10 décembre 2011

La mort annoncée de la concordance

Le 14 décembre verra l'élection du nouveau Conseil Fédéral helvétique pour la législature 2011-2015. Revenons sur les enjeux de ce scrutin crucial et les défis qui attendent les partis du centre et de droite lors de cette échéance.

Le déclin viril du PLR

A entendre les éditorialistes, le mieux serait que le Parti Libéral-Radical (PLR) cède un de ses deux sièges à l'Union Démocratique du Centre (UDC). Convenons-en, si la droite se mettait d'accord pour perdre une place au Conseil Fédéral, tout serait plus simple!

Mais le PLR n'est pas d'aplr.jpgccord pour céder un de ses sièges - pas plus que le PDC ne l'était en 2003 avec 14,4% des suffrages. Le PLR et l'UDC sont des alliés politiques naturels: l'UDC, pas plus que le PLR, ne peuvent accepter de se dévorer l'un l'autre sous les encouragements de leurs adversaires communs.

C'est peut-être le scénario que jouera l'Assemblée Fédérale le 14 décembre. Il pourrait d'ailleurs y avoir quelques surprises; quitte à remplacer un PLR par un UDC, pas sûr que le seul siège alémanique soit en ligne de mire. Mais il est compréhensible que l'UDC ne participe pas à la manoeuvre. Il en va de la bonne entente entre les deux formations. Cette façon de procéder poignarderait la concordance traditionnelle (deux sièges pour les trois partis les plus importants et un strapontin pour le quatrième) mais la question n'a pas grande importance: on saura bien avant la réélection du premier siège PLR si la concordance aura disparu, car tout se jouera lors de l'élection du siège d'Eveline Widmer-Schlumpf, en deuxième position...

Mais avant de comprendre de quoi il retourne, faisons un détour par la droite du parlement.

L'affaire Zuppiger

Sachant à quel point ses adversaires lui chercheraient la petite bête, l'UDC s'est longuement mise en quête des candidats les plus acceptables pour les autres partis, pour finalement présenter le fribourgeois Jean-François Rime et le zurichois Bruno Zuppiger. Patatras! Voilà qu'une semaine avant le scrutin, la candidature de l'alémanique est démolie de façon spectaculaire par les révélations de la Weltwoche, expliquant qu'il pourrait être coupable de gestion déloyale dans une affaire d'héritage. Les faits remontent à plusieurs années et n'ont donné lieu à aucune plainte, mais peu importe: la réputation d'un Conseiller Fédéral doit être sans tache.

Bien sûr la presse s'en donne à coeur-joie: l'occasion est trop belle de tirer à boulets rouges sur la direction de l'UDC, accusée de tous les maux. On oublie qu'une heure avant le scandale, M. Zuppiger était encore apprécié de tous, jusque dans les rangs socialistes. Il s'est construit une longue carrière politique dont l'accession à la tête de l'Union suisse des arts et métiers n'était qu'un des multiples aboutissements.

zuppiger.jpgBruno Zuppiger s'est excusé et retiré de la course au Conseil Fédéral. Est-il coupable d'abus de confiance ou de malversations? Mérite-t-il d'être déchu de tous ses postes et de clore sa carrière politique, ou au contraire, est-on en train de monter en épingle une erreur sans conséquences? Il est trop tôt pour le dire. Nous en saurons sans doute davantage dans quelque temps, car selon un journaliste de la TSR, les faits reprochés dans la Weltwoche pourraient être poursuivis d'office, même si les parties impliquées ont trouvé un accord.

Quelle que soit la conclusion de l'affaire, et même s'il est lavé de tous soupçons, l'élection du Conseil Fédéral se jouera sans lui.

Il est regrettable que cet épisode compromette l'ensemble du ticket UDC. Pour une bonne partie de la classe politique hors UDC, la candidature de Jean-François Rime semble compter pour rien. L'entrepreneur fribourgeois est pourtant un politicien tout à fait acceptable, qui s'est déjà lancé à l'assaut du Conseil Fédéral. Les conditions du retrait de M. Zuppiger ne lui retirent aucune qualité.

En réalité, la classe politique helvétique s'apprête à utiliser le prétexte de l'éviction dramatique de Bruno Zuppiger pour refuser son second siège à l'UDC. C'est une erreur à double titre. D'une part, même si elle devait perdre encore des plumes électoralement, l'UDC est toujours le premier parti de Suisse, et de loin, et mérite donc deux sièges. La légitimité du Conseil Fédéral est à ce prix, à moins de basculer définitivement dans un système majorité-opposition. D'autre par, le remplacement de M. Zuppiger par M. Hansjörg Walter, patron des paysans suisses et président du Conseil national, donne à l'Assemblée Fédérale l'opportunité de choisir un des UDC les plus modérés qui soient s'il faut absolument choisir un alémanique - une configuration assez exceptionnelle pour être soulignée.

Les politiciens sauront-ils saisir leur chance?

Eveline Widmer-Schlumpf et le PDC, ou l'impasse grisonne

L'affaire Zuppiger a fait passer au second plan un dilemme subi par le leader du Parti Démocrate-Chrétien (PDC), Christophe Darbellay: faut-il ou ne faut-il pas réélire Eveline Widmer-Schlumpf?

Si on écoute les médias et les principaux intéressés, l'affaire serait entendue: le PDC s'alignera et soutiendra la réélection de la Grisonne. Mais ce n'est pas si simple.

Eveline_Widmer-Schlumpf,_2009.jpgAvec 12,3% des suffrages au National, le PDC a atteint en 2011 un plus bas historique. Même s'il continue à régner sur le Conseil des Etats avec 11 sièges sur 46, la représentation du parti cache une fragilité inquiétante, comme une tour aux charpentes vermoulues. Si l'hémorragie électorale continue, ne serait-ce que de quelques pourcents, le PDC pourrait bien subir un recul spectaculaire en nombre de sièges dès les prochaines élections.

Le PDC essaye de gérer au mieux l'érosion par des stratégies de rapprochements et d'alliances, se définissant comme "le Plus Grand Parti du Centre". C'est vrai, mais c'est aussi le seul en perte de vitesse. Si les Verts Libéraux et le Parti Bourgeois Démocrate (PBD) commencent modestement, ils bénéficient d'une belle dynamique.

Trouvant, non sans raison, que le PBD est le parti avec lequel le PDC a le plus d'affinités, Christophe Darbellay a entamé de longues négociations avec le jeune mouvement, avec en point de mire la réélection d'Eveline Widmer-Schlumpf et la perspective d'une fusion à long terme... Proposition d'alliance à laquelle le PBD a répondu par un refus poli mais ferme. Il n'y aura même pas de groupe parlementaire conjoint.

Issu d'une scission avec l'UDC, le PBD est un mouvement centriste - classé plus à gauche que le PLR - et dont l'existence médiatique ne vaut pratiquement que par sa conseillère fédérale. Mais c'est aussi un parti avec un bon départ, et il chasse sur les terres du PDC. La fusion aurait grandement profité aux Démocrates-Chrétiens: ils y auraient gagné des électeurs, des sièges, une deuxième conseillère fédérale, et la direction du tout... A contrario, l'absence de fusion s'avère catastrophique. Le PDC s'est enfermé dans la nasse, piégé par sa propre propagande demandant la réélection à tout prix de la conseillère fédérale grisonne, telle une demie-PDC.

darbellay.jpgLe PDC a tenté le Grand Chelem, mais il a perdu. Il a fait campagne pour son plus grand rival au centre.

S'il fait évincer Eveline Widmer-Schlumpf, il portera probablement un coup fatal au PBD, mais aussi, à court terme, à tout espoir d'un second siège au Conseil Fédéral et à toute perspective de coalition centriste.

S'il fait réélire Eveline Widmer-Schlumpf, il permettra au PBD de continuer à se développer à ses dépens - alors que le centre de l'échiquier politique, surpeuplé, n'a certainement pas les moyens d'une guerre fratricide.

Christophe Darbellay a mené son parti dans une ornière dont il ne sortira pas indemne.

La belle mort de la Formule Magique

Sacrée Formule Magique - invoquée telle les mânes des ancêtres, et jamais définie! Est-ce une concordance politique? Mathématique? Linguistique? Philosophique, peut-être?

On ne saura jamais, sauf une chose: elle sera probablement morte pour de bon ce 14 décembre, malgré l'attachement à celle-ci affiché par les uns et les autres. Les politicien l'auront tuée en pleurant leurs larmes de crocodiles.

La formule magique n'a pas disparu en 2007. Si l'éviction de Christoph Blocher était indéniablement une manoeuvre politique, il a été remplacé par une conseillère nationale Eveline Widmer-Schlumpf portant à l'époque l'étiquette UDC. Avec deux UDC, deux PLR, deux PS et un PDC, la bonne vieille formule était respectée, au moins à la lettre.

La création du PBD et le rattachement d'Eveline Widmer-Schlumpf à cette formation changent la donne en 2011. Les 5,4% du PBD ne lui donnent aucune légitimité pour une place au Conseil Fédéral, point. La posture de "candidate du centre" avancé par le PDC n'est qu'un slogan vide de sens, Doris Leuthard étant déjà la candidate centriste, et le centre n'existant pas en tant qu'entité politique, entre autres à cause de l'échec du rapprochement PDC-PBD.

L'UDC cherche toujours à conquérir un deuxième siège. L'éviction surprise de son premier candidat M. Zuppiger ne change finalement rien: c'est toujours le premier parti de Suisse, aux dernières nouvelles, et son ticket Walter-Rime est le mieux que le parlement puisse obtenir d'elle.

PLR et PDC sont au coude-à-coude, chacun avec 41 sièges dans l'Assemblée Fédérale.

L'UDC est sous-représentée.

Tout le monde réclame la concordance.

La situation est inextricable.

chimie.pngLes électeurs portent une part de responsabilité dans ce sac de noeuds, en ayant élu au parlement un assemblage aussi équilibré de forces politiques antagonistes. Mais c'est oublier un peu vite que le désordre d'aujourd'hui vient en grande partie de la naissance du PBD, lui-même issu des manoeuvres politiques d'il y a quatre ans - et par les mêmes acteurs qui siègent aujourd'hui.

Comme d'habitude, il y a peu de raisons d'espérer une solution de ceux-là mêmes qui ont instauré le chaos. Bien malin qui peut prévoir la composition du Conseil Fédéral le 14 décembre à midi - un comble, quand on sait l'importance de ce collège au vu d'une situation internationale dramatique.

La classe politique helvétique aura une lourde responsabilité dans les quatre ans à venir. L'élection du Conseil Fédéral sera son premier test, elle qui devra diriger la Suisse pendant l'effondrement financier de l'Europe dans les quatre ans qui viennent.

La concordance helvétique mourra-t-elle le 14 décembre? Tout porte à le croire. Si nous ne sommes pas à l'abri d'une surprise, elle s'apparente au coup de théâtre sauvant un condamné sur l'échafaud: possible, mais très improbable.

Commentaires

"le désordre d'aujourd'hui vient en grande partie de la naissance du PBD, lui-même issu des manoeuvres politiques d'il y a quatre ans "
Qui se sont traduites par l'éviction complète d'une section cantonale de l'UDC, la grisonne. En d'autres termes, une scission entre agrariens et hard liners zurichois. Qui a eu des suites dans le canton de Berne, ce qui vaut à Adrian Amstutz de céder la place à Werner Lüginbühl. Et pas dans le canton de Vaud. Bon, on connaît les Vaudois, ce n'est pas le courage politique qui va les étouffer...
A part cela, votre analyse est correcte au niveau des chiffres et des formations en jeu. Vous ne tenez cependant pas compte du facteur humain. Par exemple, je pense que peu de Suisses ont envie de voir un autre Ueli Maurer aux finances. Pour les très bonnes raisons que vous avez citées plus haut : la tempête ne fait que commencer et cela va secouer très durement. A tel point qu'il faudrait peut-être aussi commencer à se demander s'il ne faudrait pas mettre qqn de sérieux à la tête du DMF (oui, aussi supprimer le "formidable" acronyme et revenir à cette dénomination)...
Il semble que Rime ne soit là que pour la figuration. Et Walter : à l'évidence, rien que sur photo, on voit que pour lui s'exprimer ne serait-ce qu'en Hochdeutsch doit lui demander un effort intellectuel insurmontable. On devine aisément qu'il ne parle qu'un dialecte des (très) hautes vallées (ou plus probablement, une seule vallée) glaronnaises. Cela va être super pour discuter avec Angela...
Vous me direz que cela ne change pas grand'chose avec Johann Schneider-Amman. Voire Burkhalter dont le seul geste politique jusqu'ici a été la suppression du remboursement des lunettes. Eh ben, c'est précisément ce que tout le monde pense...

Nota bene : Il y avait un argument très fort contre EWS : le nucléaire. Après Fukushima, personne n'a osé dire la vérité sur l'ingénierie japonaise. Alors que "tsunami" est un mot originaire du Japon, ils implantent leur centrale en bord de mer avec une digue de 5-6 m de haut quand on sait que ces vagues peuvent atteindre une cinquantaine de mètres. Alors on laisse les andouilles anti-nucléaires comparer une fissure à Mühleberg avec de telles conneries...
Et il semble en outre que la malhonnêteté de ces ingénieurs japonais soit aussi à la mesure de leur immense incompétence. Qui pense sérieusement comparer les producteurs suisses d'énergie avec ces gens-là ?

Écrit par : Géo | 11 décembre 2011

Tiens, à propos de facteur humain, je suppose que comme moi vous écoutez la Soupe ? Vous entendez ce que dit Donzel sur Bruggisser ? Euh, oui. Il est zurichois. Le fondateur de Zurichair, cela ne vous dit rien ?

Écrit par : Géo | 11 décembre 2011

Ah oui! Pourquoi l'UDC a t-elle élu Schneider-Amman plutôt que la brillantissime Karin Keller-Suter, si ce n'est pour le plaisir de lui piquer sa place quelques mois plus tard en toute quiétude ?
D'ailleurs et à propos, si j'étais Rapaz, je me demanderais ce que j'ai fait à mes collègues UDC pour qu'ils m'envoient ainsi au tire-pipe...

Écrit par : Géo | 11 décembre 2011

Le PLR avec le PDC perdront bien leur virilité et leur âme si le néo-marxiste P-Y Maillard est élu. Pour le siège UDC; bien que se soit pas mon parti préféré. Mais pas non plus le parti que j'aime le moins ( jamais je ne voterais un socialiste ou un vert face à un UDC ) ce parti à droit à un deuxième siège au conseil fédéral. Je ne vois pas pourquoi la concordance serait valable pour tout le monde sauf pour l'UDC.

On peut comprendre pour la dernière législature que l'UDC soit avec un seul siège puisque c'est eux qui ont viré W.Schlumpf du parti. Mais ça c'était il y a 4 ans Le PBD aux dernières fédérales n'a pas eu les voix suffisantes pour revendiquer son siège au CF. De toute façon c'est pareil avec la collégialité en général. Quand c'est un UDC qui ne la respecte pas; c'est mal; mais quand c'est un socialiste, c'est un bon geste politique.

D.J

Écrit par : D.J | 11 décembre 2011

Concordance, concordance,
Vous le dites vous-mêmes, la tempête n'est pas finie.
Il serait donc temps de penser à mettre en place des gens compétents et capables.
Qu'ils soient socialistes, vert ou UDC n'a pas d'importance.
EWS est-elle capable? Certainement.
Maurer? non. Rime? Encore moins.
Alors le Walther, il est gentil mais bon...
la Suisse a besoin de gens compétents et bons, pas du moins mauvais choix que l'on puisse proposer.

Écrit par : lefredo | 12 décembre 2011

@lefredo: amusant, à vous lire on jurerait que les gens "compétents et capables" sont tous ailleurs qu'à l'UDC. Qu'avez-vous donc à reprocher à Jean-François Rime, par exemple? Quant à Ueli Maurer, que ce soit avec son armée à 100'000 hommes ou ses avions de combat il faut bien reconnaître qu'il a finement manoeuvré le Parlement - qu'on soit d'accord ou pas avec la décision elle-même.

J'ai plus de mal à reconnaître le bilan de Mme Widmer-Schlumpf, de M. On-ne-rembourse-plus-les-lunettes Burkhalter ou celui de Schneider-Amann, à supposer qu'il ait fait quelque chose.

Quant aux socialistes, ils ont indéniablement un bilan, nous divergerons juste sur les termes pour le qualifier...

@D.J.: comme le résuma avec humour M. Blocher, tout le monde est pour la concordance, sauf quand elle donne droit à un second siège à l'UDC.

@Géo: je pensais et je continue à penser que le PDC est l'homme malade de la politique helvétique.

A mon avis, la seule solution pour que le PDC s'en sorte serait de confirmer la formule magique 2-2-2-1 (2 PS, 2 PLR, 2 UDC et 1 PDC) en évinçant Eveline Widmer-Schlumpf - un revirement certes déplaisant, mais qui tuerait le PBD - puis de travailler pendant quatre ans pour récupérer les brebis égarées et dépasser les libéraux-radicaux, un objectif à la portée de la formation centriste.

Il faudrait serrer les dents, mais en 2015, toujours au nom de la concordance, il pourrait devancer le PLR pour redevenir le 3e grand parti de Suisse et avoir de nouveau droit à un 2e siège. Parce qu'il faut bien le dire, si la concordance est morte le PDC ne risque pas d'avoir un 2e siège au gouvernement avant longtemps.

Cela réclamerait une vision à long terme et une épine dorsale pour le PDC, ce qui est une représentation assez optimiste de ce parti, j'admets. A la place, nos PDC semblent plutôt se fourvoyer dans des manoeuvres à la petite semaine qui passent leur temps à leur exploser en pleine face...

Ils peuvent aussi passer les prochaines années à courtiser le PBD pour une fusion...

Écrit par : Stéphane Montabert | 12 décembre 2011

Vous parlez de mort annoncée de la concordance : A qui la faute!
Regardez-vous dans un miroir et tirez-en des conclusions.
Les commentaires ci-dessus vont d'ailleurs dans ce sens!
L'UDC ne doit pas être plus Royaliste que le Roy...

Écrit par : Jean-François Chappuis | 12 décembre 2011

Encore une fois d'accord avec votre analyse, sur le PDC comme sur le bilan de Ueli Maurer. Vu la difficulté de déterminer une politique de la Défense aujourd'hui, il était assez injuste de ma part de le critiquer. Et il est vrai aussi qu'il n'y a aucune raison de considérer EWS comme indéboulonnable. Nous verrons bien ce que cela va donner mercredi et ce que cela donnera par la suite...

Ce qui m'insupporte dans tout ça, c'est la récurrence du débat "élection du CF par le peuple". Comment voulez-vous faire un CF avec des candidats élus par 26 cantons et demi-cantons, quatre ou trois zones linguistiques, des cantons alpins à la limite de la réserve d'Indiens confrontés à des cantons industriels surpeuplés, des cantons catholiques ou d'autres protestants, des femmes et des hommes, des gens de gauche et des gens de droite nationale, d'autres adeptes du capitalisme international sans frontières ? Avec ce genre d'élection, Vaud aurait le droit d'élire 0.48 % de candidat ?
4 Suisse-allemands, 2 Romands, 1 Tessinois obligatoirement ? Même si il n'y a aucune personnalité tessinoise éligible, ou un seul Romand ? Les Suisse-allemands ne voudront certainement concéder que deux places pour les Romands et les Tessinois et ce sera gravé dans le marbre. Les conseillers fédéraux romands seront forcément de gauche, ce qui pénalisera lourdement l'économie de ce côté-ci de la Sarine.
La pire des idées, cette élection par le peuple.

Écrit par : Géo | 12 décembre 2011

C'est très amusant tout cela. Comme si on jouait aux échecs ..

Pour quand cette classe politique se penchera enfin avec sérieux sur les problèmes importants et fondamentales ? Les politiciens passent deux tiers de leurs temps à se faire élire, à reste en place, à mettre des bâtons dans les roues d'autres, à débattre des élections, à s'accuser, etc.

Quand vont-ils/elles enfin travailler ensemble pour résoudre nos problèmes et mettre leurs agendas personnels / et de leurs parties respectives de côté.

J'en ai assez de ce cirque... je m'en fiche de la couleur d'un parti du moment où il avance de bonnes idées qui suivent une logique humaine et dans le bien de la société dans son ensemble.

Écrit par : r100 | 12 décembre 2011

Merci pour votre intéressante contribution, r100. Vous nous montrez ce que peut donner un pur produit de la pédagogie moderne. Comme vous n'avez jamais rien étudié dans aucune branche, vous débarquez dans la vie en émettant des commentaires parfaitement inutiles et très répandus classés "Yaka". Si vous n'êtes pas content des politiciens, présentez-vous à leur place. Ce sera le début de l'apprentissage...

Écrit par : Géo | 12 décembre 2011

Très amusant, Géo ! Le coup des ingénieurs japonais incapables ! elle est excellente. C'est vrai que dès qu'on parle technique, ils sont zéros, les japonais. =^^=

Mort de la formule magique demain ? Bah, on verra. Mais comme vous le dîtes, M.Montabert, on ne sait même pas comment la lire, cette formule, ou à quel niveau il faut l’interpréter...

Écrit par : Fufus | 13 décembre 2011

"C'est vrai que dès qu'on parle technique, ils sont zéros, les japonais. =^^="
C'est vrai que les questions environnementales, c'est de la technique, bien sûr...
En attendant, par votre pirouette, vous ne répondez pas, Fufus, sur le léger hiatus entre 5 mètres et 50. Mais votre intervention me permet d'en rajouter une couche, sur la débilité des ingénieurs japonais, juste bons à copier les technologies occidentales sans vraiment les comprendre : les pompes de refroidissement des réacteurs n'avaient qu'un niveau de sécurité, constitués de générateurs thermiques sans la moindre protection face au danger majeur : les tsunamis. Ils ont été probablement mis hors de service avant même que d'être mis à contribution. Génial, n'est-ce pas ?

L'autre jour, j'ai entendu cette chère Marie Garnier, personne dont je connais pourtant l'intelligence, qui est indéniable, prétendre que Mühleberg pourrait être mis en danger par une vague due à la rupture du barrage proche et subir des dégâts en cas de tremblement de terre. Je n'ai pas entendu Marie Garnier prétendre qu'il faut évacuer tout le Fribourg du bord de la Sarine au nom des mêmes raisons. S'il y avait de véritables risques à ce niveau-là, comment peut-on être conseillère d'état de Fribourg et les admettre ???

Écrit par : Géo | 13 décembre 2011

Selon les calculs de M. Levrat, l'UDC aurait perdu les élections fédérales. C'est oublier un peu vite que l'«ancienne» UDC, avant la scission PDB, totalisait moins d'élus. Avec 26% + 5% PDB, l'UDC d'«avant» ferait aujourd'hui 31%.
Suivant le résultat, du 14 décembre, il risque fort bien que l'on s'achemine vers un retour de bâton du peuple lorsqu'il s'agira de se déterminer sur telle ou telle initiative.

Écrit par : petard | 14 décembre 2011

Cette élection est un véritable sac de noeuds. Si les PLR étaient raisonnables, ils s'entendraient avec l'UDC pour virer Burkhalter et Ammann et les remplacer par une seule personnalité de poids: Karin Keller-Sutter, et placer Jean-François Rime. Les deux sièges actuels du PLR, c'est vraiment du gaspillage ou de la place perdue.

Écrit par : petard | 14 décembre 2011

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