Inde. Ils se vouent une haine farouche depuis 1947.

Écrit par : Paul | 10 novembre 2011

Il semblerait que l'interdiction de toutes les religions de se diffuser dans la société, le politique et la vie publique devienne une obligation.

Croire en une idole ou ne pas croire est une affaire privée.

En Europe nous avons réussi, sauf peut-être en Valais, à faire en sorte que les curés retournent se noyer dans leurs bénitiers.

Il faut en faire autant avec TOUTES les sectes et religions.

Écrit par : Force Rouge | 11 novembre 2011

@ForceRouge,

Le religion n'est qu'une restranscription d'une culture, un nom à une culture. La question de l'égalité n'a rien à voir avec les religions.

La paix multi culturelle en Suisse n'est pas du au fait que chacun est libre de pratiquer sa culture comme il le veut. Au contraire.
La paix tiens du faix que chacun est libre de pratiquer sa religion chez lui et dans les lieux de Culte.

Mais en dehors, dans les lieux publiques, à l'école, dans les hopitaux il n'y a pas de religion qui tienne, chacun est à la même enseigne. Raison pour laquel les chretien ne comprennent pas toujours les revendication de certain alors qu'eux ont du laisser ca à la maison.
-
Culture ou religion c'est du pareil au même, c'est juste on mot sur une categorie de convictions personnels. Un peu comme pour les parti politique.

Écrit par : DdD | 11 novembre 2011

@ Paul,

Kadhafi n'est pas devenu plus " sage " en 2003; il a surtout renoncé au terrorisme quand il a vu ce que W.Bush réservait à des salopards de son espèce.

Quand à la bombe pakistanaise; BHL ne parlait pas de la sécurité d'Israël, mais le danger dans le monde en général que représente la bombe atomique dans un pays ou les fous de dieu aimeraient prendre le pouvoir. Le jour ou cela arrive; Il n'y aura pas que l'Inde qui devra s'en inquiéter.

D.J

Écrit par : D.J | 11 novembre 2011

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