30 janvier 2015

USA: cette classe moyenne qui va si mal

"Vous prétendez que les chiffres de la reprise américaine sont arrangés, pourriez-vous apporter des preuves pour être crédible ?" demande, en commentaire, un internaute qui a du mal à accepter l'idée que l'échec de la reprise économique américaine a provoqué la défaite du camp démocrate aux élections de Midterm en 2014.

Mais pareil sujet mérite amplement un billet entier - d'autant plus que le travail de mesure a été fait dans les grandes largeurs par Michael Snyder sur son blog.

Voilà donc une traduction des 27 signes qui montrent ce que la classe moyenne a enduré sous 6 ans de présidence de Barack Obama. Que tous ceux qui prétendent ensuite que l'économie (hormis la bourse dopée à l'argent gratuit de la FED) et la population américaine se portent mieux amènent des preuves pour être crédibles...

Mais laissons la parole à Michael Snyder.

 


 

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Pendant son discours sur l'état de l'Union jeudi soir, Barack Obama va promettre [NdT: le billet est du 18 janvier] une vie meilleure pour les familles de la classe moyenne. Bien entendu, il a déjà promis cela lors de tous ses discours précédents sur l'état de l'Union, mais apparemment il croit qu'il y a encore des gens ici-bas pour prendre ses paroles pour argent comptant. Chaque mois de janvier, il vient à la tribune et nous raconte comment l'économie "se remet" et nous incite à croire que les jours heureux nous attendent au détour du chemin.

Et pourtant les choses continuent à empirer pour la classe moyenne. Les chiffres que vous allez voir ne seront pas mentionnés dans le discours sur l'état de l'Union d'Obama. Ils ne collent pas avec la "trame narrative" qu'Obama essaye de faire avaler au peuple américain. Mais toutes ces statistiques sont précises. Elles brossent le portrait d'une classe moyenne en voie de disparition.

Certes, le déclin de la classe moyenne américaine est un phénomène qui se déroule depuis des décennies, mais les troubles se sont sans aucun doute accélérés pendant les années Obama. Lorsqu'il s'agit d'économie, il est complètement et définitivement paumé, et les politiques qu'il a mis en place grignotent les fondements de l'économie américaine comme un cancer. Voici 27 faits qui montrent comment la classe moyenne s'en est sortie après six années de Barack Obama...

#1 Les familles américaines dans les 20% du centre de cette tranche de revenus gagnent moins d'argent maintenant qu'elles n'en gagnaient le jour où Barack Obama est entré pour la première fois à la Maison Blanche.

#2 Les familles américaines dans les 20% du centre de cette tranche de revenus ont un patrimoine moyen inférieur à ce qu'elles avaient lorsque Barack Obama est entré pour la première fois à la Maison Blanche.

#3 Selon un article du Washington Post publié il y a quelques jours seulement, plus de 50% des enfants dans les écoles publiques américaines viennent de foyers pauvres. C'est la première fois que cela arrive depuis au moins 50 ans.

#4 Selon un rapport du Census Bureau récemment publié, 65 % des enfants aux États-Unis habitent dans un foyer qui reçoit de l'aide du gouvernement fédéral sous une forme ou une autre.

#5 En 2008, le nombre total de faillites a excédé le nombre total de créations d'entreprises pour la première fois jamais enregistrée, et cela a continué chaque année depuis.

#6 En 2008, 53% de tous les Américains se considéraient comme faisant partie de la "classe moyenne". Mais en 2014, seuls 44% d'entre eux considèrent encore en faire partie.

#7 En 2008, 25% de tous les Américains dans la tranche d'âge des 18-29 ans se considéraient comme faisant partie de la "classe défavorisée". Mais en 2014, une proportion étonnante de  49% d'entre eux considère en faire partie.

#8 Traditionnellement, l'accession à la propriété était un des indicateurs-clef de l'appartenance à la classe moyenne. Alors, qu'est-ce que la chute pendant sept ans de suite du taux de propriétaires peut nous enseigner sur les années Obama?

#9 Selon une enquête conduite l'année dernière, 52% des Américains ne pourraient plus se payer la maisons dans laquelle ils vivent actuellement.

#10 Après avoir intégré l'inflation, le revenu médian des foyers aux États-Unis est 8% plus bas qu'il n'était lorsque la dernière récession a débuté en 2007.

#11 Selon un sondage récent, 62% des Américains vivent actuellement de mois en mois [NdT: sans mettre le moindre centime de côté.]

#12 En ce moment, un adulte sur trois aux États-Unis a une dette impayée "en cours de recouvrement".

#13 Quand Barack Obama a mis le pied dans le Bureau Ovale, 60,6% des Américains en âge de travailler avaient un emploi. Aujourd'hui, ce nombre s'est tassé à seulement 59,2%...

Employment Population Ratio 2015

#14 Pendant que Barack Obama était à la Maison Blanche la durée moyenne de chômage entre deux emplois aux Etats-Unis est montée de 19,8 semaines à 32,8 semaines.

#15 C'est difficile à croire, mais une proportion stupéfiante de 53% des employés américains gagne moins de 30'000 $ annuels.

#16 A la fin de la première année de Barack Obama à son poste, le déficit commercial annuel avec la Chine se montait à 226 milliards de dollars. L'année dernière, il était à plus de 314 milliards de dollars.

#17 Quand Barack Obama a été élu pour la première fois, le taux d'endettement des Etats-Unis était en-dessous de 70% du PIB. Aujourd'hui, il est au-dessus de 101%.

#18 La dette fédérale américaine est sur une trajectoire qui la fera approximativement doubler sur les huit ans de l'administration Obama. Autrement dit, sous l'égide de Barack Obama le gouvernement américain aura accumulé autant de dettes que tous les autres présidents américains de l'histoire réunis.

#19 Selon le New York Times, le patrimoine de la "famille américaine typique" est maintenant inférieur de 36% comparé à ce qu'il valait dans la décennie précédente.

#20 Le taux de pauvreté aux États-Unis a été à 15% ou plus pendant 3 années consécutives.  C'est la première fois que cela arrive depuis 1965.

#21 De 2009 à 2013, le gouvernement des États-Unis a dépensé la somme colossale de 3,7 mille milliards de dollars sur des programmes de prestations sociales.

#22 Pendant que Barack Obama était dans la Maison Blanche le nombre d'Américains vivant de chèques alimentaires est passé de 32 millions à 46 millions.

#23 Il y a dix ans, le nombre de femme aux États-Unis avec un emploi à temps plein dépassait celui des femmes vivant de chèques alimentaires dans une proportion de 2 pour 1. Mais aujourd'hui le nombre de femmes vivant de chèques alimentaires dépasse désormais le nombre de femmes avec un emploi à plein temps.

#24 Une enquête récente a révélé qu'environ 22% des Américains a eu recours à des banques alimentaires paroissiales pour subvenir à leurs besoins.

#25 Une proportion ahurissante de 45% des enfants afro-américains vit dans des zones de "pauvreté concentrée".

#26 40,9% des enfants américains en foyer monoparental vivent dans la pauvreté.

#27 Selon un rapport publié l'an dernier par le National Center on Family Homelessness, le nombre d'enfants sans domicile fixe aux États-Unis a atteint un nouveau record absolu de 2,5 millions.

Malheureusement, ce n'est que le début.

Les décisions incroyablement folles prises par Obama, le Congrès et la Réserve Fédérale nous amènent droit dans le précipice d'une nouvelle crise financière majeure et d'un nouveau revers terrible pour l'activité économique.

Donc aussi mauvais que puissent être les chiffres partagés avec vous ci-dessus, la vérité est qu'ils ne sont rien par rapport à ce qui nous attend.

Nous nous dirigeons vers la plus grande crise économique jamais vue, et elle va bouleverser le monde.

J'espère que vous vous vous préparez.

Commentaires

Faudrait pas non plus oublier que les USA viennent de traverser l'une de leur pire crise de leur histoire. Et les mauvais chiffres que vous publiez le démontre. Des millions gens ont perdu leur emploi et leur domicile. Ce n'est pas après a 2 ans de retour à une croissance soutenue que tout va se rééquilibrer par magie dans le meilleur des mondes. Il faut aussi relativiser ce pessimisme.

Obama serait-il celui qui a redresser l'économie? je ne le crois pas non plus. Je pense même qu'il a retardé avec ses politiques interventionnistes.

" hormis la bourse dopée à l'argent gratuit de la FED "

Guy Sorman prétend qu'il impossible de démontrer un lien entre ces politiques monétaires laxistes et la reprise de l’économie américaine. Pour lui les dates ne coïncident pas. Je vous laisse juge

http://www.hebdo.ch/les-blogs/sorman-guy-le-futur-cest-tout-de-suite/le-capitalisme-am%C3%A9ricain-imparfait-et-ind%C3%A9passable

" Que tous ceux qui prétendent ensuite que l'économie (hormis la bourse dopée à l'argent gratuit de la FED) et la population américaine se portent mieux amènent des preuves pour être crédibles... "


En voici:

" Les embauches se sont accélérées depuis le début de l'année et sont à leur plus haut niveau de ce qu'ils étaient avant la crise de 2007 à 2009. Les créations d'emplois non agricole ont été ces trois derniers mois plus fort que prévu.

Juillet 2014: 243'000 emplois créés au lieu des 212'000 estimés

Aout 2014: 142'000 emplois créés au lieu des 180'000 estimés

septembre 2014: 248'000 emplois créés au lieu des 233'000 estimés

Les usines ont créées 4000 emplois en septembre et le secteur de la distribution 35'000 emplois. Pendant la même période les salaires horaires aux Etats-Unis ont cru de 2%. "

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRKCN0HS12H20141003

L'article que j'ai mis en lien mentionne également que beaucoup sont des créations emplois à temps partiel qui sont occupé par des gens qui cherchent à temps plein. Mai aux USA un job c'est un job. C'est aussi en ayant un travail même à temps partiel que l'on peut plus facilement gravir les échelons dans la vie professionnelle. Contrairement à des pays comme la France qui ne favorise pas l'embauche.

baisse du chômage parce que beaucoup sortent des statistiques? C'est vrai Mais se serait bien pire avec une économie qui ne créée pas d'emploi même partiel.

il y a aussi des nouvelles positives qui passent plutôt inaperçus. Aux USA les états qui exploitent le schiste ont boosté une croissance supérieur à la moyenne nationale et ont crée des milliers d'emploi sans parler de la baisse du coût de l'énergie sur l'ensemble du territoire national grâce à ce schiste.

Le saviez vous? Pour la première fois une usine de textile chinoise délocalise une partie de sa production en occident et plus précisément en Caroline du sud où les prix à la production sont inférieur à ceux pratiqués en Asie.

" La société chinoise Keer qui se trouve à Hangzou va délocaliser une partie de sa production de textile pour la confection de vêtements en Caroline du sud. Une grande première de voir des entrepreneurs chinois délocaliser leur production en occident. Et cela pour des raisons d'économie. En effet et cela grâce en premier lieu à l'exploitation du gaz de schiste dans cette partie des Etats-Unis qui a permis de ramener le prix du kilowattheure à 6 cents près de 50% moins cher qu'en Europe ou en Asie selon le quotidien les Echos. Un investissement de 218 millions de dollar et 500 postes de travail à la clé. Dans toute la Caroline du sud on déploie une énergie folle pour attirer des usines étrangères.

La deuxième raison est le cadre sociale en faveur des Etats-Unis. Des syndicalistes qui foutent moins le bordel par des revendications bien plus modéré qu'en Europe. Les salaires en Caroline du sud et en Chine voient leurs écarts se réduire de plus en plus chaque année. L'année dernière il était presque aussi peu cher de produire aux Etats-Unis qu'en Chine.

Source: Le Point du 15 mai 2014 "

" Donc aussi mauvais que puissent être les chiffres partagés avec vous ci-dessus, la vérité est qu'ils ne sont rien par rapport à ce qui nous attend. "

En économie tout est aléatoire au delà de 6 mois. Il y 1 an personne n'avait prévu cette chute spectaculaire du prix du brut. Je pense que le schiste aux USA est un atout pour l'économie américaine que l'Europe n'a pas. Il est vrai aussi qu'une récession se profile en Europe. Ce qui n'est pas non plus une bonne nouvelle pour l'économie américaine puisque l'UE est son principale client.

D.J

Écrit par : D.J | 30 janvier 2015

@D.J: "Les USA viennent de traverser l'une de leur pire crise de leur histoire". 1929? La Seconde Guerre mondiale? La guerre du Viet-Nam? L'inflation galopante des années 70 où les taux d'intérêt dépassaient les 10%? Le krash de 1987? Les attentats du 11 septembre et deux guerres qui suivent? L'ouragan Katrina?

Il faut arrêter avec le délire de la "pire crise de leur histoire". La bulle immobilière et les supbrimes ne sont qu'une crise comme une autre - comparez à l'éclatement de la bulle internet juste au début du mandat de George W. Bush - et je vous garantit que non seulement ce n'est pas la dernière crise en date, mais en plus qu'elle est loin d'être terminée.

Seulement là, les USA ne s'en relèvent pas après 6 ans. Il y a un problème.

"Aux USA les états qui exploitent le schiste ont boosté une croissance supérieur à la moyenne nationale et ont crée des milliers d'emploi sans parler de la baisse du coût de l'énergie sur l'ensemble du territoire national grâce à ce schiste."

Une bouffée d'oxygène bien temporaire, les "amis américains" du Golfe persique feront en sorte de ruiner tout ce petit monde en maintenant le prix du brut entre 40 et 50 dollars jusqu'à ce que les schisteux et les bitumeux aient rendu gorge, ruinés. Mais en attendant, vous avez raison.

"L'année dernière il était presque aussi peu cher de produire aux Etats-Unis qu'en Chine."

Vous m'excuserez de ne pas forcément trouver cette perspective réjouissante, parce que j'ai plutôt l'impression de voir un nivellement par le bas. Mais bon, cette prouesse est certainement atteinte en tenant compte du transport qui est devenu bon marché (sauf en Europe et en particulier en Suisse, merci la Poste!) à cause de l'essence moins chère.

Écrit par : Stéphane Montabert | 30 janvier 2015

@ Montabert,

Je parlais d'une de leur pire au niveau économique. Je ne sais pas pourquoi vous m'évoquez le Vietnam ou l'ouragan Katarina dont ce dernier fut un problème surtout local. Non la crise des subprimes ne fut pas une crise comme un autre. Cette fut quand même la plus sévère après celle du 1929. Par contre par rapport à celle de 1929 cette dernière avait vu son PIB reculé d'au moins 20% contre env.5% pour celles des subprimes. La différence est surtout du que le commerce mondial en 2008 ne fut pas fortement réduit pas des mesures protectionnistes comme ce fut le cas en 29. Le krash de 1987 n'a pas fait non plus les mêmes dégâts en mettant à la rue des millions d'américains et le chômage n'a pas été aussi haut. Il fut même en régression les années qui ont suivit le Krash.

http://www.actualitix.com/evolution-du-taux-de-chomage-aux-etats-unis.html

Je ne comprend pas que vous minimisez de beaucoup la sévérité de cette crise et d'un autres côté vous nous sortez un tableau très noirci sur la situation économique des USA durant cette période. A moins que pour vous c'est juste de la faute d'Obama. Je ne l'aime pas mais faut pas non plus lui mettre tout sur le dos.

" Une bouffée d'oxygène bien temporaire, les "amis américains" du Golfe persique feront en sorte de ruiner tout ce petit monde en maintenant le prix du brut entre 40 et 50 dollars jusqu'à ce que les schisteux et les bitumeux aient rendu gorge, ruinés. Mais en attendant, vous avez raison. "

ça on le verra. Avec les hydrocarbure on est toujours sensé allez droit dans le mur. En 2008 le prix du brut devait passer la barre des 200 dollars et mettre fin au pétrole bon marché. Le schiste a beaucoup d'ennemi qui cherche à le discrédité pour espérer le voir mourir comme avec les pollutions de sols et des nappes phréatiques qui s'est révélé par la suite être de la fumisterie. Je ne dit pas que j'aurais forcement raison mais les marchandes malheur dans ce domaine n'ont jamais eu raison.

D.J

Écrit par : D.J | 30 janvier 2015

"Nous nous dirigeons vers la plus grande crise économique jamais vue, et elle va bouleverser le monde."
Le pire n'est jamais sûr. Puisque vous parliez de science organique pour l'économie, passons par la géologie. Le débat des débuts de cette science était précisément entre "catastrophistes" et "actualistes":
http://fr.wikipedia.org/wiki/Uniformitarisme
Par exemple, la disparition des dinosaures, si brusque et si rapide, a tout de même pris un million d'années. C'est l'unité de temps en géologie, mais c'est peu compatible avec le fameux astéroïde si cher aux médias, qui aiment dire n'importe quoi aussi sur le temps passé, qu'il s'agisse de l'attitude de la Suisse durant la guerre ou des dinosaures...
1. La crise de 2008 aurait pu être une catastrophe mondiale, si on avait tout fait pour comme en 1929...
2. La crise en Amérique favorise la Chine ou réciproquement. Il y a vases communicants
3. Une bonne crise fera du bien à tout le monde. Et mettra peut-être un frein à la croissance démographique démesurée que l'on connaît. Cela ne peut pas continuer comme ces dernières années, et plus vite l'abcès éclate, mieux cela vaut...

Écrit par : Géo | 30 janvier 2015

@D.J: "Je ne comprend pas que vous minimisez de beaucoup la sévérité de cette crise et d'un autres côté vous nous sortez un tableau très noirci sur la situation économique des USA durant cette période."

Cette crise était une petite crise qui aurait pu s'éteindre d'elle-même si on avait laissé fonctionner la "destruction créatrice" si chère à Schumpeter. Les banques pourries auraient fait faillite, les investisseurs auraient fait attention à deux fois et puis voilà. A la place les politiques ont fait de cette crise un phénomène monstrueux dont on ne voit plus le bout et qui a englouti des milliers? de milliards d'argent des contribuables. Comme dit l'adage, les accident arrivent, mais pour une véritable catastrophe il vous faut un politicien.

"A moins que pour vous c'est juste de la faute d'Obama. Je ne l'aime pas mais faut pas non plus lui mettre tout sur le dos."

Il n'est pas seul, il y avait tout le camp démocrate avec lui, et tous les socialistes (de gauche ou de droite) de ce côté de l'atlantique. Une belle brochette de champions.

Écrit par : Stéphane Montabert | 30 janvier 2015

" Cette crise était une petite crise qui aurait pu s'éteindre d'elle-même si on avait laissé fonctionner la "destruction créatrice" si chère à Schumpeter. Les banques pourries auraient fait faillite etc... "

Là je suis bien d'accord avec ce que vous dites. Sauf que je ne pense que la crise aurait été plus petite si l'on avais laissé faire la marché. Elle aurait été même plus brutale mais certainement de plus courte durée.

Mais difficile d'être affirmatif à 100% puisque l'on pas choisi cette voie. Mais ont sait surtout que celle qui fut choisie n'était pas la bonne car les politiques keynésiennes de toute façon ne fonctionnent pas dans la durée. Il est fort probable qu'Obama a prolongé cette crise à coup de milliards de dollars pour relancer l'économie.

Et je ne suis pas certains que les lois to big to fail suite à cette crise soit la bonne réponse. Encore des lois qui risquent de déresponsabiliser certains banquiers.

Vous avez bien raisons, les politiciens sont responsables; ils ont bien engloutis des milliards. Mais c'est une responsabilité qui date quand même depuis des décennies avec la loi ré-investissement Act. Loi qui garantissait des prêts à risque via les instituts financiers parapubliques comme Fanny Mae et Freddy Mac et cela pour ne pas faire de la discrimination à l'accès à la propriété. Loi bien évidemment pondus par les démocrates sous Carter et revue sous Clinton. Avec cette loi il y eu des banquiers irresponsables vu qu'ils savaient que l'était était là au cas où pour éteindre l'incendie. C'était plus un incendie à éteindre mais un feu nucléaire.

Juste avant que ça pète W. bush avait même tenté de convaincre le Congrès à majorité démocrates qu'il fallait faire quelques chose pour essayer limiter les dégâts. Bref ils lui ont rit au nez.

Guy Sorman lui explique que la crise des subprimes qui a démarré en 2007 à eux pour cause les fortes hausses des matières premières comme le pétrole et l'augmentation des taxes foncières qui a plombé le pouvoir d'achat des ménages fragiles qui avaient fait ces prêts immobiliers. Résultat ils ne pouvaient plus rembourser leur prêt auprès des banques. Si c'était quelques milliers d'emprunteurs ça aurait été gérable. Mais ils y avaient un sacré paquet.

" Il n'est pas seul, il y avait tout le camp démocrate avec lui, et tous les socialistes (de gauche ou de droite) de ce côté de l'atlantique. Une belle brochette de champions "

100% d'accord avec vous.

D.J

Écrit par : D.J | 30 janvier 2015

J'aime bien le terme une belle brochette de champions surtout qu'en Suisse leur brillance n'a rien à envier à ceux pointés du doigt de l'autre coté de l'Atlantique
Car pour être un bon politicien le tout est de savoir manier le verbe et la parole quitte à vouloir faire croire que ce qui ne marchait pas il y a 28 ans fonctionnera tout de go et tous azimuts aujourd'hui
On l'a vu avec l' obligation de patente pour les bistrotiers ,retour en arrière elle n'est plus obligatoire
Et ce sont les mêmes politiciens qui veulent nous obliger à ceci ou cela ? non mais de qui se moque t'on ?
Beaucooup critiquent Nestlé mais cette firme n'a jamais critiqué l'art de vivre de nombreux Suisses souvent accusés de malbouffe laquelle est souvent la conséquence de vaines paroles qui sitôt votées s'envoleront en fumée
Alors Obama ou pas il appartient au peuple à prendre son destin en main et cesser de se conformer aux désidératas de certains partis politiques qui doivent pour beaucoup réver d'exercer un droit tutélaire à l'encontre de chaque citoyen
L'année de la chèvre risque bien de bousculer car elle est moins beaucoup moins passive que le mouton

Écrit par : lovejoie | 01 février 2015

Me fait bien marrer ces histoires de :
Les 27 faits qui montrent que...
Sans blague...ca montre pas grand chose, vu que c'est pris entre le début de la crise des subprimes et maintenant.

En cherchant bien, on trouve toutes sortes d'experts plus ou moins autoproclamés qui disent tout et son contraire.

Par contre, m'étonne pas que cela vous plaise, car il traite ses statistiques de la manière que l'UDC traite les siennes.

C'est toujours un peu facile de balancer la responsabilité sur un type, sans se baser sur ce qu'il s'est passé avant.

Je n'aime pas Obama, je n'aime pas les démocrates, comme je n'aime pas les républicains. La politique américaine est ce qu'il y a de plus caricaturale dans ce que pourrait devenir une "démocratie" où seul le fric compte.
Mais le désigner comme seul responsable de la "déchéance" des US est un peu réducteur et ne peut plaire qu'à ceux qui ne l'aiment pas et qui ont juste envie de se voir conforter dans leur sentiment.

On peut se réjouir de voir le conflit économique se déplacer vers les pays du golfe avec leur attaque en règle contre le schiste américain. Mais il ne faut pas se leurrer, nous, européens allons en souffrir aussi.
Le regain de forme américain actuel est plutôt artificiel et dû en grande partie aux gaz de schistes, attention à la chute donc...

Écrit par : lefredo1978 | 02 février 2015

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