09 mars 2013

Les bouffées de chaleur du Réchauffement Climatique

réchauffement climatique,mensonges"La Terre est en passe de devenir plus chaude que lors des 11300 dernières années", clame une étude soigneusement relayée sur le site d'information Romandie.com.

Bien entendu, sitôt la manchette passée (mais combien de gens lisent-ils encore les articles?) le soufflé se dégonfle assez vite:

Se fondant sur des analyses effectuées sur 73 sites autour du globe, des scientifiques ont pu reconstituer l'histoire des températures terrestres depuis la fin de la dernière période glaciaire, il y a environ 11.000 ans.

Ils ont constaté que ces dix dernières années ont été les plus chaudes, comparé à 80% des 11.300 années passées.

Virtuellement, tous les modèles climatiques évalués par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) montrent que la Terre sera plus chaude d'ici la fin du siècle qu'à n'importe quel moment durant les 11.300 dernières années et ce, selon tous les scénarios plausibles d'émissions de gaz à effet de serre.


Après l'affirmation d'une caution scientifique à toute épreuve, on apprend donc incidemment que les dix dernières années auraient été les plus chaudes que quatre-vingt pour-cents des 11'300 dernières années, ce qui laisse tout de même plus de 2'000 années plus chaudes qu'aujourd'hui. Expliqué de cette façon, c'est un peu moins effrayant et beaucoup moins spectaculaire.

Oubliant que toutes les températures du passées sont basées sur des estimations hasardeuses et imprécises voire manipulées (sans parler d'une notion de "température moyenne mondiale" extrêmement douteuse), l'article reprend vite le laïus habituel sur la Terre-condamnée-à-se-réchauffer sur la base des modèles climatiques évalués par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le fameux GIEC.

Vu de Suisse, ce genre de dépêche sensationnaliste ne provoque même plus de réaction. Le public est blasé, mais aussi, hélas, convaincu. A en croire les reportages de la télévision publique helvétique impeccablement alignés sur les thèses réchauffistes, le climat ne se réchauffe nulle part plus vite qu'en Suisse.

Les médias prennent un soin particulier à occulter tout débat. Science is settled, comme disent les inquisiteurs en dressant le bûcher. Il y aurait pourtant un intérêt public prépondérant à relayer les nombreuses polémiques faisant rage sur ce dossier, certaines impliquant des factions à l'intérieur même du camp des partisans du réchauffement climatique.

L'une d'elle a a trait à l'utilisation de modèles par le GIEC. Les températures étant très complexes à extrapoler, il faut "simplifier" les mécanismes climatiques selon divers axes, étudier quelques phénomènes aux dépens du reste et ajouter un zeste de poudre de perlimpinpin.

Déjà, le GIEC emploie plusieurs modèles - FAR, SAR ou AR4 pour citer quelques acronymes aussi engageant qu'une marque de chewing-gum d'Allemagne de l'Est - et ces modèles livrent des résultats incompatibles entre eux. Comment proclamer que la Terre se réchauffe de façon "rapide" voire "catastrophique" lorsque cinq thermomètres statistiques n'arrivent pas à faire mieux que livrer cinq températures différentes?

Certes, on répondra que si les tous indiquent de la fièvre, il y a peut-être des raisons de s'inquiéter. L'argument semble tenir la route, à ceci près que le monde politique (et en son sein les écologistes les plus extrémistes) fait preuve de bien peu de modération dans ses analyses en prenant systématiquement pour argent comptant les chiffres les plus dramatiques. Le bon sens ne réclamerait-il pas plutôt de choisir enfin un seul thermomètre - le meilleur, le plus juste - et de s'y tenir? Mais aborder le problème sous cet angle soulève encore plus de questions sur la pertinence de ces fameux modèles...

En effet, le monde s'inflige la théorie du réchauffement climatique depuis maintenant suffisamment longtemps pour que les mesures actuelles examinant la Terre sous toutes les coutures, même depuis l'espace, soient confrontées aux prédictions des modèles.

Et le moins que l'on puisse dire est que ça ne colle pas:

réchauffement climatique,mensonges
Graphique extrait du rapport préliminaire AR5 du GIEC, décembre 2012

Il suffit d'avoir des yeux ouverts et un peu de matière grise entre les oreilles pour constater que les températures réelles mesurées (en noir) sont, qu'on le veuille ou non, bien en-deçà de l'apocalypse réchauffiste (surfaces d'incertitudes de chaque modèle colorées de diverses teintes) que nous servent en choeur avocats de la cause et journalistes. Et encore, par pudeur, le graphique ne montre pas les tendances de ces modèles jusqu'en 2100.

Ne comptez pas trop sur les médias helvétiques pour vous rapporter ce genre d'information.

Ne croyez pas non plus que ce modeste graphique soit un instant d'égarement ou une erreur de publication ; les choses deviennent vraiment intéressantes quand M. Pachauri, le président du GIEC en personne, admet publiquement le mois dernier qu'il n'y a pas eu de réchauffement climatique mondial au cours des dix-sept dernières années.

Pas de réchauffement climatique.

Dans les dix-sept dernières années.

Relisez, encore et encore.

Combien de reportages et de documentaires sur la réalité-du-réchauffement-climatique-ici-et-maintenant avez-vous vu sur la même période?

réchauffement climatique,mensongesVenant de n'importe quel climato-sceptique forcément aux ordres des multinationales pétrolières, l'affirmation ferait sourire et serait immédiatement défausée. Mais de la part du directeur du GIEC lui-même, il y a de quoi douter. C'est un peu comme si le Pape affirmait à un journaliste que cette histoire de Jésus et de résurrection n'est finalement qu'un gros malentendu.

Science is settled, vous disait-on?

Mais au fait, quelle mouche a piqué M. Pachauri? Tout simplement l'écart de plus en plus net entre le réchauffement hystérique proclamé par les modèles du GIEC et la réalité, rendant intenable les cris de panique habituels. Certains avancent l'hypothèse que M. Pachauri se lance dans un modeste mea culpa pour restaurer une crédibilité en miettes et pouvoir proclamer quelque chose comme "le temps nous aura donné raison" des fois que les températures augmentent réellement d'ici quelques années ; le pari est audacieux, mais le GIEC est si mal en point qu'il n'a plus guère le choix.

Le plus terrible est que tout cela aurait pu être évité simplement en abordant dès le départ une attitude précisément scientifique. Comme l'explique le professeur Robert Carter:

Compte tenu de la grande variabilité naturelle manifestée par les données climatiques, et l'incapacité à ce jour d'y sélectionner ou d'y identifier un signal anthropique [c'est-à-dire provoqué par l'Homme], la bonne hypothèse de départ est l'hypothèse nulle, parce qu'elle est la plus simple qui soit compatible avec les faits connus, et qui peut  être formulée ainsi : les changements climatiques globaux sont présumés être d'origine naturelle, au moins jusqu'à ce que des preuves spécifiques parviennent à démontrer la causalité anthropique.

C'est une des caractéristiques les plus extraordinaires du GIEC que les études qui y sont menées procèdent d'une inversion (injustifiée) de l'hypothèse nulle, à savoir: les changements climatiques globaux sont présumés résulter des émissions anthropiques de dioxyde de carbone, au moins jusqu'à ce qu'une preuve spécifique n'indique le contraire.


Evidemment, une posture aussi biaisée scientifiquement ne pouvait que faillir sur le long terme:

La réalité scientifique actuelle est que l'hypothèse du GIEC sur le réchauffement climatique dangereux a été testée à plusieurs reprises, et que ces tests ont échoué. Malgré l'investissement d'importantes sommes d'argent au cours des 25 dernières années (plus de 100 milliards de dollars), et l'immense effort de recherche effectué par les scientifiques liés au GIEC et par des scientifiques indépendants, à ce jour, aucune étude scientifique n'a établi un lien avéré entre les changements d'un quelconque paramètre environnemental significatif et l'origine humaine des émissions de dioxyde de carbone.


Sans parler du fait que la planète ne se réchauffe même pas...

Mais peu importe! Dans la sphère médiatique européenne le combat continue, même contre des moulins à vent. On joue sur les mots ; on ne parle plus de réchauffement climatique, mais dérèglement climatique, ce qui induit l'idée que le climat a été réglé un jour, une parfaite hérésie ; ou encore de changement climatique, ce qui induit que précédemment le climat ne changeait pas, une autre excellente plaisanterie!

Le débat autour du réchauffement climatique d'origine humaine "indiscutable" a dépassé les frontières de l'absurde au point d'en devenir comique. Il sera intéressant d'examiner pendant combien d'années les médias, et en particulier les médias suisses, continueront sur leur lancée avec le même cap idéologique, éloignés d'une réalité qui a réussi à s'imposer même au directeur du GIEC.

Commentaires

Cette histoire de réchauffement climatique est la plus grande arnaque des temps modernes. Ce qui n'est pas comique en revanche, ce sont tous les moyens dilapidés pour soi-disant contrer ce réchauffement qui n'existe pas. On se demande juste combien de temps encore faudra-t-il pour que nos gouvernants suisses, français et plus largement européens cessent de nous mentir.

Écrit par : Zendog | 09 mars 2013

Et quand bien même les modèles les plus pessimistes seraient valables, quel est le potentiel de changement des processus humains ? Pratiquement égal à zéro. L'idole des imbéciles tiersmondistes, le super caudillo phare de la pensée de gauche, Chavez, a par exemple maintenu le prix de l'essence à 1 ct le litre. Ce n'est pas demain que les Vénézueliens vont passer à la voiture électrique. Ce n'est pas demain que les Chinois vont renoncer au charbon et les Suisses à leurs feux de bois avec particules fines.

Que du blabla pour faire tourner la corporation journalistique en charge de nous enfumer avec leurs imbécillités crasses. Regardez tout le débat autour des deux majorités nécessaires pour transformer la constitution. Tous les progressistes veulent maintenant changer cela, il faut que les villes pleines de camarades suisses de fraîche date mais socialos de naissance puissent enfin imposer leurs vues aux sous-chiens des campagnes. Sauf qu'ils oublient, les journaleux les premiers, qu'il faut précisément la double majorité pour changer...

On pourra opposer tous les arguments aux religieux réchauffistes, cela n'a aucune importance. Leur but est de punir l'Occident, et d'en tirer profit en termes de subsides, subventions et autres pour quitter les terres qu'ils n'auraient jamais du habiter, au Bangla-Desh, au Pakistan comme aux Maldives et partout où leurs ancêtres n'habitaient pas, parce qu'ils savaient que c'était inondable...
Non seulement il est frappant de constater que personne n'aborde les aspects positifs du réchauffement, mais il y a des pans énormes de la théorie qui sont contradictoires :
http://seulslespoissonsvivantsremontentlecourant.blog.tdg.ch/archive/2013/01/30/martine-rebetez-pataclimatologue.html

Écrit par : Géo | 09 mars 2013

@S. Montabert :
1) D'abord, une petite erreur factuelle : il faut conclure "…ce qui laisse tout de même plus de 2'000 années plus chaudes qu'aujourd'hui" (et non 9'000, il n'y a que 20% de plus chaudes).

2) Vous faites à mon avis erreur de conclure grosso modo : "s'il y a des sectaires réchauffistes qui racontent n'importe quoi pour se faire mousser, alors tout est faux". Comme toujours, la vérité est plus nuancée : s'il y a consensus que la Terre se réchauffe, et un consensus presque aussi fort que nous y sommes largement pour quelque chose, ce n'est pas le cas des projections, qui dépendent non seulement des modèles, mais aussi de décisions politiques et économiques et donc comportent d'énormes points d'interrogation. Ce n'est pas non plus le cas pour certains pronostics catastrophistes (ouragans, etc.).
Un bon site, crée par des scientifiques rigoureux (= publication de toutes les données, leurs sources et les algorithmes de traitement + tableau Excel téléchargeable) :
http://berkeleyearth.org/results-summary
Quelques observations :
- La Terre se réchauffe certainement depuis 1850 (données assez précises, thermomètres).
- Avant, c'est probable, mais on est moins sûr (données indirectes + historiques, etc.).
- On arrive à ajuster les données avec le CO2 + les rejets des volcans.
- La sensibilité climatique pour un doublement de CO2 correspond bien à celle de Charney :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sensibilité_climatique
(3°C pour un doublement ; Berkeley : 3.1°C = 4.47°C * Ln 2)
Le climat étant compliqué, il y a facilement des déviations de ±0.2°C sur 20 ans… Pour la période récente, moyennes terrestres par décennie (ajustement / mesure / écart) :
1980 - 1990 : 9.26°C / 9.22°C / +0.04°C
1990 - 2000 : 9.38°C / 9.43°C / -0.05°C
2000 - 2010 : 9.72°C / 9.74°C / -0.02°C
En moyenne, la Terre se réchauffe donc bel et bien, et on est largement dans la bande d'erreur de l'ajustement empirique très simplifié !
D'autres sites, critiques et non sectaires sur le sujet :
http://judithcurry.com
http://climateaudit.org
http://rogerpielkejr.blogspot.ch/
http://klimazwiebel.blogspot.ch/

3) Cela dit, tout à fait d'accord avec vous que nos médias partagent largement les vues de la secte la plus extrémiste : ça correspond à leur idéologie et et à leur soif du sensationnel…
Encore deux délicieux exemples sur les moeurs de ces gens-là.
a) On ne garde que les données qui nous arrangent :
http://climateaudit.org/2013/03/02/mikes-agu-trick/#more-17336
b) On se livre à une inquisition contre les journalistes qui osent mettre en doute le dogme…
http://klimazwiebel.blogspot.ch/2011/11/im-namen-des-volkes.html#more
http://rogerpielkejr.blogspot.ch/2011/12/journalist-fights-back-and-wins.html
…au point de se faire condamner pour diffamation :
http://www.klimastorch.de/klimastorch/urteil.rahmstorf-vs.meichsner.pdf

Écrit par : zamm | 09 mars 2013

"Dérèglement climatique" : sous-entend qu'avant, le socialisme réglait le climat aux petits oignons, et que si jamais il pleut, il neige ou il fait trop chaud, eh bien c'est parce que l'ultra-libéralisme mondialisé est arrivé comme un chien dans un jeu de quilles, et qu'il a déréglé tout ce bazar.

Il faut donc Plus de Socialisme. C'est ce qu'on se tue à vous expliquer.

Hier, le socialisme, c'était les soviets plus l'électricité. Aujourd'hui, le socialisme, c'est les soviets plus le thermostat.

Écrit par : Robert Marchenoir | 09 mars 2013

"La Terre se réchauffe certainement depuis 1850 (données assez précises, thermomètres).
- Avant, c'est probable, mais on est moins sûr (données indirectes + historiques, etc.)."
Entre deux glaciations, le climat n'est pas stable. Comment pourrait-il l'être, sachant la complexité des mouvements terrestres, les variations orbitales,
les variations du rayonnement solaire, les différentes éruptions volcaniques avec effusion de quantité de gaz à effets de serre, etc, etc...

Écrit par : Géo | 09 mars 2013

@Zamm: oui, bien entendu - erreur corrigée.

Le faux auquel je me réfère est celui de la théorie du réchauffement climatique d'origine humaine - liée aux activités économiques de l'humanité. Il est impossible de faire coïncider une hausse de température avec un événement marquant (trente glorieuses, centrales au charbon...) et encore moins à l'échelle planétaire.

Nous avons peut-être vécu une période "plus chaude" depuis la moitié du XIXe siècle, mais cela semble plus avoir un rapport avec cette espèce de boule de feu qu'on voit dans le ciel en plein jour qu'avec quoi que ce soit d'autre ; et de toutes façons, comme le GIEC lui-même l'admet, le réchauffement climatique est en panne depuis près de vingt ans - alors même que la croissance humaine a été inégalée à l'échelle mondiale sur la même période.

Sur la base des données lacunaires et parcellaires dont nous disposons, de l'indigence des modèles, de l'absence de consensus, de la malhonnêteté et du manque d'éthique scientifique inqualifiables de bon nombre d'acteurs du milieu, les politiciens qui prétendent décréter des lois pour "sauver" l'humanité de ses prétendus péchés climatiques ne sont que des escrocs et mériteraient d'être traités comme tels.

Et ce n'est rien à côté des médias qui se font leurs complices.

Écrit par : Stéphane Montabert | 09 mars 2013

a croire que ces terroristes du réchauffement très subjectif d'ailleurs assimilent les réactions du système endocrinien humain à celui de la planète terre.Qu'ils souffrent tous du complexe des premiers chercheurs,biologistes et bien d'autres qui eux se sont servi du cosmos pour l'enseignement de toutes les matières qui encore aujourd'hui pour certaines du moins sont encore utilisées,comme le livret de 4 basé lui sur les 4 saisons.
Faire mieux en inventant l'invraisemblable basé lui sur des films à sensation relève vraiment d'un manque d'originalité et d'un manque de savoir vivre.Ce n'est que dans le but d'obliger tout le monde à utiliser n'importe quelle technologie pourvu qu'elle soit vendue au plus grand nombre et ensuite on en inventera une autre pour ensuite encore revenir en arrière mais quand il n'y aura plus d'apprentis ou d'ouvrier capables de réparer quoique ce soit
On a vu avec les TV,plus on avançait dans l'informatique ,tous ceux qui savaient les réparer ont tous été mis aux oubliettes pour laisser la place aux jeunes informaticiens qui grâce au virtuel et polluant ont réussi pour beaucoup a engranger d'énormes sommes d'argent en grugeant les personnes seules et âgées

Écrit par : lovsmeralda | 10 mars 2013

Il n'est pas opportun non plus de ne jamais oublier la sagesse légendaire dont faisaient preuve nos anciens.En étant excellents conservateurs de leurs anciens objets par là sans doute ont-ils voulu montrer aux plus jeune leur confiance toute relative dans le domaine des sciences.Einstein lui même l'admettait et on en a la preuve avec les fameux podoscopes et leurs effets secondaires sur l'ossature humaine
.Appareil jusque là jamais égalé et qui mena de nombreux charmeurs de foire à les utiliser pour montrer les dessous féminins ,sans doute à l'insu même des belles qui devaient ignorer la source de leur succès soudain

Écrit par : lovsmeralda | 10 mars 2013

@S. Montabert. Je ne qualifierais certainement pas le réchauffement climatique anthropogène de "faux". Il vous suffit de télécharger le fichier disponible sur le site Berkeley Earth :
- La corrélation (sur 150 ans) entre le réchauffement et le CO2 est excellente.
- On connaît l'activité solaire (depuis >100 ans). Variation typique : 90% des changements.
- Il ne fait pas le moindre doute que l'augmentation du CO2 est anthropogène.

Au niveau du CO2, vous avez une augmentation directe (et donc incontestable) de 1.2°C pour un doublement, par élargissement de son spectre d'absorption dans l'infrarouge. Le coefficient de 3°C généralement admis à moyen terme correspond aux rétroactions positives rapides, par exemple l'augmentation de l'humidité induite par le réchauffement (le principal gaz à effet de serre est… l'eau !). Vous trouverez les spectres d'absorption ici:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_de_serre
…et la production mondiale de gaz à effet de serre là:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_à_effet_de_serre
À partir de env. 1950, on voit assez bien l'augmentation plus rapide de CO2, qui correspond grosso modo à l'accélération du réchauffement. De nouveau, sur 10-20 ans on peut faire dire aux mesures ce que l'on veut (sur votre graphique, si vous prenez 1992 et non 1990 comme base…), par exemple:
2000-2010 : +0.35°C en 10 ans : +3.5°C en un siècle
1996-2007 : +0.54°C en 11 ans : +4.9°C en un siècle, nous sommes frits !
1998-2011 : -0.01°C en 13 ans : réchauffement en panne, tous des menteurs !

De toute façon, dormez en paix : notre politique énergétique est dans les bonnes mains d'une… avocate de divorce !

Écrit par : zamm | 10 mars 2013

Zamm@ A ma connaissance, vos modèles ne prennent pas en compte l'effet tampon
Ca2+ + CO2 -> CaCO3 (non équilibré, je sais), or on nous parle d'acidification des océans, donc probablement par l'acide faible HCO3-, ce qui prouve que le tampon s'est mis en place. Nous risquons d'avoir une plus grande sédimentation calcaire jusqu'à une certaine profondeur, ce qui n'a rigoureusement aucune importance écologique. Je vous rappelle que les océans ne sont pas encore modélisés de façon sûre, si les grandes lignes sont connues.
Mais vous le dites vous-même : il y a d'autres gaz à effet de serre, et il y a d'autres facteurs de variation de température. Je vous rappelle que le futur de l'humanité sera plus problématique lors de la prochaine glaciation avec 800 mètres de glace sur la Suisse...

Écrit par : Géo | 10 mars 2013

@Zamm: je ne vous ferai pas l'injure de citer ici les innombrables travaux qui lient CO2 et température mais en inversant la cause et l'effet (plus de température entraîne plus de CO2 et non l'inverse) ou l'effet simplement négligeable (et négligé) du CO2 comparé à d'autres gaz, à la forme des nuages ou au cycle de la vapeur d'eau, lesquels ne sont tout simplement pas modélisés à l'heure actuelle ; vous avez décidé de croire, c'est votre droit - et ce même si le réchauffement climatique est en panne depuis dix-sept ans pendant lesquels, me semble-t-il, la Terre et l'humanité n'ont pas cessé de tourner.

Ce que j'aimerais, ce que je souhaiterais, c'est des médias européens capables de rapporter la vérité changeante et complexe sur ce dossier controversé, et non la seule voix que leur ligne éditoriale laisse s'exprimer jusqu'ici.

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 mars 2013

"@Zamm: je ne vous ferai pas l'injure de citer ici les innombrables travaux qui lient CO2 et température mais en inversant la cause et l'effet (plus de température entraîne plus de CO2 et non l'inverse)"

Et moi, je vous ferai l'injure de vous citer l'étude parue dans Science qui démolit vos travaux : "Les glaces antarctiques précisent le rôle du CO2. Une nouvelle étude prive les climato-sceptiques d'un de leurs arguments favoris."

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/03/07/les-glaces-antarctiques-precisent-le-role-du-co2_1844494_1650684.html

Et c'est bien connu, les glaciers continentaux s'agrandissent, la banquise augmente en hauteur et en extension, la rade de Genève gèle chaque année au point de pouvoir y patiner, la concentration atmosphérique en CO2 n'a jamais été aussi faible depuis 20'000 ans, l'homme en brûlant des hydrocarbures fossiles contribue à diminuer même cette concentration et l'acidification des océans est bénéfique pour la faune marine, surtout le corail qui ne s'est jamais si bien porté.

C'est très gentil à vous de nous raconter des fables pour bisounours. Merci.

A propos, c'est bête, mais sur la base du graphique que vous nous montrez si gentiment, n'importe qui sans préjugé peut constater qu'il y a eu réchauffement durant ces 17 dernières années. Il suffit de lisser la courbe pour avoir la tendance. Exemple de lissage (figure 3) :

http://nsidc.org/arcticseaicenews/

Écrit par : Johann | 11 mars 2013

étonnant aussi ce manque d'objectivité comme celui de ne pas prendre en compte les milliards de tonnes de CO2 déversés dans les océans et qui permettent a la faune marine de se perpétuer.Quand on sait les nombreux volcans en activité régulière c'est vraiment faire preuve de cynisme absolu que d'éviter d'en parler et mettre tout sur le dos des automobilistes ou usines quelconques.
On comprend le désapointement de certains milieux scientifiques qui ne peuvent tout controler pour mieux dominer la nature humaine

Écrit par : lovsmeralda | 11 mars 2013

@Johann: vous voyez, ce qui est fatigant, c'est cette propension des réchauffistes à vouloir désespérément clouer le bec (ou pire encore) à quiconque ne verse pas dans la Thèse. L'étude des températures du passé - et du passé lointain - est un champ de recherche encore très mal défriché. L'étude ajoute peut-être des éléments de recherche intéressant, mais tout ce que vous en retenez c'est ce qu'en pense le commissaire politique du Monde sur le débat, et sur le domaine Stéphane Fourcart traîne un long historique de manipulations éhontées.

Amenez-nous donc un lien sur l'étude proprement dite plutôt que sur l'article du Monde qui fait sa propagande, et nous pourrons voir ce qu'il en est.

"Et c'est bien connu, les glaciers continentaux s'agrandissent, la banquise augmente en hauteur et en extension, la rade de Genève gèle chaque année au point de pouvoir y patiner, la concentration atmosphérique en CO2 n'a jamais été aussi faible depuis 20'000 ans, l'homme en brûlant des hydrocarbures fossiles contribue à diminuer même cette concentration et l'acidification des océans est bénéfique pour la faune marine, surtout le corail qui ne s'est jamais si bien porté."

Et?

Les glaciers européens ont commencé leur retrait bien avant l'époque industrielle (dans le même temps, des glaciers progressent dans d'autres parties du monde mais tout le monde s'en fiche). Personne n'a jamais soutenu l'hypothèse grotesque que le climat ne changeait jamais, au contraire ; simplement que pour l'instant, il n'a jamais pu être démontré que l'homme avait un effet mesurable sur celui-ci.

Ce qui n'a jamais été non plus (je prends les devants, des fois qu'un lecteur soit un peu épais) une excuse pour polluer n'importe comment.

J'ai choisi de montrer cette courbe dans le graphique parce qu'elle vient du GIEC. Ce n'est pas la représentation la plus parlante en effet, mais elle montre tout de même l'écart entre une mesure de la réalité et les modèles.

Et les propos de M. Pachauri, vous en faites quoi?

Mais le plus amusant c'est de voir la partie de ping-pong inévitable entre les croyants et les incrédules, et ensuite entendre les premiers clamer benoîtement que "le débat est clos".

Écrit par : Stéphane Montabert | 11 mars 2013

Johann@ Qu'avez-vous à dire sur mon objection dans le commentaire plus haut ?

Écrit par : Géo | 11 mars 2013

on baigne dans la radioactivité depuis notre naissance grâce aux rayons cosmiques dont nous gratifie l'astre solaire,on a connu des années sans neige suivies de froids à vous dégouter d'exister même en saison de vendanges et la terre a continué de tourner malgré tout .Parcontre les humains eux n'avaient pas le temps de pleurnicher sur leur sort mais travaillaient pour vivre sans le chomage.
Aujourd'hui a trop avoir l'humain ne sait même plus trouver plaisir à regarder la lune ou un nuage sans se poser la question du pourquoi ,comment et ou afin de satisfaire à sa curiosité mais dans le seul but de s'enrichir et surtout aller se dorer la pilule grâce justement à des baignades solaires des plus radioactives mais à protéger grâce à Nivéa triple durée d'exposition et n'indiquant sur aucun emballages protection garantie contre un cancer de la peau ou un autre!
Tandis qw'ailleurs en Suisse romande on oblige a récolter le plastic pour l'envoyer ailleurs alors qu'il y a des bruleurs qui acceptent ceux venus d'autres cantons pour ensuite être remplacé par du bois d'arbres abattus mais pouvoyeur de CO2 nécessaire à toutes espèces vivantes.Surtout ne cherchons pas à comprendre ,on se fiche de nous en long, en large et en travers
Jésus aussi dans le désert a dû crier ,mais que les humains se réveillent une fois pour toutes et qu'ils cessent de croire à ce qu'une classe sociale la plus lettrée essaye de leur faire avaler.Il en aura fallu du temps ,espérons que pour ces énergies dites nouvelles le peuple cesse de croire a toutes les balivernes Vertes ou d'une autre couleur

Écrit par : lovsmeralda | 11 mars 2013

Meme le cosmos vient à notre rescousse pour se moquer de leurs théories,comme quoi faut jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tuée et encore moins prédire alors que parmi ceux qui font des prédictions pour 2050 n'ont même pas été fichu de voir qu'un astéroide frolerait la terre samedi passé.Ils l'avouent eux-mêmes,alors pardonnons leur car ils ne savent pas ce qu'ils disent ou font.N'est-ce pas Einstein qui avouait ,la science n'est pas exacte!
Le plus génant c'est de savoir l'argent dépensé à fonds perdus ,ce qui oblige sans doute le citoyen à courir pour trouver un endroit digne de ce nom pour y déposer son sac poubelle,grr./rire/ et ce afin de justifier des bénéfices pour compenser des dépenses inutiles , qui on le sait pour certains du moins sont aussi fantaisistes que ce réchauffement climatique.
On est testé pour notre intelligence et à ce jeu là beaucoup de citoyens commencent sérieusement à se poser la question ,à savoir qui dirige vraiment notre pays!
Je suis désolée mais il y a des arrêtes qui ne passent pas surtout en voyant ce qui se passe à l'étranger avec les containers ou rien n'est trié et laissés devant chaque maison avec animaux courant pour trouver desserts à leur convenance et protégés par les habitants .on veut bien être bon prince mais faut pas êre plus royaliste que le roi et certains perfectionnistes feraient bien de s'en souvenir
Navrée pour ce coup de colère!

Écrit par : lovsmeralda | 12 mars 2013

Voici une petite synthèse sur la problématique climatique et les errances du GIEC/IPCC, qui montre que le GIEC a tout faux (on s'en doutait!...).

[j'ai supprimé votre lien, il ne fonctionne pas - désolé!]

Écrit par : jipebe29 | 13 mars 2013

@S.Montabert & Johann: Dans le Spiegel, un article sur un livre récent:
http://www.spiegel.de/wissenschaft/natur/klimafalle-von-storch-und-krauss-ueber-politik-und-klimaforschung-a-885364.html
"Vorwürfe gegen Klimaforscher: Wahn der Weltverbesserer"
"Reproches contre les climatologues : la folie des idéalistes*"
(*Le terme en allemand a une connotation plus idéologique et autoritaire.)
Le climatologue Hans von Storch (actif depuis les années 1970) y fait avec un ethnologue l'analyse critique des dérives sectaires (des deux bords) dans son domaine. Quelques morceaux choisis :
"La climatologie a été kidnappée par la politique, pour faire vendre ses décision comme scientifiques et sans alternative."
"La science a fourni les éléments pour un grand conte climatique, qui a remplacé les scénarios catastrophiques de la guerre froide."
"Les rapports climatiques de l'ONU sont une production conjointe de la science et de la politique."
"C'était une grosse erreur de prétendre qu'un problème complexe comme les changements climatiques soient 'résolus'."
"Des rituels collectifs de mépris ont empoisonné le débat."
Ces observations, venant d'un climatologue qui considère d'ailleurs comme probable l'hypothèse d'un réchauffement largement anthropogène, devraient faire réfléchir…
Concernant le discours de beaucoup de verts, leur enthousiasme pour la "science" est d'ailleurs extrêmement sélectif. Voyons ce qu'elle dit pour pour produire beaucoup d'énergie avec peu de CO2, peu de morts et peu de malades:
http://www.bigthunderwindpower.ca/files/resources/Electricity_generation_and_health_(The_Lancet_2007).pdf
Voir la figure 3. Sans commentaires…

Écrit par : zamm | 15 mars 2013

@Géo. Les modèles en tiennent compte - sans l'absorption du CO2 par l'océan, son augmentation dans l'atmosphère (qui contient finalement bien peu de matière en tout) serait beaucoup plus rapide :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_du_carbone
L'équilibre (un exemple, dépend du pH) :
CO2 (atmosphère) + CO3-- (carbonate) + H2O -> 2HCO3- (bicarbonate)
Le bicarbonate est plus acide que le carbonate, donc le pH des océans va diminuer. Cette diminution peut être équilibrée par la dissolution des calcaires pour régénérer le carbonate consommé :
CaCO3 (roches, coquillages, coraux) -> Ca++ + CO3--
Les effets à long terme sont bien entendu fortement étudiés / débattus / prêchés (mettre une croix sur votre préférence).

Écrit par : zamm | 15 mars 2013

zamm@ Tiré de wikipedia : "et s'en sert encore aujourd'hui pour former sa coquille (formée souvent de CaCO3), éliminant ainsi une grande partie du dioxyde de carbone."
Il faudrait être capable de modéliser parfaitement les océans, leurs variations de température et leur variations chimiques pour pouvoir prédire la teneur en CO2 de l'atmosphère. Et c'est là que j'ai des doutes. Dans les termes de l'équation, il y a assez de Ca 2+ dans les océans pour nous refaire les Hautes Alpes calcaires sans problème. Avec apport continu de CO2, il y a au bout du compte CaCO3.
Il y a d'une manière générale un oubli constant sur ce sujet : Loi générale de modération : Principe de Le Chatelier: "Si un système chimique à l’équilibre est soumis à une modification de certains paramètres ayant pour effet de perturber cet équilibre, ledit système évolue dans la direction qui contrecarre la modification imposée, de manière à se réajuster à un nouvel état d’équilibre caractérisé par la même valeur de constante thermodynamique."
Comment y font pour en tenir compte dans leurs modèles ?

Et point deux : qui étudie les effets positifs du réchauffement ? Par exemple, enneigement assuré des stations de basse montagne...

Écrit par : Géo | 15 mars 2013

Ca y est ! La dernière tentative pour ressusciter la Crosse de Hockey a été exposée comme une fraude de plus par Steve McIntyre :
http://wattsupwiththat.com/2013/03/16/mcintyre-finds-the-marcott-trick-how-long-before-science-has-to-retract-marcott-et-al/

Comme le dit Piers Corbyn, le seul qui ne vive pas d'argent volé dans cette affaire,

"... nous soulignons que le monde est en train de se refroidir, pas de se réchauffer, et qu'aucune observation ne prouve, sur les centaines de millions d'années de données, que les changements dans le CO2 aient quelque effet que ce soit sur le temps ni le climat.
Il n'existe pas un savant au monde qui puisse fournir de telles données d'observation. Il n'y a qu'un effet dans l'autre sens, à savoir que c'est la température des océans qui contrôle les niveaux moyens de CO2.”

“... L'histoire du CO2 est terminée. Cela fait trop longtemps qu'elle montre au monde la mauvaise direction. Les sérieuses implication de la mini-ère glaciaire des prochaines 25 à 35 années sur l'agriculture et sur l'économie mondiale doivent être abordées.”
http://factsnotfantasy.blogspot.fr/2013/03/the-mini-ice-age-has-arrived.html

Écrit par : Vincent Jappi | 19 mars 2013

"Johann@ Qu'avez-vous à dire sur mon objection dans le commentaire plus haut ?"

Que l'acidification des océans par apport de gaz carbonique ne va pas se traduire par des dépôts calcaires, mais au contraire par leur solubilisation. Et cette acidification des océans + leur réchauffement rapide à l'échelle géologique va être dramatique pour la les biocénoses marines. Les coquillages pourraient être à la peine.

Et si le taux de CO2 est passé de 280 à 390 ppm seulement, c'est bien qu'une partie de ce CO2 d'origine fossile a été capté par les océans, notamment.

Écrit par : Johann | 20 mars 2013

"@Johann: vous voyez, ce qui est fatigant, c'est cette propension des réchauffistes à vouloir désespérément clouer le bec (ou pire encore) à quiconque ne verse pas dans la Thèse."

Merci de vous livrer à votre propre autocritique! Ca fait plaisir à lire.


"L'étude des températures du passé - et du passé lointain - est un champ de recherche encore très mal défriché. L'étude ajoute peut-être des éléments de recherche intéressant, mais tout ce que vous en retenez c'est ce qu'en pense le commissaire politique du Monde sur le débat, et sur le domaine Stéphane Fourcart traîne un long historique de manipulations éhontées."

Quand on attaque le messager (ad hominem donc), c'est qu'on n'a aucun argument à opposer. Merci pour cet aveu. L'étude des températures du passé est bien documenté et de multiples façons.


"Amenez-nous donc un lien sur l'étude proprement dite plutôt que sur l'article du Monde qui fait sa propagande, et nous pourrons voir ce qu'il en est."

Et vous vous montrez incapable de faire votre devoir? Il faut le faire à votre place? Pourquoi tant de mauvaise foi? Un petit coup de main? Vous avez le nom de l'auteur. Vous avez le sujet. Les moteurs de recherche sont vos amis.


""Et c'est bien connu, les glaciers continentaux s'agrandissent, la banquise augmente en hauteur et en extension, la rade de Genève gèle chaque année au point de pouvoir y patiner, la concentration atmosphérique en CO2 n'a jamais été aussi faible depuis 20'000 ans, l'homme en brûlant des hydrocarbures fossiles contribue à diminuer même cette concentration et l'acidification des océans est bénéfique pour la faune marine, surtout le corail qui ne s'est jamais si bien porté."

Et?"

Et voilà!


"Les glaciers européens ont commencé leur retrait bien avant l'époque industrielle (dans le même temps, des glaciers progressent dans d'autres parties du monde mais tout le monde s'en fiche)."

Ca c'est ce que j'appelle de la mauvaise foi et de la désinformation caractérisées. La majorité des glaciers alpins ont avancé jusque vers les années 1970, pour reculer massivement après. Mais sans doute ne connaissez-vous pas les relevés pour la Suisse? Et non, je ne vais pas faire le travail à votre place. Quant aux glaciers qui progressent, laissez-moi rire! Oui, tout le monde s'en fiche parce que 1) ils sont moins de 5% du total des glaciers continentaux, 2) ils sont situés principalement en Norvège et en Nouvelle Zélande et s'ils progressent ce n'est pas à cause d'un refroidissement, mais à cause de précipitations plus importantes, vous savez : plus chaud, plus d'évaporation, plus de précipitations...


"Personne n'a jamais soutenu l'hypothèse grotesque que le climat ne changeait jamais, au contraire ; simplement que pour l'instant, il n'a jamais pu être démontré que l'homme avait un effet mesurable sur celui-ci."

Bien sûr! Si le concentration du CO2 est passée de 280 à 390 ppm, c'est par la volonté d'Oustroupistache ou de Jupites ou d'allah...


"Ce qui n'a jamais été non plus (je prends les devants, des fois qu'un lecteur soit un peu épais) une excuse pour polluer n'importe comment."

Je suis très épais et je suis favorable à ce qu'on brûle le maximum de pétrole, de gaz et de charbon de telle sorte à emballer le réchauffement climatique. Et je rirai bien lorsque la moitié de la Floride, par exemple, sera sous l'eau. Parce qu'il ne faut pas se faire d'illusion, ce qui mène le monde, c'est le profit et les profits tirés des énergies fossiles sont gigantesques. Tout ce qui pourra être extrait du sous-sol le sera et sera consommé.


"Et les propos de M. Pachauri, vous en faites quoi?"

Rien. Argumentum ad autoritatem.


"Mais le plus amusant c'est de voir la partie de ping-pong inévitable entre les croyants et les incrédules, et ensuite entendre les premiers clamer benoîtement que "le débat est clos"."

Le débat n'est pas clos. Il ne s'agit pas de croyance, mais d'observations : faune, flore, glaciers, banquise, etc. Je suppose que vous n'avez pas survolez les Alpes en septembre depuis longtemps... par exemple. Le problème avec vous c'est que vous niez les faits observés. Cf. votre tirade sur les glaciers ci-dessus.


"Les sérieuses implication de la mini-ère glaciaire des prochaines 25 à 35 années sur l'agriculture et sur l'économie mondiale doivent être abordées.”"

Cette citation, je me la garde bien au chaud. Pour la ressortir dans 35 ans. Il y en a qui devront se sentir tout honteux.

Écrit par : Johann | 20 mars 2013

@Johann: vous pouvez brailler autant que vous voulez, la réalité finit toujours par s'imposer. Vous êtes en revanche bien peu capable de fournir des liens valables. Mais au milieu du salmigondis qui vous tient lieu de réponse une dernière réplique m'a fait rire:

"Cette citation, je me la garde bien au chaud. Pour la ressortir dans 35 ans. Il y en a qui devront se sentir tout honteux."

Point n'est besoin d'attendre 35 ans pour se sentir tout honteux ; suivez juste cet article où le Dr David Viner, un ponte de l'Université d'East Anglia (le fer de lance des théories du réchauffement climatique s'il en est), explique que d'ici quelques années les chutes de neige seront devenues "un événement très rare et excitant":

http://www.independent.co.uk/environment/snowfalls-are-now-just-a-thing-of-the-past-724017.html

C'était en 2000. Le web n'oublie pas.

Écrit par : Stéphane Montabert | 20 mars 2013

Johann@ Je ne suis pas chimiste mais il n'y a pas besoin de l'être pour prétendre que votre interprétation est simpliste et unilatérale. Il y a l'échange air-eau de surface, acidification, saturation en CaCO3 (de toute façon...) et re-sédimentation dans la zone inférieure. Et quelque soit le cheminement, les contre-effets ou tout ce que vous voulez, le résultat final est la déposition du CaCO3. Et donc l'utilisation du CO2 en excès.

Et personne n'a les moyens de modéliser ce phénomène, quelle que soit la taille des ordinateurs utilisés. Il faut modéliser tous ces interfaces, donc la météo mondiale et son équivalent en terme de mélanges dans les océans. Est-on arrivé au bout de la connaissance des océans, selon vous ? (70% de la surface terrestre et 5000 mètres de profondeur en moyenne...).

Quand les calottes auront fondu, cela va profondément refroidir les eaux et donc stopper le Gulf stream, certes, mais aussi modifier le phénomène acidification - sédimentation qui dépend de la T. Ce phénomène de sédimentation du calcaire est une donnée assez constante de la géologie durant des milliards d'années. Impossible d'imaginer qu'un tout petit réchauffement de rien du tout y mette fin...

Écrit par : Géo | 20 mars 2013

@Johann,controlez votre sucre ou votre taux de testotérone on sait que certains dérèglements hormonaux libèrent des peurs qui n'existent que dans la tête de celui qui y croit

Écrit par : lovsmeralda | 20 mars 2013

@Stéphane Montabert
Mon lien fonctionne sur le site de Contrepoints:
http://www.contrepoints.org/2013/03/16/118431-rechauffement-climatique-un-climat-deletere#comment-360729

Écrit par : jipebe29 | 20 mars 2013

"Johann@ Je ne suis pas chimiste mais il n'y a pas besoin de l'être pour prétendre que votre interprétation est simpliste et unilatérale."

"Zamm@ A ma connaissance, vos modèles ne prennent pas en compte l'effet tampon
Ca2+ + CO2 -> CaCO3 (non équilibré, je sais), or on nous parle d'acidification des océans, donc probablement par l'acide faible HCO3-, ce qui prouve que le tampon s'est mis en place. Nous risquons d'avoir une plus grande sédimentation calcaire jusqu'à une certaine profondeur, ce qui n'a rigoureusement aucune importance écologique."

J'essayais de me mettre au niveau de votre premier commentaire rappelé ci-dessus et pour lequel vous me demandiez mon avis. Désolé donc.

Si vous voulez les détails c'est :
C02 + H20 H2CO3, puis
H2CO3 H+ + H+ + CO3--, puis
Ca++ + C03-- CaCO3
(Bon, j'ai encore "simplifié" pour vous faire plaisir.)
Alors avec votre équation à sens unique, vous voyez qui de nous deux fait simpliste dans l'interprétation. Surtout que l'acidification des océans fait se déplacer vers la gauche la dernière équation. Et donc rend la tâche du corail et de tous les animaux et du plancton qui ont besoin de CaCO3 plus délicate et constitue une menace directe (et donc le "aucune importance écologique" me fait doucement rire). La notion d'effet tampon est parfaitement inadéquate dans un système qui est en train d'être perturbé. Votre vision simpliste consiste à dire que le CO2 est absorbé par les océans et se transforme en calcaire déposé au fond des océans. Et bien non. Ce n'est pas si simple, puisque l'acidification solubilise le CaC03 au lieu de le précipiter. Et vous oubliez de dire que nombres de formations calcaires le doivent à des animaux, et s'ils viennent à disparaître ou à diminuer en importance, nous aurons encore moins de dépôts calcaires. En outre tout le CO2 émis par les activités humaines ne passe pas dans l'eau. Mais un tiers environ, ce qui n'est déjà par rien, puis que cela suffit déjà à abaisser le pH de l'eau de mer.

Et puis comme j'ai la flemme de vous expliquer l'effet tampon que vous utilisez à mauvais escient, voici :

http://www.aquaportail.com/definition-7969-effet-tampon.html

Allez, comme je suis gentil : le réchauffement d'une solution fait se déplacer la dernière équation vers la droite.

Écrit par : Johann | 20 mars 2013

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