10 janvier 2012

Le congrès de la reconquête

Le congrès extraordinaire de l'UDC du 6 octobre à Bussigny avait vu la nomination de Pierre-Yves Rapaz pour succéder au défunt Jean-Claude Mermoud au Conseil d'Etat vaudois. Las! Malgré les qualités de M. Rapaz, la mobilisation de la gauche et la faiblesse de l'engagement du centre-droit firent tomber le siège dans l'escarcelle des Verts, avec l'élection de Béatrice Métraux.

Le Conseil d'Etat vaudois est désormais dans une situation ubuesque: alors que le canton de Vaud est - aux dernières nouvelles - avec une majorité de droite, l'exécutif est majoritairement à gauche, avec trois PLR, deux socialistes et deux Verts.

Et aucun UDC.

L'UDC a donc formé un front uni ce soir pour entériner la candidature de Claude-Alain Voiblet - une candidature approuvée à l'unanimité du comité central de l'UDC Vaud hier soir.

Claude-Alain Voiblet est un pilier central de l'UDC Vaudoise, en grande partie responsable de sa croissance ces dernières années. Secrétaire du parti et coordinateur de l'UDC en Suisse romande, Claude-Alain Voiblet est aussi député au Grand Conseil Vaudois, et préside le Conseil Municipal de Lausanne. Ce n'est qu'une modeste partie de son parcours ; pour un aperçu plus complet de ses valeurs et de son histoire, écoutez donc sa présentation ici (durée: 10 minutes environ).

IMAG0105.jpgClaude-Alain Voiblet est solide dans ses convictions, méthodique, mais aussi capable d'écouter, diplomate et apte au compromis. Respectueux des institutions, il a le libéralisme helvétique chevillé au corps et défend fermement les intérêts de la classe moyenne et la famille traditionnelle. Il incarne parfaitement la charnière entre l'UDC paysanne traditionnelle et l'UDC urbaine plus récente qui s'est développée dans tout le canton. Il fera un excellent Conseiller d'Etat, j'en suis persuadé. Et je ne suis pas le seul: le congrès de l'UDC l'a littéralement plébiscité.

Devant l'ampleur de la tâche à accomplir - non seulement reconquérir le siège UDC au gouvernement du canton, mais aussi ramener la barre à droite au Château - les membres de l'UDC ont fait preuve d'une étonnante solennité; loin du congrès du 6 octobre où une pléthore de candidats s'étaient affrontés, ce mardi soir a vu l'intérêt supérieur de la politique cantonale s'imposer aux ambitions individuelles. Celles-ci ressurgiront probablement après les élections, lorsqu'il s'agira de trouver un nouveau chef de groupe UDC au Grand Conseil.

Malgré tout, au mois de mars, il ne s'agira pas d'élire un candidat pour quelques mois mais bien de façonner la politique vaudoise pour les cinq ans à venir.

La campagne sera courte; la votation est dans à peine quelques semaines. Gageons qu'elle sera intense. Les électeurs de l'UDC auront douloureusement appris avec l'échec de Pierre-Yves Rapaz que la mobilisation est la clef du succès, et que personne ne leur fera de cadeau.

Commentaires

"les membres de l'UDC ont fait preuve d'une étonnante solennité; loin du congrès du 6 octobre où une pléthore de candidats s'étaient affrontés, ce mardi soir a vu l'intérêt supérieur de la politique cantonale s'imposer aux ambitions individuelles"

Quelle emphase pour dire simplement que vous n'aviez personne d'autre :)

Écrit par : Arnold colère | 11 janvier 2012

Ici au Jura bernois on sait ce dont est capable M. voiblet. Il a coulé en trois ans la fondation Bellelay. Il ne sait pas gérer une affaire ni un personnel d'environ 15 personnes. Vous avez en effet un candidat de valeur, d'ailleurs lui même le sait bien, il ne voulait pas être candidat.

Écrit par : broutard | 11 janvier 2012

Très bon choix. Félicitation.
Bonne chance à l'UDC-Vaud.

Ludwig Muller
ancien vice-président UDC-GE
membre de la Constituante GE

Écrit par : ludwig muller | 11 janvier 2012

@Arnaud Colère: "Quelle emphase pour dire simplement que vous n'aviez personne d'autre"

Peut-être parce que ce n'est pas vrai?

Je vous renvoie à mon post sur le congrès du 6 octobre ( http://stephanemontabert.blog.24heures.ch/archive/2011/10/08/pierre-yves-rapaz-au-conseil-d-etat.html ) où s'étaient manifestés Pierre-Yves Rapaz, Pascal Dessauges, Fabienne Despot et Jacques Nicolet. Ces gens-là n'ont pas renoncé à leurs ambitions politiques; d'autres leaders émergent, comme Eric Bonjour, Nicolas Daïna ou Michael Buffat.

L'UDC vaudoise ne manque pas de candidats de valeur. Mais aujourd'hui, échaudée par l'échec de M. Rapaz, elle a choisi l'unité derrière Claude-Alain Voiblet pour privilégier ses chances de revenir au gouvernement.

@broutard: oui oui, on sait bien que la Fondation Bellelay est tout ce que vous avez réussi à trouver en fouillant dans les poubelles de M. Voiblet. Mais vous n'abuserez pas grand-monde avec ce "scandale" aussi artificiel que réchauffé. M. Voiblet s'est longuement exprimé à ce sujet hier et le refera encore certainement, dans la mesure où c'est tout ce que ses adversaires ont à lui reprocher sur son parcours politique. Il n'y a là aucune casserole, aucune malversation, aucun soupçon de malhonnêteté d'aucune sorte - la Fondation Bellelay est just un projet qui a malheureusement échoué, et dont M. Voiblet partageait la responsabilité politique - avec d'autres.

Tenez, il s'exprime à ce sujet dans les commentaires d'un de ses billets:
http://claude-alainvoiblet.blog.24heures.ch/archive/2011/04/21/l-udc-n-est-pas-un-bon-terreau-pour-faire-pousser-des-ambiti.html

Pour l'historique de la fondation, voir le Dictionnaire du Jura:
http://www.diju.ch/f/notices/detail/6480

Mais enfin, je ne doute pas que vous essayerez encore et encore de susciter le doute avec cette pseudo-affaire, c'est tout ce que vous avez.

Écrit par : Stéphane Montabert | 11 janvier 2012

Je parle de ce que je connais, ne vous en déplaise, et de ce que les vaudois ne savent pas à priori. Je laisse le soin à d'autres de nous conter les "mérites" du Voiblet.
Ce n'est pas tant Q'UNE responsabilité politique mais bien GESTIONNAIRE dont je parle et spécifiquement de gestion désastreuse d'une affaire commerciale et de son personnel. Et c'est bien la (ou las) que le bât blesse. Par exemple le licenciement d'une responsable pour y mettre une personne "très proche de lui" à la place. En bref une forme de gestion qui a fait grand bruit à Neuchâtel par exemple.
Quant au mot scandale que vous utilisez, il n'apparaît pas dans mon premier message; auriez-vous des éléments que nous ne connaissons pas? ou est ce simplement votre goût de la sensation qui vous amène à utiliser ce genre de mots?
De toute façon, dans le jura bernois on s'en fout, le mal est fait, cette personne n'est plus ici et on s'en porte très bien!

Écrit par : broutard | 11 janvier 2012

@broutard: j'aime l'idée qu'on reproche à un candidat la gestion d'une fondation mal ficelée il y a dix ans. J'espère que vous nous trouverez bien d'autres perles du même genre pour les autres candidats au Conseil d'Etat vaudois, toutes couleurs politiques confondues. Rien de plus triste que l'indignation sélective.

Mais si vous aviez l'obligeance de fournir quelques liens de presse de l'époque (et pas de la feuille de chou du parti communiste local), vous aideriez grandement à ne pas faire passer vos allégations pour la simple médisance d'un aigri remonté contre l'UDC.

Du reste, connaissant l'amour des médias à l'endroit de ce parti, il me paraît clair que chaque pierre de cette affaire sera retournée d'ici les élections.

Écrit par : Stéphane Montabert | 11 janvier 2012

"la candidature de Claude-Alain Voiblet - une candidature approuvée à l'unanimité du comité central de l'UDC Vaud hier soir."
L'unanimité moins une voix, la sienne. On a vraiment l'impression qu'il y va contre son gré et personne n'a été élu au Conseil d'Etat sur cette base. Il aurait fallu qu'il se présente face à Métraux, mais bon, l'erreur est faite.
Et les erreurs en politique ont souvent des conséquences à long terme. La probabilité que le peuple vaudois élise 5 candidats de droite paraissant égale à zéro, votre candidat occupe la place du mort.
A moins d'une campagne brillantissime...

Écrit par : Géo | 11 janvier 2012

@Géo: je n'y étais pas. Y étiez-vous? Lorsqu'on parle d'unanimité, c'est l'unanimité - pas "l'unanimité moins une voix", comme vous dites.

C'est vrai, je vous accorde volontiers que M. Voiblet ne s'est pas précipité pour être candidat au Conseil d'Etat. Il y a de nombreuses bonnes raisons à cela - ses mandats au Grand Conseil et sa présidence à Lausanne, son implication dans les innombrables campagnes de l'année, et son statut de salarié de l'UDC. Raisons pour laquelle il ne s'est pas présenté contre Mme Métraux, alors qu'il avait - déjà! - des supporters au sein du Congrès, sans être candidat... mais il ne faut pas confondre "contre son gré" et "prudemment".

A tout prendre, je trouve d'ailleurs que la modestie de M. Voiblet face au Conseil d'Etat plaide plutôt en sa faveur. Qui préfèreriez-vous voir siéger au Château? Un candidat humble mais de qualité, porté par son parti? Ou un candidat permanent et obstiné, carriériste aux dents longues, écrasant la concurrence pour concrétiser son ambition?

La campagne de M. Voiblet sera brillante, je n'en doute pas. Il a du métier et il est très populaire à Lausanne et sa région, où l'UDC dispose d'un potentiel de voix absolument énorme. Le défi (largement à portée) sera d'amener les électeurs à se déplacer.

Je ne sais pas si votre allusion à la place du mort fait référence à M. Mermoud - auquel cas elle serait douteuse - mais au vu de la façon dont l'UDC s'est regroupée derrière son candidat hier soir, je pense que l'UDC a fait le meilleur choix.

Écrit par : Stéphane Montabert | 11 janvier 2012

En fait l'UDC n'avait aucun choix, typique d'un parti de râleurs de café du commerce de droite et le parti n'a aucune personnalité à présenter.
Voiblet a été poussé dans le dos -va au casse pipe mon gars- et s’exécute sans aucune motivation. Alors vous pouvez ôter "reconquête" de votre titre et mettre "berezina" à la place. Parce que vous allez vous prendre une veste magistrale.
Il faut laisser à Voiblet le fait d'un certain courage d'aller au gibet, seul et forcé. Lui aurait-on justement rappelé son statut (précaire?) de salarié au parti?

Écrit par : broutard | 11 janvier 2012

@broutard: merci pour cette saillie qui permet de replacer vos commentaires précédents dans leur contexte.

Écrit par : Stéphane Montabert | 11 janvier 2012

Je ne comprends pas pourquoi ce parti n'arrive pas à présenter de candidats crédibles...

Tout autant au CF que dans n'importe quelle commune; une fois qu'ils (les UDC) cessent de se victimiser et d'aboyer au complot Bolchevico-Socialo-Vert-PDC, il n'y a que du vent, le néant...

Écrit par : Le Citoyen | 11 janvier 2012

@Le Citoyen: c'est-à-dire que comme seuls trouvent grâce à vos yeux les candidats de gauche, forcément, ça ne laisse plus grand-monde de "crédible", selon vos critères, dans les rangs de l'UDC.

Écrit par : Stéphane Montabert | 12 janvier 2012

des vaudois élisant un jurassien?
Il faut être français pour le croire...

Écrit par : lefredo | 12 janvier 2012

@lefredo: Ah, une bonne petite pique raciste, ça manquait.

Sachez à toutes fins utiles que les Vaudois, et parmi eux les électeurs de l'UDC, son très ouverts. J'en veux pour preuve qu'au conseil communal de Renens l'UDC est, avec 30% d'élus étrangers, la formation politique avec le plus fort taux d'étrangers des partis représentés. Loin devant les donneurs de leçon de l'autre bord politique...

Écrit par : Stéphane Montabert | 12 janvier 2012

@M. Montabert

Il semble que la vision des candidats soit assez équitablement répartie dans la population suisse.
28% des votants sont d'accord avec le programme UDC, mais personne ne veut de dirigeants venant de ce parti...c'est quand même qu'ils ne sont pas assez crédibles pour une majorité des votants, majorité pourtant à droite dans le canton de vaud. Comme dans toute la suisse de manière générale d'ailleurs...
Ce n'est donc visiblement pas une question de point de vue gauchiste, mais bien une question de point de vue largement partagée, tant à droite qu'à gauche...
Il me semblait que vous aimiez les faits, M. Montabert, et là il s'agit bien d'un fait.

Écrit par : lefredo | 12 janvier 2012

«Claude-Alain Voiblet est solide dans ses convictions, méthodique, [...] capable d'écouter, diplomate et apte au compromis. Respectueux des institutions, il a le libéralisme helvétique chevillé au corps et défend [...] les intérêts de la classe moyenne et la famille traditionnelle. Il incarne [...] la charnière entre l'UDC paysanne [...] et l'UDC urbaine...»

Un chic type quoi, le parfait candidat !

Principe No 1:
Le "candidat" quel qu'il soit, n'a aucune raison de plaire à ceux qui votent à gauche ou aux supporters des PLR/PDC puisque de toute façon ceux-ci ne voteront pas pour lui.

Principe No 2:
Le "candidat" doit plaire à l'électorat UDC vaudois (divisé en deux camps: les "campagnards" et les "urbains". Lesquels se subdivisent en deux autres camps: les "économiques" et les "conservateurs").

Principe No 3:
Le "candidat" doit plaire à tous ceux qui hésitent à voter, ou qui ne voteront ni pour la gauche ni la droite traditionnelle.

Principe No 4:
Le "candidat" à défaut d'être une "bête de scène", doit avoir suffisamment de charisme et de sens de la répartie pour affronter ses adversaires dans débats publics.

Désolé, mais l'UDC vient d'envoyer une machine à perdre au casse-pipe!

Tout chic type qu'il est très certainement, Claude-Alain Voiblet ne retrouvera pas le sourire de si tôt, parce qu'il sait qu'il va se prendre un costard.
Je pense pour ma part, que cet homme est très timide, qu'il manque d'assurance, qu'il a une trouille bleue d'affronter ses adversaires en face. Ça c'est déjà pal mal de fois vérifié sur des plateaux télé. C'est son handicap de taille.

Je ne comprends pas que l'UDC vaudoise s'entête à ignorer qu'elle a par exemple dans sa manche un "petit" Montabert ou une "petite" Despot, qui pourraient parfaitement faire l'affaire.

Écrit par : petard | 12 janvier 2012

@lefredo: le "fait" dont vous parlez, nous pourrons en faire la mesure après les élections cantonales. Je crois que l'extrapolation d'une simple élection complémentaire comme celle que nous avons vécu en décembre est quelque peu hasardeuse lorsqu'il s'agit des valeurs profondes de l'électorat.

@petard: et un peu de vile flatterie pour enrober le tout?

A en croire vos "principes", l'UDC ne devrait pas présenter de candidat du tout. Peut-être que cela vous plairait!

Claude-Alain Voiblet est un excellent candidat, et j'en parle en termes aussi positifs parce que je le connais. C'est tout de même incroyable que tout un chacun s'enflamme pour une Evelyne Widmer-Schlumpf qu'on ne voit jamais en Suisse romande ou décrète qu'un Philipp Hildebrand est un chic type lorsqu'on ne connaissait même pas son nom il y a un mois, alors que soutenir un candidat UDC que l'on sait compétent pour l'avoir côtoyé politiquement depuis quelques années est montré comme une sorte de faiblesse de caractère, limite débilité légère.

Oui, Claude-Alain Voiblet est un chic type et bien davantage encore, et oui je pense sincèrement qu'à l'heure actuelle c'est le meilleur candidat qui soit.

Alors même que d'aucuns reprochent à M. Voiblet sa prudence à se lancer, c'est amusant de vous voir préférer Mme Despot ou moi-même, sachant qu'aucun d'entre nous n'était ne serait-ce que candidat à la candidature!

Écrit par : Stéphane Montabert | 12 janvier 2012

«un peu de vile flatterie pour enrober le tout?»

Mais non, mais non...
Depuis plusieurs mois vous alimentez très substantiellement votre blog avec de solides arguments. Je ne suis pas toujours 100% d'accord avec vous, mais peu importe mon opinion, j'ai l'impression que vous vous défoncez assez bien. Je ne sais évidemment pas ce que vous valez comme "bête de scène" puisque vous "jouez" au Conseil communal de Renens et que ce n'est pas ma salle de spectacle de prédilection. Mais je vous imagine mal avec un bâillon sur la dernière chaise au fond de la salle...

S'agissant de Mme Despot... ben, elle m'a fait une très bonne impression lors d'un reportage diffusé par la TSR sur les campagnes électorales. Ce qui m'a frappé chez elle, c'est son sens de la réflexion et son ouverture au débat.

Quant à M. Voiblet, je l'ai effectivement vu plusieurs fois dans des confrontations sur la TSR où franchement il n'a pas réussi à convaincre et ni à se rendre sympathique avec un comportement plutôt agressif avec ses adversaires. Et est-ce que vous l'avez déjà vu sourire sur une photo?

Vous me direz que mes arguments sont futiles, mais l'image aujourd'hui, je pense que c'est primordial.

Écrit par : petard | 12 janvier 2012

@M. Montabert

Ce n'était pas une sortie raciste, juste une plaisanterie. Mais le deuxième degré passe mal sur les blogs, le votre en particulier, j'en conviens.

Sincèrement, être un chic type n'est certes pas un gage de compétence. Encore moins quand on vise un siège de ministre.

Qu'a donc fait M. Voiblet, qui permettrait de dire qu'il peut assumer cette tâche?
A-t-il diriger un exécutif quelconque? Avec succès? Ou du moins avec quelques succès?
Parce que parler sécurité et uniquement cela au conseil communal de Lausanne, c'est un peu léger.
Contribuer au développement d'un parti en terre vaudoise qui était quasiment inexistant, ce n'est pas non plus un gage de compétence non plus.

J'en conviens, cela ne serait pas le 1er à n'avoir que peu, voire aucune expérience et qui parviendrait à ce poste. Mais sincèrement, je doute des chances de M. Voiblet.
Il ne parviendra pas à convaincre l'électorat vaudois, j'en suis sûr.
Et cela sans aucune supposition basée sur les complémentaires que nous venons de vivre.
Vous l'envoyez au casse-pipe. Mais ce n'est certes pas sa faute. A mon avis, vous devriez revoir votre comité directeur vaudois. Visiblement, il n'est pas capable de comprendre l'électorat de son terroir.

[encore faudrait-il faire partie de cet électorat pour le comprendre, n'est-ce pas M. lefredo!]

Écrit par : lefredo | 12 janvier 2012

Je trouve très intéressantes les propositions de petard. Comme d'habitude...
Et d'ailleurs, il a exprimé en mieux ce que je voulais dire. Mais je n'avais pas pensé à vous ou à Despot (à condition qu'elle reprenne son patronyme de jeune fille, parce qu'en Suisse...), excellente idée !

Écrit par : Géo | 12 janvier 2012

M'enfin Montabert voyez les choses en face et tombez le discours politiquement correcti;il ne voulait pas y aller, il n'a pas les capacités d'un politicien à l’exécutif et il le sait. Il est très bien là où il est maintenant, dans la coordination nationale et le secrétariat cantonal de votre parti.
On l'a envoyer là parce que les autres "têtes" ont une trouille bleue de se présenter en ce moment ou votre parti perd tout, et de se voir coller une étiquette de looser pour bien des années.

Écrit par : broutard | 12 janvier 2012

@broutard: je ne suis pas d'accord. C'est d'autant moins vrai que l'UDC Vaudoise est la seule section cantonale a avoir progressé pendant ces élections fédérales - malgré l'apparition locale du PBD et du MCVD. Certes (et nul ne l'ignore) l'UDC a perdu lors de l'élection complémentaire, mais ne vous en déplaise, la branche vaudoise du parti est nettement moins en situation d'échec que vous le sous-entendez.

Enfin, on peut toujours reprocher à M. Voiblet son manque d'expérience dans un exécutif; selon mes souvenirs, cela n'a guère empêché le socialiste Alain Berset d'entrer du premier coup au Conseil Fédéral. La qualification pour un poste, c'est le peuple qui la donne.

Écrit par : Stéphane Montabert | 12 janvier 2012

Dernière remarque sur ce sujet et c'est aussi valable pour les autres partis

Les dirigeants de partis, chefs et autres membres de comités sont très souvent complètement sourdingues face à leur électorat. Ils se comportent comme des élus après leur élection. «Circulez, ya rien à voir, c'est nous qui sommes aux manettes»!

Écrit par : petard | 13 janvier 2012

Les commentaires sont fermés.