02 novembre 2012

Refroidir les nuits lausannoises

Après des années de dégradation de la vie nocturne, virant par moment aux émeutes urbaines, la Municipalité de Lausanne ne peut plus se retrancher derrière les prétextes habituels de "sentiment d'insécurité" et autres "actes isolés".

Tour_Bel'Air_la_nuit_Lausanne.jpgIl y a trois jours, Grégoire Junod et Marc Vuilleumier, les municipaux en charge de la sécurité (le premier étant le remplaçant du second, démissionnaire) ont donc présenté un train de mesure pour essayer de reprendre la main sur une scène nocturne de plus en plus hors de contrôle.

Si la volonté nouvelle de la Municipalité lausannoise de reconnaître le problème mérite d'être saluée - c'est déjà une révolution - les résultats ne seront pas au rendez-vous. Ce verdict sévère ne vient pas d'un pur esprit partisan, mais simplement de l'examen critique des mesures proposées et de leurs conséquences, voulues et inattendues.

Faisons un petit tour d'horizon de la vie nocturne lausannoise version 2.0.

Moins d'établissements. Comme l'explique Marc Vuilleumier dans 24Heures, "[un certain nombre d'établissements] ne devraient ne pas obtenir de prolongation de leurs horaires d'ouverture, et à terme se voir refuser leur autorisation d'exploiter en raison de leur manque de professionnalisme." Le manque de professionnalisme se définit ici soit comme l'incapacité de gérer l'ivresse des clients une fois qu'ils ont quitté l'établissement (c'est-à-dire lorsqu'ils ne relèvent plus de ces derniers), soit comme l'incapacité de résister aux nouvelles taxes que la Ville entend déployer pour façonner le nouveau paysage nocturne. On reste pantois devant une telle inversion des responsabilités... Évidemment, les gérants de clubs et de bars sont contre.

  • Conséquences: victimes de la "qualité sur la quantité", les fêtards seront plus nombreux à faire la queue et à provoquer des échauffourées devant les établissements restants. Les clubs survivants pourront monter encore leurs prix, entraînant plus de clients potentiels à consommer de l'alcool chez eux ou sur la voie publique avant de s'y rendre.
  • Résultat prévisible: aggravation des troubles.

Restreindre les heures d'ouverture. L'idée est de forcer la fermeture des clubs à 3h plutôt que 4h, dans l'espoir de forcer les clients à rentrer chez eux plutôt qu'à errer dans les rues, avinés et excités. Ce n'est pas une mesure absurde à la base, mais elle le devient dès lors qu'on examine le détail de son application: certains clubs pourront toujours fermer à 4h, voire 5h, pourvu qu'ils s'acquittent de taxes supplémentaires.

  • Conséquences: la restriction, appliquée sans passe-droit, aurait éventuellement un sens si elle survenait suffisamment tôt dans la nuit pour vraiment forcer les clients à rentrer chez eux - genre, 1h ou 2h du matin au maximum (je ne dis pas que c'est ce que je préconise, je me contente juste d'analyser). Ici, au lieu d'attendre le petit matin pendant une heure, les excités nocturnes attendront deux heures, ou chercheront à pénétrer dans les établissements à durée d'ouverture plus longue, desquels ils se feront probablement refouler, ce qui contribuera certainement à les calmer pendant qu'ils attendent le premier bus du matin...
  • Résultat prévisible: aggravation des troubles (et quelques recettes pour la Ville).

Limiter la consommation d'alcool par des restrictions de vente et de consommation dans la rue. Si les gens ne peuvent plus acheter d'alcool, ils n'en boiront plus, n'est-ce pas? D'ailleurs, des boissons alcoolisées à la drogue ou aux cigarettes pour les mineurs, nous avons constamment des exemples du bien-fondé de cette stratégie et de ses résultats.

On sera aussi très étonné d'apprendre que les clubs, où les breuvages se négocient à vil prix comme chacun sait, soutiennent totalement cette mesure!

  • Conséquences: les interdictions ne pouvant être prononcées sur le territoire fédéral, comme aux abords de la gare, l'effet sera quasi-nul. Mais à supposer que l'application ne soit pas théorique, nous verrions alors encore plus de fêtards se lancer dans des before avant d'aller à la fête, ce qui empirera le problème. Quant à la consommation dans les rues, elle se fera comme lors du Botellón quasi-permanent au Champ de Mars à Paris, où les noceurs remplacent avantageusement le contenu des briques de jus de fruits ou de bouteilles de soda par des cocktails de leur invention. Idéal pour consommer sans aucune modération en public tout en donnant le change.

    En haut lieu, croit-on vraiment qu'une interdiction administrative peut empêcher un jeune adulte de se saoûler un vendredi soir?
  • Résultat prévisible: très faible.

Mesures d'éloignement pour les dealers, interdiction des jeux de bonneteau et lutte contre le littering de l'espace public: ces trois règlements relèvent tellement du "n'importe quoi législatif" qu'ils ne méritent pas un paragraphe chacun. Ils symbolisent parfaitement l'interventionnisme débridé de la classe politique, incapable de se concentrer sur le moindre problème sans y adjoindre les vieilles lunes qui lui tiennent à coeur. Je m'étonne presque de ne voir aucune mention du développement durable...

Les dealers (à l'inverse de leurs clients sous influence) ne cherchent normalement pas l'affrontement avec la police, ils veulent juste se livrer à leurs trafics. Malgré une opération médiatique spectaculaire pour flatter les électeurs naïfs il faut admettre la vérité: la Municipalité actuelle de Lausanne est incapable d'identifier, d'arrêter et d'enfermer le moindre dealer - et ce, en plein jour. Comment croire que les mêmes seraient tout d'un coup en mesure de faire respecter de simples interdictions de périmètre en pleine nuit?!

Quant aux autres missions prioritaires comme l'interdiction des jeux de bonneteau (si nombreux à la Palud entre 3h et 5h du matin...) ou la lutte contre les papiers gras, on imagine que la police s'en acquittera sans peine. Elle n'a jamais fait que 17'000 interventions nocturnes en 2011, n'est-ce pas. Les policiers municipaux de piquet la nuit, à la limite du désoeuvrement, pourront de toute évidence rajouter quelques contraventions à l'encontre de malpolis jetant leurs mégots par terre...

Je ne dis pas que les arnaques au bonneteau ou les déchets dans les rues ne sont pas un problème, mais de grâce, ces mesures n'ont rien à voir avec un règlement visant à pacifier la vie nocturne.

  • Conséquences: probablement aucune, ou, au pire, une réduction de l'utilité des service de police la nuit alors qu'ils s'attellent, sans aucune efficacité, à ces missions secondaires.
  • Résultat prévisible: aucun.

Voilà, nous avons fait le tour des "mesures-choc". Aussi vain soit-il, saluons l'effort, c'est une nouveauté. Saluons également l'humilité de MM. Junod et Vuilleumier qui entendent attendre l'été 2013 pour vérifier les effets (faibles, à n'en pas douter) de leur stratégie. D'autres, moins scrupuleux, n'auraient pas hésiter à exploiter le faible taux de troubles en hiver pour proclamer la réussite de leur démarche.

Evidemment, il existe d'autres pistes. La solution pourrait être libérale. Une ouverture nocturne sans restriction d'heure permettrait au flux de client de se répartir au cours du temps. L'augmentation de l'offre réduirait les prix, donnant aux clients l'occasion de boire dans des clubs fermés plutôt que de se saoûler dans la rue, de faire la queue et d'infliger diverses nuisances au voisinage. Davantage de mesures d'accompagnement (taxi, navettes et autres minibus de nuit) permettraient aux fêtards alcoolisés de rentrer chez eux rapidement et en sécurité au lieu d'attendre le petit matin. Mais foin de tout cela. La Municipalité du chef-lieu du canton a décidé de faire à peu près tout dans le mauvais sens. C'est un tour de force.

Normal, nous sommes à Lausanne, capitale vaudoise du dogmatisme. Comment demander de l'ouverture d'esprit à des élus persuadés de détenir une vérité supérieure?

Gageons que les nuits lausannoises ne se refroidiront pas de sitôt.

Commentaires

" Si la volonté nouvelle de la Municipalité lausannoise de reconnaître le problème mérite d'être saluée "

Parce que vous trouvez que cela mérite d'être salué? Moi j'estime que c'est une responsabilité qui va de soit et qui devait se faire bien avant d'en arriver à des répétitions d'émeute chaque week end. On devrait plutôt les engueuler en leur disant que c'est pas trop tôt d'ouvrir enfin les yeux.

Je ne vois pas ce que cela va changer de fermer une heures plus tôt les établissements. je ne croit pas que les gens se bourraient la gueule de 3 heures à 4 heures et qu'ils étaient sobre juste avant. Ce sont bien les fermetures simultanées des boîtes de nuits qui engendre une concentration de fêtard aviné et alcoolisé dans la rue.

Quand à l'interdiction de la vente et de la consommation de l'alcool dans la rue avant les heures d'ouvertures des boîtes, on se demande où sera l'efficacité déjà que les autorités n'arrivent pas à avec le commerce de la drogue.

D.J

Écrit par : D.J | 02 novembre 2012

@D.J.: Oui, cela mérite d'être salué. Après un interminable déni, une Municipalité rouge-rose-verte concédant qu'il se pourrait bien qu'il y ait effectivement un problème la nuit à Lausanne et qu'il faudrait s'y atteler, c'est nouveau.

Ce retour à la réalité loin de leurs préoccupations quotidienne (comment entretenir leur clientèle électorale, monter les impôts, saborder la mobilité individuelle, etc.) en est presque émouvant...

Ceci dit, je soupçonne aussi une posture électoraliste, style "regardez, on s'en occupe, voyez comme on est à l'écoute, on ne laisse pas le terrain à l'UDC!"

Et puis, lorsqu'aucun résultat ne sera au rendez-vous, évidemment, le discours tournera autour de la persévérance: "poursuivons nos efforts, ne remettons pas en cause tous ces progrès en abandonnant cette politique à la droite! Ensemble, Pacifions la Nuit!(tm)"

Écrit par : Stéphane Montabert | 02 novembre 2012

Vous écrivez beaucoup, et il semblerait que vous prenez à coeur le bien des suissesses et des suisses, cependant et malheureusement, ou alors j'ai passé à côté de certains de vos messages, vous ne proposez rien et cela est dommage.

Critiquer et faire feu de tout bois n'est pas la solution pour faire avancer les dossiers, résoudre les problèmes.

De plus le parti que vous représentez exige moins d'état sur tous les points, y compris et surtout la police et la sécurité, par contre vous êtes les premiers à empêcher ce même état de fonctionner, d'avoir les moyens de sa politique de sécurité et de bien-être.

Les problèmes de Lausanne ne datent pas de hier, ni d'avant hier.
Apporter vos connaissance pour les résoudre et ne jeter plus d'huile sur le feu.

Écrit par : Scorpion | 02 novembre 2012

@Scorpion: il y a tout un paragraphe pour d'autres pistes, et des liens. Il me semble que vous avez lu l'article en diagonale.

Je n'en suis d'ailleurs pas étonné, parce l'assertion qui suit "le parti que vous représentez exige moins d'état sur tous les points, y compris et surtout la police et la sécurité" ne pourrait pas être plus éloignée de la vérité. Moins d'Etat oui, moins de police et de sécurité, certainement pas. Bien au contraire, tous nos programmes électoraux insistent sur l'importance de la sécurité pour le bien-être de la population.

"par contre vous êtes les premiers à empêcher ce même état de fonctionner, d'avoir les moyens de sa politique de sécurité et de bien-être."

Si par sécurité et le bien-être vous entendez celui des faux requérants d'asile, des arnaqueurs à l'aide sociale (exemple tout frais: http://www.lematin.ch/suisse/Un-couple-aise-condamne-pour-avoir-touche-l-aide-sociale/story/14054241), des touristes criminels et autres fauteurs de troubles, oui, nous entendons bien empêcher cet état-là de fonctionner. Cela me paraît même indispensable.

"Les problèmes de Lausanne ne datent pas de hier, ni d'avant hier."

C'est dire si les politiciens qui se sont succédé à la tête de la ville ont été incompétents...

Écrit par : Stéphane Montabert | 02 novembre 2012

Il me semble tout de même que ce genre de nuisances est étroitement lié à l'abondance de l'offre.

Proposez une forte concentration de boîtes de nuit, et vous aurez une forte concentration de fêtards avinés et violents (à supposer que les gens soient dans la disposition de s'arsouiller pour en découdre, ce qui n'est pas inévitable, mais apparemment c'est le cas ici).

Proposez une forte concentration de prostituées, et vous aurez une forte concentration de clients de prostituées, avec tous les ennuis qui viennent avec.

Proposez une forte concentration de vendeurs de drogues, et vous aurez une forte concentration de drogués.

Dans tous les pays du monde, la consommation d'alcool est plus ou moins découragée par une combinaison d'interventions étatiques intrusives et agressives : lourdes taxes, limitation des horaires de vente, limitation des lieux de vente, interdiction à certaines catégories de la population d'acheter de l'alcool, fermetures plus ou moins arbitraires d'établissements en cas de troubles, voire monopole d'Etat pour la vente de l'alcool (Canada).

Je crains que la disposition à commettre des désordres une fois ivre ne soit indépendante des conditions de l'offre. Il conviendrait de s'interroger sur ce qui entraîne tant de gens à troubler la paix publique, à Lausanne comme en Angleterre, par exemple. Je crains qu'il n'y ait pas de solutions simples et immédiates pour réduire une telle propension.

A défaut de changer le caractère des gens, la seule parade efficace à court terme entre les mains des pouvoirs publics (et je ne parle pas spécifiquement de la situation lausannoise, que je ne connais pas particulièrement, ni même de la Suisse), me paraît être la restriction autoritaire de l'offre et la répression.

Comme l'ont toujours fait tous les Etats, à des degrés, certes, divers.

Écrit par : Robert Marchenoir | 03 novembre 2012

" @D.J.: Oui, cela mérite d'être salué. Après un interminable déni, une Municipalité rouge-rose-verte concédant qu'il se pourrait bien qu'il y ait effectivement un problème la nuit à Lausanne et qu'il faudrait s'y atteler, c'est nouveau. "

Je ne voulais pas dire que je ne soutient pas des actions concrètes de la municipalité contre les violences et la délinquance. Mais de là à les féliciter après des années de déni sur une réalité bien présente; j'estime que c'est la moindre des choses d'une autorité publique de rendre une ville sûre. Il n'y a pas vraiment de quoi les féliciter. Pour moi, c'est normal, je soutient, mais rien de plus.

Cependant il faut aussi se demander pourquoi les lausannois qui se plaignent de la dégradation de la sécurité dans leur ville depuis plusieurs années et continuent à donner des mandats à ceux qui ont justement laissé pourrir cette situation ainsi que ceux qui voudraient que cela change mais qui ne vont pas voter. Des fois je me dis aussi que les lausannois subissent une situation désagréable qu'ils méritent de par leur faute.

D.J

Écrit par : D.J | 03 novembre 2012

Le plan anti-dealers de M. Junod est évidemment voué à un échec total, de même que tous ceux qui l'ont précédé depuis de nombreuses années.

En effet, que vont risquer les dealers enfreignant une mesure d'éloignement ? Une contravention ? Ca les fait marrer. Une courte peine de prison ? Les prisons sont pleines, et même si on leur y trouve de la place, cela ne les impressionnera pas plus que ça. Et à peine dehors ils reprendront le deal.

Il existe un seul et unique moyen de de traiter efficacement ce fléau : user avec les dealers du seul et unique langage qu'ils comprennent.

Mais là, on aura sur le dos les sociétés protectrices des dealers...

Écrit par : Belphégor | 05 novembre 2012

@ Belphégor

Dans les années 90, Zurich a connu le problème de la drogue.

En effet la plus grande ville de Suisse était devenue le point de chute de tous les toxicomanes de suisse.

A cette époque l'UDC locale, le SVP, dirigé d'une main d'acier par un certain CB se contentait, tout comme vous, de jeter de l'huile et de la haine sur le feu, et réclamer rien de moins que l'intervention de l'armée...

Les Socialistes et les Verts qui dirigent avec talent depuis plusieurs décennies la plus grande métropole de suisse ont agi tout autrement.

Le résultat ne s’est pas fait attendre et depuis plus de 15 ans le Letten est devenu un endroit convivial et sympathique dont la multi culturalité en est la principale source de succès.

Écrit par : Scorpion | 05 novembre 2012

« Dans les années 90, Zurich a connu le problème de la drogue »

Elle le connaît toujours.

« En effet la plus grande ville de Suisse était devenue le point de chute de tous les toxicomanes de suisse »

Si vous relisez mes lignes, je m’en prends aux dealers (= ceux qui vendent la drogue) et non aux toxicomanes (= ceux qui consomment la drogue)

« A cette époque l'UDC locale, le SVP, dirigé d'une main d'acier par un certain CB se contentait, tout comme vous, de jeter de l'huile et de la haine sur le feu, et réclamer rien de moins que l'intervention de l'armée... »

« Main d’acier, huile sur le feu, haine... », vous oubliez de citer le retour de la bête immonde, des années noires, d’un temps que l’on croyait révolu, de la peste brune.
Plus sérieusement, je ne jette ni huile ni haine sur le feu (quoique vous je ne sais pas, mais moi un dealer de coke, revendeur de bout de chaîne des cartels colombiens de la drogue, je le hais. Vous, vous faites ami-ami avec lui, vous, au prétexte qu’il nous apporte le soleil, le sourire, le sens du rythme et la désinvolture de son pays autrefois colonisé par nous et actuellement exploité par nous, ce qui fait de lui un être sacré ?), je ne jette ni huile ni haine, donc, mais fais un simple constat objectif comme quoi des années et des années de lutte « douce » contre l’invasion de la ville par les dealers a conduit à une énorme aggravation de la situation. Il convient dès lors de changer de méthode.

« Les Socialistes et les Verts qui dirigent avec talent depuis plusieurs décennies la plus grande métropole de suisse ont agi tout autrement. »

Les socialistes et les Verts qui dirigent avec talent Lausanne depuis de nombreuses années ont laissé le trafic de drogue prospérer au point que tout le centre-ville est à présent infesté de dealers, lesquels sont présents dès 07.30 du matin jusque vers 05.00 le lendemain matin. Vous me direz sans doute qu’ils ne font que répondre à une demande, à quoi je vous répondrai que 1) dans le cas présent, phénomène connu, c’est l’offre qui crée la demande ; 2) ce n’est pas parce qu’il existe une demande qu’il est forcément légitime de la satisfaire.

« Le résultat ne s’est pas fait attendre et depuis plus de 15 ans le Letten est devenu un endroit convivial et sympathique dont la multi culturalité en est la principale source de succès. »

Le résultat de la politique anti-deal de la Municipalité de Lausanne ne s’est pas fait attendre, si bien que cette ville est désormais connue loin à la ronde comme le lieu où l’on trouve toutes les drogues avec une facilité déconcertante.

Écrit par : Belphégor | 06 novembre 2012

@ Scorpion

"Les Socialistes et les Verts qui dirigent avec talent depuis plusieurs décennies la plus grande métropole de suisse ont agi tout autrement."

"Le résultat ne s’est pas fait attendre et depuis plus de 15 ans le Letten est devenu un endroit convivial et sympathique dont la multi culturalité en est la principale source de succès."

Je serais sincèrement curieux de savoir comment ils s'y sont pris, d'après vous. Le plus important n'est pas de savoir si ce sont les socialistes ou l'UDC qui ont réussi. Le plus important est de savoir quelle est la bonne méthode.

Et accessoirement, c'est quoi, la multi-culturalité à Zürich, pour vous ?

Écrit par : Robert Marchenoir | 07 novembre 2012

@ R. Machenoir

C'est avec plaisir que je vous réponds:

Là où l'UDC voulait faire intervenir l'armée, les Socialistes ont agis ainsi:

Phase 1 (durée 15 jours)
Tous les junkies qui ne résidaient pas dans le canton de Zurich ont été priés de retourner dans leurs cantons respectifs.
Résultat - le Letten c'est vidé de 90% de sa population.
(Junkies mais aussi dealers vu le manque de clientèle)

Phase 2 (durée 10 jours)
Tous les junkies qui ne résidaient pas en ville de Zurich furent prié de rentrer dans leurs agglomérations respectives.
Résultat - le Letten était presque vide.

Phase 3
Pour les junkies zurichois, (ville) mais aussi pour ceux du canton qui souhaitaient qu'on leur vienne en aide; ouverture des locaux d'injection.

Phase 4
Le Letten fût assaini et quelques mois plus tard pour le plus grand plaisir des 38 nationalités qui vivent en harmonie dans les Kreis 4 et 5 celui-ci a réouvert; il est aujourd'hui et plus que jamais cet endroit convivial qu'apprécie tant les zurichois.

Concernant les retombées électorales, l'UDC ne remis jamais les pieds à l’exécutif de la ville de Zurich pour le plus grand bien de toutes et de tous.

Actuellement l’exécutif zurichois se compose de:
4 socialistes
2 verts
2 PLR
1 PDC

Concernant la multi-culturalité, les 38 nationalités sont là pour nous prouver que vivre ensemble et partager est possible, il suffit pour cela de renvoyer dans leurs campagnes respectives les bouseux UDC qui eux ne souhaitent que répandre la haine et la division.

Prenez-en de la graine, ceci a été réalisé par les Socialistes et les Verts il y a plus de 15 ans!

Écrit par : Scorpion | 10 novembre 2012

Merci de votre réponse, Scorpion.

Je constate donc que les Socialistes et les Verts de Zürich ont éradiqué les drogués en appliquant une politique de "xénophobie" et de "racisme" extrêmes, puisqu'ils ont mis à la porte d'abord ceux qui n'étaient pas du canton, puis ceux qui n'étaient pas de la ville.

Vous avouerez que faire preuve d'une "discrimination" aussi poussée est bien plus "haineux" que la politique de l'UDC, qui, elle, ne vise que les étrangers, et encore: seulement les étrangers délinquants, ou qui troublent la paix sociale (minarets), ou surnuméraires.

En somme, vous détestez l'UDC, mais vous louez ses méthodes, que-dis-je : vous préconisez des méthodes qui vont beaucoup plus loin.

D'autre part, je ne vois pas très bien ce que le "multiculturalisme" vient faire là-dedans. En quoi le fait qu'il y ait 38 nationalités à Zürich aide-t-il à lutter contre la drogue ? En quoi le fait qu'il y ait 38 nationalités à Zürich procure-t-il un avantage aux Zürichois ?

Je veux dire, un avantage concret, en dehors d'un avantage idéologique pour la gauche, consistant à "prouver que vivre ensemble et partager est possible", comme vous dites ? (Si tant est que cela soit vrai, ce sur quoi vous me permettrez d'avoir un gros doute.)

Parce qu'importer 38 nationalités juste pour prouver qu'on a raison, ça me paraît assez vertigineux, comme motif...

Écrit par : Robert Marchenoir | 11 novembre 2012

@ R. Machenoir

Vous me divertissez car je dois constater que vous n'êtes en rien intéressé par les résultats positifs que ces actions ont amenés.

Je vais vous reprendre point par point.

1. Si vous êtes domicilié à Neuchâtel ou à Glaris et que malheureusement pour des raisons qui vous sont propres, vous avez succombé dans l'enfer de la drogue et que vous vivez entre la Gare Centrale de Zurich, le Letten et les Kreis 4 et 5, alors que votre domicile est dans une ville de ces cantons précités, quel mal y-a-t-il à vous inviter à rentrer chez vous plutôt que de dormir sur les quais de gare?

2. Si vous êtes domicilié à Bulach ou Kloten, idem.

Votre raisonnement est non seulement borné, mais particulièrement stupide, c'est comme si vous en vouliez à un patron de bistrot parce qu'il a renvoyé chez lui l’alcoolo du village plutôt que de le laisser dormir à même le bar.

De plus et comme indiqué, on leur venait en aide via les locaux d'injection.

Si j'ai souligné les 38 différentes nationalités vivant plus particulièrement dans les Kreis 4 et 5, c'est juste pour vous prouvez que malgré votre besoin de monter les gens les uns contre les autres, il est tout à fait possible de vivre en harmonie dans des quartiers et ouvriers et multiculturels, que cela vous plaise ou non.

Bien sur lorsque l'on ne supporte pas que les grandes villes soient bien gérées par une majorité rose-verte et cela depuis des décennies, on trouvera toujours des arguments fallacieux pour se donner raison, je constate en tant que citoyen Suisse vivant depuis 20 ans à Zurich que celle-ci devrait être prise en exemple, sans être automatiquement critiquée par les UDC et autres manants de droite simplement parce qu’elle est de gauche.

Mais là je rêve...

Écrit par : Scorpion | 11 novembre 2012

On constate chez vous, Scorpion, ces tares caractéristique de l'idéologie de gauche : le besoin irrépressible d'insulter quiconque ne partage pas votre avis, le refus d'affronter les objections qui vous sont présentées, et finalement le mensonge.

Vous prétendez que je ne suis pas intéressé par les résultats positifs de la lutte contre la drogue (en admettant qu'ils le soient). Vous mentez. Je n'ai rien dit de tel.

Vous prétendez que je suis opposé à la politique zürichoise d'éloignement des drogués non originaires de la ville. Vous mentez. Je l'approuve.

Simplement je vous ai dit qu'il s'agit d'une politique "xénophobe" au sens où la gauche utilise ce terme, je dis que vous êtes un "xénophobe" selon les classifications de votre propre idéologie, et je dis que vous êtes encore plus "xénophobe" que l'UDC.

Je précise, puisque vous semblez décidé à faire semblant de ne pas comprendre ce que je dis, que je considère comme une bonne chose le fait d'être "xénophobe" dans ce sens.

Je précise aussi, puisque en tant que gauchiste patenté vous avez l'art de détourner systématiquement le sens des mots, que cela n'est évidemment pas ce que le mot xénophobe signifie en réalité. En réalité, je ne suis pas xénophobe. Mais je suis "xénophobe" selon le sens que la gauche donne à ce mot, et vous aussi, Scorpion.

Etre "xénophobe" selon la gauche, c'est faire une discrimination entre les étrangers et les autres. Les partis que la gauche accuse d'être "xénophobes" le sont envers les vrais étrangers, ceux qui ne sont pas du pays. Vous, vous êtes carrément "xénophobe" envers ceux qui sont étrangers à votre ville !

Vous êtes donc, selon votre propre idéologie (idéologie erronée, naturellement), un über-raciste. Mais vous, vous avez le droit, n'est-ce pas, puisque vous êtes de gauche ?

Quant au multi-culturalisme, je ne crois pas un mot du pipeau idyllique que vous nous chantez. Ce que je vois, c'est que la Suisse, qui était jadis l'un des pays les plus sûrs du monde, est aujourd'hui gangrenée par une criminalité violente qui est très majoritairement le fait d'étrangers.

Ce que je vois, c'est que le trafic de drogue est essentiellement entre les mains d'étrangers, et d'étrangers qui viennent spécifiquement en Suisse dans ce but.

Et contrairement au joli conte que vous nous chantez, Zürich n'est nullement épargné par la délinquance appportée par votre merveilleux multiculturalisme, si finement géré par vos amis socialistes et verts :

"Pas moins de sept voleurs à la tire ont été arrêtés à la gare de Zurich dans la nuit de vendredi à samedi."

http://sdesouche.wordpress.com/2012/10/27/sept-voleurs-a-la-tire-maghrebins-arretes-en-une-nuit/

"Un coup de filet semblable avait déjà eu lieu au début du mois à la gare de Zürich, les voleurs étaient de requérants d’asile maghrébins également."

http://sdesouche.wordpress.com/2012/10/02/voleurs-maghrebins-arretes-en-gare-de-zurich/

Écrit par : Robert Marchenoir | 12 novembre 2012

@ R. Machenoir

Visiblement vous habitez un petit village et vous aimez vous faire peur avec les étrangers, cela doit vous réconfortez dans vos certitudes si bien ancrées.

Que vous le vouliez ou non, une grande ville est un aimant qui attire toutes sortes de gens, parmi lesquelles malheureusement des délinquants.

Cela existe depuis toujours et même la Rome Antique n'y échappait pas.

Vous voulez prouvez que vous avez raison de voter à l'extrême droite en pêchant ici et là quelques exemples, soit, vous ne changerez pas d'avis, et je ne tiens absolument pas à vous en faire changer.

Je vous demanderez qu'une chose, ne sortez plus de votre village, ici à Zurich City en s'accommode des quelques délinquants étrangers à casquettes, des délinquants d'extrême-droite aux cranes rasés et UDC, (vous savez ceux-là même qui par exemple détournent des héritages et souhaitent devenir conseiller fédéral de surcroit), ainsi que des délinquants financiers dans leurs costumes cravates à 10,000 balles; parce que mis à part ces nuisances c'est une ville plaisante à vivre.

Sur ce, je vous souhaite la plus agréable des semaines.

Écrit par : Scorpion | 12 novembre 2012

"Je vous demanderez [sic] qu'une chose, ne sortez plus de votre village." (Scorpion)

Une fois de plus, la légendaire tolérance de la gauche, son ouverture à l'Autre, son sens de la démocratie et de la liberté.

J'ai accusé tout à l'heure Scorpion de mensonge. Une imputation assez grave, à laquelle il s'empresse de donner raison, grâce à cette pirouette réthorique que l'on retrouve sans cesse dans la bouche des Degauche :

1. Non non non, les immigrés ne commettent pas plus de délits que les autres, nous vivons tous ensemble dans la paix et la félicité, le multiculturalisme c'est formidable.

2. Bon d'accord, les immigrés aggravent considérablement la délinquance, mais c'est toujours comme ça dans les grandes villes, et puis regardez la Rome antique, c'était pareil (?).

Une fois de plus, la preuve est faite que la vérité n'a aucune espèce d'importance pour la gauche. Ce qui compte, c'est l'idéologie.

Je suis français et j'habite à Paris. Donc, la délinquance dûe aux étrangers, je connais, vous êtes gentil...

Écrit par : Robert Marchenoir | 14 novembre 2012

@Sorpion quand on sait quelle planète représente le mieux votre pseudo on ne peut que vous encourager à relire et approfondir ce qui a été écrit par Monsieur Robert Marchenoir.
Sans doute comme beaucoup d'autres pensez vous avoir trouvé la méthode infaillaillible pour dresser les humains les uns contre les autres grâce à à Facebook ou un autre réseau dit social mais dans le but d'appeler à la grève et en inventant le plus possible des peurs de plus en plus irrationnelles pour fabriquer davantage de pauvreté!

Écrit par : lovsmeralda | 14 novembre 2012

quand on lit Scorpion on comprend de mieux en mieux à quoi ressemble les écoterroristes et décroissants ! et ils osent prétendre vouloir sauver la planète au son des croix gammées je présume

Écrit par : lovsmeralda | 14 novembre 2012

@ R. Machenoir

Vous êtes français et vous habitez Paris, je comprends mieux votre totale méconnaissance de mon pays, de ses cultures et de ces traditions.

Je réadapte mon conseil, vous ne connaissez rien à ma patrie et à ma ville, la "germanique" Zurich, en conséquence je vous laisse à votre parano FHaine; occupez-vous du votre Grande Nation, car après 5 ans passé sous le joug du nain-sarko vous avez du pain sur la planche.

Wilhelm Röpke:

"Es ist ein Unglück, daß Frankreich politisch zum Vorbild werden konnte, das in seiner Geschichte niemals mit dem Problem des Aufbaus einer einigermaßen gesunden Gesellschaft fertig geworden ist und bis zum heutigen Tage daran laboriert".

Écrit par : Scorpion | 14 novembre 2012

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