30 août 2012

OGM: sale temps pour les marchands de peur

"Les OGM ne sont nuisibles ni pour l'humain ni pour l'environnement, selon une étude" annonce fièrement la RTS, faisant état de la conclusion du Programme national de recherche "Utilité et risques de la dissémination de plantes génétiquement modifiées" (PNR 59) dont les résultats ont été publiés mardi.

En guise de titre, c'est un vil mensonge, puisqu'il ne s'agit pas d'une étude mais de trente dans le cadre d'un programme étalé sur quatre ans. Pour ceux qui gardent encore un soupçon d'ouverture d'esprit sur la question des OGM, les conclusions sont de la plus grande banalité:

Les nombreux projets de recherche menés sur la biosécurité dans le cadre du PNR 59 ne permettent pas de conclure à la dangerosité des cultures de plantes utilitaires génétiquement modifiées. Leurs résultats corroborent en ce sens ceux d'autres enquêtes importantes effectuées en Suisse et à l'étranger.

La coexistence entre agriculture conventionnelle et agriculture biotechnologique est possible - moyennant un modeste surcroît de dépenses. En échange, les cultures d'OGM peuvent assurer des bénéfices économiques supplémentaires. Un régime légal de coexistence entre cultures conventionnelles et OGM peut être mis en place à l'aide d'un petit nombre d'adaptations à la loi sur le génie génétique.

 

Et voilà. Les OGM ne sont pas du poison et n'ont même pas à être cantonnés dans des laboratoires. Comment s'en étonner alors que l'importance des cultures d'organismes génétiquement modifiés ne cesse de croître dans le monde? En 2011, 32% du maïs était OGM ainsi que 83% du coton et 75% du soja.

mais_ogm.jpgOui, les trois-quarts du soja produit sur Terre sont génétiquement modifiés. Aujourd'hui.

De l'Europe au Burkina Faso, les adversaires des OGM persistent, envers et contre tout. Voilà pourquoi le programme national de recherche de la Confédération est aussi important: il est le fait d'une entité respectée par tous dans le débat. Pas possible pour les anti-OGM de défausser, comme à leur habitude, des conclusions n'allant pas dans leur sens au prétexte que l'étude serait biaisée à cause de son commanditaire.

Évidemment, une nouvelle annonçant (une fois encore) l'innocuité des OGM implique d'offrir un billet gratuit à un invité pour venir expliquer sur les plateaux télévisés tout le mal qu'il en pense. La RTS n'a pas dérogé à la règle et nous a donc gratifié de la présence du directeur de l'Union Suisse des Paysans, Jacques Bourgeois, fermement opposé à cette nouvelle technologie mais avec suffisamment de diplomatie pour habiller son opinion d'un pragmatisme de bon aloi:

"Cette étude ne tient pas compte du principal argument, c'est les consommateurs... Les consommateurs ne veulent pas d'OGM dans leur assiette et quelle entreprise serait prête à mettre sur le marché un produit qu'elle sait pertinemment d'avance, qu'il n'y a pas de demande par rapport à ce produit-là."

 

Bel argument circulaire: les consommateurs ne risquent pas d'acheter des OGM si on ne leur en propose jamais. Mais en réalité, cette simplification n'est pas tout à fait exacte. La question a aussi été abordée par le programme PNR 59. Les conclusions montrent que le rejet est loin d'être aussi net que ne l'espèreraient les anti-OGM:

Des ventes tests effectuées dans notre pays confirment le fait qu'un consommateur sur cinq achèterait des produits génétiquement modifiés si on lui en offrait la possibilité. En outre, pas moins de 71% de l'ensemble des consommateurs plaident pour la liberté de choix entre végétaux génétiquement modifiés et végétaux de culture traditionnelle.

 

Clouons le dernier clou du cercueil:

Le nombre de personnes qui achèteraient des produits OGM dépasse même actuellement celui des consommateurs de produits bio.

 

Que les consommateurs acceptent l'idée d'acheter des OGM, les paysans suisses n'en produiraient pas de toutes façons, n'est-ce pas? Là encore, ce n'est pas tout à fait vrai: "comme le révèle l'étude PNR 59, plus de 35% des agriculteurs du canton de Zurich interrogés répondent positivement à la question de savoir s'ils accepteraient de cultiver des plantes génétiquement modifiées."

Dont acte. La recherche - la vraie, celle de gens en quête de vérité et et sans présupposés idéologiques - n'a rien contre les OGM, et ce n'est pas faute d'avoir cherché. Le monde entier fonctionne aux OGM, sauf l'Europe et la Suisse, enfermées dans des peurs soigneusement entretenues, mais parfaitement illusoires.

La Suisse a décrété un moratoire contre les OGM en 2005. Alors que celui-ci a été prolongé à 2013, elle a lancé en parallèle le programme PNR 59 précisément pour répondre scientifiquement aux questions sur leur dangerosité et leur impact sur la nature. Depuis mardi, les conclusions sont là. Le dossier à charge contre les OGM est vidé de sa substance.

Il n'y a plus aucune raison objective de reconduire le moratoire.

Qui pense vraiment que les adversaires des OGM se rendront à ces nouveaux arguments? Pas besoin d'être grand clerc pour deviner que leur combat n'est pas prêt de s'arrêter. Mais alors, qu'il soit désormais clair aux yeux de tous qu'ils n'agissent ni au nom de la science, ni même au nom du principe de précaution.

Commentaires

super excellent,et merci à vous Monsieur Montabert pour cet article,je me sens nettement moins seule face à ces propagandistes bientot pire que leurs prédecesseurs Allemands
Toute belle journée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 30 août 2012

Ce qu'il y a d’inouï, c'est que les adversaires des OGM semblent n'avoir absolument aucune idée de la manière dont on produit leur nourriture actuellement. La culture intensive est d'un rendement très spectaculaire. Mais en concentrant ainsi une céréale ou quoi que ce soit d'autre, on concentre aussi ses prédateurs. Et si on ne combat pas ces prédateurs, pas de récolte. Ce combat se fait par des molécules chimiques qui ne sont pas forcément sans danger pour le reste de l'environnement, tout le monde devrait le savoir. Si les OGM peuvent diminuer l'utilisation de molécules dangereuses, ce serait un progrès. Le problème, c'est quand on rend la plante cultivée résistante à un herbicide par manipulation génétique pour pouvoir traiter massivement...

Mais bon. Fallait pas être si nombreux sur terre. Maintenant, c'est un peu tard pour regretter...

Écrit par : Géo | 30 août 2012

Pour comprendre le sujet, il est important de s'informer Monsieur Montabert ! Le documentaire "Le Monde selon Monsanto" est emblématique à ce sujet. Vous y découvrirez des notions comme "l'équivalence en substance", au coeur du débat sur la commercialisation des OGM. Vous vous rendrez compte que de nombreuses personnes opposées à la culture des OGM ne le font pas pour des raisons idéologiques mais au contraire par pragmatisme et par souci pour la sécurité alimentaire et pour l'avenir de l'agriculture.

Le PNR59 ne répond pas à un ensemble de questions fondamentales, ne vous en déplaise. Il répond par contre aux pressions des lobbys (Syngenta, etc.).

Les OGM (en l'état) n'ont aucun avenir dans un pays démocratique comme le nôtre. Tout simplement parce que les gens sont relativement bien informés et sont consultés(*). A Pully, j'ai pu même apprendre que les spécialistes de Changins-Wädenswil n'y croient pas eux-mêmes...

"Le Monde selon Monsanto"
http://youtu.be/zv-UvuNRh_Q

(*) résultat du vote sur le moratoire : 100% des cantons pour ! significatif

Écrit par : Richard Golay | 30 août 2012

@Richard Golay: j'écris sur les "marchands de peur" et hop! Je vous vois débarquer avec votre fameux documentaire brandi en étendard. Félicitations, vous êtes le premier! Et vous nous ressortez le complot des lobbies en passant! Carton plein!

Si j'ai bien compris, vous opposez aux conclusions d'un programme scientifique helvétique de 30 études sur quatre ans, un documentaire engagé de 2008 coproduit par Arte sur les pratiques passées d'une société privée? C'est ça votre réponse "scientifique" qui vous amène à rejeter les OGM par principe?

Que vous ne portiez pas Montsanto et ses méthodes dans votre coeur est parfaitement défendable, mais je ne vois pas en quoi cela invalide les conclusions du programme PNR 59 - sauf à affirmer que Montsanto a corrompu l'ensemble du secteur de recherche public helvétique, et j'espère, si vous allez aussi loin, que vous nous présenterez de solides preuves de ce que vous insinuez.

Du reste, si Montsanto est ne serait-ce qu'à moitié aussi maléfique que ce dont en pensent ses détracteurs, il serait urgent de libéraliser le marché des OGM pour permettre l'émergence d'un concurrent, ne pensez-vous pas?

"Les OGM (en l'état) n'ont aucun avenir dans un pays démocratique comme le nôtre."

C'est toujours amusant de lire cela alors que le coton des vêtements que vous portez a toutes les chances d'être OGM.

Et - comme d'autres - vous semblez totalement imperméable aux enquêtes d'opinion qui ont elles aussi été conduites dans le cadre du programme PNR 59.

J'en parle un peu dans le billet, vous devriez le lire!

Écrit par : Stéphane Montabert | 30 août 2012

@Géo
Il n'est pas trop tard non.
Mais il y a plus de points délicats avec les OGM que seulement celui que vous évoquez.
Il est en effet très dangereux de rendre une céréale résistante à un herbicide afin de traiter de manière large, avec l'herbicide en question. Car on met en péril et on pollue les sols et la biodiversité. Si la céréale produite n'influe pas elle même notre santé, le traitement, lui, peut être dangereux.
Il y a ensuite la question des brevets et du fait que certaines pousses ne se développent pas si elles ne sont pas arrosée copieusement par un engrais, naturellement produit pas la même société. Là encore, la plante en elle meme ne présente pas de risque, mais l'impossibilité de la voir se développer sans cet engrais spécifique pose problème. Surtout si elle venait à se "croiser" avec une même plante non OGM.
Et il y a évidemment le soucis des graines stériles, qui ne présentent pas de risque de propagation, mais qui lient les paysans, principalement dans les pays en voies de développement, grandes cibles de nos industriels, car ils sont obligés de les racheter chaque année, ce dont ils n'ont pas les moyens car pas subventionnés comme nos paysans à nous. D'ou un rencherissement du cout de certaines céréales et famine potentielle.
Dans ces cas, la modification en elle-même n'est pas dangereuse à la consommation, mais ce qu'elle implique pose un certains nombres de problèmes qu'il vaut la peine d'aborder.
Ensuite il y a ceux qui n'ont pas envie d'en manger et il devrait être indiqué sur les étiquettes s'il y a de l'OGM ou non, cela serait la moindre des choses.

@M. Montabert
Il est très bien que l'étude démontre que les OGM ne sont pas nocifs. La question est plus ou moins réglée...jusqu'à de nouvelles études qui diront le contraires.
Je dis cela uniquement en rapport avec votre affirmation que les opposants continueront à s'opposer mais plus en se basant sur la science.
Car malheureusement pour vous, la science ne se résume pas en 30 études...même si le résultat de 30 études arrive à la conclusion que la dangerosité n'est pas démontrée.
Je me permets de nuancer, car c'est un point assez important.
La conclusion n'est pas qu'il ne sont pas dangereux, mais que leur dangerosité n'est pas démontrée. C'est une légère nuance, mais qui a son importance tout de même.
Et pour que l'on ne me classe immédiatement dans les opposants aux OGM parce que je me permets de nuancer les réactions des Montabert, Lovesmeralda et consorts, dont il n'est plus la peine de montrer les biais partisans systématiques, je suis pour les OGM qui améliorent la qualité de la plante ou permettent de la faire pousser en terrain peu propice, qui n'a pas besoin de traitements chimiques lourds ou qui diminue les besoins en eaux, entre autre, mais contre si c'est uniquement pour donner un monopole de production à quelques grosses entreprises agroalimentaires. Entreprises pour lesquelles j'ai travaillé durant plus de 5ans en tant qu'ingénieur, donc dont je connais le fonctionnement et les méthodes de production.

Écrit par : lefredo | 30 août 2012

@lefredo: C'est gentil de votre part d'essayer de me ramener à vous dans une simple querelle entre deux "idéologies" ; mais le libéralisme dont je me réclame est une éthique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ethique) ce qui est tout à fait différent. Je vous invite à vous renseigner sur le sens de ce terme.

Maintenant, sur le sujet des OGM, il est évident qu'ils ne sont pas la panacée réglant d'un coup de baguette magique tous les problèmes humains. Personne n'a jamais prétendu le contraire, et le lien que je donne sur les difficultés des producteurs de coton chez les Burkinabés montre que l'étiquette OGM n'est pas une garantie de succès. Comme toute culture (y compris l'agronomie contemporaine) la mise en oeuvre implique des dosages et des procédures à respecter. Mais qu'on cesse enfin de peindre le diable sur la muraille.

En outre, les questions liées à la commercialisation ou les subventions ou le volume de production n'ont strictement rien à voir sur les OGM en tant que technique.

Vous insistez lourdement sur la notion selon laquelle "la conclusion n'est pas qu'il ne sont pas dangereux, mais que leur dangerosité n'est pas démontrée." Fort bien, mais au bout de combien d'études négatives remettrez-vous en question le postulat de départ d'une "dangerosité encore non démontrée"? Une, trente, cent études? Mille? Le remettrez-vous jamais en question? Et sur quoi repose ce postulat de départ, d'ailleurs? Une opinion innée, intrinsèque et irréfutable, imperméable semble-t-il à toute réponse négative?

Il y a un autre nom pour cela: la croyance.

Écrit par : Stéphane Montabert | 30 août 2012

"la conclusion n'est pas qu'il ne sont pas dangereux, mais que leur dangerosité n'est pas démontrée."
Par contre, la dangerosité des méthodes actuelles de production commence à être difficile à cacher. Tout progrès en la matière est bon à prendre. Comme le dit Montabert, les critiques contre Monsanto commencent à dater. Leurs méthodes étaient certes détestables, mais ce n'est pas cela qui condamne l'idée même d'OGM. la stérilité des graines fait l'impasse sur le fait que le paysan qui garde des semences ne les vend pas. Quand on fait de la comptabilité, on la fait jusqu'au bout.
Cela dit. l'agriculture et l'élevage sont des métiers très difficiles qui devraient urgemment être revalorisés financièrement parlant. Et ça, c'est la vraie question.

Écrit par : Géo | 30 août 2012

Bonjour,
Je n'y connais rien en biotechnologie et ne suis pas capable de porter un jugement sur ces études. Je ne le fais donc pas.
Par contre, je parle et comprends le français et votre phrase ci-dessus "Les nombreux projets de recherche menés sur la biosécurité dans le cadre du PNR 59 ne permettent pas de conclure à la dangerosité des cultures de plantes utilitaires génétiquement modifiées" me cause quelque souci. Comme d'autres l'ont déjà relevé, cette phrases ne signifie pas la même chose que "Les OGM ne sont nuisibles ni pour l'humain ni pour l'environnement".
En d'autre terme, on n'a pas pu démontrer que c'était nuisible. D'accord. Mais on n'a pas pu non plus démontrer que ça ne l'était pas ! Il y a donc abus de language, on cherche à me convaincre qu'une tomate est rouge en me démontrant qu'elle n'est pas verte.
Je reste donc avec mon malaise sur l'estomac.
Bonne journée.

Écrit par : Jacky Brouze | 30 août 2012

@Jacky Brouze: Vous n'avez pas à être expert pour porter un jugement sur une étude. C'est le rôle des médias de rendre les données présentables pour le grand public, comme ils ont très bien réussi à le faire pour le tabac, par exemple, depuis des années.

La recherche suit un protocole précis et contraignant. Ainsi, la question "cette tomate est-elle rouge", très simple à poser oralement, implique de définir un champ de recherche scientifique très précis. Par exemple, la tomate: parle-t-on du fruit, de la feuille, du plant, de la graine? Du fruit, bien entendu! Mais alors, de l'enveloppe du fruit, de sa pulpe, de ses pépins? Et à quel stade de maturation? Quelles sont les longueurs d'onde définies comme "rouge"? Quel degré d'uniformité de la couleur est attendu?..

Pas simple, n'est-ce pas!

Aussi, lorsque des études concluent que "les OGM ne sont nuisibles ni pour l'humain ni pour l'environnement" c'est une traduction en langage naturel de conclusions scientifiques, rien de plus. Les études affirment que les OGM n'empoisonnent pas le sol. Les études affirment que vous ne finirez pas à l'hôpital en mangeant des OGM, c'est tout. Si vous voulez savoir si leur saveur est meilleure ou si leur consommation améliore le transit intestinal - des exemples parmi d'autres d'un effet "bénéfique" - il faudra d'autres études.

Il y a bien des moyens scientifiques de s'attaquer aux conclusions du PNR 59. On pourrait par exemple chercher à reproduire leurs résultats, remettre en cause leur méthodologie ou le procédé d'échantillonnage, ou compléter leurs résultats en les poussant sur des périodes plus longues... Et c'est ainsi, par la confrontation des connaissances et des publications, que la science avance.

Personne ne doit obliger quiconque à consommer des OGM ; mais au vu de la science actuelle, personne n'a le droit d'empêcher les autres d'y avoir accès non plus.

Écrit par : Stéphane Montabert | 30 août 2012

@M. Montabert

Je crois que J. Brouze illustre mon propos. Il y a une nuance...On ne dit pas, "les OGM ne sont pas dangeureux" mais: "la dangerosité des OGM n'est pas démontrée".
Pour un politicien, vous devriez être habitué à saisir les nuances de langage. Et ce n'est pas moi qui le dit, en plus, mais bien les articles que vous avez mis en source.
Qui ne sont d'ailleurs que des reprises du rapport, dont je n'ai pas lu la conclusion, n'ayant pas encore pris le temps de regarder s'il était en accès publique ou non.
Il ne s'agit donc, peut être, que d'un biais du journaliste, mais biais qui est là tout de même.
De plus, si vous n'en êtes pas familier, c'est une manière habituelle des scientifiques pour donner une conclusion conditionnelle, basée sur des statistiques.
On n'est pas en physique ou en mathématique, où les choses peuvent être démontrée de manière irréfutables, on est en biologie, où l'on se base sur des statistiques. Le conditionnel est de rigueur. Pour bien, il aurait fallu communiquer les résultats, ce qui aurait permis de juger de la pertinence de la conclusion.

Je ne remets rien en question, je n'en ai pas la prétention, je nuance juste votre propos.
Et si le postulat de base peut être contesté, posons la question différemment et tentons d'y répondre. Peut être que la réponse sera plus satisfaisante. On se demande si les OGM ont des effets négatifs, la réponse est qu'il n'ont pas été démontré.
Et si on demandait: est ce que les OGM sont bénéfiques? La réponse, combinée à la précédente apporterait certainement le pour et le contre scientifique nécessaire à convaincre la majorité des gens.
Et il ne s'agit ici pas de croyance, mais bel est bien de constat factuel.
Et n'étant ni écolo ni UDC, je ne base jamais sur une idéologie, mais sur des faits concrets.
C'est aussi simple que cela.
Heureusement pour vous, d'ailleurs, que 30% des suisses ne sont pas comme moi, sinon vous n'auriez certainement jamais été élu avec l'UDC.

Écrit par : lefredo | 30 août 2012

Et comment est-ce qu'on dit ici: le doute doit-il profiter au consommateur ou plutôt au producteur?
Trente, cent, milles études et alors? Si avec autant de moyens l'on faisait des études à charge on en aurait tout autant. Faut pas rêver, les biotechnologies représentent des enjeux en milliards. Et dans ce milieu, ils sont loin d'être tous des saints.

Sur ce coup-ci, donc pas d'accord avec vous M. Montabert, pour une raison simple:
Si les auteurs du documentaire "orienté" comme vous dites, "Le monde selon Monsanto", n'avaient que 30% juste et 70% faux, c'est déjà suffisant pour ne pas entrer en matière.

Écrit par : petard | 30 août 2012

@petard: "Faut pas rêver, les biotechnologies représentent des enjeux en milliards. Et dans ce milieu, ils sont loin d'être tous des saints."

Et? Du sport à la pêche industrielle en passant par l'industrie du divertissement, le monde regorge de domaines avec des enjeux en milliards, dans lesquels ils sont loin d'être tous des saints. Je ne vois pas le rapport avec la technologie OGM.

Que vous soyez personnellement opposé aux OGM ne me pose aucun problème. Que votre croyance irrationnelle sur les OGM (au vu de la science actuelle) s'étende au point d'avoir des ramifications sur l'indépendance de la recherche publique suisse, dans une théorie du complot ou vous n'avez pas le moindre début de commencement de preuve - sauf à considérer comme tels des résultats qui vous dérangent, parce qu'ils vous dérangent - ne m'importune pas davantage.

Ce que je trouve inacceptable, en revanche, c'est de vouloir priver *tous* les consommateurs helvétiques de la possibilité de bénéficier des éventuels bienfaits des OGM au nom de convictions personnelles.

Écrit par : Stéphane Montabert | 30 août 2012

"Les consommateurs ne veulent pas d'OGM dans leur assiette."

Les Suisses mangent du coton ? Je sais qu'il y a certaines spécialités culinaires un peu rudes par chez vous, mais tout de même...

Écrit par : Robert Marchenoir | 30 août 2012

"Les OGM (en l'état) n'ont aucun avenir dans un pays démocratique comme le nôtre."

Les Etats-Unis ne seraient donc pas un pays démocratique ? Ils possèdent 69 millions d'hectares de cultures OGM, soit 43 % du total mondial à eux seuls.

Le coton OGM, en Inde, a permis de réduire de 50 % l'utilisation des pesticides.

http://www.isaaa.org/resources/publications/briefs/43/executivesummary/default.asp

Écrit par : Robert Marchenoir | 30 août 2012

@Stéphane Montabert: «Ce que je trouve inacceptable […] c’est de vouloir priver […] les consommateurs […] de la possibilité de bénéficier des éventuels bienfaits des OGM au nom de convictions personnelles.»

Mais Non! mes convictions sont limpides: chacun fait ce qu’il veut; vote pour qui il veut, pour quoi il veut; mange, achète, comme bon lui semble. Je suis pour la liberté et la responsabilité individuelle et les croyances irrationnelles c’est pas vraiment mon truc, vraiment pas.

Je ne suis donc à priori pas plus anti-OGM, qu’anti-nucléaire, qu’anti-exploitation des schistes (fracturation hydraulique), etc.

Mais, il me semble que le doute est le propre du scientifique et que cette notion est malheureusement ringardisées par les ultra othodoxes (en toutes disciplines confondues), qui prennent pour des crétins ceux qui n’ont pas les mêmes certitudes et ne sont pas programmés comme eux.

Vous me direz que comme-ça évidemment, on n’avance pas d’un mètre. Et bien c’est faux! Si la science a fait des progrès fulgurants c’est bien parce que certains ont eu le courage de la remise en question.

S’agissant des OGM, oui, j’ai vu le documentaire «Le Monde selon Monsanto», comme j’en ai vu d’autres tels que: «Our Daily Bread» de Nikolaus Geyrhalter ou encore «Schmutzige Schokolade» de Miki Mistrati.

Le propre de ce genre de documentaires (qui n’ont aucun lien entre-eux) c’est d’interpeller le public avec des faits précis, qui à mon sens ne peuvent être passés sous silence. On peut se forger des convictions, on peut avoir des doutes, mais on ne peut pas affirmer que tout est faux et que c’est de la pure désinformation.

Sachons garder l’esprit critique.

Écrit par : petard | 31 août 2012

A mon sens, les OGM qui pourrait (conditionnel) poser problème sont ceux inclus des la nourritures ou produits pouvant être ingéré ou assimilé par l'organisme.
Là, le consommateur devrait pouvoir faire un choix en connaissance de cause grâce à une étiquette claire et mentionnant la contenance ou non d'OGM.
Après, que ma chemise soit faites avec du coton OGM me pose moins de soucis, même si j'aimerais le savoir tout de même. Si il permet d'utiliser moins de pesticide ou d'eau pour son développement, je ne peux qu'être pour.

Maintenant le cas des US est un peu particulier. Ils y ont la majorité des productions mondiale OGM, mais je ne suis pas certain que la majorité des gens le savent.
Et là encore, je ne suis pas contre les OGM, mais si c'est juste pour rendre les gens plus accro ou pour favoriser le monopole de production de certains groupes industriels, là je n'y serais pas favorable, mais on tombe dans le commercial je vous l'accorde, d'où l'importance d'une mention clair de contenance d'OGM ou non.

Pour ce qui est du documentaire "le monde selon Monsanto", on peut effectivement y voir un biais négatif volontaire, mais une bonne partie des pratiques démontrées, car il ne s'agit pas de croyance mais bien de faits avérés et démontrés, fait froid dans le dos et devrait pousser tout consommateur/électeur à combattre ce genre de dérive.
Et il ne faut pas être angélique (je sais que vous aimez bien ce terme), Monsanto n'est pas seule sur ce coup, toutes les entreprises agro-alimentaire font de même.
D'ailleurs, je peux vous dire que syngenta, produit à Monthey un pesticide ou herbicide interdit d'utilisation en suisse et en europe, car trop dangereux pour la santé des gens. Mais il est vendu en amérique du sud et en afrique...
Du moment qu'un pays n'a pas la législation suffisante ou les moyens de faire des essais, les industriels vendent. Quels que soient les risques pour le consommateur.

Écrit par : lefredo | 31 août 2012

@petard: Ah mais fort bien, alors. :-) Nous sommes d'accord, et distrayons-nous avec des documentaires engagés (et même parfois véridiques, de temps en temps.)

@lefredo: encore une fois, il s'agit ici de juger d'une technologie, pas de pratiques commerciales (et ce n'est pas en abandonnant le marché à quelques acteurs en situation de quasi-monopole que celles-ci ont la moindre chance de s'arranger).

La question de la mention des ingrédients OGM peut se poser, mais à condition de ne pas tomber dans l'hystérie d'en trouver quelques % dans une recette (personne ne fera un choc anaphylactique aux OGM). De plus, il existe des OGM avec des destructeurs de gène qui font que la plante adulte se débarrasse de son caractère OGM en cours de croissance et devient du fait impossible à distinguer d'une plante non-OGM, *même en laboratoire*. Vous en faites quoi de celles-là?

Finalement, la divergence entre les normes nationales n'est pas nouvelle. Je ne vois pas pourquoi n'importe quel entreprise vendant au Chili devrait se conformer à des normes françaises simplement parce qu'elles sont plus contraignantes? Les entreprises ne sont tenues à rien d'autre qu'au respect de la loi locale. Si c'est un problème pour vous, consultez les politiciens locaux. Et encore une fois, cette question n'a absolument rien à voir avec la technique OGM.

Écrit par : Stéphane Montabert | 31 août 2012

Petard@ Vous semblez oublier que l'objectif principal des documentaires que vous citez était plus que probablement de faire de la publicité pour leurs auteurs. Vous semblez ignorer que si on applique les mêmes critères que ceux utilisés dans ces films, on peut traiter les paysans suisses d'abominables exploiteurs du travail des enfants, Syngenta doit fermer tout de suite et toutes les industries suisses aussi. J'habite en face des Raffineries du Rhône qui paraît-il déversent 30 kg d'arsenic par an dans le Rhône, à part toutes les joyeusetés que cette saleté libyenne rejette dans l'atmosphère. Vous connaissez les effets de l'arsenic ? Vous savez combien d'habitants de la région lémanique boivent de l'eau du lac ?
A côté des raffineries, Ciba spécialités chimiques a produit pendant des dizaines et des dizaines d'années du phosgène. La moindre petite fuite et plus personne de vivant entre Martigny et Villeneuve...Et aujourd'hui ?
Il existe au moins des dizaines de risques sur votre santé avant de s'intéresser à ceux éventuellement inhérents aux OGM :
- quel taux de radon dans votre maison ?
- buvez-vous de l'eau en bouteille, avez-vous pensé aux effets des plastiques ?
- mangez-vous bio ? Savez-vous que la bouillie bordelaise est autorisée dans cette culture dite bio et que le Cu est un métal lourd non dénué d'effets négatifs sur la santé...
- les vins que vous avez consommé, sont-ils tous d'origine bio ? Ont-ils été filtrés à l'amiante ?
- S'il n'y a plus d'amiante dans votre logement, de quoi sont faites les peintures murales ? Vous êtes sûr qu'elles ne sont pas cancérigènes ?
- Vous utilisez une voiture : qu'est-ce que vous respirez quand vous êtes arrêté dans une file, au soleil, avec tous les moteurs qui tournent pour la climatisation ?
- Si vous n'habitez pas dans le cône de pollution des Raffineries (hydrocarbures) ou celui de Ciba (odeurs de solvants organiques en permanence à Massongex), êtes-vous sûr d'habiter dans une région sûre vu sous cet angle ?
Epandage de produits chimiques par hélicoptère dans les zones de production viticole, par exemple...
- Que faites-vous des vrais risques, tels que ceux que nous encourons objectivement en prenant notre voiture, en traversant la rue, en sortant à Lausanne à partir de 22 heures, etc...?

La plupart des Suisses meurent de problèmes cardio-vasculaires, cancers ou démence. Si vous appliquez de telles précautions vis-à-vis des OGM, êtes-vous obsédé par votre taux de cholestérol ?

Vous comprenez aisément qu'on peut continuer vraiment très longtemps. Mais ce n'est pas complétement idiot de se poser la question des risques. Les Suisses voyagent beaucoup mais ne sont pas assez cultivés pour réaliser que tout le monde n'est pas suisse. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Alors on ramasse n'importe quel caillou par terre, on va assister à des festivals folkloriques touaregs en pleine zone Aqmi, on va faire de l'ornithologie à Jolo, etc...

Écrit par : Géo | 31 août 2012

Et si cela se trouve, petard fume...

Écrit par : Géo | 31 août 2012

@Robert Marchenoir,vous faites bien de relever ce qui semble échapper à tous ceux nés dans du coton qui ont peur même de leur ombre,on n'ose imginer les nombreux cancers d'ici quelques décennies suite aux inventions d'ustensiles culinaires ,se pliant au toucher genre de mousse sans doute pas à base de produits absolement sains pour la santé,et les nombreuses inventions esitvales et montrées du doigt,je pense à la dépilation électronique ayant fait déjà de nombreuses victimes féminines sans oublier l'abrasage dentaire new âge auquel se sont prêtés bien des utopistes pour avoir des dents blanches,bonjour les dégats futurs
Qui se cache derrière les marchands de la peur ? les fondamentalistese et autres groupes sectaires souvent cachés derrière des blouses blanches n'ayant rien a voir avec la médecine dite officielle ,je peux vous certifier preuves à l'appui qu'après avoir pu m'extirper de ce genre de groupe,il faut plusieurs décennies pour nême devoir apprendre à se regarder dans un miroir sans crainte de punitions célestes

Écrit par : lovsmeralda | 31 août 2012

@ Monsieur Montabert
1. Je ne remets pas en question les résultats des études du PNR59, je dis que ces études ne répondent pas "à un ensemble de questions fondamentales".
2. Je ne rejette pas les OGM par principe, j'ai mis "OGM (en l'état)" car je partage le point de vue développé par lefredo : OGM actuels = "uniquement pour donner un monopole de production à quelques grosses entreprises agroalimentaires"
3. "(...) mais je ne vois pas en quoi cela invalide les conclusions du programme PNR 59 - sauf à affirmer que Montsanto a corrompu l'ensemble du secteur de recherche public helvétique." ??? Cette étude n'aurait pas eu lieu si les lobbys de l'agro-alimentaire n'avaient pas mis une la pression sur nos politiques et nos scientifiques avant même la votation sur l'initiative du moratoire.
4. "Le Monde selon Monsanto" argumentaire dépassé ? Le principe de l'équivalence en substance, entériné par la FDA mais jamais démontré scientifiquement (car enlevant de facto toute entrave à la commercialisation), a été repris dans tous les pays ayant commercialisé les OGM. Il est à juste titre expressément contesté par les plus éminents experts (indépendants) du domaine. Une étude sur fond public est en cours en France : http://www.picri-ogm.fr/
5. Mais si, j'ai lu votre texte...

Écrit par : Richard Golay | 31 août 2012

Démontons tout de suite un argument qui revient en boucle : "L'inocuité des OGM n'a pas été démontrée".

Il est impossible de démontrer l'inocuité d'un produit. Il est possible de démontrer qu'il est dangereux (si c'est le cas) ; mais démontrer l'absence complète et perpétuelle d'une influence nocive, c'est impossible.

C'est l'illusion criminelle du prétendu "principe de précaution", qui, s'il était appliqué tel que le conçoivent ses promoteurs, conduirait à l'arrêt de toute de vie sur terre.

On teste systématiquement les médicaments, parce qu'il s'agit de substances ingérées, très actives, et prescrites à des personnes affaiblies. Mais même ces tests rigoureux ne garantissent pas absolument que plus tard, on ne découvrira pas quelque effet négatif d'un médicament autorisé.

En fait, c'est exactement le contraire : on sait que la plupart des médicaments autorisés peuvent avoir des effets secondaires nocifs, dont certains très graves. Voulez-vous vous faire peur ? Lisez la notices des médicaments qui vous sont prescrits par votre médecin.

Et pourtant, il serait absurde d'exiger le même niveau de contrôle pour tous les produits de l'industrie.

Si tel produit est dangereux, eh bien on s'en apercevra bien assez tôt, et puis la société décidera à ce moment-là si ça vaut le coup de courir ce danger en échange des bénéfices du produit, ce qui est un cas très fréquent.

Les automobiles, les trains et les avions produisent des accidents mortels, c'est une certitude. Pourtant, personne ne réclame leur interdiction sous ce prétexte.

L'électricité tue, et les écolos n'exigent pas son bannissement. L'eau noie, et les bains de mer demeurent inexplicablement autorisés.

L'absence complète de risque est une illusion.

Écrit par : Robert Marchenoir | 31 août 2012

«L’absence complète de risque est une illusion.»

Effectivement, je pense que c’est l’essentiel qu’il faut retenir.

Et entre parenthèses une donnée plus philosophique: L’un des propre de la satisfaction de l’humain est de le convaincre qu’il a raison.

Sur un autre sujet controversé qui va encore faire mousser et couler beaucoup d’encre: la prospection des hydrocarbures dans les réservoirs de schistes et autres roches perméables(grès, par exemple).

Qu’est-ce qui déterminera la hausse ou la baisse des cours du pétrole selon vous? Le marché manipulé par les traders?, l’humeur des pays de l’OPEP et que sais-je encore?

Essentiellement la possibilité d’exploiter ou non ces réserves. Car elles sont gigantesques. Tout ce qui a été exploité en pétrole jusqu’à ce jour peut être comparé à la pointe d’un iceberg.

Et vous croyez pourquoi que certains ont déjà commencé à faire du foin à propos de la fracturation hydraulique dans les schistes, avec comme arguments la pollution des nappes ou d’hypothétiques séismes?

Peut-être par ignorance, mais plus certainement pour éviter que l’homme ne consomme davantage d’énergie à effet de serre.

La question de la raréfaction des hydrocarbures n’est qu’une posture politiquement/philosophiquement voulue qui ne repose en rien sur l’état des réserves.

Mais comme le disait très justement Géo, ici plus haut:

«Mais bon. Fallait pas être si nombreux sur terre. Maintenant, c'est un peu tard pour regretter…»

Écrit par : petard | 31 août 2012

@Richard Golay: vous prétendez que le résultat des études du PNR 59 ne répondent pas "à un ensemble de questions fondamentales", mais vous seriez bien en peine d'exprimer ces fameuses "questions fondamentales" sous une forme réfutable, c'est-à-dire d'une façon à laquelle il est possible de répondre par la méthode scientifique.

Par ailleurs, je doute très fortement que vous ayez ne serait-ce que lu les trente études, voire même leurs seules conclusions (et non pas les communiqués de presse sur le résultat du programme). Fournissez-nous donc des liens vers ce que vous avez si vaillamment consulté depuis mardi, histoire de prouver que vous n'êtes pas simplement dans la posture...

D'ailleurs, quand vous écrivez que "cette étude n'aurait pas eu lieu si les lobbys de l'agro-alimentaire n'avaient pas mis une la pression sur nos politiques et nos scientifiques", je me demande: êtes-vous sérieux? Le moratoire voté par le peuple suisse avait pour but de donner à la recherche le délai nécessaire pour répondre aux questions sur la dangerosité ou la nocivité des OGM. C'était clair dès la votation, et c'est désormais chose faite à travers le programme PNR 59.

Un moratoire sans recherche n'aurait pas été un moratoire, mais une interdiction pure et simple. On n'en saurait pas plus sur les OGM maintenant qu'à l'époque. Je ne doute pas que vous eussiez préféré rester dans l'ignorance plutôt que de voir des résultats officiels entérinant l'innocuité des OGM.

Aujourd'hui, vous donnez juste l'impression d'être un très mauvais perdant.

Écrit par : Stéphane Montabert | 31 août 2012

@Géo "Si vous n'habitez pas dans le cône de pollution des Raffineries (hydrocarbures) ou celui de Ciba (odeurs de solvants organiques en permanence à Massongex), êtes-vous sûr d'habiter dans une région sûre vu sous cet angle ? Epandage de produits chimiques par hélicoptère dans les zones de production viticole, par exemple..."

Ce qui est sûr, c'est que je n'habite plus (et n'habiterai plus jamais) dans une région où l'on pratique l'épandage à outrance de produits BIO issus des élevages.

Et dire que l'on pourrait éliminer les émissions de ce méthane nauséabond en le convertissant en biogaz inodore.

Quand je pense que La Gruyère est un haut lieu du tourisme et que ça pue du printemps à l'automne, c'est vraiment à n'y rien comprendre dans leur promotion du tourisme.

Sympa les effluves de purin en sortant de chez Cailler à Broc!

Écrit par : petard | 01 septembre 2012

Petard@ le problème, c'est que les paysans sont payés de moins en moins cher pour leur produit. Alors pour le lait ou l'élevage, on agrandit le cheptel. Qui inévitablement produit du lisier ou du purin qu'il faut éliminer sur les surfaces qui ne se sont pas miraculeusement agrandies. Une solution à la Poncet n'est pas souhaitable pour autant. L'ouverture des frontières aux produits agricoles européens ne produirait aucune baisse des prix en Suisse, il suffit de voir ce qui se passe avec l'euro pour s'en rendre compte. Et les prix français, par exemple, ne sont pas spectaculairement en dessous des suisses, à qualité égale s'entend. Cela dit, la tendance est à fermer boutique, en tout cas dans la production laitière. Un peu moins d'aide au développement, qui ressemble de plus en plus à du fric jeté par la fenêtre,et un peu plus de soutien à la paysannerie suisse. Mais bon, tant que les urbains votent pour les gens qui sont en place aujourd'hui, ce pays n'a pas fini de s'enfoncer...

Écrit par : Géo | 01 septembre 2012

Oui, 100% d'accord avec vous, la paysannerie suisse doit être soutenue. Le libre échange est une catastrophe pour notre indépendance alimentaire.

Cela dit, la question des déjections de nos braves bêtes pourrait être résolue avec des installations de production de biogaz. Les Allemands sont par exemple très avancés dans ce domaine.

Pas nécessaire que chaque ferme s'en équipe; en construisant une installation dimensionnée en conséquence par région, chaque producteur pourrait y livrer sa "marchandise".

Ensuite, les boues inertes pourraient être déversées dans les champs comme engrais sans que ça leur enlève leurs propriétés nutritives.

On serait gagnant sur deux tableaux: de l'énergie en plus et des odeurs en moins.

On claque tellement d'argent pour toutes sortes de projets hasardeux*, alors pourquoi n'en pas dépenser une fois intelligemment.

(*) Depuis trente ans, j'ai assisté au moins à 3 inaugurations d'installations de traitement des ordures ménagères dites "écolo". Les trois ont foiré! (Moudon, Châtel-St-Denis et Roche-Villeneuve).

Écrit par : petard | 01 septembre 2012

Ce matin, sur la radio de propagande des écolo-gauchistes payée par nos redevances à 460 balles et quelques par an, encore une diatribe contre les études PNR 59 dans l'émission de Lucie Solari (sauf erreur). Sans le moindre argument, juste "y a pas bon, OGM" , à l'attention de la ménagère de moins de trente ans conne comme un balai et qui n'a jamais appris à réfléchir de sa vie grâce à l'école vaudoise de l'abominable Lyon !
Ras-le -bol ! Qui va enfin prendre l'initiative de stopper le financement de radio-gauchiste ?

Écrit par : Géo | 01 septembre 2012

a eux seuls ces producteurs d'interdits et souffleurs de peurs sont eux-mêmes sources de ravages bien plus nuisibles psychologiquement qu'une bombe atomique
Parcontre ce qui est rassurant c'est d'entendre des jeunes et parmi eux aussi des parents qui s'en moquent comme de l'an 40,eux ne font pas comme le corbeau se laissant berner par le renard grand amateur de compliments comme tout le monde sait !

Écrit par : lovsmeralda | 02 septembre 2012

zut,/rire /je me suis broutée,c'est le corbeau qui ne se contenant plus se fit berner par le renard,alors ne nous laissons pas plumer stupidement cérébralement parlant ,nos méninges étant trop souvent sollicités c'est eux qui courent un danger d'être foudroyés et rien d'autre

Écrit par : lovsmeralda | 02 septembre 2012

@Géo: il s'agit de Lucile Solari, sur "Prise de Terre", émission du 1er septembre.
http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/prise-de-terre

Le parti pris est totalement scandaleux, extrapolant des cas individuels pour semer la panique, en violation flagrante avec la concession de la SSR:
http://www.srgssr.ch/fr/srg-ssr/bases-juridiques/legislation
"...en présentant une information complète, diversifiée et fidèle, en particulier sur les réalités po­litiques, économiques et sociales..."

Noter "diversifiée et fidèle"...

Écrit par : zamm | 02 septembre 2012

...Et vous êtes bien méchant avec cette pauvre Mme Lyon, qui a nous a fait tant progresser en passant de l'Ecole Vide de Matière à la Lobotomie des Enfants d'Ouvriers :-)

Écrit par : zamm | 02 septembre 2012

Il y a encore du phosgène sur le site chimique de Monthey, comme à Evionnaz chez BASF.
La raffinerie ne rejete pas que de l'arsenic dans le rhône.
Entre le site chimique de Monthey et la raffinerie, quelques centaines de kg de mercure "disparaissent" chaque année également.
Mais comme me disait M. Montabert (alors que je ne faisais qu'illustrer la manière dont est envisagée la vente dans ces entreprises), que cela n'a rien à voir avec les OGM.
Cela serait autant de sujet à traiter évidemment. Et bien sûr, pas bon à rappeler à la population. J'invite n'importe qui a voir ce que c'est que du phosgène pour rigoler en cas de pépin...surtout que bon, les installations ne sont pas de toutes premières jeunesse.
J'invite d'ailleurs tous les habitants de la riviera à regarder où et comment est prévu le cône de pollution en cas d'accident à Monthey...
Il y a bien évidemment des centaines d'abérations dont nous pourrions parler.
Il se trouve que l'on parle des OGM.

Écrit par : lefredo | 03 septembre 2012

@lefredo : j'ai réussi à retrouver l'histoire du phosgène :
http://www.illustre.ch/barrages-Grande-Dixence-Valais-Sion-seisme-tremblements-terre_96619_.html
Voir rubrique "le péril chimique". La présence de phosgène est normale, car c'est un produit intermédiaire important en chimie. J'espère seulement qu'ils font VRAIMENT gaffe...
Par contre, d'où vient l'histoire du mercure? Avez-vous une source?

Écrit par : zamm | 03 septembre 2012

La dangerosité des OGM n'est pas démontrée. Cela signifie-t-il qu'ils ne sont pas dangereux? Disons que, dans le cadre des connaissances actuelles, non. Tout comme la dangerosité des produits bio n'est pas démontrée (quoique, soyons prudents après ces morts en Allemagne). Le débat est stérile. Avec les précautions oratoires actuelles, on dira toujours que la dangerosité n'est pas démontrée, pour n'importe quel produit, et on n'affirmera jamais qu'il n'est pas dangereux, même pour le bio.
Maintenant, les OGM sont comme tous produits : il y a du bon, il y a du mauvais. Je n'approuve pas ces cultures résistant à des herbicides. Je préfèrerais des OGM résistant aux mauvaises herbes. OGM ou bio, pas envie d'être infesté par les herbicides (bio ou chimiques, peu importe).

Écrit par : V. Vodarevski | 03 septembre 2012

@Zamm
Je ne dis pas que le phosgène n'est malheureusement pas indispensable en chimie. N'empêche que c'est un produit extrêment dangereux.
Concernant les pertes de mercure, je n'ai que les discussions avec les ouvriers des sites concernés. Vous comprendrez bien que ce n'est pas un sujet très "porteur". Il me semble que l'on doit trouver quelques analyses qui démontre une certaine quantité de mercure dans le Rhône...

Écrit par : lefredo | 04 septembre 2012

@ ceux qui pensent encore que les attaques contre Monsanto sont de la propagande.

Allez voir ce petit article du temps, c'est intéressant je trouve:

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/b0b61bc0-fc3c-11e1-82b6-916d57f7ee70|1

Écrit par : lefredo | 12 septembre 2012

En ce moment c'est crêpage de chignons généralisé au sein de tous les lobbys.Ceux-ci ont leur service de presse qui de toutes manières on le sait dans l'alimentaire depuis la fin de la guerre savent jouer sur le coté émotionnel du pinguin consommateur!cela a toujours été et ne changera jamais,c'est la loi du marché et du plus fort ou comme en politique tous les coups sont permis

Écrit par : lovsmeralda | 12 septembre 2012

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