15 janvier 2012

Un point de situation sur la crise de la dette

La vie est injuste. La semaine dernière avait commencé sur les chapeaux de roues: enfermés dans leurs propres délires, les traders (rarement réputés pour leur appréciation pertinente de la réalité) se prenaient à rêver qu'on sortirait de la crise; les taux italiens s'effondraient pendant que les Espagnols empruntaient le double ni vu ni connu, l'argent imprimé par la BCE pour les banques commerciales faisant son office.

sarkozy.jpgTout allait bien, disons, jusqu'au vendredi 13 - ça ne s'invente pas - vers le milieu de l'après-midi, où les fourbes analystes de Standards & Poors annoncèrent soudain qu'ils dégradaient la note d'une ribambelle de pays de la zone euro, dont la France.

Enfin, "soudain", façon de parler.

La perte du triple-A français était dans l'air du temps depuis des mois. Son officialisation n'en reste pas moins gênante, puisqu'elle oblige les politiciens à en tenir compte. Plus possible de jouer les naïfs. Les manoeuvres dilatoires ne dureront pas longtemps; le centre de gravité du couple franco-allemand a franchi le Rhin pour de bon, vraisemblablement pour toujours.

Cerise sur le gâteau, en plus d'avoir dégradé la note de sept membres de la zone euro, S&P a aussi gardé la note de la France sous surveillance négative. Sachant l'équipe d'élite qui gouverne le pays (ou qui se prépare à la remplacer au nom de l'alternance) les prochaines dégradations semblent acquises.

Mais ce n'est pas tout. Les mauvaises nouvelles ne viennent pas seules. Non seulement on apprend sans grande surprise que le triple-A du Fonds Européen de Stabilité Financière est compromis, mais surtout, en Grèce, rien ne va plus. L'accord négocié avec les banques pour leur tordre le bras avec le sourire et leur infliger une décote de 50% sur la dette greque prend encore plus l'eau qu'un paquebot de croisière empalé sur un récif. Or, si les banques refusent et que la Grèce les y contraint, nous sommes en situation de défaut tout ce qu'il y a d'officiel, avec activation des garanties sur les prêts - les fameux CDS - garanties assurées par des banques européennes, qui sauteront devant l'ampleur de la facture...

François Leclerc parle de bombe à retardement sur La Tribune en expliquant plus précisément le mécanisme de la minuterie, le détonateur devant se déclencher le 20 mars. Il ne faut pas se voiler la face sur les chances de fonctionnement d'un plan vicié au départ, auquel le FMI de Mme Lagarde vient de donner le coup de grâce:

L'écart entre le montant initialement envisagé de décote de la dette de 50% et la demande du gouvernement grec de la porter à 75% n'a été que partiellement résorbé, les grandes banques ayant, semble-t-il, accepté d'accroître leur effort pour la porter à 60%. Mais le FMI est venu apporter un soutien inattendu aux autorités grecques, considérant que ce n'était pas suffisant pour que le "plan de sauvetage" puisse remplir sa fonction, étant donné la détérioration de la situation économique du pays, estimant qu'il fallait atteindre la fourchette 65-70%.

 

Il fallait être naïf comme un technocrate pour croire que 90% des détenteurs de dette grecque, possédant pour 206 milliards d'euros de créance, accepteraient sans ciller une décote de 50%, puis de 70% de leurs titres sans jamais perdre le sourire ni évoquer le terme défaut. Les Hedge Funds, "insensibles aux pressions exercées sur les banques par les autorités politiques et les banques centrales" comme le regrettent certains, ont ainsi flairé le bon coup:

[Les hedge funds] ont ces derniers mois considérablement renforcé leurs positions en rachetant de la dette grecque aux banques, trop contentes de s'en délester, et s'arrachent actuellement les titres arrivant à maturité le 20 mars prochain, à des prix bradés en raison des taux très élevés qui prévalent sur le marché secondaire. A l'arrivée, les hedge funds ont acquis le pouvoir de faire capoter l'ensemble du "plan de sauvetage" de la Grèce... Selon JP Morgan Chase, ceux-ci détiendraient avec des fonds souverains la valeur de 80 milliards d'euros de titres de la dette grecque.

Leur calcul est simple : ils attendent soit que la Grèce n'honore pas son échéance, avec pour conséquence l'activation des CDS et le remboursement de leurs pertes par les émetteurs de ceux-ci ; soit d'être remboursés par le gouvernement grec à la valeur nominale, si suffisamment d'autres investisseurs acceptent la décote qu'eux refusent, le "plan de sauvetage" fonctionnant alors. Dans les deux cas, un bénéfice substantiel est à la clé. Le risque qu'ils prennent est relativement mineur, car il faudrait pour qu'ils se pincent les doigts dans la porte que la loi grecque soit changée en urgence, vu qu'elle ne prévoit pas de clauses d'action collective (CAC) obligeant tous les investisseurs à appliquer les décisions prises par une majorité qualifiée d'entre eux.

 

La manoeuvre tombe sous le sens: les hedge funds se sont contentés de racheter à prix cassés les obligations détenues par des banques trop heureuses de s'en défaire, et prévoient de refuser la décote lors du remboursement du nominal. Comme celle-ci est "volontaire", les autorités n'ont pas le choix:

  • soit elles acceptent et remboursent effectivement l'intégralité de la somme due, permettant une grosse plus-value au détenteur de l'emprunt d'Etat ;
  • soit elles refusent, et nous sommes désormais officiellement en situation de défaut - plus de "décote volontaire" qui tienne. Les propriétaires des obligations sont donc en droit d'activer les assurances afférentes au prêt (les fameux CDS) et retrouvent encore leur mise.

C'est gagnant-gagnant - à supposer que personne ne manque d'argent pour payer toutes ces ardoises... Retenez donc la date du 20 mars!

Mais revenons en Europe pour conclure ce point de situation avec l'analyse d'Andreas Hoffert, chef économise de l'UBS, interviewé au journal de la TSR, sur la prétendue "bonne santé retrouvée" de la zone euro:

andreas_hoffert.jpg

Darius Rochebin - Andreas Hoffert, bonjour, vous êtes chef économiste de l'UBS... La grande différence, c'est l'Allemagne qui reste triple-A, la France dégradée, ça ce sera une dimension très importante.

Andreas Hoffert - Oui effectivement, ça à mon avis c'est la mauvaise nouvelle ; la dégradation de la France était prévue mais ce qui était moins prévu, c'est que l'Allemagne ne soit pas dégradée en même temps, donc M. Sarkozy ne pourra pas dire "c'est un problème européen", c'est effectivement un problème français.

DR - L'euro affaibli durablement?

AH - Oui, très certainement, parce que finalement il ne reste plus beaucoup de pays qui ont le triple-A. L'Autriche, probablement, va aussi perdre son triple-A [c'est chose acquise] donc il restera les Pays-Bas, le Luxembourg, l'Allemagne et peut-être la Finlande.

DR - Le fameux fonds de solidarité européen pour aider les pays en difficultés, alors tout s'aggrave, aujourd'hui même les négociations sur la Grèce bloquent, et ce fonds, il est affaibli par la perte de la France?

AH - Tout à fait, ce fonds était financé en grande partie par l'Allemagne et la France, les deux plus grands contributeurs à ce fonds, et ce fonds profitait du triple-A de la France qu'elle n'a plus à partir de ce soir, et donc ce fonds sera aussi dégradé... Il faut retenir que c'est quand même le fonds qui est sensé sauver les pays faibles de l'Europe qui lui-même s'affaiblit maintenant.

DR - Expliquez-nous pour être très concret. Etre dégradé ça veut dire qu'on va payer sa dette plus cher, les taux d'intérêt montent?

AH - Théoriquement ça signifie cela, ce n'est pas nécéssairement le cas, on a vu par exemple aux Etats-Unis ça n'a pas été le cas, les Etats-Unis ont été dégradés l'année passée et néanmoins les taux d'intérêt ont plutôt eu tendance à baisser, mais dans le cas précis ce qui s'est passé c'est tout simplement que les marchés ont déjà anticipé cela et on a vu les taux d'intérêt français quand même flamber vis-à-vis des taux d'intérêt allemands, le différentiel est relativement important, il est de l'ordre d'à peu près 0.8 à 1%.

DR - Il y a des complotistes, notamment des gens très pro-européens qui disent, ce soir, "l'Europe commençait à aller mieux, voilà une agence de notation anglo-saxonne mal intentionnée qui tape sur la tête de l'Europe..."

AH - Euh non, l'Europe n'allait pas mieux du tout, j'entends, nous avons eu l'année passée cinq sommets de la dernière chance, trois plans de sauvetage pour définitivement sortir l'Europe de la crise, nous allons au devant d'un autre sommet et systématiquement rien n'a été fait pour calmer cette spirale qui est une spirale de la banqueroute.

 

L'année 2012 vient vraiment de commencer.

Commentaires

On apprend dans le Matin-dimanche d'aujourd'hui que Hildebrand, s'il plaisait beaucoup aux imbéciles qui peuplent les rédactions de nos journaux suisses, n'était en fait que très médiocre en économie. Il faisait surtout ce que les socialistes lui disaient de faire, d'où les réactions spectaculairement débiles de Rudolf Strahm sur Thomas Jordan, soi-disant "obsédé de l'inflation".
Je pense que le peuple suisse DANS SON ENSEMBLE, SOCIALISTES COMPRIS pour leurs intérêts individuels, doit une fière chandelle à Christoph Blocher pour avoir réussi à éjecter l'homme de paille des socialos de la BNS...
Jamais plus qu'aujourd'hui il n'a apparu aux peuples européens, les Français en premier évidemment mais aussi ici en Suisse à quel point il serait toxique pour l'intérêt général d'avoir des socialistes au pouvoir. Espérons que les Suisses, particulièrement lents dans leurs réactions, finissent par s'en apercevoir et ne votent pas pour ces porteurs de catastrophes qui dans le canton de Vaud se réjouissent déjà d'aggraver la dette dans des dépenses sociales inutiles...

Écrit par : Géo | 15 janvier 2012

Le FESF vient effectivement de perdre son triple A.
Le Costa Europa commence à prendre méchamment de la gîte...

Écrit par : zamm | 16 janvier 2012

"Le Costa Europa commence à prendre méchamment de la gîte..."
Mais il n'y a pas qu'un seul capitaine à bord, même s'ils sont aussi compétents et capables et altruistes et lucides que le capitaine du Costa Concordia...

Une image parfaite de notre monde, ce paquebot italien. Cela ressemble à la justice suisse et ses jours-amende à deux balles, à la BNS (surtout son ancien capitaine...): avec son franc bloqué sur l'euro dans le rôle du récif...
A la gestion général de ce pays par les radicaux/socialistes, tout heureux de voir la population gonfler au delà de toutes limites, infrastructures et superstructures complétement saturées...

Écrit par : Géo | 17 janvier 2012

Géo, vous diriez vraiment que la Suisse est gouvernée par des socialistes ? Je ne parle pas des étiquettes politiques, mais de la mentalité, des principes, des inclinations prépondérants.

Écrit par : Robert Marchenoir | 17 janvier 2012

Bien sûr qu'il s'agit de cela. Je vois un marigot rad/soc comme d'autres voient un grand parti UMPS en France. Mais c'est beaucoup plus vrai chez nous à cause du système politique de concordance, de consensus...
Le deal en Suisse, c'est je te laisse à toi parti des fonctionnaires, le PS, tout ce qui est social, éducation, école et fonction publique et tu fermes ta gueule sur les banques, l'économie...
Derrière Hildenbrand, les fronts ont été très clairs et visibles...
Droite nationale contre ce que d'autres appellent dans d'autres blogs la Coalition (de la gauche avec la droite internationaliste ou atlantiste à la Sarkozy & Co). Cette coalition est moins visible en France à cause du système de majorité contre opposition. Mais Marine Le Pen a raison dans sa vision de l'UMPS...

Écrit par : Géo | 19 janvier 2012

http://www.culture-libre.org/wiki/Qu'est_ce_que_le_vol_%3F

Écrit par : Nicolas | 19 janvier 2012

Géo,

Je suppose que l'alliance que vous décrivez concerne les milieux politiques. Qu'en est-il de la population ?

Écrit par : Robert Marchenoir | 20 janvier 2012

La population a le sentiment très net de se faire avoir dans les grandes largeurs.
Je pense que je n'ai pas à vous souligner l'importance de la notion de canton chez nous. Avant d'être Suisse, je suis Vaudois comme vous-même, avant d'être Européen, vous êtes Français. Dans mon canton, nos autorités rad/soc nous annoncent tranquillement l'arrivée de 10'000 personnes par année pendant dix ans pour des raisons économiques. Il est clair que la situation économique de l'Europe, totalement noyée sous une bureaucratie vorace et coriace, provoque un véritable afflux de jeunes cadres allemands en Suisse allemande et français en Suisse romande. 100'000 frontaliers débarquent chaque jour à Genève et dévastent les conditions de vie de la Haute-Savoie du point de vue des loyers...
Le logement à prix abordable devient un problème crucial pour la classe moyenne, donc les gens cherchent à se loger de plus en plus loin des centres économiques, dans lesquels ils doivent se rendre chaque jour, en trains surpeuplés ou sur des autoroutes surchargées où chaque jour des accidents inévitables provoquent des bouchons invraisemblables dont on ne sait mesurer les coûts qu'ils représentent en termes économiques (absentéisme). Cet afflux de personnel déjà formé et très qualifié ne peut évidemment que prétériter les chances professionnels des jeunes Suisses et si leurs parents ne sont pas complétement idiots, ils ne peuvent que s'en rendre compte. C'est pour moi un sujet du plus grand étonnement de voir à quel point la gauche adopte la cause des sans-papiers, la partie la plus intelligente de populations que l'on envoie en Europe pour renvoyer de l'argent à la famille, ce qui à l'évidence se fait au détriment des intérêts de la partie la moins compétente de la population locale. Plus reaganien que cela, tu meurs...
Ces partis du fric facile, le marigot rad/soc, nous abreuvent d'insultes du genre "xénophobes" alors qu'ils jouent ouvertement la carte de la zone grise d'une marge de main d'oeuvre pour faire du dumping salarial pour le centre droit radical, et la carte clientéliste des socialistes qui font du social.
C'est cette population lésée par les partis du fric facile qui a voté UDC, seul parti de droite en Suisse. Mais ce parti souffre d'un manque évident de cadres capables d'assumer des taches politiques à un certain niveau et la population ne peut que s'en rendre compte...

Écrit par : Géo | 20 janvier 2012

@ Géo,

Il y a quand même bien plus de différences entre le PS et les radicaux qu'entre le GOP et les démocrates aux USA.

@ Marchenoir,

Les électeurs suisses ont désapprouvé bien des initiatives et référendum socialiste. Le 36 heures par semaine, la retraite à 60, la caisse maladie unique, la réforme de l'assurance invalidité quasiment en faillite que la gauche voulait pas réformer, sans parler des nouveaux impôts à gauche à droite contre les riches sans cesse réclamés par le socialos. Bref, tout ce qui ne marche pas en France et que nos socialistes voulaient imposer chez nous.

Depuis que les votations populaire existent; environ 70% des résultats furent du côté des milieux économiques.

D.J

Écrit par : D.J | 20 janvier 2012

DJ@ GOP = républicains ?

Quoi qu'il en soit, s'il existe des contradictions entre PS et PLR, elles sont mineures par rapport aux grands axes politiques:
-lutte contre les droits populaires, parce que le peuple aurait un peu tendance à "refuser les minarets", en d'autres termes ne pas tenir compte des intérêts des banquiers genevois très proches des riches Arabes ou des intérêts des socialos très proches de l'immigration albanaise, turque et maghrébine. Et à réagir contre le point suivant :
-croissance maximum, appel à toutes les multinationales à venir s'installer ici en Suisse sans payer d'impôts quitte à nous mettre en guerre avec le monde entier et poser des problèmes de logistique bientôt insolubles pour la population suisse d'origine.

Connaissez-vous des PLR ou des PS contre ces deux points, à part quelques marginaux isolés ?

Écrit par : Géo | 21 janvier 2012

D.J., Géo : merci pour ces analyses.

Écrit par : Robert Marchenoir | 21 janvier 2012

@ Géo,

Je suis assez d'accord avec vous sur cette manie aussi bien à droite qu'à gauche de dénoncer les initiatives UDC en matière de sécurité publique et d'islamisme. Mais je ne crois pas trop que c'est en faveur de riches arabes, mais plutôt un dogmatisme pour ne pas passer pour des fachos de droites. Mais dans les grandes lignes; Le PS et toujours accroché à un socialisme archaïque ( un pléonasme me direz-vous ) alors que le PLR reste dans les grandes ligne une droite économique libérale. Surtout comparer avec l'UMP ou le MODEM français.

Quand à faire venir des multinationales avec des avantages fiscaux n'est pas une posture des socialistes. Avec ces derniers c'est plutôt le contraire qui arriverait. Et l'arrivée d'entreprises étrangères qui seraient à l'origine de la pénurie de logements sur l'arc lémanique et un peu exagéré. ( mais pas faux non plus ) Toutes les entreprises étrangères n'amènent pas forcemment leurs employés avec eux. Les employés de Mac Donald ne sont pas américains en général. Et Norvartis qui voulait partir de Suisse aurait laissé la plus part de ces employés sur place.

Le manque de logements vient aussi des réglementations urbanistiques et autres procédures d'autorisations de construire ainsi que toutes toutes ces oppositions de propriétaires de villas qui ont construit leur maisons mais qui ne veulent pas de nouveaux voisins; n'arrangent pas vraiment pour absorber la progression de l'augmentation des demandes de logements. Et la multiplication des divorces a fait également augmenté le demande de logement.

D.J

Écrit par : D.J | 21 janvier 2012

DJ@ Je n'ai pas dit que c'est les socialistes qui font la promotion de l'appel aux multinationales, je dis que c'est un jeu "je te tiens, tu me tiens par la barbichette". Au nom de quoi, les radicaux laissent les socialistes foutre en l'air l'école vaudoise, ouvrir les frontières aux trafics de drogue ex-Afghanistan par Turcs et Kosovars associés pour l'héroïne, et ex-Colombie par Afrique de l'ouest pour la cocaïne sous couvert de lutte pour les sans-papiers et pauvres réfugiés politiques-qui-sont-tellement-à-plaindre...
C'est vous qui avez écrit dans ces blogs que l'aide aux réfugiés coûtait deux milliards à la Confédération par an ? A votre avis, dans quelles poches vont-ils ?

Écrit par : Géo | 22 janvier 2012

@ Géo,

D'accord; je comprend mieux votre position. et c'est assez juste.

" C'est vous qui avez écrit dans ces blogs que l'aide aux réfugiés coûtait deux milliards à la Confédération par an ? A votre avis, dans quelles poches vont-ils ? "

Je ne me souvient pas d'avoir écrit cela. Mais si vous le dites?

D.J

Écrit par : D.J | 23 janvier 2012

DJ@ C'était à propos d'un éventuel référendum sur l'achat des Gripen, et si ce n'était vous, c'était donc votre frère...

Écrit par : Géo | 23 janvier 2012

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