24 novembre 2012

Encore une minute, Monsieur le bourreau

comtesse_du_barry.jpgLes derniers mots prononcés par Madame du Barry, accrochée à la vie alors que la révolution française assoiffée de sang réclamait sa tête, sont passés à la postérité. La "minute" implorée par la condamnée illustre de façon évocatrice l'inéluctabilité face aux efforts dérisoires déployés pour arracher quelques instants de survie. Ajoutant à la force du propos, chacun savait, du bourreau à la victime en passant par le public, que le sort en était jeté.

La célèbre phrase résonne aujourd'hui d'une étrange façon lorsqu'on contemple le destin qui semble attendre l'Europe et l'Euro.

Allons en Allemagne, pays qui va si bien qu'il est chargé de sauver tous les autres. Là-bas, la crise de l'euro trouble même le vote sur le budget:

Le candidat du SPD aux élections législatives de septembre 2013, Peer Steinbrück, a réclamé un report du vote du budget, en raison des incertitudes que la Grèce fait peser sur le contribuable allemand. Steinbrück accuse la chancelière d'«attendre que les problèmes se résolvent d'eux mêmes» en Europe et de faire la «danse du ventre».

«Le temps est venu de dire la vérité, invective le candidat du SPD. La Grèce ne pourra pas retourner devant les marchés cette décennie. La Grèce doit être soulagée de façon substantielle. Et les problèmes de financement de la Grèce ne seront pas maîtrisables sans contribution du contribuable allemand».

 

Le chef de l'opposition a porté le doigt dans la plaie, explique le journaliste. Pourtant, la posture est entachée d'un soupçon d'électoralisme: il s'agit de bien préparer les échéances d'octobre 2013, et s'il est de bon ton de critiquer la chancelière allemande et ses pieux mensonges, Peer Steinbrück se garde bien de proposer une autre solution. Personne ne propose autre chose que d'éponger la dette grecque avec l'argent du contribuable allemand, sauf à remettre en cause le rôle central et la culpabilité historique de l'Allemagne dans la construction européenne, ce qu'aucun candidat ne peut aujourd'hui se permettre. Le budget a d'ailleurs finalement été approuvé...

L'attaque a tout de même le mérite de déciller les yeux des quelques Allemands encore bercés d'illusions en pensant qu'ils ne passeraient pas à la caisse. D'autant plus qu'en Grèce, évidemment, les perspectives ne sont pas bonnes, au point que le pays craigne d'être abandonné:

Le Premier ministre Antonis Samaras (...) a nettement haussé le ton après l'échec des ministres des Finances de la zone euro et du FMI à s'entendre à Bruxelles sur les modalités de la reprise de l'aide financière à la Grèce, gelée depuis juin.

"Nos partenaires et le FMI ont le devoir de faire ce qu'ils ont assumé, ce n'est pas seulement l'avenir de notre pays mais la stabilité de toute la zone euro qui dépend du succès de la conclusion de cet effort ces prochains jours", a-t-il déclaré, alors que le pays est au bord de la cessation de paiement.

 

Voilà le sort la Grèce: poussée à la faillite à cause d'une dette intenable, obéissant servilement à des créanciers publics totalement incompétents, elle en est réduite à mettre en avant sa soumission (évidemment suivie d'aucun résultat) pour quémander une aumône supplémentaire. Le Premier ministre local en arrive même à insister sur les "risques systémiques" liés à la déconfiture de son pays dans un pseudo-chantage assez consternant sur le thème du "si je coule vous coulerez tous avec moi."

Tristes Grecs, ils boiront le calice jusqu'à la lie.

Mais, en plus d'être une source intarissable de métaphores, la Grèce a un autre avantage: tel l'arbre qui cache la forêt, elle permet d'éviter de parler d'autres pays en piètre condition, comme l'Espagne, qui "craint" (c'est-à-dire, en langage non-diplomatique, s'attend avec certitude) à un dérapage budgétaire en 2012:

La Banque d'Espagne a encore mis en garde mercredi le gouvernement sur le risque d'un nouveau dérapage budgétaire en 2012, étant donné le contexte "très défavorable" auquel fait face le pays, qui avait déjà largement dépassé l'objectif fixé [de réduction des déficits] en 2011.

Engagé dans une course à la réduction du déficit, le gouvernement conservateur espagnol a adopté un vaste plan de rigueur, incluant 150 milliards d'euros d'économies et de hausses d'impôts entre 2012 et 2014. Mais "malgré cela, l'information disponible actuellement ne permet toujours pas d'écarter la possibilité d'un dérapage" budgétaire, a estimé M. Linde, qui avait déjà fait une mise en garde similaire le mois dernier.

Le pays, quatrième économie de la zone euro, avait enregistré un déficit de 9,4% du PIB en 2011, bien supérieur aux 6% promis, et s'est engagé à le réduire à 6,3% cette année.

 

En 2011 l'Espagne avait enregistré un déficit de 9,4% du PIB au lieu des 6% attendus, soit un écart supérieur aux critères de Maastricht eux-mêmes. Vous parlez d'une marge d'erreur! Difficile donc d'accorder une quelconque crédibilité aux 6,3% annoncés par le gouvernement pour la fin de cette année...

Mais l'Europe du sud n'est pas la seule à se débattre, même si de gros efforts médiatiques sont effectués pour que le grand public le croie ainsi. En France, par exemple, prenons Dexia. La banque des collectivités locales jouera sa survie en décembre, lors d'une assemblée générale plus tendue que les fêtes généralement organisées durant cette période. La question posée aux actionnaires? Approuver ou refuser une augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros entièrement destinée aux Etats belge et Français. En d'autres termes, une quasi-nationalisation - quasi, et non totale, non par manque de volonté politique, mais par manque de moyens des gouvernements concernés: le dirigisme est toujours unanimement salué mais vers la fin, même Moscou manquait de roubles.

Comme de bien entendu, les actionnaires, gentiment préparés, se plieront docilement à la passassion de pouvoir. Qu'ils refusent et Dexia sera liquidée, en faillite, rayée de la carte. Ils perdront tout, avec en plus la certitude que l'Etat se vengera si par malheur il leur reste quelque chose.

De façon intéressante, l'argumentaire en faveur de la prise de contrôle de Dexia joue humblement sur la survie de l'humanité:

Le conseil d'administration déroule un scénario apocalyptique, qu'il considère comme la conséquence la plus plausible d'une liquidation anticipée de Dexia SA. "Le conseil estime que la dissolution de la société aurait des conséquences négatives pour ses actionnaires, mais également des conséquences systémiques très graves."

La filiale française de Dexia, Dexia crédit local (...) subirait de plein fouet la liquidation de Dexia SA, qui rendrait exigible immédiatement le remboursement de ses dettes. Or, ces dettes atteignaient, fin septembre, 386,5 milliards d'euros auxquels s'ajoutent 605 milliards sous forme de contrats de produits financiers dits dérivés.

Dès lors, "un tel défaut menacerait l'ensemble du système financier européen", résume le conseil. (...) Ce défaut créerait vraisemblablement un mouvement de panique sur les marchés, "affecterait (leur) liquidité", "avec un risque important de contagion" à l'ensemble de la zone euro.

 

L'assemblée générale est agendée pour le 21 décembre, soit le jour de la fin du monde. Coïncidence?

Mais non, à supposer que l'Europe ruinée parvienne à se traîner jusque là, le monde ne disparaîtra pas dans une apocalypse de flammes. Ça arrangerait bien du monde, pourtant. Malgré tout, le 22 décembre au matin et les jours suivants, l'Europe survivra, avec ses régimes clientélistes, sa récession, sa dette traînée comme un boulet et ses gouvernements s'agitant sans cesse pour donner le change pendant que le niveau de la dette les étrangle les uns après les autres.

Et des esprits toujours plus nombreux auront en tête la requête pathétique de Madame du Barry menée à l'échafaud. Son ombre plane sur l'Europe, ainsi que celle de la guillotine.

Encore une minute, Monsieur le bourreau.

Commentaires

QUI est donc le propriétaire légitime des dettes des Etats européens ? Les marchés sont formés de banques pour l'essentiel - ne sont-ce pas les mêmes qui ont reçu massivement des crédits en Euros, papier-monnaie émis par la BCE, elle-même émanation des Etats ?

Histoire des plus bizarres, où la monnaie (qui est une création artificielle d'une représentation virtuelle de biens ayant existé "une fois dans le passé"), est en train d'empoisonner de manière bien concrète la vie de peuples entiers (qui auraient le droit de battre monnaie eux-mêmes, comme la brave petite Suisse). Il devient pressant de trouver mieux: nous nous acheminons vers des révolutions ... ou des bagarres entre peuples; STOP !

Écrit par : André Bovay-Rohr | 24 novembre 2012

@André Bovay-Rohr: les dettes sont détenues par des banques au titre de leur capitalisation selon les accords de Bâle III, par des compagnies d'assurance, des fonds de pension, des banques centrales hors Europe et des particuliers au travers d'outils d'épargne et de placement. Et tout ça est naturellement mélanger dans une opacité comptable totale.

Une bonne partie des détenteurs de dette étatique ne savent même pas qu'ils en détiennent. Ils le sauront un jour, le jour où il sera trop tard très exactement. La surprise sera grande. Attendons-nous à pas mal de mauvaises nouvelles en Suisse aussi... pensez-vous que vos 2e et 3e piliers soient à l'abri?

La Suisse ne fait guère illusion dans ce tableau: d'une part, avec la fin de la convertibilité-or du Franc Suisse, la monnaie helvétique n'est désormais qu'une monnaie-papier comme les autres, seulement émise par un état en un peu moins mauvaise santé économique (mais nos élites y travaillent, n'est-ce pas!) ; d'autre part, l'indépendance monétaire helvétique a été balayée d'un trait de plume par la BNS le jour où elle a décidé d'arrimer le CHF à l'euro, en totale subordination à cette Europe dont le peuple ne veut pas.

Bref, si vous comptez sauver vos économies, ne comptez pas trop ni sur le Franc Suisse ni sur les élites politiques et économiques suisses.

Je ne sais pas si nous nous acheminons vers des révolutions, mais vers la misère, sûrement.

Écrit par : Stéphane Montabert | 24 novembre 2012

Vous vous impatientez, vous espérez voir enfin cette misère arriver...
Elle vous permettrez de montrer à tout le monde que vous avez raison!

La petite histoire dont vous alimentez le début de votre intervention, nous en dit beaucoup plus sur votre respect du genre humain:

"Les derniers mots prononcés par Madame du Barry, accrochée à la vie alors que la révolution française assoiffée de sang réclamait sa tête, sont passés à la postérité."

Mon dieu ces "gueux" qui se permettent de tendre vers une vie meilleure, contraint d'en arriver à de tels extrémités, car les parasites oisifs qui possédaient tout en ne faisant strictement rien, leurs refuser jusqu’au statu d'être humain.

Madame du Barry ne faisait pas exceptions à la règle de son immonde caste, elle qui considérait le peuple comme juste bon à rester à tout jamais des serfs.

J'imagine que vous diriez la même chose de ces "esclaves" qui avaient l'outrecuidance de se révolter contre leurs bons Maîtres Blancs.

Écrit par : Un Suisse | 25 novembre 2012

@un Suisse: ainsi, la seule chose que vous trouviez à rétorquer, c'est de me reprocher le prétendu plaisir d'avoir raison? Cassandre est mauvaise citoyenne, comme disait Charles Gave. Que n'aurais-je aimé avoir tort, et quel malheur d'avoir été doté d'un cerveau et de son mode d'emploi!

Quant à vous, vous n'êtes pas qu'un Suisse, vous êtes un cuistre. Où est votre contre-analyse de la situation? Où est votre démonstration comme quoi la sortie de crise est en vue? Où est la preuve du talent des élites qui dirigent les pays du continent et de la pertinence des mesures qu'elles prennent?

Excusez-moi, mais où va-t-elle mener, votre redistribution de richesse pour amener la paix sociale, lorsqu'il n'y aura plus rien à distribuer, et on y arrive? Où va-t-elle aller, la "solidarité" lorsque les générations futures (celles qui ne sont pas en train de fuir hors d'Europe) renonceront à soutenir le train de vie des soixante-huitards? Où va conduire le zombie qui tient lieu de démocratie en Italie, en France, en Grèce?

Votre modèle est mort, et tout ce que vous avez à répondre c'est que ça fait plaisir à ceux qui ont dénoncé et dénoncent encore qu'il n'était pas viable? C'est tout ce que vous êtes parvenus à tirer de l'incroyable débâcle qui se déroule sous nos yeux?

C'est pitoyable!

Et ce n'est pas encore le pire. Le pire c'est que, sachant que le modèle socio-démocrate est injuste et voué à l'échec, vous soutenez pertinemment qu'il faut continuer dans cette voie et l'appliquer à des pays comme la Suisse, que vous méprisez et que vous voulez saboter à son tour.

Écrit par : Stéphane Montabert | 25 novembre 2012

"Un Suisse" comme beaucoup d'autres se piquent d'admirer la révolution française, oubliant qu'elle a coûté la vie à beaucoup de nos émigrés économiques, massacrés et mutilés par la racaille parisienne aux Tuileries. "Un suisse" est riche par le fait des banques, des industries, de la pharma et autres sur lesquels "un Suisse" passe son temps à dégueuler. Riche et gauchiste, l'idéal des habitants de ce pays, devenus tellement cons qu'ils ne se rendent pas compte qu'à force de cracher dans la soupe, il ne leur restera plus rien d'ici peu.
Quel est donc le programme des socialistes ?
Lutter contre les banques suisses. Première remarque, sont-elles vraiment si suisses que cela ? Et si elles meurent ici, ce qui ne saurait tarder, elles renaîtront sous leur véritables couleurs sans aucun doute...
Lutter contre la pharma suisse et donner tous leurs brevets aux concurrents indiens. Quand la pharma suisse licencie, dénoncer leur arrogance de capitalistes...
Lutter contre Nestlé, coupable du crime absolu contre l'humanité : Nestlé met l'eau en bouteilles...
Lutter contre les petits patrons, ces exploiteurs.
Et pleurer sur le trottoir en s'étonnant qu'il n'y a plus de boulot...

Écrit par : Géo | 25 novembre 2012

@ S. Montabert & Géo

Qu’est-ce qui peut bien vous faire croire que je suis pour la social-démocratie?

Evidemment si l’on doit choisir entre elle et la chienlit ultra-libérale et nationaliste, elle est la moins pire des solutions.

Jean-Luc Mélenchon, un Franc-Maçon et un Homme de Gauche avec de Vrais Convictions Citoyennes et Egalitaires est la seule personne capable de proposer des Solutions Audacieuses et Humanistes.

Si on n’est pas un larbin à la solde des parasites friqués:
«Liberté-Egalité-Fraternité » ont bien plus fait pour l’Humanité que «travail-famille-patrie».

Écrit par : Un Suisse | 26 novembre 2012

@Cher troll suisse: "Qu’est-ce qui peut bien vous faire croire que je suis pour la social-démocratie?"

Le reste de votre commentaire stupide. Ceci dit, vous êtes peut-être encore moins modéré, en effet, et pour quelque chose de pire que la social-démocratie.

Quant à invoquer la devise du gouvernement de Vichy - celui qui a instauré l'interdiction des armes à feu, où le ministre du travail était un cégétiste (ou qui a créé quelques joyeusetés comme le code de l'urbanisme, le permis de construire ou les ordres des médecins et des notaires et autres décisions très libérales) vous avez tout faux. Mais je suppose que dans votre esprit binaire Vichy ou le IIIe Reich étaient ultra-libéraux à vos yeux. Ils l'étaient forcément, puisqu'ils n'étaient pas communistes, n'est-ce pas?

Tenez, un ouvrage à vous faire offrir pour Noël:
http://www.contrepoints.org/2012/10/06/99648-le-socialisme-en-chemise-brune

Peut-être vous aidera-t-il à ne plus lancer des devises à tort et à travers, on peut rêver!

Écrit par : Stéphane Montabert | 26 novembre 2012

@ S. Montabert

Un Grand Merci pour votre réponse.

Je vais vous laisser maintenant à vos lectures « identitaires » ; en ce qui me concerne, je me replonge pour Noël dans « Die Welt als Wille und Vorstellung » Le monde comme volonté et comme représentation, d'Arthur S.

A chacun ses lectures selon ses besoins comme le disait le camarade Marx.

Écrit par : Un Suisse | 26 novembre 2012

"Un Suisse" doit être masochiste... ou pas si suisse que cela.

Comment peut-il faire l'éloge de Jean-Luc Mélenchon, riche politicien français communiste, qui a publiquement annoncé, sur la RTS, son intention de "faire les poches" à la Suisse ?

http://www.rts.ch/info/monde/3934926-melenchon-veut-faire-les-poches-a-la-suisse.html

Écrit par : Robert Marchenoir | 26 novembre 2012

@ Machenoir

Logorrhée typique de la droite française, la plus bête du monde!

Monsieur Mélenchon, un homme de Gauche, la Vraie, la Combative celle qui en fin de compte et comme toujours devra écraser l'extrême-droite, est un homme politique intelligent, honnête et sincère.

Tout le contraire de votre stupide et ridicule droite, sans oublier le parti de l'ancien tortionnaire borgne.

Quand Monsieur Mélenchon parle de faire les poches à la Suisse, il ne parle pas de son peuple courageux, mais des rapaces sans foi ni loi que sont ces avocats et autres banquiers genevois, bâlois et zurichois, qui pour de l'argent très sale sont près à toutes les bassesses.

En cela Monsieur Mélenchon à plus que raison de leur faire les poches.

Il suffit de lire les livres du Professeur J. Ziegler, un des seuls suisses, qui de son vivant est inscrit dans le dictionnaire, pour comprendre à quel point les banquiers suisses et leurs larbins les politiciens UDC, PLR et PDC sont des individus cyniques, cupides, avides, sans foi ni loi.

Rien à voir avec les Grands Suisses qui ont bâtis ma Patrie.

Votre problème est que vous êtes remplis de certitudes, vous passez votre temps à vouloir prouver, avec beaucoup de peine, que vous avez raison sur tout, pourtant une personne que j'admire énormément avait écrit ceci:

« On mesure l’intelligence d’un individu à la quantité d’incertitudes qu’il est capable de supporter. »
Emmanuel Kant

L’incertitude, l'audace, la curiosité, l'inventivité, le goût immodéré pour le progrès humain, tous ensemble dans l'égalité et la liberté, c'est cela vers lequel l'Homme de Gauche tend.

Il semble que vous ayez un énorme travail à effectuer sur vous même.

Écrit par : Un Suisse | 27 novembre 2012

Jean Ziegler, le gauchiste suisse qui a accepté le prix des droits de l'homme décerné par Kadhafi ?

Une belle crapule internationale, votre Jean Ziegler.

Écrit par : Robert Marchenoir | 29 novembre 2012

Le gauchiste suisse qui n'est reconnu qu'en France, soit dit en passant. Du moment qu'il dégueule sur la Suisse, il est un peu le chouchou des plateaux de télé de chez vous...

Écrit par : Géo | 29 novembre 2012

Sans blague, Géo ? Osez me dire que Jean Ziegler ne dispose d'aucun appui ni aucun écho à Genève ! C'est à l'université de Genève qu'il a enseigné, c'est à Genève qu'il a eu des responsabilités politiques. Même son fils monte des pièces de théâtre de gauche à Genève, et je vous assure qu'il est totalement inconnu en France !

Écrit par : Robert Marchenoir | 01 décembre 2012

Ouais oh Genève, la France, hein...

Écrit par : Géo | 02 décembre 2012

Si je comprends bien, Géo, vous êtes en train de nous dire que Genève n'est pas en Suisse... cépafo... mais je vous vois venir ! gardez-la ! nous n'en voulons pas !

Nous avons déjà tout ce qu'il nous faut comme socialistes, à la maison...

Écrit par : Robert Marchenoir | 02 décembre 2012

Il n'y a pas que des socialistes à Genève. Il y a aussi, à côté des people français que tout le monde connaît, beaucoup de grandes fortunes de votre pays. Il parait qu'ils s'y ennuient beaucoup, mais bon, on ne va pas les plaindre.
Les banques genevoises, comme l'horlogerie, sont d'origine huguenote et sont arrivées là par la révocation de lady de Nantes (oui, c'est du San Antonio). Ce genre de connexion est très utile pour s'envoyer des valises de billets d'un côté à l'autre de la frontière...
Cela dit, j'ai toujours dit que je voulais lancer une initiative pour jeter ce maudit canton hors de la Confédération. Il me reste à trouver un parti pour me soutenir...

Écrit par : Géo | 03 décembre 2012

Robert Marchenoir@ J'ai trouvé cela :

http://survivreageneve.blog.tdg.ch/archive/2012/11/16/genevrose.html

Sans commentaires...

Écrit par : Géo | 03 décembre 2012

Géo, j'ai trouvé ceci :

"Depuis bientôt deux ans nous sommes revenus à Genève, et nous y sommes heureux." (Pierre Chappaz)

http://libertarien.overblog.com/pourquoi-j-habite-en-suisse

Sans commentaires...

Écrit par : Robert Marchenoir | 04 décembre 2012

de toutes manières faire passer avant le bonheur des humains celui des animaux et de la flore est un non sens absolu.Quels sont les humains malheureux qui auront encore envie de sauver la planète`? ils seront aussi de plus en plus nombreux a avoir envie de suicide ou de signer Exit.
On a connu l'acharnement sur des patients qui ont donné grâce à leur vie très souvent l'envie à d'autres un pouvoir suprême ,celui de vouloir dominer la nature !
la médecine de pointe et ses appareils sophistiqués leur a ouvert la porte mais en oubliant l'humain pièce essentielle du puzzle et les Socialistes feraient bien de se souvenir ,on ne peut batir une civilisation en oubliant ou humiliant les personnes sorties du circuit du travail soit pour la retraite ou pour cause de maladie
Très bonne journée pour Vous Monsieur Montabert

Écrit par : lovsmeralda | 06 décembre 2012

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