17 décembre 2011

La fin sans gloire de l'urgence climatique

Peut-être avez-vous suivi en début de semaine la conclusion des pérégrinations tragico-comiques des délégations diplomatiques internationales réunies à Durban, Afrique du Sud? Elles essayaient de donner un second souffle à la Lutte Contre le Réchauffement Climatique d'Origine Anthropique à travers un nouveau traité international remplaçant le Protocole de Kyoto.

Ou peut-être pas.

Entre la guerre civile en Syrie, lDurban.jpges gesticulations en vue des élections présidentielles françaises (ou celle du conseil fédéral ici-bas) ou la crise de la dette publique en zone euro, les négociations très difficiles menées par les délégués dans les salles de congrès des hôtels de luxe de la station balnéaire sud-africaine sont passées au second plan. Les reportages n'ont guère suscités l'empathie, coincés comme ils étaient entre la chronique sportive et la météo.

Cela vaut peut-être mieux, dans la mesure où le réchauffement climatique a officiellement cessé d'être un problème.

Ce n'est pas exactement de cette façon que l'information a été rapportée, c'est vrai. Le sommet de Durban s'est naturellement soldé par un "succès", comme tous les sommets avant lui - guillemets inclus. Il en va de la flamme de l'alarmisme militant: si elle n'est pas convenablement entretenue avec un zeste d'optimisme, elle risque de s'éteindre. Mais en réalité, trois jours de discussions non-stop n'ont permis d'aboutir sur rien. L'accord semble être sur la table...

Tous les pays, c'est-à-dire aussi la Chine et l'Inde, qui, après les Etats-Unis, ont donc fini par se rallier à la feuille de route défendue par l'Union européenne. Les trois principales « puissances émettrices » de gaz à effet de serre vont s'asseoir à la même table de négociation que les autres pays pour tenter de s'entendre en 2015 sur un accord global de réduction.

 

...Mais il est vide de sens:

Le futur traité global de réduction doit en effet entrer en vigueur « à partir de 2020 ». Une formulation qui exclut toute date ferme et ne revêt pas une réalité très contraignante (...) Il s'agira d'ici à 2020 de parvenir à « un protocole, un autre instrument légal ou une solution légale ayant une force légale ».

Durban se solde enfin par la mise en place du mécanisme de fonctionnement du Fonds vert. Annoncé l'an dernier à la conférence de Cancun, cet instrument doit aider financièrement les pays en développement à faire face au changement climatique. Il doit être alimenté de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020. Pour l'instant il reste une coquille vide.

 

En 2020, on reviendra à la table des négociations et on signera quelque chose. Eventuellement. Et il faudra le ratifier après. Si on a envie.

Signe des temps, les ONG présentes sur place sont loin de partager le sentiment de succès propagé par les médias: "Les pollueurs ont gagné, les peuples ont perdu", s'indigne Greenpeace Africa. Oxfam regrette que "les décisions prises dimanche matin [soient] bien en-deçà de ce qu'exige l'urgence climatique..."

Ah, oui, l'urgence climatique. On a failli l'oublier. Oxfam prévoit que le monde avance "comme un somnambule" vers un réchauffement de +4° à l'horizon 2100. D'autres annoncent entre +3,5° et +6°, à la louche. Toujours la même précision millimétrique. Alors que si les textes avaient été approuvés et signés, comme par magie la température mondiale n'aurait augmenté que de 2° en 2100, promis, juré!

Ces gens-là ne doutent de rien. Ils ignorent que la science progresse lentement et que les incertitudes sur les modèles climatiques sont abyssales. Enfermés dans leur délire, ils sont prêts à croire que la signature d'un diplomate au bas d'une feuille de papier aura une influence sur la température du monde. A moins qu'il ne s'agisse d'autre chose?

Luboš Motl, physicien tchèque, nous rapporte un éclairage particulier sur les valeurs de la "lutte contre le réchauffement" au travers de son examen d'un brouillon envoyé par Marc Morano, en discussion pour la dix-septième session de négociations:

Le document entier est une sorte de plaidoyer pro-marxiste. Tout ce qui est important dans ce document concerne la lutte des classes. Le monde entier est divisé entre [pays] riches et pauvres. Ces deux groupes sont traités de façon totalement opposée: le CO2 est un composé chimique différent dans différentes parties du monde. Le mot "développé" apparaît 236 fois (!) dans le document. Vous trouverez aussi quatre références à la "dette climatique". Quelle construction théorique! Vous pourriez aussi en apprendre sur les "Droits de la Terre-Mère", les "Droits de la Nature", et les "Droits des Peuples Indigènes" (cinq fois dans le texte.) Les droits de l'homme sont "en particulier" les droits des femmes, des enfants, des immigrés, et des peuples indigènes. Désolé les hommes!

 

Luboš Motl explique que Richard Feynman aurait pu participer à Durban 2011, tant ses écrits rappellent les problèmes fondamentaux inhérents à ces conférences:

J'ai commencé par dire que l'idée de tout distribuer équitablement est basé sur une théorie où il n'y a qu'une quantité fixe de ressources dans le monde, qu'en premier lieu nous l'aurions d'une façon ou d'une autre dérobé aux pays les plus pauvres, et que nous devrions leur rendre. Mais cette théorie ne prend pas en compte les raisons réelles des différences entre les pays - c'est-à-dire, la mise au point de nouvelles techniques d'agriculture, l'utilisation de machines pour l'agriculture et pour faire d'autres choses, et le fait que cette mécanisation requiert la concentration de capital. Ce n'est pas la ressource qui est importante, mais la capacité d'en produire. Mais je réalise maintenant que ces gens n'étaient pas dans la science; ils ne la comprenaient pas. Ils ne comprenaient pas la notion de technologie; ils ne comprenaient pas leur époque.

 

La lutte contre le réchauffement climatique d'origine humaine, nouvelle réincarnation de la doctrine tiers-mondiste? Cette vision expliquerait bien des choses; notamment, pourquoi le cycle des traités internationaux sauce Kyoto est arrivé à son terme.

En 2007, la Chine est devenue le premier pollueur mondial en valeur absolue, devant les Etats-Unis. Les autres pays en développement n'en sont pas encore là, mais l'accroissement rapide de leur niveau de richesse s'accompagne d'une augmentation de la production de CO2, assimilé à un polluant selon la vulgate réchauffiste.

Ces pays devraient logiquement passer de "victimes" à "coupables", mais n'en ont nullement envie. A l'inverse des Européens, ils ne veulent pas compromettre leur prospérité pour des chimères comme un prétendu réchauffement climatique à l'horizon 2100, soit quatre générations, selon des modèles climatiques incomplets et une science pétrie de mauvaise foi.

Le réalisme aura enterré le processus international, et aucune négociation-marathon ne le ressuscitera.

La prolongation du protocole de Kyoto en est paradoxalement la preuve la plus éclatante. Le Canada l'a officiellement abandonné il y a quelques jours. Les Etats-Unis ne l'ont jamais ratifié. La Chine, l'Inde, le Brésil, la Russie et toute une ribambelle de pays en voie de développement ne sont tout simplement pas concernés par la restriction des émissions. Leur adhésion au protocole est donc aussi enthousiaste que dénuée de responsabilités.

Seule l'Europe, enferrée dans les pires délires idéologiques, subit Kyoto de plein fouet. Mais le protocole de Kyoto proprement dit n'encadre plus que 15% des émissions de CO2 à l'échelle mondiale.

Quelle efficacité a un barrage obstruant 15% d'une rivière?

L'Europe fait cavalier seul, lancée telle Don Quichotte contre les moulins du réchauffement climatique d'origine humaine, persuadée que le monde entier charge avec elle.

Les délégués européens qui ont vanté la "réussite" de Durban croient-ils vraiment que les efforts européens en matière d'émission vont changer quoi que ce soit pour la planète Terre? On ne peut pas l'exclure entièrement, aussi grotesque l'hypothèse soit-elle. Mais je pense plutôt que la prolongation du protocole de Kyoto est une excuse pour perpétuer en Europe même la débauche de dirigisme et de clientélisme qu'implique la lutte bureaucratique contre le réchauffement climatique - un ensemble pléthorique de subventions pour des sources d'énergie non rentables, d'emplois verts dont chacun coûte en moyenne 3.7 postes dans l'économie privée, de taxes sur l'énergie, ou de cohortes de fonctionnaires chargés de toutes ces réglementations.

La gabegie continuera tant que les dirigeants européens auront assez de ressources à sacrifier à cette cause illusoire. La crise de la dette publique européenne mettra un terme au spectacle ; le dénouement surviendra bien avant 2020 et le nouveau traité.

Le soutien populaire à une cause martelée par les médias n'y change strictement rien et s'évanouira rapidement, si ce n'est déjà fait. Lorsque le chômage tutoie allègrement les 20%, que votre frigo est vide, que votre gouvernement vous écrase chaque semaine sous de nouveaux plans de rigueur et que l'économie entre en récession, la perspective de la température du globe en 2100 vous paraît lointaine, très lointaine. Les Espagnols se sentent-ils concernés par le réchauffement climatique? Les Grecs? Même la Suisse n'a pas les moyens.

A chaque génération son combat. Le nôtre n'est pas la température terrestre dans 90 ans, mais la faillite du modèle social-démocrate. Le défi nous occupera bien assez longtemps - et il est loin d'être gagné.

Commentaires

Tout cela c'est du blabla on ferait mieux de rechercher ce qui pénalise de nombreux consommateurs,c'est à dire les déchets.Quand on voit les sommes demandées par sac c'est la honte pour les plus démunis .On ferait bien pour une fois d'innnover un système qui a de nombreux adeptes en France et à Barcelone:les bornes poubelles ou chacun peut mettre un sac sans trier et du coup,plus de camion pour trasporter ceux-ci.Cette méthode a pour nom ,métro poubelle.
Notre pays ayant la manie d'adopter tout ce qui ne fonctionne jamais ailleurs pourrait-on s'inspirer une fois d'un système a fait ses preuves et qui soulage aussi les personnes isolées?notre pays souffrant d'un mal aussi détestable que la gangrène,je veux dire la réformite ferait bien pour une fois aussi ,réfléchir avant de foncer dans le mur comme celui de Kyoto,on n'a jamais vu un traité ou accord réussir,celui de Versailles en est la preuve et l'Edit de Nante au vu des résultats Cléricaux et Cie fait peine à voir aussi

Écrit par : lovsmeralda | 17 décembre 2011

Concernant les commentaires de "Richard Feynman", vous me semblez mélanger joyeusement les protagonistes:
- Le lien vers le "brouillon" a été envoyé par Marc Morano, personnage plutôt controversé (1).
- L'auteur du blog est Luboš Motl, physicien tchèque plutôt climato-sceptique (2).
- Les commentaires de Richard Feynman (3) sont rappelés par analogie.

(1) Son site : http://www.ClimateDepot.com/ - je vous laisse chercher d'autres détails...
(2) Parmi les scientifiques, la plupart ne sont ni totalement "réchauffistes", ni totalement "dénialistes" - ces attitudes relèvent de la religion, pas de la science!
(3) Ce physicien très célèbre aurait eu bien de la peine à participer à Durban... puisqu'il est mort en 1988! De la peine doublement, car il abhorrait ce genre de bastringue suite à une participation à quelque chose de similaire en son temps. Ce sont ces commentaires-là que Luboš Motl "ressuscite", pour constater qu'ils sont manifestement toujours pertinents!

Écrit par : zamm | 17 décembre 2011

@Zamm: J'avoue très humblement avoir confondu les auteurs dans extraits cités. Bien que de toutes façons, ce soit la teneur des textes qui importe, je vous remercie merci mille fois pour vos éclaircissements.

J'espère avoir corrigé les citations correctement? En espérant que la version remaniée vous convienne. ;-)

Écrit par : Stéphane Montabert | 17 décembre 2011

@Zamm,merci à vous ,votre commentaire confirme ce beaucoup essayent vainement de faire passer comme message depuis 2000,car dès 1999 c'est incroyable le nombre de théories sorties de bandes dessinées mais qui sont intelligemment truquées par les sectes et certaines églises sectaires jouant sur les terme apocalypses.Certains religieux se targuent de vouloir sauver une jeunesse à tous prix mais ceux se souvenant du passé savent très bien qu'il n'en est rien,bien au contraire

Écrit par : lovsmeralda | 18 décembre 2011

Il suffit de lire comment la Mer d'Aral complètement asséchée permet à nouveau d'offrir aux pécheurs des prises miraculeuse .Comme quoi si l'on veut s'en donner les moyens toutes les catastrophes peuvent être inversées,le problème c'est qu'en pays francophones on palabre des siècles avant de passer aux mesures qui s'imposent d'elles-même.Tout le monde sait qu'on attend pas le lundi pour éteindre un feu qui débute le samedi.
le lobby des verts et écolos en tous genres ont tout faux,ou préférent-ils entretenir le mal afin de pouvoir rouspéter ce qui semble bien leur nature première?

Écrit par : lovsmeralda | 18 décembre 2011

De rien! En poussant dans les discussions du blog, un lecteur relève une petite perle, trouvée dans un "document de synthèse" (traduction libre de ma part) [notes]:
http://unfccc.int/resource/docs/2011/awglca14/eng/crp38.pdf
...
"But global pour réduire substantiellement les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050
...
17. Réduire les émissions globales de gaz à effet de serre de plus de 100% [sic!] d'ici 2040 par les parties de l'annexe I [du protocole de Kyoto, i.e. les pays développés]; soutenues par une mitigation à court terme par les parties de l'annexe I par plus de 50% d'ici 2017..."

Avec de telles réductions, le CO2 n'a qu'à bien se tenir!
(Plus sérieusement: on paye ça avec nos impôts...)

Écrit par : zamm | 19 décembre 2011

Ce n'est pas notre combat !!!
Si vous connaissiez un peu sur le climat, ne serait qu'au niveau des écoles, vous ne parleriez pas comme ça.
Le temps de vie d'un être humain et la transformation d'un climat n'est pas le même. Vous êtes un total irresponsable et égoïste pour les générations futures.
Le "contrôle" de l'humain sur la planète implique des choix qui serviront les générations futures.
Quant au choix chômage /climat, il y en a pas. D'abord celà créé des emplois, et même si ce n'est pas le cas, le coût a payer pour les génération futures seront trop cher.

Bref, l'UDC fait référence au passé, mais que diront les Suisse du futur en parlant de l'UDC...

Écrit par : roket | 19 décembre 2011

@Roket,mais réfléchissez bien car le climat n'a strictement rien à voir avec l'UDC et aucun autre parti d'ailleurs puisque ce sont les volcans qui eux seuls ont le pouvoir de réguler les saisons et le comportement des humains les y obligeant à s'adapter.Faut pas mélanger les serviettes et les torchons comme par exemple religion sectaire et politique,car on sait tous depuis la fin de la guerre qui cherche à tirer profit des catastrophes planétaires clamées aux 4 vents par une certaine église sectaire
Et je me permets d'ajouter ceci,les anciennes générations n'étaient pas enchainées aux ordinateurs qui à eux seuls sont une grave menace pour l'environnement,en cela les anciens sont rassurés pour une fois ils ne seront pas mis à l'index .Sans oublier de mentionner qu'ils furent les premiers à savoir ne jamais gaspiller ni temps ni argent,et que leur recyclage a eux fut durable,on ne peut en dire autant de votre monde actuel

Écrit par : lovsmeralda | 19 décembre 2011

Combien de gaz CO2 contient une bouteille d'Henniez?et que dire des rots et pets suivant cette ingestion qui à elle seule peut aussi nuire à son entourage et direct en plus!rire

Écrit par : lovsmeralda | 19 décembre 2011

Vous savez la grande messe des climatologues de Durban, n'a rien apporter de nouveau sous le soleil.
Une seule conclusion c'est qu'elle a accouché d'une souris!
Chaque année c'est l'euphorie avant avec toutes les grandes décisions qui vont être prises sur le climat.
A part le protocole de Kyoto, il me semble qu'il ne s'y est pas fait grand chose ces dernières années...

Écrit par : Jean-François Chappuis | 20 décembre 2011

Ce qui est admirable avec le comportement humain face à la science c'est qu'il est toujours totalement irrationnel. Vous pouvez avoir, comme dans le cas du réchauffement climatique, une claire majorité de scientifiques spécialisés dans le domaine qui penchent pour la validité de la théorie (voir les meta-études de différentes universités américaines pour les statistiques), il suffit qu'un scientifique peu renommé s'y oppose, même si il est extrêmement controversé (voir l'implication de Luboš Motl dans l'affaire Bogdanov) même si il n'a strictement aucune compétence dans le domaine (Motl travaillait dans la gravitation quantique avant de quitter définitivement la recherche...) pour que tous les climato-sceptiques hurlent de joie et appellent au lynchage public d'une théorie qui ne fait pour l'instant que de se justifier d'année en année.

M. Montabert n'est clairement pas un scientifique, mais en tant que politicien il a un devoir vis-à-vis de la population, se renseigner avant de parler et ne pas prendre QUE les avis qui l'arrangent, d'autant plus quand ceux-ci sont issus d'une personne aussi critiquée que Motl...!

Écrit par : Firken | 21 décembre 2011

@Firken: j'apprécie à sa juste valeur votre propension à vous concentrer sur l'arbre pour mieux ignorer la forêt. Je ne connais guère Luboš Motl, et peu m'importe; son commentaire sur le brouillon de la dix-septième session de négociation (!) de Durban me paraît tout à fait valide.

Ledit brouillon est disponible en lien PDF. Chacun peut donc se faire son idée, si jamais.

Je n'ai jamais eu d'à-priori sur le réchauffement climatique. La première fois que j'en ai entendu parler, j'ai fait comme devrait faire n'importe qui: je suis allé à la rencontre des arguments des uns et des autres. Ma culture scientifique n'est pas aussi indigente que vous pourriez croire. J'ai trouvé que les adeptes de la prudence et de l'incertitude climatique avaient infiniment plus de recul que ceux clamant crânement que "le débat est clos".

J'ai été d'ailleurs fasciné par l'attitude des uns envers les autres. Les détracteurs de la théorie pointent des faiblesses et des erreurs méthodologiques tout à fait recevables, alors que les partisans du réchauffement ne cessent d'en appeler au consensus, de descendre leurs contradicteurs par des attaques ad hominem et d'en appeler à des autorités supérieures pour qu'on les fasse taire. Quelle attitude non-scientifique!

Il y a plus grave. La malhonnêteté et le manque d'éthique des chercheurs sur le réchauffement ont éclaté au grand jour à travers le Climategate, ce qui m'a d'ailleurs inspiré ce billet:

http://stephanemontabert.blog.24heures.ch/archive/2010/08/23/rechauffement-climatique-l-ombre-de-lyssenko.html

Mon "climato-scepticisme" est de la plus banale rationalité, ne vous en déplaise. Compte tenu des arguments avancés de part et d'autres et de nombreuses observations, la croyance aveugle me semble davantage du coté des adeptes de la théorie du réchauffement climatique d'origine humaine que de leurs détracteurs (même si l'hystérie est plutôt à chercher du côté des militants).

Du reste, cet article concerne moins la science que l'exploitation politique qui en est faite, et celle-ci se désagrège rapidement. Essayer de faire croire aux populations européennes - seules affectées par le protocole de Kyoto - que "la lutte contre le réchauffement climatique d'origine humaine" a encore le moindre intérêt international, comme l'on fait les médias locaux, est un fieffé mensonge.

"En tant que politicien", comme vous dites, il est de mon devoir d'en informer mes lecteurs.

Écrit par : Stéphane Montabert | 21 décembre 2011

@ Firken " une claire majorité de scientifiques" En êtes vous certain?
Il me semble plutôt que l'on fait tout pour ne pas parler des travaux des autres, particulièrement chez nous et en France voisine.
De plus la manière dont on nous présente les faits relèvent plus de la manipulation que de la véritable information.
Un exemple, l'année 2010 est présentée comme l'année la plus chaude depuis 150 ans. De combien?
Le savez vous?
Elle est plus chaude que 1998 d'un centième de degré. (marge d'incertitude de 5 centième de degré).
2011 est la onzième année la plus chaude: plus ou moins 5 centième de degré inférieure à 2010 (même marge d'incertitude)
En fait les températures sont stables depuis 13 ans alors que la production de Co2 continue d'augmenter...
Au lieu de nous le dire clairement, on nous dit que ce sont les 13 années les plus chaudes.
Ce qui est vrai sans pour autant refléter fidèlement la réalité.
Pourquoi fait on cela ???
Rendre compte des choses fidèlement serait démobilisateur.
On ne fait pas de la science, mais de la politique au GIEC!!!

Écrit par : chaufroi | 21 décembre 2011

Merci d'abonder dans mon sens M. Montabert. Vous l'avouez vous-même, votre première réaction a été de croire que vous pouviez comprendre, facilement, ce que la plupart des experts mettent des années à conceptualiser. Devant les modèles complexes des uns, et les critiques ultra-précises et souvent justifiées des autres, vous avez réussi à trancher, grâce à votre non-indigente culture scientifique et votre banale rationalité.

Or cette attitude est évidemment tout sauf rationnelle. Comme vous le dites très justement dans votre texte, la science avance lentement. Ce qui il y a 40 ans n'était encore qu'une théorie un peu loufoque commence aujourd'hui prudemment à convaincre une majorité des experts en la matière. Qu'elle aie pu le faire malgré l'énorme puissance des différents lobbys s'y opposant (économiques, industriels, énergétiques, ...) est en soi une démonstration qu'il y a là quelque chose de plus que juste une croyance de quelques militants fanatiques.

Dans ce cas précis, la "prudence" que vous mettez en avant serait bien sûr non pas de pencher pour que la théorie soit fausse, mais plutôt que en l'état nous ne pouvons savoir si elle est vraie ou non. Cette même prudence devrait pousser politiques et citoyens à réfléchir à, voire lentement à mettre en place, des mesures permettant de limiter les dégâts.

Pour information (mais je ne vous jette pas la pierre, c'est une erreur couramment répandue), le terme "ad hominem" n'est pas un terme négatif, il indique une attaque prouvant l'opposition entre les actes et les paroles, voire la malhonnêteté due à ses intérêts/croyances personnels dans les arguments d'un adversaire. Relever qu'une étude climato-sceptique a été financée par un grand groupe pétrolier rentrerait dans cette catégorie, par exemple. Ce qui me semble un argument justifiable.

Je finirai quand même par préciser que mon commentaire n'avait pas du tout pour but de vous attaquer personnellement. Ma remarque sur le fait que vous n'étiez pas un scientifique venait du fait que vous semblez partager un certain scepticisme vis-à-vis de l'avis général scientifique que possèdent beaucoup de gens peu impliquée dans la science. Le dernier exemple flagrant en date étant le démarrage du LHC au CERN (99,99% de la communauté scientifique pense qu'il n'y a strictement aucun danger, 90% de la population craint ce que le 0.01% restant définit comme peut-être possible).

Je vous souhaite un bon vent, j'espère tout de même que la question de la véracité de la théorie continuera à vous titiller l'esprit à défaut de vous avoir convaincu.

Écrit par : Firken | 21 décembre 2011

Bravo M. Montabert,

Belle démonstration ! Cela me rassure que de plus en plus de gens parfaitement clairvoyants admettent enfin que l'homme n'a aucune responsabilité dans les émissions de CO2 et ces émissions n'ont aucune influence sur le climat ! C'est limpide.

Nous sommes prêts à nous attaquer à une seconde imposture qui, hélas, dure depuis plusieurs siècle : l'héliocentrisme. Cette imposture est due à Copernic puis fut confirmée par Galilée ! Encore des hérétiques. Heureusement, Galilée fut condamné par le Saint-Office. Il était pourtant évident que seul le géocentrisme explique de manière cohérente l'univers. Nous le savions depuis Ptolémée !

La sphéricité de la terre semble moins évidente à nier, mais enfin un petit effort et une grosse dose de mauvaise foi et nous y arriveront également.

Même si la très grande majorité des scientifiques est acquise à la sphéricité de la terre, à l'héliocentrisme et à l’influence de l'activité humaine sur le réchauffement climatique, combattons ces contre-vérités. De nombreux politiciens de l'UDC sont prêt à nous aider. Profitons des nombreuses lumières et esprits éclairés que l'on trouve dans ce parti pour mobiliser nos forces, au nom de notre Sainte-Mère l'Eglise.

Écrit par : Galileo | 21 décembre 2011

@Galileo
Joliment dit: vous faites honneur à votre pseudonyme.
Dans une cinquantaine d'années, il est fort probable que, devant l'évolution désastreuse de la situation, les sceptiques finissent par être convaincus. Si ce n'est pas trop tard, ce sera grâce aux applications techniques de la recherche scientifique, qui auront probablement évité un trop grand désastre. Mais les réfractaires à la science (généralement ignorants de la méthode scientifique) continueront à nier ses bienfaits, et les religieux à clamer que leur dieu nous a sauvés.

Écrit par : Mère-Grand | 21 décembre 2011

de toutes manières qu'ils soient UDC ou un autre parti,il existe tout de même une catégorie d'individus prêts à faire tourner en chèvres le bon peuple.Nous vivons une année treize lunes qui dit-on compte pour beurre de fait c'est exact !
Ou comment faire voter le peuple pour mettre ses résultats à la poubelle ou faire voter pour une fusion qui ne prendra effet qu'en 2014! Qui dirige encore notre pays?les médias ou des internautes s'imaginant prendre le pouvoir absolu grâce à la machine?si l'on sait qu'elle existait déjà pour la sélection humaine et qu'elle empécha le peuple des Atlantes de survivre car trop confiants en leur techonologie,mais qu'on cesse de prendre le peuple pour ce qu'il n'est et n'a jamais été,un esclave à la botte de petits malins s'amusant à rire aux dépends de nombreux ayant crû à cette comédie ressemblant à s'y méprendre à War Games !A trop faire courir ou crier aux catastrophes ,le peuple fini par ne plus y croire.Pareil pour la religion a trop en blablater,les gens ont tourné la page!

Écrit par : lovsmeralda | 22 décembre 2011

Mère-Grand@ la question n'est pas là. Influence humaine ou non, que vont changer les congrès des bien-pensants face aux nécessités économiques de pays tels que la Chine, l'Inde, et tous les autres dragons asiatiques, les Amériques, l'Afrique, bref, tout le monde ? On n'en finira avec les carburants fossiles que quand ils deviendront trop chers. Si vous mourrez de soif au Sahara, vous boirez l'eau pourrie du puits, celle du radiateur ou votre urine. Facile à dire, depuis son salon genevois, que c'est dégueulasse et que vous, jamais au grand jamais...
En conséquence de quoi, l'influence de l'humanité sur le réchauffement naturel n'a aucune importance.
Cela dit, à moins d'être parfaitement ignare scientifiquement parlant, vous vous doutez que les modèles climatiques sont assez proches de l'escroquerie. Il doit bien exister un milliard de milliards de paramètres différents pour faire tourner un modèle digne de ce nom, c-à-d un modèle reproduisant vaguement les conditions du climat, (quand on sait que les battements d'aile d'un papillon peut provoquer un cyclone à l'autre bout de la planète, il faudrait ajouter encore 10 puissance 9...). Un modèle avec 10 puissance 27 paramètres est ingérable.

Parmi ces paramètres, la question fondamentale est le rôle tampon des océans par rapport au CO2, entre gaz à effet de serre ou calcaire sédimenté.
Ce rôle n'est pas pris en compte dans les modèles actuels. Le GIEC est une secte ou un mouvement altermondialiste destiné à tirer du pognon des puissances occidentales au profit de ceux qui savent entrer dans les institutions de l'ONU, les champions du monde du népotisme : les Pakistanais. Et les autres opportunistes, dans l'ordre d'arrivée.

Écrit par : Géo | 22 décembre 2011

Monsieur Montabert ,une vague de spiritisme est entrain de débouler sur notre pays et ces gens là voient des éléphants roses à tous les coins de rues s'imaginant voir les Princes de Normandie revenir pour nous punir d'avoir oser salir une pelouse,si l'on sait les dégats aussi important que le LSD sur le psychisme des appelés qui seront aussi nommés élus n'en doutons pas,va y'avoir de quoi se creuser les méninges pour nos Conseillers ou comment savoir ce qui est vrai ou faux,et spiritisme parlant il suffit de contempler les peintures et images de certaines églises pour comprendre l'origine des peurs liées au climat
On sait très bien que de grands peintres vécurent des transes suite à l'ingestion de drogues leur permettant d'offrir aux humains des images de l'au-delà.
La climatologie est une maladie inscrite dans le cerveau de ceux bourrés de substances ou ayant franchi la barre d'une certaine folie leur faisant croire qu'ils sont en contact direct avec leurs morts
très bon Noel pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 22 décembre 2011

@Géo
Bonjour, Géo. Enfin nous nous retrouvons à débattre d'un sujet plus intéressant que ceux que le quotidien de ces blogs nous offre. J'en suis ravi, car il touche à la science, au savoir qu'il nous offre, à la compréhension qu'en a le public en général et à ce que les politiques en font.

"La question n'est pas là"
Cela dépend de la question. Si je vous ai bien compris, vous en soulevez deux, l'une sur la réalité et les causes du phénomène du réchauffement climatique tel qu'il est présenté par la majorité des études scientifiques et, l'autre sur les possibilité de prendre des mesures préventives ou palliatives.
Sur la réalité du phénomène, dont la science, conformément à sa méthode, ne peut donner qu'une réponse statistiquement signifiante, nous sommes en désaccord. J'ai tendance à accepter les conclusions de plus en plus affirmées de ces études. Les nier définitivement et refuser tout souci et action à leur sujet, me semble irresponsable, ce que le gouvernements ont bien compris, même ceux qui ne font que semblant de jouer le jeux.
Sur la possibilité, dans le cas ou l'on prend ces conclusions comme hypothèses de travail, de prendre des mesures suffisamment rapides et efficaces au plan politique pour éviter des modifications désastreuses pour une partie au moins de l'humanité, je vous rejoins: les grandes réunions politiques ne sont avant tout des gages donnés pour ce prémunir contre d'éventuels reproches.
Mais notre désaccor n'a qu'une importance théorique pour les raisons suivantes: comme je l'ai laissé entendre dans ma conclusion, l'initiative, qu'elle soit fondée sur une volonté réelle ou purement feinte, est de toute manière en train d'échapper aux politiques. Elle se trouve de plus en plus relayée par un ensemble d'acteurs techniques et économiques qui permettent d'envisager une atténuation d'abord et peut-être une solution à plus long terme des conséquences évoquées. Sur ce point l'adhésion des peuples et de leurs dirigeants à la réalité du danger ne peut qu'encourager et renforcer cette action. Elle est donc importante, sinon totalement nécessaire. L'avenir nous le dira de toute manière.
A part cela, je suis aussi opposé à la négation ou à la banalisation du danger représenté par le phénomène du réchauffement climatique, parce qu'elle repose en grande partie, dans certains milieux, sur une méconnaissance et une méfiance de la science, ou sur des considérations égoïstes (financières, pour dire le mot) non avouées.

Écrit par : Mère-Grand | 22 décembre 2011

@Galileo: j'aime bien votre ironie, mais rassurez-moi, quels Etats mettent en doute le réchauffement climatique? Et l'ONU? Le GIEC, instance politique intergouvernementale? Les médias, peut-être?

N'ai-je pas vu au contraire de nombreux exemples de chercheurs à la carrière brisée, aux financements retirés et aux articles refusés par des commissions de relectures partisanes simplement parce qu'ils avaient eu l'heur de ne pas verser dans le prétendu "consensus" ?

Oh, et il y a ça aussi...

http://townhall.com/columnists/dennisprager/2007/02/13/on_comparing_global_warming_denial_to_holocaust_denial

Galilée contre l'Eglise, c'est une bonne analogie. Reste à savoir, entre les pro-réchauffement et les climato-sceptiques, qui incarne Galilée et qui incarne l'Eglise.

Écrit par : Stéphane Montabert | 22 décembre 2011

On ne va pas nier l'holocauste surtout si l'on sait le nombre d'enfant suisses sélectionnés pour un fameux programme nié lui durant des décennies et ce bien en Suisse et aux yeux de tous .Cependant personne ne peut avec justesse dire si un réchauffement climatique existe réellement y'a trop d'intérets politicoreligieux en jeux et les Mormons savent aussi tirer les marrons du feu osant même dire ,la naissance de Jésus est un cri de guerre et la Palestine n'a jamais existé.
Cependant admettez tout de même que parmi les scientifiques il y en ait de faux et parmi tous les scientifiques,exceptés les connaisseurs de longue haleine,y'en a aucun qui parle des 2500 volcans en activité dont le nombre maritime est incroyablement élevé,alors si le réchauffement climatique existe réellement faudrait trouver les vrais coupables avant de taxer tous azimuts,on l'a vu avec le CO2

Écrit par : lovsmeralda | 23 décembre 2011

Mère-grand@ L'humanité n'est pas un paquebot qui a un seul commandant à bord. Les carburants fossiles seront utilisés jusqu'à ce que leur prix soient trop élevés. Quand le pétrole sera en voie d'épuisement et largement trop cher pour son usage actuel, beaucoup utiliseront les schistes bitumineux, d'autres la transformation du charbon en gaz ou en énergie électrique.
Les Suisses, le 1000ème de l'humanité, sa part la plus riche et la plus snob bien devant les Qataris, utiliseront des voitures électriques, dont l'énergie sera fournie par le nucléaire français ou le charbon allemand. Libre à vous d'attacher de l'importance à l'approche suisse qui ressemble plus à la brioche de Marie-Antoinette qu'à une réflexion sur l'énergie.
Le réchauffement a peut-être une composante d'origine humaine, c'est bien possible, mais sur ce sujet, il y aurait beaucoup à dire. Tous les pays des BRIC et autres produisent sans la moindre précaution vis-à-vis des polluants, et dieu sait s'il y en a beaucoup dont les effets sont beaucoup plus graves que le CO2. Et même en Suisse, les raffineries de Khadafi, en face de chez moi, polluent en une seconde autant que toutes les voitures de Suisse en une année, sans que personne n'y trouve rien à faire. A dire, oui, beaucoup, sans arrêt, mais sans aucun effet et ce n'est pas un hasard. Il s'agit à tout prix de préserver les quelques centaines d'emplois dont je suis prêt à parier que même pas le 10% est originaire de ce pays.
A côté des raffineries, la Satom qui fait venir de loin des ordures à brûler. Encore un peu plus loin, Ciba spécialités chimiques arrose la plaine de ses odeurs de chimie malodorante. Arrêtez-vous n'importe quel jour à Massongex humer les bonnes odeurs de solvants que ses habitants respirent à longueur d'année...
Et donc, nous sommes en Suisse, le pays le plus politiquement correct sur le plan écologique...
Je vous laisse imaginer le reste du monde. Près de Pristina, quand j'y étais, il y avait une centrale à charbon qui me faisait penser à une éruption permanente du Mt-Ste-Hélène...
Sur la route de Nouakchott, une colonne de fumées noires obstrue l'horizon, donnant une impression de catastrophe gigantesque : il s'agit d'un brave homme qui brûle des pneus pour récupérer quelques centimètres de fils de fer...
Et oui, je sais que cela vous choque en raison de vos alliances, mais ils sont tous de ce tonneau-là dans le Tiers-monde, avec quelques rarissimes exceptions mises en avant ici.
Nous avons aussi pu juger de l'extrême stupidité des ingénieurs japonais du nucléaire, qui construisent leurs centrales au bord de la mer avec des digues contre les tsunamis - nom d'origine japonaise, c'est vous dire s'ils sont cons !- de 5 m de haut, alors que l'on sait que l'explosion du Krakatoa a produit une vague de 50 à 100 m de haut...
Le Japon passant pour un pays techniquement avancé, cela a produit les effets que l'on sait ici...

Mais le réchauffement n'est pas seulement d'origine humaine. La terre n'a pas un climat constant qui ne varierait que sous l'influence d'une espèce particulièrement proliférante et malfaisante. Dans quelques milliers d'années, quelques centaines de mètres de glace recouvreront votre ville et ma région. Probablement, notre espèce aura déjà disparu, tant les conditions de son existence sont rapidement perturbées et de façon très dures. Or je ne pense pas qu'une partie privilégiée pourra subsister pendant que la grande partie du reste s'entredéchire. Vous seul, vous ne pouvez jouer tous les rôles modernes de constructeur, paysan, médecin, accoucheur et enseigner à vos proches de tête tout ce que vous savez être nécessaire à notre survie. Et nous avons tous perdu les savoir-faire du passé qui se passait des technologies actuelles. Nous n'avons plus la possibilité de remplacer les tracteurs par des boeufs pour produire la nourriture de l'humanité, comme aujourd'hui les restes du maïs destiné aux cochons américains nourrit une bonne part des Africains. Le médecin sorti récemment sorti de l'Université a besoin d'une bonne vingtaine de machines ultra-sophistiquées valant chacune plusieurs millions de CHF pour établir un diagnostic, alors que son confrère du XIXème avait juste un stéthoscope (mais dont il savait se servir, lui...).

D'autre part, toute cette agitation autour du CO2 est parfaitement vaine. Ce genre de phénomènes possède une telle inertie que, quels que soient les efforts produits par les humains pour essayer de l'endiguer, cela ne produira que l'effet de souffler sur un pétrolier pour le détourner de sa route...
Quant aux effets positifs du réchauffement, personne n'en parle. Existerait-il donc ce Graal absolu, un phénomène qui aurait des effets négatifs et aucun positif ? Ce serait contraire à toutes nos connaissances, tous nos savoirs et toutes nos théories...

J'en vois quelques-uns. Si je pouvais diminuer ma facture de chauffage cet hiver, j'en serais très content. Mais je n'en crois rien, bien sûr. Plus de chaleur sur terre devrait donner plus d'évaporation sur l'équateur thermique, donc agrandir la cellule de convection que nous connaissons sous le nom de Front inter-tropical (FIT). Les pluies dépassant le Sahel actuel (Sahel= porte du désert), on peut s'attendre à ce que le désert reverdisse. Cela n'aura vraisemblablement aucun effet positif sur les populations locales, leurs habitudes de sur-pâture étant trop largement ancrées dans leur tête...
Quand j'étais en Mauritanie, je devais slalomer entre les vaches quand j'entendais sur RFI que la Mauritanie connaissait une des pires famines de son histoire. Il semble que les Mauritaniens n'ont pas encore compris qu'on pouvait manger les vaches, et qu'ils ne le comprendront jamais...
La fonte des glaces va permettre aux navires de passer par la voie du Nord pour l'Amérique, ce qui va économiser des millions de tonnes de HC. Bien sûr, les écolos couinent, mais on a compris depuis bien quelques temps que c'est la seule chose qu'ils savent faire. Voir leur attitude sur les éoliennes et les barrages...(j'ai travaillé sur Hydrorhône, c'est vous dire si je les connais...).

Par contre, parlons un peu de surpopulation et de toutes nos autorités qui se réjouissent de voir débarquer dix mille personnes par an sur Vaud alors que les infrastructures sont d'ores et déjà saturées...

Écrit par : Géo | 23 décembre 2011

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