31 mars 2012

Gazon maudit

Ce jeudi, selon la formule consacrée, le Conseil Communal de Renens a accepté "à une très large majorité" la construction d'un terrain de football synthétique au Censuy.

N'ayant pu assister à cette séance du conseil, j'ai malgré tout suivi une partie des discussions préalables à l'adoption du projet. On peut en tirer des enseignements sur le fonctionnement d'une démocratie en général, enseignements nullement limités à l'échelle locale.

Passons rapidement sur l'aspect factuel. Un terrain en gazon synthétique offre un certain nombre d'avantages comparé à son équivalent traditionnel. Les frais d'entretien sont moindres et entraînent moins de pollution, la surface est utilisable plus souvent qu'un terrain en gazon naturel et dans des conditions climatiques plus variées... Citant le préavis, le gazon synthétique s'avère être un équipement "durable et économique."

gazon-synthetique.JPGLe nouveau terrain de football devrait bénéficier à des centaines de jeunes footballeurs affiliés aux clubs locaux. On parle de 350 personnes. Le gazon synthétique, s'il est moins coûteux à l'usage qu'un gazon traditionnel, est aussi bien plus cher à l'achat. En fin de compte, la facture du projet tourne autour 1'700'000 francs suisses. On pourrait facilement ouvrir quelques polémiques - à quoi ressemblera effectivement le terrain au bout de dix ans? L'utilisation possible du terrain les jours de pluie sera-t-elle vraiment suivie des faits? A-t-on vraiment les moyens de payer cela? - mais ce n'est pas le propos.

Le propos concerne la légitimité de cette dépense.

Et nous sommes, selon moi, devant l'exemple même d'une dépense illégitime.

Imaginons qu'au lieu de passer par le Conseil Communal, on ouvre une souscription publique. On enverrait un joli dépliant explicatif accompagné d'un bulletin de versement à chaque foyer de la commune, et on compterait, un mois plus tard, les sommes récoltées.

Cette façon de procéder livrerait une mesure on ne peut plus concrète de l'engouement financier réel des habitants pour un nouveau terrain de sport. Et on devine sans mal que les 20'000 habitants de Renens seraient loin de payer le million sept nécessaire au projet (c'est-à-dire 85 francs suisses par tête de pipe!)

Lors des discussions attenant au projet, certains se sont émus que le club de foot local contribuait finalement assez peu à ce merveilleux cadeau - et qu'il aurait dû faire davantage de démarches auprès des joueurs, de leurs familles, des supporters, etc. Mais pourquoi s'embêter à faire de l'activisme et à récolter des fonds auprès des uns et des autres lorsque les sommes correspondantes leur seront, de toutes façons, soutirées par l'impôt?

En passant devant la Municipalité et le Conseil Communal, la magie collectiviste opère, et chacun semble oublier toute relation entre le coût du projet et la poche des contribuables. La causalité disparaît. L'argent semble sortir de nulle part - il n'y a plus qu'à l'affecter aux lubies de chacun, en montants plus ou moins grands mais toujours abstraits, sous les applaudissements d'un public conquis, mais plumé.

Commentaires

Il s'agit ici d'une définition quasi philosophique de ce que l'on attend de la commune dans laquelle nous vivons.
Il est clair, et possible, de demander au club demandeur de participer aux frais engendrés par la création d'une installation dont, finalement, ils seront les seuls bénéficiaires, ou pas.
L'on peut également considérer que la commune met à disposition des installations performantes pour les clubs et que, finalement, le bienêtre des 350 footballeurs, et de leurs adversaires les week-end de matches, est un bien pour la communauté et que tout le monde peut participer.
Il est clair que cela n'est pas possible pour un club de sport local et populaire, de trouver 1,7 mio pour un terrain de sport. Mais ils peuvent participer, à une hauteur qui devrait être discutée.
Je ne sais pas si Renens fait payer les clubs pour l'utilisation des installations sportives communales. Mais il serait également raisonnable de demander une "location" des terrains par les clubs.
Ou, à nouveau, décréter que c'est un bien communal général de voir les jeunes pratiquer un sport plutôt que rien et que tous peuvent bien y contribuer à hauteur de 85.- par année.

Je trouve, cependant, votre raisonnement peu honnête, probablement parce que vous n'êtes pas concerné.
Car en poussant la réflexion, on pourrait demander à chacun de verser ce qu'il semble utile pour la construction de parking par exemple, ou d'autres projets financé par les communes. Par certains que les sommes récoltées soient suffisantes, même si cela concernerait bien plus de monde que 350 sportifs.

Les communes doivent décider si elles facilitent la pratique de sport ou non, et cela revient à financer, tout ou en partie, les installations permettant de les pratiquer.
Maintenant, il est certain que des clubs de foot sont favorisés, car ils "recoivent" des installations dont ils sont les seuls à bénéficier, et qui coutent très chers, alors que d'autres clubs ont besoin de salles de sport, qu'ils peinent à trouver et qu'ils doivent "partager".

Mais ce n'est pas au club de définir les priorités des investissements. Ils soumettent leur désirs et ils obtiennent ce qu'ils veulent, ou non. C'est à la commune de décider, finalement.

Écrit par : lefredo | 02 avril 2012

@lefredo: outre l'aspect philosophique de la question, que j'admets bien volontiers, en tant que contribuable, je suis concerné. En tant qu'élu, je suis concerné. En tant qu'habitant de Renens, je suis concerné. Trop facile de ne retenir dans le débat que les bénéficiaires et d'écarter les autres!

"Car en poussant la réflexion, on pourrait demander à chacun de verser ce qu'il semble utile pour la construction de parking par exemple, ou d'autres projets financé par les communes."

Ne croyez pas qu'un municipal a payé quoi que ce soit de sa poche, simplement parce qu'il parade le jour de l'inauguration.

Les communes ne financent jamais rien. Les contribuables des communes, si. Différence de vocabulaire ô combien essentielle!

"Par certains que les sommes récoltées soient suffisantes, même si cela concernerait bien plus de monde que 350 sportifs."

C'est exactement la bonne démarche. Et oui, souvent, les sommes ne seraient pas suffisantes - prouvant par la même, et de façon concrète, que la population ne suit pas. Et si vous pensez le contraire, allez-y, ouvrez-la votre souscription publique, faites-moi manger mon chapeau!

"Mais ce n'est pas au club de définir les priorités des investissements. Ils soumettent leur désirs et ils obtiennent ce qu'ils veulent, ou non. C'est à la commune de décider, finalement."

Magie du collectivisme où il suffit de "demander à la commune" pour que de l'argent que vous n'auriez pas donné autrement soit tout de même ôté de vos poches. Merveilleux.

Écrit par : Stéphane Montabert | 02 avril 2012

Mais c'est un faux débat. Ou alors, il faut l'appliquer à toute structure collective. Ce sont des décisions politiques et exclusivement politiques. Dans quoi allons-nous investir l'argent de la communauté ? L'Opéra pour les quelques riches de la commune ou le stade de foot pour les masses populaires ? Ou les deux ? Zurich a été mis à feu pour ça. Si l'on vote socialiste, on ne veut plus d'armée, plus de banques, plus de multinationales et l'ouverture des frontières à toute la misère du monde. Et cette ouverture coûte très cher et ce n'est pas l'abolition de l'armée qui suffira à la payer, surtout si l'on a fait fuir les banques et les multinationales...
Et qu'on ne vienne pas me dire que j'exagère : c'est dans leur programme.

1.7 million pour du maudit gazon synthétique, c'est cher. Mais si Renens est suffisamment riche, pourquoi pas ? Le foot me parait ennuyeux à mourir mais il y a plein de gens qui aiment ça et qui payent leurs impôts.

Écrit par : Géo | 02 avril 2012

@Géo
Désolé, mais vous êtes hors sujet

@Montabert

Biensûr que vous êtes concernés, en tant que citoyen et en tant qu'élu, comme vous le dites.
Mais, si l'on suit votre raisonnement, les "communes" ne seraient composées que de villas, et des routes les y conduisant. Avec, quelques policiers et un ou deux employés communaux pour nettoyer tout cela.
Car les gens ne paieraient simplement rien d'autre.
Il y a un certains nombre de choses que l'on considère d'intérêt publique qui doivent être financés par la communauté dans son ensemble, que l'on s'en serve tous ou pas.
Mais c'est un choix à faire. Au demeurant, que l'on peut toujours contester par initiative ou en changeant les élus à la fin de la législature.

Hé oui, les clubs demandent à la commune de les aider, ou de financer, les installations dont ils ont besoin.
La commune, qui a un budget pour cela choisit si elle peut le faire ou non. Si l'investissement est trop grand, mais jugé indispensable, une demande de crédit supplémentaire ou un investissement sera proposé au budget et avalisé par le conseil communal.
La démarche est démocratique il me semble non?
Si on prend vos 1,7mio, le choix est proposé au conseil communal et validé, ou non, par celui-ci. Comme chaque conseiller est résident de la commune, il participe à son niveau au financement de l'installation.
En fait, quand on vous lit, on peine à comprendre ce que vous faites en politique tant la manière démocratique dont nos institutions fonctionnent semblent vous poser problème.
vous ne faites pas de foot, donc vous ne souhaiteriez pas payer pour le terrain. Il faudrait donc pouvoir déduire ces 85.- de votre déclarations d'impôts?
et si je n'utilise pas de voiture, je vais déduire les frais de fonctionnement des parkings et celui d'entretiens des routes, sachant qu'elles seraient nettement moins usée s'il n'y avait que les transports publics?

Si je n'ai pas d'enfant, je déduis le coût des écoles?

Je ne sais vraiment pas ce que vous imaginez comme société idéale.

Écrit par : lefredo | 02 avril 2012

Si on mettait autant d'ardeur pour solutionner les problèmes liés à la santé en général qu'il en est mis pour le sport et le spatial ,dieu que le monde se porterait sans doute beaucoup mieux
Tout le monde n'est pas sportif et tout le monde n'a aucune envie de participer à ce qui devient carrément une obsession peut-être en rapport avec l'UE ,l'élitisme

Écrit par : lovsmeralda | 02 avril 2012

@lovsmeralda: surtout qu'il n'y nul besoin de terrains de football en gazon artificiel dernier cri pour faire émerger de grands footballeurs... Les exemples abondent. Quant au sport, il n'y a pas que le foot. Je crois surtout qu'il s'agit ici de clientélisme de base avec une discipline sportive "sous les projecteurs". Est-ce que cette somme aurait été mieux dépensée en logements, en équipements de sécurité, en formation? On ne le saura jamais.

@lefredo: Géo n'est pas hors-sujet du tout. Les socialistes sont les premiers à réclamer le vote populaire pour des dépenses collectives qui ne leurs plaisent pas. Les avions de combat, vous vous rappelez? A moins que vous ne soyez pour le droit de choisir ses dépenses seulement quand ça colle à vos objectifs du jour.

"Il y a un certains nombre de choses que l'on considère d'intérêt publique qui doivent être financés par la communauté dans son ensemble, que l'on s'en serve tous ou pas. Mais c'est un choix à faire. "

L'intérêt public est une chimère. Il n'existe pas. Le principe d'une souscription publique suffit amplement à le prouver.

"oui, les clubs demandent à la commune de les aider, ou de financer, les installations dont ils ont besoin. La commune, qui a un budget pour cela choisit si elle peut le faire ou non."

En tout arbitraire. Et ceci n'évoque absolument pas chez vous le moindre soupçon de trafic d'influence, de clientélisme, de renvoi d'ascenseur, de corruption. Non, toujours le "bien commun" , irradiant et enluminé.

L'idée que les clubs et autres sociétés collectent eux-mêmes leurs moyens auprès de leurs membres est sans doute trop réactionnaire...

"vous ne faites pas de foot, donc vous ne souhaiteriez pas payer pour le terrain."

Nullement. Je peux pratiquer le foot dans un autre club, et n'avoir aucune envie de payer pour Renens. Je peux vivre à Renens et aimer le foot sans pratiquer, et choisir de contribuer. Je peux le faire parce que j'ai un petit-neveu qui aime ça. Je peux faire du foot à Renens et détester la texture de l'herbe en plastique. Et ainsi de suite. Sortez de vos catégories balisées.

"...et si je n'utilise pas de voiture, je vais déduire les frais de fonctionnement des parkings et celui d'entretiens des routes, sachant qu'elles seraient nettement moins usée s'il n'y avait que les transports publics?"

Ah oui, ces bus de 18 tonnes qui circulent à vide les trois-quarts du temps et endommagent tant les chaussées qu'il tracent de sillons dans le bitume aux arrêts, au point qu'il faut les refaire avec du béton! Très bon exemple!

"Si je n'ai pas d'enfant, je déduis le coût des écoles?"

Les écoles privées se portent comme un charme, pour ceux qui ont les moyens de se les payer (encore un beau succès de l'égalitarisme). Si vous me demandez, oui, je suis pour le chèque éducation.

"Je ne sais vraiment pas ce que vous imaginez comme société idéale."

Faites un effort. Une société libre, prospère, responsable, où la solidarité interpersonnelle n'a pas été dévoyée par l'administration, où le droit de propriété n'est pas un vain mot. La Suisse a vécu sous ce régime, même s'il semble de plus en plus lointain ces temps-ci.

J'imagine très bien, en revanche, la société que VOUS estimez idéale: une société où le "collectif" décide de tout - de là où chacun habite, de là où il travaille, de ce qu'il a le droit de manger-bouger-ni-trop-gras-ni-trop-sucré-ni-trop-salé, de comment et quand il peut se déplacer (merci les transports en commun). Quant à ceux qui ne pensent pas droit...

@Géo: "1.7 million pour du maudit gazon synthétique, c'est cher. Mais si Renens est suffisamment riche, pourquoi pas ?"

La question se poserait en effet si Renens avait une "cagnotte" suffisante. Mais rassurez-vous, comme n'importe quelle bonne commune de gauche, Renens a choisi la voie de l'endettement.
http://stephanemontabert.blog.24heures.ch/archive/2011/11/21/renens-opte-pour-la-dette-xxl.html

Écrit par : Stéphane Montabert | 02 avril 2012

"@Géo
Désolé, mais vous êtes hors sujet"
Génial. On reconnaît les gens de gauche à leurs arguments...

Écrit par : Géo | 02 avril 2012

Ce qui est génial c'est que la muni de Renens essaie de gagner du temps pour une pose de caméras que le peuple a accepté (ayant été obligé de lancer une initiative pour forcer la muni) et qui se plaint que se soit trop cher et de l'autre côté, ils mettent en avant des projets que personne n'a demandé et qui coûtent encore plus cher.

Enfin... Renens quoi... La où la gauche xénophobe mène la danse.

Écrit par : DdD | 02 avril 2012

@Stephane Montabert ,je remarque simplement que quand il s'agit de sport on trouve toujours des solutions miraculeuses on l'a vu avec Xamax tandis que pour le problème des autistes ou autres comme la recherche de médecins généralistes,là depuis bientot 30 ans c'est encore et toujours les mêmes questions à savoir comment faire.Je n'ai rien contre le sport c'est juste une comparaison des volontés concernées et celles qui ne le sont pas et de moins en moins pour un problème de plus en plus lancinant médicalement parlant

Écrit par : lovsmeralda | 02 avril 2012

Cher Stéphane,

Tout d'abord, si vous désirez faire évoluer ce type de politique, je vous suggère de vous rendre aux séance du conseil communal, c'est en général plus efficace que de papoter sur un blog. Je le dis sans méchanceté aucune, n'ayant pas pu m'y rendre moi-même. Mais comme le disait mon père, il n'y a que ceux qui bossent qui peuvent se permettre d'ouvrir leur g...

Enfin, ceci étant dit, vous savez comme moi que si on mettait en place une souscription pour chaque dépense communautaire, collective ou publique, on ne trouverait jamais les fonds, non par manque d'intérêt (quoique parfois...), mais simplement suivant la théorie du passager clandestin qui veut que l'on ne paie pas volontairement pour ce dont on peut profiter gratuitement.

La solution serait donc de faire payer au prix coûtant les installations publiques, ce qui les rendrait trop chères, donc peu utilisées, donc peu rentables, donc...

Vous admettrez enfin que votre raisonnement vaut pour n'importe quel poste budgétaire et qu'il ne s'agit donc pas ici de raisonnement dans l'absolu, comme vous semblez le dire, mais plutôt de jugements contextuels: que doit on subventionner? La police? Les routes? L'armée? Le sport? Le social?
Et là, comme vous l'avez justement dit plus haut, chacun aura son opinion.

A bientôt

Raymond Gauthier

Écrit par : Raymond Gauthier | 02 avril 2012

@Raymond Gauthier: que m'aurait-il servi d'être à cette séance du conseil si vous-même n'y étiez pas?.. Plaisanterie mise à part, votre commentaire est un brillant résumé de l'absurdité de l'action collective.

Vous évoquez la théorie du passager clandestin. Comme tout un chacun ne maîtrise pas le sujet, n'est-ce pas, allons voir cette bonne vieille wikipedia:

"En sciences économiques et en sociologie, le comportement de passager clandestin désigne celui d'une personne ou un organisme qui obtient et profite d'un avantage ( tel que : situation favorable, bien ou service, obtenu ou créé par un groupe de personnes ou par la collectivité ),
- sans y avoir investi autant d'efforts (argent ou temps) que les membres de ce groupe
- ou sans acquitter leur juste quote-part ou le droit d'usage prévu"

http://fr.wikipedia.org/wiki/Passager_clandestin_%28%C3%A9conomie%29

Bien vu!

Le passager clandestin est celui qui profite d'un service sans en payer le prix, l'exact même de ce que les politiques de gauche produisent continuellement.

Comme faire payer les choses leur prix réel - celui qui est bel et bien payé en fin de compte - rendrait la facture trop élevée, on la maquille et on la déguise à travers des subventions diverses.

Ici, les subventions permettent ainsi à un club de foot de se voir offrir un terrain flambant neuf gratuitement.

Réécrivons la phrase: elles permettent à un groupe de gens de bénéficier d'un avantage payé par toute la collectivité.

Réécrivons encore la phrase: Elles donnent à des privés un cadeau payé par le public.

Comme c'est beau, venant de ceux qui dénoncent la privatisation des profits et la collectivisation des pertes! Passagers clandestins, avez-vous dit?

"Que doit on subventionner? La police? Les routes? L'armée? Le sport? Le social? Et là, comme vous l'avez justement dit plus haut, chacun aura son opinion."

Que cette opinion puisse se traduire dans les faits, voilà qui serait un système hautement désirable. Seules certaines fonctions - qu'on appelle régaliennes - échapperaient à ce menu à la carte, l'Etat se définissant comme le monopole de la violence légale. Mais nous entrons là dans des considérations théoriques qui dépassent un peu trop le niveau confortable du gazon, n'est-ce pas, alors gardons-en pour plus tard.

Écrit par : Stéphane Montabert | 02 avril 2012

Stéphane,

J'avais vu la définition wikipedia, mais elle me semble lacunaire.
Disons que le passager clandestin se comprend comme étant le peu de volonté de tout un chacun de payer pour quelque chose de façon volontaire s'il n'a pas à endurer les conséquences à court terme de son non-paiement.
Exemple: si on met une tirelire au Flon et que l'on dit que la cotisation pour le métro est volontaire, mais que si on cotise moins de X francs par personne le métro ne part pas, cette théorie indique que rapidement il n'y aura plus assez d'argent.

Bien à vous

Raymond

Écrit par : Raymond Gauthier | 03 avril 2012

Et pour compléter ma réponse.

A mon sens, tout ce qui ne peut être rentable à court terme, mais qui est utile à la communauté peut être subventionné.

La police, les pompiers, les routes, les transports publics, les parcs et espaces publics, le sport, la culture, le social...OK
Par contre, je suis opposé aux compagnies aériennes, banques, assurances, etc. en mains publiques.

Mais il s'agit là d'une discussion politique où chacun aura sa limite entre l'un et l'autre (au delà des formules toutes prêtes, type "fonctions régaliennes" que vous avez du entendre quelque part à la télé un jour).
Pour en revenir à ce gazon, les installations sportives ne se réaliseraient pas sans argent publique certes, mais elles amènent un bénéfice à long terme (la pratique du sport chez les jeunes et moins jeunes) qu'il est difficile de comptabiliser dans les comptes de la commune (que vous affectionnez tant).

Je suis personnellement plus gêné par le racket opéré par les assurances maladies, pharmas, distributeurs en tout genre et autres compagnies de téléphonie mobile, organisé en cartel vaguement déguisé, sous la bénédiction de parlementaires (bourgeois le plus souvent) embourbés dans une somme de conflits d'intérêts. Ceci coûte beaucoup plus cher au contribuable lambda, sans aucune autre raison que l'intérêt personnel de quelques uns.

Bien à vous

Raymond

Écrit par : Raymond Gauthier | 03 avril 2012

"L'Etat, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde."

Vous le savez déjà Stéphane puisque vous êtes comme moi lecteur assidu du blog de H16, mais je vous souhaite bonne chance pour l'expliquer.

Par contre, je me demande qui à part moi-même portera le tee-shirt Bastiat-2012 avec cette phrase au dos cet été en ville de Lausanne...
Je vais prendre le risque de parier sur personne d'autre.

Je me demande par contre encore si cela ne vas pas m'attirer des ennuis. Je verrai bien.

Écrit par : Greg | 03 avril 2012

La prochaine fois, plus d'excuse, ils pourront utiliser Kickstarter. Et on verra alors s'il y a assez de monde pour financer le projet volontairement...

http://www.kickstarter.com/projects/66710809/double-fine-adventure

Écrit par : Faré | 08 avril 2012

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