12 janvier 2012

A quand un Xavier Niel en Suisse?

Xavier Niel, patron de l'opérateur français Free, fait une véritable démonstration de la puissance d'un entrepreneur libéral. Et tout le monde y gagne.

niel.jpgXavier Niel est un self-made man. "Parti de rien, il est aujourd'hui à la tête de la première fortune française du numérique, évaluée à 3,15 milliards d'euros par le magazine 01 Business, et de la 297e fortune mondiale selon le classement Forbes", écrit Le Figaro. Mais notre homme ne donne pas dans la thésaurisation. Il fait croître et multiplier la richesse et le développement autour de lui:

Xavier Niel reste d'abord un technophile enthousiaste, au point d'être baptisé le «Steve Jobs français», y compris chez ses concurrents. Passionné de business, véritable entrepreneur, il a créé à la rentrée avec ses amis du Net Marc Simoncini (fondateur de Meetic) et Jacques-Antoine Granjon (ventes-privees.com) la première école d'Internet pour former les jeunes aux métiers du Web.

Via son fonds Kima Ventures, il encourage les jeunes créateurs d'entreprises en investissant dans une myriade de start-up: de Deezer à Bakchich, il a pris des participations dans près de 800 entreprises! Avec un petit faible pour le secteur de la presse, dont il connaît le fonctionnement dans les moindres rouages.

 

M. Niel a une autre immense qualité: il a prouvé par son travail acharné et résolu qu'une entreprise privée pouvait être à la fois rentable et se reposer sur le marché libre pour sa croissance - en cassant les prix - même dans un enfer fiscal comme la France. Par les temps qui courent, c'est un vrai message d'espoir.

Mais revenons à l'actualité. Le buzz du moment tient bien sûr à la nouvelle offre que Free propose depuis le début de la semaine pour les téléphones portables en France. Alors que les opérateurs actuels (Orange, Bouygues et SFR) se faisaient un plaisir de traire le consommateur dans la grande tradition de l'entente entre gens raisonnables, Free a résolument choisi l'attaque frontale. Des tarifs à prix cassés.

Et ce n'est rien de le dire:

free.jpg

L'offre a de quoi faire saliver lorsqu'on connaît les tarifs de téléphonie mobile en Suisse. ICT Journal, le magazine suisse des technologies de l’information pour l’entreprise, l'annonce franchement: l'offre de Free fait des envieux en Suisse. Les photos accompagnant l'article valent leur pesant de cacahuètes, puisqu'il s'agit des photos d'écran des "meilleures offres" (je n'ose enlever les guillemets) des opérateurs locaux, Orange Suisse, Sunrise et Swisscom. Entre 100.- et 169.- mensuels, contre 30 € pour la nouvelle offre de Free... En France.

Pourquoi n'y a-t-il pas d'opérateur comme Free en Suisse? Parce que dans nombre de secteurs économiques, contrairement à l'opinion répandue, la Suisse est un pays terriblement fermé.

Comme l'explique Pascal Salin, un marché concurrentiel n'est pas un marché où coexistent différents acteurs - le mythe de la "concurrence pure et parfaite" entretenu par des générations de charlatans qui se prétendent économistes, et dont on ne voit que trop les limites sur le marché de la téléphonie mobile helvétique - mais un marché où de nouveaux entrants peuvent s'installer librement.

Ce n'est pas compliqué. Si un marché est extraordinairement juteux et profitable, les concurrents se presseront au portillon et feront baisser progressivement les prix pour conquérir des parts de marché, jusqu'à un niveau de profit raisonnable. Peu importe que le marché soit initialement tenu par dix entreprises en connivence ou juste un opérateur historique vivant sur la lancée d'un vieux monopole.

En revanche, si d'éventuels concurrents sont empêchés de venir sur le marché par une libéralisation à reculons, des licences inaccessibles et un parcours du combattant pour poser la moindre antenne, alors il ne faut pas s'étonner que les prix restent élevés. Personne n'a le pouvoir de déranger les fournisseurs installés, trop content de garder leur clientèle en otage.

Un nouvel entrant peut-il arriver en Suisse? Les prix montrent clairement que non. Lorsque Xavier Niel annonce "qu'à deux euros de forfait mensuel, nous faisons encore de la marge" il donne une petite idée de l'incroyable surfacturation frappant de plein fouet le consommateur helvétique. Certes, il y a quelques différences locales - une réglementation plus restrictive pour la puissance des antennes, selon l'appréciation rationnelle des risques par le législateur - mais cela ne saurait justifier le gouffre entre les tarifs de part et d'autre de la frontière.

La triste situation du consommateur suisse, "protégé" par une législation empêchant toute concurrence réelle, a peu de chances de s'arranger.

Xavier Niel était intéressé par Orange Suisse - le rachat d'un acteur local étant pratiquement la seule façon de rentrer sur le marché. Malheureusement, la transaction ne s'est pas faite, France Télécom préférant jouer un sale coup à son concurrent hexagonal en vendant l'entreprise à un fonds d’investissement, Apax Partners (le genre typique d'entreprise qui cherche à donner à ses clients le meilleur tarif...)

Sans doute, un jour, le verrou finira par sauter, et même en Suisse nous pourrons bénéficier de prix raisonnables, sans plus éprouver le sentiment d'être des vaches à lait. Ce jour-là, nous verrons sans doute Swisscom ou Sunrise nous expliquer le même genre de baratin que ce qu'Orange France oppose aujourd'hui à l'offre de Free. Doux instants!

Mais il faudra attendre encore longtemps, et en attendant ce jour béni, continuer à payer des tarifs qui font rire de nous à l'étranger.

Commentaires

@ montabert,

Ne tombez pas non plus dans le panneau des comparaisons des prix suisses avec ceux de l'étranger. ( laissez cela aux fans de " Bon entendeur " ou de " TTC " ) Cella na pas de sens et sans n'a jamais eu. Comme sur les tarifs pour l'étranger sont plus cher en Suisse. Simplement parce que dans l'UE les prix de ces tarifs sont plafonnés par un règlement de Bruxelles.

Pour l'essentiel du sujet; F-A Hayek disait justement que ce ne sont pas les monopoles qui posent vraiment problème mais leur protection contre d'éventuels nouveaux concurrents sur la marché. C'est bien le marché que défini si il y a trop d'opérateurs sur le marché et non les dirigeants politiques.

P-Y Maillard disait juste avant son élection au CF qu'il trouvait stupide d'avoir plusieurs opérateurs téléphoniques sur le marché. Et dire qu'une flopée de libéraux vaudois le soutenaient. Effectivement avec des cruches pareilles ont est loin d'avoir un Xavier Niels en Suisse.

Pour finir je trouverais plus juste de comparer Niels avec Bill Gates.

D.J

Écrit par : D.J | 12 janvier 2012

Et si en Suisse nous commencions par les médicaments?

Qu'en pensez-vous?
Seriez-vous prêt à soutenir une baisse générale du prix des médicaments en Suisse?

Puis, une fois cette "anomalie" corrigée, nous pourrions nous attaquer aux choses plus futiles, comme par exemple celle que vous citez dans votre interventions.

Écrit par : Le Citoyen | 12 janvier 2012

@D.J.: je ne vois pas dans quel "panneau" tomber à faire des comparaisons qui relèvent de l'évidence, sauf à clamer que la technologie de la téléphonie mobile ne suit pas les mêmes lois de la physique de part et d'autre d'une frontière?

Ce que dit M. Hayek (et nombre d'autres penseurs libéraux) c'est qu'un monopole ou un oligopole ne peuvent exister que sous la protection du monde politique, qui est donc le premier responsable de la situation.

Je n'ai guère entendu M. Niel se plaindre que ses tarifs plancher aient été imposés par Bruxelles, et pour cause, ce n'est pas le cas. Quant à le comparer à M. Gates, je trouve que cela n'a rien à voir (tant dans l'attitude du bonhomme que dans son modèle d'affaire) mais c'est vous qui voyez.

@Le Citoyen: Oui, bien entendu, je suis prêt à soutenir une baisse généralisée des médicaments en Suisse, selon les mêmes principes de libéralisation dont l'absence est si flagrante dans la téléphonie mobile. Mais les obstacles ne sont pas toujours là où on imagine - j'ai à l'esprit ces types qui clament sans cesse que "la santé n'est pas une marchandise", par exemple, pour empêcher toute forme de concurrence commerciale.

Et je ne vois pas en quoi il ne serait pas possible de s'attaquer aux deux dossiers simultanément.

Écrit par : Stéphane Montabert | 12 janvier 2012

Il ne faut pas oublier non plus que free n'a pas les mêmes infrastructures que SFR a maintenir.
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Et Aujou'rdhui on voit très bien que "de payer uniquement ce que l'on consomme" coute en définitive bien plus cher que d'augmenter un peu ce qui voutent moins cher pour baisser ce qui coute cher.
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Il faut aussi être conscient d'une chose, c'est que la crise actuelle est aussi le résultat de prix de consommation trop bas. Dans la mesure où la vente en quantité ne permet pas de compenser la vraie différence avec la montée de sans emploi.
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Depuis dix ans les prix n'ont cessé de baissé sur presque tout les produits de consomations, surtout électronique et que vivons nous?
Une crise!
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La baisse des prix ne fait qu'appauvrire la société. Preuve en est:
Il y'a 10 ans, les entreprisent avaient pas véritablement à s'équiper de matérielle informatique tel que des laptops qui coutaient parfois 4500.-. Et aujoud'hui, elle tire presque la langue quand elle doivent acheter des ordinateurs à 1500.-
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Qu'il y'aiut une baisse de prix convenable je ne dis pas. Mais de tuer les marché n'est absolument pas constructif.
Seul les gens qui regardent leur porte-monnaie croient à l'illusion que ce soit une bonne chose.
Mais ceux qui qui pensent un peu plus loin et qui se pose des question de "comment l'argent rentre dans le porte monnaies" savent que ceci est négatif.
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On verra si free sera victime de leur succès ou pas.
C'est d'ailleurs le cas, leur lignes téléphoniques sont deja saturées.

Écrit par : DdD | 12 janvier 2012

@ Montabert,

Je parlais des différences de prix entre opérateurs suisses et les opérateurs français traditionnels ( et même pour le reste des prix en général ) que nous ressassent chaque jour les médias.

Un prix est trop cher ou bon marché après l'avoir calculé en fonction des coûts d'exploitation. Une fois le prix défini on compare ce résultat avec les prix du marché Suisse et non avec ceux en France. Je ne crois pas qu'en France ils ont un pouvoir d'achat 2 à 3 fois plus élevé que celui des Suisses.

De plus vous le dite vous même qu'avec l'arrivée de Free; ce dernier remet en cause le marché entre les trois opérateus français pas vraiment concurrentiel. ce qui veut bien dire qu'en France ils ont les mêmes discours que nous sur des prix trop chères et une concurrence aléatoire.

J'ai lu l'article dans le " Matin " d'aujourd'hui. Effectivement Niels prétend que rien n'empêcherait de faire pareil en Suisse. Et je le crois. On nous disait aussi que la Suisse était trop petite pour de nouveaux acteurs dans le commerce de détail pour concurrencer Migros ou Coop. Cela n'a pas empêchés les hards discounter à débarquer en Suisse à prix cassé. Migros et Coop depuis doivent faire au mieux pour contrer cette concurrence féroce.

D.J

Écrit par : D.J | 12 janvier 2012

Paradoxalement, Xavier Niel est un homme de gauche, et non un libéral. A noter aussi que cette offre est limitée aux 3 premiers millions de clients. Le natel n'est pas fourni. Enfin, Free a toujours eu des pratiques à la limite de l'escroquerie, voire carrément illégales, en matière de service après-vente. L'argument implicite (et parfois explicite) est : nous sommes les moins chers, alors si vous n'êtes pas contents, allez vous faire voir.

Le franchiseur de supermarchés français Edouard Leclerc proposait depuis plusieurs années une offre à 1,5 € par mois (abonnement seul : les communications sont facturées en plus). Offre peu connue, car sans publicité. Mais très avantageuse pour ceux qui ne téléphonent qu'occasionnellement. D'autres offres similaires existent, de la part d'opérateurs "virtuels", c'est à dire qui louent le réseau d'un grand téléphoniste.

C'est que fait Xavier Niel, d'ailleurs : il loue le réseau d'Orange ! Niel est passé maître dans l'art de se faire de la publicité gratuite à travers la presse, en cultivant son image de trublion.

Ce qui est aussi paradoxal dans cette affaire, c'est que l'ouverture libérale nécessite une intervention étatiste, en l'occurrence celle de l'autorité de régulation.

Mais bon, je compatis avec les Suisses, où règne la règle : c'est vendu aux Suisses, donc ça doit être plus cher, puisque les Suisses peuvent payer.

Puisse ce contre-exemple contribuer à réduire la xénophobie anti-française qui sert parfois de position de repli dans les discussions helvéto-françaises.

Écrit par : Robert Marchenoir | 12 janvier 2012

@Robert Marchenoir: je ne sais pas quelles sont les opinions politiques profondes de M. Niel et très honnêtement, je m'en moque - comme tout ceux qui souscrivent aux offres de Free, j'en suis persuadé. Le fait est que dans son attitude commerciale et entrepreneuriale, Free se pose comme une entreprise libérale et conquérante. Xavier Niel ne passe pas ses après-midi à l'Elysée à pleurnicher contre tel ou tel concurrent et à réclamer une législation qui lui soit plus favorable; il se contente d'offrir au public de meilleures offres, et il remporte des parts de marché.

Dans cette première mouture des offres de Free, le téléphone n'est pas fourni: il me paraît évident qu'elle vise les utilisateurs expérimentés, qui disposent déjà d'un appareil et savent à quel point ils se font avoir à chaque facture mensuelle. Donnez-lui un peu de temps et de nouvelles options suivront.

Quant au service après-vente, on peut le critiquer (il paraît que Free a fait quelques progrès) mais il faut de tout pour faire un monde: il y a peut-être un segment de marché pour les gens qui acceptent de payer le triple juste pour moins attendre au bout du fil en cas de souci.

Je ne connaissais pas cette offre de Leclerc à 1.5€ / mois mais elle montre bien comment, en se contentant de louer le réseau, on arrive à être concurrentiel. Ce n'est pas une stratégie de passager clandestin: d'une part, aucun opérateur ne perd de l'argent en sous-louant son réseau (si c'était le cas, cela fermerait immédiatement la porte à toute nouvelle pose d'antenne) et d'autre part, l'obligation légale de proposer la sous-location de son réseau à la concurrence est une contrepartie acceptable à un Etat qui alloue des fréquences fixes aux enchères. Il faut bien permettre les conditions d'existence de la concurrence pour que celle-ci existe...

"C'est vendu aux Suisses, donc ça doit être plus cher, puisque les Suisses peuvent payer."

Bravo, vous venez d'écrire en une phrase le plan de développement de 80% des entreprises commerciales installées sur le territoire.

Et je vous avoue que dans bien des domaines (qu'il s'agisse des commerces ou de la téléphonie) vue de Suisse, la France fait plus envie que pitié.

Écrit par : Stéphane Montabert | 12 janvier 2012

@Robert.
Vous me faites super plaisir en précisant qu'Orange loue son réseau à free.
Cela montre le complet décallage qu'il y'a entre des prix sous-fait (contraire de surfait?) et profitant des installations des autres. Faisant croire que cela puisse continuer indeternum.

Enfait ces pratiques (tel que je le dit dans mon dernier article) sont les cause de la non-crise que nous vivons.
Des entreprise qui offrent des services et produit en complet décallage avec la réalité des couts.
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Par contre pour votre contre exemple, je vais le reprendre.
Ce n'est pas une règle Suisse. C'est simplement que les suisse paient le prix exacte pour leur qualité de vie, leur qualité sociale et leur stabilité professionelle et politique.

Seulement cela a un prix qui ne se calcul pas sur le prix directe des marchandise et des services. En tant que petit pays, en ce qui concerne le commerce intérieur, vendre "moins" (il n'a que 7 millions d'habitant) mais plius cher, est ce qui permet d'avoir des salaires et couts plus ou moins en concordance avec la réalité des couts et dépense.

Quand une entreprise aux Etats-unis a un bassin des près de 300 millions d'habitant, elle peut se permettre de faire des prix bas.
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Quand pour le même service, la même entreprise basée en Suisse, elle n'a un bassin que de 7 millions d'habitant. Il n'y donc pas photo.
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Certains diront C'est pour cela qu'il faut exporter.
Seulement cela joue uniquement au debut, quand la concurance est réduite. Mais aujourd'hui, comme tout le monde veut exporter mais qu'il ne font qu'importer "Moins cher", on en revient au même qu'au debut...

Écrit par : DdD | 12 janvier 2012

Merci Robert Marchenoir d'avoir ajouter ses précisions. Surtout sur le fait que ce sont les 3 premiers millions qui profitent de cette super offre. Le quotidien romand le plus lu ( et aussi le plus con )a fait passer avec ces offres de Free les opérateurs suisses pour des profiteurs qui ne baissent jamais les prix dans le mobile ( comme le prix du journal en question). C'est la preuve que vaut mieux attendre de connaitre toutes les données sur la stratégie d'une entreprise avant d'en conclure quoi que se soit.

Mais l'article de Montabert, n'est pas caduc pour autant; reste la question d'un marché quasiment fermé à d'autres opérateurs potentiels qui pourraient venir sur le marché des télécomunications faire une concurrence plus profitable pour les consommateurs.

D.J

Écrit par : D.J | 12 janvier 2012

@D.J.

"Mais l'article de Montabert, n'est pas caduc pour autant; reste la question d'un marché quasiment fermé à d'autres opérateurs potentiels qui pourraient venir sur le marché des télécomunications faire une concurrence plus profitable pour les consommateurs. "

Je ne suis pas d'accord avec vous sur ce point. Cela ne sera profitable pour les consommateur qu'à court terme.
A long terme, c'est l'économie qui va en patir à cause de guéguerre qui ne vont se jouer que sur les salaires des gens et en profitant des infrastructure des plus gros, qu'ils s'approprieront à travers une loi.

Ce qui fera que les gros diminueront leur charge (c'est à dire les salaires et les emplois) afin d'être concurantiel aux profiteurs qui eux, n'auront dès le debut engagé des frontaliers et créer des working poor.

Emplois qui pour la plupart (et comme le montre deja à Lausanne et ailleurs) qui ne seront ni en mesure de payer des impôts, ni de participer aux couts sociaux.

Au contraire et ce sera à ceux qui béféficieront encore d'un travail "classique" qui à nouveau, devront payer les couts sociaux.
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Alors peut-être que je me trompe mais au vu de l'évolution des choses, la baisse des prix, n'a encore jamais profiter à la population. (Oui à la population, le consommateur ne veut rien dire, c'est un citoyen qui a encore un salaire qui lui permet de consommer).

Écrit par : DdD | 12 janvier 2012

@DdD: Croyez-vous que les employés de Free sont des crève-la-faim?

Vous faites le raccourci erronné entre un niveau de vie élevé et des prix élevés. C'est une erreur, parce qu'une grande partie du prix local n'est pas dû au coût de la main-d'oeuvre indigène, défendable, mais à des tarifs abusif à l'importation, de cartels, etc., qui ne sont, eux, pas défendables.

Vous n'imaginez pas le niveau de vie que vous pourriez avoir en Suisse avec une vraie ouverture au marché, juste en termes d'importation. Et je ne parle pas de marchandises de basse qualité style Cassis de Dijon mais bien de services comme la téléphonie mobile, les complémentaires santé, les médicaments génériques, la grande distribution et tutti quanti.

Écrit par : Stéphane Montabert | 12 janvier 2012

Pas si clair que la com le prétend.

L’offre mobile de Free n’est pas si simple et évidemment intéressante que les premières annonces le laissent croire. Certains surcoûts sont exorbitants et l’achat de mobile chez l’opérateur n’est clairement pas avantageux.

Plusieurs points sont en effet à décrypter dans l’offre mobile de Free. Les appels à l’étranger par exemple sont bien plus complexes qu’il n’y paraît sur l’annonce : appels illimités vers 40 destinations. Oui mais non, l’offre dépend des pays et si les appels vers les fixes le sont, il faudra le plus souvent payer les communications vers les mobiles étrangers, ainsi que les appels vers des portables en outre-mer. De même, les appels depuis l’étranger coûtent un bras (2,90 euros la minute le plus souvent) soit plus de deux fois plus cher que chez Orange notamment. Même chose pour l’envoi de SMS et MMS depuis l’étranger, bien plus élevé que la concurrence.
Autre exemple, le prix des « data », autrement dit de l’utilisation de l’Internet mobile. Depuis l’étranger, il est 6 fois plus cher que chez Orange. Et l’utilisation du Web depuis le « petit forfait » à 2 euros de Free peut rapidement faire exploser votre facture : les 20 premiers Mo échangés coûtent 1,99 euros puis il faudra débourser 6 centimes d'euros par méga-octets supplémentaires. Soit environ 60 euros pour 1 Go utilisés.

En revanche, sur le papier, le forfait Free illimité reste le plus intéressant en matière de données échangées puisque l’opérateur ne limitera le débit qu’après 3 Go échangés, contre 2 Go pour la majorité des autres opérateurs. Reste qu’une incertitude demeure sur le débit réel 3G proposé par Free.
A noter que les utilisateurs de Blackberry devront s’acquitter d’une option payante d’un euro par mois supplémentaire.

Autre souci : lorsque vous voulez changer de mobile. Free ne subventionne pas les téléphones, mais il en vend, un peu plus que plein pot. Et de fait, avec un smartphone, ce n’est pas forcément Free le plus intéressant sur deux ans. Les numériques le montrent bien [1] : « Quel que soit le modèle de smartphone choisi, une chose est sûre : pour les petits consommateurs de voix, c'est tout simplement Sosh qui est le plus avantageux sur 24 mois ». A savoir que la boutique de Free propose des mobiles, certes payables sur 12 à 36 mois, mais à des prix plus élevés qu’ailleurs. Près de 100 euros de plus pour l’iPhone 4GS par exemple.

En résumé, Free garde tout son intérêt si vous ne voulez pas changer de mobile ni appeler sur des portables à l’étranger et encore moins depuis l’étranger. Et évitez franchement d’utiliser Internet hors de France, ou avec le petit forfait.

Votre libéralisme éhonté vous aurait-il fait écrire des bêtises juste pur vous gargariser de votre idéologie?

A méditer Monsieur Montabert; parfois faire profile bas et s'excuser des stupidités que l'on écris est une preuve d'intelligence!

Écrit par : Le Citoyen | 13 janvier 2012

@Le Citoyen: oui oui, ayons tous une pensée pour les Français qui vont se jeter sur l'offre de Free et bénéficier de tarifs bons marché terriblement vicieux... Une offre que Free lui-même a restreint à trois millions de malheureux, de peur de trop abuser sans doute!

Ah, aussi, le Figaro (certainement aveuglé par l'idéologie) prétend qu'on a intérêt à changer pour Free même en étant encore engagé pour plusieurs mois chez un autre opérateur:

http://www.lefigaro.fr/conso/2012/01/10/05007-20120110ARTFIG00597-ce-que-vous-economiserez-en-resiliant-pour-free-mobile.php

Mais que voulez-vous, il faut de tout pour faire un monde. Je suis sûr que lorsque Free arrivera en Suisse vous vous accrocherez mordicus à votre abonnement Swisscom hors de prix. Voir midi à sa porte, c'est aussi ça que permet la véritable concurrence. Je choisirai ce qui me convient le mieux, vous aussi, et tout le monde est content.

Écrit par : Stéphane Montabert | 13 janvier 2012

@DdD: Croyez-vous que les employés de Free sont des crève-la-faim?

Des crèves la fin certainement pas mais au vu des dettes de la France, que ce soit les dette de leur assurance maladie ou les caisses publiques, c'est à se demander si quelqu'un est encore en mesure de payer des impôts...

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"Vous faites le raccourci erronné entre un niveau de vie élevé et des prix élevés. C'est une erreur, parce qu'une grande partie du prix local n'est pas dû au coût de la main-d'oeuvre indigène, défendable, mais à des tarifs abusif à l'importation, de cartels, etc., qui ne sont, eux, pas défendables."

Faux, le prix local est en grande partie due à la main d'oeuvre indigène (pour autant que le chef d'entreprise ne trompe pas les clients). C'est ce qui fait la grande différence pour les emplois locaux (quand un employé de bureau francais gagnet 3000€ et qu'en Suisse il gagne 5500.- Suisse, ca fait une sacré différence qui se repercute sur les prix, même si effectivement ce n'est pas que ca comme en ce qui concerne les domaines où de la scpeculation est de vigueur.)

De plus, par exemple avec Swisscom (si l'on parle d'operateur). Le Suisse a plus a gagner à utiliser Swisscom en terme sociale puisqu'une partie des bénéfices retourne à l'Etat. Ce qui n'est pas le cas avec les autres opérateures dont les bénéfice ne retourne que dans les poches des actionnaires et des dirigeants.
Donc même si on a l'impression de payer plus cher avec Swisscom, ce n'est pas si vrai. Alors je préfère encore payer plus cher et que l'argent retourne en Suisse pour participer aux choix politiques, que de payer moins et que qasi la totalité reparte à l'étranger (pour moi, c'est aussi ca aider et aimer mon mon pays)

"Vous n'imaginez pas le niveau de vie que vous pourriez avoir en Suisse avec une vraie ouverture au marché, juste en termes d'importation"

C'est une heresie d'une vue à court terme.

Le niveau de vie ne ferait que baisser au fur et a mesure, comme il se fait depuis 15 ans.
Car les gens ne regardent QUE leur porte monnaie mais ne se demandent pas comme l'argent rentre dedans.

Quand vous irez achetez moins chers dans une entreprise étrangère dont le siège social est à l'étranger où l'on ne trouvera en Suisse des bureaux dont la majorité seront des temporaires, ce n'est pas ca qui paiera vos routes et vos écoles et ne donnera pas un avenir professionel de qualité à vos enfants (ou a vous).

De plus, je ne sais pas pour vous mais si demain vous voulez que vos enfants travaillent dans des entreprises comme Easyjet plutot que dans des entreprise comme Swisscom, c'est vous qui voyez. Perso, je préferais travailler chez
Swisscom...


" les complémentaires santé, les médicaments génériques, la grande distribution et tutti quanti."

On voit comme en Espagne, en France, en Angleterre comment cette théorie marche bien...
Ca ne servira à rien d'avoir des produits moins chers si quand même, votre salaire ne permet pas de vous les payer...
D'ailleurs en parlant de Cassis de Dijon, vous ne pourrez pas importer QUE ce qui vous plaira. Les autese pays défendrons aussi leur intéret et exigeront de la Suisse autre chose qui coutera la différence (soit en terme de prix, soit en terme social).
C'est la raison pour laquel votre vision ne marchera jamais.

Écrit par : DdD | 13 janvier 2012

@Le citoyen.

Cela démontre simplement que les entreprises doivent bien s'y retrouver financièrement aussi.
C'est comme l'Etat, quand elle donne d'une main, elle prend de l'autre et c'est normal.

Car comme toute entreprise, les offres n'avantage que des personnes ciblées. Aucune entreprise ne "rase gratis", non pas par volonté mais parce qu'elles ont aussi des factures a payer et des actionnaires à satisfaires.
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Bien des chefs d'entreprises l'aurait fait avant si ca pouvait attirer des millions de client dans leur base de donnée.. Mais la réalité rattrape toujours la fiction.

Écrit par : DdD | 13 janvier 2012

@ Montabert,

" C'est une erreur, parce qu'une grande partie du prix local n'est pas dû au coût de la main-d'oeuvre indigène, défendable, mais à des tarifs abusif à l'importation, de cartels, etc., "

On nous sort les même discours avec les prix de entrepreneurs du bâtiment. " ils sont tous hors de prix ". Faite une caculation de prix sur les tarifs dans la bâtiment est je vous garanti que le résultat final du prix calculé est bien en dessus des prix pratiqués sur la marché.

Tant que les médias et les râleurs de service qui trouvent que tout est plus chères qu'à l'étranger en ne tenant jamais en compte des prix calculés comparés à ceux pratiqués sur la marché; ils pourront faire toutes les comparaisons possible avec la France, l'Allemangne etc... ce ne sera que de la polémique dans le vide. La base d'un prix calculé se fait avec les charges d'exploitation % d'un salaire brut moyens. Comparez les chiffres des salaires français et Suisse; le chiffre n'est pas non plus pareil. J'en sait quelque chose j'ai étudié cela dans ma formation supérieur de peintre en bâtiment. Pour parler de prix; un minimum d'approche mathématique, me semble un peu plus scientifique.

Il ne faut pas croire que les français en payant avec des prix comparés à ceux de la Suisse ont un pouvoir d'achat 3 à 4 fois plus élevé que les Suisses.

Sur ce; les prix très bas pratiqués dans le bâtiment de par une concurrence féroce est un facteur important de travail pour les entreprises. Les clients peuvent trouver des prix moins chère qui leurs conviennent et hésitent moins à investir pour construir, rénover.

D.J

Écrit par : D.J | 13 janvier 2012

@DdD: après le "achetez français", le "achetez suisse"? Peut-être faudrait-il mettre des douanes pour empêcher les Genevois traîtres à la nation de faire leurs courses à Etrembières...

Vous êtes persuadés que les salaires suisses élevés ne peuvent être obtenus que par des prix élevés, mais vous refusez obstinément de considérer toute la part non-helvétique dans les prix de ces marchandises une fois sur l'étalage - part qui permet à la Migros de fournir parfois des lots de gel douche identiques à 1.75 au lieu de 3.90 à l'étalage, simplement en passant par des imports parallèles plutôt que les cartels habituels. Et il faut bien voir qu'une proportion délirante de ce qui nous est vendu ici n'implique peu ou pas de main d'oeuvre locale.

Écrit par : Stéphane Montabert | 13 janvier 2012

"@DdD: après le "achetez français", le "achetez suisse"? Peut-être faudrait-il mettre des douanes pour empêcher les Genevois traîtres à la nation de faire leurs courses à Etrembières..."

Il faut savoir ce que vous voulez. Ce n'est pas les personnes qui vont faire leur course en France qui permettent la création de l'infrastructure du pays. Ce n'est que du profit.

[Ils utilisent leur voiture, payent leurs impôts sur place... Ou est le problème? Pourquoi faites-vous vos courses à Migros plutôt que chez Globus, ou à Aldi plutôt qu'à Migros? Est-ce du "profit" immoral?]

Et l'excuse des fin de mois pour trouver des excuse d'aller en France c'est un peu facile. C'est ce comportement là qui contribue à ce qu'ils ait le salaire qu'ils ont.

[donc, leur comportement est répréhensible/immoral à vos yeux. Décidément, si on ne paye pas plein pot, on est un salaud!]
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"Vous êtes persuadés que les salaires suisses élevés ne peuvent être obtenus que par des prix élevés,"

Quand un coiffeur a un bassin de clientèle de 1000 personnes et dont 150 sont des clients, quand ils doivent payer sont loyer et ses frais en francs suisse, celui en suisse devra mathématiquement faire des prix plus haut que s'il était en France...

[vous rendez-vous compte que votre exemple du coiffeur est incroyablement mauvais? Je vous parle de marchandises et de services hors-main d'oeuvre, vous me parlez de main-d'oeuvre pure...]
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" mais vous refusez obstinément de considérer toute la part non-helvétique dans les prix de ces marchandises une fois sur l'étalage - part qui permet à la Migros de fournir parfois des lots de gel douche identiques à 1.75 au lieu de 3.90 à l'étalage"

Non je ne m'obstine pas à refuser de voir cette partie, au contraire. Car au vu de l'Etat des finance des pays voisins et de l'Etat économique, les raison de leur problème est aussi parce que ce gel douche il le pait 1.75 au lieu de 3.90.
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Il faut aussi arrêter de dire "chercher à payer moins cher". Moins cher que quoi?

[moins cher que ce qui est comparable dans un pays équivalent. Et ne venez pas me sortir que la sécu française ou la base militaire de Djibouti explique que Free arrive à proposer des forfaits moins chers.]

Ce sera toujours trop cher pour les râleur capricieux de ne pas pourvoir se payer tout ce qu'ils veulent.

[sans râleurs capricieux, pas de progrès!]

Les choses ont un prix et au vu de l'etat de l'économie des pays "industrialisé" dont la croissance a cessé, les prix ne sont juste pas les bons. Puisqu'il ne permettent ni à leur employeur, ni à leur Etat de payer leur facture.

[là encore, vous confondez prix à l'étalage et finances publiques. Ce n'est pas parce que les prix, les taxes, les impôts sont élevés que les gouvernements vont "bien". C'est une question de périmètre de l'Etat.]

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La croissance a cessé pour nos pays et nous ne pourrons pas TOUS vivre uniquement de l'exportation que nous feront au pays en voie de développement. Raison pour laquelle il faut aussi payer le prix juste.

[Le prix "juste" n'existe pas. Et n'extrapolez pas la situation européenne à tous les pays développés de la planète. L'Australie vient de recevoir la note AAA, le saviez-vous?]

Et encore une fois, au vu de l'Etat économique des pays, il semblerait que ce soit plus la Suisse qui aient les prix correct que la France, l'Espagne, l'Italie, La grèce et presque toute les pays d'europe qui depuis des décennie ont pu profiter des prix bas, en profitant de la main d'oeuvre des pays de l'est.

[les finances publiques helvétiques sont mieux gérées parce que l'Etat suisse n'est pas aussi obèse que les voisins, cela n'a rien à voir avec la cherté des prix...]

Écrit par : DdD | 13 janvier 2012

"Et je ne parle pas de marchandises de basse qualité style Cassis de Dijon..." (Stéphane Montabert)

Je proteste. Il s'agit d'un affront intolérable à la nation française. Je boycotte immédiatement le gruyère chez mon fromager (que j'achète bien moins cher qu'en Suisse, hahaha...) et je contacte immédiatement le ministre de la Défense. Vous rigolerez moins quand les chars français débouleront dans les rues de Renens, non mais sans blague...

Écrit par : Robert Marchenoir | 13 janvier 2012

Sauf erreur de ma part, les études internationales disponibles montrent que même en tenant compte des prix élevés, le pouvoir d'achat des Suisses est supérieur à celui de la plupart des autres nations.

Cela ne signifie pas qu'il ne pourrait pas être encore meilleur avec davantage de concurrence. Vu de l'extérieur, le mélange suisse de libéralisme et de cartellisation dans certains secteurs est assez difficile à comprendre.

Dans le domaine du logement, vous réussissez à être encore moins libéraux que les Français, ce qui est une espèce d'exploit. Il faut reconnaître que l'exigüité du territoire et la pression migratoire créent des conditions très particulières.

Écrit par : Robert Marchenoir | 13 janvier 2012

Un petit pavé dans la mare ?
Vous trouvez tous que la téléphonie mobile est trop chère ? Comment se fait-il alors que tant de gens passent des heures par jour l'oreille collée à leur petit engin, que ce soit dans la rue, dans les transports plublics, dans les super-marchés ? Si c'est vraiment trop cher, on peut en modérer l'utilisation.

Écrit par : gamine | 13 janvier 2012

Domage que vous modifiez les commentaires des gens, on a de la peine à s'y retrouver et du couts on a de lapeine à savoir qui dit a dit quoi.

[J'essaye d'éviter, mais face à un "wall of text" il n'y a pas trente-six solutions. Du reste, comme ça devient trop pénible à lire, je vous laisse volontiers le dernier mot!]

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"Ils utilisent leur voiture, payent leurs impôts sur place... Ou est le problème? Pourquoi faites-vous vos courses à Migros plutôt que chez Globus, ou à Aldi plutôt qu'à Migros? Est-ce du "profit" immoral?"

oui et les autres aussi. et en plus ils assument les couts de leur qualité de vie et de leur salaire.

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"donc, leur comportement est répréhensible/immoral à vos yeux. Décidément, si on ne paye pas plein pot, on est un salaud!"

Ce n'est pas parce que je trouve les chose imorale qu'elle doivent obligatoirement être répréhenssible. Je ne suis ni UDC, ni socialiste. Je parle pas de payer plain pot, je parle de payer le prix juste. Le prix qui permets à d'autre employé de pouvoir eux-aussi avoir une bonne qualité de vie et non pas seulement à ceux qui cherchent à payer le moins cher en profitant des working poor.

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"vous rendez-vous compte que votre exemple du coiffeur est incroyablement mauvais? Je vous parle de marchandises et de services hors-main d'oeuvre, vous me parlez de main-d'oeuvre pure..."

Vous vous rendez compte que Migros, Swisscom et Orange ne sont pas les eule entreprise en Suisseà vendre des bien de consommation et des services.. Et que effectivement nombre de suisse. Hors main d'oeuvre ou non, cela fait parti du meme syteme, les dissocier est une erreur, on ne peut peut pas prendre l'un sans l'autre. Tout est lié.

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"moins cher que ce qui est comparable dans un pays équivalent. Et ne venez pas me sortir que la sécu française ou la base militaire de Djibouti explique que Free arrive à proposer des forfaits moins chers."

Quel pays est équivalent ou comparable?
Aucun... C'est donc bien claire, aujou'rdhui on ne fait que comparer ce qui est incomparable parce que les gens sont incapable d'assumer un budget.

Free n'arrive PAS a proposer des forfaits moins chers, pour la simple et bonne raison que ce n'est que pour donner un coup dans la fourmilière (preuve en est, c'est que l'offre est limitée).
Attirer des millions de client est une chose, les garder en est une autre.
Et a ce jeux là, n'importe qui peut le faire et on arrive au même stade que pour les assurances maladies à cause de trop de concurrance, ce qui fini par couter cher, c'est d'attirer les clients plutot que de se concentrer sur ceux que l'on a deja.

Sunrise a fait exactement la même chose en arrivant en Suisse et aujourd'hui en fin de compte, ils ont vu que ce n'était pas si facile. Carrefour aussi est venu en Suisse pronant on des incroyable sbaissent de prix, ensuite aldi, lidle... et le résultat c'est quoi?
Des prix de quelque centime moins cher POUR des employés très bien sous-payé avec des conditions pourrie. (super! c'est un grand pas en avant dans l'amélioration des conditions de travail).

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"sans râleurs capricieux, pas de progrès!"
Désolé mais d'avoir des TV à 1000.- (ou des gels douches à 1.30) mais des salaire à 1500. par mois, des contract de travail de 6 mois, je n'appelle pas ca du progrès.

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"là encore, vous confondez prix à l'étalage et finances publiques. Ce n'est pas parce que les prix, les taxes, les impôts sont élevés que les gouvernements vont "bien". C'est une question de périmètre de l'Etat."

Non justement c'est lié. C'est de ne pas prendre cela en considération qui est une erreur. Quand vous prenez des commune comme Renens ou Lausanne ou même pas 50% des adulte paient des impôts alors qu'ils doivent payer plusieurs millions au TL par années c'est qu'il y'a un problème quelque part.
Vous qui êtes conseillé communal à Renens, vous devriez être le premier au courant que ce qui rempli les caisses de la commune se sont les impôts que paient les gens. Et pas de contribuable, pas de grand projet (exepté de faire payer aux autres commune ou aux cantons les choix de la commune).

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"les finances publiques helvétiques sont mieux gérées parce que l'Etat suisse n'est pas aussi obèse que les voisins, cela n'a rien à voir avec la cherté des prix..."

Il n'est pas aussi obèse parce que les gens ne vivent (vivaient) pas au dessus de leur moyen et qu'il pait un prix correct par apport aux couts de ce que coute un objet ou un service.
Ce qui a commencé à déglinguer les chose c'est justement à faire des comparaisons avec des pays voisins qui n'0avait pas lieu d'être.

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Il y'a encore 10 ans, les suisses avaient la tête sur les épaules et n'étaient pas encore tombé dans cette ineptie de croire que de faire baisser les prix des choses allaient améliorer leur quotidien.
D'ailleurs ici on disait "il n'y a que les suisse qui votent pour des augmentation d'impôts", parce que les suisses assumaient les couts.

Écrit par : DdD | 13 janvier 2012

"Vu de l'extérieur, le mélange suisse de libéralisme et de cartellisation dans certains secteurs est assez difficile à comprendre."

C'est justement ce mélange qui maintient le moins mauvais équilibre.

Les cartels ne sont pas forcément une mauvaise chose en soit dans la mesure un si des patrons d'entreprises défendent leur secteur, c'est qu'ils défendent aussi leur employés.

Alors quand un socialiste se plaint que les prix sont trop élevés et qu'il faut les baisser et de l'autre des patrons qui maintiennent des prix élevé pour sauvegarder sa boite, on se demande qui défend vératibalement les "ouvriers"...
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Car ce que ne veulent pas comprendre certains, c'est que des prix bas n'est pas forcément à l'avantage du consommateur, car pour être consommateur, faut-il encore avoir un emploi. et pour avoir un emploi, encore faut-il que l'entreprise aient les moyens de vous engager en dégageant des bénéfices.

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Le pouvoir d'achat se calcul en pourcentage et non en nombre. Ce qui fait qu'en terme de nombre, le montant de 5% d'un salaire de 2500.-, n'est pas le même que 5% d'un salaire de 5500.-
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Si
"le pouvoir d'achat des Suisses est supérieur à celui de la plupart des autres nations"

c'est parce que c'est un toute, un système de prix correct qui se maintient, ce n'est pas juste parce que c'est vendu "en suisse".
D'ailleurs les pays qui résistent le mieux é la crise, sont justmeent les pays qui adoptent une politique de prix élevés.

Écrit par : DdD | 13 janvier 2012

" Dans le domaine du logement, vous réussissez à être encore moins libéraux que les Français, ce qui est une espèce d'exploit. Il faut reconnaître que l'exigüité du territoire et la pression migratoire créent des conditions très particulières ."

C'est pas tant la petitesse du territoire, mais les règlements tatillons. Le droit abusif d'opposition contre les constructions etc... En France je ne sais pas; mais en Suisse il faut faire des demandes de permis de construire même pour un petit muret dans son jardin ou un petit cabanons en bois pour y mettre ses outils de jardin. On devrait théoriquement d'après les règlements communaux en faire de même pour y installer une tente de camping.

Il en revanche possible que des baisses de prix dans les télécoms seraient encore possible avec plus de concurrence. La concurrence c'est aussi un moyen d'obliger à innover encore plus. D'où la justesse du billet de Montabert. Faire baisser les prix par de nouvelles technologies.

Les bilans sur la concurrence ne doivent pas se limiter seulement sur des baisses de prix; mais aussi sur l'obligation d'innover. Si l'on avait écouté les socialistes suisses sur la libéralisation des télécom; ce serait encore les PTT ou la monopole publique du téléphone épongerait encore les déficits de la poste en facturant à des prix exorbitant des communications tout comme à l'époque du monopole PTT.

( on oublie un peu souvent qu'avec le téléphone fixe les prix ont fortement baissé depuis la libéralisation )

De plus avec les socialistes on serait encore avec des gros grelots à cadran et les fameuses sonnerie DRINNNNG!!!!

D.J

Écrit par : D.J | 13 janvier 2012

@D.J.

Je partage ton avis sur l'innovation, raison pour laquelle je suis aussi favorable à une certaine concurance.

Hors là, ce que fait free, n'amène rien de plus en terme d'innovation.

Quand tu parles de la poste par exemple, je suis que partiellement de ton avis. Car entre la poste d'avant et aujourd'hui où il faut payer 18.- pour envoyer un paquet avec UPS, je ne sais pas si vraiment on a gagner quelque chose.

Après en terme des différent secteur qu' à la poste aujourd'hui, c'est aussi autre chose.

De plus en terme de technologie il faut savoir ce que l'on veut aussi. Nombre d'entreprise qui investissent dans des infrastructures "moins chers" pour économiser et se retrouve en fait avec des dépense qui augmentent. Car l'impacte du moins cher en réalité coute.

Sur l'Euro par exemple, j'ai regardé un reportage sur ce que les gens pensaient de l'euro. Beaucoup n'était pas content à cause des prix qui ont augmenter à cause de ca mais TOUS se disait que malgré tout c'était quand même pratique à l'étranger, il n'y avait pas besoin de monnaie.

Alors c'est là qu'on se rend compte de certaine chose aussi. Je trouve que l'Euro, qui n'est pratique QUE quand on va rarement à l'étranger, c'est très cher payer pour ce que c'est.

Après par exemple les sonneries Driinng, je suis partiellement d'âccord aussi. Mais la société le pait quand même pas mal cher "juste" pour avoir une sonnerie en mp3...
Bien su^re cela n'apporte pas que du mauvais mais il faut aussi relativier le gain à la fin.

Écrit par : DdD | 14 janvier 2012

" Quand tu parles de la poste par exemple, je suis que partiellement de ton avis. Car entre la poste d'avant et aujourd'hui où il faut payer 18.- pour envoyer un paquet avec UPS, je ne sais pas si vraiment on a gagner quelque chose ".

La poste a augmenté ses prix à la fin du monopole PTT, parce que cette dernière n'avait plus le téléphone pour subventionner son déficit chronique. C'était les communications téléphoniques du fixe ( le Natel n'existait pas; à par pour les grands directeurs et hommes d'affaires )qui étaient bien plus élevés qu'aujourd'hui.

D.J

Écrit par : D.J | 15 janvier 2012

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