18 octobre 2013

Haro sur la famille!

Nous approchons petit à petit du 24 novembre où se jouera le sort d'un certain nombre d'objets fédéraux d'importance, parmi lesquels l'initiative pour les familles de l'UDC.

Le sens de l'initiative est extrêmement simple: que cessent les discriminations fiscales selon le mode de garde que les familles choisissent pour leurs enfants. Que les familles qui choisissent elles-mêmes de s'occuper de leurs enfants bénéficient des mêmes avantages fiscaux que celles qui les confient à des tiers. Les déductions fiscales seraient donc liées à la présence de l'enfant et non à son mode de garde.

votation du 14 novembre 2013,prise de positionOn comprend mal la hargne des adversaires du texte.

Entendons-nous bien: le débat est souhaitable. Il est même indispensable pour permettre aux citoyens de décider en leur âme et conscience, de peser le pour et le contre, de mettre en avant les défauts oubliés par chaque camp. Pourtant, sur cette initiative toute simple, les bornes ont été dépassées dans les grandes largeurs pour rentrer dans le terrain fangeux du mensonge.

Par l'intermédiaire de ses contributeurs, le site LesObservateurs.ch tient une comptabilité involontaire, mais effarante, du barrage de contre-vérités tiré par les médias pour nuire à l'initiative. Il y a bien entendu les passages obligés comme le pseudo-débat sur Infrarouge (émission dont le nom illustre finalement assez bien la couleur politique) la propagande du gouvernement ou les articles orientés, mais aussi d'autres plus sournois comme la manipulation des chiffres autour de prétendues pertes fiscales et les accusations sexistes ou même... l'encouragement de l'immigration. Il ne manque que le réchauffement climatique mais on trouvera certainement un lien d'ici le 24 novembre!

Je ne crois pas qu'il s'agisse d'un débat sain, et je pense qu'il est sali délibérément par des arguments fallacieux pour deux raisons: d'une part, les adversaires du texte pensent qu'il ne peuvent pas l'emporter à la régulière, et d'autre part, les perspectives ouvertes par l'initiative les terrifient.

Mais qu'y a-t-il de terrifiant à avoir le libre choix de la garde d'un enfant?

A priori, pas grand-chose. L'initiative valorise le métier de parent en le reconnaissant fiscalement. Elle simplifie la bureaucratie et lève les ambiguïtés sur le rôle semi-professionnel de tiers impliqués dans la garde (oncle et tantes, grand-parents, amis dans un groupe de garde alternée...) Elle rend la liberté de choix aux familles. Et ce faisant, elle fait reculer l’immixtion de l'Etat dans la cellule familiale. Voilà le crime impardonnable.

La garde d'enfant subventionnée est une industrie ; une industrie gérée par l'Etat, c'est-à-dire ubuesque, inefficace et coûteuse. Dans ce milieu, tout est réglementé, des calories des repas à la surface au sol. Face aux diplômes décernés par des écoles spécialisées à des éducatrices sans enfants, les postulants qui auraient élevé eux-mêmes quelques bambins ne se voient offrir aucune forme d'équivalence professionnelle. Et bien entendu, qui dit crèche dit déficit à éponger.

Devant toute cette mécanique - et tous ceux qui en vivent - l'idée de laisser les familles choisir sans les pousser dans les rouages du "service public" s'apparente à une hérésie. Ils en ont peur, parce que c'est un duel dont ils ne sont pas sûrs de sortir vainqueurs.

Beaucoup de gens ont leurs raisons de s'opposer au texte: les socialistes, parce que le culte de l'Etat pourrait en pâtir ; les idéologues, parce que l'initiative vient de l'abominable UDC ; les féministes, parce que l'idée que les femmes puissent choisir et décident délibérément de s'occuper de leurs enfants les fait hurler ; les ingénieurs sociaux, parce qu'à leurs yeux la seule éducation valable est celle distillée par l'administration ; les membres du PLR, parce qu'une fois de plus le sujet révèle leurs dissensions internes et laissera des traces.

Mais au bout du compte, beaucoup de ces gens sont aussi des parents. L'expérience vécue, les compromis avec le temps partiel, la difficulté à trouver des solutions de garde et les tarifs de crèche ont vite fait d'emporter l'adhésion.

Aujourd'hui, on apprend par la RTS que l'initiative est en bonne voie à quelques semaines de la votation:

sondage_famille.png

Il ne faut pas vendre la peau de l'ours, mais le succès paraît possible. Seul bémol, le sondage va provoquer une intensification de la propagande... La dernière ligne droite va être pénible.

Commentaires

Excellent billet ! Rien à ajouter.

Écrit par : petard | 19 octobre 2013

Il y a décidément une chose que notre époque ne tolère plus, c'est la liberté de choisir !
Je viens de recevoir le matériel pour voter et grâce à vous, je sais déjà ce qu'il faut faire. Merci pour ce billet.

Écrit par : Zendog | 19 octobre 2013

@Monsieur Montabert je suis de l'avis de Zendog mais connait on une dictature Socialiste qui laisse son libre arbitre au Peuple? Il suffit de lire les actus pour comprendre qu'en France au nom d'un ordre sacré on est prêt à demander à une ado de choisir entre un gouvernement de plus en plus éolien à lui tout seul et sa famille.
Excepté qu'elle est d'origine des pays de l'Est cependant n'est-ce pas ce qu'autres Pétainistes révèrent de faire quitte à envoyer leur descendance a l'ignoble STO?
Sous le couvert d'un enseignement de plus en plus rigide au nom de la sainte famille on met des enfants en crèche avec ordi pour les séparer très vite de l'autorité parentale
Alors entendre les Socialistes parler de ce qui est bien ou pas pour la famille ,on repassera non plus des chemises mais des plats de navets transformés en humains!
toute belle journée pour vous et merci pour votre blog

Écrit par : lovsmeralda | 20 octobre 2013

quand on est soi-même enfant de parents divorcés et savoir un homme qui a trompé et qui trompera encore c'est bien connu qui en plus ose conseiller ce qui est bien ou pas à d'autres on se dit qu'au pays des Babars et bobards il est venu le temps ou confondre un troupeau d'éléphants roses avec le monde de la politique se doit d'être achevé

Écrit par : lovsmeralda | 20 octobre 2013

"Mais qu'y a-t-il de terrifiant à avoir le libre choix de la garde d'un enfant?"

Superbe manipulation, M.Montabert: le libre choix de la garde d'un enfant n'a jamais été et ne sera jamais en cause. Ce qui est en cause, c'est la déduction de frais qui n'existent pas.

"On comprend mal la hargne des adversaires du texte."

Encore une fois, pouvoir déduire des frais qui n'existent pas du calcul d'impôt est ridicule et un complet non-sens. Devrais-je pouvoir déduire des frais de déplacement en voiture à l'autre bout de la Suisse alors que je travaille à 5min à pied ? Déduire des frais de traitement médicaux que je n'ai pas ? Si on vous suis, on pourra tous bientôt déduire 30'000.- forfaitairement avant d'avoir commencé à remplir sa feuille d'impôt.

Bien, soit. Baisse d'impôt pour tout le monde alors, youpie. Sauf qu'on nage en plein Bisounoursland là. Car pour équilibrer les comptes publics, il faudra remonter les taux. On aura donc juste gagné au passage un système fiscal inéquitable qui permettra de déduire plein de dépenses virtuelles pour plein de gens. Ceux qui tireront la langue seront ceux qui ont vraiment ces frais: les malades, ceux qui vont travailler loin de chez eux, etc.

Écrit par : Fufus | 20 octobre 2013

@Fufus: "Ce qui est en cause, c'est la déduction de frais qui n'existent pas."

Comme je l'ai dit plus haut, en cas d'acceptation de l'initiative les déductions seront liées à l'enfant et non à son mode de garde. Je vous assure, les frais existent bel et bien. Lorsqu'un enfant est gardé par ses parents il ne faut pas le nourrir, le vêtir, le changer peut-être? Les gens qui le gardent - à titre gracieux ou non - ne passent-ils pas du temps avec lui?

Le concept de valeur-travail ("toute peine mérite salaire") vous est-il étranger? Cette notion disparaît dès qu'il s'agit de garde privée. Si l'adulte qui garde l'enfant n'est pas employé de l'Etat son travail ne vaut plus rien! Cette myopie sélective est pour le moins étonnante.

Je vous l'accorde, lorsqu'il n'y a pas de garde étatique en jeu, les parents n'ont pas à assumer le salaire d'une puéricultrice. Mais du coup, ils ne pèsent pas sur les infrastructures publiques et renoncent en tout ou en partie à un deuxième salaire. En décidant de garder eux-mêmes leurs enfants, ils rendent finalement service à la société entière. Et ne vous inquiétez pas, ils en sont toujours de leur poche pour à peu près tout.

"Si on vous suis, on pourra tous bientôt déduire 30'000.- forfaitairement avant d'avoir commencé à remplir sa feuille d'impôt."

On peut déja déduire un certain nombre de choses, comme les frais liés aux dépenses médicales par exemple. Cela vous dérange-t-il? Pourquoi ne pourrait-on pas déduire une partie des frais liés aux enfants?

"Car pour équilibrer les comptes publics, il faudra remonter les taux. On aura donc juste gagné au passage un système fiscal inéquitable qui permettra de déduire plein de dépenses virtuelles pour plein de gens."

Le système fiscal actuel est largement inéquitable, pensez au splitting partiel par exemple qui désavantage les couples mariés. On entend peu la gauche s'en plaindre. Quant à équilibrer les comptes publics, il faudrait surtout regarder du côté des dépenses, les gâchis sont légion. Mais prenez le bon côté des choses: si plus de parents gardent eux-mêmes leurs enfants, il n'y aura peut-être moins de pression sur les crèches et garderies.

Écrit par : Stéphane Montabert | 21 octobre 2013

"Ce qui est en cause, c'est la déduction de frais qui n'existent pas."

Selon une étude de l'UNI de Fribourg, le travail d'une femme au foyer représentait un montant mensuel de Fr. 5'800.-- (ma référence est ancienne).

Dès lors que l'un des conjoints s'occupe de ses enfants, il s'agit donc bien de frais assumés. Je relève ici que la loi fiscale dit que même les revenus en nature sont déclarables, donc les frais relatifs de même.

Et l'on dit que ce sont les UDC qui sont rétrogrades...!

Écrit par : Corélande | 21 octobre 2013

@M.Montabert
"Les gens qui le gardent - à titre gracieux ou non - ne passent-ils pas du temps avec lui?"

Un calcul d'impôt n'a pas à prendre en compte le temps passé à faire ci ou ça, mais uniquement les éléments financiers. Sinon on ne s'en sortirait pas.

"On peut déja déduire un certain nombre de choses, comme les frais liés aux dépenses médicales par exemple."

Oui, mais ces déductions ne sont pas forfaitaires, c'est à dire que pour pouvoir déduire, il faut avoir eu réellement ces frais et pouvoir le prouver.

Je pense qu'il y a pas mal de chose à faire pour rendre le système fiscal plus équitable. Vous avez parlé du splitting, je vous parlerais bien de l'impossibilité de déduire une pension alimentaire versée à un enfant majeur (qui est scandaleuse), on entend peu l'UDC se plaindre à ce sujet.

Mais l'UDC, au travers de son initiative, ne défend que les familles à hauts revenus, car oui, de nos jours, il faut avoir un solide revenu pour que la mère (le père dans de rares cas) puisse se permettre de ne pas travailler.

Malheureusement les manipulations de l'UDC fait mouche cette fois encore. Les petites gens suivent sans se poser de questions car ils n'ont pas compris qu'en matière économique, l'UDC ne défend que les plus riches.


@Corélande
"Je relève ici que la loi fiscale dit que même les revenus en nature sont déclarables, donc les frais relatifs de même."

Donc la femme au foyer déclarerait ses 5800x12= 69600.- de revenu puis pourrait déduire 10'000 ou 20'000.- ? Autant ne rien compter, vous ne croyez pas ? En terme d'impôt, le choix est vite fait.

Écrit par : Fufus | 21 octobre 2013

@Fufus: "Oui, mais ces déductions ne sont pas forfaitaires, c'est à dire que pour pouvoir déduire, il faut avoir eu réellement ces frais et pouvoir le prouver. "

Vous voulez vraiment que la déduction des frais liés aux enfants soient justifiés par des tickets de caisse? Des calculs au prorata des factures d'eau et d'électricité? La consommation d'essence pour les déplacements que les enfants requièrent? Vous aimez la bureaucratie, cela ne m'étonne guère.

Vous vous révélez vous-même quelques lignes plus loin: ce qui vous donne vraiment des boutons avec cette initiative, c'est que les familles de la classe moyenne payent moins d'impôts. Les innombrables foyers où pères et mères discutent du taux d'activité de l'un ou de l'autre et des solutions de garde chaque jour de semaine pour rendre la facture supportable et arriver à joindre les deux bouts, vous vous en fichez cordialement. Pour vous, il ne faut à aucun prix que l'Etat recule, le reste importe peu.

Vous détestez les riches, grand bien vous fasse, mais les vos fantasmes sur l'UDC ne reflètent pas la réalité. Les riches ne seront jamais assez nombreux pour décrocher une majorité comme celle vers laquelle nous nous dirigeons le 24 novembre. Ce choix sera celui de la classe moyenne, ne vous en déplaise.

Écrit par : Stéphane Montabert | 21 octobre 2013

@S. Montabert

A mon avis, ce qui est proposé est mauvais pour les raisons suivantes:
- déductions de frais inexistants. On peut les estimer, mais on ne les a pas réellement. Cela n'a donc rien à faire dans la déduction des impôts.
- Cela laisse de côté une très grande partie des familles monoparentales ou à revenu modeste. Pourquoi? Si vous n'êtes déjà pas, ou très peu imposable, cette initiative ne va absolument pas vous aider. Ce n'est donc pas une initiative pour les familles, mais pour certaines familles. Dommage de laisser de côté ceux qui rament réellement pour nouer les deux bouts, alors que l'on prétend aider les familles.
- Des voix se font déjà entendre pour que le manque à gagner soit pris sur les aides aux crèches...cela serait catastrophique. L'état n'a pas à décider que tel type de famille est mieux que tel autre. Si on s'attaque aux crèches en parallèle, on favorisera réellement un type de famille en niant tous les autres.
- Une solution avancée serait la suppression de toutes déductions. Manière un peu facile de répondre à la demande de l'initiative que les familles gardant leurs enfants puissent déduire au moins autant que les familles faisant garder...Je vous laisse imaginer le résultat, les familles dont les deux parents travaillent verraient leurs impôts augmenter.

Pourquoi l'UDC n'a pas lancé son initiative en proposant de defiscaliser les allocations? Ou de les augmenter? là, les familles dans leur entier auraient été favorisées.
Avec l'initiative proposée, la caissière divorcée de la migros ne verra en rien son revenu de fin de mois augmenter, vu qu'elle n'est déjà pas imposable...

Écrit par : Lefredo | 21 octobre 2013

Il est tout à fait normal que les femmes qui font le choix de rester s'occuper de leurs enfants ne soient pas pénalisées . Il est faux de croire que se sont forcément des familles avec de solides revenus.
On peux alors augmenter les impôts de tous à fin de rétribuer ces familles ou décider de diminuer leurs impôts , ce qui revient au même , mais ne fait pas payer à jaques les besoins de Paul.
Que les femmes qui ont envie de travailler et confier à d'autres le soin d'éveiller les sens de leurs petits enfants puissent le faire c'est tant mieux. Vous me direz qu'elles ne le font pas par choix mais par obligation économique. Alors cette initiative leur redonne cette liberté de choix.

Écrit par : Christian Pougnier | 21 octobre 2013

D'autres auront remarqué sans doute qu'en Suisse et ailleurs sitot que tout va plus ou moins bien, allez zou on remet la compresse et on cherche à mettre des poux dans la machine de la famille ou du couple.Comme si le mariage n'était pas déjà assez compliqué comme ça
Mais peut-être que ces idées lancées sans doute un soir de soif sont le fruit de célibataires ou coincés en amour ou alors des instables comme il en existe beaucoup qui s'imaginent qu'en réformant tout et tout en même temps l'économie roulera mieux.Celle des juges et avocats seule certitude
Tout le monde rouspète déjà pour les réformes scolaires qui se suivent et qui ne sont pas plus intelligentes que les précédentes si pour une dizaine d'année voire 7 ans on laissait le peuple respirer un peu non?
Ou comment mieux manipuler l'électorat qui destabilisé pétera de plus en plus les plombs faute de repères essentiels à son bien être, autre certitude !

Écrit par : lovsmeralda | 21 octobre 2013

Lefredo, l'UDC il y a bientôt 10 ans avait demandé la défiscalisation des allocations familiales. Puis le PDC avait repris la même démarche et rien n'a passé. Donc la solution est de prendre le pb par l'autre bout.
La déduction forfaitaire de garde pour TOUS. Cela se fait en Valais et les familles ont pas mal gagné en pouvoir d'achat, même si je trouve qu'une déduction de 3000.-- pour frais de garde des enfants......jusqu'à 14 ans est un peu trop poussée! (à mon avis 7 ans, voire 10 ans serait parfait!)

Écrit par : Corélande | 21 octobre 2013

Pas facile de converser avec vous car vous déformez tout ce qui vous dérange.

"ce qui vous donne vraiment des boutons avec cette initiative, c'est que les familles de la classe moyenne payent moins d'impôts."

Non, la classe moyenne, ça ne veut rien dire. Cette initiative bénéficiera aux contribuables les plus riches. Les moins riches ne verront pas leurs impôts baisser. Mais comme vous avez à l'UDC un maître es affiches populistes et qu'il est plutôt en forme, plein de gens qui font partie des moins riches et ne bénéficieraient pas de votre initiative vont se faire avoir.

Mes présumés fantasmes sur l'UDC n'en sont malheureusement pas. Je vous mets au défi de me donner une consigne de vote de l'UDC Suisse qui ne soit pas en faveur des plus riches sur les 10 dernières années.

Écrit par : Fufus | 21 octobre 2013

@Fufus: premier exemple en tête, l'initiative Minder. Merci d'être passé.

Écrit par : Stéphane Montabert | 21 octobre 2013

@Monsieur Montabert une question! comment se fait-il que l'UDC reprenne le théme de la femme au foyer défi électoral de dame Merkel? serions nous peu à peu vendus en pièces détachées à l'UE ?

Écrit par : lovsmeralda | 22 octobre 2013

Et comme d'autres fatiguée de ces pignoufferies électorales je me permets d'ajouter que tout politicien devrait aller travailler une journée dans un établissement pour IMC.Ensuite seulement il pourrait la tête enfin sur les épaules lancer des défis au peuple ouvrier
Car sous prétexte de la femme au foyer trouver matière pour proposer davantage de places vacantes avec la vignette à 100 frs c'est sûr que le chomage ira en augmentant .Donc tout le monde sera perdant sauf les politiciens qui eux n'ont rien à craindre pour leur salaire
Ne soyez tout de même pas plus Calvinistes que nos pasteurs qui vivaient la peur au ventre qu'on découvre leur vraie personnalité.Mais oui une fois morts on a appris ce qu'ils cherchaient à cacher vraiment mais en endoctrinant par la culpabilité les plus sensibles surtout les sans repère familial
toute belle journée pour Vous monsieur Montabert

Écrit par : lovsmeralda | 22 octobre 2013

@lovsmeralda: je ne suis pas sûr de comprendre votre question, mais l'UDC a estimé il y a quelques années déjà qu'elle avait une assise électorale suffisante pour aborder de nouveaux thèmes, comme le droit de la famille ou l'éducation. Ce sont des terrains sur lesquels elle arrive petit à petit comme force de proposition, l'initiaitve pour les familles en est un premier exemple.

Écrit par : Stéphane Montabert | 22 octobre 2013

@Monsieur Montabert merci pour la réponse à laquelle je réponds: sans doute que dame Merkel alors s'est inspirée de votre programme
Mais espérons que le travail de la femme qui reste chez elle soit aussi bien rénuméré que celui d''un Conseiller Communal ou Général ,salaire mensuel 6000frs avec en plus le professionnel , de quoi faire réver le peuple,rire

Écrit par : lovsmeralda | 22 octobre 2013

@M.Montabert: sauf que le mot d'ordre du parti était de voter contre l'initiative Minder et que vous étiez dissident. C'est tout à votre honneur, mais cela confirme ma "théorie" sur l'UDC Suisse en général.

Écrit par : Fufus | 22 octobre 2013

@Fufus: bon, ok, mauvais exemple puisqu'il n'y avait pas de consensus. Mon soutien rédempteur était loin d'être unique: il y a eu les sections argoviennes, zurichoise, glaronnaise, le Valais romand et j'en oublie certainement.

Le problème c'est que même en consultant la liste des initiatives en Suisse (http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_initiatives_populaires_f%C3%A9d%C3%A9rales_en_Suisse) il n'y en a pas beaucoup dont on puisse dire qu'elles favoriseraient définitivement soit les riches soit les pauvres - et d'une façon suffisamment nette pour que nous tombions tous deux d'accord.

Non seulement nos définitions de richesse ou de pauvreté n'ont rien à voir, mais les raisons que nous accordons à ces qualificatifs diffèrent tout autant. Personnellement je crois que la meilleure façon de lutter contre la pauvreté consiste à laisser les gens libres de travailler pour s'enrichir, c'est-à-dire baisser la fiscalité, faciliter l'embauche, limiter les contraintes bureaucratiques et bien sûr les laisser profiter du fruit de leur travail pour les motiver. Vous (ou d'autres) proposerez plus de subventions sociales, moins de flexibilité du marché du travail, beaucoup de contrôles et de surveillance étatique pour empêcher les "abus" et bien sûr une fiscalité lourde pour plus de redistribution.

Que vous me sortiez une liste des initiatives "pro-pauvres" que vous avez soutenu dans le passé et je pourrais tout autant vous montrer à quel point ces "aides" perverses n'auraient fait qu'augmenter et entretenir la pauvreté, comme le salaire minimum.

Donc nous ne pourrons probablement pas nous entendre.

Écrit par : Stéphane Montabert | 22 octobre 2013

Madame Widmer Schlumpf en a de boen bonnes !

Comme-ça, il ne faut pas privilégier ou défavoriser tel ou tel type de modèle de famille. Ah bon !

Et puis la rente couple AVS qui enlève 25% de revenus aux époux ?

Là c'est normal... même si les deux ont payé la même chose. Du foutage de gueule, ouais !

Écrit par : petard | 23 octobre 2013

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