07 février 2012

Insécurité, passivité et impuissance

La sécurité des biens et des personnes est la première mission de l'Etat. L'interview de Mme de Quattro dans les pages du Matin donne un état des lieux de la façon dont cette tâche essentielle est perçue de la part de la principale responsable dans le canton de Vaud. Le résultat finira de dissiper les dernières illusions sur une quelconque perspective d'amélioration.

Mme de Quattro commence par poser de_quattro.jpgun constat:

Notre pays et notre canton en particulier traversent une évolution (sic). Entre octobre et décembre 2010, il y a eu 225 cambriolages dans le canton. Durant la même période en 2011, il y en a eu 534. Deux fois plus… Quant aux braquages, ils ont augmenté de 20%.

 

Selon la Conseillère d'Etat, il y a plusieurs sortes de délinquants qui contribuent chacun à leur manière à faire descendre en flèche le niveau de sécurité des citoyens vaudois. Citons pour mémoire:

  • les toxicomanes locaux,
  • le grand banditisme venu des Balkans,
  • les bandes de malfrats de la banlieue lyonnaise et d'ailleurs,
  • les Gitans cambrioleurs.

Jusque là, l'analyse semble pertinente. Mais dès que l'on rentre dans le détail de ces populations et des mesures prises pour remédier au danger spécifique que chacune représente, c'est la catastrophe...

Commençons par les toxicomanes, qu'on imagine constamment à la recherche d'argent liquide pour s'approvisionner en drogue:

En février 2008, j’ai organisé des assises de la violence pour mettre en évidence la situation et chercher des solutions avec des experts. Rien n’est simple, parce que cette criminalité est aussi un phénomène de société: les jeunes veulent des marques tout de suite, consommer avant même d’être entrés sur le marché du travail et d’avoir produit de la richesse. Désolée d’être un peu crue, mais il y a des jeunes filles qui se prostituent pour un sac Vuitton. C’est ça la réalité aujourd’hui. Braquer un fleuriste ou un kiosque, ça leur semble plus facile que de se mettre à travailler.

 

Le "phénomène de société", l'excuse en bois par excellence. Mme de Quattro met sur le même plan la prostitution volontaire et le braquage violent d'un petit commerce! Et connaît-on tant d'exemples de kioskiers agressés pour se payer un sac à main de luxe? Pas un mot pour évoquer les réseaux de trafiquants venus d'Afrique qui fleurissent sur le pavé lausannois, et fournissent tout ce petit monde en substances illicites en attendant (éternellement) d'être renvoyés chez eux. En fait, la drogue est devenue tellement accessible que l'excuse de la toxicomanie n'en est plus vraiment une; si des pillages ont encore lieu au prétexte de se payer sa dose, c'est simplement par facilité. La cheffe de la sécurité publique n'a d'ailleurs pas de mal à illustrer pourquoi:

Nous misons d’abord sur la prévention. Il faut repérer les jeunes en danger quand il est encore temps, aider les parents dans leurs tâches éducatives. (...)

 

Les limites de la prévention sont pourtant connues de la conseillère d'Etat:

A Clarens, juste derrière chez moi, un mineur a torturé, avec deux complices, une personne âgée pendant deux jours, jusqu’à la mort. Il a écopé d’une année de prison. Et il s’en est vanté dans les bistrots! Aujourd’hui, vous trouvez des jeunes de 15 ans qui sont déjà des caïds. Il faut changer la loi pour être plus dissuasifs.

 

Changer la loi! Mais on ne vous demande que ça, Mme de Quattro, et à vos amis députés au Grand Conseil également. Que je sache, ce n'est certainement pas l'UDC qui s'oppose à un durcissement de la justice, et comme le parlement vaudois est à droite - en tous cas jusqu'au mois de mars - le problème est bel et bien dans le groupe politique qualifié de "centre droit".

Mais bon, entre clubs de sport et encadrement socio-éducatif, on peut parier que les toxicomanes et les petites frappes locales, terrifiées, n'oseront plus jamais s'attaquer à un commerçant...

(Rebondissant sur cet exemple, je trouve dommage que les journalistes n'aient pas demandé à l'élue quelle serait la peine appropriée pour avoir torturé à mort pendant deux jours une personne âgée. Selon moi, ce genre d'individu ne devrait pouvoir se vanter que devant ses compagnons de cellule et ne sortir de celle-ci qu'une fois réduit à l'état de vieillard chenu, mais il est vrai que je prône une justice au service de la société civile plutôt qu'à celui des criminels et de leur "réinsertion".)

La même rengaine vaut pour les gens du voyage: en gros, les délits étant commis par des mineurs, on ne peut rien faire.

Passons aux catégories suivantes, nos amis d'ex-Yougoslavie ou de la banlieue lyonnaise:

[Les bandes venues des Balkans, de l’ex-Yougoslavie sont des] gens organisés, eux, qui se préparent, visent à faire un gros coup qui leur permette d’empocher une belle somme, en minimisant les risques qu’ils prennent (sic). (...)

[Quant aux tourisme criminel,] il s’agit d’une criminalité transfrontalière perpétrée notamment par des Maghrébins originaires des banlieues françaises – Lyon, Grenoble et Marseille. La Suisse, plus particulièrement l’axe Genève-Vaud-Valais, est le supermarché dans lequel ils viennent se servir. Ce sont des gens sans aucun scrupule, allant jusqu’à maltraiter une octogénaire si elle se trouve sur leur chemin. Ils sont souvent dangereux et nous n’encourageons pas les gens à intervenir, au contraire: mieux vaut ne pas leur résister.

 

"Mieux vaut ne pas leur résister", annonce de but en blanc la cheffe de la sécurité vaudoise. Ce n'est pas un accident, son propos est émaillé de tirades semblables: "S’interposer est devenu trop dangereux." "Ce n’est pas aux citoyens d’assurer l’ordre public ni de jouer les Rambo"... On croit rêver devant un discours de soumission aussi révoltant. Plus important que la lutte contre la criminalité, la priorité de Mme de Quattro semble être de protéger à tout prix le monopole de la police, la sécurité des biens et des personnes n'étant que des objectifs secondaires.

A Saint-François, au centre de Lausanne, lorsqu'une bijouterie a été braquée en plein jour, les policiers n'ont mis que trois minutes à arriver, une fois prévenus par les nombreux témoins sur place. Mais le centre-ville de Lausanne est probablement l'endroit le mieux protégé de tout le canton, sauf peut-être à s'en prendre directement à un poste de police. Et malgré tout, l'intervention n'a pas pu être immédiate, on s'en doute; même trois minutes sont longues face à plusieurs agresseurs armés de couteaux.

Et si vous habitez à Echandens ou à Lussy-sur-Morges, combien de temps penserez-vous devoir tenir?

Effraction.jpgNous devons faire le deuil de la Suisse sûre dans laquelle nous avons grandi, où nous pouvions laisser un vélo à la gare et le retrouver avec sa selle et ses deux roues, admet la conseillère d'Etat en charge de la sécurité. "Nous nous retrouvons de plus en plus dans la même situation que les pays qui nous entourent." Si seulement! Mais nous avons réussi l'exploit de faire pire. En 1984, la Suisse était le pays le plus sûr d'Europe de l'ouest en terme de cambriolages. En 2011, elle est la dernière. Plus de 7% de la population a été victime d'un cambriolage lors des six dernières années.

Les frontières suisses sont inexistantes, les juges pusillanimes, les procédures judiciaires risibles, les magasins et les habitations mal protégés. Et dans les milieux criminels, ça se sait.

La lecture de l'entretien à bâtons rompus avec Mme de Quattro suscite plusieurs sentiments: la colère et l'indignation devant une impuissance assumée avec autant de naturel, bien sûr, mais aussi, l'étonnement devant la cécité volontaire chez la conseillère d'Etat. Certaines solutions ne semblent pas parvenir à franchir l'écran radar de notre politicienne.

Les prisons vaudoises regorgent de criminels étrangers, par exemple. C'est un fait. Mais nulle part cette petite corrélation ne vient titiller la réflexion de la responsable de la sécurité du canton.

De même, égréner les différentes catégories de criminels - les toxicomanes, alimentés par les réseaux d'Afrique de l'ouest par le biais des vrais-faux requérants d'asile; les bandits en provenance des Balkans; les petites frappes de la banlieue lyonnaise venant faire leurs emplettes ou les gens du voyage - ne permet pas à la politicienne de tracer le moindre point commun entre ces groupes, un petit indice subtil commençant par "é" et se finissant par "tranger".

Non, décidément, l'idée de frontières est désuette. La conseillère d'Etat l'admet volontiers:

Les Accords de Schengen ont apporté d’importants avantages, y compris à la police. Nous avons par exemple accès à des bases de données internationales d’objets et de personnes qui nous sont très utiles. Et nous ne voulons pas revenir aux postes de douane plantés sur chaque chemin, avec ses files d’attente.

 

Nous ne voulons pas revenir aux postes de douane? Qui, nous? Mme de Quattro et quelques caciques libéraux-radicaux, alliés pour l'occasion à une gauche jamais sortie de l'équation pauvre = innocent? Mais quid du peuple?

La cheffe de la sécurité vaudoise le concède pourtant du bout des lèvres, "il faut bien admettre que Schengen pose problème: les contrôles sont devenus totalement insuffisants pour lutter contre cette criminalité transfrontalière. C’est un point qu’il va falloir renégocier." Les journalistes s'abstiennent bien de poser les questions qui viennent immédiatement à l'esprit et sur lesquelles la conseillère d'Etat reste muette: renégocier quoi? Renégocier quand? Mystère. Le discours est purement hypothétique, la réflexion abstraite. La phrase est juste un os lancé aux auditeurs - nous sommes en période électorale, ne l'oublions pas - mais qu'ils n'attendent rien de concret.

Voilà en substance le consternant état des lieux de la sécurité du canton, établi par la principale responsable.

Il n'y a aucune stratégie cohérente, aucune vision d'ensemble, aucun volontarisme.

Quand bien même accorderait-on à Mme de Quattro dix fois plus de budget et deux fois plus de policiers, il est peu probable que la situation s'améliore: le problème ne vient pas de l'intérieur du canton. Mais remettre en question la sacro-sainte libre circulation et les trois-fois-bénis accords de Schengen est impensable (même si ce n'est pas vrai partout), et ne parlons même pas du renvoi des criminels étrangers.

On refuse d'accorder au citoyen le droit de se protéger, de protéger ses biens et de protéger sa famille, simplement pour garantir le monopole de la sécurité aux seules forces de police, alors même que celles-ci sont toujours plus empêtrées dans de nouvelles réglementations bureaucratiques.

On demande à la population helvétique de blinder ses portes et ses fenêtres, d'installer des caméras et de se calfeutrer en attendant les maraudeurs, simplement parce qu'on refuse de prendre ses dispositions aux frontières, là où elles sont le plus évidentes compte tenu de la nature de la criminalité qui frappe le canton.

On érige en principe sacré la mythique prévention des jeunes alors que les criminels ne sont même pas autochtones.

On a encore et toujours la vision d'une justice de beau temps - pas un mot sur les jours-amende! - dont la finalité est très éloignée de la sécurité de la population.

On a tout faux.

Autant dire que la criminalité dans le canton de Vaud ne va pas baisser de sitôt.

Commentaires

Je me réjouis de lire la prose de vos lecteurs de gauche, indignés professionnels. Je suis prêt à parier que 'nauséabond', 'xénophobe', 'raciste', 'tolérance' et 'ouverture sur le monde' seront dans le champ lexical...

Pas grand'chose à ajouter sur le constat que vous dressez, qui est accablant et impossible à démentir. Par contre, je ne suis pas sûr que l'armement des citoyens y change quelque chose, si ce n'est d'envoyer des honnêtes citoyens à la gâchette un peu trop facile en prison.

Vous savez, tant qu'il y aura des campagnes larmoyantes contre l'expulsion des étrangers criminels (les vrais criminels donc, pas les abuseurs d'aide sociale, mais c'est un autre débat), pour la tolérance à sens unique, contre la police, pour les pauvres-victimes-de-la-société-capitaliste-inhumaine, en gros tant qu'il y aura des gens pour confier leur avenir aux formations le plus à gauche du spectre politique, on y arrivera pas.

Cela dit, je me permets de glisser le fait que le centre et la droite n'y changeront probablement rien. Finalement, tout comme en France, quand la marmite explosera, ça fera mal, ce sera moche et personne ne devra s'en étonner. J'entends les discours des plus jeunes, je peux vous dire qu'ils en ont bien plus marre que nous, de l'inversion accusatoire (criminel en tant que victime, victime mérite son sort elle qui vit dans l'opulence), tout le monde voit ce que je veux dire, je pense.

Écrit par : Courant alternatif | 07 février 2012

Le code pénal qui est au niveau fédéral est inadapté à la situation actuelle. Tout le monde le sait et personne ne fait rien. La droite ne veut pas se sentir un UDC bis fascisant et la gauche ne parle que de trouver le mal à la racine en amont: " il faut miser sur la prévention dans les école, l'éducation des familles" etc... Comme si les recommandations de la gauche suisse allaient faire changer le comportement des futurs truands des banlieues lyonnaises. De plus la révision récente du code pénal semble avoir été rédigée par les délinquants eux-mêmes, tant ils en tirent les bénéfices.

Dans un point de vue cantonal, j'imagine pas non plus si le canton de Vaud passe à gauche également au Grand Conseil. On le voit déjà à Lausanne, où la ville tenue par la gauche depuis des lustres se concentre sur la chasse au voiture en ville en pourrissant la vie des automobiliste au lieu de pourrir la vie des dealers. Les voitures seront chassées de la ville bien avant ces derniers. Un canton de Vaud à gauche va créer une cour des miracles à Lausanne.

Schengen est un problème secondaire. Les truands des banlieues lyonnaises sont des personnes rationnelles. Ils savent quels sont les gains à tirer par rapport aux risques encourus. Une police suisse pas qui n'est au point pour lutter contre leurs organisations et des sanctions pénales bien inférieures à celles de la France.

Mais il est bien clair que si les responsables politiques ne veulent pas voir les Suisses remettre en cause ces accords, ils savent ce qu'il leur reste à faire contre la criminalité.

D.J

Écrit par : D.J | 07 février 2012

J'aimerais connaître les origines ethniques de ce mineur qui a torturé à mort un vieillard.

Malgré tout, sachez qu'un homme politique qui serait aussi franc sur les origines de la criminalité serait, en France, passible de poursuites judiciaires.

Même chez les responsables du Front national, je ne crois pas qu'on puisse trouver de déclarations aussi explicites sur l'identité des délinquants !

Écrit par : Robert Marchenoir | 07 février 2012

@Courant alternatif: il ne s'agit pas de sortir la mitrailleuse dès qu'on entend un bruit dans l'arrière-cour parce qu'un renard explore les sacs poubelle. Mais cesser de criminaliser les gens qui se défendent serait déjà un pas dans la bonne direction. La dissuasion commence par ce genre de petites choses.

@Robert Marchenoir: nous sommes d'accord. La liberté de parole en Suisse (même menacée) est très rafraîchissante comparée à la terrible situation française...

@D.J.: estimant moi aussi que les truands des banlieues lyonnaises sont des personnes rationnelles (ou en tous cas capables de faire le calcul risque/bénéfice d'une virée en Suisse) je pense que la Suisse a énormément à gagner d'un retour des frontières.

Je vais vous conter une petite anecdote pour illustrer ce sujet. J'ai eu des proches vivant sur la Côte d'Azur en France - milieu gangrené par la criminalité s'il en est - dans une petite villa au fond d'un long chemin privé. Pendant des années, ils n'ont jamais eu le moindre souci de cambriolage ou autre, alors que les maisons situées au carrefour étaient régulièrement "visitées" (avec parfois les habitants présents!)
Les maisons du lotissement étaient comparables en tous points: même taille, même apparence, même petits jardins, etc. Pourquoi certaines maisons étaient cambriolées sans cesse tandis que d'autres étaient épargnées?

C'est simple: les proches en question vivaient au fond d'une impasse assez longue. Jamais les malfrats n'auraient pris le risque de s'aventurer "en profondeur" dans cette voie alors qu'il aurait été si facile à une seule voiture de police d'en bloquer l'accès, les enfermant dans une souricière.
A la place, les voleurs préféraient opérer au carrefour, où ils pouvaient s'enfuir dans quatre directions différentes à la moindre alerte.

C'est un peu la même chose pour les frontières helvétiques. Il est sans doute illusoire d'espérer contrôler tous les véhicules entrants et les intentions de leurs occupants. Mais passer devant des douaniers en uniforme alors qu'on vient commettre un crime, et savoir qu'ils seront aussi là au retour et pourraient fermer la frontière dans quelques heures - lorsque la bande reviendra avec le coffre rempli des fruits du larcin et que l'alerte aura été donnée - en fera réfléchir plus d'un.

C'est le même principe que "l'impasse dissuasive" décrite plus haut. On ne peut pas empêcher les criminels de rentrer en Suisse. Mais ils ne viendront pas si on peut les attraper facilement quand ils essayent d'en ressortir.

Écrit par : Stéphane Montabert | 07 février 2012

Je n'ai rien à rajouter à ce billet sauf une réponse à un commentaire ci-dessus. La solution de la défense individuelle, si elle ne peut être prônée, ne doit pas être combattue en tant que telle. Avoir une arme pour se défendre doit être un droit pour ceux qui le veulent, et le jour où ces gens au pouvoir, qui se moquent éperdument de l'insécurité du petit peuple parce que eux, ils sont super-abonnés à Securitas avec toutes les options possible, le jour où ces gens se permettront de se battre contre ce droit, il faudra songer à se réveiller. Ces gens se moquent de nous d'une façon simplement odieuse, en particulier le sinistre* Riquet le proc qui fait le beau à la Soupe. 15 jours après l'assassinat horrible de l'ancien tenancier de la Pinte Vaudoise, Riquet le proc faisait la leçon à des citoyens d'Epalinges (là même où le crime avait eu lieu) qui avait eu le culot d'arrêter un malfrat sans attendre la police, qui ne serait de toute façon jamais venue. Cela fait vingt ans que les radicaux/ socialistes nient ce problème pour nous (mais s'abritent sous le parapluie de sociétés de sécurité privées).
Récemment, une info est apparue sur Isabelle Cheausescuvalley, la grande conducador des Verts Libéraux. A part le fait qu’elle décide de tout dans son parti, elle est hyper-dogmatique sur le nucléaire et les OGM et opposée aux armes à domicile. Bref, les Verts libéraux sont largement aussi nuisibles que leurs collègues pastèques.
Pour info : http://nonauconformisme.blog.24heures.ch/
* de sinister, gauche.

Écrit par : Géo | 07 février 2012

vous avez totalement raison M. Montabert. Et votre anecdote est criante de vérité. Si nos responsables politiques ne veulent pas que les accords de Schengen coulent totalement par le peuple, ils devront revoir leur copie aux frontières. Même les douaniers se plaignent. Seul ou à deux, ils n'osent plus contrôler une voiture immatriculée en région lyonnaise avec plusieurs types à l'intérieur qui entre en Suisse. Pour votre anecdote vous devriez faire plus de 200 copies et les envoyer à tous les parlementaires à Berne.

Écrit par : D.J | 07 février 2012

@D.J en effet c'est par là qu'il faut commencer

Écrit par : lovsmeralda | 08 février 2012

Tout à fait d'accord avec vous. En fait cet interview est de la poudre aux yeux libérale radicale avant les élections. La preuve, l'épanchement de M. Philippe Barraud sur "l'extraordinaire" parler-franc de Mme de Quattro ! En fait ils n'ont jamais rien fait et ne feront jamais rien pour remédier aux problèmes de l'augmentation exponentielle de la criminalité dans notre pays et du ridicule du nouveau code de procédure pénale qui occupe les flics dans les bureaux, criminalise les victimes et blanchit les criminels. On dirait en effet que le Code Pénal a été écrit par des criminels eux-mêmes afin de se préserver et échapper à la loi. Pour bien mieux jeter de la poudre aux yeux et faire croire qu'ils agissent (je parle du PLR et Vert libéraux), le site commentaires.ch ne suffit plus, ils en ont créer un autre, observateurs.ch, pourtant partiellement financé par CB - ou en tout cas ils le laissent entendre - !(sur lequel il faut aussi décliner son identité pour avoir le privilège d'y écrire un commentaire !) Ce n'est pas pour rien que le PLR décline depuis de nombreuses années. Ce ne sont que des privilégiés qui protègent leurs intérêts et leurs privilèges, et ne se battent que pour une seule chose, un poste à Berne pour obéir aux ordres de leurs lobbies et s'enrichir le plus vite possible. Ce que je reproche à l'UDC, votre parti, c'est de réduire la femme à une mère, une épouse repos du guerrier, qui ne devrait avoir d'autres envies et ambitions dans la vie que celles de procréer et s'occuper de son "homme" et de son ménage. D'ailleurs selon votre parti c'est la seule chose dont elle soit vraiment capable. Paradoxalement, concernant la femme et sa place dans la société, vous rejoignez la culture musulmane.... peut-être une raison des mauvais résultats de l'UDC lors des dernières élections ? L'UDC devrait évoluer et CB partir, à mon avis il fait plus de mal que de bien à l'UDC. Il protège aussi trop ouvertement les nantis (banquiers, pharmas, grandes industries etc).

Écrit par : jessie | 09 février 2012

@jessie: Mme de Quattro fait preuve de franc-parler, c'est indéniable, le problème vient de ce que les solutions ne sont pas là. Et je ne pense pas que M. Barraud soit téléguidé par les libéraux-radicaux (il doit plus pencher du côté des Verts Libéraux, même s'ils l'ont pas mal déçu dernièrement) et, finalement, je n'ai pas plus d'idée de la composition de l'actionnariat du Courrier que du site LesObservateurs.ch, et franchement, je m'en moque: ce n'est pas ça qui m'importe quand je lis un article, mais ce qu'il contient.

Vos reproches sur l'UDC semblent droit sortis de la bouche de nos adversaires, ce qui est un peu dommage. Par exemple, l'UDC n'a jamais prôné un quelconque rôle particulier pour la femme. Ne confondez pas les paroles amplifiées et déformées d'un conseiller fédéral (si c'est la source à laquelle vous faites allusion) avec le programme du parti. L'UDC, qui reconnaît évidemment et sans réserve l'égalité homme-femme, demande le libre choix de vie; que les familles dont un membre sacrifie sa carrière professionnelle pour éduquer ses enfants soit aussi reconnues et aidées que celles dont les deux parents travaillent et dont les enfants sont confiés aux services d'accueil de jour.

Et il faut penser à la fiscalité aussi. Le vrai choix, ce n'est pas quand l'un des deux époux est cloitré à la maison, ni quand il est obligé de travailler aussi pour que la famille survive; il est quand un seul salaire suffit pour tout le monde, et que l'autre a le véritable choix de travailler ou non. Nous nous éloignons malheureusement à grands pas de cette situation. Si de nos jours tant de femmes travaillent, c'est moins dû à l'émancipation féminine qu'à la paupérisation continue de la classe moyenne.

Aujourd'hui, les deux parents travaillent parce qu'ils ne peuvent pas faire autrement pour payer les assurances maladie, le loyer élevé et toutes les taxes qui s'abattent de plus en plus sur les ménages. Est-ce un progrès?

Sinon, je ne sais pas dans quels délires vous êtes allée chercher un parallèle entre le programme de notre parti et la société musulmane, mais c'est juste n'importe quoi. Je vous invite à vous renseigner davantage tant sur l'un que sur l'autre. Voici par exemple le programme de l'UDC à différents niveaux:
http://www.udc-vaud.ch/index.php?option=com_content&view=article&id=106&Itemid=3

Écrit par : Stéphane Montabert | 09 février 2012

Je lis dans le programme de l'UDC-Vaud que "sans la politique de naturalisation très généreuse de ces dix dernières années, le tiers de la population vaudoise serait de nationalité étrangère". Autrement dit, le tiers de la population du canton est d'origine étrangère ? C'est énorme !

Écrit par : Robert Marchenoir | 10 février 2012

@Robert Marchenoir: oui, c'est énorme. Citant Wikipedia, la population résidente du canton de Vaud est composée, selon les statistiques du 31 décembre 2008, de 70,4 % de Suisses et 29,6 % d'étrangers (respectivement 78,3 et 21,7 % dans le reste du pays!)

Une fois qu'on sait cela, les accusations sur une Suisse "fermée" et "xénophobe" font doucement rigoler.

Et ces statistiques ne comptent ni les frontaliers, ni, bien sûr, tout ce que la population compte comme immigrants illégaux.

Croiser un Suisse dans la rue en Suisse n'est pas si fréquent que l'on pense!

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 février 2012

70,4% en terre vaudoise, contre 78,3% en suisse, on comprend nettement mieux pourquoi le canton de vaud est à gauche et le restera en mars prochain.

Pour ceux qui n'ont pas compris ce que l'on veut faire avec une telle politique, et bien continuez et que vous soyez les premiers à en payer le prix.
(Enfants sans maître d'apprentissage, sans formation potentielle et future, chômage, loyers hors de prix, mode de vie en mutation.....etc!)

Écrit par : Corélande | 10 février 2012

.........et attention! Il s'agit de références 2008! Quand on sait comment cela c'est dégradé ces trois dernières années encore.....(en plus avec Schengen).
Puis le rouleau compresseur des naturalisations, notamment pour les gens des balkans, on ne s'étonne plus de ne pas se sentir chez soi dans la capitale vaudoise et ses larges environs.

Écrit par : Corélande | 10 février 2012

Je n'ai pas fait de parallèle entre le "programme" de votre parti et la culture musulmane, mais au fait qu'au sein de votre parti il y a non seulement le CF dont vous parlez mais il y en a d'autres, et cela transparaît clairement dans certaines de vos positions, que le rôle de la femme est prioritairement de rester à la maison et de s'occuper exclusivement de sa famille, "comme dans la culture musulmane" et la "comparaison" s'arrêtait là, PAS que vous aviez le même programme. Mais vous semblez ne pas vouloir admettre que la société, les femmes ont évolués, et, qu'elles aient fait des études ou non, la majeure partie a envie de travailler, de participer à la vie active, pas seulement de faire des enfants et rester entre 4 murs. Cela lui permet de participer activement au monde, de rencontrer d'autres personnes de parler d'autre chose que de couches culottes et de nettoyage, la liberté d'avoir et de donner son avis personnel et non subir celui de son mari, de pouvoir allerchez le coiffeur sans demander l'argent et l'autorisation à son mari (celle de divorcer aussi lorsque le mariage bas de l'aile par exemple) au lieu de devoir tout accepter parce que pas le choix, car elle peut subvenir à ses besoins et ne dépend pas exclusivement de son mari. La majorité des femmes souhaitent travailler, au moins à mi-temps. Ce qu'il faut, et cela vous ne le faites pas, c'est se battre pour que des infrastructures adaptées soient mises en place pour leur permettre ce choix. Ce que vous proposez c'est de dédommager fiscalement ceux qui ont les moyens financiers pour que MMe ne traivaille pas, mais rien pour celles qui veulent travailler et qui paient des milliers de francs par mois en frais de crêche et en impôts, qui consomment et participent au développement économique du pays. Il ressort clairement que l'UDC souhaite fortement que la femme reste à la maison. Quand à votre "programme", même si j'en approuve la majorité des points, il est beaucoup trop libéral et favorise surtout les privilégiés. "Pour des institutions sociales solides grâce à la lutte contre les abus des faux invalides et autres fainéants" tout-à-fait d'accord, même si je pense qu'ils ne représentent qu'une minorité des "bénéficiaires", il pourrait et devrait y en voir beaucoup moins, si les fonctionnaires chargés d'étudier et de contrôler ces dossiers faisaient leur travail correctement. Ils vont contrôler les CH qui sont facilement "repèrables" mais ignorent, parce que plus compliqué! de contrôler la + grande partie de ces fraudeurs, bien organisés eux, qui connaissent le "mode d'emploi" avant même d'arriver. Mais peut-être est-ce politiquement incorrect ? Donc les seuls responsables sont encore une fois les politiques, qui n'exigent pas la compétance dans LES services de l'Etat, mais privilégient les intérêts politiques et le copinage et l'obéissance aveugle au "chef". Ce serait pourtant une grande source d'économie qui permettrait de baisser les impôts, mais pas comme vous le souhaitez, c'est-à-dire surtout pour les riches et pour les entreprises, mais pour la classe Moyenne qui doit TOUT payer et en marre. Le blocage du taux d'imposition est un scandale (oui d'accord à un blocage mais pas à un taux AUSSI BAS) pour les très hauts revenus (si ils gagnent un million de plus par an, leur taux d'imposition reste le même!) alors que pour un revenu moyen, si on gagne ne serait-ce que 1000.- de plus par an, on change de catégorie et on paie 1200.- de plus d'impôts, donc au final on perd 200 au profit de l'Etat, tout simplement car on passe dans la catégorie supérieure! Ce décalage ne vous dérange pas plus que ça? La libéralisation de l'énergie? On l'a vu, cela n'a fait qu'augmenter les prix et les taxes et fournis des emplois et/ou revenus supplémentaires aux "communes et politiciens" comme par hasard à la tête et actionnaires de ces entreprises. Heureusement que les associations ont un droit de recours, (même si je trouve que parfois ou certaines exagèrent et vont trop loin) mais sans elles se serait l'anarchie totale, le vignoble de Lavaux serait supprimé au profit de villas de luxe pour milliardaire etc. alors que protéger la Suisse c'est AUSSI protéger notre territoire d'une bêtonnisation à outrance. Pour les assurances aussi, baisser les primes oui! Mais ce sont les assurances incontrôlables et incontrôlées car elles font la loi à Berne qui s'en mettent plein les poches et s'enrichissent outrageusement sur le dos non seulement des assurés mais aussi de l'Etat et des Cantons, donc encore le citoyen! Contre ces abus et l'abscence de contrôles sérieux et de sanctions, votre parti est toujours resté très "discret". Au nom de la libre entreprise? Alors oui, il y a dans votre programme certains bons points, mais beaucoup le sont beaucoup moins. Ne vous méprenez pas, je ne suis pas de gauche, je ne fais pas de politique et je ne vote jamais pour un parti, mais pour des candidats, de gauche ET de droite, ceux qui me paraissent (à tort ou à raison) les plus compètants et les plus, je dirais, "honnêtes". Le parti politique qui fera passer les intérêts du pays et de ses citoyens avant ses propres intérêts persos et partisans n'existe pas encore, hélas.

Écrit par : jessie | 11 février 2012

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