07 décembre 2011

Un petit aperçu de ce qui attend l'Europe

En attentant un énième sommet historique qui ne résoudra rien du tout, la Grèce continue de s'enfoncer dans la crise.

Voilà un témoignage saisissant sur le destin des régimes socio-démocrates en Europe, basé sur l'exemple grec. Car si la Grèce est le premier pays de la zone euro a avoir failli, c'est aussi celui qui est allé le plus loin sur le chemin des réfomes qui les attendent.

Si ce que dit ce monsieur est vrai, nous pouvons aussi prendre la mesure de la désinformation qui a lieu sur le reste du continent vis-à-vis de la situation grecque.


Témoignage Dimitri Assemblée Citoyenne Grabels

Les péripéties sarkoziennes sur le triple-A français semblent bien loin.

Commentaires

Cela ne va pas empêcher les Grecs et les Français de multiplier les grèves et les émeutes pour faire couler encore plus sûrement leurs économies. Avec l'entière complaisance de leurs concitoyens. "oui, bien sûr, je suis un peu ennuyé de devoir marcher trois heures dans la gadoue pour rentrer chez moi le jour de Noël, mais les employés de la RATP /SNCF/Air France/ raffineries/ etc...(biffer ce qui ne convient pas) ont raison de faire grève parce que blablabla..."
Ils sont tellement intelligents et tellement supérieurs, ces chers Français...
Votez Fromage mou, chers voisins ! Plus vite vous ferez couler l'Europe, mieux cela vaudra pour nous !

Écrit par : Géo | 07 décembre 2011

Oui, enfin ce monsieur se dit militant de gauche, déplore que le parti socialiste grec n'ait pas fait une politique de gauche, chouine sur les fonctionnaires grecs dont les salaires auraient été réduits, qui seraient obligés de travailler tard le soir, mais il omet soigneusement de parler des salaires exorbitants et des conditions de travail scandaleusement privilégiées de nombreux fonctionnaires grecs, il omet de parler de leur nombre ahurissant, il ne cite pas les salaires somptuaires des cheminots grecs, il oublie de dire que les CFF grecs ont un énorme arriéré d'impôts (alors qu'il n'y a pour ainsi dire pas de chemins de fers en Grèce), il oublie de dire que les impôts étaient un peu facultatifs jusqu'à présent, et puis il ne propose rien, hein : il dit qu'il n'est pas économiste, qu'il ne connaît rien à l'économie, qu'il faut se réveiller, mais voilà : il faut être de gauche, et il faut se réveiller, sinon on va dans le mur.

C'est ça sa solution. Il ne sait rien de plus.

C'est bien un Grec, quoi, avec ce ton hystérique de celui qui annonce la fin du monde, qui a toujours eu raison, qui est une pauvre victime, qui est en révolte contre un ennemi imaginaire qui l'opprime depuis toujours.

Evidemment, quand tout allait bien, qu'on ne parlait pas de dette, que les fonctionnaires étaient payés à ne rien faire avec de l'argent qui n'existait pas parce que les impôts n'étaient pas payés, on n'a pas dû l'entendre s'énerver autant. Je suppose qu'à l'époque, il trouvait ça très bien.

Là, il est paniqué, il dit qu'il faut qu'on se réveille, mais c'est lui qui se réveille. C'est lui qui dormait. Et puis il dort toujours, apparemment. Il croit toujours que l'argent pousse dans les banques, que quand tout le monde le retire "il n'y en a plus", que construire des ports ça ne sert à rien, etc.

Grec, et français, et de gauche. Il cumule.

Écrit par : Robert Marchenoir | 09 décembre 2011

@Robert Marchenoir: ce témoignage valait plus par ses descriptions de la situation grecque que par les analyses politico-économiques vaseuses du témoin lui-même...

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 décembre 2011

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