20 septembre 2012

OGM: une étude qui tombe pile-poil

Quelques semaines après les conclusions du programme helvétique PNR 59 (évoqué ici) relevant l'absence de nocivité des OGM surgit de nulle part une étude française aux conclusions ravageuses: Oui, les OGM sont des poisons!

Et d'illustrer le tout avec de bonnes grosses photos de rats malades de cancer.

rats.jpg

Les OGM c'est bon, mangez-en...
Sauf qu'un de ces rats n'en a jamais consommé.

Bien sûr, la presse reprend unanimement la dépêche et les "conclusions" de l'étude; en Suisse, le Matin se charge de la vulgarisation, avant de revenir à la charge pas plus tard que le lendemain avec une interview d'Adèle Thorens, vice-présidente des Verts, souhaitant "interpeller" le Conseil Fédéral pour reconduire le moratoire sur les OGM.

Vraiment, ça tombe à point nommé.

Le programme PNR 59 a conclu que les OGM étaient sans danger. Surgit une étude sortie du chapeau, décrétant rien de moins que les OGM çay le mal, façon cancer fatal. L'honnête homme ne sait plus où donner de la tête. Comment des études menées par des dizaines de chercheurs helvétiques peuvent-elles parvenir à des conclusions aussi radicalement différentes de celles d'une unique équipe française?

C'est qu'en science, malheureusement, il y a étude et étude. Toutes ne se valent pas. Question de biais expérimental ou d'opinions préconçues, par exemple. On lira ainsi avec avec étonnement l'analyse critique de la fameuse étude sur des "papillons mutants" à Fukushima, où comment les conclusions sont établies avant l'étude qui doit les déterminer. Malheureusement, le grand public est rarement mis au courant de ces discussions.

Les travaux de Gilles-Eric Seralini, le chercheur de Caen, appartiennent-ils à cette catégorie? Ce n'est pas impossible. L'homme a droit à sa page sur wikipedia (l'onglet de discussion est plutôt éclairant) et a visiblement une réputation sulfureuse dans ses recherches contre l'herbicide Roundup ou les OGM, à la limite de l'obsession. Il s'est engagé politiquement auprès de la liste Europe écologie. Il a fondé le CRIIGEN, un organisme de recherche entièrement dédié à la justification scientifique de la lutte contre les OGM, et il est cofinancé par Greenpeace, organisme entièrement neutre sur la question comme chacun sait...

En fait, le monsieur et son laboratoire traînent une liste de casseroles assez longue.

L'étude doit s'accompagner le 26 septembre d'un film, "Tous cobayes", qui rend compte de cette expérience, ainsi que d'un livre chez Flammarion. Sommes-nous encore dans la vulgarisation scientifique, ou dans le militantisme appliqué?

Certes, il n'est pas impossible que M. Seralini vienne de démontrer une dangerosité soudaine - et jusqu'ici parfaitement inconnue - de certains OGM de maïs. Mais les opinions visiblement bien établies de ce monsieur obligent à prendre des pincettes. Les écologistes sont les premiers à dénoncer la collusion d'intérêt et le manque d'indépendance lorsqu'une étude financée par untel ou untel ne va pas dans leur sens. Qui ne hausserait pas le sourcil face à une étude étayant les bienfaits du tabac, payée par Philip Morris?

Mais ici, les mêmes semblent abandonner toute prudence dès lors que l'étude valide leurs positions anti-OGM.

Venons-en donc à la publication proprement dite. Elle est disponible en ligne (avec les photos-choc) et montre en effet...  Quelques faiblesses, et il n'est pas besoin d'avoir un doctorat en biologie moléculaire pour le comprendre. Le protocole expérimental est résumé dans un article du Figaro:

Sous la houlette de Gilles-Éric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen, qui n'en est pas à son premier coup d'essai (sic), les auteurs de ce brûlot ont suivi pendant deux ans pas moins de 200 rats qu'ils ont répartis en neuf groupes d'une vingtaine d'individus. L'objectif était de tester les effets d'un régime alimentaire contenant trois doses (11 %, 22 % et 33 % de la ration totale) de maïs transgénique NK603 de la firme Monsanto, désherbé ou non avec du Roundup, un herbicide également produit par Monsanto auquel ce maïs est capable de résister. Enfin trois autres groupes de rongeurs ont été abreuvés avec une eau contenant des doses d'herbicides proches de celles que l'on retrouve dans les champs de maïs génétiquement modifié. Tous ces rats ont été comparés à des animaux témoins nourris avec une variété non transgénique, très voisine (mais non identique ou isogène) du NK603 et n'ayant pas reçu de Roundup.

 

Les groupes sont donc: R (pour "soumis au Roundup"), GMO (pour "soumis à une nourriture OGM") et GMO + R (pour "nourriture OGM arrosée de Roundup".) Chaque groupe est divisé en quatre sous-groupes: rien du tout (groupe témoin) ou 11%, 22% ou 33% du régime précité. Les 200 rats sont divisés en tellement de groupes qu'à la fin chacun ne comporte plus que 10 individus, ce qui est vraiment faible pour établir des statistiques valides.

Le tableau des résultats est livré en page 4 de l'étude, et mérite qu'on s'y attarde. Je ne me hasarderai pas à commenter les tumeurs et leur "qualité", qui implique un jugement de valeur, mais simplement à analyser la mortalité des individus dans les échantillons:

gilles-eric seralini,ogm,mensonges,médias

Les deux colonnes se rapportent aux mâles et aux femelles. La zone blanche correspond à l'espérance de vie moyenne de l'espèce, la zone grisée à un âge auquel les rats doivent "normalement" mourir (de vieillesse, de maladie ou de quoi que ce soit d'autre). Certains individus soumis toute leur vie à une nourriture viciée résistent donc plutôt bien - et à partir de la zone grisée, il est difficile de dire si les rats meurent plus à cause des effets de leur alimentation ou simplement de vieillesse. Le décompte significatif est effectué lors du trait vertical plein.

Le destin des groupes de rats de chaque catégorie est instructif. La ligne pointillée correspond au groupe témoin (soumis ni au Roundup, ni à du maïs OGM). Les lignes à trait plein plus ou moins grasses correspondent aux groupes soumis à des doses croissantes, le "pire dosage" apparaissant en gras.

Le Roundup est un herbicide contenant du glyphosate, irritant et toxique, et n'est pas destiné à être consommé directement, encore moins à hautes doses. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que les rats de laboratoire soumis à pareille alimentation souffrent quelque peu durant leur triste existence, en théorie en tous cas. Ainsi, la vie des rats du groupe "R" devrait être bien courte. Pourtant, il n'en est rien. Les mâles à durée de vie la plus longue sont ceux soumis aux plus fortes doses de Roundup!

Le cas des femelles est plus instructif, parce que les courbes s'arrêtent abruptement dès l'arrivée dans la zone grise. Deux femelles de l'échantillon-témoin sont déjà mortes. Pas possible de voir comment évolue la courbe dans la "zone gériatrique" comme pour les mâles. C'est dommage.

Les femelles exposées au Roundup ou au maïs OGM s'en sortent moins bien que leurs homologues masculins, mais il faut noter que les deux femelles-témoin mortes avant leur bel âge ont été euthanasiées (elles apparaissent en noir dans l'histogramme) pour "éviter leur souffrance selon les règles éthiques, soit "des tumeurs de plus de 25% du poids de leur corps, une perte de poids de plus de 25%, un saignement hémorragique, etc." mentionne l'étude.

La vie n'est pas un long fleuve tranquille chez les rats, même dans l'échantillon-témoin, et c'est un indice sur lequel nous allons revenir.

Plus éloquent encore: dans toutes les catégories, les rats soumis au "pire régime" - 33% de nourriture OGM et/ou arrosée au Roundup - ont un meilleur taux de survie à la mesure que ceux soumis à de moindres doses. Un poison mortel à petite doses, mais inoffensif à hautes doses? Voilà effectivement une découverte inédite!

Dans tous les cas, l'échantillon de recherche est extrêmement réduit face à une variété de rat qui souffre visiblement d'une mortalité élevée dans toutes les conditions. La démonstration n'apparaît guère probante: la mortalité des groupes ne montre aucune corrélation avec le dosage des produits testés, et l'écart avec le groupe témoin n'a rien de significatif.

Restent les photos affreuses, abondamment reprises dans la presse, destinées à marquer les esprits. L'effet est réussi, même si aucune étude ultérieure ne parvient jamais à répéter les curieux résultats obtenus par notre chercheur-militant.

Une étude conduite par un anti-OGM notoire, biaisée dans ses résultats et sa présentation? Qui irait imaginer cela! Pourtant, même du côté du Figaro, la prudence prédomine:

"Il manque des données chiffrées sur les tumeurs et les analyses biochimiques, mais aussi sur le régime alimentaire et l'historique de la souche de rats utilisée", note le toxicologue Gérard Pascal. En outre, contrairement à ce qu'affirme le Pr Séralini de nombreuses études à long terme ont déjà été menées sur des rats et des animaux d'élevage (vaches laitières, porcs, moutons, volailles…) nourris aux OGM. Aucune n'a montré de différence significative.

 

Ce n'est pas totalement surprenant. Tom Sanders, directeur du département des sciences nutritionnelles au King's College de Londres, dévoile la clef de l'énigme:

Les chercheurs n'ont pas fourni de données chiffrées sur la quantité de nourriture donnée aux rats, ni sur leur taux de croissance. "Cette race de rat est particulièrement sujette aux tumeurs mammaires lorsque les ingestions de nourriture ne sont pas contrôlées."

"Les méthodes statistiques sont inhabituelles et les probabilités ne permettent pas de comparaisons multiples. Il n'existe pas de projet d'analyse de données et il semble que les auteurs n'ont retenu que les chiffres les intéressant."

 

Ce ne sont pas des avis isolés: mention spéciale à la TSR pour son reportage équilibré sur les doutes entourant cette étude. Lui aussi mentionne le manque de fiabilité de l'espèce de rat utilisée:

Les soupçons s'accumulent, et ne sont calmés en rien par la réticence de l'auteur à livrer ses données brutes. On ne saura pas davantage si les rats en photo sont des vieillards coriaces ayant dépassé depuis longtemps l'espérance de vie de leur race.

Prendre une souche de rat ayant tendance à développer des cancers avec l'âge et présenter ces derniers comme le résultat d'une consommation d'OGM? Voilà une habile stratégie pour embobiner le chaland!

C'est beau comme du Lyssenko.

 


 

Mise à jour (21 septembre): le sujet provoque une avalanche de réactions sur le Web. Comme le dit un internaute: "L'équipe de M. Séralini comprend une spécialiste de microscopie électronique, un médecin privé à la fois généraliste, acuponcteur, homéopathe... Pas un seul toxicologue ni cancérologue pour une étude qui étudie la toxicologie et le caractère cancérogène d'un OGM, il fallait le faire."

Si certains journaux comme le Matin persistent dans le déni, d'autres se montrent enfin circonspects, tel le journal français Le Monde, peu suspect de sympathie pro-OGM.

Le quotidien brosse un portrait du "chercheur engagé" Gilles-Eric Séralini, et explique surtout les carences - fatales - de l'étude: faiblesses statistique majeures et incompatibles avec les normes scientifiques européennes, aucune indication sur les doses de maïs transgénique délivrées, pas d'analyse poussée des constituants du maïs ni de données chiffrées sur la fréquence des pathologies observées et sur les analyses biochimiques... Et une espèce de rat totalement inappropriée pour une étude de longue durée.

En effet, il est banal que les rats développent des cancers avec l'âge. Les rats utilisés, de la souche dite de Sprague-Dawley, sont les pires à ce sujet: 45 % de ces rongeurs développent cette pathologie, sans la moindre intervention. Ce défaut est connu depuis... 1973. on ne peut donc guère accorder le bénéfice du doute au professeur Séralini. Il a délibérément choisi des rats contractant des cancers quoi qu'il arrive.

Cerise sur le gâteau, l'étude est entre autre financée par le CERES, une association regroupant des acteurs de la grande distribution française (Carrefour, Auchan), qui ont un intérêt tout particulier à promouvoir leur filière Bio, génératrice de marges commerciales supérieures. Vous aviez dit "recherche indépendante"?

N'en jetez plus, la coupe est pleine.

Toutes mes condoléances aux anti-OGM qui ont rapidement rangé tout esprit critique pour embrasser une étude pseudo-scientifique dont les conclusions allaient enfin dans le sens de leurs convictions.

 


 

Mise à jour (28 septembre): Comme on s'en doutait, l'étude OGM de Séralini ne passe pas le test statistique. Ces conclusions sont de de Marc Lavielle, de l'INRIA à Saclay, et du Laboratoire de Mathématiques de l'Université Paris-Sud Orsay, également membre du Conseil Scientifique du Haut Conseil des Biotechnologies - et elles sont limpides:

Le protocole et les outils statistiques utilisés souffrent de graves lacunes et faiblesses méthodologiques qui remettent totalement en question les conclusions avancées par les auteurs.

Une analyse statistique rigoureuse des résultats obtenus lors de cette étude ne met en évidence aucune différence significative de la mortalité des rats dans les groupes contrôle et expérimentaux et aucune différence significative des paramètres biochimiques.

 

Mais de tout cela, on se doutait déjà ; l'étude entière n'est qu'un "coup médiatique" destiné à frapper l'opinion. Le succès est mitigé. En Suisse, les discussions sont en cours mais l'étude Séralini, bien que pour le moins controversée, a évidemment été reprise dans les discussions pour prolonger un moratoire sur les OGM (j'adore le paradoxe du "les gens n'achèteraient probablement pas d'OGM, alors interdisons-les!")

Côté UE, l'étude n'a pas fait bouger les lignes; il faut dire qu'elle s'adresse avant tout à un public français convenablement travaillé par les médias, et à une classe politique résolument arc-boutée contre les OGM: il n'y a donc pas beaucoup de changement à attendre à prêcher des convaincus.

Commentaires

"Prendre une souche de rat ayant tendance à développer des cancers avec l'âge et présenter ces derniers comme le résultat d'une consommation d'OGM? Voilà une habile stratégie pour embobiner le chaland"

Oui mais ... l'étude ne compare pas des rats ayant cette tendance et nourris à l'OGM avec des rats ne la présentant pas !
Elle révèle que "les rats nourris avec du maïs OGM [...] avaient une mortalité deux à trois fois plus élevée que les rats ayant reçu une alimentation normale, et développaient un nombre de tumeurs deux à trois fois plus élevé". Deux à trois plus élevé ça ne compte pas ?

Bonne journée

Écrit par : Jacky Brouze | 21 septembre 2012

@Jacky Brouze: Ne vous contentez pas du "résumé" de la presse à sensations. Les chiffres de mortalité l'article sont mentionnés et discutés en détail ci-dessus.

Je pense que prendre pour ce genre d'étude une espèce de rat sujette à des cancers à long terme quoi qu'il arrive est une faute de protocole impardonnable - la marque de fabrique de la junk science - et je doute que ce soit involontaire.

A ce point là, autant clamer que la nourriture non-OGM provoque des cancers: c'est aussi ce que "prouve" l'étude. Dans certains cas d'ailleurs, consommer de la nourriture OGM arrosée au Roundup est un meilleur gage de survie!!

Bonne journée à vous aussi.

Écrit par : Stéphane Montabert | 21 septembre 2012

Jacky Brouze : "Elle révèle que "les rats nourris avec du maïs OGM [...] avaient une mortalité deux à trois fois plus élevée que les rats ayant reçu une alimentation normale, et développaient un nombre de tumeurs deux à trois fois plus élevé". Deux à trois plus élevé ça ne compte pas ? "
--------------------------
"Mortalité deux à trois fois plus élevée", ça ne veut rien dire. La phrase exacte dans l'abstract, c'est “In females, all treated groups died 2–3 times more than controls, and more rapidly” et c'est un non-sens. Répéter 100x une idiotie ne la rend pas plus vraie.

Pour parler de mortalité, il faut une notion de temps quelque part. Cette mortalité 2 à 3x plus élevée, Seralini l'a sortie du chapeau (c'est simple, pour me contredire, il vous suffit de trouver les données dans le papier mais vous n'en trouverez aucun).

Statistiquement, travailler sur un groupe témoin de n=10 individus, on sait que c'est "statistiquement faible" mais en plus, on sait combien c'est faible : n'importe quelle donnée sera affecté par l'intervalle de fluctuation défini par 1/racine(n), soit 30% ici (programme de stats, niveau seconde !).

Ce qui veut dire que s'il y a 50% de cancer chez les femelles, ça correspond en fait à 20% à 80%, par le fait du SIMPLE HASARD (pour réduire une incertitude aussi énorme, il faut augmenter la taille de l'échantillon). Donc rien que les connaissances de stats niveau lycée permettent de dire que l'étude de Seralini n'a aucune valeur scientifique vu que ses chiffres sur le taux de cancer entre rats témoins et rats OGMisés sont statistiquement indiscernables.

C'est pour ça que Seralini n'a fait aucun traitement statistique sur les taux de cancer ou sur la mortalité, il s'est contenté de faire de la statistique sur une cinquantaine des données biochimiques qui n'ont aucun rapport avec ses conclusions tonitruantes sur le cancer. Mais ça permet de tromper le couillon et c'est ça l'essentiel, venant d'un hystérique anti-OGM, quelle surprise.

Écrit par : miniTAX | 21 septembre 2012

Merci pour votre analyse de l'étude que j'ai tout de suite soupçonnée être faite dans un but militant. Malheureusement c'est comme ça que fonctionne la "science" de nos jours. Les media français se sont emparés de l'affaire avec grand enthousiasme. On a fait venir José Bové qui est, comme chacun sait, l'expert en toute chose ! Je suis heureuse d'apprendre que la TSR a été plus mesurée dans sa façon de présenter cette "étude".
Il semble que les Américains, Brésiliens et autres qui consomment des OGM depuis une quinzaine d'années soient plus résistants que les malheureux rats de laboratoire. Le fait que la quantité de maïs qu'ils ont consommée ne soit pas mentionnée me paraît un défaut rédhibitoire.

Écrit par : Zendog | 21 septembre 2012

ah si les tombes pouvaient parler et révéler le nombre de consommateurs ayant ingéré une alimentation la plus saine de toutes à base de graines pures débarassées de tout produits toxiques et qui reposent tous après avoir été gratifiés d'un cancer du tube digestif! parmi eux beaucoup de petits commerçants tellement affables qu'ils en consommèrent eux- mêmes pour la validité des produits hautement énergétiques afin de conseiller leurs clients . Mal leur en pris âgés en plus consommateurs vendeurs et clients peuvent se donner la main au travers des cimetières en souhaitant que les jeunes ne tombent plus dans les mailles d'escrocs qui dans le domaine alimentaire sont légion

Écrit par : lovsmeralda | 21 septembre 2012

" Prendre une souche de rat ayant tendance à développer des cancers avec l'âge et présenter ces derniers comme le résultat d'une consommation d'OGM? Voilà une habile stratégie pour embobiner le chaland! "

Sait-on si ce sont des rats génétiquement modifié? Une chose est sûre: c'est que les américains consomment régulièrement des OGM depuis 20 ans. Aucune étude n'a permis de déterminer des accidents alimentaires sur cette consommation d'OGM. Et pourtant on peut avoir un certain recul la dessus.

D.J

Écrit par : D.J | 21 septembre 2012

Bonjour,

Y a-t-il eu une/des études rigoureuses démontrant l'absence de nocivité des OGM (à moyen et/ou long terme) et inversement ?

Si oui, peux-t-on me donner un lien, que je me fasse ma propre idée.

Merci,

Écrit par : Zarka | 21 septembre 2012

Cette étude a en tout cas le mérite incontestable d'avoir été mené sur le long terme, c'est à dire 2 ans (contre 3 mois pour les autres).

Ensuite, évidemment qu'on peut la taxé d'étude militante (anti). Mais dans ce cas, il faut taxer absolument toutes les études de militante. Car pensez-vous que les fabricants qui mènent eux-même les études sur leurs produits ont intérêts à découvrir une certaine nocivité ?

Vous allez me dire: PNR59 !!
Oui, mais cette étude porte sur la dissémination, pas sur la consommation.

Et aussi, ce n'est pas parce qu'une étude est mené par un laboratoire public qu'elle n'est pas militante. La seule façon de savoir qu'une étude est plutôt valable, c'est lorsqu'on a accès aux données brutes et à tous les détails afin de pouvoir la reproduire. Dans ce cas, c'est fiable, puisqu'on peut le vérifier.

Écrit par : Fufus | 21 septembre 2012

@Zarka: google est votre ami. Et j'ai un scoop encore plus fort qu'une étude: il y a des millions d'ovins et de bovins nourris aux OGM sur la planète, depuis des années, sans conséquences. Et des OGM, des gens qui en produisent, les gens de Montsanto entre autres, en MANGENT et les donnent à manger à leurs enfants.

Sont-ils fous à ce point?

@Fufus: le mérite d'une étude de longue durée est limité lorsque ses résultats sont sans valeur. Mais gageons que l'équipe y a vu un intérêt financier certain!

Quant à votre réflexion style "la vraie indépendance n'existe pas", elle est bien pratique: personne n'est vraiment objectif, personne ne sait rien sur rien, donc Pouf! On n'a plus qu'à poser le joker du principe de précaution, et tout est interdit jusqu'à ce que des Martiens (les seuls à être suffisamment "indépendants", peut-être!) ne daignent se pencher sur la question.

Evidemment, une étude correcte mentionne assez de détails pour être reproductible. Celle de M. Séralini ne l'est pas, parce que, outre toutes ses carences métohdologiques, il n'est pas possible de conclure quoi que ce soit d'une espèce de rat dont 45% des membres, en moyenne, développent un cancer en vieillissant. Il existe des études correctes sur les OGM, celle-ci n'en fait pas partie.

Oh, et quelle dent avez-vous contre le PNR 59? Et d'où sortez-vous qu'aucune des trente études de ce programme ne couvrait les aspects toxicologiques?

Écrit par : Stéphane Montabert | 21 septembre 2012

@Monsieur Montabert,comme c'est bien vu en effet les OGM existent depuis la création du monde ,les humains sont tous des organisme génétiquement modifiés depuis leur premier souffle. Nous somme tous en possession de bactéries qui sont notre sauvegarde afin de permettre à nos anticorps de se développer afin de lutter contre les diverses maladies.Parcontre en cherchant par tous les moyens à vivre dans un environnement stérile l'humain n'aura plus de système immunitaire pour l'aider à survivre et ce sera la fin de l'humanité
Si l'on sait les nombreux vaccins innoculés dès la naissance faut croire l'organisme humain machine surprenante capable de se modifier génétiquement parlant ,sinon on serait tous morts depuis longtemps.
J'aime énormément cette phrase d'un écrivain qui affirma avant de mourir nous sommes tous des déchets radioactifs et depuis le temps qu'on est aspergé de poussières d'astéroides et autres particules si notre système ne pouvait supporter tout ce dont le ciel nous octroye depuis la nuit des temps ,c'est bien la peuve que nous sommes tous conçus pour évoluer en fonction du temps et des aliments .Mais en nous servant aussi et c'est primordial de notre intuition qui avec Internet semble chez certains de plus en plus en danger et chez d'autres bien plus machiavelique leur servant alors de support en accord très certainement avec l'agroalimentaire ou tous les coups comme en politique sont permis pour l'écoulement de céréales en surplus.
En utilisant les OGM comme excuse d'autres produits pourront ainsi être écoulés c'est ainsi depuis 1954 fallait bien trouver une explication à la venue de Migros,Le serpent de la concurrence effrénée pouvait commencer et il continue tant que le consommateur se laissera abuser par n'importe quelle publicité
bonne soirée pour Vous Monsieur Montabert

Écrit par : lovsmeralda | 21 septembre 2012

Nous devons demander qu'une nouvelle étude soit menée, financement public et sur la même durée!
Que celui qui critique l'étude du professeur Séralini, publiée dans une revue à comité de lecture ( Food and Chemical Toxicology), donc relue par des pairs, publie un article scientifique démontrant le contraire, dans une revue à comité de lecture.
Quant aux rats utilisés pour l'étude, ce sont les mêmes que ceux utilisés par Monsanto. (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2793308/)
Quant au fait que "des millions d'ovins et de bovins sont nourris aux OGM sur la planète, depuis des années",il faut savoir que l'espérance de vie des rats utilisés est de deux ans à deux ans et demi. On sait donc qu’à 12 mois, ils ont l’équivalent d’environ 40 ans chez l’homme. L’espérance de vie des bœufs, elle, est de 15 à 20 ans. Jusque dans les années 1940, on les abattait vers 7 ans. Mais avec le développement de l’élevage industriel, on s’est mis à les abattre de plus en plus tôt : 5 ans, 3 ans, 18 mois, et même moins maintenant. On ne dispose pas d’assez de temps pour connaître l’impact de leur alimentation sur leur santé.
Vous voulez attendre 40 ans pour voir les effets sur vos enfants, sachant que les OGM ne sont commercialisés que depuis 15 ans?

Écrit par : Anne | 21 septembre 2012

@Anne: "Quant aux rats utilisés pour l'étude, ce sont les mêmes que ceux utilisés par Monsanto."

Cet argument, déjà entendu, sera souvent répété dans les semaines à venir. Il est vrai, mais il ne tient pas. Les rats utilisés par Séralini sont les mêmes utilisés pour l'homologation des maïs OGM de Monsanto, M. Séralini l'affirme lui-même.

Et il sait très bien à quelle manipulation il se livre en omettant la vérité.

Car les rats en question - de la souche dite de Sprague-Dawley - sont inappropriés pour des recherches toxicologiques à long terme. Ils sont connus pour développer des cancers en vieillissant. De toutes les souches, c'est la pire. En moyenne, 45% des rats de Sprague-Dawley développent spontanément un cancer.

Cet effet est connu depuis des décennies et frappe peu ou prou toutes les espèces de rat, quoi qu'aucune autant que la variété Sprague-Dawley.

http://www.ratbehavior.org/TumorSpaying.htm

C'est pour cela qu'on ne fait pas des études longues avec des rats mais avec d'autres animaux, qui ne développent pas spontanément des cancers.

Les recherches de Montsanto basées sur ces rats sont valides, parce qu'elles reposent sur la période scientifiquement admise pour une études sur eux. L'étude de M. Séralini ne l'est pas, en employant les mêmes rats, précisément pour les mêmes raisons.

Écrit par : Stéphane Montabert | 21 septembre 2012

On devrait aussi parler des anti-OGM qui sont souvent les mêmes qui militent contre la vivisection n'ont pas hurlé en voyant la façon dont-ils ont rendu les rats cancéreux pour leur expériences contre les OGM. D'habitude pour eux, les expériences animales n'ont jamais prouvé leur utilité à la science. Sauf cette fois comme par hasard.

D.J

Écrit par : D.J | 21 septembre 2012

"Et d'où sortez-vous qu'aucune des trente études de ce programme ne couvrait les aspects toxicologiques?"

Ici (http://www.nfp59.ch/f_resultate.cfm?kat=32), on peut lire:

"A l’étranger, un grand nombre d’études ont été effectuées concernant les répercussions des PGM sur la santé humaine et animale. Dans le cadre du PNR 59, aucune étude supplémentaire n’a été réalisée en la matière, car il n’y a pas de raison de supposer qu’en Suisse l’organisme humain ou animal réagisse différemment aux PGM qu’à l’étranger."

Donc, au PNR59, concernant la santé humaine, ils n'ont fait qu'une compilation des études existantes jusque-là. Autant dire qu'ils ont repris les "études" de Monsanto et Syngenta. Et Hop ! Mais le PNR59 n'a pas fait de mal à une seule souris. Que pouic ! Pas que j'aie quelque chose contre les souris, cela dit. Mais ils se sont concentrés sur l'étude de dissémination des pollens.

J'aimerais pouvoir dire le contraire, mais ce PNR 59 m'a tout l'air d'une belle fumisterie. Je ne dis pas que les petites mains n'ont pas fait correctement leur boulot, mais la communication finale "aucun risque lié au génie génétique vert, que ce soit pour la santé ou pour l’environnement", c'est de l'arnaque pure est simple. Ils n'ont vraiment étudié que la dissémination, ils pourraient le reconnaître. Bref, vous vous en doutez, je vois planer au-dessus du PNR59 l'ombre de l'agro-industrie.

A moi de vous posez une question: où avez-vous vu que l'étude de l'équipe Séralini manquait de méthodologie et n'était pas reproductible ?

Écrit par : Fufus | 21 septembre 2012

@Fufus: Merci pour ce détail sur PNR 59. Il faut croire que même les autorités helvétiques (vendues aux lobbies OGM comme chacun sait) considèrent que la question de la nocivité alimentaire est réglée. Il est vrai qu'en Asie, en Amérique du nord et du sud, entre le riz, le colza ou le maïs OGM cultivés depuis des années, les gens tombent comme des mouches. Non?

Sinon, sur l'étude, je me suis contenté d'analyser les résultats publiés. Je ne vais pas copier-coller mon billet ici. Le reste des considérations sur la méthodologie de M. Séralini vient de divers spécialistes interrogés par la presse. Je fournis quelques liens dans le texte, dont une vidéo; à vos heures perdues, vous pourriez les consulter (la TSR ou Le Monde étant eux aussi des médias vendus à Monsanto, cela va de soi).

Quant à dire que l'étude n'est pas reproductible, ce n'est pas vrai. Les travaux de M. Séralini sont parfaitement reproductibles - ils sont juste sans valeur. Si je prends n'importe quel groupe de rats de la variété Sprague-Dawley et que je les réunit en groupe de dix, j'obtiendrai au bout de deux ans, dans 95% des cas, entre deux et huit cancers par groupe (disons, 4,5 en moyenne, avec une marge d'erreur de 3 à cause de la petitesse de l'échantillon) et ce peu importe la façon dont ces rats sont nourris.

Sauf avec de la mort-aux-rats, bien entendu.

Dans certains cas, on verra peut-être les rats du groupe témoin se porter mieux que ceux d'un groupe testé. Dans d'autres, on verra les rats du "pire groupe" se porter mieux que ceux d'un groupe moins exposé - en fait, exactement comme dans les résultats de M. Séralini!

Mais bon, les rats ne sont qu'un aspect. Sur le reste, on lira une analyse bien sérieuse par M. Jean-François Narbonne:

http://www.huffingtonpost.fr/jeanfrancois-narbonne/lacunes-resultats-suprenants-et-inexplicables-letude-anti-ogm-sur-la-sellette_b_1902634.html?utm_hp_ref=france&utm_hp_ref=france

Examinez-la et revenez nous voir.

Écrit par : Stéphane Montabert | 21 septembre 2012

@D.J sans doute mais perso j'ai toujours su faire la différence entre l'animal que j'aime beaucoup mais pas au détriment des humains. Bien que parfois ils donnent l'envie d'en étrangler/rire/ quelques'uns qui justement préférent sauver les animaux avant leurs semblables.Cela se comprend un animal même battu reviendra toujours chercher des caresse,un humain lui jouera le jeu pendant un certain temps mais prendra la fuite définitivement un jour ou l'autre
J'ai dis sur un autre blog qu'en votant contre l'utilisation d'animaux mis au service des humains par le créateur c'était mettre les laboratoires le dos au mur.Cependant vous reconnaitrez qu'en jouant sur le coté émotionnel en montrant des photos complètement irrationnelles y'avait de quoi voter contre par les plus émotifs et ils sont nombreux surtout avant 60 ans ensuite les émotions sont le plus souvent remplacées par la colère afin d'ouvrir les yeux aux plus jeunes !
toute belle journée pour vous

Écrit par : lovsmeralda | 22 septembre 2012

@D.J et je suis a peu près certaine qu'on trouverait un bataillon de socialistes ayant voté contre les animaux en laboratoires ,les mêmes qui prétendent vouloir sauver l'environnement mais le polluant davantage par leurs théories ressemblant aux belles légendes bibliques et qui vont carrément à l'encontre du bien être dont ils se font les apôtres!

Écrit par : lovsmeralda | 22 septembre 2012

Deux articles qui démolissent absolument cette étude :

http://www.forbes.com/sites/timworstall/2012/09/20/monsantos-gm-corn-and-cancer-in-rats-real-scientists-deeply-unimpressed-politics-not-science-perhaps/

http://www.forbes.com/sites/timworstall/2012/09/21/proof-perfect-that-the-seralini-paper-on-gm-corn-and-cancer-in-rats-is-rubbish/

Le second article rapporte un fait qui tue : la totalité des animaux de laboratoire aux Etats-Unis (dont les rats) sont nourris avec des OGM depuis une dizaine d'années. Les animaux de laboratoire en Europe sont nourris avec des rations essentiellement non OGM. Les animaux de laboratoire sont élevés dans des conditions de suivi très strict, et leur santé est observée de très près en permanence.

Par conséquent, si les OGM avaient une influence nocive sur leur santé, cela se serait vu, non seulement par la simple observation aux Etats-Unis, mais aussi par comparaison avec l'Europe, et cela aurait certainement fait l'objet d'amples répercussions médiatiques.

L'étude française :

- Ne donne pas les résultats bruts, ce qui empêche d'autres équipes de les vérifier ;

- Contrevient aux règles statistiques les plus élémentaires qui permettraient de garantir la véracité des résultats ;

- Utilise une variété de rats qui développe, hors de toute expérimentation, une quantité effrayante de cancers -- donc n'est évidemment pas appropriée pour évaluer un effet cancérigène éventuel de l'alimentation ;

- Est réalisée par une équipe qui comprend dans ses rangs un médecin homéopathe, donc, en termes scientifiques objectifs, un charlatan ;

- A pris soin de diffuser à la presse des photos de rats affligés de tumeurs monstrueuses, ce qui ne se fait jamais (on ne montre jamais les photos des animaux de laboratoire utilisés), ne sert à rien sur le plan scientifique (toutes les données se trouvent dans le texte, les photos n'ajoutent rien), mais sera le seul élément retenu par l'opinion publique si le but est de la manipuler -- et là, elles s'avèrent en effet très utiles.

Dans mon bistrot, hier, le gars qui a parlé de l'étude n'a mentionné que les photos. Evidemment. Et a juré de ne plus manger d'OGM. Mission accomplie...

Écrit par : Robert Marchenoir | 22 septembre 2012

Effectivement, il semble que M. Séralini n'ait pas publié les données brutes, arguant qu'il n'y pas de raison que lui publie les données brutes de son étude alors que les responsables des autres études sur les OGM ne publient pas les leur.

Quoiqu'il en soit, de cette études et des autres, je ne souhaite pas manger d'OGM. Mais, faîtes ce que bon vous semble, M. Montabert. Mangez-en. Et je vous souhaite, malgré cela, de vivre longtemps et en bonne santé. Mais, moi, je n'ai pas envie de servir de cobaye, pour les beaux yeux (et les profits) de deux ou trois multinationales.

Écrit par : Fufus | 23 septembre 2012

"Il semble que M. Séralini n'ait pas publié les données brutes, arguant qu'il n'y pas de raison que lui publie les données brutes de son étude alors que les responsables des autres études sur les OGM ne publient pas les leur."

Quel curieux motif ! En quoi le fait que les auteurs d'autres études fassent de la mauvaise science (si c'est avéré) serait-il une raison d'en faire autant ?

Écrit par : Robert Marchenoir | 23 septembre 2012

Pour le coup, je suis d'accord avec vous, M. Marchenoir. C'est une sorte de nivellement par le bas.

Écrit par : Fufus | 23 septembre 2012

@ Marchenoir : il est compréhensible que Séralini et le Criigen mettent la pression sur les autorités sanitaires européennes pour rendre publique les données brutes de Monsanto & Co. C'est un des scandales qu'ils combattent depuis plus de dix ans !
@ tous : voir les réponses de l'équipe Séralini aux questions soulevées suite à la publication http://www.criigen.org/SiteFr//index.php?option=com_content&task=view&id=406&Itemid=129

Écrit par : Richard Golay | 23 septembre 2012

Cette étude n'a aucune valeur scientifique, rien que par le faible nombre d'échantillons.
Il est également bien évident que prendre une souche de rat qui développe des cancers en vieillissant et de les tester sur leur durée de vie en entier va amener des cancers.
Maintenant, si le but de cette équipe de militants est de faire sortir les données bruts des laboratoires, la technique est plutot malines.
Car sinon, il est impossible que ce chercheur ne se soit pas rendu compte de la faiblesse de sa démarche et donc de la démolition de son étude et de son nom par les milieux scientifiques.
Je tiens tout de même a revenir sur les remarques faites plus haut et qui ont déjà été un peu remises dans leur contexte par Anne.
Les animaux de laboratoires sont dans la plupart des cas sacrifiés assez jeunes.
L'on sait pertinemment que le développement des cancers prend du temps. ce n'est donc pas parce qu'ils sont nourrit depuis 15 ans aux états unis par des OGM sans constat notable que l'effet n'est pas là.
Tout le monde est d'accord pour dire qu'une partie non négligeable de la population humaine occidentale va souffrir de cancer. Mais les taux de cancer sont d'environ 1 pour mille à l'age de 35 ans et de 3% à l'age de 80 ans (pour les hommes).
Donc on peut dire que le cancer ne touche que de manière très marginale les jeunes. Quelque soit leur nourriture ou autre. Partant du même principe sur les rats, les tuer jeunes permet de les nourrir avec ce que l'on veut.
Il faudrait, pour que cela soit une étude valable, choisir une souche qui ne développe pas excessivement de cancer en vieillissant, et en les tuant avant l'âge critique.

Écrit par : lefredo | 24 septembre 2012

@lefredo: "Il faudrait, pour que cela soit une étude valable, choisir une souche qui ne développe pas excessivement de cancer en vieillissant, et en les tuant avant l'âge critique."

Je suis on ne peut plus d'accord. Mais nous avons déjà de tels échantillons "in vivo" - et de toutes les espèces dont l'homme se nourrit, rien de moins!

Cela fait des années qu'une grande partie du monde (l'Amérique du nord et du Sud et l'Asie) fournissent de la nourriture OGM au bétail, et bien entendu, si ceux-ci développaient des cancers, le scandale alimentaire serait mondial. Or, les anti-OGM sont prompts à déclarer que ces animaux, destinés à la consommation sont tués jeunes, avant le développement d'un éventuel cancer... Mais ils oublient que *tous* le bétail n'est pas sacrifié de cette manière: il reste les reproducteurs!

Ceux-là ont droit à une vie beaucoup plus longue que leurs homologues de boucherie mais mangent aux mêmes râteliers!

Si les animaux *reproducteurs* nourris aux OGM développaient des cancers, le scandale aurait éclaté depuis longtemps.

Il est toujours bon de vilipender les affreux de Monsanto et le mode de pensée "anglo-saxon" qui serait tourné vers le profit. Mais c'est oublier un peu vite que c'est aussi un monde où trouver un bout d'os dans la viande de votre hamburger peut provoquer des dommages et intérêts se chiffrant en millions de dollars. Si les OGM provoquaient des cancers dans de la viande plus ou moins destinée à la consommation humaine, à grands coups de procès, les producteurs de tels OGM auraient été acculés à la faillite depuis longtemps.

Écrit par : Stéphane Montabert | 24 septembre 2012

Richard Golay : les réponses des auteurs de l'étude que vous indiquez ne sont accessibles qu'à des scientifiques. Elles ne répondent pas aux objections qui ont été soulevées, par des scientifiques, dans des entrevues à des médias grand public ; en tous cas pas de façon manifeste pour un non-spécialiste.

Ce dernier aurait besoin d'un niveau de synthèse et de vulgarisation supplémentaire.

Écrit par : Robert Marchenoir | 24 septembre 2012

@stéphane Montabert

Je ne suis pas un spécialiste de l'élevage, mais je ne pense pas que les reproducteurs vivent si vieux que cela. Mais de toutes manières, pour en faire la démonstration il faudrait prouver que les cancers sont cherchés vous ne croyez pas?
Et si l'on ne constate pas de développement spectaculaire, je ne suis pas certain qu'ils soient cherchés. Bref, Je trouve que l'étude en question est mauvaise, ou du moins mal présentée. Mais je trouve l'argument avancé sur le nombre d'animaux mangeant des OGM sans problème pas plus recevable pour autant.

Écrit par : lefredo | 25 septembre 2012

Information croquignolette que je viens de découvrir : l'exclusivité médiatique de l'étude a été donnée au Nouvel Observateur, à condition que ses journalistes ne la soumettent pas à d'autres scientifiques en leur demandant leur avis !

Et c'est une journaliste scientifique de Libération, journal pas vraiment favorable aux OGM, qui le dévoile et qui s'insurge contre cette entorse à la déontologie.

Il devient de plus en plus évident que cette étude est une manipulation militante, et non pas un travail scientifique honnête.

Écrit par : Robert Marchenoir | 25 septembre 2012

a) mefiance avec la modification de gène car on ne voit que la partie visible de l'iceberg même aprés quelques années de test - il faut comprendre que le capital génétique du vivant est avant tout transfert d'information générationnel - c'est du temps long

b) Monsanto ça pue plus que marlboro macDo et looked réuni (un exploit)

c) personnellement mes 4 enfants sont nés sans malformation génétique j'aimerais simplement qu'il en soit de même pour mes petits enfants

Pour conclure si il y a bien un domaine ou le stupide principe de précaution peut avoir un intérêt c'est celui ci

Écrit par : Patrick | 28 septembre 2012

Ouille, ouille, ouille, il reste des journalistes honnêtes, qui l'aurait cru ?
Et cela fait mal dans les lofts bobos. Interview de Denis Duboule dans 24 heures d'aujourd'hui par Francine Brunschwig.
Denis Duboule est présenté comme l'un des chercheurs (en génétique) parmi les plus éminents de Suisse, et il se partage entre l'Uni de Genève et l'EPFL.

A la question : Deux études récentes sur les OGM ont publié des conclusions contradictoires quant aux dangers. Le public, perplexe, se demande qui croire ?

Réponse : Il n'y a pas de contradiction. L'étude du Fonds national, c'est comme une Rolex à 10'000 fr. Celle du professeur Séralini, publiée dans une revue bas de gamme, c'est la Rolex à 10 fr. vendue par un type installé dans la rue. L'étude française a été cofinancée par les grandes surfaces Carrefour et Auchamps, qui vendent des produits bio. L'étude indépendante du Fonds National qui a conclu que les OGM étaient inoffensifs a coûté 12 millions de francs. Que les OGM puissent éventuellement provoquer des allergies, c'est plausible. Mais des tumeurs, je ne comprends pas. Cela dit, je ne suis pas un défenseur des OGM, dont je pense que nous n'avons pas forcéement besoin...

Denis Duboule, à la question : "les gènes ont-ils livré tous leurs secrets ?"
répond : Imaginez un meuble Ikea dont nous avons la notice de montage. Mais rédigée en serbo-croate ! Nous devons donc encore comprendre la syntaxe du génome. De plus, les gènes ne représentent que 1 % de la notice ! Restent les 99% que nous avions définis comme de l'ADN poubelle, mais que nous savons aujourd'hui être des espaces utiles accomplissant des fonctions importantes.

Souvenez-vous du temps où les valeureux scientifiques progressistes à la Langaney proclamaient que les races n'existaient pas, en se basant sur le décryptage du génome humain. C'était il y a 15 ans et tout était dit, sauf qu'il se basait sur seulement sur 1% du génome! On passait pour de vieux tarés si on osait émettre quelques doutes...

Comme pour le réchauffement climatique d'origine exclusivement humaine. Comme pour la mort des forêts, qui soit dit en passant, commencent maintenant à envahir les montagnes en raison de la disparition des vaches sur les alpages...

Écrit par : Géo | 04 octobre 2012

Les commentaires sont fermés.