12 décembre 2013

Un remboursement avorté

Les votations du 9 février verront le peuple suisse décider ou non de suivre l'initiative "Financer l'avortement est une affaire privée". Au nom de celle-ci, les initiants demandent que le financement des avortements soit radié de la liste des prestations de l’assurance obligatoire. Leur argumentation tient en une formule limpide, la grossesse n'est pas une maladie.

Face à cette évidence, la contre-attaque est virulente. L'initiative est accusée de nier les droits des femmes sur leur corps, de ressusciter les faiseuses d'ange du passé, de propulser la Suisse des décennies en arrière...

L'indignation est peut-être un peu exagérée mais l'argumentation tombe pas complètement à plat. Les promoteurs de l'initiative penchent clairement du côté "pro-life". Alors, l'initiative a-t-elle pour but de mettre chacun en face de ses responsabilités financières ou de réduire la quantité nette d'IVG pratiquées dans le pays?

L'ambigüité du projet est rendue encore plus opaque par un argumentaire utilitariste. A l'idée de ne pas payer pour une "non-maladie" on oppose que les IGV ne représentent que 0,03% des coûts annuels de la santé. A l'idée de diminuer le nombre global d'IVG en Suisse d'environ mille par an, on oppose la charge pour la société de familles déstructurées ou d'enfants laissés à l'abandon par des mères qui ne voulaient pas d'eux... Sans qu'on puisse présager ce qu'ils deviendront!

Si les promoteurs de l'initiative semblent avoir des motifs inavoués, leurs détracteurs ne sont pas en reste sur le plan de la mauvaise foi. Ainsi, l'IVG pourrait tout aussi bien être couverte par une assurance-complémentaire d'un prix modique. Il ne s'agit pas d'interdire l'IVG mais de faire en sorte que les mères qui suppriment leur enfant en assument aussi la responsabilité financière. Si cela augmentera sans doute la facture pour une poignée de familles imprévoyantes, peut-on réellement penser que des mères choisiront "l'économie" d'une IVG pour garder leur enfant à la place? L'argument d'avortements illégaux tombe lui aussi dès lors qu'on considère l'Autriche où depuis 40 ans celle qui a recours à un avortement doit payer de sa poche, sans que les offres illégales n'y fleurissent. De plus, l'initiative pourrait mettre un terme à certaines dérives, comme le fait qu'il soit possible aujourd'hui que des adolescentes de 16 ans ou moins subissent un avortement sans même que leurs parents ne soient mis au courant.

Il est impossible de connaître l'ensemble des comportements individuels et encore moins de prétendre définir l'intérêt de la société dans cette affaire. La question de l'avortement revient finalement à quelque chose de très personnel.

votation du 9 février 2013,avortementDe façon étonnante, les libéraux sont partagés sur ce vieux débat. Ils opposent le droit de propriété de la mère sur son propre corps à celui du fœtus sur sa propre vie. La méthode antique de détermination - l'enfant ne devenait un individu à part entière qu'au moment de la naissance - n'a plus de sens aujourd'hui où même de grands prématurés ont des chances de survie sans séquelles. On ne peut pas non plus extrapoler que le moindre amas de cellules soit un "humain" au sens plein et entier du terme. Pourtant, si on le laisse se développer, il le deviendra.

Si nombre de femmes déclarent que l'avortement est un traumatisme, celui qu'elles subissent (incluant un risque non nul de ne jamais plus pouvoir enfanter) reste négligeable par rapport à ce qui attend l'être avorté... Le "droit de chacun à disposer de son corps" est un argument que l'on peut retourner pour refuser la mise à mort d'un être humain à naître à un moment où il est innocent de façon indiscutable.

Si le libéralisme est la défense absolue du droit de propriété de chacun, dont le droit de propriété sur son propre corps, alors il n'y a aucune raison de choisir systématiquement celui de la mère contre celui de l'enfant à venir, celui du fort contre celui du faible!

Par un heureux hasard, la Suisse a répondu à ces questions ouvertes en plébiscitant le "régime des délais" en 2002. Dans les 12 premières semaines, l'interruption de grossesse revient à la femme concernée. Dès la 13e semaine, il faut un avis médical démontrant que l'IVG est nécessaire pour écarter le danger d'une atteinte grave à l'intégrité physique ou un état de détresse profonde de la femme enceinte. On peut donc considérer que la distinction entre un "amas de cellules humaines" et un "être humain en devenir" intervient à la douzième semaine, ce qui est à peu près la limite définie entre les périodes embryonnaires et fœtales. Le compromis est forcément discutable mais a le mérite d'exister.

Mais si les libéraux sont divisés sur la question de l'avortement, tous sont en revanche unanimes sur un fait: l'Etat n'a pas à forcer les gens à payer pour l'avortement d'autrui par le biais d'une cotisation obligatoire. C'est pourquoi je soutiens cette initiative, tout en sachant qu'elle sera certainement balayée!

Commentaires

Et si - admettons - une femme proche de vous se fait violer et souhaite avorter parce que porter, accoucher et s'occuper d'un enfant fruit d'un viol est au-dessus de ses forces, qu'allez-vous lui dire ?

Son violeur bien défendu en prendra pour des clopinettes et elle aura sa vie gâchée, se sentira salie, humiliée, rabaissée, sera honteuse, etc...
trouvez-vous cette situation défendable ?

Moi pas !

Écrit par : Lise | 12 décembre 2013

@Lise: c'est un peu dommage que dès votre premier commentaire ici vous vous sentiez obligée de verser dans les clichés de la pire espèce: le violeur qui met forcément sa victime enceinte, en prend pour des clopinettes...
Allez, j'en ai d'autres pour vous histoire de vous faire gagner du temps:
- Et si c'était votre fille enceinte à 14 ans?
- Et si votre soeur célibataire et droguée attendait un bébé quadrisomique?
(etc.)

Toutes les réflexions sur l'avortement ci-dessus s'intègrent dans une réflexion où l'enfant est normal et pas le résultat d'un traumatisme. Simplement une femme normale avec une grossesse "non désirée".

Pour vous répondre, je suis plutôt contre l'avortement, dans le sens où la notion d'avortement dit "de confort" me choque particulièrement (je crois ce genre de cas plus courant que des femmes enceintes de leur violeur, si vous me permettez, mais peu importe. Et puis la "pilule du lendemain" n'est pas un avortement). Je suis donc contre l'avortement d'enfants sains conçus hors du viol, et contre l'avortement de foetus au-delà d'un certain stade.
Ceci dit, je veux bien admettre que je ne suis pas une femme et que certains éléments liés à la grossesse m'échapperont toujours ; c'est pourquoi je parle de décisions personnelles. Etre contre ne veut pas dire "interdire à tout prix" mais plutôt "pour passer outre vous devriez amener de sacrées bonnes raisons".

Maintenant, en tant que libéral je m'efforce aussi d'être cohérent avec mes opinions, et je suis pour la libéralisation totale de l'adoption. M'est avis qu'un enfant adopté est préférable à un enfant avorté, qu'en pensez-vous?

Entre les femmes désirant avorter et les couples dépensant des fortunes pour la procréation assistée puis l'adoption, il y a probablement des passerelles à établir... Je doute que les chiffres coincident exactement mais il y a matière à arranger les choses là-dedans, sans aucun doute. Cela pourrait suffire à résoudre une partie du problème.

Rappelons enfin que même si ce billet va plus loin, l'initiative dont il est question ici ne changera strictement rien sur le régime d'avortement en Suisse, juste la façon dont les frais sont payés.

Écrit par : Stéphane Montabert | 12 décembre 2013

Merci de votre réponse.

Lorsque je parle du viol, il ne faut pas oublier que le violeur est très souvent connu de la victime : ce n'est pas moi qui l'avance mais les statistiques.

Je ne suis pas pour l'avortement mais en revanche je respecte les femmes qui choisissent cette solution. Ces femmes doivent être aidées et non regardées "de travers" parce qu'elles ont choisi cette solution. Et si en plus, elles doivent s'acquitter des frais alors qu'elles ont peut être des moyens financiers très limités, que feront-elles ?

Vous pouviez aussi parler des hommes car pour un avortement il y a un homme qui en partage la responsabilité.

Il y a des femmes qui n'auront pas les moyens de payer un avortement et que feront-elles ? iront-elles vers des "faiseuses d'ange" comme cela se passait il n'y a pas si longtemps avec les conséquences que l'on peut imaginer ?

Dans les primes payées chaque mois, vous comme nous tous participons par solidarité pour ceux qui boivent trop, qui ont des problèmes psychiques, etc... on peut aussi continuer à faire la même chose pour aider ces femmes et c'est cela qui est important : les aider pas les montrer du doigt !

Écrit par : Lise | 12 décembre 2013

Libéralisation totale de l'adoption ? Ca dépend. Aujourd'hui, dans les pays occidentaux, les enfants adoptés, on a tendance à aller les chercher à l'étranger -- et à l'étranger lointain, pour parler comme à Moscou. C'est une bien mauvaise idée.

L'adoption est déjà difficile en soi. Si on ajoute à cela la transplantation d'une culture différente, on multiplie les risques, et on ne rend service ni à l'enfant, ni aux parents.

Écrit par : Robert Marchenoir | 12 décembre 2013

@Lise: les faiseuses d'ange travaillent-elles à titre gratuit? Pourquoi payer pour un service sordide quand l'hôpital propose des conditions d'hygiène et de compétence bien meilleures?

Quant aux femmes trop pauvres, elles pourraient compter sur leurs parents ou de l'aide sociale privée ; mais très honnêtement, j'aimerais vraiment savoir combien de femme en Suisse renonceraient à avorter pour des raisons purement financières tant le calcul me paraît absurde. Les initiants tablent sur 1000 cas par an, j'en doute fort, même si cela n'enlève rien à leur principal argument - la grossesse n'est pas une maladie.

@Robert Marchenoir: l'adoption d'enfants "exotiques" est devenue la règle parce que c'est la seule possible. Les Etats s'occupent de l'adoption comme du reste, avec la compétence qu'on leur connaît ; d'où la quasi-impossibilité pour des parents d'adopter des enfants du cru. La libéralisation de l'adoption permettrait de mettre un terme à de nombreuses aberrations dans ce domaine.

Écrit par : Stéphane Montabert | 12 décembre 2013

Parmi ceux qui sont contre l'avortement,les fameux moralisateurs sont-ils blancs aussi blancs que neige? notre pays a encore des secrets jamais divulgués et qui ne le seront jamais .Et parmi ceux qui sont contre la libération du fœtus dès la 12me semaine voire avant ,ils oublient tous que Dieu voit tout entend tout et surtout a mis sur le chemin des victimes des gens ,simples humains capables de les écouter sans les juger et surtout capable de se taire jusqu'à leur fin de vie
Ce qui fait qu'après avoir découvert leurs propre vie entachées de maudits secrets les voici à leur tour dépositaires d'infâmies
Mais comme dit l'adage,heureusement vous ne savez pas tout, et bien qu'athées par dégout le plus souvent ces gens là ajouteront ,là-haut le veilleur fait toujours tourner la roue de la vie et que vous soyez croyants,pénitents pécheurs etc elle n'épargne personne .Seule et authentique grande certitude

Écrit par : lovsmeralda | 13 décembre 2013

@Monsieur Montabert,n'oubliez jamais qu'une fois sortis des griffes du dogme sectaire ,les plus frustrés agiront sans l'ombre d'un remord. Car ce qui a été refoulé dès la naissance à coups de peurs irréelles voire pire va se transformer en actes à accomplir.
L'humains libéré de ses sacrificateurs et castrateurs est comme l'adolescent qui dès la puberté va contrôler par lui-même ce qui lui a été enseigné
Et tant que les mouvances sectaires radicales et religieuses régneront le problème lié à l'avortement sera d'actualité ,ne rêvons pas surtout si on étête pas le serpent ,la queue elle repoussera toujours

Écrit par : lovsmeralda | 13 décembre 2013

@M. Montabert
Je vous retourne votre question:
Pourquoi, pour gagner quelques centimes par mois sur les primes, devrions nous prendre le risque de voir des jeunes femmes renoncer à l'avortement?
Les coûts sont estimés à 30 millions par an, ramené à 7 mio d'assurés, ce représente 4,30 .- par année sur les primes, 35 centimes par mois...tellement ridicule que cela ne sera même pas rendu aux assurés.
LE coût n'est qu'un prétexte pour s'attaquer à une liberté durement acquise, la légalisation de l'avortement, purement et simplement.
Et vous le notez vous-même, cette liberté n'est pas absolue, il y a des restrictions, des délais.
On est loin de l'utilisation de l'avortement comme moyen de contraception.
Cette initiative est très sournoise.

Écrit par : Lefredo | 13 décembre 2013

Un mot de plus sur l'adoption, qui est une alternative naturelle à l'avortement.

IL ne me paraît pas anormal qu'elle soit contrôlée par l'Etat, comme le sont la filiation, le mariage, etc. Auparavant, c'était l'Eglise qui se chargeait de ce contrôle de l'état-civil, ce qui montre bien qu'une autorité est nécessaire en la matière.

Mais il est intéressant d'observer la dérive des services de protection de l'enfance en Grande-Bretagne. Dans ce pays qui a pourtant une tradition libérale, qui a été l'un des premiers du monde à se doter d'une charte des droits, la "protection de l'enfance" est devenue une entreprise quasi-fasciste, un rêve de communiste ou de nazi, avec des fonctionnaires qui sont de véritables voleurs d'enfants.

On ne compte plus les affaires où l'Etat a enlevé les enfants à leurs parents sous les prétextes les plus futiles ; les services de l'enfance sont des milices qui débarquent dans les maisons avec des pouvoirs inquisitoriaux.

Je me souviens de cette Italienne enceinte, de passage en Angleterre, qui a été droguée sous l'autorité de la police, soumise de force à une césarienne, puis renvoyée chez elle sans son bébé ; d'une mère à qui l'on a confisqué son bébé à la naissance, parce qu'elle avait eu le tort de demander, par le passé, son admission dans un hôpital psychiatrique, pour une dépression dont elle avait guéri ; d'une autre à qui l'on a enlevé son enfant parce qu'elle était sympathisante de l'English Defence League (mouvement patriotique, de droite, opposé à l'islamisation), ce qui, d'après les communistes au pouvoir, montrait qu'elle n'était pas à même d'élever correctement sa descendance.

La presse britannique s'indigne régulièrement de ces affaires, mais personne ne souligne que ce sont des méthodes dignes d'Hitler ou de Staline, tranquillement pratiquées au sein de l'une des plus vieilles démocraties du monde.

Écrit par : Robert Marchenoir | 13 décembre 2013

" l'Etat n'a pas à forcer les gens à payer pour l'avortement d'autrui par le biais d'une cotisation obligatoire. "

La question est bien plus large : faut-il payer pour la santé d'autrui par le biais d'une cotisation obligatoire ? On peut très bien y répondre non (et je suppose que c'est votre cas) et débattre sereinement là-dessus, mais dans le cas d'espèce s'attaquer uniquement à l'avortement revient à faire de la question morale sous-jacente la question centrale de l'initiative, et les opposants à l'initiative ont bien raison de mettre le débat sur ce seul terrain. Pour ma part je me refuse à soutenir une initiative qui ne s'attaque qu'à une part du problème (pourquoi ne pas assurer les fumeurs, les obèses, les maternités dans une assurance complémentaire ?).

Écrit par : Souflette | 13 décembre 2013

" Le coût n'est qu'un prétexte pour s'attaquer à une liberté durement acquise, la légalisation de l'avortement, purement et simplement. "

Oui mais les libertés sont sensés être lié aussi à la responsabilité individuelle. Il me semble qu'il y aussi matière à réfléchir quand on sait que certaines femmes on tout bonnement négligé toute forme de contraception alors qu'elle savent très bien les risques encourus.

D.J

Écrit par : D.J | 13 décembre 2013

Membre, autrefois de l'Association pour décriminaliser l'avortement je souhaite de tout coeur que l'initiative soit balayée mais je voudrais poser une question: en privilégiant la contraception qui n'est plus une "inconnue", depuis le temps, n'y aurait-il pas moyen de diminuer l'IVG, franchement?! Les femmes qui avortent sont-elles toutes des femmes qui ont été violées ou porteuses d'enfants à venir particulièrement handicapés? "Mon corps est à moi" exclu-t-il la contraception ou, un soir, de manque de préservatif, quelques heures d'abstention?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 13 décembre 2013

@Lefredo: "Pourquoi, pour gagner quelques centimes par mois sur les primes, devrions nous prendre le risque de voir des jeunes femmes renoncer à l'avortement?"

Parce que l'avortement n'est pas un geste médical soignant une quelconque affliction. Et n'a donc pas à être couvert par une assurance-maladie, obligatoire qui plus est.
L'argument des "quelques centimes par mois" est un non-sens permettant de justifier tout et son contraire. La légitimité de la chose ne vient pas de son coût mensuel.

@Souflette: votre question est sensée mais vous confondez les maladies liées à des comportements à risques (cancer des fumeurs) à des frais médicaux non liés à la santé (IVG). A moins que vous ne me démontriez que la grossesse est une maladie.

Sur le fond, je suis évidemment contre le principe de l'assurance-maladie obligatoire, mais ici il ne s'agit pas d'abolir celle-ci mais de faire en sorte qu'elle couvre ce pour quoi elle porte son nom.

@Myriam Belakovsky: il est temps en effet de parler de responsabilité! A en croire beaucoup de gens les bébés semblent arriver tout seul! Mais comment évoquer la responsabilité lorsque le coût est assumé par la collectivité entière?

On ne peut pas demander aux gens de se comporter de façon responsable en supprimant les conséquences de leurs actes.

Écrit par : Stéphane Montabert | 13 décembre 2013

Votre argumentation est un tissu pitoyable, mais malheureusement traditionnel, de la logorrhée "Tea Party"; un pathétique chapelet d'égoïsme, emballé dans la bien mal nommée « responsabilité individuelle », tout ceci dans le méprisable but de vous déresponsabiliser de la solidarité.

Écrit par : Das Kapital | 13 décembre 2013

@Das Kapital: "vous déresponsabiliser de la solidarité", qu'est-ce que c'est que ce charabia?

Écrit par : Stéphane Montabert | 14 décembre 2013

Je suis contre la peine de mort! Pas le droit de s'arroger le droit de vie ou de mort sur qui ce soit!
(les bébés qui ne veulent pas vivre, partent tout seul).
Dès lors je trouve indécent d'être obligée d'y participer grâce à des primes OBLIGATOIRES.
Tiens cela devrait parler à quelques uns et pas besoin de faire de grands discours!

Écrit par : Corélande | 14 décembre 2013

" emballé dans la bien mal nommée « responsabilité individuelle », "

vous semblez tellement détester la responsabilité individuelle que j'imagine que vous devez prendre cela à la lettre et que vous vous êtes mis sous la tutelle de quelqu'un qui dicte tout ce que vous devez faire pour chacun de vos gestes et cela pour votre bien.

D.J

Écrit par : D.J | 14 décembre 2013

@ Montabert
@ corélande
@ d.j.

La solidarité c'est participé, via l'impôt, au bien de toutes et de tous, la base de celle-ci repose sur la santé, l'éducation, le droit à un logement décent, à la culture...

Idem pour vous "coré", vous participez à hauteur de vos possibilités, via l'impôt, au bien de toutes et tous et votre "alambiquée" opinion, née de votre "tortueux" lien entre la peine de mort et l'avortement, vous vous le garder.

d.j. pur procès d'intention qui ne repose que sur des affabulations, pitoyable!

Écrit par : Das Kapital | 15 décembre 2013

Le sirop de la solidarité ne peut pas couler sur la conscience, cela en est devenu gluant et mortel pour ces fœtus!
S'arroger un droit de vie ou de mort c'est renaître des cendres de visionnaires morbides des temps passés.
D'en être complice par le biais de paiements obligatoires n'a plus rien à voir avec l'impôt ou tout autre devoir envers la société. Kappich!

Écrit par : Corélande | 16 décembre 2013

@ Corélande

"Ils" ont visiblement "oublié" de te faire prendre tes pilules avant de te ramener dans ta cellule...

Tu en deviens presque divertissante!

Écrit par : Das Kapital | 16 décembre 2013

" La solidarité c'est participé, via l'impôt, au bien de toutes et de tous, la base de celle-ci repose sur la santé, l'éducation, le droit à un logement décent, à la culture... "

Parce que vous croyez encore que le bonheur des individus peut-être acquis en étant dépendant de l'état, de l'impôt, de la solidarité forcée etc...?

Il n'y a que les socialistes qui croient savoir mieux que l'individu ce qu'il y de bon ou mauvais pour lui.

D.J

Écrit par : D.J | 16 décembre 2013

Trop de commentaires sans intérêts à lire, j'y renonce. Ce que je constate, c'est que la société suisse s'est polarisée. Comme en France, d'ailleurs c'était le but. Et comme le parti socialiste en France, l'UDC amuse le peuple sur des sujets sociétaux. On remarque que la présidente vaudoise est orthodoxe - tu parles d'une identification avec les problèmes du peuple vaudois - et anti-nucléaire. Tu parles du réalisme avec les besoins de la Suisse...
Gens de bon sens qui votez UDC ! Entrons dans ce parti et virons à grands coups de pieds au cul ses dirigeants aussi stupides que parfaitement incompétents !
Corélande au pouvoir, cela n'en ira que mieux !
Nous avons besoin de l'UDC, mais pas d'un parti qui nous emmerde avec les infinies subtilités du problème de l'avortement !

Écrit par : Géo | 16 décembre 2013

Si nous ne restons QUE sur l'argument que la grossesse n'est pas une maladie...

Alors il faut d'urgence dire que la toxicomanie N'EST PAS une maladie.
Que le burnout N'EST PAS une maladie.

Et pourquoi je paierais via mes cotisations d'assurance maladie obligatoire des semaines de congés et séances de psys pour des gens inadaptés à leur travail (ou vice-versa peu importe au final) ?

Et pourquoi je paierais pour des médicaments et soins pour ces profiteurs de la Riponne ?

S'il faut développer cet argument de la grossesse qui n'est pas une maladie, il va falloir aller loin, vraiment loin.
Et cela va faire mal, car je suis désolé mais

LA VIEILLESSE N'EST PAS UNE MALADIE !!!

Et tout l'édifice de santé s'écroule, je le crains.

Écrit par : Greg | 16 décembre 2013

@ D.J.

Exacte, pour une fois vous avez tout juste, l'obligation d'offrir un minimum décent à chaque individu, c'est les Socialistes qui le propose avec Humanité et Intelligence, les autres, les cyniques de droite souhaitent une retour de l'époque victorienne!

Écrit par : Das Kapital | 16 décembre 2013

@Géo: ne vous en déplaise, j'ai encore le loisir de choisir mes sujets, dont celui de prendre position sur des initiatives soumises au peuple. Rien ne vous oblige à venir perdre votre précieux temps ici.

@Greg: La vieillesse n'est pas une maladie, mais un état de faiblesse favorisant l'apparition de maladies. Quant à qualifier ou non de maladie la toxicomanie ou le burn-out, c'est un débat que je laisse aux spécialistes.

"Et pourquoi je paierais via mes cotisations d'assurance maladie obligatoire des semaines de congés et séances de psys pour des gens inadaptés à leur travail (ou vice-versa peu importe au final)?"

Si vous affirmez que l'assurance-maladie est une aberration, vous prêchez un convaincu. Mais en l'état une vaste gamme de comportements (probablement trop) est qualifié de "maladie" et permet de délier la bourse commune des assurés obligatoires ; et malgré tout, la grossesse n'est pas une maladie et n'a pas à en faire partie.

Je crois que c'est un fait, sans tirer par les cheveux le moindre concept.

@Das Kapital: Les socialistes sont généreux, mais seulement avec l'argent des autres. Tenez, prenez Lausanne, une des villes emblématiques de la gauche. On y compte de nombreux mendiants à St-François. Avec tous les généreux passants socialistes des environs, ne devraient-ils pas avoir de quoi se remettre sur pied en un rien de temps? Ou alors c'est à croire qu'aucun ne passe jamais par là!

Et puis tous les Socialistes que je connais ne versent que le minimum légal de l'argent qu'ils doivent à l'Etat en guise d'impôt. Quand je leur pose la question, ils me répondent que c'est aux riches de payer; les riches étant ici toujours quelqu'un d'autre, même s'ils vivent eux-même fort bourgeoisement.

Tout cela est tout de même un peu étrange.

Écrit par : Stéphane Montabert | 17 décembre 2013

" Et pourquoi je paierais via mes cotisations d'assurance maladie obligatoire des semaines de congés et séances de psys pour des gens inadaptés à leur travail (ou vice-versa peu importe au final) ? "

Il est bien le problème des coûts de la santé que l'assuré doit supporté de plus en plus.

l'assuré ne paie plus pour lui-même mais pour les autres au nom de la solidarité forcée. Pourquoi une personne menant une vie saine doit-il casquer pour des toxicos qui ont choisi de mettre leur santé en danger?

" Et cela va faire mal, car je suis désolé mais

LA VIEILLESSE N'EST PAS UNE MALADIE !!! "

Cette exemple est complétement absurde. L'assurance maladie ne rembourse pas la vieillesse. On ne va pas chez le médecin parce que l'on est vieux ou jeune mais parce que l'on est malade.

D.J

Écrit par : D.J | 17 décembre 2013

@ Das Kapital : la solidarité ne peut être que volontaire. Si elle est imposée, ce n'est plus de la solidarité.

La LAMAL, vu que le principe a été accepté, doit se contenter de rembourser les frais relatifs à de vraies maladies. Si l'on considère que l'avortement doit faire partie de l'assurance de base de la LAMAL, quid des problèmes visuels ou dentaires ?

Écrit par : Pascal | 17 décembre 2013

@ Montabert

Villes dirigées avec compétences et succès par les socialistes:
Zurich - Winterthur - Bâle - Berne - Bienne - La Chaux de Fond - Le Locle (communiste) - Lausanne et... la liste et encore longue.

Les gens de votre parti, quand à eux sont des paysans profiteurs, dispendieux et assistés, l'UDC règne dans les inutiles campagnes et nous impose ses bouffons incompétents!

Charité bien ordonnée commençant par soi-même, je vous suggère de montrer l'exemple, vous qui avez été accueilli et accepté dans ce pays, et ensuite d'en parler avec vos collègues Socialistes.

Écrit par : Das Kapital | 17 décembre 2013

Kaaaaapital! C'est vrai que les hommes dans cette histoire, prennent souvent la poudre d'escampette! Seule la femme reste avec son problème physique et de conscience.
Si pour vous la petite pilule vous dégage de toute responsabilité, c'est bien mettre bas vos actes individuels. Je comprends mieux alors que vous déléguiez tout le "paquet" à la société, cela doit ressembler à un lavement cérébral bien venu et libératoire!
C'est Noël, sourions, chantons en chœur, bébé est dans la crèche! On verra ce que l'on en fait du "cadeau" de Noël en février prochain!
Pour moi c'est lumineux, comme le resplendissant soleil du jour! Bien à vous

Écrit par : Corélande | 17 décembre 2013

L'avortement est légal, n'en déplaise à certains. Pour des questions de santé publique, rembourser les avortements permet à chaque femme (ou couple) de prendre une décision en dehors de toute question de coût (et encore, une part non négligeable des avortements ne sont déjà pas remboursés vu les franchises de l'assurance maladie), et cela permet au final d'éviter des problèmes de long terme d'enfants non voulus, non aimés (qui peuvent être adoptés, mais comment en faire une question idéologique : n'est-ce pas inconscient de forcer des femmes à aller au terme d'une grossesse non voulue pour permettre à des personnes d'adopter??)...
Une grossesse "pas normale" (par ex toxoplasmose) peut donner lieu à prise de médicaments par la mère qui n'est pas remboursée par la maternité mais la LAMAL de la mère. C'est dans le cas d'espèce une maladie, mais pas de la mère : de l'enfant - mais c'est la LAMAL de la mère qui est utilisée. Un avortement est juste le choix de faire s'arrêter une grossesse qui, n'aurait pas nécessairement abouti de toute façon (tout comme on peut décider de supprimer les nombreuses petites pommes d'un pommier pour en garder quelques-unes, et qui seraient pour la plupart tombées). C'est donc une grossesse "pas normale" car on se dit, tout en sachant que cela sera moralement ou physiquement très dur, que cela n'est pas possible pour toutes sortes de raisons. Donc LAMAL. Rien à redire là-dessus.
La LAMAL devrait en outre prendre en charge les moyens de contraception (qui pourrait être contre? A suivre les arguments des anti-IVG, cela paraît couler de source). MAis aussi les frais dentaires ou d'ophtalmologie...

Écrit par : Ness | 17 décembre 2013

@Ness: la remise en question de la légalité de l'avortement est un délire aucun lien avec la question posée au peuple. Merci donc d'éviter de faux arguments pour rester dans un débat rationnel.

Vous confondez une maladie de l'enfant à naître (évidemment à soigner) avec le coût d'une intervention destinée à le tuer: difficile de faire pire.

"Un avortement est juste le choix de faire s'arrêter une grossesse qui, n'aurait pas nécessairement abouti de toute façon (tout comme on peut décider de supprimer les nombreuses petites pommes d'un pommier pour en garder quelques-unes, et qui seraient pour la plupart tombées)."

Votre argumentation fait froid dans le dos, je vous le dis franchement.

La LAMal n'a pas plus à prendre en compte la contraception, sauf à considérer une fois encore que la procréation est une maladie. Quant aux frais dentaires ou d'ophtalmologie, c'est un point discutable, si l'on parvient à faire la part des choses entre ce qui relève du nécessaire et ce qui relève du confort (blanchiment des dents, montures de lunettes hors de prix...)

Écrit par : Stéphane Montabert | 17 décembre 2013

" Villes dirigées avec compétences et succès par les socialistes:
Zurich - Winterthur - Bâle - Berne - Bienne - La Chaux de Fond - Le Locle (communiste) - Lausanne et... la liste et encore longue. "

Oui Das Kapital on connaît la compétence des socialistes et leurs succès de bon gestionnaire. La liste des villes financièrement dans le rouge ( le rouge va finalement bien pour les socialistes ) dirigées par les socialistes est effectivement encore longue. On peut rajouter Renens ville en main communiste qui se dirige vers une faillite programmée.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/4df06d28-4f75-11e3-ad54-6076c4bda28c#.UrAuX3yA2Uk

D.J

Écrit par : D.J | 17 décembre 2013

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