04 juillet 2014

Nicolas Sarkozy, problème français

Quand Nicolas Sarkozy est apparu aux Français mercredi soir il avait tout de l'animal blessé - animal politique, blessure de fierté.

sarkozy_garde_a_vue.jpgAussi discret que pouvait être le personnage depuis sa défaite à la présidentielle contre François Hollande, il est revenu sous le feu des projecteurs au cours d'une opération médiatique parfaitement orchestrée, preuve d'une maîtrise étendue de sa communication et de son image, mais aussi de ses relais. Quel justiciable "comme les autres" a jamais eu accès à un tel accès en prime-time pour un plaidoyer sans contradicteur?

M. Sarkozy ne pouvait bien sûr se contenter de jouer sa partition sans se livrer à sa tactique favorite, la contre-attaque. La justice française - muette dans le spectacle - est ainsi devenue une marionnette inféodée au pouvoir socialiste, pourchassant un innocent avec la dernière mauvaise foi. Les gentils, les méchants, TF1 ne diffuse pas du prêt-à-penser que pendant les pauses publicitaires.

La réalité n'est évidemment pas aussi simple. Comme le relevèrent de nombreux Français, il faut un certain culot pour prétendre être innocent et pur lorsqu'on est poursuivi par une demi-douzaine de chefs d'accusation portant sur autant d'affaires différentes.

Pourtant, il faut aussi le reconnaître, l'acharnement judiciaire existe lui aussi. On sait depuis plus d'un an que l'Elysée a mis en place un cabinet noir pour empêcher le retour politique de M. Sarkozy. Une des deux juges d'instruction en charge de l'affaire est membre d'un syndicat fortement engagé à gauche. La Garde des Sceaux Mme Taubira a montré par une incroyable gaffe que non seulement elle ment effrontément (ce dont chacun se doutait depuis longtemps) mais aussi que le gouvernement suit de près les soucis judiciaires de l'ancien président.

Que lui est-il reproché? Sur le dernier dossier en date, un mélange de soupçons fort peu étayés:

Les policiers cherchent à prouver que Nicolas Sarkozy aurait tenté d'obtenir des informations sur la décision que s'apprêtait à prendre la Cour de cassation sur le sort de ses agendas saisis dans le cadre de l'affaire Bettencourt.


Pour y parvenir, il aurait proposé un poste à Monaco à Gilbert Azibert, avocat général à la Cour de cassation, affirme-t-on. Problème, aucune parole ne le prouve de façon claire ; le poste en question n'a de loin rien de prestigieux ; l'homme ne l'a de toute façon pas obtenu ; enfin, ces conversations compromettantes n'ont été arrachées qu'après de longs mois d'écoute "à filet dérivant" entre un avocat et son client, au mépris du secret professionnel et des besoins de l'enquête pour laquelle elles avaient été réclamées en premier lieu...

On ne peut s'empêcher de penser que Nicolas Sarkozy a été mis sur écoute sur un prétexte, et gardé sous ce régime jusqu'à ce que l'on trouve quelque chose à se mettre sous la dent.

L'ancien président de la République n'est pas blanc comme neige pour autant. Slate fait l'inventaire des "dossiers" de Sarkozy et celui pour lequel il a été placé en garde-à-vue n'est ni le plus grave, ni le plus solide. De nouvelles pourraient encore s'ajouter à la longue liste, notamment sa responsabilité dans l'affaire des fausses factures entre l'UMP et Bygmalion pour le financement de sa campagne de 2012, où il paraît impensable qu'il n'ait été au courant de rien. Et pourquoi quelqu'un qui se prétend innocent de tout a-t-il besoin d'acquérir un second téléphone sous une fausse identité?

Si Nicolas Sarkozy a des raisons personnelles d'être furieux, c'est avant tout pour des questions de calendrier. Envisageant vraisemblablement son retour officiel à la rentrée, il aurait eu alors beau jeu de dénoncer les accusations le visant comme autant de tentatives d'obstruction lancées par François Hollande pour se prémunir contre lui en 2017. Mais en imposant leur agenda à Nicolas Sarkozy, les juges d'instruction l'ont pris de vitesse. L'actualité judiciaire l'a rattrapé dans sa retraite. Cela colorera d'une toute autre manière son avenir politique, où son retour est désormais perçu comme une fuite en avant à la Berlusconi pour espérer échapper à ses déboires judiciaires.

Entre des enquêtes trop liées au pouvoir socialiste et un politicien surjouant l'indignation, la confusion règne. Les socialistes sont empêtrés dans le discours sur l'indépendance de la magistrature alors que tout prouve le contraire. L'UMP hésite à soutenir un candidat gênant alors que tant d'ambitions se dévoilent pour 2017. En dépit de tout, les Français sont invités à renouveler leur confiance en leur classe politique puisque la thèse du "tous pourris" fait le jeu du Front National...

Des sondages au lendemain de sa prestation montrent que les Français sont très partagés. 47% se disent convaincus de son innocence, 49% de sa culpabilité: l'objectif de semer la confusion est donc atteint. Et si 69% des Français estiment qu'il n'y a pas eu d'acharnement judiciaire, 33% ne le jugent pas honnête.

Mais quelle importance devrait avoir l'opinion des Français dans une instruction judiciaire? La culpabilité ne doit pas dépendre de la popularité. En prenant les Français à témoin sur ses déboires personnels, Nicolas Sarkozy a détruit les derniers restes d'honorabilité dont pouvait encore disposer les magistrats. C'est la tactique de la terre brûlée. Qu'il finisse condamné ou non, la crédibilité des juges est en miette: le grand public ne verra plus que des desseins politiques à la moindre occasion. La Justice a été traînée dans l'arène médiatico-politique et n'en sortira pas indemne.

En France la politique semble phagocyter petit à petit tous les rouages de la société. Désormais même les notions d'innocence et de culpabilité s'effacent devant les considérations partisanes et les sondages d'opinion.

Commentaires

"La Justice a été traînée dans l'arène médiatico-politique et n'en sortira pas indemne." Beaucoup de gens pensent qu'il n'y a pas eu besoin de l'y forcer et que cette crise annonce la fin de la République des juges. Le cheminement est étroit entre juridisme et politique, nous sommes bien placés pour le savoir en Suisse.
Par exemple, l'assassin de Lucie, condamné à vie par un tribunal cantonal, a vu cette peine refusée par nos Maîtres et Seigneurs, les Juges Fédéraux, que personne n'a élu, qui se cooptent parmi entre copains-coquins et qui nous démontrent leur mépris du peuple dès qu'ils en ont l'occasion : voyez les interviews de Rouiller, socialiste, ancien président du TF et grand défenseur au nom du christianisme des gentils criminels contre ces salauds de bourgeois qui voudraient les emprisonner et les empêcher de nuire. J'ai une théorie - fantasme sur ces juges criminels par procuration qui jouissent par procuration des crimes abominables que commettent leurs protégés. Je les vois assez bien se masturber derrière leurs bureaux à chaque nouvelle victime...

Sur la France : Sarkozy candidat officiel de l'UMP, cela donne le candidat socialiste, vraisemblablement Manuel Valls contre Marine Le Pen au deuxième tour et donc victoire du candidat socialiste. Cela paraît une évidence. Pas à 80-20% comme Chirac, mais à 60-40%.
Donc cette mise en accusation, l'élimination de Sarko, profite en premier lieu à l'UMP (ou ce qui en restera...). Le "cabinet noir" socialiste travaille donc contre les intérêts du PS: les Français voteraient facilement pour un candidat sérieux et plus présidentiable que Sarko, qu'ils ont viré sèchement...
Juppé, Fillon, ou pourquoi pas, dans un sursaut d'intelligence, Bayrou ?

Écrit par : Géo | 07 juillet 2014

@Géo
Les juges appliquent la loi. La loi de l'internement à vie est plutôt inapplicable. Pour autant, il ne va pas être libéré.
Le pervers de Romont est emprisonné à vie, comme d'autres fou dangereux.

Si on part du principe qu'une personne peut guérir, on ne peut pas l'enfermer à vie sauf si notre système applique des peines à l'américaine, chaque délit s'accumule, au lieu des packages.

Si on pouvait définir par le scanner du cerveau, si l'individu restera dangereux, alors ce serait plus facile de sanctionner par un internement à vie.

Votre vision des choses qui laisse paraître des frustrations est plutôt inquiétante. Pour autant, personne, par précaution, ne va vous enfermer pour votre dangerosité sous-jacente.

Écrit par : roket | 08 juillet 2014

Entre problèmes, n'y a-t-il pas tout d'abord qu'ils, gens de pouvoir au pouvoir en savent trop les uns sur les autres et qu'au premier qui oserait parler pour de vrai on aurait vite fait de fermer le bec?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 09 juillet 2014

Bonjour,
Que de poncifs dans ce billet entre le "culot pour prétendre être innocent et pur", "ne pas âtre blanc comme neige pour autant", "la thèse du "tous pourris" fait le jeu du Front National" et j'en passe pour finir par celui qu'on a trouvé dans tous les journaux français "pourquoi chercher à éviter le flicage si on n'a rien à cacher".

Je vous en prie, retirez svp ces liens vers les sites des libéraux, vous n'en êtes pas puisqu'entre autres il vous semble que la justice doive se faire en Place de Grève.

PS: Sarkozy est un socialiste comme les autres.

Écrit par : gameover | 10 juillet 2014

@gameover: merci pour votre commentaire constructif, j'ignorais que vous étiez le grand ordonnateur décernant les points de libéralisme.

Sachez toutefois que ce billet a été repris sur Contrepoints - à l'initiative de sa rédaction. Je vous en prie, pardonnez-leurs.

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 juillet 2014

"Votre vision des choses qui laisse paraître des frustrations est plutôt inquiétant"
Je ne suis pas vraiment le seul, et il est effectivement difficile à la minorité d'emprisonner la majorité qui a voté pour l'internement à vie et le renvoi des criminels dangereux, que la petite camarilla de juges fascistoïdes (refusant la démocratie et non élus) refusent d'appliquer...

Écrit par : Géo | 10 juillet 2014

merci de votre réponse. Que voulez-vous l'erreur est humaine.

Je note d'ailleurs dans les commentaires (de libéraux modérés) de votre billet sur CP au sujet de la phrase suivante de votre billet: "Et pourquoi quelqu’un qui se prétend innocent de tout a-t-il besoin d’acquérir un second téléphone sous une fausse identité ?

Simple citoyen :
"Comment peut-on en ces colonnes libérales arriver à pareilles extrêmités?"

Yepp:
"Ca me fait un peu mal de lire cela sur un site libéral …"

Carredas
"Si des libéraux en sont là, où peuvent en être les autres ?"

Même si les libéraux sont connus pour ne jamais être d'accord sur tout, il y a quand même des fondamentaux.

Écrit par : gameover | 10 juillet 2014

@gameover: les lecteurs intéressés pourront se rapporter au fil de commentaires sur contrepoints (http://www.contrepoints.org/2014/07/06/171335-nicolas-sarkozy-ce-probleme-francais#comment) sans besoin de copier-coller les conversations ici - que vous choisissez soigneusement d'ailleurs, je pourrais vous en citer tout autant qui vont dans l'autre sens.

La question que je pose reste valable: "Et pourquoi quelqu’un qui se prétend innocent de tout a-t-il besoin d’acquérir un second téléphone sous une fausse identité ?" et vous n'y répondez pas plus que les autres. L'indignation est une chose, les arguments en sont une autre.

Ce n'est pas un problème de vie privée mais de légalité. J'attire votre attention sur le fait que l'usurpation d'identité est punie par la loi. Il existe un Paul Bismuth, M. Sarkozy (ou son avocat) a commis un délit puni selon le préjudice de plusieurs années de prison et de dizaines de milliers d'euros d'amende.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/sarkozy-sur-ecoute-le-vrai-paul-bismuth-veut-retrouver-son-anonymat-19-03-2014-3687843.php

Encore une affaire qui lui pend au nez, et bien sûr des légions de sympathisants viendront clamer qu'il n'y est pour rien.

Nous ne parlons pas ici simplement de vie privée mais bien d'une infraction pénale. Je réitère donc ma question: pourquoi M. Sarkozy a-t-il pris de tels risques pour cacher ses conversations avec son avocat?

Sinon, ravi d'avoir confirmation de votre part que l'erreur est humaine, à vous lire j'avais quelques doutes.

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 juillet 2014

Pour info je ne suis pas un sympathisant de Sarkozy, même comme un pis-aller.
Et ça m'a fait sourire qu'il se soit fait prendre aux lois liberticides qu'il a lui même initiées.
Mais ça n'empêche pas de tenter l'objectivité et à ce titre je considère qu'il faut revenir au fait initial : l'écoute.

Et à ce niveau peu m'importe que ce soit une loi qui ait permis cette écoute puisque je considère que cette loi n'est pas compatible avec la liberté.

Ainsi, nos amis américains - qui sont quand même sur la mauvaise pente au niveau des libertés - considèrent quand même qu'une écoute ou une perquisition ne peut pas prendre en compte des éléments délictueux étrangers à l'affaire en cours et découverts par hasard, ce qui a été fort joliment métaphorisé par l'expression "filet dérivant" par Guaino.

Je considère donc que l'on peut utiliser des moyens illégaux pour se soutraire à une action de l'état bafouant la liberté. Ceci tenant du principe "Ce n'est pas moi qui a commencé."

A ceux qui m'opposeraient la loi comme devant s'appliquer à tous, je dirai qu'il aurait donc fallu fusiller tous les résistants entre 40 et 44.

Pour ce qui est des commentaires de CP je note que pourtant fervent lecteur et donateur c'est la première fois que je lis de tels commentaires remettant en cause un article au titre du libéralisme, non pas pour remettre en cause la liberté d'expression mais plutôt parce qu'un tel article aurait pu être pondu par Libération et c'est à ce titre que je parlais de poncifs.

Écrit par : gameover | 10 juillet 2014

@gameover: autant je vous suis sur la première partie de votre argumentaire affirmant qu'"une écoute ou une perquisition ne peut pas prendre en compte des éléments délictueux étrangers à l'affaire en cours" autant je ne suis pas d'accord avec votre conclusion affirmant "que l'on peut utiliser des moyens illégaux pour se soustraire à une action de l'état bafouant la liberté." En fait il n'y a même pas de rapport entre les deux propositions, sauf à décréter que l'imperfection de l'Etat vous libère de toute loi.

Dans un Etat de droit (ce que la France n'est plus depuis longtemps) M. Sarkozy n'aurait pu être poursuivi pour cette affaire de trafic d'influence pêchée plus ou moins par hasard. Mais cela n'excuse en rien d'avoir enfreint la loi en faisant l'acquisition d'un téléphone sous une fausse identité. Les deux affaires n'ont rien à voir, et un méfait n'en excuse pas un autre.

Quant à parler de poncifs vous semblez passer comme chat sur braise sur le point central du billet, l'appel au peuple comme moyen de perturber le déroulement d'un processus judiciaire en cours. J ne sais pas si cette thèse aurait pu être pondue par Libération mais si elle avait pu l'être, tant mieux, je n'ai nullement le monopole des idées.

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 juillet 2014

"il aurait donc fallu fusiller tous les résistants entre 40 et 44"
Ce qui a été fait, rassurez-vous, pour ceux qui ont été arrêtés lorsque les lois qu'ils enfreignaient étaient en cours...

Écrit par : Géo | 10 juillet 2014

@ Stephane
Oui il n'y a effectivement pas de rapport entre les 2 propositions. Sorry.
Puisque vous êtes d'accord sur le première, parlons de la 2ème : utilisation de moyens illégaux pour se soustraire à une loi que l'on réprouve.

Comme vous l'avez noté la fRance n'est plus un état de droit. Il est absolument inique de procéder à l'écoute continue d'un citoyen pendant 6 mois pour une raison fallacieuse* et de laisser fuiter ces écoutes (sans rapport avec l'affaire) dans la presse puis d'invoquer un viol du secret de l'instruction, mais surtout ne rien avoir appris sur l'affaire qui a suscité cette écoute (financement présumé de la campagne électorale de Sarkozy par la Lybie).

(*): Cette affaire est ancienne, Kadahfi est mort et on se doute bien que les seules conversations que pourraient avoir Sarko sont celles avec son avocat suite à l'ouverture de cette information judiciaire.

Résister contre une loi ou un acte qu'on réprouve conduit souvent à se placer hors-la-loi. Ainsi en fRance une loi interdisait de venir en aide aux immigrants illégaux. Cette loi visait certainement à la base les passeurs mais s'est retrouvée mettre en cause des gens qui par charité donnaient occasionnellement le gîte et le couvert aux migrants.
Après une première condamnation, des gens se sont mis en masse à héberger des immigrants, donc à se placer hors-la-loi, pour faire changer l'application de la loi.

Pour prévenir un chyprage de l'épargne mais aussi pour échapper à une imposition excessive qui est devenue de la confiscation il est actuellement nécessaire de soustraire au fisc le maximum des sommes possibles en plaçant ses avoirs à l'étranger et en ayant recours au travail au noir : c'est illégal mais nécessaire.

J'aurais beaucoup d'autres exemples pour justifier qu'il faut parfois être dans l'illégalité pour faire respecter ses droits.

Sinon pour en revenir à Sarko, et connaissant la position qui était la sienne, je l'ai trouvé vraiment léger (ainsi que son avocat) dans la façon dont il a essayé de gérer son anonymat avec cette usurpation d'identité. Pas vraiment malin.

Sur le point central de votre billet c'est exactement le sujet de l'article de Libé du 2 juillet :
"S’il a choisi de rompre ce faux silence médiatique, c’est pour prendre les Français à témoin de l’«instrumentalisation de la justice» montée contre lui. «Les Français doivent savoir», ne cesse-t-il de répéter, en appelant à «leur conscience»."

http://www.liberation.fr/societe/2014/07/02/sarkozy-se-pose-en-victime-de-l-instrumentalisation-de-la-justice_1055948

Ce que je regrette pour ma part c'est que l'on s'intéresse à la forme alors qu'il y a un vrai problème de fond dans la justice en france puisque le parquet est selon la loi aux ordres du Garde des Sceaux. Cette affaire aurait justement pu être l'occasion de discuter de ce point. Mais cette manière de faire est assez habituelle, s'intéresser à la forme plus qu'au fond.

Écrit par : gameover | 10 juillet 2014

"la justice en france puisque le parquet est selon la loi aux ordres du Garde des Sceaux."
L'indépendance du 3ème pouvoir est de toute façon un leurre. Au moins le système français a-t-il cet avantage d'être moins hypocrite que la pseudo-indépendance des juges ? Il semble que la réflexion sur ce point faible du système démocratique soit à la peine ou n'intéresse que peu de gens, alors que les contradictions deviennent de plus en plus violentes entre volonté d'être protégés par la loi des peuple européens et laxisme judiciaire qui met l'accent sur les droits de l'homme en faveur des criminels...

Écrit par : Géo | 11 juillet 2014

@ Géo
Il fallait comprendre "En 1945, il aurait donc fallu fusiller tous ceux qui ont été résistants entre 40 et 44"

D'ailleurs ça permet de mettre en évidence que la notion de crime et délit, surtout ceux sans victimes, évolue à travers le temps : religion, sorcellerie, avortement, immigration,homosexualité, adultère, drogue.

Sur la justice, moins hypocrite... mouais, ça ne les empêche pas de hurler que la justice est indépendante. Et pourtant le parquet fait appel quand la décision des juges non laxistes ne plaît pas en haut lieu, ce qui sonne comme un avertissement.

On a eu un joli exemple de résistance dernièrement avec la cour de cassation qui s'est contredite à 6 mois d'intervalle sur la crèche Baby Loup (port du voile) devant l'insistance de 2 cours d'appel à prendre avec constance une position inverse de celle du gouvernement.

On a souvent tendance à croire que le laxisme vient de gauche en france mais c'est oublier que c'est sous Sarkozy que l'on a envisagé de supprimer les peines de prison pour les atteintes à la propriété afin de les réserver uniquement aux atteintes à la personne. C'est symptomatique de la façon dont on considère le droit de propriété et dont on gère le manque de places de prisons.

Écrit par : gameover | 11 juillet 2014

De Gaulle était un hors-la-loi, Pétain ayant offert sa vie à la France...
Bon, on ne va pas y passer plus de temps. Ici aussi, le parti radical, dit du centre droit, est sur la même ligne que le parti socialiste, du centre gauche. L'UMPS existe aussi ici, les mêmes causes provoquant les mêmes effets. Ils gèrent le capitalisme international au détriment des nationaux...

Écrit par : Géo | 11 juillet 2014

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