13 septembre 2013

Encore.

Après l'affaire Lucie, l'affaire Marie, l'affaire Carlos, l'affaire Jean-Louis B., c'est aujourd'hui le jour de l'affaire Anthamatten, du nom de Fabrice Anthamatten, violeur dangereux et toujours en fuite.

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La victime et son assassin présumé

Faisons rapidement le portrait du jeune homme:

Fabrice Anthamatten est un dangereux violeur et hier matin, ce détenu s’est évaporé dans la nature. L’homme de 39 ans (...) avait été condamné à 10 ans de prison pour viol aggravé avec violences voici quelques années pour des faits s’étant déroulés non loin de l’aéroport de Cointrin et au cours desquels il avait notamment enfermé une femme dans son coffre.


Il était enfermé dans un centre réservé aux détenus dangereux. Ce qui ne l'a pas empêché de s'échapper, très facilement, en profitant d'une... Thérapie équestre. Oui, vous avez bien lu, le violeur dangereux - loin d'avoir purgé l'entier de sa peine - avait droit à des sorties à cheval accompagné d'une jeune femme, et c'est tout. Celle-ci, Adeline M., mère d'un enfant de huit mois, vient de payer de sa vie l'inconscience générale.

On attend avec impatience le rapport d'enquête qui confirmera que toutes les procédures ont été convenablement suivies et que, ma foi, comme partout en matière de réinsertion, on ne fait pas d'omelette sans casser quelques œufs. Le procureur spécial du moment, dédouanant tout le monde entre deux sages "recommandations", osera-t-il encore faire un parallèle avec la manutention d'explosifs?

Pour couronner le tout, Fabrice Anthamatten se livrait à ses sympathiques activités d'extérieur à proximité de la frontière française, à travers laquelle il s'est vraisemblablement enfui. La France n'extradant pas ses ressortissants, on ne le reverra pas faire du cheval de ce côté de la frontière.

Il y a quelque chose de pourri en Suisse. La justice, pour être précis.

Alors que, hasard de l'actualité, on explique dans le 20 minutes d'aujourd'hui que "l'efficacité de la police fait déborder les pénitenciers", la réponse du porte-parole de la police cantonale au manque de place dans les prisons est claire: c'est un choix politique. Le choix politique de ne pas expulser les criminels étrangers. Le choix politique d'effectuer sur place les peines des criminels étrangers plutôt que dans leur pays d'origine.

C'est aussi un choix politique qui a mené à la remise en liberté de ces criminels bien avant qu'ils aient cessé de représenter un danger pour la société. Le choix de privilégier la réinsertion sur la sécurité des civils, les droits des criminels sur ceux des victimes, l'incarnation d'une vision naïve de l'humanité par ceux-là même dont on espérait le regard le plus juste.

Plus loin, c'est aussi la responsabilité de tous ceux qui ont mis ces gens et ces procédures en place. Un choix politique encore.

Que valent les juges condamnant péniblement, après d'innombrables récidives, des individus à des peines dont ils font les deux-tiers? Que valent les psychiatres sempiternellement bienveillant sur la dangerosité des cas qui leur sont soumis? Que vaut ce système pénitentiaire fournissant à la lie de la société un confort et des loisirs inaccessibles au plus grand nombre?

Lorsque Carlos a été remis en prison suite à la polémique, l'administration argumenta que la mesure avait été prise pour le protéger des conséquences du scandale - le protéger, lui. Alors que c'était bien la société, et non lui, qui était en danger de par sa présence.

Lorsque Marie a été tuée, c'était un dysfonctionnement de plus ; mais finalement, la faute à personne. Un coup de malchance, à la limite.

Si Marie ne savait probablement pas que l'individu qu'elle côtoyait était un dangereux criminel coupable de meurtre, Adeline M., elle, faisait partie du système. La sociothérapeute retrouvée sans vie dans un sac, dans les bois de Versoix, était membre de cette pléthore d'accompagnants, d'encadrants, de psychologues-éducateurs, d'animateurs sociaux et autres semi-fonctionnaires grouillant dans les méandres de la douce application des peines et de la bienheureuse réinsertion. Elle faisait du cheval, c'était probablement un très bon job, paisible, en contact avec la nature.

Mais face à des criminels récidivistes, elle était en première ligne.

Mise à jour (15 septembre): le fuyard a été interpellé à la frontière germano-polonaise après trois jours de traque.

Commentaires

" Il était enfermé dans un centre réservé aux détenus dangereux. Ce qui ne l'a pas empêché de s'échapper, très facilement, en profitant d'une... Thérapie équestre. "

Pour le coup je ne vois pas où est le problème de la thérapie équestre après l'évasion de détenus grâce fameux pic nique en pleine air avec une surveillance qui tenait plus à de la maîtresse d'école qu'à une surveillance pénitenciaire. Où encore à l'autre cas du délinquant violent ( Carlos ) à qui on à joyeusement offert un appart de luxe tout frais payé avec des cours de boxe thaï en supplément a des fins de réinsertion. J'ai un doute Monsieur Montabert? C'est pas Taubira qui est ministre de la justice suisse? Parce que ces jours-ci on fait fort chez nous en matière de sécurité.

D.J

Écrit par : D.J | 13 septembre 2013

Aucun mot n'est assez fort pour décrire le sentiment que beaucoup éprouveront après cet ènième crime scandaleux autorisé, voulu, désiré par nos autorités judiciaires. C'est une honte pour notre pays tout entier.
Une justice égale pour tous... pas en Suisse. Sous le couvert de droits humains un criminel s'en sort mieux qu'un travailleur à qui l'on a retiré son permis à 120 km/h sur une autoroute à 80km/h pour de soi-disant travaux en cours. Pour lui pas d'exception sur sa peine: il est privé de permis, que ceci lui coute sa place de travail ou non. on pourrait citer bien d'autres cas d'inégalité. Je ne comprend pas qu'une peine de prison, prévoie des sorties à cheval ou à des cours de boxe ou autre loisir que tous ne peuvent se permettre en travaillant et conduisant une vie simple mais honnête. Et ces personnes se privent de ces loisirs pour les offrir à des criminels (voilà ou passent nos impôts!). Les prisons suisses sont plus que correctes, les prisonniers peuvent même les attaquer en justice quand les conditions ne sont pas celles d'un 3 étoiles. Où allons-nous:
Désolés pour cet épanchement. Merci et bravo pour votre blog.
A qui faut-il s'adresse pour demander que les peines soient purgées de manière égale et sans risques pour la population ?

Genny

Écrit par : Genny Dufner | 13 septembre 2013

C'est à vomir de dégout! Une colère sourde, une impuissance injuste, une envie de tout massacrer!
Mais vraiment, font-ils exprès tous ces bobos qui ont la justice de notre pays entre leurs mains?
Ces voyous, malfrats, meurtriers, violeurs immondes doivent être fichés avec tous leurs pédigrées et cela à la connaissance de tous ceux qui sont au service de la sécurité de la population sur l'entier du territoire helvétique. Faites des maisons pour les interner à vie puisqu'ils sont irrécupérables, en quelques mois 2 exemples morbides c'est trop!
Amnesty international va encore nous dire qu'ils n'ont pas assez d'espace....Et nous, qui protège notre espace de vie, celui auquel nous avons droit en toute sécurité parce que nous n'avons commis aucun délit et que nous devons nous déplacer dans cet espace communautaire sans que cela ne soit au péril de notre vie ou notre intégrité personnelle.
Nous ne sommes pas dans la jungle, donc les prédateurs n'ont aucun droit de vivre et aller-venir dans notre espace vital.

Écrit par : Corélande | 13 septembre 2013

" Une justice égale pour tous... pas en Suisse. Sous le couvert de droits humains un criminel s'en sort mieux qu'un travailleur à qui l'on a retiré son permis à 120 km/h sur une autoroute à 80km/h pour de soi-disant travaux en cours "

Faut aussi arrêter de nous sortir à chaque fois ces comparaisons avec le code de la route devenu bien plus sévère en le critiquant. Cette sévèrité est plus que normale. Le jour ou un abruti sans cervelle qui prend les autoroutes pour des pistes de formule 1 sur des voies rétrécies en travaux que vous dites " en travaux soi-disant " ( d'après vous ce serait de faux chantier? ) et qui tue un membre de votre famille en provoquant un accident vous verrez peut-être les choses différemment. Sur la route on a aussi a faire à des assassins qui se foutent de la vie des autres. Un type qui roule à 120 sur des portions en chantier à 80 est un type à qui l'on devrait retirer le permis à vie. Il faut plutôt prendre la sévérité sur la loi routière comme un bon exemple a généraliser sur la criminalité en général et plus particulièrement sur ce genre d'assassin qui a tué Adeline.

Mais le problème et là je pourrais vous rejoindre; c'est qu'il est plus facile de sévir contre les automobilistes parce qu'il n'y a pas dans ce domaine pénal une opposition systématique de la gauche. Pour la gauche la circulation routière c'est l'exception d'une justice plus sévère uniquement par haine de la bagnole; le moyen de transport individualiste à bannir; donc jamais de référendum, pas de menace d'attaquer la loi par les tribunaux etc... Donc ça passe facilement. Alors que pour l'impréscribilité des actes pédophiles, l'expulsion des criminels étrangers, l'internement à vie des délinquants sexuellement dangereux; c'est pour la gauche à chaque fois des lois qui portent atteinte aux droits fondamentaux des personnes. Alors elle attaque systématiquement ces lois quitte à menacer de le faire devant les tribunaux

A chaque fois que l'on doit faire une application de ces lois votées par le peuple c'est le cirque; on épeluche des pages entières de gros volumes sur le droit international pour être certain de ne pas être en contradiction avec ce dit droit à l'encontre du criminel condamné. Faut forcément a tout prix éviter qu'une loi UDC ( les méchants fachos disons-le carrément ) soit appliquée à la lettre. Par contre quand ces mêmes institutions publiques libèrent un violeur récidiviste et dangereux pour aller faire du cheval et qui assassine une innocente on se pose moins de question sur le droit à la vie des innocents.

Quand dans mon commentaire précédent où j'évoquais l'affaire de l'évasion de détenus lors d'un pic nique en prenant la surveillante en otage des abrutis on réussi à dire que cela n'était pas trop grave finalement car il n'y a pas eu de blessé. jusqu'au jour où. Et bien ce jour est arrivé mais c'est pas un blessé qu'on a eu à faire mais à un mort.

Charles Beer a décidé que la libération de détenu dangereux soit suspendue suite à l'assassinat d'Adeline. Tu as raison de faire de la précaution après le drame. Le cas de Marie ne devait pas être assez grave pour toi.

D.J

Écrit par : D.J | 14 septembre 2013

Tiens ! Très bon commentaire, bien structuré, pas d'odeur "centre patronal", pas de fautes d'orthographe grossières... D.J. vous avez un “nègre" maintenant ?
En tous les cas, je vous encourage à continuer sur cette voie !

Écrit par : petard | 14 septembre 2013

Il faudrait quand même que vous arrêtiez de vous inspirer de la France. Chez nous, on ne compte plus les "évasions" de détenus... déjà dehors en toute légalité, car ils étaient en train de faire des promenades à vélo ou des randonnées à pied, sous la "surveillance" de gardiens de prison ou de gendarmes, dans le but de les "réinsérer". Comme on pouvait s'y attendre, ils se "réinsèrent" encore plus vite que prévu.

Il y a aussi cette prison française où l'on prévoyait de construire un... manège hippique, toujours dans un souci de "réinsertion".

Je rappelle également l'existence de ce type qui vient de violer une femme et d'en tuer (ou presque) une deuxième dans la foulée, alors qu'il était... en prison. Il avait le droit de sortir dans la journée.

Le voyou qui vient d'être abattu par un bijoutier qu'il venait de braquer venait de sortir de prison.

On peut s'interroger sur le bien-fondé qu'il y a à confier un violeur à une éducatrice. Tant qu'à "l'éduquer", la moindre des choses serait de le confier à un homme, non ?

Écrit par : Robert Marchenoir | 14 septembre 2013

André Kuhn, le prof de droit pénal de l'Université de Lausanne, est un peu à la base de ce mouvement en faveur des criminels. Il milite ouvertement dans les médias pour la suppression des prisons, "écoles du crime". et la plupart de ses étudiants le suivent béatement, et deviennent des juges au petit soin des criminels, qui rivaliseront d'imagination pour leur offrir des conditions les plus douces possible. La concurrence de Genève ou de Zurich semble assez forte, à vrai dire. Vaud est dans le trois étoiles quand ces deux villes en sont aux 5 étoiles...

Quoi qu'il en soit, lors du journal de midi sur RTS, la position de Kuhn n'a pas bougé d'un iota. Tout va bien, et il espère que le système "la Pâquerette" puisse redémarrer le plus vite possible. Pas la moindre autocritique, pas un mot de regret sur ce qui est arrivé...

Écrit par : Géo | 14 septembre 2013

On en est à la 3e victime, à la dixième la presse bien-pensante continuera à nous servir sa prose sirupeuse:
«Pour l'instant, une majorité d'entre-nous préfèrent une prison dont le but est d'apprendre au condamné à vivre en société, dans le respect de sa loi et de ses règles, à une prison-mouroir sans aucune ambition que d'empêcher le détenu de croiser la route d'un être humain libre. pour que cette vision humaniste reste partagée...[..]»

précédée de :
«l'UDC surfe sur la vague et se profile déjà comme le parti qui va militer...[...]

Oui, j'espère que l'UDC va militer pour que cessent ces bisounourseries complètement stupides et irresponsables. OUi, Il y a des condamnés qui n'ont plus grand chose à voir avec l'humain et qui méritent au moins de rester entre quatre murs, au minimum le temps pour lequel ils ont été condamnés. Et pour certains, la seule sortie qu'on pourrait leur accorder, c'est une visite chez le Dr Sobel pour boire une verre...

Écrit par : petard | 16 septembre 2013

J'espère que vous n'avez pas manqué Kilias et Rouiller ce matin sur RTS1. La haine du peuple exprimée par Rouiller quand il parle de l'initiative votée par le peuple et refusée par la mafia des juges...
On a donc appris par le criminologue le plus connu de Suisse que lorsqu'il a été question d'évaluer une institution du type de "La pâquerette" (le nom qu'ils ont trouvé ! Comme preuve de délire, difficile de faire mieux...), l'évaluation a été immédiatement abandonnée dès qu'on s'est aperçu que les résultats étaient défavorables à l'institution. Kilias parle de l'industrie des thérapeutes. On ne l'oubliera pas...

Écrit par : Géo | 16 septembre 2013

La TdG paraît aujourd'hui. On peut y lire, toujours selon Killias, que plus de 250 personnes sont passées par la Pâquerette depuis 1986. Et non pas sept mille et quelques comme indiqué précédemment par les autorités, avec un seul échec, un Belge qui est retourné dans son pays...
Les enfumeurs du genre Rouiller et Kuhn auront de la peine à se remettre de leur dernier exploit. Et qu'on ne vienne pas nous dire que leurs théories fumeuses n'ont rien à voir avec la mort de Lucie, Marie et maintenant Adeline M.

Écrit par : Géo | 16 septembre 2013

@Géo: les sept mille (voire dix mille) mentionnés ici ou là ne sont pas les "individus" mais les "sorties"... Etrange comptabilité permettant de noyer les drames sous le nombre.

Fabrice Anthamatten n'a par exemple tué son accompagnante qu'à la deuxième sortie, c'est donc "seulement" 50% d'échec pour son cas (un drame sur deux sorties). Mais proposer des balades en extérieur à un récidiviste dangereux avec encore dix ans à tirer (dixit la RTS hier) c'était vraiment jouer avec le feu.

Je suis persuadé (et on en aura confirmation par les médias ces prochains jours) qu'en creusant un peu on découvrira nombre de problèmes aux Pâquerettes passés sous silence simplement parce qu'ils ne se sont pas terminés en drames, peut-être de justesse.

Nathalie Rickli propose que les récidivistes fassent l'entier de leur peine sans aucun aménagement ; ça me paraît le bon sens même.

Écrit par : Stéphane Montabert | 16 septembre 2013

Ras-le-bol de ces bien-pensants qui se prennent pour des références incontournables. Ce matin, alors que vous éviter le journal de simon mathédoret (sorry l'orthographe du nom, mais un reniement total de ce journaliste à la RTS, que je n'écoute plus), vous vous retrouvez sur Option Musique avec toute les heures un rappel des propos de M. Rouiller qui frise l'insolence et la méprise pour la vraie victime de ce drame. Au passage on oublie pas que ce M. Rouiller (juge fédéral PS)est un des artisans (par leurs jurisprudences)de cette loi débile qui protègent les agresseurs au détriment des victimes.
Franchement les prochains Electeurs cantonaux vous avez un pouvoir extraordinaire de tout faire basculer ces prochaines semaines, ne nous en privez pas. Nous le devons tous aux trop nombreuses victimes, et je ne parle pas que des mort(e)s (hélas), les autres agressés, dévalisés, aussi!

Écrit par : Corélande | 16 septembre 2013

" Nathalie Rickli propose que les récidivistes fassent l'entier de leur peine sans aucun aménagement ; ça me paraît le bon sens même. "

Non le bons sens ce serait justement d'éviter les récidives avec ce genre d'individu sexuellement dangereux. Les violeurs dangereux comme Fabrice et autres assassins psychopathes ne devraient jamais être remis en liberté. On ne parle pas de personnes mis en prison pour cambriolage, trafique de stupéfiants, de simple agression ou de vandalisme etc... dont une récidive pour la même connerie ne se traduit pas par un assassinat, un viole etc...

Libérer un criminel sexuellement dangereux présente toujours un risque pour la société. Avec eux le risque zéro n'existe pas. Et là c'est bien la vie d'innocent qui est en jeu. Une récidive pour ce type de personne veut dire viole, meurtre etc... Les victimes comme Adéline n'auront jamais de deuxième chance. On ne vit qu'une fois. Comme l'a si bien dit Christian Lüscher: le doute doit toujours profiter à la société.

D.J

Écrit par : D.J | 16 septembre 2013

On a tous le droit à l’erreur mais on ne doit avoir qu’une seule chance. A moins de devenir un état totalitaire qui surveillera chaque citoyen (et encore pas certains que ça empêche le meurtre), il est impossible d’éradiquer totalement le crime, un viol, etc. Par contre, quand vous avez tuez, vous payez, vous payez de votre vie en échange de celle que vous avez prise. Arrêterons de pondre des milliers de loi qui créées des criminels sans victime et concentrons-nous sur le traitement de ceux qui ont fauté.
Dans le cadre de la sécurité routière pour reprendre un commentaire ci-dessus, rouler à 180 km/h n’est pas un crime. Seule la conséquence peut éventuellement le devenir. Par contre dans le cas de Fabrice A, il avait déjà violé et devait donc être enfermé jusqu’à sa mort.
Les bonnes âmes qui veulent donner plus de chances aux monstres se le permettent car ils ne visualisent pas l’horreur de l’acte. Ils imaginent un petit picnic tout mignon ou la mort est donnée gentiment sans douleur, dans la « joie ». Il serait judicieux que ces gens lisent les rapports de police ou d’autopsie et comprennent ce dont il s’agit exactement. Et qu’ils s’imaginent que ce soit leur fille de 3 ans qui subit le même traitement.
Dans le cas de Fabrice M, un seul traitement possible après un viol et un meurtre : la corde.

Écrit par : Libre | 16 septembre 2013

Je ne suis ni juriste, ni psychothérapeute, ni politicien.
J'appartiens donc à la majorité de mes concitoyens qui ne comprennent pas comment cette minorité puisse travailler aussi mal et provoquer les drames terribles que sont les viols de Lucie, Marie et maintenant Adeline!
Nous, la majorité, ne comprenons pas pourquoi on s'obstine à nous faire croire qu'un violeur invétéré est guérissable!
Nous ne comprenons pas pourquoi un tel violeur peut être libéré avant terme!
Nous pouvons comprendre qu'on puisse périodiquement réexaminer son cas mais en l'absence de découvertes médicales majeures,il n'y a aucune raison de pouvoir justifier sa libération.
Nous pensons aussi qu'il serait préférable de le faire travailler plutôt que de lui payer de jolies promenades ou des cours de toutes sortes!
Et surtout, nous, la majorité, ne comprendrions pas aujourd'hui que cette minorité ne se remette pas fondamentalement en cause, ce qui, au vu de certaines déclarations, ne semble pas lui apparaître comme une évidence!!
L'urgence est d'inverser les priorités: ce n'est pas le violeur qu'il faut protéger, c'est la société!

Écrit par : Roy | 16 septembre 2013

Je me demande ce qui se passerait si l'on votait pour élire les juges ? La justice en serait-elle vraiment moins bonne ?

Au regard de ces quelques "affaires", j'en doute, mais ce n'est qu'un avis personnel.

bon courage à vous, Stéphane et bonne continuation!

Crucol

Écrit par : Crucol | 16 septembre 2013

"nous, la majorité, ne comprendrions pas aujourd'hui que cette minorité ne se remette pas fondamentalement en cause, ce qui, au vu de certaines déclarations, ne semble pas lui apparaître comme une évidence!!"
Ils ne se remettent pas en cause parce qu'il faut bien reconnaître qu'ils se sentent bien soutenus par leurs patrons PLR/PS...
Le PLR, sur ces questions, est encore plus à gauche que le PS, voir l'attitude de ces deux partis sur le rapport sur l'affaire Marie...

Écrit par : Géo | 16 septembre 2013

SVP M. Montabert, enlevez cette photo à côté d'Adeline.

Écrit par : Corélande | 16 septembre 2013

«Dans le cadre de la sécurité routière pour reprendre un commentaire ci-dessus, rouler à 180 km/h n’est pas un crime. Seule la conséquence peut éventuellement le devenir.»

Je vois qu'il y en a encore qui minimisent crassement les infractions au code la route. Désolé, mais rouler à 180 avec le trafic infernal d'aujourd'hui c'est criminel. Tout comme le 120 où c'est limité à 80. Et à part la vitesse, il y a tous ces imbéciles qui vous collent aux fesses et vous dépassent rageusement par la droite pour se remettre furieusement devant vous lorsque ça roule en colonne.

Et le pire dans tout ça, c'est que ceux qui se comportent correctement sur la route sont pris pour des imbéciles.

Écrit par : petard | 16 septembre 2013

corélande a raison.Il faut supprimer la photo à coté de cette Adeline,mon amie quand à elle et portant le même prénom s'étant suicidée

Géo,vous oubliez les nombreuses mesures d'assouplissement demandés par certaines ONG dans le milieu carcéral.Si on laissait faire leur boulot à ceux concernés en premier peut-être que ce genre de débats n'aurait pas lieu

Écrit par : lovsmeralda | 17 septembre 2013

A ce Montabert qui se sert de et récupère l’horrible crime commis sur Adeline :
« Si Marie ne savait probablement pas que l'individu qu'elle côtoyait était un dangereux criminel coupable de meurtre, Adeline M., elle, faisait partie du système. La sociothérapeute retrouvée sans vie dans un sac, dans les bois de Versoix, était membre de cette pléthore d'accompagnants, d'encadrants, de psychologues-éducateurs, d'animateurs sociaux et autres semi-fonctionnaires grouillant dans les méandres de la douce application des peines et de la bienheureuse réinsertion. Elle faisait du cheval, c'était probablement un très bon job, paisible, en contact avec la nature. »

Non mais il faut se pincer pour le croire. Comprenez ce Montabert : Adeline, elle, faisait partie de cette bande de hippie gauchistes actifs dans la réinsertion à la soixante-huitarde. Qu’elle ne s’étonne donc pas si l’histoire finit mal pour elle, au contraire d’une Marie qui elle au moins ne pouvait pas se douter.
Vous pouvez vous regarder dans la glace, Montabert ? Quelle sorte d’homme êtes-vous pour récupérer ce drame de la sorte, en méprisant au final cette jeune femme ? Adeline était certainement quelqu’un avec des convictions, un engagement et des valeurs. Au contraire de vous, qui êtes vraisemblablement intéressé à votre carrière de politicien, à tout et n’importe quel prix. Le respect, vous connaissez ?

Écrit par : Michel F. | 17 septembre 2013

@Michel F.: "Adeline, elle, faisait partie de cette bande de hippie gauchistes actifs dans la réinsertion à la soixante-huitarde."

Ce sont vos mots, pas les miens, et pareils errements ne devraient pas être punis de la mort sous la lame d'un détraqué de toute façon. Adeline devait avoir foi dans la compétence des psychiatres estimant que son assassin n'était plus dangereux ; elle paya cette confiance de sa vie. Au moins a-t-elle eu le choix de ce job et conscience des risques, à l'inverse d'une passante que Fabrice Anthamatten aurait pu tuer au hasard de sa cavale.

Pour ma part, je crois qu'il y a du danger à côtoyer des bêtes sauvages peu importe ce que me disent les directeurs du cirque ; et je pense que si les psychiatres des commissions d'évaluation ou leurs femmes ou leurs enfants étaient directement impliqués dans les procédures de réinsertion (par exemple si la fille d'un psychiatre était invitée à faire du cheval seule avec un violeur récidiviste sur les conseils avisés de son père) il y aurait beaucoup plus de prudence dans les remises en liberté. Allez comprendre!

"Adeline était certainement quelqu’un avec des convictions, un engagement et des valeurs."

Certainement. Malheureusement, les meilleures intentions du monde n'offrent aucune protection contre les assassins.

Écrit par : Stéphane Montabert | 17 septembre 2013

à Michel F. encore, dédicace spéciale de M. Hodgers, des fois que vous vous en sentiez intellectuellement proche:

http://www.lesobservateurs.ch/2013/09/17/ce-commentaire-quantonio-hodgers-ne-veut-pas-que-vous-lisiez/

"En pensée avec la famille d'Adeline et tous les professionnels qui travaillent avec d'anciens criminels en vue de leur réinsertion. Le prix à payer pour cet idéal est parfois très cher." -- Antonio Hodgers

En parlant de "bande de hippies gauchistes actifs dans la réinsertion à la soixante-huitarde", Michel F., vous n'étiez pas si loin de la vérité, à ceci près qu'il s'agit de la vision de M. Hodgers. Et non seulement il s'en revendique, mais compte Adeline comme simple perte sur le chemin de la félicité.

A méditer.

Écrit par : Stéphane Montabert | 17 septembre 2013

Rappelons-lui sa phrase bateau à hodgers...."mais on peut pas laisser dire ça! Et lui qui vient nous tenir des théories sur les disparitions argentines sous la dictature. (n'a-t-il pas fait un kaka nerveux au parlement face à une réplique de Freysinger?!?) Est-ce aussi des risques collatéraux pour un pays qui est en phase de transition; ses milliers de disparus, et dont nous devons nous aujourd'hui, par sa présence sur notre territoire et en plus dans notre parlement, colmater, supporter les erreurs...dont nous ne sommes pas responsables.
Là il a vraiment perdu l'occasion de se taire....ce vert!

Écrit par : Corélande | 18 septembre 2013

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