26 décembre 2012

Renens en Mouvement

Renens est en mouvement. Plus précisément, en translation verticale, direction le fond du gouffre.

Le mois de décembre est celui du vote du budget. Les chiffres sont invariablement mauvais, pires que l'année précédente ; les rentrées fiscales sont en augmentation (merci les contribuables!) mais les dépenses sont plus élevées encore, réduisant la marge d'autofinancement comme peau de chagrin.

Pour ceux qui découvrent cette notion, la marge d'autofinancement représente l'enrichissement annuel de la commune, ou son appauvrissement. Cette valeur comptable est cruciale parce qu'à l'inverse d'autres indicateurs il n'est pas possible de la "maquiller".

La marge d'autofinancement de Renens diminue d'environ 1 million et demi par an. Aujourd'hui, bien que positive encore, elle n'atteint plus que cent mille et quelques francs selon le budget 2013. Des cacahuètes, sur un budget de plus de 90 millions.

Dès 2014, Renens s'endettera pour assurer les frais du ménage courant.

Incidemment, avec un beau sens de l'à-propos, la Municipalité a aussi envoyé peu avant cette date un courrier (à tous les habitants ?) évoquant les innombrables projets à venir pour la ville:

 

Renens_mouvement.png
Renens, ses chantiers, ses déficits, ses formes cubiques en béton.

Rien de très surprenant dans cette nouvelle auto-promotion de la Municipalité ; c'est un peu comme des feuillets publicitaires non sollicités que vous retrouveriez dans votre boîte aux lettres, sauf que ceux-là ont été conçus, imprimés et distribués avec vos impôts.

Aurait-on voulu faire opportunément miroiter au chaland des lendemains qui scintillent juste avant une séance de budget tendue, qu'on ne s'y serait pas pris autrement.

Ladite séance fut effectivement ardue, l'UDC bataillant ferme en amenant une trentaine d'amendements pour diminuer la facture - amendements forts modestes au demeurant, tant par leurs montants que par leur impact. Ils furent tous promptement défaussés par une belle unanimité extrême-gauche-socialistes-verts, 100% des mains levées à chaque fois, on sent bien que chaque conseiller communal avait mûrement réfléchi la chose!

Cela pourrait être drôle si ce n'était si triste. La commune de Renens court à la catastrophe. Elle fonce tête baissée dans son plan d'endettement XXL. Ces amendements n'auraient certes pas changé la trajectoire de la ville, mais ils avaient valeur de test pour illustrer la volonté du Conseil Communal de diminuer les dépenses, même symboliquement. En refusant tout en bloc, la gauche unie tomba dans le panneau tête la première. Il faut en tirer les conclusions qui s'imposent: les réflexes partisans des élus actuels du Conseil rendent impossible tout changement de cap.

Je fis part de mes conclusions à l'assemblée le soir même:

A l'échelle de Renens nous vivons probablement ce soir un moment historique: le dernier budget avec une marge d'autofinancement positive. Dès l'an prochain, la ville s'enfoncera dans le rouge, et y restera.

Disons les choses clairement: Oui, le budget est un choix politique. Et selon moi, cette ville ne pourra retrouver les chiffres noirs et une embellie fiscale qu'à la faveur d'un changement de majorité.

 

Outre qu'ils seront intégralement financés par l'endettement, la plupart des "investissements" planifiés seront de nouveaux gouffres de dépense, avec des logements subventionnés et des services collectifs à foison, sources d'un clientélisme effréné. Mais à terme, la catastrophe financière guette.

D'ou l'idée d'une variante de dépliant pour la prochaine campagne publicitaire de la Municipalité:

Renens_déficit.png

Ce qu'elle perd en enthousiasme, elle le gagne en réalisme...

Commentaires

On connait tous ou presque la chanson ,ouvrez la cage aux oiseaux! Notre pays est aux mains d'oiseleurs sectaires qui savent bien manipuler et le peuple et ses dirigeants .A vous Messieurs d'ouvrir grand vos yeux et n'oubliez pas votre intuition.Celle-là même que Guisan honora en refusant la cerise sur le gâteau a Hitler.
Qui a tout intéret à ce que la Suisse entre dans la désunion européenne? l'OTS et ses différentes branches qui ont envahi tous les perchoirs de facebook,twitter et j'en passe et des meilleures
Avec Monsieur Blocher les suisses possédaient un homme quiavait vraiment à coeur de sauver l'économie.Non pas celle destinée à être entre les mains de singes domestiqués grâce à des traitements d'eugénistes ayant compris tous les avantages à détruire leur système immunitaire mais qui malheureusement finiront comme d'autres animaux par détruire l'humanité toute entière
bon avant nouvel An pour vous Monsieur Montabert

Écrit par : lovsmeralda | 26 décembre 2012

je me pemets de rajouter ceci qui devrait tout de même ouvrir les yeuxà certains On sait qu'en suisse beaucoup considérèrent notre pays comme un peuple à soumettre facilement. Un des rares à refuser de soigner ses parents mais qui se met à 4 pattes pour récolter des crottes de chiens.
Et qui aujourd'hui ,si l'info est exacte quand on apprend des ordures ménagères italiennes transportées pour être brulées chez nous ,qu'en Suisse on doit laver des tubes de lait concentré avant de les jeter! vous pensez bien qu'en Italie du sud les déchets ne sont pas passés aux karcher avant d'être expédiés chez nous.
Franchement je pense à De Gaules qui en parlant de l'Onu traitait celui -ci de grand machin .Il aurait à coeur de se souvenirs des anciens rencontrés et qui n'auraient jamais acceptés de se laisser endoctriner aussi facilement grâce aussi aux nombreux pièges tendus par les sectes animalières qui elles ont compris comment mieux manipuler les femmes divorcées et seules

Écrit par : lovsmeralda | 26 décembre 2012

@ Montabert,

Je commence à me poser une question? Dans vos séances du conseil communal où vous et la droite vous fatiguez sans cesse à essayer de faire boire des ânes qui nônt pas soif; pourquoi ne pas utiliser l'arme du référendum pour claquer le clapet de la majorité rose-rouge communiste pour contrer leurs folies des grandeurs concernant le réaménagement de la place de la gare?

D.J

Écrit par : D.J | 26 décembre 2012

@D.J: "...où vous et la droite vous fatiguez sans cesse à essayer de faire boire des ânes qui n'ont pas soif" - "nous et la droite?" Vous faites référence au PLR renanais peut-être?

Hélas, il a donné une bien piètre image de lui-même dans cette séance de budget, avec un tiers de conseillers communaux PLR soutenant l'UDC, un tiers s'abstenant, et un tiers s'opposant aux amendements aux côtés de la gauche... Voilà les proportions, à la louche, pour l'essentiel de la soirée. Belle occasion pour le PLR de se couvrir de ridicule, malheureusement, et croyez bien que je suis le premier à le regretter.

Vous seriez surpris de voir combien de ces gens-là préfèrent encore des socialistes à des UDC.

Quant à utiliser l'arme du référendum, c'est plus que des mots! La récolte de signature est une arme puissante mais terriblement lourde, coûteuse et difficile à manier. Elle ne se fait pas d'un claquement de doigts, surtout au sein d'une population peu politisée comme Renens. Il faut respecter les formes légales, les délais, etc. Le PLR a pu en faire l'expérience lors de l'initiative pour des caméras de surveillance à la gare.

Nous réfléchissons à l'opportunité du lancement de telles récoltes, mais elles ne pourront probablement pas être le seul fait de la jeune section UDC locale. Reste à choisir un un point précis et évocateur de la gestion de la ville emportant l'adhésion de la droite: si la réfection de la gare suscite le débat, nous attendons surtout la municipalité au tournant pour son projet de taxe poubelle.

Mais qui vivra verra!

Écrit par : Stéphane Montabert | 26 décembre 2012

" Vous seriez surpris de voir combien de ces gens-là préfèrent encore des socialistes à des UDC. "

Surpis qu'à demis. J'ai moins d'étonement depuis que cette droite libérale vaudoise ( surtout celle au grand conseil ) a soutenu massivement le marxiste rétrograde Maillard pour le CF face à Berset le socialiste qui ne l'est pas trop.

Il faudra leur mettre sous le nez de ces PLR girouettes le jour ou ils pleureront que la gauche aura mis Renens en faillite. Je ne suis pas particulièrement un fan de l'UDC; mais jamais dans une élection, je soutiendrais un socialiste rose ou rouge ou un vert face à un UDC. Reste qu'il ne serait pas normal qu'un parti de la rigueur financière ( le PLR ) laisse les crypto-communistes ( un pléonasme je sais ) de Renens mettre cette commune en péril financièrement.

D.J

Écrit par : D.J | 26 décembre 2012

"surtout au sein d'une population peu politisée comme Renens"
Quelle blague ! Il n'y a nulle part une population plus politisée qu'à Renens, sauf qu'elle est politisée à gauche ou à l'extrême-gauche...

DJ @ Ouvrez les yeux. La plupart du temps, le parti radical, qui a phagocyté le parti libéral devenu groupuscule de vieillards séniles, chasse sur les mêmes terres que le parti socialiste, au centre gauche. Yves Christen, qui voyait le parti radical comme un parti de gauche, a fini par beaucoup influencer son parti. Il y a un centre droit internationaliste qui, à y bien réfléchir, a beaucoup d'intérêts convergents avec les socialistes et beaucoup de divergences avec la droite nationale. Comme en France, où Marine le Pen a raison de parler d'UMPS. L'ennemi principal du PLR, c'est l'UDC, et cela se vérifie sur le terrain.

Écrit par : Géo | 26 décembre 2012

@Géo: "Il n'y a nulle part une population plus politisée qu'à Renens, sauf qu'elle est politisée à gauche ou à l'extrême-gauche..."

Non, je maintiens mes propos, la population de Renens est très peu politisée, comme en témoignent des taux de participation extrêmement faibles. Cela profite aux partis établis de longue date avec une forte implantation sur le terrain, fussent-ils extrémistes ; leurs électeurs votent surtout par tradition.

Même à Renens, mis à part un ou deux excités, vous ne trouverez pas beaucoup d'électeurs du Parti Ouvrier Populaire vaudois aspirer à la dictature du prolétariat ; ils estiment sans pousser la réflexion très loin que "leur coeur bat à gauche", réclament en choeur "plus de redistribution", et deux ou trois autres slogans creux. Vous leur ferez même admettre du bout des lèvres que ça ne fonctionne pas super bien à Renens, et vous les verrez critiquer la Municipalité, parfois vertement ; mais pour rien au monde ils ne changeront leurs habitudes.

C'est un phénomène qui se retrouve partout, mais très présent à Renens, et qui, ajouté à un très faible engouement des habitants pour la vie politique, font facilement le lit de la gauche et de l'extrême-gauche aux élections générales.

Écrit par : Stéphane Montabert | 26 décembre 2012

Monsieur Montabert,

Votre problème est simple, Renens est un exemple d'intégration réussie et cela vous ne le supportez pas.

Dommage, avec un peu plus de positivisme de votre part vous pourriez peut-être être utile à la bonne marche de votre commune.

On peut rêver, le temps des résolutions pour l'Année Nouvelle est venu.

Écrit par : Un Suisse | 27 décembre 2012

Notre pays n'a pas à jouer le rôle de Sofi-tel ou Sofa-tel international en offrant le gite et le couvert à des sectes environnementales .Dont les sous fifres sont des indignés transformés dorénavant en grévistes.Et les charges sociales pour les entretenir qui les paiera ? la comédie du fossoyage planétaire a assez duré.
Il est plus que temps pour les autorités de redescendre sur terre.A moins qu'il faille encore plus de trucidés par les soins de maniaco-dépressifs qui n'en peuvent plus de voir à quel point eux mêmes sont ridiculisés grâce a des technocrates qui eux vivent dans un environnement cocooné loin du bruit et de la vie réelle et qui se goinffrent de pavés numériques à la sainte journée

Écrit par : lovsmeralda | 28 décembre 2012

@Stephane Montabert Internet avait pour but d'instruire tout comme une certaine presse à une époque de plus en plus lointaine depuis grâce au virtuel iphon et ipads etc c'est tout le système qui s'est anarchisé.Les méthodes modernes ont du bon mais sans doute n'a-t'on pas assez pensé à ce qui maintenant conduit et ce de plus en plus dans toute la Suisse -Romande à désobéir tout simplement.
Et je ne sais pas si vous l'avez remarqué mais une fois leur dernière tranche d'impots annuelle payée en tous cas chez nous c'est comme si le peuple une fois libéré de cette contrainte avait à coeur de se venger bien inconsciemment par pur réflexe.
Il appartient au peuple le droit de décider et non d'être dirigés par des militants d'extrème droite ou gauche qui peut-être font peur aux politiciens les obligeant ainsi à jouer aux crabes? je me tate les neurones en posant la question cependant grâce à Monsieur Ueli Maurer président pour une année espérons qu'en politique ces Messieurs offrent un comportement digne de responsables et non d'éoliennes à la recherche de vents moins forts pour mieux tourner
Très bonne année pour vous Monsieur Montabert

Écrit par : lovsmeralda | 29 décembre 2012

@ Un Suisse,

Le billet parle des finances publiques et non d'immigration. Je ne vois pas ce que vient faire là votre reflexion.

D.J

Écrit par : D.J | 29 décembre 2012

bonsoir,

je ne suis pas concerné par Renens, mais votre combativité est un exemple.

juste une petite coquille au troisième paragraphe: "Aujoiurd'hui"

bonne journée,

Écrit par : Crucol | 30 décembre 2012

@Un suisse: "Votre problème est simple, Renens est un exemple d'intégration réussie et cela vous ne le supportez pas."

Aucun rapport avec la choucroute, comme dirait l'autre. Mais même si votre commentaire est complètement à côté de la plaque, dites-nous donc selon quels critères objectifs et vérifiables une commune serait un "exemple d'intégration réussie" et comment Renens réussirait à passer ce test, à l'inverse d'autres villes helvétiques que vous vous empresserez également de nous citer.

Écrit par : Stéphane Montabert | 04 janvier 2013

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