30 janvier 2013

Soutenons l'initiative Minder!

A quelques semaines de la votation du 3 mars sur l'Initiative Minder et son contre-projet, l'heure est apparemment aux prises de position.

Que la mienne soit limpide: je soutiens à 100% l'initiative Minder, et aucunement le contre-projet.

Écrivant cela, j'ai parfaitement conscience d'être en porte-à-faux avec mon parti. Mais le soutien au contre-projet n'a été obtenu que par 295 voix contre 160 lors de la réunion des délégués UDC le 26 janvier à Balsthal dans le canton de Soleure: si je ne suis pas la ligne officielle, je suis loin d'être seul.

Un sujet de la RTS expliquait dimanche comment Thomas Minder, patron de l'entreprise de cosmétique Trybol, en était parvenu à lancer son initiative:

Les excès dans les salaires de la direction de Swissair sont éloquents, mais ni les premiers ni les plus importants. Le plus ancien dont je me rappelle sont ceux de Percy Barnevik et Goran Lindahl qui quittèrent la direction d'ABB avec des indemnités plus que confortables - 98 millions d'euros pour l'un, 58 millions pour l'autre - au tournant du millénaire alors même que leur entreprise était en difficulté. La mode des parachutes dorés battait son plein!

Dans le milieu des administrateurs de grandes sociétés où l'humilité est une excentricité rare, la plupart pensent que rien ne fonctionnerait sans eux. Aussi grotesque que soit ce point de vue, il n'est pas impossible qu'ils le croient sincèrement. Les Daniel Vasella, Peter Brabeck et autres Oswald Grübel justifient donc la plupart du temps les sommes dont ils se gavent par les performances de leurs entreprises, résultat dû exclusivement à leur compétence, bien entendu!

L'argument n'a rien de nouveau, mais il est fallacieux. Des études universitaires américaines ont montré depuis des années qu'il n'existe aucune corrélation entre le salaire du top management et les performances de la société. De nouveaux exemples affluent tous les jours.

Le plus irritant est sans doute d'entendre des membres de cette caste de parvenus proclamer qu'ils sont de la trempe des Steve Jobs, Richard Branson ou Nicolas Hayek. Ils se présentent comme d'authentiques entrepreneurs alors que tout les en sépare. L'absence de scrupules leur tient lieu de valeur cardinale. Dévorés par l'ambition, toute leur carrière n'est que lutte d'influence et recherche de promotion en écrasant les collègues. Quand prennent-ils des risques avec leurs deniers personnels? Leur seule "vision" est celle de leur compte en banque. Une fois au sommet, ils peuvent se livrer à un pillage en règle, assurés de l'impunité devant l'assemblée des actionnaires.

votation du 3 mars 2013,initiative,thomas minderS'il est difficile de mettre un terme à ces excès, l'initiative Minder s'y prend de la bonne façon. Parfaitement conforme à l'éthique libérale, elle remet les actionnaires au centre du débat sur les rémunérations, car ce sont eux les véritables propriétaires de l'entreprise.

Selon les avis officiels, Verts et PS soutiennent l'initiative, PLR, PBD, Verts Libéraux et UDC sont contre. Ce front gauche-droite est beaucoup plus friable qu'il ne semble.

La gauche aimerait interdire les hauts salaires, telle l'initiative 1:12. A défaut, elle se contenterait largement de se laisser corrompre en exigeant une part du gâteau, telle les innombrables manoeuvres pour taxer hauts salaires et bonus pendant les années d'élaboration du contre-projet. Mais tout a échoué, ne laissant que l'initiative et un contre-projet dénué d'intérêt pour elle. Aussi, en attendant mieux, la gauche soutient Thomas Minder. Du bout des lèvres.

La droite se partage en plusieurs camps: ceux qui soutiennent l'initiative Minder, comme votre serviteur ; ceux qui rejettent l'idée parce qu'ils évoluent dans ce milieu ; ceux pour qui la préférence va au contre-projet. Les positions générales des partis laissent place à de grandes disparités locales. A l'inverse de l'UDC fédérale, les sections cantonales de Zurich, du Valais et des Grisons soutiennent l'initiative Minder ; même chose pour le PDC vaudois en porte-à-faux avec le PDC suisse. Cela ne va pas sans provoquer quelques tensions.

Le scandale des rémunérations abusives est lancinant et la population très remontée. La question est moins de savoir si l'initiative Minder passe la rampe que de trancher entre elle et le contre-projet indirect qui lui est opposé. Là encore, l'original l'emporte haut la main face à la copie. Le contre-projet n'est qu'un tigre édenté. Le paragraphe sur la restitution des bonus est du plus haut ridicule ; l'avis des actionnaires reste consultatif ; aucune sanction n'est prévue ; les membres du conseil d'administration continueront à pouvoir recevoir des primes extraordinaires en cas d'achat ou de vente de société, comme si ces aspects de la gestion n'étaient pas déjà inclus dans leur salaire...

Vu d'ici, le contre-projet à l'initiative Minder ressemble à une manoeuvre de la même veine que celle que tenta en son temps le Parlement à l'encontre de l'initiative pour le renvoi des criminels étrangers: un texte apparemment similaire, mais vide de sens, conçu pour semer la confusion chez les citoyens. Le soutien musclé et les moyens douteux d'EconomieSuisse pour le pousser achèveront de convaincre les indécis. Pourquoi l'organisation faîtière des grandes sociétés cotées se battrait-elle avec tant de vigueur pour un texte de loi allant prétendument "plus loin" que l'initiative originale?

Reste finalement une seule préoccupation sincère, l'attractivité du pays. Il est vrai que si l'initiative Minder passe, certains groupes seront moins enclins à venir s'installer. Il n'est pas sûr que la Suisse y perde au change. Les grandes sociétés dont les salaires des dirigeants défraient parfois la chronique ne sont pas représentatives du tissu économique: 99,7% de l'emploi helvétique est fourni par des entreprises de moins de 250 salariés. Rien ne prouve que les autres quitteraient nos latitudes. De plus, l'adoption de l'initiative pourrait renforcer l'image de la Suisse auprès de catégories d'investisseurs soucieuses de leurs intérêts en tant qu'actionnaires. L'inquiétude n'est donc pas de mise.

Le 3 mars, engageons-nous pour l'initiative Minder, et enterrons le contre-projet!

Commentaires

Bonjour,

Bien que Français (et donc non influencé par le résultat), je trouve que cette initiative est excellente, car avant tout sobre et concise. Nous sommes loin des circonvolutions propre à la sibylline loi française et ça fait plaisir de voir que c'est possible de faire des lois compréhensibles par tous.

je vous souhaite de réussir à faire passer cette votation,

Bien à vous,

Crucol

Écrit par : Crucol | 30 janvier 2013

Il est véritablement important que nous disions OUI a l'initiative. Car si elle ne passe pas, le contre-projet s'impose d'office.
Ca suffit, il n'est plus acceptable que le peupe de votants soit manipuler par leurs propres élus.

Écrit par : Corélande | 30 janvier 2013

Bravo !
Et on engage.
077 446 05 90

Écrit par : Meylan | 30 janvier 2013

J'hésitais entre les deux. Vous m'avez convaincu. Je m'engage pour le oui.

Écrit par : Chaufroi | 30 janvier 2013

Le Souverain saura remettre les pendules à l'heure, comme il l'a fait à l'occasion d'autres initiatives "controversées".
Ces prises de position ont le mérite de rendre public les noms de ceux que l'on ne retiendra pas aux prochaines élections. Quant Blocher... encore quelques tours de carrousel et il finira par militer pour l'adhésion à l'UE.

Écrit par : petard | 30 janvier 2013

Oui, soutenons cette initiative! Et aller plus loins plus tard!

Écrit par : cmj | 30 janvier 2013

@ Montabert,

Je suis étonné que vous soutenez cette soviétisassions des salaire des managers

Cette initiative veut mettre tout les entreprises cotée en bourse qu'elle soit une PME de 50 personnes ou une multinationale dans le même sac. Ce qui veut dire que les autres celle qui ne sont pas cotée en bourse peuvent continuer si elle le désir pratiquer des abus.

( A ce demandé si Minder n'est pas un faux-cul en ne mettant pas ainsi son entreprise dans les mains de cette nouvelle loi, entreprise qui n'est probablement pas cotée en bourse )

Cette initiative c'est de la bureaucratie de plus pour les sociétés comme les votes obligatoires ou chaque année les actionnaires devront de réélire les conseillers administratif un par un. Je ne vois pas non plus en quoi ce serait l'état par des lois à interdire certaines primes de départ ou des gains sur tel ou tel ventes d'entreprises. Que la loi défini bien que ce sont les actionnaires qui doivent fixer les salaires des managers j'en convient très bien et c'est pas plus mal. Mais l'initiative Minder devient trop excessif et va trop loin. C'est bien une loi pondue par un petit politicard qui doit se sentir frustré de ne pas pouvoir toucher aussi gros que les grands PDG.

Contrairement aux pays anglo-saxons où être riche et avoir un gros salaire est synonyme de réussite; en Suisse nous avons un sacré problème avec les gros salaires des patrons. Rien que le fait d'être un managers bien payé c'est déjà suspect d'entrée. Moi j'estime que c'est loin d'être plus choquant un Vasella qui touche des millions plus des bonus qu'un guignol qui gagne autant en tapant des baballes avec une raquette de tennis ou qui court derrière un ballon.

Personnellement je ne vois ce que cela peut foutre à Minder qu'un grand patron touche des primes de départ ou autre que l'inititative interdira du moment qu'il a fait du bon travail.

D.J

Écrit par : D.J | 30 janvier 2013

@D.J.: Le droit de propriété d'une entreprise est détenu par les actionnaires, point barre.

Si l'entreprise n'est pas cotée en bourse, c'est parce que les parts de l'entreprise sont détenues par des actionnaires qui, en général, sont directement dans la société ou la suivent d'assez près, la question se règle donc d'elle-même.

Si une entreprise de 50 salariés est cotée en bourse (il ne doit pas y en avoir beaucoup mais admettons) eh bien la question de la rémunération sera à l'ordre du jour de l'assemblée générale, et réglée à cette occasion comme n'importe quel autre point de l'ordre du jour. Je pense que cela prendra entre cinq minutes et une heure, surtout s'il n'y a pas matière à débat ; les participants y survivront. L'administration fédérale pond régulièrement d'un trait de plume des réglementations beaucoup moins légitimes et beaucoup plus contraignantes sans s'en inquiéter une seconde. Bizarrement, cela devient un gros souci seulement dans le cas de l'initiative Minder...

Personne n'oblige une entreprise à être cotée en bourse, et une entreprise cotée peut s'en retirer.

Ceux qui auront un problème seront ceux qui détenaient par exemple une entreprise familiale, décidèrent d'ouvrir le capital à la bourse et profitèrent de la dilution de celui-ci pour continuer à s'en mettre plein les poches non par des dividendes, mais en s'octroyant un salaire mirobolant de directeur général inamovible, même dans les périodes de mauvais résultats...
Ceux-là, oui, auront désormais à faire face à leurs actionnaires et il y aura peut-être du grabuge (Oui, c'est à vous que je pense, M. Kudelski!)
Mais on ne peut plus continuer d'avoir le beurre et l'argent du beurre, l'ouverture du capital et le poste inamovible.

"Contrairement aux pays anglo-saxons où être riche et avoir un gros salaire est synonyme de réussite; en Suisse nous avons un sacré problème avec les gros salaires des patrons. Rien que le fait d'être un managers bien payé c'est déjà suspect d'entrée. Moi j'estime que c'est loin d'être plus choquant un Vasella qui touche des millions plus des bonus qu'un guignol qui gagne autant en tapant des baballes avec une raquette de tennis ou qui court derrière un ballon."

Vous confondez tout.

Roger Federer gagne son argent avec des contrats de sponsoring qui ne regardent que lui et les budgets publicitaires de ses sponsors. Les prix des tournois sont du ressort des organisateurs, de la billetterie, des droits de retransmission, etc. C'est un sport et un business, et il ne vole personne. Il n'est même pas salarié.

Un sportif salarié (footballeur) est dans une situation moins défendable, mais la dérive salariale du football est largement due aux subventions d'argent public reçus par les clubs par les villes dont ils dépendent (ce qui est inadmissible) et les clubs sont tous plus ou moins au seuil de la faillite, je m'attend donc à une bonne remise à plat du système dans un avenir très proche. Ceci dit, il est vrai que les actionnaires d'un club de foot ne s'expriment pas en assemblée générale sur le salaire des joueurs... Mais combien de clubs sont cotés en bourse??

Finalement, vous confondez fortune et mérite. Il y a des fortunes méritées (entrepreneurs, artistes) et les fortunes imméritées (voleurs). Un administrateur de grande entreprise qui profite de la faiblesse des organismes de contrôle (blanc-seing constamment accordé par les caisses de pension, impossibilité pour les actionnaires de voter) pour s'allouer des montants vertigineux est-il selon vous un entrepreneur habile, ou un malfrat profitant d'une faille? J'ai ma petite idée.

J'aurai infiniment plus de respect pour quelqu'un qui a risqué ses économies en devenant actionnaire d'une société et en touchant plus-value et dividendes à travers ses succès que pour un bureaucrate parvenu s'octroyant un salaire de ministre sans prendre aucun risque, simplement parce que personne n'a le pouvoir de l'en empêcher. Risque. Profit. Vous suivez?

On nous bassine sans arrêt avec le "talent" de Untel ou untel justifiant ses mensualités délirantes. Je suis désolé, mais ce n'est pas vrai. Combien de déconfitures bancaires faudra-t-il citer pour vous en convaincre? De même, je connais des exemples de sociétés très bien gérées (et dont le cours boursier se porte comme un charme) dont tous les directeurs généraux touchent un salaire inférieur au million, voire moins.

"Je ne vois pas non plus en quoi ce serait l'état par des lois à interdire certaines primes de départ ou des gains sur tel ou tel ventes d'entreprises."

Voilà un argument intéressant ; effectivement, rendre le pouvoir de décision aux actionnaires aurait pu suffire. Mais cet article permet d'éviter de nouveaux contournements par des voies détournées. Il aurait été trop facile de laisser les actionnaires décider d'un salaire d'un million annuel, par exemple, et de s'en accorder 20 par la bande à la suite d'une fusion-acquisition réussie, sans passer devant l'assemblée générale.

Si vous pouvez être sûr d'une chose, c'est que les patrons-voyous qui pillent leurs entreprise au prétexte de les gérer n'ont AUCUN scrupule et profiteront de la moindre porte ouverte. C'est donc à l'Etat de définir des règles pour tout le monde. En fixant les règles du jeu, il est parfaitement dans son rôle.

Tout dans l'initiative Minder ramène ces questions à la seule source légitime du droit de propriété dans le monde de l'entreprise, c'est-à-dire l'actionnaire.

Et si l'assemblée générale de Novartis décide d'accorder un salaire annuel de 24 millions de francs à M. Vasella, elle pourra le faire... Si elle estime qu'il le mérite. Si ce monsieur est si sûr de son talent, qu'a-t-il donc à craindre?

Écrit par : Stéphane Montabert | 30 janvier 2013

@D.J.
En tous les cas, c'est pas avec votre orthographe que vous allez décrocher un parachute doré. Quoique... c'est sur le même niveau de compétence que ça se passe dans les banques...

«cette soviétisassions des salaire des managers»

Délirant: Les managers sont des SALARIÉS comme les autres. Mis à part que ce sont EUX qui ont des comptes à rendre au PROPRIÉTAIRE. Et non pas l'inverse (le propriétaire qui doit rendre des comptes aux employés, c'est ça la soviétisation, au cas où...).


«Cette initiative c'est de la bureaucratie de plus pour les sociétés comme les votes obligatoires ou chaque année les actionnaires devront de réélire les conseillers administratif un par un.»

Et pourquoi pas:
Le droit de vote et la démocratie, ce n'est que de la subversion. Imaginez, un peuple qui ramène son grain de sel pour décider qui le commande. Le peuple c'est fait pour obéir, payer et tirer la langue.

«Je ne vois pas non plus en quoi ce serait l'état par des lois à interdire certaines primes de départ ou des gains sur tel ou tel ventes d'entreprises.»

La Constitution est bien claire: l'Etat a la charge d'assurer la sécurité des BIENS et des personnes. Y compris les propriétaires, épargnants et actionnaires contre les escrocs et les voleurs.

«être riche et avoir un gros salaire est synonyme de réussite»
Synonyme de réussite que pour eux-mêmes… pour cacher les carences intellectuelles, morales et éthiques.

«un guignol qui gagne autant en tapant des baballes avec une raquette de tennis»

Et pourquoi pas:
Un guignol avec un joli costume qui gagne des millions sur des positions du Forex, juste en cliquant de l'index sa souris Logitech plaquée or.

«Personnellement je ne vois ce que cela peut foutre à Minder qu'un grand patron touche des primes de départ…»

Peut-être qu'à Minder «ça lui fout rien». Mais à moi, à mon épargne et à mes petits placements qui fondent comme la neige au soleil, grâce à la «compétence» de ces truands de grands cerveaux qui se gobergent avec mon fric, «ça me fout»!

Écrit par : petard | 30 janvier 2013

Je ne connais pas le dossier, mais je constate que Thomas Minder a le sens de la communication : se faire interviewer sur sa ligne de fabrication, dans le même uniforme que ses ouvriers, avec la casquette au nom de son entreprise, c'est de la bonne publicité politique.

Écrit par : Robert Marchenoir | 30 janvier 2013

Je suis un libéral moi..., avec une très haute idée de ce que cela implique, notamment lorsqu'il s'agit du précepte: «gagner sa vie à la sueur de son front». L'injustice est insupportable. Certains gagnent mieux leur vie que d'autres, parce qu'ils travaillent plus et mieux que d'autres. Certains sont à la peine parce qu'ils n'ont pas tout compris, ou parce qu'ils souffrent de blessures ou d'humiliations refoulées. D'autres, se moquent du monde, sont fainéants et irresponsables. D'autres sont vicieux et usent de stratagèmes inouïs pour duper quiconque se trouve sur leur chemin... C'est la condition humaine.

Alors, quel est le rôle premier d'une société civile? Arbitrer, contenir et réprimer les abus qui contreviennent à la liberté des uns et des autres. L'initiative Minder ne demande rien d'autre que de couler dans le bronze des exigences fondamentales trop facilement "oubliées": la pénalisation avec des mesures contraignantes pour les violeurs et abuseurs de biens sociaux.

Le viol du patrimoine "gagné à la sueur de son front" mérite aussi d'être puni sévèrement.

À titre d'exemple: «Via Sicura» pour abaisser la mortalité sur les routes, même si le «mouton souverain» n'a pas été consulté, personne ne s'en est ému dans la classe politique... Pas surprenant lorsqu'une mesure juridiquement inutile, permet de remplir les caisses tout en rassurant une cible de contribuables exposés.

Écrit par : petard | 30 janvier 2013

Comptablement parlant! Le fait que ces fameux salaires, bonus, passent dans les frais de la société font que la répercussion se fait aussi sur les prix de vente des produits par la suite. Donc tout le monde prend en charge ces faramineux bonus par le biais de ce qu'il achète à la société en question. Pour les actionnaires (fonds de pension) ils paient deux fois le fardeau. (Pour Novartis, à moins d'être contre les médic...c'est mon cas).
D'autre part, l'Etat a aussi un intérêt, et c'est un des buts du contre-projet.
Imaginez c'est bien plus intéressant, un seul "Pékin" imposable avec un beau montant sur le revenu et la fortune que si cela était répartit sur un panel plus large de contribuables.(taux progressifs)

Écrit par : Corélande | 31 janvier 2013

Bien content de votre prise de position, M.Montabert.

Il faut être un escroc soit-même ou être leur ami très proche (et intéressé) pour refuser cette initiative Minder.

Votre analyse sur les retombées positives pour la Suisse est aussi très juste.

@DJ: arrêtez de voir des soviets partout! Enfin, vous le faîtes sûrement pas exprès..

Écrit par : Fufus | 31 janvier 2013

Fufus@ Le fait que le responsable de Ethos soit contre ne vous trouble pas ?

Écrit par : Géo | 31 janvier 2013

@Fufus: "Il faut être un escroc soit-même ou être leur ami très proche (et intéressé) pour refuser cette initiative Minder."

Absolument pas, non. Des centaines de milliers de Suisses voteront non à l'initiative Minder le 3 mars prochain. Pensez-vous qu'ils correspondent tous à votre description? La même chose vaut pour tous les postes et tous les enjeux démocratiques: il y a des gens mal informés, des gens bien intentionnés et qui se trompent, et ainsi de suite.

@Géo: Ethos explique ses raisons de façon très claire:
http://www.ethosfund.ch/f/news-publications/ethos-quarterly-article.asp?code=178

Ils n'ont rien contre l'initiative Minder, mais pour eux le contre-projet est "suffisant". Ils semblent aussi très attachés à une réponse rapide que le contre-projet offrirait par rapport à l'initiative (je suis lourdement en désaccord sur ce point ; nous verrons ce que donnera le vote du 3 mars, mais si l'initiative est rejetée je suis absolument persuadé qu'EconomieSuisse lancera dans la foulée un référendum contre le contre-projet).

Écrit par : Stéphane Montabert | 31 janvier 2013

@Geo
"Dominique Biedermann: Ethos est une fondation qui appartient aux caisses de pension, elle représente des investisseurs institutionnels." (dans Le Courrier du 19.01.2013)

Je suppose que les "instances dirigeantes" des caisses de pension préfèreraient gérer comme elles l'entendent l'argent de leurs adhérents sans avoir de comptes à rendre à personne.

@Montabert
Bien-sûr. les gens mal informés voteront avec leurs pieds, comme d'habitude.

Écrit par : Fufus | 31 janvier 2013

" Le droit de propriété d'une entreprise est détenu par les actionnaires, point barre. "

C'est justement aux actionnaires de définir si tel ou un tel à droit de toucher des primes, des bonus ou des plus-values sur la vente de société et non l'état. Et l'initiative Minder veut justement que cela soit interdit par des lois. En réalité Minder ne défend pas l'actionnaire en tant que tel mais s'en prend à la totalité des patrons d'entreprises cotée en Bourse parce que certains ont abusé de bonus de primes etc...Minder veut passer d'une extrême à l'autre en généralisant.

" Vous confondez tout. Roger Federer gagne son argent avec des contrats de sponsoring (...) Il n'est même pas salarié. "

Le sponsors sportifs sont des entreprises privées dont beaucoup sont aussi cotée en bourse auquel ont veut les interdire justement de verser tel ou tel primes ou bonus. Lse revenus de federer dépendent en bonne partie justement d'entreprises privées cotée en bourse. L'un dans l'autre une bonne partie se rejoint. Mais bon je m'en fout des revenus de Federer. A ça place j'aurai pas non plus non plus refusé les millions qu'il touche.

" Finalement, vous confondez fortune et mérite. (...)"

Au yeux du publique un manager est un voleur par définition. Peut-importe les résultats qu'il a donné à l'entreprise. Un manager qui permet à une entreprise comme UBS ou novartis de réaliser des milliards de bénéfice est taxé de salaud parc qu'il a fait ces bénéfice sur le dos de la société. Si il a eu des pertes c'est un salaud d'irresponsable qui a pris de décisions stupides. Minder veut interdire par des lois certains revenus ( pRimes ou bonus ) peut-importe si la société fait d'énorme bénéfice.

" On nous bassine sans arrêt avec le "talent" de Untel ou untel justifiant ses mensualités délirantes. Je suis désolé, mais ce n'est pas vrai. Combien de déconfitures bancaires faudra-t-il citer pour vous en convaincre? "

La c'est vous qui inversez les choses. Les bonus ou parachute dorés non mérité ne sont pas la cause des déconfitures des banques; ce sont les bonus touchés suite à la déconfiture des Banques dont l'initiative Minder est à l'origine.

" Mais cet article permet d'éviter de nouveaux contournements par des voies détournées. (...)"

Les lois sont toujours contournée d'une manière ou d'une autre. On devrait surtout durcir le code pénal contre les fraude et les procédés malhonnêtes. Mais il ne faut pas non plus condamner à plus de 10 ans de prison un escroc comme aux Etats-Unis ( je ne suis pas contre ) et une peine deux ans pour un violeur qui en mérite 20.

"C'est donc à l'Etat de définir des règles pour tout le monde. En fixant les règles du jeu, il est parfaitement dans son rôle. "

L'état prévoit cela avec le code pénale. Un code pénal qui est trop mou avec les patrons-voyous. Minder lui veut interdire certains revenus peut-importe si les dirigeants sont corrects. Il autait été plus juste d'interdire parachute doré et bonus si résultats de l'entreprise n'est pas bonne.

@ Petard,

Quand je parle de soviétisassions ( soviétisassions est plus une métaphore quer la réalité du soviétisme ) c'est d'inscrir dans le loi une interdiction faite à une entreprise de verser des primes et des bonus à des managers. Que Minder veut que se sont les actionnaires et non les conseils d'administration qui doivent fixer les salaires des managers et une posture que je soutient à 100%. Je ne voit pas la nécessité d'interdire par la loi bonus, prime etc... surtout que cela ne concerne que les entreprises cotées en bourse. Déjà là c'est une discrimination aux choix économique d'une entreprise.

Moi je suis libéral et je défend le principe de la propriété privée. La politique salariale et celui des revenus d'une entreprise privée ne doit pas être du ressort de l'état, même en partie; mais de celui du propriétaire de l'entreprise.

" Et pourquoi pas:
Le droit de vote et la démocratie, ce n'est que de la subversion. Imaginez, un peuple qui ramène son grain de sel pour décider qui le commande. Le peuple c'est fait pour obéir, payer et tirer la langue. "

Ne mélangez pas démocratie politique et vote des actionnaires. De plus je n'ai pas remis pas en cause le principe de vote des actionnaires ce que vous semblez bien insinuer . Je parle de l'obligation ( ou contrainte ) faite à ce dernier par l'état qui deviendrai une tracasserie bureaucratique en plus.

D.J

Écrit par : D.J | 31 janvier 2013

@D.J: vous faites preuve d'une belle persévérance pour défendre le statu-quo dans un système qui a visiblement montré ses limites.

La relation entre les propriétaires d'une entreprise (les actionnaires) et leurs employés direct (les membres du conseil d'administration) n'est pas une affaire strictement privée ; elle relève du droit des contrats. C'est à ce titre que l'Etat, garant du respect du droit, est amené à légiférer et à réglementer sur ce que ces contrats peuvent et ne peuvent pas contenir. Non, "tout" n'est pas acceptable dans un contrat privé, pas plus la servitude que la rente a vie.

L'initiative ferme des portes, portes peu empruntées au demeurant, mais en laisse d'autres ouvertes, notamment le montant total des salaires.

"Au yeux du publique un manager est un voleur par définition. Peut-importe les résultats qu'il a donné à l'entreprise."

La vision marxiste avec laquelle l'information est généralement rapportée par les médias n'est pas forcément le reflet fidèle de la perception dans la population. La plupart des managers sont totalement inconnus et c'est très bien comme ça. D'autres individus parviennent à amasser une énorme richesse tout en restant respectables aux yeux du grand public, prenez Nicolas Hayek par exemple. Mais évidemment, lorsque les médias rapportent les exemples les plus saillants cela salit l'ensemble de la population des dirigeants d'entreprise et c'est fort dommageable pour leur image. Ceux-ci feraient mieux de faire le ménage des pillards dans leurs rangs plutôt que de se serrer les coudes dans une solidarité déplacée.

"Les bonus ou parachute dorés non mérité ne sont pas la cause des déconfitures des banques; ce sont les bonus touchés suite à la déconfiture des Banques dont l'initiative Minder est à l'origine."

Ce ne sont pas les seuls exemples. Mais les déboires bancaires illustrent d'une façon particulièrement saillante le manque de corrélation entre performances et bonus. On ne peut pas défausser ces exemples "juste parce que ce sont des banques".

Écrit par : Stéphane Montabert | 31 janvier 2013

Lettre ouverte parue dans la Feuille d'Avis de la Vallée de Joux le 31 janvier 2013

Initiative Minder : pourquoi je vais voter oui !
Dans les années 1930, Henri Ford préconisait un écart maximal de salaires de 1 à 40.
En 2009, le salaire de M. Vasella était supérieur de 500 fois au salaire le plus bas de Novartis. La même année, M. Brady Dougan, le directeur général du Crédit Suisse, gagnait 91 millions de francs (en salaire et en actions), soit 1’200 fois plus qu’un employé touchant 5’823 francs par mois (salaire moyen en Suisse).
Henri Ford avait compris qu’une société viable et profitable pour tous était une société où la richesse, le progrès, étaient partagés par tous et non pas confisqués par une élite. Autrefois, les rois, princes et seigneurs s’arrogeaient ce droit, et de nos jours ce sont les top managers !
Le peuple suisse a toujours voulu être un peuple souverain, capable de décider de son avenir sans être mis sous tutelle. Souvenons-nous de Guillaume Tell, que l’histoire soit véridique ou une légende, c’est le mythe fondateur de notre pays. Il s’est élevé contre une élite qui confisquait le pouvoir. Il a pris son destin en main et a refusé de subir les décisions que les autres (ceux qui savent !) prenaient pour lui.
Et maintenant souhaitons-nous prendre notre destin en mains ?
Le peuple suisse via l’AVS, le second pilier, les assurances, est actionnaire des sociétés concernées par cette initiative, qui je le rappelle, touche uniquement les sociétés suisses cotées en bourse. L’initiative souhaite redonner le pouvoir au peuple afin qu’il puisse fixer les rémunérations, bonus d’entrée en fonction, et les non moins célèbres parachutes dorés des dirigeants de la société et cela pour chaque dirigeant.
Certaines voix se lèvent pour dire qu’il est trop dangereux de donner le pouvoir aux actionnaires et que de toute façon les actionnaires – donc le peuple – n’y comprend rien ! Certains dictateurs le pensent aussi !
Il est vrai que pour le père ou la mère de famille qui travaille dur pour un salaire moyen de 5'823.- par mois, il n’y a rien à comprendre dans le fait que le parton du Crédit Suisse, par exemple, gagne 1'200 fois plus que lui.
Allons-nous continuer à payer des top managers avec les avoirs – donc les rentes - de notre AVS, notre deuxième pilier, sans contrôle aucun ?
N’oublions pas que les rentes AVS, le deuxième pilier, permettent à nos ainés de vivre et qu’à chaque fois que l’on diminue les prestations, une partie de la population souffre.
Allons-nous nous laisser faire par une élite ?
Ou bien allons-nous dire stop !
Comportons nous à l’image de nos ancêtres en ayant le courage de dire stop à cette aristocratie des affaires.
Et bien de mon côté je vais dire stop en votant OUI le 3 mars à l’initiative Minder et je vous invite à en faire tout autant.

Laurent Nydegger

Municipal commune de l’Abbaye
Président de l’Alliance du Centre Vallée de Joux

Écrit par : Laurent N. | 31 janvier 2013

«Moi je suis libéral et je défend le principe de la propriété privée. La politique salariale et celui des revenus d'une entreprise privée ne doit pas être du ressort de l'état, même en partie; mais de celui du propriétaire de l'entreprise.»

Ben, pourquoi vous vous opposez à Minder? c'est totalement incohérent.
L'Etat est juste là pour sanctionner les abus. Vous y opposer, c'est les cautionner.

«Mais il ne faut pas non plus condamner à plus de 10 ans de prison un escroc comme aux Etats-Unis ( je ne suis pas contre ) et une peine deux ans pour un violeur qui en mérite 20.»

Mais là vous faites de l'humour noir! Dix ans max pour quelqu'un qui a joué et bouffé les économies de toute une vie de millions de personnes? Une balle dans la nuque, oui! (et remboursement de la balle, comme en Chine).

«Minder lui veut interdire certains revenus peut-importe si les dirigeants sont corrects.»

Et il a bien raison. Les «corrects», comme vous dite n'ont rien à craindre(*). Mais pour l'heure, les coûts de «gestion» du 2e pilier sont encore scandaleusement exorbitants.


(*) c'est comme pour les radars… perso, ils peuvent en mettre tous les 100 mètres, ça ne va pas m'empêcher de dormir. Idem des jours-amendes pour les excès de vitesse, ils peuvent les élever à 10 ans, si ça leur chante.

Écrit par : petard | 31 janvier 2013

Un autre argument des opposants à l'initiative : tout devrait être accepté en AG chaque année par les actionnaires : trop de bureaucratie.
Et un argument de ma part : les Suisses commencent à vraiment surréagir dans tous les domaines :

- suppression du nucléaire à cause de Fukushima : complétement ridicule et débile!
- lutte contre la pharma pour diminuer ses bénéfices
- lutte contre les banques suisses
- lutte contre Nestlé parce que cette multinationale met de l'eau en bouteilles : les cons sont au pouvoir dans les médias, tous les médias...
- lutte contre le fédéralisme pour unifier toutes les lois en CH pour se rendre euro-compatible (Weber, LAT)
- lutte contre le Gripen, pour supprimer l'aviation et donc l'armée
- renchérissement des transports et mise en avant de la flexibilité : achetez-vous des mobilhomes comme aux USA...

Et là-dessus une initiative qui transforme la Suisse en laboratoire du capitalisme, avec toutes les craintes que cela va susciter.
Aujourd'hui, tout va trop bien et trop vite. Mais le retour de manivelle pourrait être sanglant, à force de prendre des contre-mesures disproportionnées.

Le moteur de mes doutes, c'est le succès de l'initiative Weber. Je n'aurais jamais cru que ce machin totalement contraire aux valeurs suisses dont la clé de voûte est le fédéralisme soit accepté. Le peuple suisse - ou ce qu'il en reste...- n'a plus le bon sens politique de nos pères et est prêt à accepter n'importe quel remède de cheval au nom de n'importe quel populisme...

Je comprends que les salaires de Vasella, l'ancien trotskyste, ou autre pseudo-génie du management vous révulsent, mais la réponse Minder me semble douteuse.

Écrit par : Géo | 01 février 2013

@ Montabert,

" La relation entre les propriétaires d'une entreprise (les actionnaires) et leurs employés direct (les membres du conseil d'administration) n'est pas une affaire strictement privée ; elle relève du droit des contrats. C'est à ce titre que l'Etat, garant du respect du droit, est amené à légiférer et à réglementer sur ce que ces contrats peuvent et ne peuvent pas contenir. Non, "tout" n'est pas acceptable dans un contrat privé, pas plus la servitude que la rente a vie. "

Je suis tout à fait d'accord avec vous sur votre commentaire. Mais l'initiative vise entre-autres à interdire certaines primes et bonus. Là il s'agit de politique salariale d'une entreprise qui ne regarde que l'entreprise. L'état doit être garant surtout contre les activités malhonnêtes. Les bonus ou les primes suite à une vente d'entreprise n'est pas une action malhonnête en soit du moment que ces revenus sont versé de façon transparente et qu'ils sont déclaré comptablement.

L'état n'a pas à décider par des lois ce qu'une entreprise privée doit verser ou non comme revenu à ses dirigeants. Par contre interdire Les parachutes doré et bonus pour les managers quand une entreprise est au plus mal voir même simplement déficitaire serait déjà plus normal. Et encore; du moment que ce sont les actionnaires ( et non quelque conseiller administratif ) qui doivent de par la loi décider de ce genre de rémunération; je ne vois par la nécessité de vouloir les interdire.

Minder veut punir tout le monde à cause de quelques brebis galeuses et certainement par une certaine jalousie.

D.J

Écrit par : D.J | 01 février 2013

@D.J: que vous soyez contre l'initiative Minder, c'est votre problème. Mais que vous prêtiez sans arrêt une simple motivation de jalousie à son auteur est une attaque gratuite et franchement déplacée.

L'initiative Minder est bien plus intelligente que vous ne pensez le croire. Les interdictions contenues servent à fermer la porte à des contournements que le contre-projet laisse bien ouvert, à dessein. Vous faites preuve d'une grande naïveté en pensant qu'il "suffit" de faire preuve d'un peu de transparence... Vous n'imaginez pas les artifices de gestion que les sociétés peuvent employer pour cacher des sommes à gauche ou à droite. L'initiative ferme ces astuces et criminalise leur usage. C'est indispensable pour parvenir à une solution crédible. Par exemple, l'initiative ne permet pas la conclusion de plusieurs contrats de travail avec des filiales étrangères, qui permettrait facilement de soustraire ceux-ci à l'approbation de l'Assemblée Générale.

Le but est d'obliger le conseil d'administration à soumettre l'intégralité de son salaire réel à l'AG. Si l'AG veut récompenser un dirigeant pour une opération de fusion réussie, elle n'a qu'à inclure le montant dans son salaire!

Si rendre des comptes aux actionnaires est pour vous une "punition", vous avez mal compris ce qu'est le droit de propriété d'une entreprise et comment il s'exerce à travers ses actions.

Écrit par : Stéphane Montabert | 01 février 2013

" Si rendre des comptes aux actionnaires est pour vous une "punition", vous avez mal compris ce qu'est le droit de propriété d'une entreprise et comment il s'exerce à travers ses actions. "

Vous m'avez répondu plus haut:

" Le droit de propriété d'une entreprise est détenu par les actionnaires, point barre ".

Ce qui est vrai. Est justement si vous défendez le principe que le vrai pouvoir décisionnaire doit être par les actionnaires qui sont propriétaires de l'entreprise, vous devez les laissez à eux de décider si ils veulent oui ou non être ceux qui décident aux assemblées générales qui doit gagner quoi de ce que vont toucher leurs PDG et les conseillers d'administrations. Pourquoi n'ont-ils pas pris eux-même ces mesures dans leur propre entreprise aprés les sacandsles liés à des bonus et aux parachutes dorés?

Vous soutenez une inititative qui veut que ce soit l'état qui décide à la place des actionnaires la politique de l'entreprise en matière de revenu. Si les actionnaires veulent continuer à donner carte blanche aux conseillers administratifs c'est leur problème pas celui de Minder et de l'état. Vous défendez le pouvoir des actionnaires? Alors laissez les décider eux-même. Ils s'avent mieux que Minder et vous ce qui est bon ou mauvais pour leur entreprise auquel ils sont propriétaires.

D.J

Écrit par : D.J | 02 février 2013

@D.J.: Vous n'imaginez pas à quel point le pouvoir de décision des actionnaires en Assemblée Générale a été affaibli et perverti depuis des années. Les actionnaires non inscrit à l'AG se retrouvent par exemple à voter selon les souhaits du comité de direction. Ajoutez à cela le refus des caisses de pension de s'intéresser à la gestion de l'entreprise et vous avez une petite idée de l'impunité totale dans laquelle évoluent nos lascars lorsqu'ils se font offrir des ponts d'or par les copains chargés de les "surveiller".

Que penseriez-vous d'un système "démocratique" dans lequel toutes les voix des citoyens abstentionnistes sont comptées dans le camp du gouvernement? C'est un peu les assemblées d'actionnaire d'aujourd'hui.

Écrit par : Stéphane Montabert | 02 février 2013

@ Montabert,

Je ne suis pas contre le principe de rendre obligatoire le vote des actionnaires pour déterminer les revenus des dirigeants. Où pourquoi pas non plus si cela corrige vos propos sur l'abstentionnisme des non inscris l'AG. Reste à savoir si l'initiative corrigera bien cette dernière remarque. Mais il en fallait resté plus ou moins là. Je ne voit pas en quoi c'est l'état et justement pas les actionnaires qui devrait décider que certaines primes et bonus soit interdites ou tolérées dans les entreprises.

Quand à croire que cette initiative va rendre plus vertueux les comités de direction et autres dirigeants etc... est un peu naïf de votre part. L'initiative vis avant tout les rémunérations des grands dirigeants.

D.J

Écrit par : D.J | 04 février 2013

Celui qui parle de soviétiser les revenus des managers n'a vraiment rien compris ! Ce n'est pas l'Etat qui va décider du revenu des directeurs des grandes entreprises mais les actionnaires. Jusqu'à preuve du contraire ils ne sont pas vraiment communistes ! Je ne vois pas pourquoi les salaires et les bonus des membres de la direction ne seraient pas contrôlés (par l'assemblée générale = les actionnaires) alors qu'ils passent leur temps à contrôler et à réduire les coûts du personnel dans les entreprises qu'ils dirigent. Il s'agit d'être conséquent et d'appliquer les mêmes critères pour tous ! Or ce que nous voyons depuis des années c'est l'augmentation indécente des salaires et des bonus du top management , + 30 à 100 % selon la période considérée, alors que les effectifs du personnel sont régulièrement et drastiquement diminués au motif de "contrôle des coûts variables" ... alors contrôlons jusqu'au bout Messieurs les managers et montrez l'exemple !
En tant qu'actionnaire je me réjouis d'effectuer ce contrôle ! A bon entendeur.

Écrit par : Bertagna PL | 04 février 2013

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