04 octobre 2012

Une belle brochette d'entrepreneurs

Il y a quelques jours, François Hollande a décrété un "choc fiscal" pour l'année 2013, dont une taxe sur la plus-value de cession d'entreprise portée à 60% (!) qui tuera pour de bon ce qui reste de l'économie française.

geonpi.jpgUn groupe d'amis décide de protester en créant un groupe facebook des "pigeons", protestant contre l'injuste fiscalité pénalisant les preneurs de risque - en plus de toutes les taxes qui les étranglent au quotidien - et les conséquences de telles mesures sur l'entrepreneur, seul et unique moteur de la croissance.

La notoriété de l'initiative se répand comme un feu de brousse.

Il fallait donc une réaction: c'est Libération qui s'y colle hier, ouvrant une tribune à "Nous, entrepreneurs...", groupe d'individus affichant sans complexe son amour inconditionnel des impôts et de la fiscalité en général, comme en témoigne ce bel extrait plein de bravoure:

Nous – créateurs et patrons de PME - ne nous considérons pas comme une caste de citoyens supérieurs, dont les revenus devraient bénéficier d’un traitement fiscal de faveur (sic). Nous soutenons tout ce qui va dans le sens de l'équité et de la simplification de l’impôt. Nous soutenons donc le principe de taxation égale des revenus du travail et du capital, gage de relations sociales durables au sein de nos entreprises et d’effort partagé.

 

Les sept signataires de cette tribune - peu suivie par la population, semble-t-il - s'auto-proclament porte-parole de tous les créateurs et patrons de PME sans la moindre hésitation. Peut-être ont-ils réellement créés quelque chose, mais il y a entreprise et entreprise: une bonne partie de ces start-up, suivant une tradition bien française, a toutes les chances d'être des excroissances de grosses sociétés para-publiques. A mi-chemin entre le placard doré et le détournement de fonds, la méthode s'avère bien pratique pour organiser des plus-values entre camarades de promotion, régalant la galerie grâce à un gros client captif et peu regardant à la dépense.

Du premier signataire de la liste, Alain Assouline - candidat socialiste du Val-d'Oise - au dernier, dont les références de l'entreprise La Netscouade fleurent bon le renvoi d'ascenseur (conception de site pour la Mairie de Paris, Europe Ecologie, Haut Commissariat aux Solidarités, Mobilité Durable et j'en passe...) les "entrepreneurs" cités dans Libération ressemblent fort à une sous-espèce peu pressée de se confronter au consommateur dans un marché concurrentiel, préférant vivre dans un environnement calme et protégé, biberonnés d'argent public par des voies détournées.

On comprend d'autant mieux leur réticence face à tout mouvement de contestation du volet fiscal puisque cela remettrait complètement en question leur business model - surtout le chapitre "recherche de clientèle". Du reste, je ne donne pas deux ans à ces pseudo start-up. Compte tenu des difficultés financières de l'Etat français, il va falloir réduire la voilure, même pour la conception de site web par des copains.

Là où le mouvement des "pigeons" part d'une conversation désabusée entre des amis avant de recevoir un écho légitime - et suivi d'effet - la tribune de Libération ressemble à une vilaine opération de communication organisée par le parti, employant sans vergogne la bonne vieille technique communiste de l'appropriation du discours:

"Nous parlons au nom de tout le monde, alors, taisez-vous!"

Commentaires

La dernière fois que j'ai regardé, la page facebook des Pigeons comptait déjà plus de 43 000 sympathisants. Par ailleurs, Le FT et Bloomberg parmi d'autres ont déjà évoqué le sujet. Cela commence à ressembler à un joli succès:

http://www.facebook.com/lespigeonsentrepreneurs

Écrit par : Inma Abbet | 04 octobre 2012

Bien vu, Stéphane Montabert. Petit tour rapide sur le site Web de la société Les Argonautes, dont le premier signataire de la tribune, Alain Assouline, est le président : trois catégories de clients sont mises en avant : 1) ministères et collectivités territoriales, 2) fédérations, associations, organismes paritaires, 3) entreprises privées.

Donc, deux catégories de clients sur trois sont financées par la dépense publique.

L'historique de la société confirme que Les Argonautes vivent d'abord de l'argent public. Parmi les premiers clients : l'Agence pour l'emploi des cadres, France Télécom, plusieurs entités du ministère de l'Equipement, des municipalités...

Écrit par : Robert Marchenoir | 04 octobre 2012

@Robert Marchenoir: le temps m'a manqué pour examiner le parcours professionnel et les "start-up" dont se réclament les sept signataires, mais je suis prêt à me livrer à un mea-culpa si un seul d'entre eux a fondé une start-up avec de l'argent privé, à destination de clients privés.

Comme le dit un internaute du Figaro:
"En regardant de près les réseaux des signataires de 'Nous Entrepreneurs" sur linkedin et Viadeo, il est très intéressant que ces donneurs de leçons vivent de contrats avec le réseau socialo- marxiste-népotique. Bien sûr ils travaillent pour le plaisir car ils vivent de nos impôts avec des contrats garantis sans risque"

La contre-pétition de Libération a reçu moins de 100 signatures mercredi soir, loin des 50'000 soutiens affichés en cinq jours aux Pigeons sur Facebook...

Écrit par : Stéphane Montabert | 04 octobre 2012

Quelqu'un pourrait-il vérifier (je ne trouve pas l'info) si la société de Jean-Paul Smets, à savoir Nexedi, est effectivement localisée dans la zone franche urbaine de Marcq en Baoreul, ce qui lui permet (ou lui a permis) de copieux allègements de charges ? Pour quelqu'un qui affirme ne pas avoir comme préoccupation d'échapper aux impôts (qui plus est aux plus "sociaux" d'entre eux), cela serait à coup sûr truculent...

Écrit par : Maf | 05 octobre 2012

Je ne me prononcerai pas sur la forme (invérifiable de toute façon), mais sur le fond: il n'y a pas de raison que, à sa vente, le gain en capital d'une entreprise soit moins imposé que le salaire. Ceci, à l'exception de cas très particuliers comme la remise pour départ à la retraite.

Ces "entrepreneurs"-pigeons sont des enfants gâtés et des aspirants-branleurs:

Dans les faits, le projet de réforme dévoilée paraissait équilibrée. Le taux d'imposition (à la revente de l'entreprise) était décroissant avec le nombre d'année, à l'image des gains immobiliers ici.

Aspirants-branleurs, car ils rêvent de trouver l'idée à la Zuckerberg qui leur permettrait, en très peu de temps, de revendre leur société pour des millions et n'avoir plus à travailler après. Drôle de conception de l'entrepreneur.

Écrit par : Fufus | 05 octobre 2012

@Fufus Admettons que vous ayiez raison (il faut admettre car vous avez tort d'emblée), quel est le problème.
Qu'y a t il de mal a revendre son activité?
Vous parlez de départ à la retraite, mais si, comme vous le prétendez, les entrepreneurs vendent leur start up au bout de 5 ans pour plusieurs millions dans le but de s'arrêter de travailler, n'est ce pas la un départ à la retraite?

Pourquoi faudrait-il les blamer de passer la main a quelqu'un d'autre?
En quoi leur prendre une majorité (parce que 60% c'est une majorité, si si) de leurs gains rendra celui ci plus "clean"? En quoi cela rendra les gens comme vous heureux?
Si cette mesure est adoptée, vous ne serez pas plus heureux et vous réclamerez 75%.
Par contre si cette mesure passe, le nombre d'emplois potentiels qui ne seront pas créés feront beaucoup de malheureux, et on accusera ENCORE ces salauds de riches.

Écrit par : Mulasse | 05 octobre 2012

@Mulasse: Fufus ne raisonne pas, il ne fait qu'exprimer un sentiment de jalousie.
Les entrepreneurs? Des gens qui, pense-t-il, se bâtissent des fortunes sans le moindre effort.
Mais pour un Mark Zuckerberg, combien d'anonymes échouent et se ruinent en toute discrétion et en silence?

Il n'a pas la moindre notion des efforts, des sacrifices, du risque que représente la volonté de concrétiser une idée. Ou plutôt, il la devine seulement; raison pour laquelle lui-même ne se hasarderait jamais à tenter l'aventure.
Mais la pensée que de telles personnes existent - et pire encore réussissent - ajoute à sa frustration. D'où sa satisfaction à l'idée que cette variété d'individus soit éradiquée, en France en tous cas.

Fufus ne réalise bien sûr pas la quantité de richesse et d'emplois que ces gens créent dans leur sillage, et qui ne verront pas le jour sans eux.

Écrit par : Stéphane Montabert | 05 octobre 2012

"Dans les faits, le projet de réforme dévoilée paraissait équilibrée. "

Dit Fufus.

Le problème, c'est que les entrepreneurs ne sont visiblement pas d'accord avec Fufus. Et que ce sont les entrepreneurs qui créent les entreprises, et non Fufus.

Qu'est-ce qui arriverait si l'on suivait Fufus ? Eh bien, les entrepreneurs n'entreprendraient plus. Car malgré les insultes qui pleuvent, de la part des amis de Fufus, sur les entrepreneurs qui menacent de ne plus entreprendre, ou d'aller entreprendre ailleurs, malgré tous les fantasmes des socialistes, ni Fufus ni ses amis ne peuvent forcer les entrepreneurs à entreprendre.

Ah, évidemment, Fufus pourrait souhaiter le communisme et la nationalisation intégrale de toutes les entreprises, mais Fufus devrait se méfier. La dernière fois que cela a été essayé (et on a essayé longtemps), cela n'a produit que la misère (et accessoirement la mort, mais Fufus pense sans doute qu'il sera toujours du côté du manche, ce en quoi il se tromperait lourdement).

Maintenant, Fufus est peut-être fonctionnaire. Mais là aussi, Fufus devrait faire attention. Tout le monde ne peut pas être fonctionnaire (à moins de vouloir le communisme, mais alors on est renvoyé au cas ci-dessus). Il faut bien qu'il reste quelques pigeons qui turbinent dans le privé pour payer son traitement. Si Fufus les trait trop fort, ils seront à sec et Fufus sera au chômage.

Fufus devrait réfléchir avant de prétendre parler à la place des autres.

Écrit par : Robert Marchenoir | 05 octobre 2012

Vous avez faux sur toute la ligne, M. Montabert. Je suis entrepreneur (à mon compte, pas encore d'employés mais ça pourrait venir) et ce n'est pas de la jalousie (j'ai des goûts simples). C'est plutôt vous qui ne raisonnez pas en collant tout de suite une étiquette aux gens.

Sur le fond, (c'est quand même plus intéressant que de débiter des âneries) vous reprenez bêtement l'argument de la fameuse taxe à 60% sur la plus-value de cession d'entreprise. Or, c'est un taux marginal au-dessus de EUR 150'000.- qui ne s'appliquerait que si l'entrepreneur ne part pas à la retraite, qu'il ne réinvesti pas 80% de la plus-value dans les trois ans qui suivent et qu'il revend des titres d'une entreprise qu'il détient depuis moins de 2ans. Il y aurait 40% de réduction si on possède les titres depuis 12ans ou plus.

Bref, c'est un résumé très lacunaire que je fais là, mais c'est pour vous montrer que ce fameux taux marginal de 60% ne serait que très rarement appliqué.

Pourquoi est-ce que ça me rendrait plus heureux ? L'équité. Parce que l'idée de base était de taxer autant les salaires que les gains en capital. Parce qu'il n'y a pas de raison qu'il en soit autrement. Imaginez: j'ouvre une entreprise et, au lieu de me payer un salaire, je laisse l'argent dans la boite et je la revend direct et je paie moins d'impôt que si j'avais agi normalement en me versant un salaire ? Est-ce que ce serait logique ? Un gain est un gain, qu'il soit en salaire, en capital, en jetons, dividendes, etc.

Quant aux entrepreneurs, ce sont des gens comme les autres. Tout le monde pourrait être entrepreneur selon les circonstances. Alors ce discours "ils vont partir à l'étranger et il y aura plein d'emploi et de richesses en moins", quel gag ! Ils n'ont qu'à se barrer, ces traitres à la patrie.

Écrit par : Fufus | 05 octobre 2012

@Fufus: c'est vrai, je me suis livré à une généralisation qui ne ne vous concernait peut-être pas personnellement, mais que je sais vraie pour l'avoir beaucoup entendue par ailleurs.

Parler d'équité est injuste quand la plus-value du capital est elle-même le résultat d'un travail taxé à tous les niveaux, y compris les dividendes qui sont le réel salaire d'un propriétaire d'entreprise. Votre fable sur le type qui crée des boîtes, vit d'amour et d'eau fraîche pendant quelques années, puis revend la poule aux oeufs d'or à la fin de l'intervalle juste pour recommencer à partir de rien un peu plus loin ne tient tout simplement pas la route quand on connaît la difficulté qu'a la moindre jeune entreprise à simplement survivre.

Il est vrai aussi que (comme toute loi française) le changement est assorti de son lot de paliers, seuils, tarifs spéciaux et exceptions qui font le sel des spécialistes, surtout quand ils se combinent à des centaines d'autres de la même "simplicité".

Ceci dit, considérer que le taux de 60% ne serait que rarement appliqué revient à prendre le problème par le mauvais bout. Cet impôt ne rapportera que des clopinettes à l'Etat français, et finira de décourager les rares individus qui voudraient encore se lancer en France. Soit ils renonceront (et les statistiques n'entendront jamais parler d'eux, sauf peut-être au chapitre des créations d'entreprise, qui sera en chute libre) soit ils créeront leur entreprise sous d'autres cieux. "L'équité" dont vous parlez se traduira en perte sèche pour tout le monde.

"Ils n'ont qu'à se barrer, ces traitres à la patrie."

Votre pensée est finalement bien résumée, toute en modération.

Écrit par : Stéphane Montabert | 05 octobre 2012

"Je suis entrepreneur (à mon compte, pas encore d'employés mais ça pourrait venir)." (Fufus)

Euh... c'est pas pour décourager, mais ça m'étonnerait. Quand on voit que vous êtes capable d'écrire ce genre d'âneries :

"Imaginez : j'ouvre une entreprise et, au lieu de me payer un salaire, je laisse l'argent dans la boite et je la revend direct et je paie moins d'impôt que si j'avais agi normalement en me versant un salaire ?"

Mais bien sûr. On "ouvre une entreprise", on "laisse de l'argent dedans" (d'où vient-il ? mystère...), on la "revend direct" et kaboom ! le pactole tombe sous forme d'une énooorme plus-value.

Vous êtes auto-entrepreneur pour revendre les vignettes de vos albums de Mickey ?

Cela dit sans vouloir stigmatiser les auto-entrepreneurs (iannadébien) ni les albums de Mickey, hein...

Écrit par : Robert Marchenoir | 05 octobre 2012

"Mais bien sûr. On "ouvre une entreprise""
Il n'y a rien de plus simple que d'ouvrir une entreprise, Robert. Sur netnotar.ch, pour 800.- vous ouvrez votre Sàrl. (attention, je dis pas que la faire tourner ensuite est aussi simple. Et il faut 20'000.- sur un compte)

"on "laisse de l'argent dedans" (d'où vient-il ? mystère...)"
Eh bé, faut bosser, mon brave. C'est vous qui vivez au pays de Mickey, on dirait.

Pour reprendre ma fable du type qui crée des boites... Non il ne vit pas d'amour et d'eau fraiche, mais il a peut-être de l'argent de côté qui lui permette de ne pas dépendre financièrement de sa boite. Je parlais de cela car j'avais vu un interview d'un "créateur de startup" qui disait qu'il ne touchait pas de salaire mais qu'il gagnait quand il vendait sa boite. Bref, je ne vais pas tout expliquer car je n'en ai ni le temps ni l'envie et que ça ne convaincra personne ici.

Écrit par : Fufus | 06 octobre 2012

@Fufus: Au cas où vous n'auriez pas remarqué, nous parlions de la création d'entreprise en France, pas en Suisse.

La valeur d'une action représente la valeur d'un dividende qu'elle permet d'obtenir, ou la promesse d'un dividende futur encore plus gros. C'est ainsi que les créateurs de start-up tels que celui que vous décrivez n'ont rien d'exceptionnel - tant qu'il y a des gens avec de l'argent à risquer dans la promesse d'un avenir radieux. C'est à l'acheteur qu'incombe la vérification des plans et les perspectives de croissance pour ne pas se porter acquéreur d'une écorce vide ; l'Etat, quant à lui, décide de s'octroyer carrément la part du lion (60%) sans prendre AUCUN risque.

Ah, je vous souhaite aussi d'avoir un employé au plus vite. Non seulement parce que je doute de la valeur marchande d'une "start-up d'une personne" à la revente, surtout quand celle-ci quitte l'entreprise immédiatement pour en fonder une nouvelle, mais aussi parce qu'un employé et son coût mensuel vous rappelleront de façon très concrète l'écart douloureux entre la certitude des salaires et des charges, et l'incertitude des carnets de commande et des rentrées d'argent.

Que vos propos ou les miens soient convaincants, peu importe: regardons ensemble l'évolution de la création d'entreprise en France lorsque cette loi sera passée, et nous pourrons en tirer nos propres conclusions.

Écrit par : Stéphane Montabert | 06 octobre 2012

"Faut bosser".

C'est bien là que je voulais en venir. Il faut risquer, aussi. C'est pour cela que votre description de la "création d'entreprise" est puérile, et montre que vous ne connaissez rien à ce domaine.

Écrit par : Robert Marchenoir | 06 octobre 2012

« Tout le monde pourrait être entrepreneur selon les circonstances. »

Non. L'exil des entrepreneurs ne représente pas qu'une fuite de capitaux, mais aussi une fuite de cerveaux qui ne profiteront plus à votre pays.
Dans les pays communistes aussi, on pensait que les hommes étaient égaux en talents, capacités pour qu'un paysan puisse devenir chirurgien du jour au lendemain. Ils se sont trompés.

« Ils n'ont qu'à se barrer, ces traitres à la patrie. »

Et lorsqu'ils vous écouteront, vous voudrez instaurer un visa de sortie, voire procéder à l'internement de ces "traitres"…

Marrant que contester la politique de l'état (j'imagine que les syndicats qui manifestent contre une réforme sont aussi des traitres à vos yeux ? Non ? 2P2M !) ou déménager soit considéré comme un trahison…
Belle démonstration de pensée totalitaire…
Cependant, ce principe de "trahison" est propre au concept d'armée du travail, qui vient d'où déjà ?

Écrit par : ph11 | 07 octobre 2012

Si les vrais entrepreneurs se barrent, qui paiera les subventions à Fufus ?

Écrit par : Théo31 | 08 octobre 2012

Theo31: désolé, je ne nourris pas les trolls.

M.Montabert, l'Etat ne prend effectivement pas de risque entrepreneurial, mais il doit quand même équilibrer ses comptes. Dans une époque comme celle-ci pour la France, il est logique de mettre des taux d'impôt marginaux élevés pour les gens très riches ou les grosses plus-values de capitaux réalisées sur une très courte période. Je vous rappelle que dans les années 40 aux USA, Roosvelt est allé jusqu'à un taux d'impot marginal de 93%. Il ne semblerait que ça leur ait plutôt réussi.

Écrit par : Fufus | 09 octobre 2012

Dans une époque comme celle-ci pour la France, il est logique de baisser massivement la dépense publique pour cesser d'accabler les citoyens, et permettre à l'économie d'utiliser l'épargne à des fonctions productives, et non parasitaires.

Écrit par : Robert Marchenoir | 09 octobre 2012

"A mi-chemin entre le placard doré et le détournement de fonds, […] à un gros client captif et peu regardant à la dépense."

… et ca n'existe pas que dans l'administration ces pratiques …
cette forme de parasitisme existe chez les grands comptes également.

Les opportunités sont nombreuses, et les bénéfices importants pour ceux qui savent les saisir !

En biologie, on appellerait ça du commensalisme …
littéralement "compagnon de table" ! Marrant non ?

Sebastien

Écrit par : aem | 13 octobre 2012

@Sébastien: tout à fait, cette pratique ne se limite pas au public! Mais dans un secteur authentiquement privé, le devoir de contrôle revient aux propriétaires de l'entreprise (les actionnaires) et de telles pratiques n'ont pas de conséquences sur les finances de la collectivé.

Écrit par : Stéphane Montabert | 15 octobre 2012

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