09 avril 2013

Thatcher: Quand la mort déchaîne la haine

La disparition Margaret Thatcher hier, à l'âge de 87 ans, est propice au déferlement de haines refoulées.

margaret thatcher,médias

Si les internautes sont profondément divisés face au personnage historique, les médias devraient eux prendre le recul qu'il sied à des professionnels de l'information. Mais c'est mal les connaître! Ainsi, si Margaret Thatcher alimente toujours les divisions selon les termes pudiques de la revue de presse de 24 Heures, d'autres journalistes - dont on devine sans peine les opinions politiques - profitent du décès de la Dame de Fer pour se livrer sans décence ni retenue à une charge contre ce qu'elle a été, ce qu'elle a fait, et ce qu'elle a représenté.

Alors qu'elle a quitté le pouvoir depuis plus de vingt ans et que ses successeurs n'ont eu de cesse de saboter son héritage, le Matin ose par exemple affirmer que le libéralisme thatchérien est à l'origine de la crise actuelle (on s'en convaincra en comptant le nombre de têtes se réclamant de "l'ultralibéralisme" dans les hautes sphères...) Le quotidien orange ne s'arrête pas là; il livre également à ses lecteurs une célébration en musique de l'événement sous couvert d'une rétrospective culturelle, et rapporte également la fête populaire dans un quartier londonien suite à son décès.

Tout ceci relève de la pure information, bien entendu.

Et encore ne s'agit-il là que de quelques quotidiens suisses!

A-t-on entendu pareille cacophonie de critiques et de louanges (et surtout de critiques) lors de la disparition d'un homme politique au bilan nettement plus controversé, Hugo Chavez par exemple? Rien de tel. Et attendons que Fidel Castro y passe, juste pour voir le volume des hommages à une autre Figure du siècle passé, mains propres et tête haute.

Margaret Thatcher était honnie de tous les membres de la gauche, au point de devenir une sorte de Croquemitaine. Elle l'est encore une génération après son passage au pouvoir. Sa faute? Avoir commis deux crimes horribles. D'une part, elle a activement contribué à l'effondrement de l'URSS et donc de l'utopie communiste, acte impardonnable s'il en est ; ensuite, elle a pourfendu sans relâche les mensonges au coeur même du projet socialiste avec des termes simples et compréhensibles pour tous. En est témoin une belle citation parmi bien d'autres:

"N’oublions jamais cette vérité fondamentale: l’État n’a aucune autre source d’argent que l’argent que les gens gagnent eux-mêmes. Si l’État souhaite dépenser plus, il ne peut le faire qu’en empruntant votre épargne ou en vous taxant davantage. Il n’y a rien de bon à ce que quelqu’un d’autre paie; cette autre personne, ce sera vous. margaret thatcher,médiasL’argent public n’existe pas, il n’y a que l’argent des contribuables. La prospérité ne viendra pas de l’invention de programmes de dépenses publiques de plus en plus somptueux. Vous ne devenez pas riches en commandant un carnet de chèques à votre banque et aucune nation n’est jamais devenue plus prospère en taxant ses citoyens au-delà de leur capacité."


Pendant trois mandats, elle a été la femme à abattre et, loin des complots dont se disent régulièrement victimes les tyrans paranoïaques, on a effectivement cherché à l'abattre.

Dans les années 70, la Grande-Bretagne était en perdition, ruinée et soumise au FMI, sclérosée par un syndicalisme archaïque, engluée dans le pessimisme. Margaret Thatcher rendit espoir et fierté à sa nation. Elle remit le pays en marche. Elle le sauva, littéralement. Ne croyez même pas que j'exagère: il n'est pas donné à nombre d'anciens Premiers Ministres de voir érigée une statue à leur effigie au Parlement britannique.

Mais aujourd'hui, même si elle n'avait plus la moindre influence depuis longtemps, la Dame de Fer est morte et bien morte. C'est l'heure de la fête!

Hollywood avait évité de s'appesantir sur l'aspect politique de la vie de Margaret Thatcher, préférant prévenir tout risque de choquer un certain public plutôt que d'oser raconter l'histoire. Il faut dire que l'icône était toujours en vie ; il fallait pieusement s'en méfier.

C'est tout le contraire désormais. Les derniers tabous sont tombés.

Tous les féministes se réjouissent avec des ricanements de mépris d'enterrer la première femme de l'histoire à avoir démocratiquement dirigé le gouvernement anglais.

Tous les croyants et les serviteurs de l'Etat font étalage de leur dédain face à une politicienne élue trois fois au poste de Premier Ministre britannique par scrutin populaire.

Tous les apôtres de la compassion s'empressent de célébrer la triste disparition d'une vieille dame de 87 ans, veuve et ravagée par la maladie d'Alzheimer.

Oui, ces temps-ci la gauche européenne fait bien peine à voir.

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Commentaires

" le Matin ose par exemple affirmer que le libéralisme thatchérien est à l'origine de la crise actuelle "

C'est bien connu; Thatcher était pour plus d'état et de dépense publique. Dans un siècle quand il y aura une crise au royaume unis et en Europe on dira encore que c'est de la faute à Thatcher. Les journaleux qui nous sortent ces inepties oublient que la politique Thatcher était de redresser un pays au tapis et mis sous tutelle du FMI. Ce qu'on fait ses successeurs depuis plus de 20 ans n'est plus de sa responsabilité surtout ceux qui ont recommencer à dépenser plus que les recettes disponibles.

Ceux qui la détestent pour sa politique d'austérité; préfèrent finalement détester elle qui a sorti la GB du naufrage plutôt que de détester ceux qui ont ruiné l'économie britannique tel les apparatchik syndicaux qui tenaient l'économie en otage. Sans ces irresponsables, Thatcher n'aurait pas eu besoin de mener des politique d'austérité drastiques.

Mais essayer de convaincre gauchistes et socialistes que leur idéologie n'a jamais réussi nul part.

D.J

Écrit par : D.J | 10 avril 2013

Il y a tout de même une erreur que Thatcher a commise et dont nous payons les conséquences aujourd'hui. Désireuse d'imposer l'énergie nucléaire dans son pays, elle a utilisé la nouvelle théorie très minoritaire du réchauffement climatique causé par le CO2. Elle a favorisé financièrement des instituts de recherche pour qu'ils prouvent cette théorie par tous les moyens. Elle a été d'un certaine manière à l'origine du GIEC.
J'étais professeur de biologie dans les années 70 et je me souviens d'avoir parlé de cette théorie aux élèves en précisant que presque personne ne croyait à cette histoire de CO2. Puis quelques années plus tard, nous avons été sommés d'y croire. La suite, on la connaît: une science dévoyée à des fins politiques.

Écrit par : Zendog | 10 avril 2013

Bonjour, entièrement d'accord avec vous, j'ai d'ailleurs écrit sur le même sujet en réaction aux déclarations de David Roth: http://libertarien.overblog.com/pourquoi-cette-haine-de-margaret-thatcher

Écrit par : Pierre Chappaz | 10 avril 2013

La gauche montre son vrai visage, celui de la haine, celui du désir de meurtre.

Écrit par : Robert Marchenoir | 10 avril 2013

Comment espérer faire comprendre à des socialistes les raisons qu'ont poussé Thatcher à réparer la m...des syndicalistes qui participer activement à la faillite de l'état.

Aujourd'hui le PS suisse en plein crise du surendettement des états a eu le culot d'avoir déclaré l'année passé l'échec du frein à l'endettement voté par les suisses il y a dix ans. Le PS suisse est encore à croire au grand soir et à l'émancipation du socialisme réel.

Les socialistes sont à l'économie ce que les adeptes de la secte à Raël sont à la science. Des gens irrécupérables drogués à des croyances.

D.J

Écrit par : D.J | 10 avril 2013

@Robert Marchenoir: tout à fait, la volonté de réduire au silence la contradiction, au besoin en l'éliminant physiquement, est inhérente à toutes les idéologies totalitaires. Témoin cette petite vidéo de propagande pour les écolos britanniques:

http://www.youtube.com/watch?v=JfnddMpzPsM

Attention, il faut avoir le coeur bien accroché!

@Zendog: il y a du vrai dans votre anecdote, selon mes souvenirs d'un documentaire sur les troubles origines de la théorie du réchauffement climatique. Ou comment une fadaise tirée par les cheveux est devenue mainstream! Mais il a fallu du temps, et que cela colle aux objectifs d'autres mouvements politiques. Les mensonges deviennent parfois incontrôlables ; et le mouvement du réchauffement doit pour une bonne part son existence à Margaret Thatcher. Deux bons enseignements...

Quand à l'effet de Thatcher sur le Royaume-Uni, Daniel Hannan en fait un résumé clair et concis sur Contrepoints:
http://www.contrepoints.org/2013/04/10/121117-mort-de-thatcher-point-de-vue-britannique

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 avril 2013

La déferlante de haine gauchiste et de dénonciation de l’« ultralibéralisme » sont certes respectivement vomitive et ridicule, mais il faut absolument en finir avec la légende dorée de « Maggie, bouffeuse de socialistes ».

Margaret Thatcher rendit espoir et fierté à sa nation. Elle remit le pays en marche. Elle le sauva, littéralement.
Non.
Elle a continué à l’enfoncer dans l’étatisme social-démocrate et dans l’État policier au service du politiquement correct, sous de beaux discours libéraux-conservateurs ronflants pour rassurer l’électeur. Comme Ronald Reagan.
Ses accomplissements, même s’ils contiennent une partie positive (je pense particulièrement à la réussite de la revente du logement public aux locataires), ne pèsent pas lourd dans la balance de son bilan, et tiennent beaucoup aux circonstances ; les travaillistes néo-zélandais furent eux aussi confrontés à une grave crise, et ils s’en sont mieux sortis qu’elle pour libéraliser(1).

Pour la bonne bouche, des critiques précises et fondées (avec un petit extrait qui va bien à chaque fois) :
1) Murray Rothbard, précis et droit au but comme à l’accoutumée :
a) « Exit The Iron Lady »(2)
(« Furthermore, despite Mrs. Thatcher's lip-service to monetarism, her early successes against inflation have been reversed, and monetary expansion, inflation, government deficits, and accompanying unemployment are higher than ever. Mrs. Thatcher left office, after eleven years, in the midst of a disgraceful inflationary recession: with inflation at 11%, and unemployment at 9%. In short, Mrs. Thatcher's macroeconomic record was abysmal. »)

b) « The Real Reaganomics | 5. Macro/Reaganomics: The Spectre of Mrs. Thatcher »(3) (un petit paragraphe)
(« In this way, slight gains for upper income groups were more than offset by increased burdens on the poor and the middle class. If leftists were asked to describe a right-wing Bogey Man, they couldn’t have done better, and with more disastrous results for the cause of economic freedom. »)

c) « Mrs. Thatcher's Poll Tax »(4)
(« It seems to me that a minimum criterion for a regime receiving the accolade of "pro-free-market" would require it to cut total spending, cut overall tax rates, and revenues, and put a stop to its own inflationary creation of money. Even by this surely modest yardstick, no British or American administration in decades has come close to qualifying. »)

2) Sean Gabb, lapidaire : « The Legacy of Margaret Thatcher »(5)
(« Forget Margaret Thatcher as some hero of our Movement. She was at best the midwife of the New Labour Revolution. She did not just make the world safe for New Labour – she created New Labour. Without her precedents and her general transformation of our laws and institutions, Tony Blair would have been impossible. »)


3) Colin Liddell, bilan assez général incluant l’évolution sociale ; dévastateur : « Rust in Peace: Death of the Iron Lady »(6)
(« In other words, she faced the Labour Party at its lowest ebb and with two of its most unelectable leaders […] and still she back-pedalled on her core principles, which were to cut spending and tax, and unleash the entrepreneurial spirit of small business. Tax remained high, except for the very rich, and public spending climbed […]. »)

Et tout cela sans compter sur sa politique étrangère ressemblant furieusement à du néo-conservatisme tout ce qu’il y a de plus impérialiste et fou furieux(7).

Moi aussi, Reagan-Thatcher, j’ai cru à leur légende dorée ; malheureusement, je suis curieux.
(Désolé de « casser l’ambiance » — enfin, si on peut dire vu le contexte… —, mais la vérité est importante.)


P.S. : j’ai l’impression que les balises dont notamment les liens hypertextes ne passent plus dans l’aperçu alors qu’elles étaient passées la première fois ; dans le doute, je mets des notes. Étrange. Désolé pour la lourdeur.

(1) http://www.senat.fr/ga/ga-027/ga-0273.html
(2) http://mises.org/econsense/ch63.asp
(3) http://www.lewrockwell.com/rothbard/rothbard57.html
(4) http://mises.org/econsense/ch62.asp
(5) http://libertarianalliance.wordpress.com/2013/04/08/the-legacy-of-margaret-thatcher
(6) http://alternativeright.com/blog/2013/4/9/rust-in-peace-death-of-the-iron-lady
(7) http://original.antiwar.com/justin/2013/04/09/the-thatcher-paradox

Écrit par : Natrép | 11 avril 2013

@Natrép: "il faut absolument en finir avec la légende dorée de « Maggie, bouffeuse de socialistes »." voilà une position relativement singulière, mais argumentée, bravo!
Mais elle me plaît bien cette légende... Et les socialistes y croient aussi ;)

(et vous avez raison, les balises html sont systématiquement supprimées dans les commentaires)

Sérieusement, en mesurant le libéralisme à l'aune d'un Murray Rothbard, qui peut trouver grâce à ses yeux? Le libéral-conservatisme de Margaret Thatcher n'était évidemment pas parfait, mais vous trouverez peu de gens parmi les libéraux pour descendre la Dame de Fer pour autant.

Et de mon point de vue, la guerre des Malouines - initiée par la junte argentine je le rappelle - ne fut pas une démonstration d'impérialisme mais au contraire une défense contre une invasion. Elle eut aussi le mérite de précipiter l'effondrement du régime militaire sud-américain. Je ne crois pas que beaucoup d'habitants des Malouines se plaignent de ce qui s'est passé il y a plus de vingt ans.

A un moment, il faut faire avec ce qu'on a. Mme Thatcher baissa des impôts, libéralisa des secteurs économiques, ramena les syndicats à leur juste mission, favorisa l'enrichissement des plus pauvres et la participation dans les entreprises, défendit le territoire britannique. Bien sûr tout ne fut pas parfait, de gros chantiers auraient mérité d'être attaqués aussi (la santé...) et l'opposition s'affûta à son contact mais c'est un mauvais procès de lui reprocher la montée en puissance de ses adversaires. Derrière elle il y eut John Major pendant plus de six ans, hein, et si quelqu'un favorisa l'apparition d'un Tony Blair ce fut bien lui.

Malgré tout ce que vous pouvez lui reprocher, la mentalité anglaise et la relation des Anglais envers l'argent "public" est devenue bien différente grâce à Thatcher, y compris à travers toute la classe politique. Elle a réussi un étonnant changement de paradigme.

Écrit par : Stéphane Montabert | 11 avril 2013

L'article de Colin Liddell contre Margaret Thatcher dans Alternative Right est titré "Rust in Peace".

Cette façon de faire de l'esprit en crachant sur un personnage considérable qui vient de mourir est typique du pire gauchisme. Mesquinerie et bassesse mâtinées de malhonnêteté intellectuelle.

Il suffit de relever que Colin Liddell, dans cet article, trouve le moyen de reprocher à Margaret Thatcher d'avoir tué le rock'n roll.

Comme chacun sait, la Grande-Bretagne possède un Grand Chambellan chargé de la Musique, et Margaret Thatcher lui a ordonné d'éradiquer le rock'n roll du royaume, juste après avoir signé l'ordre de guillotiner les mineurs de charbon.

Et cet article se réclame du libéralisme ! Il reproche à Margaret Thatcher de ne pas avoir fait assez de réformes libérales, mais il fait semblant de croire que la qualité de la musique populaire (si tant est que le rock soit une musique de qualité) relève du gouvernement.

Même dans l'Angleterre ultra-socialiste de Harold Wilson, la musique de variétés n'était pas, que je sache, un domaine où l'Etat se mêlait de vouloir diriger les goûts du public. A force d'être "alternatif", Alternative Right se retrouve à épouser des points de vue d'extrême-gauche.

Écrit par : Robert Marchenoir | 11 avril 2013

MDR! Tellement de commentaires hypocrites. Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais. Combien sont ceux ici qui se sont réjouis de la mort de Chavez et d'Heyssel? Et maintenant ils ne supportent pas que d'autres se réjouissent (?!) de la mort de Thatcher? Ils ne démontrent que leur toute petite petitesse.

Quant au réchauffement climatique, c'est facile d'"argumenter" quand on censure son contradicteur qui apporte des réponses pertinentes. Et avec votre vidéo tellement caricaturale, vous ne démontrez qu'une chose : l'imbécilité de ceux qui nient le réchauffement climatique engendré par les émissions de CO2. En fin de compte seuls des intégristes peuvent prêter leur propre comportement à ceux qui se soucient de l'environnement. Car la seule mesure visant à réduire les émissions de CO2 (une taxe carbone) n'est même pas en vigueur.

Et c'est vrai que le Royaume Uni est un paradis, surtout du point de vue de la santé, des transports et des écoles. C'est tellement un paradis que 500'000 british ont acheté une propriété en France grâce à leur livre surévaluée.

Écrit par : Johann | 11 avril 2013

Je constate avec plaisir que vous pratiquez ce que vous reprochez aux autres :

"@Robert Marchenoir: tout à fait, la volonté de réduire au silence la contradiction, au besoin en l'éliminant physiquement, est inhérente à toutes les idéologies totalitaires. Témoin cette petite vidéo de propagande pour les écolos britanniques:"

Et ceci à deux reprise, sur le climat et aujourd'hui même. Et de trois avec ce commentaire, bien sûr.

En fin de compte, merci de m'avoir censuré. Vous vous êtes révélé sous votre vrai jour. Je vais publier ces commentaires sur un autre blog et exposer ainsi votre double langage. Et votre idéologie totalitaire en reprenant vos propres paroles.

Écrit par : Johann | 11 avril 2013

@Johann: J'ai pour coutume de ne pas publier les commentaires complètement cons, insultants, excessivement à côté de la plaque, ou les réponses qui dégénèrent en engueulades (liste non exhaustive). Soyez courtois et constructif et vous avez toutes les chances d'être publié. Désolé pour votre 3e commentaire sur le réchauffement climatique (?) que je n'ai pas vu passer.

Derrière le confort de votre pseudo, n'hésitez pas à révéler mon "vrai jour" partout où il vous plaira (dans les limites de la jurisprudence contre la diffamation, bien entendu...) Car je suis pour la liberté d'expression, voyez vous. Celle-ci est toutefois subordonnée au modeste droit de propriété que représente ce blog ; la liberté d'expression n'est pas celle de venir tagguer le mur de son voisin. Peut-être le comprendrez-vous un jour.

Pour en revenir (enfin!) à Margaret Thatcher, en quoi considérez-vous que l'acquisition massive de résidences secondaires en France par les Anglais soit un problème pour ces derniers? Ils sont riches, plus riches que les Français socialistes, et ils en profitent. Ils ont bien raison.

C'est aussi amusant de vous entendre vous plaindre du service de santé britannique - qui est une horreur bureaucratique sans nom - puisque c'est une des choses que même Mme Thatcher a renoncé à réformer en son temps.

Écrit par : Stéphane Montabert | 11 avril 2013

" C'est tellement un paradis que 500'000 british ont acheté une propriété en France grâce à leur livre surévaluée. "

La Suisse elle est tellement un enfer par rapport à la France que c'est cela qui explique que beaucoup de suisses vont acheter une propriété en France grâce à un franc suisse surévalué.

@ Johann,

Quand Hessel et Chavez est mort je n'ai pas vu des libéraux, des partis politiques de droites ou de extrémistes de droite ou des israéliens pour Hessel clamer leur joie en apprenant leurs morts en dansant dans les rues organiser des apéros ou des concerts. C'est peut-être un petit détail qui a du vous échapper.

" l'imbécilité de ceux qui nient le réchauffement climatique engendré par les émissions de CO2. "

Et l'imbécillité de ceux comme vous qui nient la faillite du socialisme vous en faites quoi? la faillite du socialisme contrairement aux réchauffement climatique est un événement qui a été prouvé par l'expérience. Même les climatologues pro-réchauffements admettent que l'on saura réellement que d'ici 50 à 100 ans pour certifier un réchauffement et la responsabilité de nos gaz CO2.

Écrit par : D.J | 11 avril 2013

Le "système de santé britannique" est le test infaillible pour détecter le gauchiste ignorant qui pontifie sans rien connaître.

Le "système de santé britannique" marche très mal et coûte très cher. Les vieux y meurent de faim et de soif par pure négligence. Une fois, un patient a dû appeler police-secours pour obtenir qu'on lui donne à boire. Dans le pays de Florence Nightingale, les infections nosocomiales font des ravages, alors qu'on sait que des règles d'hygiène très simple permettraient de les éviter. Des médecins étrangers sont à la source d'erreurs de traitement parce qu'ils parlent à peine anglais. Le salaire des médecins est tellement élevé, qu'il est arrivé à certains de leurs représentants de s'en plaindre.

Or, le "système de santé britannique" est communiste. Il est 100 % nationalisé.

Écrit par : Robert Marchenoir | 11 avril 2013

Une bonne analyse de la haine suscitée par Thatcher, sur le blog au nom amusant auquel participe le journaliste du Daily Telegraph James Delingpole :

http://bogpaper.com/2013/04/10/russell-taylor-in-praise-of-margaret-thatcher/

Écrit par : Robert Marchenoir | 12 avril 2013

Que Tatcher ait suscité la haine est normal : toute personne radicale ou extrêmiste suscite la haine de ses adversaires et un culte béat de ses amis. Je vous parie 1 centime que des conservateurs vont demander qu'elle ait un statue devant la chambre des communes. C'est inévitable.

Pour le nucléaire évoqué, tout le monde sait que le choix de cette énergie avait pour but de casser la grève des mineurs de 1982. Ce n'est pas un choix antipollution, vu que les déchets nucléaires constituaient un problème (et ça continue d'ailleurs). De même que la guerre des Malouines (je me demande d'ailleurs pourquoi l'UK a encore une colonie si petite et aussi loin), cela relevait du "Shock and awe" préélectoral. En France, Sarkozy a fait de même avec la Lybie en 1991, ce qui n'a pas empêché son échec présidentiel.

Par contre, la "réussite économique" laisse a désiré. L'agriculture est faible, l'industrie est en ruine (délocalisée, ce qui revient au même), le système de santé tellement merdique que les anglais viennent chez nous pour les soins. Ils viennent aussi pour le logement, les prix étant devenu démentiels dans les villes anglaises (remarquez que c'est cher aussi en France, mais l'exil concerne la upper middle class retraitée, donc ca passe...).

Le seul truc qui marche bien, c'est la bourse et la finance en général. Bref, c'est de l'économie immatérielle. Beaucoup de cash, peu de jobs. Si les banques anglaises sont touchées par une crise, ça va être atomique ! A côté, les grecs passeront pour des nantis. Et ça arrivera forcement un jour. Contrairement aux crack passés, les british n'ont pas un secteur secondaire ou primaire pour amortir le choc. L'économie "moderne", ç'est comme une pyramide de Ponzi. Tant que ça monte, le champagne coule, quand ça craque, c'est Chypre.

Une petite chose me choque : votre mépris envers les mineurs, qui voulaient avant tout garder leur jobs. Quand 1 million de gens défile, une démocratie se pose une question (et éventuellement la pose au peuple). Je ne crois pas que Maggie ait été élue pour fermer les mines ou faire une guerre chez les phoques. Si ce gros mensonge est démocratique, alors Hitler fut un démocrate (il a promis et il a fait tout autre chose en mattant son opposition, désolé de vous le rappeler). Les cocos aussi sont démocrates (même mensonge pré-électoral) et ça ne vaut pas mieux en France (mais nous, on a l'habitude des truands depuis 30 ans).

Bonne journée à vous tous. Et svp, M. Marchenoir, ne soyez pas aussi béat et binaire, vous ressemblez parfois à Johann. Il n'y a pas que deux couleurs dans la vie :)

Écrit par : Pierre (France) | 12 avril 2013

Je viens de lire un petit passage de M. Marchenoir sur le sysème de santé "commnuniste". Là, je suis contraint d'éclater de rire.

Mes parents vivaient à Londres dans les 70's. Le système de santé souffrait, surtout du fait de la crise (qui est la conséquence de la fin du Gold-bullion-standard dans l'amérique du 15 aout 1971 et du choc pétrolier d'octobre 73).

Quand Maggie est arrivée, elle a rationalisée. Comprenez qu'elle a viré 50 000 infirmières pour embaucher 20 000 "managers d'hôpitaux" - bien mieux payés qu'une infirmière ! - pour otpimiser. Résultat : l'hôpital coûtait encore plus cher, mais il fallait attendre des semaines pour une opération, faute de personnel opérant. Une vraie cata, sauf pour ceux qui pouvait s'offrir l'hôpital privé avec une mutuelle haut de gamme. Tiens, vos idoles de la "City", au hasard...

Pour les trains, ce n'était pas mieux avant Maggie... ni après. Du vieux matos, des tappe-culs toujours en retard et parfois assez déglingué pour dérailler tout seul. Maggie a modernisé, elle a aussi fait flamber le bill. Mais bon, quand l'électorat a ses voyages payés par leur entreprise, c'est tout bénef. C'est la poor classe qui morfle en on s'en tappe, vu qu'elle ne vote pas pour la dame de fer.

Écrit par : Pierre (France) | 12 avril 2013

@Pierre (France): vous arrivez un peu après la bataille. Mme Thatcher a déjà une statue dans la chambre des communes, et depuis un moment. Je vous laisse juger du résultat:
http://actualites.sympatico.ca/wp-content/uploads/2013/04/Margaret-Thatcher-bronze.jpg

"Une petite chose me choque: votre mépris envers les mineurs, qui voulaient avant tout garder leur jobs."

Je n'éprouve aucun mépris, mais puisque vous en parlez, quel sentiment ressentez-vous donc envers le reste de la population anglaise pressurée par l'impôt pour subventionner les mineurs? L'indifférence?

Un boulot économiquement viable n'a pas besoin d'être "défendu", il s'impose de lui-même. Les mines anglaises, produisant fort cher un charbon de mauvaise qualité, n'étaient pas rentables et périclitaient depuis des années. Margaret Thatcher n'a fait fermer aucune mine ; elle s'est contentée de mettre un terme à des subventions injustes et de toutes façons intenables (pas que dans le secteur minier d'ailleurs). Si vous commencez à glapir que lesdites mines étaient rentable eh bien soit, lancez-vous, personne ne vous interdit de faire fortune là-dedans!

Je ne connais pas assez l'histoire du système de santé anglais ni des chemins de fer anglais pour porter un jugement, mais il ne me semble pas correct de faire porter la responsabilité de leurs errements actuels à Maggie, vingt ans plus tôt. N'y a-t-il pas eu dans l'intervalle quelques politiciens de tous bords politiques?

Écrit par : Stéphane Montabert | 12 avril 2013

" De même que la guerre des Malouines (je me demande d'ailleurs pourquoi l'UK a encore une colonie si petite et aussi loin), cela relevait du "Shock and awe" préélectoral. "

Et pourquoi la France avec ses dom-tom et pas la GB? Les mêmes qui fustigent Thatcher pour ses liens avec Pinochet ( parce que régime fasciste ) sont les mêmes qui regrettent que les Malouines un territoire Britannique qui est une démocratie n'a pa pu être annexé par une autre dictature fasciste.

" Le seul truc qui marche bien, c'est la bourse et la finance en général. Bref, c'est de l'économie immatérielle. Beaucoup de cash, peu de jobs. "

C'est ce qui a tiré l'économie Britannique et qui a fait chuter le taux de chômage en dessous de 4%. Donc cela a bien crée du job pour presque tout le monde. C'est grâce à la santé financière que les investissements décollent. Il n'y a que les banques qui prêtent pour cela. La France qui a tissu industriel supérieur à la GB draine un chômage élevé depuis 40 ans. Avoir des usines ne fait tout.

" Je viens de lire un petit passage de M. Marchenoir sur le sysème de santé "commnuniste". Là, je suis contraint d'éclater de rire. "

Cela fait 23 ans que Thatcher n'est plus au pouvoir. Je ne vois pas en quoi elle serais responsable de ses successeurs qui ont laissé ce système de santé communiste.

D.J

Écrit par : D.J | 12 avril 2013

Pierre : vous devriez rire un peu moins, et étudier un peu plus. Cela vous donnerait une chance de dire moins de bêtises.

Le parti travailliste britannique (c'est à dire les socialistes) a créé en 1946 le National Health Service, l'un des rares systèmes de santé dans le monde à être, enocre aujourd'hui, complètement nationalisé et complètement financé par l'impôt.

En bon français, il s'agit donc d'un système communiste.

Margaret Thatcher a décidé de ne pas y toucher. Elle ne l'a PAS privatisé. Elle a fait une exception à sa politique.

Il y a deux raisons à cela : l'oeuvre magnifique de Margaret Thatcher s'est heurtée à de vives oppositions, chez les syndicats communistes, dans les médias acquis au socialisme, chez les "intellectuels", et aussi, de façon importante, dans son propre parti. Elle ne pouvait donc s'attaquer à tout en même temps.

L'autre raison est que le NHS (comme la Sécurité sociale en France) jouissait, de façon erronée mais réelle, d'une bonne réputation chez les Britanniques. Ils avaient, encore, un attachement sentimental à ce système dont les défauts sont pourtant, aujourd'hui, criants.

Il est donc de la dernière mauvaise foi d'attribuer à Thatcher les tares du NHS. Le NHS ne marche pas parce que le NHS est communiste.

Les "managers" dont vous parlez n'ont pas, à ma connaissance, été nommés par Margaret Thatcher, mais par les gouvernements suivants. Et de toute façons, le terme de "managers" est mensonger : ce ne sont pas des cadres du privé (auquel cas ils auraient une obligation de résultat), ce sont des hauts fonctionnaires.

Ce système de hauts fonctionnaires pléthoriques et surpayés a été installé dans toute la fonction publique par Tony Blair. Le socialiste Tony Blair. C'est effectivement un très mauvais système. C'est un système socialiste.

Ce système est aussi en vigueur, quoique à un degré bien moindre, dans les hôpitaux socialistes français, dans lesquels le nombre des administratifs a proliféré au détriment, en proportion, des médecins et des infirmières.

Il s'agit d'un vice socialiste et non libéral.

Les cliniques privées françaises comportent beaucoup moins de personnel administratif, sont rentables, et réalisent les mêmes soins que les hôpitaux publics, c'est à dire socialistes, pour beaucoup moins cher.

Dans une entreprise privée, en effet, chaque employé est payé à sa juste valeur, et est obligé de faire la preuve de son utilité. Vous ne pouvez pas, comme dans les hôpitaux socialistes, embaucher des milliers de copains à ne rien foutre avec l'argent du contribuable. Et quand je dis à ne rien foutre, ce serait un moindre mal, car ces gens-là empêchent les autres de travailler efficacement. Les licencier améliorerait instantanément le fonctionnement de l'institution.

Les gauchistes français, comme vous, sont de la dernière mauvaise foi quand ils critiquent le système de santé britannique en mettant ses vices sur le dos de Margaret Thatcher. En effet, ils font, par contraste, l'éloge du système de santé français, qui, à les en croire, serait l'exemple de ce qu'il faut faire.

On ne peut être plus ignorant, plus menteur, ou les deux.

En effet, le système de santé français, comparé au britannique, est... "ultra-libéral". La quasi-totalité des médecins de ville sont libéraux ; le patient a le libre choix de son médecin ; une grande partie des hôpitaux sont privés ; une grande partie des dépenses de santé est payée directement par le patient au prestataire, avant de lui être remboursée par son assurance ; et la quasi-totalité des habitants de la France cotisent à une assurance-maladie privée facultative complémentaire (qu'ils appellent "mutuelle", ce qui fait socialiste, mais ne change rien au statut d'entreprise privée de ces organismes), y compris les indigents et les clochards, parce que la Sécurité sociale communiste obligatoire ne suffit plus, et depuis longtemps, à rembourser correctement les soins, bien qu'elle coûte aux "assujettis" (terme ô combien approprié) les yeux de la tête.

Par comparaison, en Grande-Bretagne, la quasi-totalité des médecins de ville sont des fonctionnaires (scandaleusement surpayés) ; la quasi-totalité des hôpitaux sont publics ; le patient n'a pas le libre choix de son médecin ; et il ne paye rien sur le lieu de soin, la dépense étant directement assumée par l'Etat.

C'est bien pour cela que le système de santé français fonctionne, pour l'instant encore, relativement mieux que le système britannique.

Écrit par : Robert Marchenoir | 12 avril 2013

Bravo à Robert Marchenoir. Et salutation à zendog ....
Ces gens qui chantent devant le cadavre encore fumant de celle qui a tant fait pour son pays.
Triste monde !

Écrit par : Chaufroi | 13 avril 2013

" Vous ne pouvez pas, comme dans les hôpitaux socialistes, embaucher des milliers de copains à ne rien foutre avec l'argent du contribuable. "

Le pire c'est de construire des hôpitaux publics ou personne ne travaille. J'ai récemment lu dans " Valeurs actuelles " le cas d'un centre hospitalier flambant neuf en France mais inutilisé à cause de faille bureaucratique.

Pour en revenir à Thatcher. On lui reproche ce qu'elle n'a pas fait mais fait ailleurs. Je m'explique; elle aurait pu aussi ne pas du tout toucher l'industrie lourde; industrie archaïque qui ne rendaient plus rien à l'état où les syndicalistes embauchaient leurs petits copains à rien foutre à rien foutre de la journée. On serait aujourd'hui en train de l'accuser d'être à l'origine du système déplorable des usines de charbon et métallurgique. C'est exactement ce qu'on lui reproche aujourd'hui pour le système de santé qu'elle na pas du tout réformé libéralement.

Merci à Robert pour ces explications.

D.J

Écrit par : D.J | 13 avril 2013

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