10 janvier 2015

Où est Charlie?

je_suis_charlie.jpgDepuis son invention par un journaliste lyonnais quelques heures après l'attentat du 7 janvier, la bannière de soutien "Je suis Charlie" a connu un succès planétaire, devenant le signe de ralliement de millions de personnes. Elle se répandit non seulement sur les réseaux sociaux mais aussi physiquement, brandie comme pancarte lors des manifestations.

Alors, je l'affirme, je suis Charlie. Vous êtes probablement Charlie. Nous sommes tous Charlie. Enfin, presque tous.

Mais que signifie vraiment "être Charlie", à propos ? On associera au slogan un message de solidarité, la défense de la liberté d'expression, le rejet du terrorisme... Mais quoi d'autre encore ? Et est-on seulement d'accord sur cette définition sommaire ?

Dès que l'on creuse un peu les problèmes se posent. Chacun viendra avec sa propre conception - situation pour le moins déroutante pour un message d'unité.  Pour y voir plus clair dans cette pléthore d'opinions, on peut commencer par écarter tous ceux qui ne sont pas Charlie bien que s'en réclamant.

Prenons la classe politique, par exemple. Elle n'est pas à l'origine du message. Elle a raté la première manche de la réaction publique. Spectatrice impuissante de la mobilisation populaire dans la rue et les réseaux sociaux, elle est aujourd'hui avide de reprendre la main. Quelle meilleure façon d'y parvenir qu'une grande manifestation, une "marche républicaine" au premier rang de laquelle les politiciens pourront parader ? Mais attention: pas avec tout le monde ! Des partis républicains de tous bords, des syndicats, des associations... Et pas le Front national de Marine Le Pen.

La tolérance et l'unité s'étendent à des fédérations musulmanes aux postures pour le moins floues sur le terrorisme - elles affirment le rejeter, mais est-ce sur le fond ou sur la forme ? - et ce malgré les liens idéologiques évidents entre les islamistes et le coran sur lequel elles s'appuient, mais pas à un parti politique de premier plan dont le message a toujours été de lutter contre l'islamisme ! Quelle belle leçon de tolérance et de pluralisme !

Non, définitivement, la classe politique française n'est pas Charlie.

La presse, alors ? Hélas ! Si le niveau de retentissement médiatique de l'attentat contre Charlie Hebdo est inégalé, le doute subsiste - fortement. Assiste-t-on à une authentique défense de la liberté d'expression ou simplement à la réaction de défense d'une caste qui se sent menacée ? Le combat concerne-t-il liberté d'expression ou la liberté de la presse, c'est-à-dire la sécurité exclusive des journalistes ?

La réponse prend la forme d'un vide sous nos yeux: des caricatures de Mahomet brillant par leur absence. En 2005 la plupart de nos quotidiens refusèrent de reprendre les caricatures par solidarité avec le journal danois Jyllands-Posten, plaçant en première ligne les courageuses exceptions comme Charlie Hebdo. A cette occasion, ils firent une éclatante démonstration de lâcheté en cédant aux revendications de la rue arabe dans divers pays du Tiers-monde, dont bien peu d'habitants seraient à même de simplement situer le Danemark sur une carte.

L'attentat contre Charlie Hebdo aurait pu leur donner une occasion de se racheter, mais les vit au contraire persévérer dans la soumission, s'infligeant une autocensure sans limite. Les caricatures de Mahomet ne sont pas montrées, les couvertures corrosives de Charlie Hebdo sont coupées au montage ou floutées lorsque ce ne sont pas des éditorialistes qui fustigent "l'irresponsabilité" de l'équipe éditoriale désormais décimée. Ce n'était sans doute pas assez de les voir tomber sous les balles de fous de dieu, il fallait encore fouler au pied leur mémoire... Alors non, défendant une vision toute corporatiste de la liberté d'expression, les médias ne sont pas Charlie.

A ce stade, allons au fond des choses admettre une vérité gênante: même Charlie Hebdo n'était pas Charlie. Aveu difficile au milieu d'un deuil lourd comme celui que nous traversons, mais néanmoins la stricte vérité. Charb était apparemment capable de beaux moments de lucidité mais lui et d'autres membres de la rédaction étaient aussi communistes convaincus, une idéologie pas franchement compatible avec la liberté d'expression ni la liberté tout court. Et à ceux qui voudraient un peu vite minimiser cet aspect de leur personnalité ou glisser ce petit détail sous le tapis de l'histoire, rappelons un épisode de l'épopée Charlie Hebdo tel que relaté dans un vieil article de Libération:

Le 26 avril [1996], Cavanna, Val et Charb (trois piliers du journal Charlie Hebdo) débarquent en estafette dans une annexe du ministère de l'Intérieur. Dans leur coffre, des cartons remplis de signatures qu'ils apportent à un conseiller de Jean-Louis Debré. En huit mois, 173 704 personnes ont répondu à l'appel «pionnier» de l'hebdomadaire pour demander l'interdiction du Front national. (...)

Fin juin 1995, Cabu dessine, à la une de Charlie Hebdo, Jean-Marie Le Pen menottes aux mains entre deux policiers. En titre: «Que faire contre le Front national ? L'interdire !» (...)


La liberté d'expression dont se réclamaient les membres de Charlie Hebdo était visiblement à géométrie variable: valable pour eux mais à retirer à leurs adversaires politiques. Désolé pour leurs nombreux sympathisants posthumes, ils n'étaient même pas Charlie eux-mêmes, ce qui n'est pas le moindre des paradoxes.

La foule alors ? Les innombrables manifestants descendus dans la rue ces jours-ci pour s'indigner ? Il serait difficile de ne les accuser de ne pas être Charlie, quelque part. Et pourtant. Seraient-ils descendus en nombre si la rédaction décimée par les islamistes avait été celle de Minute - cinq attentats dans son histoire, dont un collaborateur torturé plusieurs jours - ou de Valeurs Actuelles ?

Ils sont Charlie aujourd'hui. Étaient-ils Zemmour hier ? Dieudonné avant-hier ?

Et où étaient-ils, ces nobles défenseurs de la liberté d'expression dont chacun se réclame aujourd'hui, lorsqu'il fallait défendre des gens dont ils ne partageaient pas vraiment les idées ? Éprouvaient-ils la moindre gêne lorsque des manifestants chrétiens opposés au mariage gay se faisaient molester gratuitement par la police ?

Il est compréhensible d'éprouver un sentiment de solidarité envers des gens avec qui on est d'accord, mais de grâce, n'appelons pas cela "défendre la liberté d'expression". N'appelons pas cela "être Charlie", à moins de vouloir ôter toute forme de noblesse à ce qualificatif.

Parmi la foule anonyme qui célèbre l'esprit passé de Charlie Hebdo, beaucoup pensent qu'il faut être Charlie aujourd'hui parce que la liberté d'expression est menacée par le terrorisme islamique. Mais est-il ok, alors, de menacer la liberté d'expression par d'autres moyens ? Que dire d'un gouvernement en butte à la liberté d'expression à travers ses lois, par exemple ? Que penser d'une chasse aux sorcières politico-médiatique orchestrée contre les trublions du régime ?

Si quelqu'un ne défend le droit de s'exprimer que pour les opinions qui lui plaisent, alors c'est un partisan. S'il prétend en plus défendre la liberté d'expression, c'est alors un hypocrite. Défendre la liberté d'expression, pour de vrai, revient à tolérer et accepter que puissent être exprimées dans l'espace public les opinions les plus révoltantes face aux convictions propres de chacun. Le débat authentique ne peut naître qu'à travers la confrontation des idées. La vérité est à ce prix. Qu'on s'y refuse et le débat n'est plus qu'un simulacre. Les arguments, les opinions et les pensées ne sont pas des crimes ; seuls les actes le sont.

La plupart des Charlie qui défilent dans la rue ou sur les réseaux sont des Charlie de pacotille dont l'engagement ne résiste pas au moindre examen rigoureux. Ils s'indigneront dès demain contre le prochain chroniqueur dénoncé par la presse bien-pensante. Ils mériteraient pourtant de pousser leur réflexion plus loin.

Défendre la liberté d'expression, être Charlie, c'est accepter qu'on puisse affirmer que les Américains ne sont pas allés sur la lune, que les chambres à gaz n'existaient pas, que la guillotine est une belle invention, que le réchauffement climatique est une foutaise, que l'islam est la religion la plus con, que les juifs dominent le monde, que la pédophilie est une pratique sexuelle saine, que Dieu a créé la terre en sept jours, que Charlie Hebdo était un torchon, que le 11 septembre est un complot, qu'il y a des cultures inférieures à d'autres et j'en passe - aussi choquante la moindre de ces opinion puisse être pour chacun.

Être Charlie, c'est avoir compris l'enjeu : rejeter la violence ou la menace de la violence contre la précieuse liberté d'expression, que le carcan vienne du gouvernement, d'un autre pays, des médias établis, d'autorités religieuses ou de terroristes.

Voilà, à mon avis, ce que signifie être Charlie. Comprenez-le, n'hésitez pas à en discuter, et posez-vous ensuite la question: avez-vous, alors, le courage de l'être ?

Commentaires

"la bannière de soutien "Je suis Charlie" a connu un succès planétaire". Pour ma part je suis sidérée de voir autant de gens qui soutiennent la vulgarité et qui appelle cela de la libre expression!!!

Écrit par : Corélande | 10 janvier 2015

@Corélande: ne vous en déplaise, la liberté d'expression englobe également la vulgarité.

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 janvier 2015

On en revient aussi à la question fondamentale :
1. L'Europe veut la liberté d'expression.
2. L'Europe veut admettre l'islam en son sein.
3. L'Islam n'admet pas la représentation de son prophète. Encore moins donc sa caricature. L'Islam n'admet pas le blasphème.
4. Ne pas admettre le blasphème est contradictoire à la liberté d'expression.

L'Islam est-elle ou non compatible avec les valeurs européennes ? Y a t-il un mouvement de réforme de l'islam qui puisse passer par-dessus le fait que le Coran est intangible puisque écrit de la main de dieu ?

Écrit par : Géo | 10 janvier 2015

Non désolée pas le dénigrement par le dessin qui atteint l'intime des gens!
Là je ne parle pas de religion, même si je crois que la foi religieuse relève de l'intimité!

Je pense que vous en connaissez de ces dessins et bien moi ils m'ont toujours gênés, ni fait rire, ni apporté une quelconque INFORMATION!

Ne serait-ce que les représentations "artistiques...bof!" de Marine Le Pen!
Ce n'était pas seulement elle qui était dénigrée, mais TOUTES les femmes!
J'ai le même problème avec les femmes voilées, un énorme malaise face à elles et je ne parle pas de ces hommes qui veulent s'imposer les armes à la main. Et maintenant leurs femmes les épousent dans toutes leurs horreurs!

Les musulmans doivent se remettre en question sur leurs fondamentaux, mais peut-être que nous....aussi!

Écrit par : Corélande | 10 janvier 2015

@Géo: L'islam est incompatible avec les droits de l'homme, vous n'apprenez rien à personne. Il est juste stupéfiant de voir la quantité de gens qui refusent de l'admettre, même si dernièrement leur nombre a tendance à diminuer.

@Corélande: donc non, vous n'êtes pas Charlie et c'est dommage. Par leurs opinions nihilistes, les dessinateurs de Charlie Hebdo étaient représentatifs de valeurs auxquelles je ne m'identifie pas, si ce n'est l'authentique liberté d'expression dont ils se revendiquaient - lorsqu'ils osaient s'attaquer aussi à l'islam, prenant de véritables risques.

Si vous trouvez que les dessins de Charlie Hebdo étaient choquants, racistes, pas drôle, etc. (et beaucoup partagent ce point de vue) ils étaient limités à la publication: personne n'était jamais obligé ni d'acheter ni de lire leur journal. Nous étions donc dans l'incarnation la plus parfaite de la liberté d'expression.

Les femmes voilées ne représentent pas la même chose car il s'agit de prosélytisme islamique dans l'espace public - muet mais néanmoins porteur d'une énorme charge symbolique, rappelant la soumission, l'infériorité et la négation de la personnalité féminine dans cette religion.

La liberté de dire ce que l'on veut, oui, le droit d'imposer son discours à des gens qui n'ont rien demandé, non.

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 janvier 2015

Je ne suis pas d'accord, je n'ai jamais acheté un charlie hebdo, mais souvent à Paris une époque, nous les voyons étalés dans les kiosques ou alors entre les mains de certain dans les cafés! Avec parfois des rires "gras" en face de vous, parce que vous étiez une femme en vraie et eux sous leurs yeux avaient une caricature dénigrante (pour pas dire plus).

Je ne suis pas charlie, je ne serai pas charlie pour faire plaisir aux autres dans une grande hypocrisie, mais je resterai une femme libre avec beaucoup de gêne et tristesse de voir ces femmes sous leurs voiles annhilant leurs féminités.

Mais je l'ai déjà dit, nous ne pouvons pas non plus aller trop loin dans notre émancipation. Une juste mesure c'est possible et c'est le meilleur équilibre qui permet à chacun de se tenir(bien) debout!

Écrit par : Corélande | 10 janvier 2015

Je peux comprendre que vous dîtes être Charlie, étant donné que Charlie était devenu islamophobe par ses provocations gratuites répétées. Personnellement, je ne le suis pas. Je suis triste mais je refuse de céder bêtement à l'émotion et à la manipulation. Pour plus d'arguments, lire bon billet de Berruyer.

http://www.les-crises.fr/indecense-rendons-hommage-a-charlie/

J'ajoute que la liberté d'expression ne peut jamais être illimité si on veut vivre ensemble au niveau global: si j'insulte perpétuellement et gratuitement mon voisin de pallier, il faut que je m'attende à un retour de flamme. S'il me prend la lubie d'ouvrir un blog sur lequel je me prend en photo en train de me torcher le cul avec le drapeau d'un pays X et fait plein de montage dégeulasse avec ce même drapeau, il faut aussi que je m'attende un jour à avoir un feedback négatif plus ou moins violent. Donc, la liberté d'expression, oui, mais dans une certaine mesure.

Écrit par : Fufus | 10 janvier 2015

Je ne suis pas charlie non plus. Je l'étais plutôt jusqu'à l'Hebdo Hara-kiri n°23 du mercredi 23 décembre 1981 (Charlie Hebdo n°580) où voici ce qu'écrivait Cavanna dans son dernier édito "Cette fois, c'est la fin" :
"Vous êtes aussi cons que vos pères l'étaient à votre âge, vous serez aussi cons qu'eux quand vous aurez leur âge.
Surtout, surtout, chier sur ce qu'aimait papa. Essentiel. Et redécouvrir avec extase ce qu'aimait grand'père. De génération en génération se transmet le flambeau sacré de la connerie. La connerie cherche toujours le non-conforme, à condition que ce soit le non-conforme de tout le monde."
Cela s'applique bien à Charlie et à ses nouveaux amateurs...
J'ai voulu me réjouir de sa reparution. J'ai acheté le premier n° et je l'ai trouvé infect. Facho et haineux. Depuis, j'ai compris que c'était Reiser qui me faisait apprécier Charlie. Ce type était vraiment génial et pas du tout pollué par le gauchisme débile des autres. Comme ces types avaient terminé leur dernier n° par l'injonction "Allez vous faire enculer", j'ai bien compris qu'ils avaient dit là leur dernier mot...

La manifestation de demain promet d'être la plus triste pantalonnade depuis longtemps. La manif post mai 68 avec Malraux en première ligne qui tirait la gueule, peut-être ?

Écrit par : Géo | 10 janvier 2015

@Fufus: "Je peux comprendre que vous dîtes être Charlie, étant donné que Charlie était devenu islamophobe par ses provocations gratuites répétées." -- Je pense donc que vous n'avez absolument rien compris à ce billet.

"si j'insulte perpétuellement et gratuitement mon voisin de pallier, il faut que je m'attende à un retour de flamme" -- vous n'avez apparemment rien compris à la liberté d'expression non plus (et je passe vos autres exemples). La liberté d'expression n'est pas et n'a jamais été celle d'imposer un discours à quelqu'un qui n'a pas envie de l'entendre. Je ne suis pas juriste mais j'imagine que dans un pays où la liberté d'expression est quasi-sacrée depuis quelques sicècles (les USA) il doit y avoir une grosse jurisprudence autour de ce qu'il est permis de faire ou non en son nom.

Vous dites refuser de vous laisser manipuler, mais si vous ne parvenez même pas à comprendre les concepts de base dont il est question vous ne risquez pas d'aller bien loin.

@Géo: Charlie Hebdo était contre la liberté d'expression hormis la sienne, comme j'ai pu l'illustrer plus haut. Mais défendre la liberté d'expression n'implique pas d'être d'accord avec ce qui se dit. Personnellement je trouve Charlie Hebdo très lourd, sélectif dans ces cibles, et accidentellement, drôle.

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 janvier 2015

@Corélande

Limiter la liberté d'expression pose problème.
Jusqu'où limiter?
L'Islam, le Judaïsme, les religions en général? Les représentations à caractère sexuel, l'homosexualité? Le communisme, le socialisme, le libéralisme, le fascisme?
On pourrait admettre quelques limitations (comme c'est déjà le cas, l'insulte, la diffamation, l'appel au meurtre, etc.) mais les sanctions doivent tomber à posteriori et, surtout, toute limitation doit être débattue pour être acceptée par le plus grand nombre (ce qui est plus facile dans une société homogène). Mais pas imposées par la peur.

De plus, cela n'arrêtera pas des gens inspirés d'Al-quaeda ou de l’État Islamique dans leurs conquêtes. Il ne me semble pas qu'une trop grande liberté d'expression régnait en Syrie ou en Irak.

Écrit par : Grognon | 10 janvier 2015

L'article le plus intelligent que j'ai lu à ce jour sur cette affaire.
Merci M. Montabert, vous êtes un vrai défenseur de la liberté d'expression.

Écrit par : Vielmes | 10 janvier 2015

Et la loi sur le racisme ça n'est pas déjà une limitation de la liberté d'expression! Cela d'autant qu'elle est drôlement extensible à ce qui n'est absolument pas du racisme. (qui vient de race; les races)

Combien vous on déjà dit comme c'est bizarre cette loi qui défend la couleur contre la blancheur.......mais pas l'inverse!

Pour moi, le tout premier principe à défendre pour bien vivre en communauté est le respect. Ces gens qui débarquent chez nous, et qui ne savent même pas nous respecter; ni nos valeurs, nos traditions, nos principes, peuvent repartir d'où ils viennent!
Je l'ai dit, la religion relève de l'intime. Chacun à droit de penser ce qu'il veut mais dans le collectif on s'abstient pour que règne
l'harmonie et la convivialité!

Écrit par : Corélande | 10 janvier 2015

En fait dès que quelqu'un dessine un trou du c.. enturbanné, les tarés distributeurs de coran alternatif vont ferrailler avec des armes qu'ils ne sont même pas capable de fabriquer !

Ils ne savent même pas produire des vélo d'Agadir au Timor et on leur fournit des fusils-mitrailleurs ??

Alors ça donne ça :

https://www.youtube.com/watch?v=4mbD-LRTAIY

Écrit par : Corto | 10 janvier 2015

«Les femmes voilées ne représentent pas la même chose car il s'agit de prosélytisme islamique dans l'espace public»

Les femmes voilées portent une «clôture» délimitant une propriété réservée exclusivement aux musulmans. Dans ce balisage est discriminant vis-à-vis de ceux qui ne le sont pas. Moins républicain, on meurt !

Défendre la liberté d’expression de propager la haine, oui, c’est parfaitement possible, même avec tous les exemples que vous citez:

Radoter que les Américains ne sont pas allés sur la lune, on voit pas vraiment où c’est haineux !?! De même que de dire qu’ils sont cons comme cette dernière, c’est juste irrévérencieux à la rigueur.

Pour les autres exemples où il n’y a pas d’appel au meurtre explicite non plus. Même en disant que la guillotine est une belle invention; ce n'est pas propager la haine si l'on ne s'en sert pas. C’est aussi vrai pour les autres trucs dégueulasses.

Écrit par : petard | 10 janvier 2015

La liberté d'expression, finalement, c'est comme la liberté de mouvement. Personne n'a le droit de me retenir captif, mais je n'ai quand même pas le droit d'user de ma liberté de mouvement pour mettre mon poing dans le visage du voisin. De la même manière, la liberté d'expression permet par défaut de dire tous ce que l'on veut, mais ce n'est en aucun cas un passe-droit pour violer la loi.

On peut facilement appliquer cette simple constatation aux exemples proposés par l'auteur. La loi n'a jamais interdit de parler de théories du complots ni de donner son avis sur une méthode d’exécution, mais par contre, elle interdit l'atteinte à la liberté de croyance, la discrimination raciale ou la négation de génocides.

Ainsi, si quelqu'un affirme publiquement "les chambres à gaz n'existaient pas" ou encore "l'islam est la religion la plus con", il est tout a fait possible qu'il soit poursuivi pour ça. C'est un simple principe de respect des lois, et ça n'a rien a voir avec la liberté d'expression.

Stéphane Montabert a tout à fait le droit de contester (liberté d'expression !) ce type de lois, mais tant qu'elles sont en vigueur, il est parfaitement inacceptable de se cacher derrière la liberté d'expression pour les violer.

Écrit par : antoine | 10 janvier 2015

Purée, il en faut des contorsions pour faire avaler cette saleté de plat réchauffé 15 fois !

Non, pétard, imbouffable cette daube de clébard de banlieue, comme ce que tous les pétards mouillés essayent péniblement de servir par temps pluvieux !

Écrit par : Corto | 10 janvier 2015

@Antoine: ma liste d'exemple contient un peu de tout - des théories du complot, des sujets tabous, et des sujets dont la simple évocation peut vous mener en prison.

"Ainsi, si quelqu'un affirme publiquement "les chambres à gaz n'existaient pas" ou encore "l'islam est la religion la plus con", il est tout a fait possible qu'il soit poursuivi pour ça. C'est un simple principe de respect des lois, et ça n'a rien a voir avec la liberté d'expression."

Vous n'avez pas l'air de comprendre que l’État lutte lui aussi contre la liberté d'expression, de façon très active en France. En quoi dire que les chambres à gaz n'existaient pas, voire même nier l'Holocauste, fait de quiconque - outre un crétin - un criminel susceptible d'aller en prison? C'est juste grotesque, et le fait que pour vous l'existence d'une loi suffise à justifier cet interdit, bel argument circulaire, vous rend tout à fait réceptif au retour prochain du délit de blasphème dans le code pénal.

L'exemple de "l'islam est la religion la plus con" n'est ainsi pas anodin parce que ce sont des mots prononcés par M. Houellebecq lors d'une interview il y a quelques années, qui lui valurent un procès direct par des associations musulmanes bien intentionnées - vous savez, pas du genre à nier l'Holocauste, par exemple.

L'écrivain put ressortir libre du tribunal, tout en ayant tout de même subi le stress d'un procès. Le juge fit remarquer que l'islam n'est pas une personne. On aimerait plus de sagesse de ce genre. Mais face à l'indignation continue du monde musulman, la punition du blasphème reviendra peut-être. Nous verrons ce que nous pourrons encore en dire dans quelques années, et je suis moins sûr que M. Houellebecq pourra toujours ressortir libre d'un tel procès.

Si une loi vient interdire de critiquer le coran je parie que vous applaudirez, tout content que ceux qui se retrouvent en prison (ou peut-être fouettés alors, pour faire plus couleur locale?) auront manqué de respect à la loi et que cela n'aura rien à voir avec la liberté d'expression...

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 janvier 2015

Antoine, mais d'abord, qui a dit que le trou du c.. sur les dessins était le prophète de cette bande de bouffeurs de dates ?

Écrit par : Corto | 10 janvier 2015

Le problème de ce canard et de flirter un trop avec certaines vérités et comme je l'ai dit 20 fois, ça arrange 100 fois plus les politiques français de massacrer la bande de Charlie que les frappés de la boutique de chameaux !

Écrit par : Corto | 10 janvier 2015

«elle interdit l'atteinte à la liberté de croyance, la discrimination raciale ou la négation de génocides»

Oké ! reprenons donc:
Liberté de croyance: Quel a été le fond de commerce de Charlie Hebdo depuis des années, sinon de vomir sur toutes les religions ?
Discrimination raciale: Quand des groupes ou communautés ethniques refusent de s'intégrer et de partager les valeurs des sociétés qui les accueillent, c'est quoi d'autre que de la discrimination raciale?
La négation des génocides: Personne ne nie les génocides, ce serait crétin. Qu'il y en ait qui minimisent certains génocides, ce serait un débat mais qui ne peut pas avoir lieu. À l'image d'israël qui minimise ses actes barbares sur la population palestinienne.

Écrit par : petard | 11 janvier 2015

Geo, donnez-moi le nom d'une seule religion qui accepte le blasphème dans ses textes. Aucune. Judaïsme, christiannisme (les 10 commandements sont toujours valables), islam, bouddhisme, hindouisme, etc.

Écrit par : Automne99 | 11 janvier 2015

"Liberté de croyance: Quel a été le fond de commerce de Charlie Hebdo depuis des années, sinon de vomir sur toutes les religions ?"

En tant que juif, je me suis toujours tordu de rire lorsque Charlie lâchait des vannes sur les juifs !

Faut pas confondre la connerie, même si elle représentée par des milliards connards et l'humour, ça ferait mal !

Concernant Israël, le jour où un autre pays qu'Israël mettra au point des missiles capables d'arrêter des qasams pour éviter justement des représailles efficaces, on en reparle !

Ne vous en faites pas pétard avec votre propagande obsolète et protégeant les milliardaires de la mafia onusienne qui planquent leurs milliards dans les paradis fiscaux, les islamistes sont de plus en plus nombreux autour de votre petit pays en taille, équivalent à Israël et que certainement bientôt, aussi des missiles visant à l'aveugle les populations de votre pays la Suisse, tuerons et nous verrons comment la Suisse ou l'Europe réagira !

Pour le moment, la Suisse négocie des systèmes de défense "Dôme de Fer" avec Israël et vient d'acheter des drones qui n'ont jamais transporter des armes !

Il faut rappeler qu'à Ramallah comme à Gaza, de nombreuses célébrations sont venues marquer à nouveau l'actualité, cette fois pour fêter la mort des animateurs de Charlie Hebdo, alors qu'à Tel-Aviv des dizaines de milliers d'Israël ont allumés des bougies en forme de condoléances !

Au fait d'où vient le terme "palestinien" ?

Écrit par : Corto | 11 janvier 2015

Surtout, surtout ne manquez pas la série de dessins de Mix&Remix dans le Matin d'aujourd'hui...
"On peut rire de tout...mais pas de Charlie Hebdo"
J'ajouterai, suite à mes démêlés avec un certain imbécile sur cette même plateforme : "Ni de Vigousse..."

Écrit par : Géo | 11 janvier 2015

Et ce qu'il y a de marrant, c'est que la rédac'chef, Ariane Dayer, qui est à la presse romande ce qu'était Édith Cresson à la politique française, le déshonneur de toutes les femmes, fait un édito en totale contradiction avec son dessinateur de presse en parlant de dessin de presse...

Écrit par : Géo | 11 janvier 2015

Automne99 @ "Geo, donnez-moi le nom d'une seule religion qui accepte le blasphème dans ses textes"
S. Montabert prétendait que j'énonçais des évidences...
Les LOIS européennes - civiles - ne condamnent pas le blasphème. Les lois des pays musulmans oui, même si ils n'appliquent pas tous la charia.

Cela dit, en lisant la presse d'aujourd'hui, je tombe sur ça : " Selon le journaliste Olivier Cyran, qui y a travaillé jusqu'en 2001, le journal (Charlie Hebdo) a été la proie d'une névrose islamophobe depuis que les avions-suicide du 11 septembre ont percuté sa ligne éditoriale", écrivait-il sur le site Article 11 il y a un an."
Je vois que je n'étais pas le seul à être quelque peu dégoûté par le style rédactionnel...
Islamophobe jusqu'au racisme ?
http://www.lepoint.fr/images/embed/mahomet-etoile.jpg
Personnellement, je n'ai de ma vie jamais vu un dessin aussi odieux et abject, d'un racisme absolu. Et il faudrait défiler pour défendre ça ? Non merci.

Écrit par : Géo | 11 janvier 2015

Pourquoi "certains" tuent, lorsque Charlie caricature leurs "croyances", simplement parce qu'ils ne supportent pas la vérité concernant le tas de mensonges rassemblés dans leurs mise en scène soi-disant sacrée !

En fait ce que certains appellent religions, ne sont rien d'autre que des mafias hébergeant les pires pratiques pédophiles, financières, mensongères, prosélytes, absurdes et totalitaires !

Rien de plus

Par exemple, dans le judaïsme, l'humour y est central, ce sont les juifs qui inventent les blagues et les tournures satiriques en riant à se faire péter la rate, le judaïsme est assez fort pour supporter le critique et même excelle dans ce domaine !

Mais les musulmans savent très bien que leur histoire ne tient pas debout et ce n'est pas seulement le satirique qu'ils ne supportent pas, mais également la moindre critique, tellement leur coran est bidon !

Voila, c'est pas plus compliqué !

Écrit par : Corto | 11 janvier 2015

André Comte-Sponville aujourd'hui, toujours dans le même canard : "le blasphème fait partie des droits de l'homme".
On comprend mieux que Hollande appelle les pauvres les "sans-dents". Le mépris fait sans doute aussi partie des droits de l'homme...

Écrit par : Géo | 11 janvier 2015

aaaaaaaaahhh.....Geo!....quel "régal" de lire ses mots..
un homme..un philanthrope....au dessus de la mêlée..distribuant analyses pointues...bons points..anathèmes..avec cette tonalité qui ne laisse aucun doute sur le fait que, s'il y a une vérité, elle sort de sa plume....comment dit on déjà??...mdr....mort de rire!!!!

Écrit par : jocelyn | 11 janvier 2015

«exemple, dans le judaïsme, l'humour y est central, ce sont les juifs qui inventent les blagues et les tournures satiriques en riant à se faire péter la rate, le judaïsme est assez fort pour supporter le critique»

En tout cas vous ne manquez pas d'air pour vous passer la brosse en toutes circonstances: meilleurs missiles, meilleur humour, meilleure armée, meilleurs cerveaux, meilleurs nobels... vous ne cessez de triompher pour ensuite chialer au scandale quand un "nègre" vous égratigne. Oui, oui, vous avez le "charlie" bien sélectif, "Popeckelet" !

... hein qu'c'est drôle, ça vous fait pas péter la rate ?

Écrit par : petard | 11 janvier 2015

Oui pétard, je comprend que vous le preniez si mal, mais il faudra vous y habituer, en ce qui concerne les morts, vous n'avez rien de plus subtil ?

En ce qui vous concerne, nous avons aussi les meilleurs psychiatres !

Pourquoi, vous venez d'une de ces vallées isolées et entourées de montagnes pesantes et menaçantes ?

Écrit par : Corto | 11 janvier 2015

oh… mince alors, je ne voulais pas allumer le sapin…

Dommage que vos supers psys ne vous ont pas pris en charge à titre préventif. Mais voilà ce que je vous conseille:

Vu votre degré d’agressivité…
Rispéridone Ratiopharm 1 mg (4 à 6 mg par jour en 2 prises, soit 3 comprimés matin et soir).
Gare toutefois à quelques effets indésirables possibles tels que: troubles de la libido, incontinence urinaire, érection douloureuse et prolongée (là, vous pouvez vous branler un bon moment); mouvements ou grimaces involontaires, tremblements…

La survenue de ces effets, ou de nouvelles envies d’injures ou de vomissements sur le catholicisme et les prêtres pédophiles, pourrait nécessiter la prise d’un traitement plus approprié:

Xeroquel 300 mg par jour, une heure avant le repas du soir.
Pour la prévention des récidives de troubles bipolaires: 300 à 600 mg par jour, au coucher.
Tout petits effets secondaires tout-de-même: fréquemment (de 1 à 10 % des utilisateurs): baisse des globules blancs, augmentation du taux de prolactine, augmentation de l'appétit (bouffez plutôt des pamplemousses), constipation, rêves anormaux et cauchemars, idées suicidaires, malaise, tachycardie, vision voilée, rhinite, re-troubles sexuels, syndrome extrapyramidal, œdèmes, hypotension orthostatique…

Mais bon, avec ça, au moins, vous arrêteriez de faire chier pour un temps !

Écrit par : petard | 12 janvier 2015

aaaaaaaaahhh.....Jocelyn!....quel "régal" de lire ses mots..
un homme..un philanthrope....au dessus de la mêlée..distribuant analyses pointues...bons points..anathèmes..avec cette tonalité qui ne laisse aucun doute sur le fait que, s'il y a une vérité, elle sort de sa plume....comment dit on déjà??...mdr....mort de rire!!!!

Écrit par : Géo | 12 janvier 2015

C'est marrant, ça. J'avais répliqué à Jocelyn mais cela ne paraît pas. Et pourtant, je n'avais que changé "Géo" par "Jocelyn", vu qu'il n'avait pas une once d'arguments...
Pourquoi ?

Écrit par : Géo | 14 janvier 2015

@Géo: un peu occupé ces derniers temps. Et les commentateurs devraient se calmer un peu sur les insultes.

Écrit par : Stéphane Montabert | 14 janvier 2015

Pétard, je vous souhaite un bon rétablissement et ne vous trompez pas de dosage !

Écrit par : Corto | 14 janvier 2015

Pendant que François Hollande se glossait en tant que président de la "Capitale du monde entier", hérault donneur de leçon de liberté, de démocratie, à toutes les pauvres nations frappées d'obscurantisme, il signait en cati mini la DUP de son projet aberrant LGV Limoges Poitiers, outrepassant tous les citoyens et élus dans le Limousin, en particulier la Creuse, et tous les territoires de la ligne POLT, et au niveau nationale qui dénoncent avec raison les effets nuisibles et ruineux de ce projet.
Et tout cela juste pas amitié politique avec quelques grands élus PS et franc maçons de Limoges. Grandeur et décadence de notre pays !
Nous sommes tous des CHARLOTS !

Écrit par : Coopain des bois | 16 janvier 2015

Copain-des-bois, je n'irai pas jusqu'à la théorie du complot, mais il est que cette horreur ne pouvait tomber plus à pic pour les socialos-mystiques anti-amalgames, je savais que les musulmans toléraient les polygames, mais si en plus, il se mettraient à tolérer les amalgames, ça ferais un peu kitch dans le décor !!

Écrit par : Corto | 16 janvier 2015

En remerciement à l'invitation de Hollande, Abbas alias le terroriste abu mazen a :

Le centre culturel français de Gaza a été la cible d’une attaque nazislamiste dans la nuit de vendredi à samedi. Des menaces ont été proférées à l’encontre des journalistes du journal satirique français Charlie Hebdo.

« Vous irez en enfer, journalistes français », pouvait-on lire samedi matin sur le mur du centre culturel français, fermé après avoir été visé par deux explosions revendiquées par des islamistes.

Écrit par : Corto | 18 janvier 2015

https://www.youtube.com/watch?v=IyPFmpNQCkw

Écrit par : Corto | 19 janvier 2015

Les commentaires sont fermés.