18 janvier 2013

Honni soit qui Mali pense

Depuis le 11 janvier, la France est en guerre au Mali. Et chacun s'interroge sur le sens à donner à cette guerre.

Le nord désertique du Mali est en proie à une guérilla depuis des années, émergeant à la face du monde au printemps dernier principalement à cause d'une vacance du pouvoir de Bamako. Au mois de mars, le président Amadou Toumani Touré fut destitué par des militaires l'accusant d'incompétence dans la lutte contre la rébellion touarègue et les groupes islamistes dans le Nord (accusations qui, rétrospectivement, ne manquent pas de sel.) Les militaires avaient peut-être raison mais ils n'en tirèrent aucune légitimité pour autant. La crise politique se résolut temporairement le 6 avril avec un accord-cadre mettant en place un gouvernement de transition sous l'égide d'un nouveau président, Dioncounda Traoré, lequel fut agressé et dut se rendre à Paris pour recevoir des soins...

mig-downed.jpgLoin des jeux de cour de Bamako, divers groupes rebelles profitèrent de la confusion pour progresser au Nord: le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), le groupe islamiste Ansar Dine, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, groupe rebelle touareg) et enfin des combattants liés à Aqmi (Al-Qaida au Maghreb islamique) passèrent à l'offensive. Ils se battirent et se battent encore presque autant entre eux que contre l'armée régulière, mais celle-ci recula sans discontinuer. Le 30 mars, les rebelles prirent Kidal, le lendemain Gao ; Tombouctou tomba le premier avril, puis Ansongo, Aguelhok, Douentza, et enfin Konna le 10 janvier, menaçant directement Mopti et le sud du pays.

Le président Traoré demanda dès septembre une intervention des forces militaires d’Afrique de l’Ouest pour reconquérir le Nord. Plusieurs réunions de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) se tinrent pour la préparer mais tardèrent à se concrétiser. Le Conseil de sécurité de l'ONU approuva le 20 décembre la résolution 2085 autorisant le déploiement par étapes d'une force internationale de soutien au Mali, baptisée Misma, réclamée par le Mali et approuvée par la Cedeao.

C'est dans ce contexte qu'à la surprise générale, la France choisit mercredi dernier de s'impliquer directement dans le conflit.

L'action militaire française a quelque chose d'étonnant. Dans ce qui avait tout d'une guérilla régionale entre des factions divisées, elle a réussi le tour de force d'unir et de cristalliser les mouvements rebelles contre elle et contre l'Occident tout entier.

La France n'a pas d'intérêts économiques particuliers au Mali, affirme François Hollande: si c'est vrai, c'en est encore plus malheureux. Le cynisme traditionnel de la Françafrique pouvait choquer mais avait au moins le mérite de correspondre à des objectifs géostratégiques. Ici, l'Elysée aurait choisi d'envoyer la troupe sur un prétexte fantaisiste.

En effet, pour le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, il n'était pas possible de laisser se développer "un État terroriste aux portes de l'Europe", motif cousu de fil blanc. Depuis quand les Etats terroristes aux portes de l'Europe seraient-ils devenus un problème pour l'Etat français? Y a-t-il eu revirement des autorités sur le printemps arabes et ce qu'elles sont en train de produire? L'excuse est d'autant plus faible que la France a elle-même directement contribué à créer un "Etat terroriste aux portes de l'Europe", la Libye. En faisant chuter le régime de Kadhafi, armes à la main, la France a ouvert un boulevard aux milices islamistes qui règnent désormais sur ce bout de désert avec bien peu de gratitude.

Une paix relative s'est installée en Libye. Les armes ne se sont pas tues pour autant. Elles se sont  retrouvées à travers les réseaux du Sahel entre les mains des islamistes maliens, ajoutées à celles promptement pillés dans les les arsenaux du dictateur déchu, fournies elles aussi par les Européens. Si bien qu'aujourd'hui, la France se bat au Mali contre des islamistes équipés d'armes françaises.

Prenons cette énième ironie de l'histoire comme une marque de respect: la qualité du produit convainc même nos ennemis! Arnaud Montebourg devrait penser à faire une nouvelle campagne de publicité là-dessus.

Si les autorités françaises avaient eu à coeur de "lutter contre le terrorisme", elles auraient mieux fait de commencer par s'attaquer aux dangers intérieurs. Les caches d'armes et réseaux de l'islamo-banditisme prolifèrent dans des banlieues françaises. Elles n'ont jamais été pacifiées, à peine apaisées. En fait, cette menace-là est si crédible que le gouvernement français a carrément été obligé de décider de mesures de sécurité supplémentaires sur le sol national.

mirages.jpgC'est vrai, le Mali est moins loin que l'Afghanistan, on y parle français. Plus convivial, en quelque sorte. Pourtant, quitte à lutter contre le terrorisme, des descentes dans les caves des zones de non-droit émaillant le territoire français auraient sans doute plus contribué à la sécurité du pays, sans risquer d'embraser la moitié du continent africain...

Bien sûr, selon un schéma maintes fois éprouvé, le déploiement de l'armée française est "limité" en effectif et dans le temps, et devra dans les plus brefs délais "donner la main" à une force militaire malienne qui reste encore à inventer. Mais dans les faits, la France pourra-t-elle seulement décider du scénario?

Comme le dit l'adage, on sait de quelle façon commence une guerre, jamais comment elle se termine. La France n'a ni les moyens logistiques, ni les moyens humains, ni les moyens financiers de s'engager sur la durée. Cette évidence donne un écho d'autant plus étrange à l'intervention sur France Inter du socialiste Michel Rocard qui, tout en saluant la décision du président, annonça avec une certaine clairvoyance "qu'on est dans une bagarre d'une dizaine d'années" et qu'il n'y aurait rien de simple:

"Tout cela est très difficile, pas gagné d'avance, nous perdrons des hommes, il y aura des drames, il y aura des contreparties sur le territoire national, tout cela va être assez effrayant."

 

L'ancien Premier ministre ne croyait pas si bien dire, à la veille de la prise d'otage tournant à la boucherie sur un site gazier au sud de l'Algérie (avec "la brigade de Mokhtar Belmokhtar", un nouveau groupe islamique à la clef). Ce n'est pas gagné d'avance, en effet.

La France perdra des hommes.

Il y aura des drames.

Et la guerre n'est commencée que depuis une semaine.

Peut-être la France avait-elle besoin de se lancer au Mali pour prouver au monde qu'à l'instar de n'importe quelle grande puissance, elle avait droit à son bourbier?

Commentaires

Un monument de mauvaise foi à la Villepin. Comme le débat court depuis quelques temps, voire longtemps, je vous renvoie à l'article sur le sujet dans Atlantico, un site qu'à mon avis vous connaissez bien. Si vous voulez le lien, allez le trouver chez H.Richard-Favre, TdG.
Quelques questions rapides : 6000 otages français à Bamako à un million/personne, cela fait combien ?
Que faites-vous des otages français qui pourrissent depuis plus de deux ans ?
Que faites-vous de l'uranium de Tessalit ?

A part cela, cet état islamiste du Nord Mali commençait à vider les banlieues fran4aises de ses meilleurs éléments. Aqmi, c'est donc non seulement des Algériens ou Egyptiens anciens de l'Afghanistan ou de l'Irak, c'est aussi des Français façon (comme on dit là-bas)...

Écrit par : Géo | 18 janvier 2013

"Tout cela va être assez effrayant." (Rocard)

Mais faites-le taire ! Que papy aille tailler ses rosiers ! Il y a un temps pour tout, dans la vie ! On n'est pas obligé de faire de la politique jusqu'à son lit de mort !

Quelle que soit l'opinion qu'on puisse avoir sur ce conflit, il est irresponsable, surtout pour quelqu'un qui se donne des allures de vieux sage, de paniquer et de déprimer les Français avec des mots pareils.

Ils ont suffisamment de raisons comme cela d'être pessimistes et inquiets. Le rôle d'un homme politique ne consiste pas à cacher les difficultés ni à peindre le monde en rose, mais il est aussi de donner de l'espoir, de mobiliser, d'inciter les gens à se prendre en mains pour lutter contre l'adversité.

Un vrai chef, ou un vrai sage, aide les gens à trouver des ressources en eux-mêmes pour affronter des temps difficiles. Il n'en rajoute pas sur les prophètes de malheur qui se complaisent dans la prédiction de catastrophes, ce qui est l'exercice le plus facile du monde.

Écrit par : Robert Marchenoir | 18 janvier 2013

@Géo: aucun rapport avec Villepin. J'estime qu'il ne s'agit pas de se complaire dans l'inaction mais d'affronter le problème là où il se trouve ; et pour moi, si danger sécuritaire lié à l'islam il y a, il est en France, pas au Mali.

Réfléchissez donc au sens de votre remarque "cet état islamiste du Nord Mali commençait à vider les banlieues françaises de ses meilleurs éléments": combien de temps faudra-t-il pour que ces "meilleurs éléments" passent à l'action en France même? Alors, la tactique du coup de pied dans la fourmilière, c'est osé, mais il faut assurer derrière...

Quant à aider le Mali, il y avait bien des moyens: les former, les équiper, les informer sur la menace... Mais y aller en personne pour se battre pour eux et à leur place, certainement pas!

"Quelques questions rapides : 6000 otages français à Bamako à un million/personne, cela fait combien ?
Que faites-vous des otages français qui pourrissent depuis plus de deux ans ?
Que faites-vous de l'uranium de Tessalit ?"

Oui, et dites-moi, combien de ces points seront améliorés suite à l'offensive militaire? Pensez-vous que dans les années à venir, les expatriés français de Bamako seront plus à l'abri que si la France avait choisie d'être discrète?

A-t-on libéré des otages, et évité d'en offrir d'autres?

Quand à l'uranium de Tessalit, je n'en ai pas la moindre idée, mais s'il faut absolument de l'uranium à un endroit précis, je suis sûr qu'il doit être possible de sécuriser un site sans lancer une guerre pour autant...

@Robert Marchenoir: Michel Rocard, homme politique à la retraite, n'a à faire face à aucune élection ni aucune réélection. Ce qui lui permet sans doute d'être plus libre de parole que beaucoup d'autres en campagne perpétuelle... Alors, je n'ai pas l'intégralité de son interview, peut-être a-t-il aussi mobilisé et encouragé.

Mais ces quelques phrase méritaient d'être répétées au milieu de médias donnant l'impression que guerre, menée fleur au fusil, sera terminée avant février avec tout le monde rentré au bercail.

Écrit par : Stéphane Montabert | 18 janvier 2013

Vous répondez sur ma boutade sur les banlieues ! Ce n'est pas sérieux. Et quoi, alors, sur les 6000 Français (et les centaines de Suisses qui comptent sur les Français, parce que la Suisse n'a pas les moyens de s'acheter deux Transall pour ce genre de circonstances ; l'aide au développement suisse est un truc de crétins gauchistes et séniles, je sais, je les connais...) qui auraient vu débarquer ces tarés musulmano-narcotrafiquants tarés de chez tarés ?
On aurait demandé à l'Algérie de libérer les otages, selon votre vision ? et donc, vous ne voyez pas les inconvénients d'avoir un état de fous islamiques de l'autre côté de la Méditerranée ? Nous sommes ici en Europe, en France, en Suisse, entourés de véritables cinglés totalement inconscients des enjeux actuels. Si vous vous donnez la peine de regarder l'avant-dernier Temps Présent sur les victimes, vous serez simplement effrayé de ce que vous verrez. En fait, l'immense majorité des Suisses se disent qu'après tout, ces criminels qui sont venus les torturer chez eux, ils ne sont pas si méchants que ça, qu'il faut leur pardonner, qu'ils avaient une femme et des enfants à nourrir...

Voilà ce qu'il y a dans la tête d'une grande majorité des Suisses qui votent socialiste ou vert : une immense dose de cette idéologie de la défaite, du masochisme, de la veulerie qui a pour nom : christianisme. Tendre l'autre joue après une gifle...

Cette idéologie de la défaite fait que l'on croit que l'Autre est bon par essence. Et pendant ce temps, on ouvre les portes aux bons bergers déguisés, comme à Constantinople en 1453...

On a une chance de guérir du cancer si on s'y prend assez tôt. Pour l'Afrique de l'Ouest, c'était minuit moins cinq, et c'était de la responsabilité de la France, parce que c'est elle qui a initié le problème en abattant Khadafi.

Écrit par : Géo | 18 janvier 2013

@Géo: désolé d'avoir pris votre "boutade" au sérieux.

"On aurait demandé à l'Algérie de libérer les otages, selon votre vision?"

Parce que les otages ont été "libérés" par qui, en l'occurrence?

"...et donc, vous ne voyez pas les inconvénients d'avoir un état de fous islamiques de l'autre côté de la Méditerranée?"

Bien sûr que je les vois - parce qu'il y en a déjà. Les pays d'Afrique du Nord oscillent entre les autocrates et les islamistes. Le Mali est infiniment plus loin du califat islamique que d'autres pays plus au nord.

"Pour l'Afrique de l'Ouest, c'était minuit moins cinq"

L'idée d'un Mali aux mains des islamistes et devenu sanctuaire des terroristes est brandie comme un épouvantail par tous les partisans de la guerre, mais ce scénario est grotesque. Croire que le sud du Mali (dense, peuplé et défendu) serait tombé comme un fruit mûr face aux hordes dépenaillées de guérilleros du désert, ça ne tient pas la route. Vous croyez qu'une poignée de Touaregs peut tenir Bamako? En plus la population malienne ne soutient absolument pas les islamistes et n'a aucune solidarité avec elle.

Bien entendu, beaucoup ont intérêt à entretenir la légende du "risque de sanctuaire terroriste" au Mali:
- les islamistes (bouffis d'orgueil)
- les Français (persuadés qu'ils agissent pour "sauver" le Mali, l'Europe et le monde)
- les Maliens (trop content d'avoir pu convaincre d'autres de faire le boulot à leur place).

La fable arrange donc tout le monde.

"On a une chance de guérir du cancer si on s'y prend assez tôt."

Oui, à condition de poser un diagnostic correct. Les Français n'auscultent même pas le bon patient, c'est dire si on est loin du compte.

Écrit par : Stéphane Montabert | 18 janvier 2013

" L'excuse est d'autant plus faible que la France a elle-même directement contribué à créer un "Etat terroriste aux portes de l'Europe", la Libye. En faisant chuter le régime de Kadhafi, armes à la main, la France a ouvert un boulevard aux milices islamistes qui règnent désormais sur ce bout de désert avec bien peu de gratitude. "

Pour la Libye Hollande n'y est pour rien. C'est plus de la responsabilité de Sarkozy. De plus le Mali était un pays en paix sans être comme la libye un état tenu par un despote sanguinaire. Hollande a raison. Il y a déjà assez de risque d'islamisation d'état africain surtout du maghreb. Autant éviter que le Mali passe dans les main de fanatiques religieux.

" Si les autorités françaises avaient eu à coeur de "lutter contre le terrorisme", elles auraient mieux fait de commencer par s'attaquer aux dangers intérieurs. Les caches d'armes et réseaux de l'islamo-banditisme prolifèrent dans des banlieues françaises. Elles n'ont jamais été pacifiées, à peine apaisées. "

Vous avez raison mais pas totalement. Dernièrement les autorités françaises ont réussi un joli coup de filet dans les milieux islamistes. Et cela également sous la présidence Hollande.

J'estime que le Mali est une intervention militaire juste. Je n'aime pas Hollande en général; mais quand il fait des choses crédibles autant l'admettre et le soutenir. Si le Mali devient une base arrière comme le fut l'Afghanistan pour terroriste qui leur permettraient d'organiser des attentats de grande envergures contre les occidentaux c'est pas non plus très bon pour nous tous.

D.J

Écrit par : D.J | 19 janvier 2013

"mais ce scénario est grotesque." Mais pas du tout. Il n'y a pas de force malienne capable de résister à une dizaine de combattants islamistes vétérans de l'Afghanistan, de l'Irak et de la Bosnie. Vous rêvez ! Si vous ne voyez pas ce que je veux dire, demandez-vous comment les capitaines Voublet et Chanoine (?) ont conquis ces zones avec quelques hommes...
Les Maliens sont sûrement de bons combattants s'ils sont bien encadrés. Et là...

Écrit par : Géo | 20 janvier 2013

@D.J: vous pouvez attribuer la paternité de l'intervention en Libye à Sarkozy, toujours est-il que le PS l'a soutenu, de même que l'UMP soutient aujourd'hui l'intervention au Mali décidée par François Hollande. Bref, tout le monde est d'accord avec tout le monde.

@Géo: pas plus tard qu'hier, un chef islamiste s'est fait lyncher à Gao. Lyncher. Le lynchage, la seule forme de justice authentiquement populaire! Voilà la différence entre le Mali et l'Afghanistan, et voilà pourquoi les islamistes ne l'emporteront pas là-bas.
On ne peut pas remonter le temps, mais je suis persuadé que les islamistes sahéliens auraient été repoussés de toute manière. Demain, ils le seront avec le concours de l'armée française, et un maximum de gens feront en sorte de proclamer que c'est exclusivement grâce à eux que cela s'est passé ainsi. Tant mieux pour eux, quelque part ; mais la France, toujours vulnérable sur son sol, sera aussi remontée de plusieurs places dans le classement de la haine que tiennent à jour les islamistes.

Écrit par : Stéphane Montabert | 21 janvier 2013

Juste une petite précision un peu "cynique": Il y en a en France, qui voulaient dissoudre la Légion Etrangère... l'expédition malienne pourrait donc s'interpréter comme une manière de se débarrasser de chair à canon superflue, voire dérangeante...

Écrit par : petard | 21 janvier 2013

"La France, toujours vulnérable sur son sol, sera aussi remontée de plusieurs places dans le classement de la haine que tiennent à jour les islamistes." (Stéphane Montabert)

Je ne crois pas à la politique que cela suggère : s'abstenir de mécontenter les islamistes, dans l'espoir d'obtenir leur neutralité.

Regardez l'exemple anglais, il est éclairant. Personne ne conteste, désormais, que les services secrets britanniques avaient conclu un accord avec les islamistes : on vous laisse entrer chez nous, on vous accorde le droit de séjour, on accepte même de fermer les yeux sur les appels à la violence que vous prêchez dans vos mosquées, à Finsbury Park et ailleurs. Mais à une condition : que vos attentats, vous ne les fassiez pas chez nous.

On a vu ce que valait la parole d'un musulman : non seulement il y a bel et bien eu une série d'attentats et de tentatives d'attentats sanglants en Angleterre, mais les musulmans ont exploité la tolérance et la naïveté des autorités pour envahir le pays dans le but d'y prendre le pouvoir. Ils y imposent déjà la loi islamique dans plusieurs villes et quartiers.

Je ne sais pas s'il fallait intervenir au Mali. Je suis persuadé qu'il ne fallait pas le faire en Libye, et qu'il ne faut pas le faire en Syrie. Si l'Occident n'était pas intervenu en Libye, les islamistes n'auraient peut-être pas pu récupérer les armes qui leur servent aujourd'hui à attaquer le Mali et l'Algérie.

Écrit par : Robert Marchenoir | 22 janvier 2013

écouter attentivement Infrarouge (hier soir) à l'adresse http://www.infrarouge.ch/
aide à voir plus loin et plus vrai.

Écrit par : cmj | 23 janvier 2013

Les commentaires sont fermés.