26 mars 2013

La sécurité, souvenir de la Suisse d'avant

Alors que la police publie ses statistiques pour l'année 2012, les choses sont claires: la criminalité en Suisse est en hausse. 8,3% d'augmentation des infractions, toutes catégories confondues ; mais +18% dans le seul canton de Vaud!

Lausanne est désormais la ville la moins sûre de Suisse.

Si des humoristes choisissent de parodier la nouvelle avec talent, d'autres ont une attitude plus ambiguë, comme le journal Le Matin. Il laisse transparaître quelques graphiques étalés sur trente ans, semblant sous-entendre que l'évolution récente n'a rien d'alarmant.

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Ce sentiment est renforcé par la voix d'Olivier Guéniat, criminologue et commandant de la police jurassienne, qui s'empresse de relativiser les mauvais chiffres:

"Quand on parle de 23% de hausse des lésions corporelles graves dans le Jura, on oublie de dire que cela ne touche que 0,07 pour mille de la population. Quand on parle de 18% des vols par effraction en Suisse, on passe de 1 à 3 ménages touchés sur 1000."


La malhonnêteté intellectuelle de ce discours vient du caractère annualisé des statistiques ; les victimes quant à elles ne remettent pas leur mémoire à zéro au premier janvier. Le braquage violent d'une station service ou d'une bijouterie laisse des séquelles pendant des années. De plus, les chiffres masquent d'évidentes disparités locales ; le propriétaire d'un châlet aux Grisons ne sera pas soumis à la même violence "statistique" que le propriétaire d'un commerce à proximité de la frontière française.

D'autres chapitres - lésions corporelles, viols, vandalisme - sont pieusement passés sous silence. Est-ce parce qu'ils sont excellents ou parce qu'ils sont mauvais? Citons une catégorie: entre 2011 et 2012, les lésions corporelles graves ont augmenté de 23%. A ce rythme, elles doublent en un peu plus de trois ans.

L'accroissement de la criminalité est palpable en Suisse romande. Les bagarres au petit matin sont fréquentes et dégénèrent parfois en émeutes. N'importe quel citadin pourra renseigner le curieux sur des "points chauds" où des vendeurs de drogue se livrent à leur trafic au vu et au su de tous, y compris de la police. L'arrachage de sac et de téléphone portable est monnaie courante. Même la police se fait cambrioler.

La violence se banalise. Les agressions s'ajoutent aux incivilités, à la mendicité agressive, aux actes de vandalisme et autres tags auxquels sont exposés quotidiennement les habitants du pays. Il ne s'agit-il peut-être que de "sentiment d'insécurité", mais aussi d'innombrables démonstrations de l'impuissance des autorités.

Certes, la Suisse n'est pas (encore?) la France décrite dans France Orange Mécanique, sans que cela rende la criminalité locale acceptable pour autant. En fait, celle-ci est liée à si peu de facteurs que l'inaction des pouvoirs publics n'en est que plus révoltante.

Le premier a trait à la récidive. La police arrête des malfrats quotidiennement pour les voir remis en liberté quelques heures plus tard. A quoi bon? Si les policiers font encore leur travail, les accusés finissent comme d'habitude entre les mains d'une justice menée par des magistrats soixante-huitards pétris de réinsertion et de bons sentiments, de psychiatres prêts à tout excuser, et d'un système carcéral sous-dimensionné - autant de raisons de remettre en liberté des individus dangereux sans passer par la case prison.

Nous vivons dans l'ère des jours-amende avec sursis ; il faut vraiment avoir commis des horreurs pour finir dans une cellule en Suisse. La peine sera alors probablement aménagée.

A côté de cela, l'origine des criminels est une autre évidence sur laquelle la classe politique reste muette. Entre 2011 et 2012, les crimes et délits impliquant des prévenus "issus du domaine de l'asile" (comprendre: faux demandeurs d'asile, requérants déboutés et autres individus devant théoriquement quitter le territoire) ont augmenté de 38,7%. A Champ-Dollon, la prison genevoise, les Suisses ne représentaient en 2009 que 9,3% de la population carcérale ; 68,9% des détenus étaient des étrangers non résidents, 21,9% des étrangers résidents. Détail peu cité dans les médias, 56,6% des prisonniers se déclaraient de confession musulmane, alors qu'ils ne sont que 5% dans l'ensemble de la population.

Mais tout cela ne doit surtout pas remettre en question les principes sacrés du vivre-ensemble, de frontières-passoires et de l'accueil aveugle et définitif d'individus parfaitement néfastes à la société qui les héberge ; il est vrai qu'un cambrioleur-violeur et plus si affinités s'accommodera bien plus facilement de la pusillanimité de la justice suisse que de celle de son lointain pays d'origine, probablement moins raffinée et plus expéditive. Tant pis pour les victimes. Mais est-ce l'intérêt de la population helvétique? Sur ce point, il faudra encore plusieurs initiatives de l'UDC avant que le Parlement ne sorte de sa léthargie, s'il y parvient jamais.

Pendant que des employés assermentés fouillent nos sacs poubelle et que l'arsenal législatif se renforce continuellement contre les terribles criminels circulant sur les autoroutes au volant de leurs puissants bolides (même quand ils ne provoquent aucun accident) ceux qui sévissent en centre-ville n'ont pas trop de souci à se faire.

Les campagnes de communication publique nous martèlent que sur la route chaque mort est un mort de trop ; mais si les victimes surviennent ailleurs, apparemment, la classe politique s'en accommode avec fatalisme.

Commentaires

Le code pénal suisse est certes plus du tout adapté à la situation actuelle.Mais le autorités lausannoises enfoncent le clou en se trompant de priorité.

L'ennemi numéro un à Lausanne pour les politiciens de gauche au pouvoir reste la voiture. Les autorités s'apprêtent à saturer la circulation toujours plus en créant encore toujours plus de bouchon pour ensuite prétendre qu'il y a toujours trop de voiture en ville.

Les dealers, les roms et les monstres bagarres nocturnes post soirée de week end en boîte ont ainsi plus d'avenir en ville que la voiture.

" A côté de cela, l'origine des criminels est une autre évidence sur laquelle la classe politique reste muette. (...)"

Le problème c'est que de dire cette vérité est devenu pour la gauche bien pensante un discours raciste et fasciste. Aucun débat n'est possible sur ce sujet. On l'a vu avec l'initiative sur le renvoie des criminels étrangers. La gauche à intrumentalisé ce débat en une attaque raciste et xénophobe de l'UDC contre l'étranger en tant que tel. le caractère criminel de l'initiative à disparu du cerveau des gauchistes, des ligues anti-raciste
etc...

Même si la situation en Suisse est loin d'être comparable à la France; on peut s'apercevoir que les discours complaisant sur la délinquance des gauchistes et leur alliés français malgré la gravité française ne change pas de ceux de la suisse.

l'Ouvrage " La France orange mécanique " est perçus par " L'association française des amis des délinquants " dont Taubira en est le porte- parole comme un ouvrage raciste. Certain l'ont même comparé à Mein Kampf.

" l'arsenal législatif se renforce continuellement contre les terribles criminels circulant sur les autoroutes au volant de leurs puissants bolides (...) "

Le nouveau code pénal sur les délits routier est une bonne chose. Mais pourquoi durcir les lois dans ce domaine et pas contre la criminalité en général? Parce quand il s'agit de sévir contre les automobilistes; la gauche qui déteste la bagnole symbole de la liberté individuelle se rallient sans problème pour voter les lois. Ce qui n'est plus le cas lorsque que l'on veut durcir les sanctions contre les délinquants y compris contre la pédo-criminalité.

Pour la gauche c'est plus le délinquant le responsable de ses actes, mais la société capitaliste injuste qui l'a poussé à commettre son délit par désespoir.

D.J

Écrit par : D.J | 27 mars 2013

@Stephane Montabert Ce sentiment d'insécurité est exacerbé par les médias.Avant les infos étaient données au compte gouttes et les actes criminels le plus souvent passés sous silence jusqu'au jour du jugement .
Quand au sentiment de sécurité très sujectif lui aussi,celui-ci existait grâce à l'Armée qui était presque partout, présente soit sous forme d'écoles de recrues ,de cadres et des cours de répétition.Sans omettre la présence masculine en grand nombre dans les rues grâce aux petits commerces qui eux aussi faisaient barrière aux divers crapuleries.
Aujourd'hui on ne fait qu'articuler le mot austérité,avant c'était sécurité avant tout ,mais c'était une époque fort différente avec des uniformes de gendarmes bien présents avec moins de paperasses et des garde-polices qui tous savaient se faire respecter
quand aux statistiques on sait à quoi elles servent ,juste pour se donner bonne contenance et faire croire au lapin de Paques
L'urbanisme à tout crin joue sans doute aussi le role de catalyseur
joyeuses fêtes de Paques pour vous Monsieur Montabert

Écrit par : lovsmeralda | 27 mars 2013

À Genève un requérant criminel récidiviste reçoit de l'argent pour rentrer dans son pays.
Un chauffard risque un an de prison. Allez comprendre....
Bonnes fêtes de Pâques également Monsieur Montabert.

Écrit par : Chaufroi | 28 mars 2013

«il faut vraiment avoir commis des horreurs pour finir dans une cellule en Suisse.»

Au-delà de découper sa belle-mère en morceaux, l'horreur ultime existe: pousser une pointe à 210 km/h avec une Bugatti Veyron sur une autoroute déserte... à 7 h le dimanche matin.

Écrit par : petard | 30 mars 2013

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