17 avril 2012

Pourquoi l'Europe ne s'en sortira pas

Alors qu'il est on ne peut plus clair pour tout le monde que l'Europe n'est pas sortie de la crise, certains pensent qu'il suffit de passer par une période "d'austérité" et d'appliquer un certain nombre de "recettes", fussent-elles au goût amer, pour que les choses rentrent dans l'ordre et que tout redevienne comme avant.


stiglitz1.jpgCette perspective ne trahit qu'un optimisme irrationnel. Rien ne sera plus comme avant. De simples ajustements ne suffiront jamais à sauver le modèle socio-démocrate européen: il est mort. La dure réalité nous forcera à changer, à court terme et à travers une période dont la Grèce essuie à peine les plâtres.

Bon nombre d'intellectuels ne saisiront jamais ce qui se passe sous nos yeux. Prenons Joseph Stiglitz, par exemple. Il est américain, mais l'école de pensée dont il se réclame, le keynésianisme, est originaire du Vieux Continent, où elle s'applique de la façon la plus orthodoxe qui soit. Si ses interviews se retrouvent jusque dans la presse romande, c'est qu'il fait écho à la pensée dominante, reconnaissance concrétisée par le très européen prix Nobel d'économie dont il a été lauréat en 2001.

Joseph Stiglitz est donc parfaitement dans son élément lorsqu'il parle de l'Europe. Ses paroles sont du miel pour tous nos décideurs. Or, le voilà qui annonce que l'Europe va droit dans le mur, mais en avançant des solutions toujours sorties du même tonneau:

«Les politiciens devraient aujourd'hui reconnaître qu'ils sont sur la mauvaise voie». Une surdose d'économies ne fait qu'empirer les choses. (...) Aujourd'hui, des pays comme la Grèce et le Portugal auraient au contraire «besoin d'une perspective de croissance crédible». Pour cela, les gouvernements devraient augmenter les dépenses de l'Etat, selon l'Américain.

«Ils peuvent le faire sans accroître les déficits, s'ils augmentent les impôts en parallèle», en introduisant par exemple une taxe sur les transactions financières, observe-t-il. L'économie en profiterait et pour un multiple des montants injectés par l'Etat.

 

L'Europe est ruinée à cause de l'endettement public, et M. Stiglitz ne propose rien de mieux que d'augmenter les dépenses de l'Etat! Certes, stricto sensu, Joseph Stiglitz ne préconise pas plus de dette, puisqu'il prétend que la dépense de l'Etat peut augmenter de façon transparente simplement en jouant sur l'imposition. Ce faisant, il commet deux erreurs colossales:

1. La marge de manoeuvre des Etats est nulle. Tous les Etats en crise sont en récession ou affichent une croissance anémique. Leurs comptes sont dans le rouge vif. Sans rien réformer - la France est un cas typique - l'endettement augmente mécaniquement de plusieurs points de PIB chaque année. Nous ne sommes donc pas dans une situation stable où les gouvernements évalueraient leurs options: les dépenses des Etats sont déjà au-delà du maximum possible, au point que le risque de cessation de paiement ne soit pas écarté.

2. Les montants en jeu sont d'un ordre de grandeur incompatible avec des mesures fiscales. La Taxe sur les Transactions Financières voulue au début de l'année par l'Elysée aurait rapporté 1 milliard d'euros par an. Autre exemple, les niches fiscales. Selon François Hollande, 29 milliards d'euros seraient ainsi récupérés. Le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon va plus loin et parle de supprimer 80 milliards d’euros de niches. Ces montants semblent élevés, mais il faut les comparer au gouffre à combler: la dette de la France atteindrait 1'646 milliards d'euros fin mars 2011 selon l'INSEE...

M. Stiglitz est bien dans son rôle de keynésien, conception du monde simpliste où l'économie n'existe qu'à travers la dépense. Si d'un coup de baguette magique toutes les dettes du monde disparaissaient sans léser personne, il se précipiterait au guichet de la banque la plus proche pour emprunter à nouveau.

Hors d'Etat point de Salut

Dans nos régimes socio-démocrates, l'Etat est un acteur économique majeur - incontournable, même. Année après année, le secteur public s'est accaparé des pans entiers de l'activité humaine. L'éducation est étatisée. La santé est étatisée. Les transports en commun, l'énergie, la solidarité sont étatisées. L'administration elle-même gènère sa propre croissance sur les secteurs encore "libres" (les guillemets sont de rigueur) en érigeant des carcans légaux et réglementaires toujours plus contraignants avec autorisations, contrôles et émoluments.

En première approximation, on peut légitimement s'inquiéter des "politiques de rigueur" mises en place ça et là à cause de la crise de la dette. Si l'Etat se serre la ceinture, tous les services dont il assure la charge sont encore moins efficaces qu'avant, n'est-ce pas? D'autant plus que les coupes suivent bien plus souvent les manoeuvres de groupes de pression enkystés dans l'administration que l'intérêt de la population.

Concrètement, aujourd'hui, moins d'Etat veut dire moins d'école, moins de transports en commun, moins d'infrastructures, moins de santé.

Allons encore plus loin et imaginons demain la déroute complète de l'Etat, la cessation de paiement: plus d'écoles, plus de transports en commun, plus d'entretien des infrastructures, plus de santé. Quelle catastrophe!

Le citoyen européen, dressé à l'école de pensée socio-démocrate depuis l'enfance et entretenu dans celle-ci par une litanie médiatique continuelle, est complètement incapable d'imaginer un monde différent de celui dans lequel il évolue. De tels lieux existent bel et bien aujourd'hui, évidemment, mais ceux qui subsistent sont autant de repoussoirs: s'il n'y a pas l'Etat-providence rassurant, le monde est une jungle hostile, l'homme est un loup pour l'homme enfermé dans le poulailler libre et toute cette sorte de chose... On mentionnera donc comme alternatives des pays pauvres et désorganisés livrés à l'anarchie et aux chefs de guerre, tels la Somalie ou le Waziristan. Les Etats-Unis étaient une forme d'exception, mais avec le succès de l'européanisation opérée par Obama, ils partagent désormais la même crise que nous.

La social-démocratie telle que nous la vivons aujourd'hui est une construction récente - un demi-siècle environ pour la plupart des pays d'Europe de l'ouest, et encore, la mainmise de l'Etat sur l'économie n'est survenue que progressivement. L'idée que nos aînés aient vécu dans un monde paisible, et avec moins d'Etat, est devenue profondément dérangeante, quasiment taboue. Nous avons pourtant autour de nous d'innombrables exemples du patrimoine légué par les générations précédentes, dont une bonne partie a d'ailleurs été captée par l'Etat. Qui se rappellera aujourd'hui que la plupart des lignes de chemin de fer ou que les entreprises de production d'énergie ont été lancées par le privé avant que des politiciens ne fassent main basse dessus, quelques décennies plus tard?

L'aide sociale, l'éducation, la santé, la solidarité, la police et la justice ont existé bien avant que l'Etat moderne ne se les accapare pour en faire des monopoles sous son contrôle. Pas besoin de ressortir des caricatures ridicules remontant au Moyen-âge pour essayer de nier cette idée: il suffit de remonter en arrière de quelques dizaines d'années.

Le changement de paradigme

Loin de moi l'idée de présenter l'Europe du début du vingtième siècle comme un paradis perdu, mais si on se donne la peine de faire abstraction du contexte technologique de l'époque, il faut bien reconnaître que la société fonctionnait. Les villes n'étaient pas dévastées par les chefs de guerre ni en proie à l'anarchie. On pouvait circuler librement. Il existait des banques, des centres de recherche, des orphelinats, des hôpitaux, des universités, de la culture, des flux de marchandises, des entrepreneurs inventifs. Il existait des oeuvres sociales pour prendre en charge les plus pauvres et les plus faibles (dont l'Etat s'occupe si bien aujourd'hui.)

La question n'est pas d'établir les avantages de tel ou tel modèle de société comparativement au nôtre. Ce débat n'a plus d'intérêt: celui dans lequel nous vivons n'est pas soutenable et touche gentiment à sa fin. D'une façon ou d'une autre, il nous faudra réinventer une société équilibrée capable de fonctionner sans léguer une dette incommensurable à ses descendants. Non que cela soit moralement souhaitable (c'est évidemment le cas) mais simplement parce que, en pratique, ce ne sera plus possible.

Personne n'acceptera plus de prêter des milliards à des régimes politiques réglant leurs emprunts avec de la cavalerie.

La société de demain - voire d'après-demain, car les lendemains promettent d'être troubles - devra nécessairement être une société avec peu de dettes, ce qui implique que les services rendus soient financièrement durables. Les générations qui nous succèdent n'accepteront pas de se laisser enfermer à nouveau dans des modèles financiers intenables qui les amèneraient à la ruine à terme, comme nous l'enseigne ce début de XXIe siècle. C'est toute l'intelligence que je leur souhaite.

De cette évidence découle l'inévitable jugement sur les élites actuelles: elles sont complètement dépassées par la tournure des événements. Le changement de paradigme excède leur entendement. Incapables de saisir les enjeux, elles restent aggripées à leurs raisonnements traditionnels, fussent-ils désuets. Le bateau prend de la gîte et leur seule suggestion est de rajouter des cales sous les sièges pour retrouver un semblant d'assise... Comme en témoignent les "solutions" avancées par Joseph Stiglitz un peu plus haut.

Déconstruire l'Etat-providence représente un chantier colossal: la société civile devra assurer de nouveau les services dont l'Etat s'est arrogé le monopole depuis si longtemps. Ces nouveaux services devront être financièrement viables, ce qui implique l'abandon de la collectivisation des coûts et de leur report sur les générations futures.

méluche.jpgBien des citoyens déboussolés rejetteront ce changement. Ils préfèreront choisir l'aventure des marchands de promesses plutôt que d'assumer une remise des services dont ils profitent et de leur financement. Leur appréhension sera canalisée par une classe politique au cynisme sans limite, prête à les bercer de toutes les illusions pour accéder au pouvoir.

Voilà pourquoi la gigantesque remise à plat qui s'annonce sera douloureuse - extrêmement douloureuse. Nous sommes englués dans la croyance que sans l'Etat, il n'y aurait pas ceci ou cela: cette pensée nous terrifie, aussi erronée soit-elle. Alors qu'une attitude adulte et constructive consisterait à préparer aujourd'hui la transition pour qu'elle ait lieu en bon ordre, les politiciens préfèrent abreuver la foule de harangues populistes, de rétablissement sans effort, de retour au calme et à la vie paisible par la magie de mesures cosmétiques.

Autrement dit, nous ne reprendront contact avec la réalité que lorsque celle-ci nous frappera de plein fouet. Le choc sera violent. La démocratie y survivra-t-elle?

Commentaires

question importante,réponses tout aussi importantes.Crise de personnalité surtout pour notre pays,beaucoup ne s'y retrouvent plus dans des lois qui doivent s'adapter sur celles de Bruxelles,etc Remises en cause éternelles depuis surtout 2002 peut-être juste pour remettre à jour les livres d'histoire.Vouloir toujours aller plus vite ,le passé fini toujours par nous rattraper.Une demande a été exigée de la part des Russes à leur gouvernement afin que leur histoire liée aux résistants,goulags et autres maltraitances figure dans les livres scolaires,on peut aussi demander à notre pays la Suisse qu'enfin les livres d'histoire concernant un passé peut-être pas forcément glorieux y figure car vouloir nier ce qui encore maintenant fait souffrir beaucoup de citoyens de ce pays n'aide peut-être pas à prendre les bonnes décisions ou quand la mauvaise conscience se fait douloureusement rapeler à l'ordre et si en fait il ne s'agissait que de cela ,pour enfin avancer vers la lumière et non retourner sempiternellement vers l'obscurantisme
On n'entend que parler argent et les sentiments surtout celui d'exister en tant qu'humain,ils sont ou? a force d'être devenu des adorateurs d'animaux ,les humains ont perdu leur essence même d'humains capables de réfléchir et non obéir comme des chiens de salons ou autres libellules sauvées mais qui seront mangées par des chamans.Décidément notre pays fait peine à voir surtout en voyant des sommes d'argent dépensées pour les animaux en premier,y'a trop de fanatisme au rayon animalier et cela c'est grave,on est plus au temps à l'époque du Dieu Amon ou comment le dieu virtuel fait perdre même l'orientation du bon sens de vivre et des vraies valeurs

Écrit par : lovsmeralda | 18 avril 2012

"Loin de moi l'idée de présenter l'Europe du début du vingtième siècle comme un paradis perdu"
Il n'y avait pas d'état au début du 20ème ? Il y en avait, raisonnablement. Cela dit, le fait que vous soyez Français vous fait omettre quelques défauts de la société helvétique, liés au défaut d'état. Un peu comme tous ces gens qui crachent sur 68 mais n'ont pas vécu l'éducation à l'ancienne et ce qui allait avec...
Si vous voulez admirer le non-état helvétique d'autrefois, allez chez ceux qui n'ont jamais évolué et n'évolueront jamais : les Valaisans. Chez eux, pas de problème. Les marchés sont de gré à gré, attribué au copain de parti qui renverra l'ascenseur sous une forme ou une autre. Chez eux, les entreprises les plus polluantes de Suisse : Ciba-Geigy à Monthey et sa tristement célèbre décharge du Pont Rouge, les Raffineries du Rhône refusées par les Vaudois et qui n'en finissent pas de polluer gravement la Plaine du Rhône, Orgamol et ses fûts de déchets chimiques MéLANGES enterrés dans la nappe phréatique sans autre, Lonza, Alu-Suisse et son cône d'abricotiers brûlés visible depuis le Col des Planches et nié par les autorités de ce canton, la fluorose répandue chez les vaches alentour mais pas un seul ouvrier qui en souffre selon les médecins valaisans, qui servent dans le même régiment que les colonels qui dirigent l'entreprise...
Pas un seul marché ne sera jamais attribué à un non-Valaisan, entrepreneur, architecte, maître d'état. Les camions vaudois qui y viendraient travailler verront leurs pneus crevés dans la journée, etc, etc...

C'est aussi cela, l'État faible...

Écrit par : Géo | 18 avril 2012

@Géo: "C'est aussi cela, l'État faible..." non, c'est l'Etat corrompu ou incompétent, ce qui est tout autre chose.

A votre avis, la corruption arrivera-t-elle plutôt:

1. Au sein d'une administration aux pouvoirs limités et aux missions restreintes, ou

2. Au sein d'une administration pléthorique et bureaucratique imprégnant la société entière, et dans laquelle rien ne peut se faire sans le bon coup de tampon?

Écrit par : Stéphane Montabert | 18 avril 2012

"C'est aussi cela, l'État faible..."

Le soldat d'élite est petit et musclé, pas un gros flandrin obèse de 150 kilos..

Écrit par : Nicolas | 18 avril 2012

Comme toujours, il y a beaucoup de paramètres en jeu. Tout le monde n'a pas le sens de l'état, certains en restent au sens du clan...
Encore et toujours une question de curseur. Et je maintiens que 0% est aussi nocif que 100%...

Écrit par : Géo | 18 avril 2012

@Géo: il n'a jamais été question ici de défendre du 0% d'Etat - situation instable qui verrait très vite émerger une forme d'autorité quelconque. 100% c'est la Corée du Nord et la vie n'y est pas plus facile.

Je ne saurais prétendre définir le pourcentage "idéal", chacun voyant midi à sa porte, et les dépenses publiques ayant une tendance naturelle à enfler. Je me borne surtout à constater que les Etats européens s'apprêtent à subir une cure d'amaigrissement violente et, au vu des lubies dans lesquelles s'abîme encore la classe politique, vraisemblablement incontrôlée.

Écrit par : Stéphane Montabert | 18 avril 2012

Je trouve ca plutot amusant, on se croirait dans le prélude à un roman post-civilisation moderne, voire post-apocalyptique.
Le problème, c'est que quand, ou si, cela arrive, les discours et les théories ne compteront plus, il faudra juste être apte à survivre.
L'êtes-vous M. Montabert?

Écrit par : lefredo | 18 avril 2012

@lefredo: "post-civilisation moderne, voire post-apocalyptique" - voilà des termes bien choisis: ils retranscrivent parfaitement l'intensité du culte de l'Etat-Providence et le sentiment que sa disparition laissera sur les croyants.

Quand l'Etat est Tout, son reflux crée un grand vide, n'est-ce pas?

Vous avez parfaitement le droit de ricaner - ne vous privez pas! - mais jetez quand même un petit coup d'oeil à la Grèce de temps en temps, histoire de voir comment ça évolue. Eux ricanent nettement moins. On l'oublie trop, mais le désespoir n'est pas fait que de larmes, il ouvre la porte aux comportements les plus violents et aux croyances les plus irrationnelles.

Quant à moi, je me contente d'adopter l'adage "un homme averti en vaut deux". Si vous lisez ce blog depuis un petit moment, vous devriez avoir une idée de ce qu'il faut faire.

Écrit par : Stéphane Montabert | 18 avril 2012

Un point que vous négligez dans votre appréciation : dans les pays européens, l'état est dans les mains de sales petits profiteurs qui se sont associés dans une mafia qui porte un nom : parti socialiste, dont le sinistre lefredo ci-dessus est un parfait exemple. Ce qu'a défendu jusqu'à ce jour celui qui signe lefredo est parfaitement résumé dans l'extrait de Adolf Hitler cité par Nicolas dans le post précédent. Moi, je parle d'Etat, pas de mafia socialiste. Merci de ne pas confondre...

Écrit par : Géo | 18 avril 2012

Le problème, Géo, c'est que c'est l'organisation qui crée le larron.

Quand vous votez, vous ne choisissez pas entre des gens qui vous disent : élisez-moi, je suis honnête, et d'autres qui vous disent : élisez-moi, je suis un voleur.

C'est l'Etat puissant, obèse, aux pouvoirs étendus et au champ d'action élargi, qui incite irrésistiblement politiciens et fonctionnaires à se conduire comme une mafia.

La seule façon de réduire le risque est de couper les ailes à l'Etat et de lui fixer des contre-pouvoirs.

Écrit par : Robert Marchenoir | 18 avril 2012

@Géo
désolé de vous contredire, l'état est entre les mains des partis de droite, depuis toujours.
Donc la mafia, c'est eux. Bien plus que les socialistes...
Vous lisez un peu mal les chiffres.
Et je ne fais pas de politique. Je suis engagé différemment pour la société, au sein d'une société sportive. Qui parvient à tourner grâce aux cotisations, donc sans recours aux subsides communaux autres que l'aide aux juniores. Argent qui ne sert qu'aux juniors bien évidemment.
Comme beaucoup, je fais partie des citoyens honnêtes qui refusent de laisser les profiteurs de notre système continuer de se gaver en rejetant la faute sur les autres, sans rien dire.

M. Montabert est un excellent exemple de cette droite financière arrogante, je m'amuse à lui le faire remarquer quand je le peux.
Pour le reste, m'associer à demi-mot au fasciste en chef, vous exagérez un brin.

Écrit par : lefredo | 19 avril 2012

@lefredo: visiblement, l'idée que socialisme et l'étatisme ne soient pas cantonnés aux membres de la minorité socialiste vous échappe complètement. Je connais pourtant bon nombre de politiciens PDC, PLR et même UDC qui mériteraient largement leur carte d'honneur au PS - et cela vaut pour tous les partis de "droite" en Europe.

"M. Montabert est un excellent exemple de cette droite financière arrogante"

Lire pareilles contre-vérités fait mal aux yeux.

Je ne sais pas si vous êtes plus aveuglé par l'étiquette UDC et vos clichés à ce sujet ou influencé par la lecture en diagonale de mes billets, mais il vous reste visiblement encore pas mal de chemin à faire ne serait-ce que pour commencer à comprendre...

Tenez, il y a un moteur de recherche sur la droite. Trouvez-moi un seul billet où je prétendrais qu'il faille sauver les banques avec l'argent des contribuables. Un seul. Faites-moi plaisir.

Écrit par : Stéphane Montabert | 19 avril 2012

"Pas un seul marché ne sera jamais attribué à un non-Valaisan, entrepreneur, architecte, maître d'état. Les camions vaudois qui y viendraient travailler verront leurs pneus crevés dans la journée, etc, etc... C'est aussi cela, l'État faible..."

Au moins dans la version patriotique des Valaisans, la notion de défense du territoire et de ses résidents a encore un sens. On ne peut pas en dire autant de Vaud et Genève où tout a été cédé aux frontaliers français. CF Nestlé/Nespresso, vous savez cette multinationale française établie à Orbe dont les collaborateurs sont à 90% du département 25 alors que les chômeurs du lieu doivent s'expatrier sur Nyon et Genève...

Cela aussi c'est l'Etat faible, voire l'Etat moribond...

Écrit par : RM | 19 avril 2012

"la notion de défense du territoire et de ses résidents a encore un sens."
Rien n'est simple et tout est une question de curseur. C'est ce que je disais...

Écrit par : Géo | 20 avril 2012

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