01 juin 2012

Nuits brutales à Lausanne

"J'ai failli y rester". C'est par ces mots qu'un policier décrit les scènes de guérilla urbaine qui émaillent les nuits lausannoises:

«Ça courait dans tous les sens. Mais à deux contre plusieurs dizaines nous ne pouvions interpeller personne.» Les bagarres reprennent de plus belle, et sur plusieurs fronts. «Des groupes de 5 à 10, de-ci, de-là. Un à notre droite, rue des Terreaux, l’autre à notre gauche, terrasse Jean-Monnet. Lequel choisir?»

 

876380P_escalier.jpgTrente-six policiers face à des émeutiers par dizaines. Des jets de bouteilles et des armes d'autodéfense chez les agitateurs. Des balles en caoutchouc tirées par les forces de l'ordre. "Je ne comprends pas pourquoi ces jeunes nous en veulent" admet le policier. Cela n'a pas d'importance. Les agresseurs, eux, le savent, et ça leur suffit. Les affrontements ne donnent lieu à aucune arrestation, ce qui renforce encore le sentiment d'impunité des agresseurs. "On voit une bouteille qui part de la foule mais on ne voit pas le bras qui la lance. Et encore moins l’individu qui est dessous" ajoute-t-il.

Jean-Philippe Pittet, porte-parole de la police, confirme: "C'est le triple effet du groupe, de l'alcool et de l'anonymat."

L'altercation n'a rien d'exceptionnel. D'autres affrontements similaires ont fait les titres de la presse ces dernières semaines, avec le retour des beaux jours.

Depuis l'abolition de la clause du besoin, un grand nombre de boîtes de nuits a vu le jour à Lausanne, au point de faire de la capitale vaudoise un centre d'activités nocturnes. La ville comporte 40 établissements susceptibles de rester ouverts jusqu’à 5h. Mais la sale ambiance régnant dans les rues à la fin de la nuit refroidit même les fêtards. Comme l'expliquent deux jeunes interviewés par Lausanne Cités:

Lausanne, on adore y venir pour faire la fête, aller de bar en bar et finir en boîte de nuit entre amis. Mais, avec toutes ces bagarres et ces débordements, on réfléchit avant de venir. Quand on n'opte pas pour une soirée à Vevey ou Fribourg, on sort en groupe et on évite de discuter avec d'autres car, l'alcool aidant, cela débouche souvent sur des malentendus, des provocations voire des injures.

 

Les autorités ont bien essayé de réagir en instaurant "l'heure blanche", une période entre 5h et 6h30 du matin où les commerces ont interdiction de vendre de l'alcool. D'autres essayent d'étendre cette interdiction à tous les commerces après 22h - hormis les boîtes de nuit, où le prix des cocktails est déjà un puissant dissuasif.

Ces mesures pourraient-elles fonctionner? Ce n'est pas sûr. Une récente étude du psychologue Emmanuel Kuntsch et son équipe d'Addiction Suisse, à Lausanne, montre que les jeunes adultes boivent plus que ce que l'on pensait - et que ce qu'ils affirment - à cause de "l'apéro avant de sortir". Le concept revient à boire chez soi, en privé, avant de se rendre dans des établissements à l'extérieur. Mais le résultat n'est de loin pas au rendez-vous.

Les jeunes adultes sont nombreux à pratiquer l'"apéro avant de sortir": ils achètent au supermarché de l'alcool, qu'ils boivent ensuite en privé ou dans les lieux publics, avant de se rendre dans un club où l'alcool est nettement plus cher. Mais cette pratique n'entraîne pas chez les jeunes une réduction de leur consommation d'alcool pendant le reste de la soirée, au contraire: la consommation d'alcool était deux fois plus importante que d'habitude lors des soirées où les participants avaient commencé par un tel "apéro".

 

Voilà qui jette un froid sur les pistes de travail visant à restreindre le commerce d'alcool à certaines heures, préconisée par la gauche locale. Nombre des individus visés par la mesure se contenteront de boire chez eux, partiront en ville déjà éméchés, et ne réduiront en rien leur consommation - ni leur violence.

Ces émeutes régulières et l'incapacité des autorités lausannoises à y faire face est peut-être simplement la marque de l'échec d'une vie nocturne planifiée d'en haut?

Les règlementations de Lausanne ont évoluées à de nombreuses reprises. L'heure de fermeture des clubs a été progressivement repoussée, jusqu'à cinq heures du matin aujourd'hui. Résultat, des dizaines d'établissements ferment plus ou moins au même moment, jetant dehors des centaines de clients éméchés et coupés de la réalité. Incapables de renter chez eux par leurs propres moyens, ils errent en ville en attendant les trains et transports en commun du petit matin.

Tout est donc prêt pour une explosion à la moindre étincelle. La foule, l'alcool, l'attente. Et ce n'est pas le retour d'un un article du règlement de police qui permettrait d'intervenir contre les fêtards en état d'ivresse sur la voie publique qui contribuera à calmer les aubes lausannoises.

Serait-il possible de faire mieux en s'inspirant de ce qui a été fait ailleurs?

nightlife4-zurich.jpgZurich n'est pas réputée pour ses affrontements nocturnes. La ville a pourtant la plus forte densité de boîtes de nuit en Suisse. Et quand les publicités pour la "métropole européenne de la fête" affirment que la ville sur les rives de la Limmat ne dort jamais, ce n'est pas qu'une vue de l'esprit: la réglementation zurichoise est infiniment plus libérale que celle qui étrangle Lausanne. Les gens peuvent faire la fête jusqu'à point d'heure. La latitude laissée aux établissements nocturnes fait tout simplement disparaître un grand nombre de problèmes.

Pour commencer, tous les clubs ne ferment pas au même moment: l'effet "heure de pointe" est évité. La continuité entre les clubs et les afters garantit que les fêtards auront toujours un endroit où s'abriter en attendant le bus ou le taxi qui les ramènera chez eux. De plus, l'extension des horaires rend caduque tout comportement visant à s'accrocher exagérément à la piste de danse jusqu'à la fermeture: si on peut comprendre les gens souhaitant rester jusqu'à la fin si celle-ci a lieu à trois, quatre ou cinq heures du matin, le défi perd toute signification si la fête se poursuit théoriquement jusqu'à midi, ou si on peut lsa continuer dans un autre établissement. Même le plus acharné des fêtards devra simplement regagner son domicile à un moment donné. C'est d'autant mieux s'ils prennent chacun cette décision à des moments différents.

Suivant l'exemple de Zurich, la libéralisation des horaires et la légalisation des afters permettrait d'éviter bien des débordements liés à l'arrivée simultanée de centaines de noctambules désoeuvrés, éméchés et excités à cinq heures du matin sur les pavés lausannois. Mais reproduire cette approche dans la capitale vaudoise impliquerait l'abandon de l'attitude dirigiste des autorités locales sur la question, ce qui est sans doute trop leur demander.

Dommage pour les innocents pris dans les émeutes et les jets de bouteilles vides au petit matin.

Commentaires

@Stephane Montabert,les jeunes ont besoin de bruit pour s'éclater d'autres moins jeunes font pareil mais en immeubles,ce qui aussi fait dire a certains seniors ,c'était moins une que je prenne un fusil.Ces jeunes sont le reflet de notre monde de bien pensants qui ne souffre d'aucun complexe à parler milliards voire billons .On peut les comprendre on a tous été jeunes,aucune crise d'ado ne se fait dans la dentelle et si elle ne peut se faire elle se fera comme pour d'autres mais dès 55 ans avec dommages et intêrets ce qui obligea Madame Schlumpf en 2011 à présenter ses excuses.
Nous vivons dans un monde fait de vides de gens vidés de leur substance d'amour autre que celle liée à l'argent et aux interdits,ceux et celles qui en ont été privés dès leur naissance peuvent comprendre ces révoltes.A trop d'interdits les humains lâchés surtout en nuits de lune montante deviennent des fauves .On donnes des cours de maintient ,de beauté et la tendresse bor...dit un chanteur vous en faites quoi? Il fut un temps aussi ou beaucoup de parents n'avaient que le mot argent aux lèvres mais pour savoir lequel des deux aurait l'enfant à charge,ces parents là furent détestés comme jamais,imaginez le nombre de jeunes enfants de parents divorcés ceci expliquant peut-être cela.On a bien connu des enfants de pasteurs qui aimaient se mêler à ces regroupements dans le but de montrer à leurs parents qu'entre la théorie et la pratique y'a un fossé qui ne s'apprend jamais dans les livres
C'est regrettable pour le policier il va de soi,cependant les risques du métier il doit les connaitre avant de prêter serment,et comme en lune montante un humain sur deux ment,y'a de quoi scooper les médias
merci pour votre blog,et toute belle journée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 02 juin 2012

Est-ce vraiment une question d'heures d'ouverture ? L'article de 24 Heures :

"Selon un policier intervenu sur place, la grande majorité des personnes qui se tenaient dans le secteur de la place Bel-Air étaient de couleur, comme d’ailleurs les trois personnes interpellées. «Ces dernières n’habitent pas à Lausanne, mais ailleurs dans le canton. Elles ont de 20 à 24 ans», détaille Jean-Philippe Pittet, porte-parole de la police. Il s’agit d’un Suisse et de deux Portugais. On en sait un peu plus aussi sur le déroulement de la récente rixe."

L'un des commentaires de l'article :

"C'est certain que tant qu'on préférera parler de "la jeunesse" pour éviter d'avoir à parler d'une certaine jeunesse composée essentiellement de racailles d'origine africaine, qu'il est très politiquement incorrect d'évoquer, pénaliser les commerçants ne servira à rien. Quand on se refuse à nommer un problème, il est illusoire de penser le régler."

Écrit par : Robert Marchenoir | 02 juin 2012

Excellent article, ne soyons pas si fataliste dans le résultat de ce débat par contre, je conserve une foi dans le bons sens de la municipalité (je sais, bon sens et socialisme ressemble beaucoup à une oxymore). Mais quelle est la position de votre parti à ce sujet? Meilleures salutations.

Écrit par : Nicolas Marrel | 02 juin 2012

Selon les responsables politiques lausannoise ( à majorité rose-verte ) l'extension du 30 km/h en ville a pour but de rendre les rues plus conviviales. Plus il y a des 30 km/h plus la violence diminue. On fait la guerre aux voitures; mais les dealer empoisonnent toujours certains quartiers de la ville. Quand aux éméchés de fin de soirée qui commettent des affrontements de rue et qui s'en prennent aux forces de l'ordre c'est aussi un problème du code pénal qui est trop laxiste envers les agresseurs de flics.

Mais évidemment pour les autorités lausannoises, les grands responsables ne sont pas les fauteurs de trouble ( pour moi l'alcool n'excuse en rien les violences ) de mais les boîtes de nuits. Un bel exemple de fuites envers ses responsabilités.

Quand au principe du billet sur la libéralisation des horaire; on le voit aussi avec New York qui ne ferme jamais, une ville vivant 24h sur 24. Et ce n'est pas un hasard si il n'y a pas de bagarre général et que la violence et la criminalité à été fortement réduite.

D.J

Écrit par : D.J | 02 juin 2012

Il ne faudrait pas oublier une certaine responsabilité des clubs dans l'équation.
Il serait bien que tous respectent la capacité maximale qui leur est autorisée, il serait bien qu'il soit possible de boire de l'eau gratuitement dans les toilettes. Cela permettrait peut-être de laisser sortir les fêtards un petit peu moins détruits.

D'autre part je vous rejoins sur le fait que s'ils pouvaient rester dans les établissements jusqu'à 6h ils pourraient ensuite directement prendre les transports publics, chose qui fait peur à beaucoup. Je pense même qu'une des raisons des horaires en place est d'obliger les fêtards à respirer l'air externe avant d'entrer dans les premiers transports, mais il est aussi imaginable de laisser les établissements ouverts plus tard tout en interdisant la vente d'alcool à partir de 5h.

Et quand les bornes sont dépassées, il faut à un moment ou un autre introduire une sanction digne de ce nom. Une petite garde-à-vue immédiate de 24 heures serait parfaite, ainsi peu importe que la personne donne ou ne donne pas son identité, qu'elle soit officiellement solvable ou pas, elle perd 24 heures de liberté. Vous lui laissez mettre un message sur sa boite vocale de son téléphone portable avant de le lui retirer.

Ou alors, on ne fait rien, et on attend de voir si par chance les choses se résolvent d'elles-mêmes, choix que vont faire nos politiques pour commencer, bien entendu. Et surtout, surtout ne pas même imaginer dépénaliser les drogues et éduquer la jeunesse en lui montrant les problèmes objectivement... La prévention actuelle est tellement loin de la réalité que les jeunes n'y croient plus du tout.

Écrit par : Greg | 02 juin 2012

@Robert Marchenoir: le centre de Lausanne (et spécialement Bel-Air) est le lieu où vient zoner pas mal de monde, dont les revendeurs de drogue. Mais ce ne sont pas ces gens-là qui cherchent l'affrontement avec les policiers.

@Nicolas Marrel: la section lausannoise de l'UDC a un point de vue vraisemblablement différent sur la question, visant à limiter l'offre.
http://www.lematin.ch/suisse/suisse-romande/udc-veut-limiter-nombre-clubs-lausanne/story/11073905

@Greg: il est de bon ton de critiquer les clubs, mais ceux-ci ne sauraient être tenus pour responsable de ce qui se passe hors de leurs murs. De plus, je rappelle à toutes fins utiles que leur clientèle est composée d'adultes responsables de leurs actes. Le fait que les gens choisissent de s'alcooliser (parfois même avant d'aller en ville) n'est pas du ressort des commerces. Ils ne sont pas là pour assurer un ordre que les autorités ont renoncé à appliquer.

Écrit par : Stéphane Montabert | 03 juin 2012

Nous avons donc un désaccord au sujet de la responsabilité des établissements.

Je reconnais votre raisonnement libéral mais je n'y souscrit pas entièrement, car les clubs sont responsables non de ce que font leurs clients à l'extérieur, je vous l'accorde, mais de l'état dans lequel ils rejettent ces clients.

C'est pourquoi je dis qu'un établissement qui accepte trop de monde, plus que ce que les normes de sécurité lui imposent, qui continue à vendre de l'alcool à des clients déjà trop alcoolisés, qui pousse le vice commercial jusqu'à enlever la possibilité de boire de l'eau gratuitement dans les toilettes, cet établissement va être également responsable du fait que ses clients en ressortent plus facilement trop alcoolisés et énervés que nécessaire.

Maintenant, si les clients sont vraiment des adultes responsables, qu'ils soient donc responsables jusqu'au bout, et que la police et la justice fasse correctement payer les problèmes qu'ils causent dans l'espace public.

Écrit par : Greg | 03 juin 2012

Il y avait Lôzane-bouge, une tentative ratée qui à finit sous la prose de Jean-Marc Richard, comme quoi la culture, ça ne s'impose pas !

Écrit par : Corto | 03 juin 2012

Selon un policier, il aurait failli y resté!... Et moi donc!

Vendredi dernier, j'ai failli resté au centre de Lausanne. Après minuit, les TL font dodo... Je suis rentré à pied, d'autres attendent les premiers transports publics du lendemain matin. L'attente étant longue, ils finissent par avoir soif,ils boivent.

Écrit par : Baptiste Kapp | 04 juin 2012

"Comment le colonel Pierre-Alain Raemy, commandant de la police depuis à peine plus un an, vit-il le cauchemar que sont devenues les nuits de la capitale?"

"-- Les policiers qui sont intervenus vous ont-ils dit à qui ils ont eu à faire?"

"-- Nous sommes parvenus à repousser les différents groupes, et ils sont partis en direction de la gare, où les échauffourées ont repris. Après quoi, les individus ont pris, majoritairement, des trains en direction de Fribourg et Neuchâtel. Il y avait toutes sortes de personnes, dont semble-t-il pas mal d’étrangers, d’après ce que mes collaborateurs ont vu et entendu."

http://www.24heures.ch/vaud-regions/lausanne-region/devenir-jeunes-ivres-morts-weekends/story/10505970

Écrit par : Robert Marchenoir | 06 juin 2012

Je cite : "le centre de Lausanne (et spécialement Bel-Air) est le lieu où vient zoner pas mal de monde, dont les revendeurs de drogue. Mais ce ne sont pas ces gens-là qui cherchent l'affrontement avec les policiers"

Vraisemblablement contrairement à vous, je connais bien le secteur. Et je puis vous affirmer pour l'avoir "testé" déjà quelques fois que systématiquement vers deux trois heures du mat des racailles d'origine principalement d'afrique du nord et centrale débarquent dans le secteur, ne sont pas clients des boîtes mais sont complètement chargés à l'alcool, la coke voire d'autres produits (ecsta etc..) qui vous donnent un total sentiment d'invulnérabilité (ça aussi je connais). Dès la sortie du Loft, ils cherchent la merde et la trouvent facilement vu le degré moyen d'alcool de la population à ce moment là. C'est exactement les mêmes personnes qui zonent la journée sur le toit de la FNAC.

Ne vous êtes vous jamais demandé pourquoi la violence éclate UNIQUEMENT dans le secteur Bel-Air Chauderon ? et jamais ailleurs alors qu'il y a des boîtes de nuit dans tout Lausanne.

Simplement, la municipalité lausannoise se refuse comme d'habitude à nommer les fauteurs de troubles et préfère stigmatiser (hé oui des fois on peut l'utiliser à bon escient) l'ensemble de la jeunesse pour ne pas risquer le politiquement incorrect.

Honnêtement, vous connaissez mieux l'économie que les nuits lausannoises, vous devriez vous contenter d'écrire là-dessus.

P.s hors sujet : j'attends toujours votre article sur les paiements de réserves en capital, diminution de valeur nominale d'actions et autre rachat de capital actions qui permettent aux entreprises de payer des sommes colossales à leurs actionnaires (dont font parties leurs directeurs entre autre...)en leur évitant le paiement du moindre centime d'impôt. A ce sujet, mais vous le savez déjà, cette année, profitant de la nouvelle loi sur les améliorations fiscales (comme c'est joliment dit...) aux entreprise, la plupart de celles-ci ont carrément cesser de distribuer des dividendes pour les remplacer intégralement par des réserves issues de capital non taxées (Par ex. la Zurich à hauteur de 2.5 milliard de francs)

Allez un petit effort M. Montabert....

Écrit par : Lenoir | 06 juin 2012

Ne vous en faite pas, la Migros soutient les mafias islamistes du hamas et du hezbollah, bientôt les policiers lausannois se confronterons à de
braves islamistes armés de kalashs, comme dans les villes de France !!!

Moi je préfère faire mes courses dans des magasins qui ne sont pas envahis par des femmes "soumises" et voilées, je vais à la Coop !!!

Écrit par : Corto | 07 juin 2012

La justice française, donc le message de Hollande en matière de réseaux islamistes en France est clair :

La justice française vient de relâcher 3 des ordures ayant lynchés 3 Juifs à Villeurbanne, cela après 3 jours de garde.

Rappel des faits, 3 israélites portant une kippa sortaient de leur école dans l'agglomération de Villeurbanne, ils se sont fait harangués et insultés avec des propos antisémites, puis la dizaine d'immigrés musulmans s'est interposée physiquement afin d'empêcher les élèves de poursuivre leur chemin.

Suite aux insultes, les 10 arabes musulmans ont frappés les 3 jeunes élèves, d'abord à coups de poings et coups de pieds, ensuite, équipés de barres de fer et de marteaux, ils ont continués armés et infligés de graves blessures à la tête des victimes, ce qui à fait qu'ils ont été hospitalisés pour une durée de 5 jours, deux des victimes sont arrivées aux soins intensifs dans un coma profonds !

Ensuite les arabes musulmans, laissant pour morts deux des victimes ont fuis dans les dédales de la banlieue lyonnaise !

3 des auteurs arrêtés par les forces de l'ordre, ont été libérés seulement 3 jours après leurs arrestations !

La France n'a pas grand chose à envié de la Syrie, les pratiques criminelles y sont primées et attendons-nous à une impunité systématiques aux actes criminels commis par les islamistes en herbes !

Écrit par : Corto | 09 juin 2012

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