25 avril 2014

Le Gripen, clef de l'indépendance

De tous les objets présentés au peuple le 18 mai, la votation sur le Gripen semble la plus indécise.

Les campagnes politiques sont rarement élégantes mais celle-ci suscite un jaillissement de mauvaise foi assez exceptionnel. Les adversaires du Gripen évoquent ainsi continuellement le "jouet" d'Ueli Maurer - comme si le choix de l'appareil était la décision d'une seule personne, à mi-chemin entre le caprice d'enfant et l'insinuation de corruption.

gripen,prise de position,votation du 18 mai 2014L'approbation du Gripen est le résultat d'un interminable processus de sélection et d'évaluation des différentes alternatives par des professionnels. Elle est soutenue tant par le gouvernement que les chambres fédérales. Ici, tout est oublié. On ramène l'entier du dossier au seul conseiller fédéral UDC, exposé en première ligne pour mieux être pris pour cible.

Certes, le Gripen est un bon avion sans être le meilleur du monde. Et alors quoi? Les compromis sont monnaie courante. Il n'y a là rien de honteux. La police helvétique conduit des Opel et non des Ferrari exactement pour les mêmes raisons.

Parmi les reproches formulés contre le Gripen, on regrette simultanément qu'il soit trop cher. L'avion parfait serait sans doute à la fois doté de performances inégalées et d'un prix modique! Pourtant, tant le Brésil que l'Algérie choisissent le Gripen. Le Gripen assure la sécurité aérienne de la Suède, de la Hongrie, de la République tchèque, de l'Afrique du Sud et de la Thaïlande. Peut-on croire que l'avion serait financièrement abordable pour ces pays tout en étant hors de portée de la Suisse?

Je n'en fais pas mystère, l'achat du Gripen par la Confédération me paraît un choix raisonnable. Performant sans être ruineux, fabriqué par un pays neutre partageant nos vues, facile à mettre à jour avec de nouvelles technologies, amenant des accords compensatoires pour 2,5 milliards de francs assurant 1'000 places de travail en Suisse pendant 10 ans, acheté avec une clause faisant couvrir d'éventuels surcoût par le gouvernement suédois lui-même... La barre a été placée très haut.

Ueli Maurer a assuré les négociations de main de maître, obtenant pour la Suisse des contreparties tout simplement inédites dans un contrat d'armement. Il ne faut pas voir autre chose dans sa victoire face au Parlement, dont les réticences ont été levées les unes après les autres alors que M. Maurer négociait garantie après garantie auprès de Saab et de l'Etat suédois.

Aucune alternative n'étant envisageable à court ou moyen terme, la question n'est donc pas de choisir le Gripen parmi différentes options, mais bien de préserver un semblant de police de l'air à la Suisse.

En clair, ce sera soit le Gripen, soit rien.

Nous l'avons vu plus haut, les adversaires du Gripen ne brillent ni par leur cohérence ni par leur rationalité, mais - médias aidant - ils pourraient obtenir une majorité. En 1993, le FA-18 n'était accepté que par 57,2% des votants. Ce fut le moment où les anti-militaristes du GSsA furent le plus près de l'emporter. Nous retrouvons ce passage à risque. En l'absence de provisions comptables dignes de ce nom, le renouvellement du parc aérien militaire s'apparente à d'énormes dépenses ponctuelles difficiles à faire accepter par les contribuables, bien que ces avions ne représentent que 0,45% du budget de la Confédération.

Aujourd'hui, d'après les sondages, le Non a dix points d'avance sur le Oui... Admettons donc que le Gripen soit refusé.

Le 18 mai, au soir d'un scrutin à suspense, la population suisse rejette l'achat du Gripen, mettant pour ainsi dire un terme à l'illusion d'une défense aérienne helvétique. Le message sera aussi bien entendu à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays.

La Suisse entrera alors dans une ère inédite. Le retrait des Tigers vieux de quarante ans est annoncé quoi qu'il arrive ; avec l'obsolescence progressive des FA-18, la composante aérienne de l'armée suisse appartiendra au passé.

Il n'est évidemment pas concevable pour un pays de ne pas avoir la moindre couverture aérienne, ne serait-ce que pour la sécurité civile en temps de paix. L'épisode du Boeing d'Ethiopia Airlines détourné sur Genève et accompagné par des avions italiens et français sera progressivement la norme. Les seuls appareils militaires survolant le pays appartiendront à des puissances étrangères. Il faudra les inviter à chaque fois qu'il faudra rendre compte d'un vol commercial en difficulté, ou pour assurer la sécurité de chefs d'Etat venus en visite lors d'un grand raout de la Genève Internationale.

Pas besoin d'être devin pour comprendre les limites de l'approche dans laquelle sera entraînée la Suisse.

1. Les voisins de la Suisse ne sont pas forcément ses amis, ni même bien intentionnés. Faut-il vraiment faire l'inventaire de nos différends avec la France pour comprendre qu'il serait malaisé de dépendre d'elle pour notre sécurité? Nous n'en sommes pas, heureusement, à des tensions militaires, mais il pourrait y avoir une certaine "nonchalance" de Paris à remplir les obligations d'un accord militaire aérien avec la Suisse, ou à le lier avec des dossiers dans lesquels nous aurions préférer garder toute latitude pour négocier.

2. En situation de dépendance, la Suisse devra payer, et cher. Depuis quand est-il devenu plus abordable de faire appel à un tiers qu'en s'en chargeant soi-même? Toute sous-traitance entraîne des coûts supplémentaires. Si la France, l'Allemagne ou l'Italie prennent la Suisse sous leur aile, personne ne le fera gratuitement. A la peine avec leurs propres budgets, elles n'ont pas plus de raisons d'accorder un tarif préférentiel. En ce moment les pays d'Europe ont plus besoin d'argent que d'une bonne image pour leurs forces aériennes ; la Suisse, sans alternative, leur donnera un excellent prétexte pour facturer leurs prestations à prix d'or.

3. Tout un pan industriel et technique disparaîtra. On ne s'improvise pas pilote de chasse, mécanicien sur avion, sous-traitant dans la conception d'armement embarqué du jour au lendemain. Sans armée de l'air, ces techniques et ces connaissances disparaîtront purement et simplement faute de débouchés, avec des conséquences économiques et stratégiques difficiles à quantifier. Elles repousseront de plusieurs années la reconstruction d'une armée de l'air crédible si jamais elle devait se reformer - une perspective qui enchantera sans doute les anti-militaristes dans le public, mais inquiétera davantage ceux qui se préoccupent de la sécurité du pays.


En résumé, la Suisse sera affaiblie et vulnérable. C'est bien naturel, puisque l'abandon de la composante aérienne s'apparente à un renoncement de souveraineté. La Suisse se présente comme un pays neutre et indépendant ; mais sans armée digne de ce nom l'indépendance n'est qu'un concept vide de sens. Pire, si le pays n'est plus indépendant, il ne peut plus être neutre non plus, car il se soumet aux velléités de ceux qu'il a chargés de de sa protection.

Supprimer l'armée de l'air helvétique est donc finalement un autre moyen de nous faire dépendre de nos voisins, c'est-à-dire à nous pousser dans les bras de l'Union européenne. L'adhésion rampante à l'UE prend bien des aspects inattendus...

Sur le plan géopolitique européen, la Géorgie a été envahie il y a deux ans. L'Ukraine bascule peu à peu dans la guerre avec la Russie. Il y a moins de vingt ans, l'ex-Yougoslavie était le théâtre d'épurations ethniques et les bombes pleuvaient sur la Serbie. Combien de ces conflits ont été prévu par les gens qui nous prédisent aujourd'hui un avenir de lait et de miel?

Le vote du 18 mai façonnera la crédibilité militaire suisse sur les vingt prochaines années. Il est étonnant que les Suisses semblent se contenter des analyses superficielles jetés par des médias ouvertement engagés dans une croisade anti-UDC.

Commentaires

@Monsieur Montabert Ce n'est pas en lisant la presse ce matin sur le site Arcinfo qu'en Romandie les votants apprécieront ce qu'on y lit
A savoir que des élus et citoyens photographient et publient via les réseaux sociaux leurs votes
Et vous voudriez qu'on joue a ce qui ressemble de plus en plus à un nouveau jeu de société ,juste pour occuper l'électorat? c'est inadmissible et montre bien l'état mental si c'est bien vrai de certains élus
Et comme il n'y a jamais de fumée sans feu
bon dimanche pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 26 avril 2014

Les "progressistes" ne cessent de remettre en cause les droits démocratiques. Ils ont tort, évidemment, et la position de Luc Ferry sur ce sujet est tout simplement effrayante quand on sait ce qu'il veut représenter. Dans ce contexte, réciproquement, on peut se demander pourquoi la Suisse tolère que les mêmes qui veulent la fin de l'armée et qui se sont fait dégommer par plus de 70% des voix veulent remettre la question sur le tapis en s'attaquant à la pièce maîtresse d'une armée, son aviation, en usant d'arguments d'une malhonnêteté sans pareille depuis Goebbels dans la vie politique européenne ?
Quand va t-on enfin soumettre l'aide au développement suisse au scrutin populaire ? Pourquoi celle-ci aide la Corée du Nord, par exemple ?

Écrit par : Géo | 26 avril 2014

Merci pour cet éclairage bienvenu. En effet, ce n'est ni le moment de se rapprocher de l'UE, ni le moment de se rendre plus vulnérable que nécessaire. L'avenir pourrait montrer qu'il vaut mieux ne compter que sur soi-même. Regardons l'histoire !

Écrit par : Zendog | 26 avril 2014

Le grippen est un excellent choix. Je trouve regrettable que ce genre de question soit soumise au peuple. Une armée sans aviation crédible est condamnée à la défaite. C'est d'ailleurs bien l'aviation qui est attaquée en premier lieu lors d'une guerre. En accord avec Zendog , regardons l'histoire!

Écrit par : Christian Pougnier | 27 avril 2014

On ne peut pas dépenser de l'argent, sous prétexte d'idéologie. Des sommes pareilles doivent s'inscrire dans une réalité.
La réalité est que le danger est terroriste, mais ne vient pas de nos voisins. Notre aviation est suffisante pour faire cette police, surtout qu'elle reste fonctionnaire avec des heures de bureaux.

Quant aux Grippen....Tout a été dit, et une raison de plus pour ne pas jeter de l'argent par les fenêtre.

Stop aux décisions idéologiques, dire non aux Grippen ne veut pas dire être contre l'armée ou contre l'aviation.

Quant aux technologies avions, chars, c'est de plus en plus électroniques, informatiques, donc nous sommes à la merci de nos "vendeurs". Indépendance de la Suisse....!! Revenez à la réalité.

Écrit par : roket | 27 avril 2014

Monsieur Montabert on dit qu'il ne faut jamais attendre que le fer à repasser soit froid pour redynamiser l'esprit.Après avoir lu sur le Nouvelliste la mise en route de la taxe au sac pour les Valaisans et compris les enjeux défendus par un conseiller aux Etats du canton ,j'ai tout de même relevé les propos de Monsieur Maurer qui semble le plus concerné et le plus intelligent de tous
Lui a compris qu'il valait mieux ménager d'abord le porte-monnaie du citoyen plutôt que lui faire croire à n'importe quoi
Monsieur Maurer serait-il le seul Conseiller Fédéral a être vraiment réaliste?
Après avoir lu ses propre j'en suis plus que certaine
De plus en voyant la météo calamiteuse du jour ,protéger l'environnement ne sert à rien Dame Nature elle seule sait comment contrer les esprits spéculateurs qui prennent les citoyens pour des vaches à lait, ni plus ni moins
De toutes manières il suffit de voir le tout grand Art exercé par nombre de politiciens qui a chaque décision importante trainent les pieds mais d'une manière de plus en plus visibles et pour repasser non pas le fer mais la patate au suivant.Ce jeu commence vraiment à lasser l'électorat qui s'il ne paie pas ses impôts à temps se voit de suite surtaxé
Je suis plus que certaine qu'en installant un cordonnier près du Palais Fédéral lui ferait des affaires en or!
très belle journée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 28 avril 2014

@Roket: "Stop aux décisions idéologiques", dites-vous. Très bien, encore faut-il savoir si l'aveuglement idéologique consiste à vouloir absolument le Gripen ou le rejeter à tout prix...

Comme je l'ai écrit ci-dessus, le Gripen semble le meilleur contrat que la Suisse puisse avoir sur un avion de combat moderne. On ne refusera pas le Gripen en espérant un "meilleur deal", c'est illusoire. Quant à être à la merci d'un vendeur d'électronique, je préfère la Suède à la France ou l'Oncle Sam, faute de solution locale.

La Suisse n'a pas d'armée de l'air. Elle n'en aura pas davantage avec le Gripen, le nombre d'exemplaires est par trop dérisoire. En revanche, elle aura, avec le Gripen, une POLICE de l'air capable d'assurer des missions de temps de paix.

C'est là, voyez-vous, tout le non-dit de cette votation. Ni les adversaires du Gripen ni ses partisans ne veulent évoquer ce point, pour ne pas éveiller l'attention de la population sur l'indigence de ses forces aériennes - de crainte de déclencher des réactions de peur ou de pitié.

Le 18 mai, nous ne votons pas pour nous doter d'une armée de l'air. Nous votons pour équiper nos forces aériennes (le mot "armée" est déjà exagéré) d'un équipement modeste pour donner le change en temps de paix, face à des avions détournés par exemple.

Vous avez le droit de penser que c'est déjà trop, de l'argent "jeté par les fenêtres" comme vous dites. Je crois pour ma part que c'est un minimum et que renoncer à cet achat revient à se condamner à une dépendance envers nos voisin que nous paierons au final beaucoup plus cher, et pas que sous forme d'espèces sonnantes et trébuchantes.

Cela ne retire rien à vos remarques sur d'autres dangers qui menacent la Suisse ; mais ils n'ont juste aucun rapport avec le Gripen.

Écrit par : Stéphane Montabert | 28 avril 2014

Ces comparaisons entre dangers liés à l'informatique et nécessité d'une armée conventionnelle, donc avec couverture aérienne sont à la limite du débile. Un peu comme ce brave Luc Recordon, opposé à l'envoi de soldats pour protéger les navires suisses contre le pirates somaliens, au prétexte que si ceux-ci s'adonnaient à la piraterie, c'est que leur pays souffrait de sous-développement et que c'est à cela qu'il fallait remédier. On imagine la jeune Suisse allemande avec de grands yeux bleus et des birkenstocks venant enseigner l'art du jardinage à des pirates gagnant des centaines de millions de dollars grâce à de vieilles kalachnikovs et à la veulerie des Occidentaux...
Ou de jeunes hackers lausanno-genevois reconvertis dans la défense informatique s'opposant avec leurs tablettes aux Russes du type maire de Slaviansk sur leurs chars d'assaut...

Écrit par : Géo | 28 avril 2014

@Géo: ces comparaisons ne sont pas débiles en soi, mais sans rapport et surtout non-formulées. Cette vieille manœuvre pour fédérer l'opposition est connue comme le loup blanc, et je suis épaté qu'elle fonctionne toujours aussi bien!

La force des opposants au Gripen est de nous présenter une liste quasiment infinie d'autres dangers/besoins dans lesquels l'argent de l'acquisition des Gripen serait "mieux dépensé": menaces informatiques, logement, éducation, aide au développement, protection des frontières... Dans laquelle chacun sera naturellement invité à se reconnaître.

Mais ces sujets qui n'ont aucun rapport avec le Gripen, pas même en termes d'incidence financière, et on évitera soigneusement d'aller dans le détail.

Ce flou n'empêchera pas la gauche, en cas de Non le 18 mai, de se lancer fièrement comme porte-parole de tous ceux qui ont voté Non. Les gens qui auraient souhaité un autre avion à la place du Gripen, de la surveillance aux frontières ou quoi que ce soit qui ne soit pas adoubé par les leaders autoproclamés du Non seront les jolis cocus de l'histoire.

Comme c'est parti, il y a d'ailleurs plus de chance que l'enveloppe non-allouée au Gripen, si elle se concrétise jamais, finisse dans la réinsertion des criminels dangereux, le fonds de cohésion européen, l'aide au développement du Tiers-Monde ou aux Migrants africains traversant la Méditerranée.

Mais ne vous inquiétez pas, ce sera un projet socialiste, car ce sont les leaders de l'opposition au Gripen. Leurs partenaires se retrouveront tous comme deux ronds de flan, et ils l'auront bien cherché.

En attendant - car c'est le but, ne l'oublions pas - la Suisse sera privée d'une force aérienne capable d'effectuer même des missions de police.

Écrit par : Stéphane Montabert | 28 avril 2014

Rocket vous parlez d'argent jeté par la fenêtre alors que penser de toutes ces tablettes reliant les politiciens entre eux pour autant qu'ils ne soient pas relié avec des politiciens français ceci afin de rester sur la même longueur d'ondes?
Et grâce à qui sont payés tous ces gadgets ? alors autant un Grippen et moins de joujous ,ces Messieurs Dames Twitteriens et Fesses-Boukiens auront leür esprit occupé à soulager le peuple avant des containers ou des animaux ou des insectes
Et dire que ce sont leurs pères ou leurs grands- père qui m'ont forgé le caractère alors surtout qu'on ne me dise pas que j'ai tort/rire
Car nos anciens avaient compris tout l'art dé faire éduquer les filles grâce aux ordres ceux-là mêmes et intimés à des milliers d'hommes lors des Ecoles de Recrues

Écrit par : lovsmeralda | 28 avril 2014

"Combien d'ustensiles vieux de 30 ans avez-vous encore à la maison?", a interrogé dimanche à Zoug le conseiller fédéral Ueli Maurer, durant un meeting de soutien aux Gripen à Zoug.

Et de répondre immédiatement: "Chez nous, il n'y en a plus beaucoup, à l'exception bien sûr de ma femme, qui s'occupe des tâches ménagères"...

Quelle culture et quelle élégance Monsieur Maurer!

NON à cette casserole avec ailes!

Écrit par : Das Kapital | 28 avril 2014

@Das Kapital: ...Et voilà. Vous êtes tombé en plein dans le piège pour benêt, les deux pieds en avant.

C'est fou, on parle de définir la neutralité et l'indépendance suisse sur les vingt prochaines années, d'une facture à coup de milliards, d'interdépendance entre les pays, de l'évolution de la situation géopolitique... Et voilà que M. Maurer se permet une plaisanterie médiocre! Quel affront! Non au Gripen, ça lui fera les pieds!!

Quelle profondeur de réflexion! Quel recul! Quelle clairvoyance! Quelle finesse d'analyse!

Rassurez-moi, vous ne vous percevez pas comme un visionnaire j'espère?

Écrit par : Stéphane Montabert | 28 avril 2014

En ce qui me concerne, j'ai pas mal d'ustensiles vieux de trente ans chez moi, et je les garde précieusement : ce sont les meilleurs et les plus solides. Il se pourrait même que certains soient de fabrication suisse...

Je ne prétends pas, toutefois, en tirer un quelconque enseignement sur l'équipement de l'armée helvétique -- pas plus que de la française, d'ailleurs.

Écrit par : Robert Marchenoir | 29 avril 2014

@Das Kapital désolée de vous contredire si vous saviez le nombre de femmes qui ont ri de ce gag.Elles n'allaient pas se faire du souci pour si peu,elles en ont entendu bien d'autres
Avoir un Tigre dans le moteur quel beau compliment .Mais vous êtes trop jeune pour conprendre /rire
Même la Vierge Marie est objet de contemplation et de touchers , et régulièrement par des milliers de pèlerins !
Quand à briller dans le ciel comme un avion de chasse et avoir des milliers de paires d'zieux posés sur soi quelle est la femme ou l'homme qui n'en rêverait pas !

Écrit par : lovsmeralda | 29 avril 2014

Ayons une pensée pour ce malheureux dessinateur de 24 heures qui nous fait bailler avec ses productions d'une banalité et d'un manque d'humour que seul Barrigue, 27 ans de nullités au matin, a su égaler.
Bürki, bientôt 50 ans de médiocrité : l'image même de 24 heures...

Écrit par : Géo | 29 avril 2014

@ lovsmeralda

Il y a aussi chez les femmes de "grosses lourdes"
Rickli (la dépressive UDC - encore une!) Morano (la poissonière UMP), et la blondasse fille du tortionnaire borgne!

J'allais oublier, la reine "hors catégorie: Palin

@ Montabert

Est-ce de ma faute si le CF en charge de ce dossier est un paysan suisse allemand peu instruit qui utilise l'argent du contribuable pour "forcer" à l'achat de ce fer à repasser?

Qu'il dépense notre fric pour en faire la promotion est déjà inexcusable, mais qu'en plus il fasse de l'humour de piou-piou de salle de garde, alors NON!

Écrit par : Das Kapital | 29 avril 2014

Das Kapital@ Merci de la démonstration : la seule chose que vous êtes capable de reprocher à Marine le Pen est d'être une blondasse. La classe.
Parce qu'à part ça, je l'ai vu dans cette émission sur la 2ème chaîne française avec Pujadas, "Des paroles et des actes", du 10/04. Elle se défend plutôt bien, par rapport au niveau des politiques français habituels...

Je vous aurais bien mis le lien, mais vous connaissez vos amis socialistes français : c'est totalement impossible, bien au dessus de leurs capacités technologiques, à ces phares de la pensée mondiale...

Écrit par : Géo | 29 avril 2014

Que reprochez-vous à Sarah Palin ?

Écrit par : Rastapopoulos | 29 avril 2014

@ Géo

Au siècle passé, alors que je vivais à Londres, un ami français m'avait invité à passer le week end à Paris.

Un soir nous nous étions rendu, en Rolls Royce, sur une péniche afin de partager un repas fin.

Ce sont joint à nous 3 filles, 2 connues de mon ami et une "blondasse" qu'il n'avait jamais rencontré, au retour la "blondasse", qui savait que nous rentrions sur Saint Cloud, nous demandait si nous pouvions la ramener; elle-même habitant dans le parc de Montretout.

Je me retrouvais ainsi assis à l'arrière de la Silver Cloud, à côté de la fille d'un tortionnaire... expérience intéressante!

Elle avait juste 18 ans, moi j'en avait 21, mais déjà elle transpirait cette agressivité, cette vulgarité agrémentée par cette voix de poissonnière, qu'elle partage la Morano.

Comme pour laver cet affront, le surlendemain, nous passâmes une soirée en compagnie d'Isabelle Adjani, et... malheureusement... une centaine d'invités!

Écrit par : Das Kapital | 29 avril 2014

das Kapital@ Les gens de gauche ne sont pas les moins machos, merci pour la démonstration. Je me suis souvent aperçu que beaucoup d'entre eux n'étaient de gauche parce que c'était le discours dominant et que cela leur permettait de baiser un maximum de femelles du troupeau. Les exemples sont assez nombreux un peu partout, non ? François Hollande ?

A part ça, Marine le Pen a un côté très masculin très développé, je vous l'accorde. Sexuellement, ce n'est pas mon genre non plus, encore d'accord. Mais quels que soient nos désaccords sur la politique, je ne me permettrais pas de traiter une femme de blondasse. Question d'éducation ou question de respect des autres humains même si adversaires politiques ?

Écrit par : Géo | 30 avril 2014

Cher Montabert, le Gripen n'est pas la clef de l'indépendance de notre pays mais un outil proposé à notre armée de défense. Un ingrédient dans une longue hiérarchie de moyens. Dédramatisons donc un brin.
Notre armée, seule ou en collaboration, nous offre une potentiel d'indépendance. Pour être crédible elle a besoin d'une couverture aérienne. Mais sans savoir quelles sont les missions de l'armée dont la définition est agendée par le Conseil Fédéral pour 2015, l'acquisition d'un nouvel avion d'interception semblerait prématurée.
Si acceptée en mai 2014, l'acquisition des Gripen ne serait effective avant 2024 - première livraison en 2018, Saab fabrique 6 avions par an, mise en service opérationnel d'une escadrille en 2024? Dans l’intérim le FA-18 avec un complément de personnel peut assurer une couverture 24/24 et 7/7 jusqu'en 2030. Se précipiter maintenant est peut-être une moins mauvaise solution, mais une mauvaise solution quand même. En attendant la mission définie en 2015 je refuse de mettre la charrue devant les bœufs et je voterai non le 18 mai.

Écrit par : edouard'35 | 30 avril 2014

@ Géo

Je vous l'accorde, "blondasse" est très péjoratif, cependant cela lui va comme un gant, tout autant à l'époque, c'était fin août 1986, comme aujourd'hui lorsqu'elle valse à Vienne dans les bras de nazis!

Écrit par : Das Kapital | 30 avril 2014

Cher edouard'35, je pense que vous êtes soit hypocrite, soit naïf, en vous abritant derrière des questions de calendrier.

Au vu des purs mensonges que vous débitez dans votre argumentaire ("Saab fabrique 6 avions par an" "le FA-18 avec un complément de personnel peut assurer une couverture 24/24 et 7/7 jusqu'en 2030") je penche pour la première hypothèse.

Votez non autant que vous voulez, mais de grâce, ne mentez pas.

Écrit par : Stéphane Montabert | 01 mai 2014

Das Kapital@ Cela m'ennuie de squatter le blog de M.Montabert sur ce thème hors-sujet. Néanmoins, je m'interroge sur le fait que vous choisissiez plus important d'insulter Marine Le Pen plutôt que d'éventuellement convaincre vos lecteurs. Le narcissisme est un des points caractéristiques les plus évidents des trolls...

Écrit par : Géo | 01 mai 2014

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