04 janvier 2012

Du délit d'initié à la chasse aux sorcières

"Christoph Blocher aurait dénoncé le patron de la BNS", titrait le Matin le premier janvier - comme si l'auteur de la dénonciation visant le président de la Banque nationale suisse Philipp Hildebrand avait plus d'importance que l'accusation proprement dite.

Depuis plusieurs jours, les nouvelles autour de cette affaire sont rapportées de la même étrange façon. Les journalistes ne s'inquiètent guère d'un éventuel délit d'initié du chef de la BNS, mais se réjouissent à l'idée que le Conseiller national UDC puisse avoir des ennuis. Il aura fallu attendre mardi pour qu'une dépêche de l'AFP de Marie Noëlle Blessig relate enfin les faits dans le bon ordre.

Philip_Hildebrand.gifLe 15 décembre, un informateur dévoile à Micheline Calmy-Rey, Présidente de la confédération, des transactions sur devises effectuées par la femme du président de la BNS. Mme Kashya Hildebrand, Américaine d'origine pakistanaise, dirigeant une galerie d'art à Zürich, aurait acheté 500'000 dollars américains le 15 août, à un moment où le franc suisse était au sommet.

Trois semaines plus tard, la BNS fixe un "taux plancher" du franc suisse à 1,20 CHF pour un euro (sujet traité ici même) en dévaluant le franc suisse. La monnaie helvétique dévisse de 10% dans la journée, mais s'était déjà affaiblie alors que les rumeurs d'une intervention de la BNS allaient bon train. Pour ceux qui ont acheté de la monnaie étrangère au bon moment, la plus-value s'établit entre 10 et 20%.

Dans le contexte du franc fort, ces opérations de change sont explosives. La femme du président pouvait-elle tout ignorer du futur de la politique de son mari, qui affaiblirait le franc moins d'un mois plus tard?

Aussi peu crédible soit-elle, les enquêteurs privilégient immédiatement la piste de la naïveté chanceuse. Le cabinet PricewaterhouseCoopers et le Contrôle fédéral des finances ne trouvent aucune transaction illicite (était-ce seulement le sujet?) mais surtout "aucune exploitation impropre d'informations privilégiées."

Il est vrai que la proximité entre les protagonistes rend inutile la présence de traces écrites...

La BNS, présidée par M. Hildebrand, conclut donc joyeusement que l'achat opportun de dollars par Mme Hildebrand - ancienne trader de son état - est "absolument conformes aux exigences réglementaires."

On se réjouit pour elle.

Mais notre affaire ne s'arrête pas là. Une fois blanchi par ses propres consultants et ses diligents services, le président de la BNS passe à la contre-offensive, envisageant de déposer plainte pour violation du secret bancaire. Et il dispose de ses propres alliés. Le nom de Christoph Blocher est ainsi livré à la presse alémanique:

M. Blocher aurait été averti de ces opérations sur de devises par ses bons contacts dans les milieux bancaires, notamment à la Banque Sarasin, de Bâle, qui aurait effectué les transactions et où l'on se refuse à tout commentaire.

 

On se refusait, plutôt. Depuis hier soir, les fils se sont déliés. Sans grande surprise, c'est un employé de la banque Sarasin, choqué par les transactions de la famille Hildebrand, qui aurait décidé de son propre chef de rapporter les documents et de les confier à un avocat "proche de l'UDC". Lequel aurait fait passer les pièces à Christoph Blocher, qui aurait ensuite transmis le dossier explosif à la présidente de la confédération, la très socialiste Micheline Calmy-Rey.

Résumons.

  1. Nous avons un soupçon de délit d'initié impliquant rien de moins que le directeur de la Banque Nationale Suisse et sa femme. Si l'affaire s'est soldée par un non-lieu, on peut être surpris par la rapidité et la légèreté du verdict. Tant que le public n'aura pas accès à l'ensemble des pièces (notamment les montants en jeu) il sera difficile de se faire une idée. Rappelons que les transactions ont été suffisamment choquantes aux yeux d'un employé de banque privée pour qu'il joue - et perde - sa propre carrière professionnelle en transmettant les documents nécessaires à cette plainte.

  2. Même si les opérations monétaires montées par la famille Hildebrand sont légales, elles ne sont en aucun cas morales. Il paraît inconcevable que les proches du président de la BNS soient autorisés à spéculer sur les monnaies alors que lui-même influe directement sur la valeur du franc suisse. Bizarrement, peu de journalistes s'inquiètent de cet aspect de l'affaire.

  3. Les médias ne se sont concentrés que sur l'implication de Christoph Blocher dans l'histoire, salivant à l'idée qu'il puisse être poursuivi pour violation du secret bancaire. Blocher, Blocher, Blocher - le stratège de l'UDC est définitivement l'homme à éliminer par tous les moyens. Qui veut abattre son chien l'accuse de la rage, dit le proverbe. Transposé à Christoph Blocher, il faudrait rajouter la gale, la syphilis et la lèpre pour avoir une petite idée de l'envie des médias et de la classe politique de se débarrasser de lui.

  4. Christoph Blocher a agi de façon totalement intègre, en transmettant les pièces en sa possession à qui de droit et en protégeant ses sources. On ne peut pas en dire autant de toute la chaîne. Par quels moyens son nom s'est-il retrouvé dans les médias? Une indiscrétion d'un membre du Conseil Fédéral semble l'hypothèse la plus plausible. On pense tout de suite à Micheline Calmy-Rey, qui s'est déjà faite remarquer pour son peu de respect du secret.

Dans un pays où des syndicalistes se plaignent du manque de protection des "lanceurs d'alerte" (Whistleblowers), l'exposition à laquelle ont eu droit les intermédiaires et l'employé de la Banque Sarasin fait réféchir. Mais on devine le deux-poids deux-mesures: la protection des plaignants et des témoins ou la confidentialité ne s'appliquent pas quand elles visent à protéger une personnalité controversée comme Christoph Blocher.

Restent enfin les soupçons pesant sur Philipp Hildebrand. Le président de la BNS aura beau être blanchi par le sérail et un règlement très souple remontant à une époque où on attendait des directeurs de la BNS une certaine éthique, le doute plane. Il serait bien avisé de demander à sa tendre ex-trader d'épouse de cesser de spéculer sur les monnaies le temps de son mandat. Au vu de son modeste salaire, le couple n'a certainement pas besoin de tels expédients pour boucler les fins de mois.

Aujourd'hui, la Tribune de Genève parle d'un pétard mouillé. Si M. Blocher s'était enrichi de façon douteuse mais légale alors qu'il était Conseiller Fédéral, le traitement médiatique de l'affaire aurait-il été identique?

Mise à jour (4 janvier): apparemment, il y a bel et bien anguille sous roche.

[La Weltwoche] avance les points suivants, dans l'ordre, en avance sur son édition à venir du 5 janvier de demain jeudi:

Le compte dont il est question est au nom de Philipp Hildebrand, et non pas à celui de sa femme Kashya Hildebrand. Les ordres d'achat ont été donnés par le président de la BNS lui-même, indique la Weltwoche.

M. Hildebrand a réalisé plusieurs transactions entre mars et octobre 2011. Il s'agit par exemple pour mars d'achats de 1,1 mio USD.

Le 15 août 2011, soit trois semaines avant que le taux plancher CHF/EUR ne soit fixé, M. Hildebrand a acheté en deux tranches pour 400'000 CHF, soit 504'000 USD, au cours de dollar à 0,7929.

Le 4 octobre 2011, trois semaines après la fixation du taux plancher, M. Hildebrand a réalisé cette position en dollar avec un gain de 75'000 CHF, au cours de 0,9202 USD pour 1 CHF. (...)

Ces nouvelles révélations de la "Weltwoche" concernant les transactions litigieuses du président de la BNS Philipp Hildebrand ne sont pas encore confirmées, a indiqué pour sa part ATS.

 

Mise à jour (7 janvier): comme on pouvait s'en douter, l'affaire tourne à l'eau de boudin. Tout le monde est prêt à pardonner à ce pauvre M. Hildebrand et à s'en prendre au vilain Blocher, coupable d'avoir gâché les voeux de nouvel an.

Plus intéressant, la BNS vient d'émettre un nouveau règlement pour encadrer un peu mieux (c'est un euphémisme) les transactions financières de ses membres; tout achat de monnaie de plus de 20'000 CHF devrait être soumis à l'approbation d'un comité.

On pouvait s'attendre à un tel resserrage des vis; mais on notera que M. Hildebrand se situait au-delà des nouvelles limites en spéculant entre dollars et francs suisses. En d'autres termes, les instances de la BNS estiment clairement que les transactions de son directeur étaient abusives et ne seraient plus tolérables aujourd'hui.

Mise à jour (9 janvier): M. Hildebrand démissionne avec effet immédiat, et ce juste avant son audition devant la commission de l'économie du Conseil national, prévue à 16h.

Tout blanchi qu'il était! Bizarre.

Mise à jour (10 janvier): Plus on creuse, plus on trouve... d'après la TSR, M. Hildebrand aurait été forcé à démissionner. Et pas pour rien, citant le Blick:

Les onze membres du conseil de la Banque nationale suisse ont menacé Philipp Hildebrand de démissionner en bloc, s'il ne s'en allait pas. Il semble que ces onze membres aurait reçu vendredi dernier la copie d'un mail qui les a plongés dans un abîme de perplexité. Un mail qui prouverait que c'est effectivement Kashya Hildebrand, la femme de Philipp Hildebrand qui a acheté des dollars en août dernier, mais que l'idée de cet achat venait de Hildebrand lui-même.

 

Mise à jour (19 janvier): la presse nous apprend que l'extrait de compte publié dans la Weltwoche serait un "faux". En fait, plutôt un simple montage pour placer les information de trois feuilles différentes sur une seule page. Cela ne change strictement rien à l'affaire, on s'en doute, mais permet à la presse (notamment romande) de se lancer dans un nouveau round de prises de position pro-Hildebrand et anti-UDC comme si on était encore début janvier, quand le directeur de la BNS était toujours en poste.

Indécrottables, je vous dis!

Commentaires

Vous avez tort d'en parler si ce n'est pour discréditer encore l'UDC ce qui n'est pas déplaisant. Souvenez-vous donc des attaques contre une candidate aux Etats saint-galloise, dont les faits se sont avéré totalement faux.

Maintenant que l'UDC s'essoufle, certain de l'udc essaient les moyens les plus bas pour des attaques personnelles.

Je ne me prononcerai pas sur ce thème, une première enquête a révélé qu'il n'y avait rien. Je ne prétend pas tout savoir et vous Mr Montabert, vous ne savez rien non plus. Et comme disait un humoriste, quand on ne sait rien on se tait.


Après l'échec des élections pas digéré, Blocher et sa clique vont sans doute continuer comme ça, les mensonges contre la candidate saint-gallois nous ont montré jusqu'ou ils iront.

Écrit par : roket | 04 janvier 2012

De combien cette dame (et étant mariés, son mari) s'est-elle enrichie via ces opérations de change ?

Comment est-il possible à ce point de nier l'évidence du délit d'initié ?

Écrit par : Djinus | 04 janvier 2012

Moi, si j'étais millionnaire, j'aurais aussi acheté une montagne de dollars à ce moment-là. M. Montabert, êtes-vous sûr que votre ami Blocher, lui aussi multimillionnaire, n'a pas profité de la situation pour acheter également des dollars ? De la façon dont la situation évoluait et comme le demandaient de plus en plus de milieux intéressés, on pouvait se douter que la BNS allait intervenir dans le sens où elle l'a fait.
Et puis comment pensez-vous que les multi-millionnaires qui deviennent chaque année plus riches font leur fortune ? Connaissez-vous le proverbe qui dit "Si tu veux gagner ta vie, travaille. Si tu veux devenir riche, fais autre chose".

Écrit par : gamine | 04 janvier 2012

@gamine: la spéculation n'a rien d'illégal - pas besoin d'être millionnaire pour s'y adonner d'ailleurs - mais nous parlons ici d'autre chose, un délit d'initié:

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9lit_d%27initi%C3%A9

A ce qu'il semble, la famille Hildebrand n'a rien eu à "deviner".

Écrit par : Stéphane Montabert | 04 janvier 2012

si mes souvenirs sont exacts,je dis bien si,cette histoire a déjà fait les titres de la presse il y a quelques années,on est à l'époque du réchauffé et en politique comme dans d'autres domaines tout le monde ou presque en connait les avantages

Écrit par : lovsmeralda | 04 janvier 2012

Quelle tristesse de voir un politicien, un ancien conseiller fédéral, sombrer dans la délation, violant au passage éhontément le secret bancaire, pour assouvir on ne sait quelle vengeance. Christoph Blocher agit aujourd'hui comme il agissait au Conseil fédéral, en faisant filtrer des demi-vérités qui pourrisent le débat politique. Que l'UDC écoute enfin sa nouvelle garde, qui en appelle (à voix basse) à la retraite de son tribun. On peut faire de la politique sans recourir aux pires méthodes (la délation, qui plus est anonyme).

Rappelons que l'UDC a déjà tenté de faire tomber Hildebrand au début 2011, sans succès. Retournement de veste à l'été: la Weltwoche (organe de presse de l'UDC, que vous citez, M. Montabert)soutenait la fixation d'un cours plancher de l'euro/franc voulue par Hildebrand. C. Blocher repart à l'assaut aujourd'hui contre Hildebrand.

Que cache cette stratégie? Ou peut-être l'UDC continue-t-elle à errer au gré des circonstances, comme elle l'a prouvé le jour du renouvellement du Conseil fédéral?

Avouez-le, l'affaire Hildebrand est un pétard mouillé. Et parlons enfin de choses sérieuses. Si l'UDC n'est pas à l'aise avec la politique monétaire actuelle, qu'elle le dise clairement, et qu'elle cesse de soutenir ouvertement le peg du franc avec l'euro. Mais cela, bizarrement, on ne l'entend pas...

Écrit par : norbert | 04 janvier 2012

Le gros des dollars a été acquis au mois de mars. Bien avant que la crise de l'euro envoie le Franc Suisse vers les sommets et que la BNS imagine devoir faire baisser le-dit Franc. Mme Hildebrand effectue les deux-tiers des opérations de sa galerie d'art en dollars. Le délit d'initié est donc très relatif et de toute manière, personne n'a jamais voulu en faire un article de loi inviolable, inscrit dans la constitution. Contrairement au secret bancaire. Que justement l'UDC voulait sacraliser... Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Écrit par : Saint-Juste | 04 janvier 2012

@norbert: j'aime beaucoup le spectacle que vous donnez, vous qui venez prendre la défense la plus résolue d'un banquier apparemment pas sans reproches, issu du sérail, ancien de l'Union Bancaire Privée, juste parce que c'est par l'intermédiaire d'un élu UDC qu'il est mis en cause. Apparemment, cela suffit à en faire un gage de vertu et d'innocence. C'est touchant. Rassurez-vous, vous n'êtes pas seul à souffrir de cet aveuglement idéologique. Je vous renvoie à la première phrase du billet.

@Saint-Juste: je ne doute pas que M. Hildebrand sera blanchi, couvert et caressé dans le sens du poil par ses compères haut placé. L'opération médiatique "circulez tout va bien" a déjà commencé. Je note tout de même que la belle assurance du banquier intègre s'est quelque peu fissurée à partir du moment où il est prouvé qu'il a menti, essayant de faire passer sous le nom de sa femme des opérations faites en son nom propre.
Quant à défendre le secret bancaire, vous vous trompez doublement: d'une part, l'UDC n'a jamais prôné qu'il serve à couvrir des malversations; et d'autre part, si M. Blocher avait refusé de transmettre la plainte (absurde, mais admettons) elle aurait bien fini par arriver entre les mains de la justice et/ou de la presse à travers un autre canal. Mais ce faisant, vous en auriez perdu votre principal argument, à savoir "puisque c'est passé par l'UDC cela ne peut être vrai."

Écrit par : Stéphane Montabert | 04 janvier 2012

Un pétard mouillé, rien de plus et ceci malgré les mensonges de la "Weltwoche", organe officielle de la propagande blochérienne.

Vous êtes le plus grand parti de Suisse, et vous n'avez rien d'autre à nous proposer que l'amertume d'un vieil aigri rancunier.

Que la jeunesse de ce parti prenne les rennes que diable, on peut ne pas être en accord avec votre vision de la société et discuter, élaborer de nouvelles stratégies, faire avancer les choses et résoudre les problèmes.

Vous n'êtes pas devenu le premier parti de suisse pour rien!

Mais s’il vous plait, laissez un milliardaire rempli d'amertume et de frustration utilisé un parti tout entier pour son usage exclusif, et comme vous tout faire pour lui donner raison, c'est petit et pas professionnelle du tout.
Il me semble que vous valez mieux que cela.

Écrit par : Le Citoyen | 05 janvier 2012

Je trouve cette affaire étonnante et bien triste dans la manière dont on la traite.
Je suis d'accord avec M. Montabert pour dire que si cela avait été révélé par quelqu'un d'autre que CB, elle n'aurait pas engendré autant de réaction de défense d'Hildebrand.
Car toute personne normalement capable de réflexion ne peut admettre que la femme n'était pas au courant que la banque allait intervenir. Et si les ordres ont réellement été passé par Monsieur, alors c'est un imbécile qui doit démissionné.
D'un autre côté, je reconnais aussi que les pressions et les demandes pour fixation d'un prix plancher étaient tellement pressente que tout le monde se disait bien que cela allait être fait.
Maintenant, on constate que CB perd la capacité d'analyse dont il aurait besoin. Il est temps qu'il tire les conséquences des réactions systématiques que ses interventions déclenchent.
Il est également amusant de voir que vous vous indignez, à juste titre, de la réaction des médias du moment qu'ils ont su que CB avait donné l'info. Mais que vous allez exactement dans la même veine en prétendant que la fuite concernant l'intervention de CB vient de Calmy-Rey sans aucune preuve.
Au moins, vous ne prétendez pas qu'elle a sciemment fait trainer les choses pour emmerder CB. C'est déjà bien.

Pour en revenir aux lanceurs d'alertes, j'aimerais tout de même vous faire remarquer que ce sont majoritairement les partis de droites qui freinent des deux pieds et des deux mains pour qu'une législation les protégeant soit mise en place.
On se demande bien pourquoi d'ailleurs.

Écrit par : lefredo | 05 janvier 2012

le titre est pourtant écrit au subjonctif de l'imparfait ,ce qui prouve qu'à l'heure actuelle les gens prennent position sur de simples allégations ce qui ressemble à s'y méprendre à une autre fable datant du temps des Romains et qui fait encore courir bien des citoyens.Aussi dans quelques décennies Monsieur Ch.Blocher aura-t'il une journée commémorative pour féter son avènement à la Berne Fédérale qui sait?rire

Écrit par : lovsmeralda | 05 janvier 2012

@Le Citoyen: pétard mouillé? Permettez-moi d'en douter. Certains titres de la presse helvétique appellent aujourd'hui à la démission de M. Hildebrand:

http://www.lematin.ch/suisse/standard/La-presse-exige-des-regles-plus-strictes-voire-la-demission/story/24738236

Quant à vous focaliser exclusivement sur M. Blocher, le point a déjà été abordé.

@lefredo: Je n'ai effectivement pas de preuve de l'implication de Mme Calmy-Rey dans les indiscrétions qui ont amené le nom de M. Blocher à être divulgué à la presse; c'est juste que cela me semble l'hypothèse la plus plausible, je crois d'ailleurs avoir mis le conditionnel de rigueur. J'aurais du mal à penser que l'indiscrétion viendrait de n'importe qui d'autre. Peut-être aurons-nous un jour le fin mot de l'histoire.

Quant aux lanceurs d'alerte, les tentatives de législation les concernant essayent de changer les lois pour empêcher leur licenciement ou forcer leur réintégration; c'est une grave entorse au droit du travail dont les abus ne sont que trop évidents.
Je préconiserais davantage à protéger leur anonymat, mais si les fuites sont organisées par les organes sensés rendre la justice eux-mêmes, comme dans l'affaire Hildebrand, le problème semble insoluble...

Écrit par : Stéphane Montabert | 05 janvier 2012

Comme les gens sont naïfs.....c'est bon pour faire passer les couleuvres, remarquez!
Pourquoi tant d'acharnement pour empêcher M. Blocher de revenir aux affaires politiques? (au parlement notamment)
Pourquoi les journalistes ont appuyé le "viol collectif sur 26,6% des votants" en laissant les innocents aux mains sales détenir toutes les clés. Les clés...aux socialos, celles qui ferment bien les serrures (métaphore)!
Pourquoi Mme stroupfette, par une rocade douteuse a peu avoir les finances dans ses mains? (nous allons bientôt nous en rendre compte avec la m.....avec les states et quand devra ressortir la grande question: mais où est donc stocké l'or de la BNS)
Pourquoi l'avoir, cette dernière, (si facilement réélue avec l'appui du PLR, bien sûr)alors qu'elle n'a pas sa place au CF? (selon les règles qui ont fait notre stabilité et qui maintenant sont bafouées).
En conclusion, n'oubliez jamais, que celui qui a trahi, trahira toujours. Sa famille, son pays qu'importe; et maintenant en plus, elle est bien placée pour cacher et verrouiller tout ce qu'elle veut!
Que les magouilleurs des décembre 2007 et 2011 se préparent à assumer leurs pleines responsabilités....Le temps viendra où le peuple demandera des comptes.
D'ailleurs levrat est déjà en train de se préparer à se mettre à l'abri avec une immunité de conseiller d'etat.....et les dzodzets vont la lui offrir sur un plateau d'argent....l'argent.....ha!!!
Monsieur Blocher pourrait largement nous dire.....m.....!j'ai les moyens de bien vivre et surtout de ne pas me laisser salir comme c'est le cas en permanence!
Non, il n'en veut pas de sa vie paisible et lassive, il a une vision de ce qui
est le bon chemin pour notre pays et il y met tous ses moyens!
Quoi dire....sinon merci Monsieur de penser à notre communauté, notre patrie et la pérennité de notre futur!
Il y a eu Guisan pour nous assurer la liberté et l'indépendance pendant 60 ans. Espérons que la force de M. Blocher passe toutes les embûches que ses propres concitoyens arrivent encore à lui mettre dans les pattes....et nous aurons, peut-être encore la chance d'être libres et indépendants pour quelques décennies, ce qu'une grande quantité d'Européens nous envient!
Pour finir; à ceux qui pensent que M. Blocher est un milliardaire rempli d'amerture, je dirai ceci : On image des autres que ce que l'on est capable soi-même (l'effet miroir)! Là il s'agit d'un pays, d'une communauté, de tout un ensemble contextuel, pas d'une simple envie personnelle....Voir ci-dessus et pour bien comprendre....faut pas confondre!

Écrit par : Corélande | 05 janvier 2012

@M. Montabert

Leur anonymat doit être protégé dites vous. Je suis d'accord, mais quand on voit comment le secret est traité par ceux qui devrait le garantir, cela ne va pas aider les gens à oser prendre leur responsabilités et ne sera de loin pas suffisant.

[Tout dépend semble-t-il de la couleur politique des gens...]

Surtout qu'il est bien possible pour une entreprise de remonter à la source de la fuite dans bien des cas.

[Les moyens d'une entreprise sont-ils donc illimités pour chercher dans les dossiers de la justice? Non. Ici, c'est parce que la "justice" du CF est aussi corrompue que le banquier dont il est l'objet que tout se retrouve étalé en place publique.]

Donc l'anonymat ne sera pas suffisant.
Le type en question, qu'il ait bien fait ou non, n'a plus de carrière et risque certainement la prison ou une forte amende. Peut être les deux. Et cela bien plus rapidement que ce que risque Hildebrand. A mon avis, les lanceurs d'alerte devraient bénéficier de l'anonymat et d'une immunité jusqu'à ce que les doutes sur la véracité ou la légalité de ce qu'ils dénoncent soit avérée.

Pour en revenir aux indiscrétions, les partis de manières générales ne sont pas en reste, UDC en tête, pour lâcher les morceaux quand ils y voient un intérêt.
Quant à la fuite concernant CB. Sincèrement, il n'y a pas que MCR qui avait accès à cette information du moment qu'une "enquête" a été demandée.
Peut être que oui, peut être que non. Vous dénoncez les procès d'intention fait à blocher, mais vous faites exactement pareil avec les autres, peu cohérent tout cela.

[Non. Relisez-moi et relisez la presse. Je ne fais qu'émettre une supposition. La presse, elle, mentionne Blocher parce qu'elle a reçu des informations factuelles en ce sens.]

Écrit par : lefredo | 05 janvier 2012

Mon Dieu, mais que va devenir la Suisse, dans 30 ou 40 ans, quand M. Blocher (qui n'est malheureusement pas immortel) ne sera plus là pour en assurer la survie ?

Écrit par : gamine | 05 janvier 2012

C'est quand-même fou, dans ces semaines de tourmente qui ont précédé la mise à niveau du CHF par rapport à l'euro, la BNS était censée se démener pour lutter contre la spéculation sur le franc. Et qu'est-ce qui c'est passé? La compagne du Monsieur aux manettes de la banque centrale, s'amuse dans son coin à "boursicoter" sur le cours des devises. Alors que c'est bien ce type de comportement qui est à l'origine de la flambée du francs suisse... comportement par ailleurs dénoncé par Hildebrand lui-même. Hallucinant!

Et bien sûr maintenant, pour les moralistes de la Coalition, c'est le détonateur - de ce pétard absolument pas mouillé - qui est le grand mouton noir... C'est fou jusqu'où peut aller le déni de réalité... mais heureusement ce ne sont pas avec les honoraires pour soins non prodigués à ces amnésiques que les coûts de la santé vont augmenter.

Peu ou pas de médias romands relataient jeudi soir l'embarras de M. Hildebrand durant sa conférence de presse où il n'a pas arrêté de s'enfoncer... en trouvant des parades ou des excuses ubuesques à des faits avérés: «...c'est pourquoi, avant Noël, nous avons versé le bénéfice de cette transaction à l'aide suisse au paysans de montagne...». Imaginez dans quelques jours de tels propos rapportés dans la presse anglo-saxonne. Sacré Hildebrand, avec un humour "schwytzerörgeli" pour couronner le tout!

Bon, c'est triste à dire, mais M. Hildebrand nous a surtout donné l'impression qu'il s'était fait déborder par sa bourgeoise. Certes, le caractère et les maladresses de sa douce moitié c'est pas de sa faute. Mais il aurait - dans ce cas-là -, juste dû savoir, par rapport au "siège éjectable" qu'il occupe, qu'il ne faut pas donner de procuration bancaire à une dame aussi charmante qu'imprévisible. Ah! l'amour!

Écrit par : petard | 05 janvier 2012

Monsieur Hildebrand a fait preuve de légèreté, mais rien n'interdisait à sa femme d'effectuer ces transactions.

Le problème est; les lois qui dans ce pays contrôlent les banques ainsi que les banquiers.

Les Socialistes ont raison de vouloir édicter des lois plus strictes afin de les contrôler.

Je pointe le doigt sur Blocher, car il a commis deux délits punis par la loi:
1. Recèle de matériel volé et ceci en toutes connaissances de causes.
2. Violation du Secret Bancaire et ceci en toutes connaissances de causes.

Il faudra bien qu'il s'explique sur son rôle de délateur/receleur.
Décidément l'UDC est plus que jamais le jouet de ce milliardaire.

C'est triste, très triste.

Écrit par : Le Citoyen | 06 janvier 2012

Et voilà que l?Udc demande une commission d'enquête parlementaire sur ce pétard mouillé (eh oui il n'y a pas que Hiltebrand qui est mouillé) alors qu'elle a tout fait (avec les PLR) pour qu'il n'y ai aucun bruit sur les mensonges de Merz sur la votation concernant la défiscalisation des gains des actionnaires.
Merci l'UDC de s'occuper si bien de deniers publics et des petites affaires de gros sous et de grands requins!!!

Écrit par : broutard | 06 janvier 2012

2 questions/remarques simples.
1.On ne peut nier qu'en remontant l'euro en fixant le taux plancher, il était fort probable que l'effet sur le CHF/USD soit sensiblement le même. n'empêche. Officiellement, un délit d'initié résulte de mouvements sur un produit financier quand on en connait d'avance l'évolution, étant acteur d'un événement majeur par exemple. Un achat d'euro aurait été un vrai délit d'initié, c'est clair, mais peut on *juridiquement* qualifier des mouvements sur le $ de délit d'initié au même niveau, au même titre??
2. Y aurait-y pas quand même un petit couac dans les ordres de grandeurs ;-) : ce brave homme doit gagner honorablement sa vie , de l'ordre de plusieurs millions par an. Pour preuve, le couple achète, comme ça, à la volée 500.000$. je sais pas si vous, vous pouvez, personnellement, je peux pas, et je m'étonne pas vraiment que ce simple fait passe tant inaperçu car inconsciemment naturel venant d'un tel personnage haut placé. Mais alors, le corolaire immédiat : que peut il bien avoir à foutre de gagner de l'ordre de 60.000 balles en faisant ces mouvements qui risquent de l'exposer à des tirs à boulets rouges (ce qui s'est produit). Aucun. Pour lui 60.000 balles c'est 3 fifrelins, et l'ordre de grandeur de la chose comparée au statut et au salaires du personnage sont déroisoires.

Écrit par : barrtt | 06 janvier 2012

"M. Hildebrand nous a surtout donné l'impression qu'il s'était fait déborder par sa bourgeoise." (Pétard)

En effet. "Ma femme a une forte personnalité... nous nous sommes mariés tard..." (je cite de mémoire).

Hé, gars, faut pas donner les clés de la Suisse à ta femme ! Ca fait désordre, pour un banquier central ! Surtout un banquier central de Suisse !

Écrit par : Robert Marchenoir | 06 janvier 2012

M. Blocher dit qu'il a été informé de cette affaire aux environs de mi-novembre. Pourquoi a-il attendu l'échec de sa stratégie pour l'élection du Conseil fédéral avant d'informer les autorités ? Si sa stratégie avait réussi il n'aurait donc pas donné suite à l'affaire Hildebrand ? Belle mentalité !

[aucun rapport, mais merci d'avoir essayé.]

Écrit par : gamine | 07 janvier 2012

M. Montabert,

Comme les journalistes vous taisez des informations qui étaient dans l'édition du quotidien que vous citez.

L'informaticien en question avait la possibilité de faire connaitre le problème en question sans passer des documents à l'udc. A la banque Sarasin, mais aussi à d'autres banque, la procédure à suivre dans tels cas est connue et sans risque. Cet informaticien est un parfait crétin ou, le but visé était un autre.

M. Blocher devrait être prudent. Il ce peut que ces agissements motive des personnes à enquêter sur la manière dont il a pris le contrôle d'EMS chimie en son temps.

Écrit par : pensif | 07 janvier 2012

Je reviens sur l'«affaire» Blocher-Hildebrand comme on la nomme. Parce que ça m'énerve, même pas pour l'«affaire» en elle-même, mais comment elle se raconte. Pourquoi? Parce que les scénaristes de ce feuilleton sont de grosses feignasses. Au delà de la hargne entendue contre CB ou de son rôle ici, aussi épais qu'une feuille de papier à cigarettes.

Que les porte-voix de la "coalition" d'un côté, s'égosillent à banaliser des faits somme toute embarrassants et de l'autre, conjecturent sur la gravité des actes de ou des auteurs qui ont rendu la chose publique, rien de surprenant. En d'autres circonstances, pour les mêmes, selon la cause, l'inverse eut parfum d'héroïsme ou fut combat de Justes.

Tant que le consommateur de médias a conscience de ces manoeuvres de retournement à l'horizontale, ça peut au mieux lui prêter à sourire ou a s'exciter, mais lorsque la posture devient quasi unilatérale de la presse unique et qu'elle est finement orchestrée par les tireurs de ficelles de la "coalition", ça ouvre la voie à quelques chefs-d'oeuvre de désinformation.

Mais foin de théorie: je vous offre céans une info "claire et précise" glanée ce matin sur le télétexte à propos des déclarations de l'avocat Hermann Lei rapportées dans le "St-Galler Tagblatt":

«D'après l'avocat, l'informateur s'est tourné vers lui en détresse, car IL N'A PAS PU PARLER de ses soupçons au sein de la banque Sarasin. Ces déclarations CONTREDISENT la version des faits de la banque. Cette dernière avait affirmé vendredi que l'ex-collaborateur NE S'ETAIT PAS ADRESSÉ à sa hiérarchie.»
C'est clair que s'il n'a pas pu parler... il ne s'est adressé à personne! On aimerait bien voir où est la contradiction.

Autre contradiction-confusion cette fois, sur les propos rapportés par le porte-parole du Conseil fédéral et ceux prononcés par Christophe Blocher. CB à textuellement déclaré devant les caméras qu'il n'avait pas remis de documents bancaires ORIGINAUX, mais n'a pas pour autant précisé qu'il avait livré de mauvaises copies d'écran. Le porte-parole s'est contenté de dire que CB avait bien livré des documents sans préciser que ceux-ci étaient des originaux. Pour la presse c'était donc simple et cousu de fil blanc: CB a menti!

Enfin, "amusant" aussi, le souvenir de ce qui à l'été 2006 a failli créer un incident diplomatique avec les Etats-Unis: ces petits mots maladroits de Micheline Calmy-Rey dans un discours devant les ambassadeurs où elle a fait allusion au contenu de câbles diplomatiques dérobés à l'ambassade américaine et divulgués par WikiLeaks. Je n'ai pas en mémoire que Christian Levrat en ait été particulièrement ému. En revanche, quel panache aujourd'hui: «J’espère que Christoph Blocher et la Weltwoche rendront des comptes à la justice. Comment se fait-il que la Weltwoche se soit retrouvée en possession de données internes d’une banque privée? Dans le cas d’espèce, c’est au minimum un recel de violation du secret bancaire».
Sa classe laborieuse qu'il défend et qui s'était fait rabrouer l'été passé pour avoir profité d'acheter en face quelques paquets de lessive, appréciera.

Écrit par : petard | 08 janvier 2012

"HILDEBRAND RESIGNED" d'après Bloomberg relayé par ZH, lequel s'attend à une nouvelle intervention sur le taux de change.

Écrit par : GM | 09 janvier 2012

Bruce Krasting mise sur Thomas J. Jordan pour succéder à Hildebrand. Biennois de 48 ans, actuel VP de la BNS où il officie depuis 1997. Monétariste pur de dur, partisan d'un interventionnisme massif, partie prenante du bailout d'UBS en 2008 et père du taux de change fixe cet été. Un profil idéal d'académicien austère destiné à durcir la ligne adoptée par Hildebrand.

L'article de Krasting est à lire ici : http://www.zerohedge.com/contributed/next-head-snb-%E2%80%93-thomas-j-jordan.

Écrit par : GM | 09 janvier 2012

La réponse est là....en ce jour! Démission. Mais pour protéger qui?
Merci M. Blocher, Merci M. Maurer, d'avoir tenu bon et maintenant enfin on va avoir une réponse à l'impérieuse question: Mais où est donc l'or de la BNS!?!
Pourquoi toutes ces magouilles, ces élections ....douteuses.... cet acharnement du PDC-PS-PLR-Verts...etc! à empêcher l'accès d'un 2ème siège à l'UDC!
Mais posez-vous les bonnes questions....à se laisser aveugler on ne voit même plus ce que l'on a devant son nez!!!!!
On espérait quoi en 2007, voir mourir M. Blocher d'humiliation, il l'avait dit:
"vous avez voulu m'éloigner de la politique, je poursuivrai et je reviendrai!"
Pourquoi avoir été chercher une "grisonne" que l'on ne connaissait pas, et qui plus est, pouvait trahir son propre camp?
Pas de chance....enfin ça dépend pour qui.....il n'est pas mort dans l'intervalle. Donc remagouilles pour les élections 2011 et la composition du CF.

Il y a un moment où ça suffit......on prend les mêmes armes que ces ennemis afin de mieux les combattre......le temps est venu et seul M. Blocher a les moyens, dans tous les sens du terme, pour ne pas se laisser fermer le bec!

Ouvrez grandes vos oreilles......et soyez honnêtes!

Écrit par : Corélande | 09 janvier 2012

"vous avez voulu m'éloigner de la politique, je poursuivrai et je reviendrai!"

Pour un début de retour aux affaires, ça n'a vraiment rien de "papi". Pour un politicien "mort" et "sénile" c'est pas piqué des hannetons!
Avec leur devise "un pour tous, tous contre lui" les Darbellay, Leuenberger, Levrat, Schwaller et consorts sont avertis: Le "2e meilleur suffrage électoral de Suisse" a promis de leur en faire baver. Et ça a commencé en fanfare!

Écrit par : petard | 10 janvier 2012

Il me faut une année et demi pour gagner ce que les Hildebrand ont amassé en trois semaines.
Il est normal qu'il s'en aille.
Peu importe de savoir qui a informé et dans quel but.
Soit monsieur Hildebrand est malhonnête soit il est faible et naïf.
Sur le long terme la politique de la BNS comporte des risques non négligeables.
C'est la moindre des choses que le président de cette banque soit au dessus de tous soupçons. Nous venons de vivre en direct une magnifique manipulation médiatique.
Comment détourner notre regard du fautif en reportant toute notre attention sur les mobiles supposés de l'accusateur.
ET ça marche.

Écrit par : chaufroi | 10 janvier 2012

Stéphame Montabert a du se délecter ( moi aussi du reste ) en lisant le dernier Hebdo. Cette hebdomadaire anti-UDC primaire s'est bien réjouis trop vite en espérant que l'UDC allait grâce à Blocher qui accuse dans le vide et sans preuve le président de la BNS continuer son inexorable déclin en faisant du tort à tout le monde.

l'Hebdo auraient mieux fait d'attendre deux ou trois jour avant de l'ouvrir pour ne rien dire. Blocher a visé juste.

D.J

Écrit par : D.J | 10 janvier 2012

C'est assez intéressant de relire les comm....depuis le 4 janvier et de voir la plantée...."des gamins et acolytes"!
La bonne question maintenant c'est : Est-ce que nos gouvernant(e)s sont des gens
crédibles, honnêtes et dignes de notre confiance? Vous savez ceux qui ont été promus par nos élus.... Notamment celle dont on disait qu'elle faisait tellement bien son travail et pour cela il fallait la réélire....à la présidence en plus.....pffffffffffffff!
Surtout "les enfants" ne vous étouffez pas en cherchant la réponse, ils leur faut encore des "petites mains" pour croire en eux.....l'heure de la poutze est arrivée.

Écrit par : Corélande | 10 janvier 2012

Certains peuvent en penser ce qu'ils veulent, mais perso je ne donne pas cher de l'année présidentielle d'EWS. Il y a bien un risque que 2012 soit la fin du monde du concensus mou de la politique fédérale. Si aujourd'hui les éditorialistes de la presse de la coalition arrosent leurs lecteurs d'autant de bémols que tous les canons à neige du Valais réunis, c'est que le couvercle de la fosse septique s'est fendu.

Écrit par : petard | 10 janvier 2012

"Comme des chiens en meute, les médias n’attaquent que les figures affaiblies. Ils ont oublié qu’ils devaient au contraire, comme le dit admirablement Amira Hass, « contrôler les centres de pouvoir »."

Tout est dit. Et après, il faut faire un effort pour savoir où sont les centres de pouvoir. En Suisse romande, toutes les chaires d'enseignement de l'histoire aux Universités sont tenues par des professeurs de gauche ou d'extrême gauche...
Qui enseignent aux profs du secondaire, qui enseignent aux élèves...

Écrit par : Géo | 16 janvier 2012

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