25 juin 2013

En mémoire de l'agresseur

La bagarre eut lieu pour des motifs politiques entre l'étudiant de Sciences Po engagé dans "l'antifascisme" et les skinheads en plein Paris vers 18h, dans le quartier de la gare Saint-Lazare. Clément Méric, un type bien, avait fortuitement croisé le chemin de nervis de l'extrême droite ; sauvagement attaqué, il chuta au sol où ses agresseurs finirent de le lyncher.

france,extrême-gauche,médias,mensongesMartyre et symbole, la victime fut instantanément instrumentalisée par ceux-là même qui s'indignent régulièrement des récupérations de faits divers.

Rien n'était trop hâtif dans le cas de Clément. La fable était belle. Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls dénonça "une violence qui porte la marque de l'extrême droite". Le Parti de gauche, toujours subtil, affirma quant à lui que "l'horreur fasciste venait de tuer en plein Paris". La même semaine et les suivantes, des rassemblements eurent lieu sous la férule de Jean-Luc Mélenchon et de Harlem Désir, et d'autres encore, toujours totalement pacifiques.

La récupération n'avait rien de symbolique. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault promit devant les sénateurs que le gouvernement allait étudier les moyens de "tailler en pièces les mouvements d'inspiration fasciste et néo-nazie".

Les députés observèrent une minute de silence.

Malheureusement pour les adeptes des fables, nous ne sommes plus au temps des légendes, mais en 2013. Il y a des caméras partout. Les enquêteurs finirent par faire parler d'une d'elle et le déroulement est sensiblement différent:


C'est une vidéo qui va peser lourd dans l'enquête sur la mort du militant antifasciste Clément Méric. On y découvre un Clément Méric agressif, qui porte, par derrière, un coup à la tête d'un militant d'extrême droite, Esteban Morillo, aux prises avec deux assaillants. Morillo se retourne et renvoie une droite pour se défendre, faisant tomber à terre le jeune Méric qui ne se relèvera plus.

 

Nulle trace d'un poing américain. Nulle trace de lynchage. Nulle trace de lutte même. Clément Méric s'en est lâchement pris dans le dos à un individu déjà en prise avec deux agresseurs, a reçu un coup de poing improvisé en retour et s'est retrouvé étendu pour le compte.

Avec toutes ces hordes de skinheads fous furieux qui arpentent quotidiennement les rues de l'Hexagone, brutalisant tous ces étudiants d'extrême gauche, immigrés à peau sombre et homosexuels qui croisent leur chemin, ce n'est tout de même pas de chance. Les médias et le monde politique ne parvienne-t-ils à monter en épingle qu'une rixe où ils confondent agresseur et victime? C'est pour le moins singulier, à moins que les hypothèses de départ ne soient fausses. Mais dans le monde de la pensée unique, pareil point de vue est-il seulement concevable?

On peut se demander également pourquoi il a fallu autant de temps pour que cette vidéo émerge. "Sans doute fallait-il attendre que la pression retombe autour de cette affaire, avant de pouvoir dévoiler cet élément troublant", spécule pudiquement un fonctionnaire de police parisien de haut rang cité par le Figaro. Il leur aura fallu 3 semaines... Le minimum pour que la France se défoule dans sa minute de haine avant de regarder objectivement les faits?

Espérons au moins que la prochaine fois le monde politico-médiatique fera preuve d'un peu plus de prudence avant de s'indigner comme un seul homme. Mais, comme pour des excuses des principaux intéressés, on peut rêver.

Dans le monde du spectacle de l'indignation sélective, la vérité est la première victime à tomber à terre. Il est rare qu'elle se relève.

Commentaires

Les dernières infos mentionnent que les "antifas" avaient des photos du dénommé Esteban, certainement pour l'inviter à partager le pain et le sel en signe d'amitié...

Écrit par : Le Gnôme | 25 juin 2013

Une fois de plus les gauchistes et les médias qui nous font la leçon qu'il ne faut pas stigmatiser toute une communauté à chaque attentats perpétré par des islamistes (affaire Merah) ou des agressions par des immigrés d'origine arabe dans le RER, le métro etc... qu'il faut attendre les conclusions de l'enquête pour accuser tel ou Untel ont finalement été les premiers à stigmatiser toutes les extrême droites en passant même contre l'UMP et contre même l'UDC en Suisse d'être à l'origine de la haine qui a amené tout bonnement à des comportement agressif dont celui de l'agression de Méric par nazillon.

J-F revel avait raison de dire que le communisme c'est le nazisme + le mensonge. 24 ans après la chute du mur, le gauchisme continue de trainer derrière lui, ses mensonges, sa mauvaise foi et son gène de la violence qu'il n'admet pas.

Les anti-fascistes comme ils aiment se dénommer, détestent finalement ceux qui leurs ressemblent le plus.

D.J

Écrit par : D.J | 25 juin 2013

On savait dès le début qu'il y avait bidonnage.

1) Le gentil Méric était connu pour fréquenter le groupe du bar "Le Saint-Sauveur", qui est le repère de Julien Terzic, le chef des Redskins dans les années 80. Lui aussi militait avec une batte de baseball... Un pacifiste, quoi !
http://www.voxnr.com/c_images/icono/0906/coco.jpeg

2) Le "géant costaud" Esteban Morillo mesurait 1,80 m pour ... 66 kg ! Comme terreur, on fait mieux. J'avais les même mensurations à son âge (20 ans) et je passais pour un freluquet, c'est dire.

Cela s'est su sur Internet dès le lendemain du drame, dans le silence assourdissant de nos médias. Méric était de gauche, avec un profil poupon, il "ne pouvait pas" être méchant, n'est-ce-pas ?

Écrit par : Pierre | 28 juin 2013

Les commentaires sont fermés.