03 mars 2015

La parenthèse du pétrole cher

Vous souvenez-vous de l'époque où le baril de brut se négociait à un prix de 147 dollars? Alors qu'aujourd'hui il se traîne péniblement autour des 50 dollars, le record semble carrément appartenir à un autre siècle.

pétrole,futurologie
Prix du baril de 2000 à 2015

Pourquoi le prix du pétrole s'est effondré? Plusieurs théories s'affrontent. La montée en puissance de la production de pétrole issu des sables bitumeux en Amérique du Nord, devenue rentable précisément à cause du prix élevé du baril, aurait entraîné une surproduction. D'autres pointent l'Arabie Saoudite comme l'origine de cette surproduction, soit parce que le royaume saoudien serait incapable de se forcer à baisser sa production (ce qui se comprend puisque pareille décision grèverait ses revenus), soit au contraire parce qu'il chercherait à maintenir les prix au plus bas pour ruiner ses concurrents et rester seul maître du jeu.

La manœuvre aurait certes quelque chose de diabolique mais l'hypothèse ne tient guère debout: l'OPEP est notoirement incapable de respecter les quotas qu'elle impose à ses membres et si l'industrie de l'extraction non-conventionnelle de pétrole (sables bitumeux et autres) a pu s'envoler avec un prix du baril au-delà des 70$, on ne voit pas très bien, quitte à ce qu'elle soit ruinée aujourd'hui, pourquoi elle ne pourraient pas renaître de ses cendres demain avec un baril à nouveau suffisamment cher. Mieux encore, le temps passé à rendre compétitive ces sources alternatives améliore chaque jour leur rentabilité et leur efficacité tout en diminuant leur impact écologique.

La nouvelle donne du pétrole bon marché a un effet direct sur les revenus des pays pétroliers comme le Venezuela, l'Arabie Saoudite ou la Russie, permettant à toutes les théories du complot imaginables de prendre racine. Mais les partisans de telles théories oublient bien vite qu'un effondrement pétrolier prolongé aura tout autant d'effet dévastateurs sur l'emploi aux USA et au Canada, les acteurs renouvelés de la production d'or noir.

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Vous rappelez-vous de cette époque folle où le baril dépassait les 140$? C'était le moment où chaque péripétie internationale offrait un prétexte pour justifier une hausse de prix - une raffinerie en panne par ici, des pressions sur le détroit d'Ormuz par là. Aujourd'hui, des pays producteurs entiers comme la Libye sont à feu et à sang. Ailleurs des champs pétroliers sont carrément entre les mains d'islamistes. L'Iran, cible de sanctions économiques à cause de sa course à l'armement nucléaire, prive les marchés de 1 million de barils par jour. Et tout le monde s'en fiche complètement! Admettons en tout cas que les cours du brut ne reflètent plus vraiment de préoccupations géopolitiques.

Non, l'explication la plus simple est sans doute la meilleure: les cours du brut s'effondrent parce que la demande s'est affaiblie. Oubliez les records boursiers bâtis sur du vent et les discours triomphants des politiciens. L'économie réelle ne va pas bien et au premier chef l'économie américaine, sa locomotive mondiale. Un puits de pétrole crache du brut de façon régulière ; la consommation, elle, dépend d'une multitude de facteurs. Il en faut peu pour qu'une chaîne de production surdimensionnée mène à une surproduction.

Paradoxe de notre époque, alors que le pétrole bon marché présage d'une ère d'abondance, tout le monde gémit à l'unisson. Les analystes financiers torturent les courbes à l'aide d'outils statistiques pour leur faire avouer que les cours vont remonter - il le faut, leurs bonus en dépend. Les politiciens grimacent devant la baisse des recettes fiscales issues des innombrables taxes sur l'essence. L'abondance d'un pétrole bon marché a le deuxième défaut de contredire un des principaux arguments utilisés pour justifier leur interventionnisme perpétuel. Les consommateurs quant à eux se plaignent parce que le prix à la pompe ne reflète pas les baisses de prix de la matière première, révélant au grand jour toutes les manipulations éhontées destinées à tondre la laine sur leur dos.

Mais les écologistes sont sans doute les plus grands perdants de l'actualité. Non seulement toute énergie bon marché est une hérésie à leurs yeux mais le pétrole est celle qu'ils haïssent le plus juste après le nucléaire, parce qu'il permet le plastique, fournit l'essence pour la mobilité individuelle et produit le CO2 contre lequel ils sont partis dans une absurde croisade.

En outre, un pétrole bon marché est un pétrole compétitif: pas possible de rivaliser avec lui en subventionnant jusqu'à plus soif des panneaux photovoltaïques poussifs et des éoliennes aléatoires. Que reste-t-il de la "transition énergétique" lorsqu'on n'en a plus besoin?

L'ère du baril bon marché met aussi en défaut leur principal argument anti-pétrole, l'idée que nous nous précipiterions vers une pénurie. Nous n'en avons jamais été aussi loin. L'époque du record à 147$ nous permet de ressortir quelques textes pas tellement anciens qui prennent tout leur sel aujourd'hui...

  • Le Monde Diplomatique écrivait en 2006 que "rien n’indique que, dans les décennies qui viennent, les prix de l’or noir vont à nouveau baisser". Le baril n'était pourtant qu'à 75$...
  • Dans un bel exemple d'extrapolation, le Monde voyait déjà en mai 2008 un baril à 200$. Et annonçait sans hésiter une pénurie pour 2016! Préparons-nous, c'est pour bientôt!
  • Et bien sûr des écologistes décrétaient quant à eux que nous assistions au chant du cygne de l'or noir puisqu'il allait de soi que la hausse des prix ne pouvait être que la traduction du pic pétrolier c'est-à-dire une pénurie de l'offre (une altération de la demande, ne cadrant pas avec leur théorie, étant quant à elle inenvisageable).

"100 dollars le baril, c'est le signe de la fin de la civilisation du pétrole."
-- un écologiste mystique


Le baril de brut remontera-t-il? Sachant que son cours est aujourd'hui exprimé dans une monnaie-papier comme le dollar, cela n'a rien d'impossible. Il suffit d'ailleurs d'oublier l'érosion de la valeur de la monnaie pour présenter l'histoire de façon alarmiste, mais à dollar constant c'est nettement moins probable. Pour s'en convaincre, il suffit de se demander si les principaux consommateurs d'or noir - USA et Europe - sont sortis de la crise, et se rappeler que grâce à l'inventivité humaine les techniques et l'efficacité progressent sans cesse. Elles repoussent les perspectives de pénurie là où le libre marché fonctionne.

Les cours historiquement bas du prix du baril ne sont vraisemblablement pas un accident ; c'est plutôt la parenthèse d'un pétrole anormalement cher qui est gentiment train de se refermer.

Et nous devrions cesser de nous en plaindre.

Commentaires

Hé oui encore une fois l'histoire n'est pas du côté des adeptes de la décroissance. Excellent billet rien à rajouter.

D.J

Écrit par : D.J | 03 mars 2015

Ce que vous écrivez est certes plein de bon sens. mais le bon sens nous dit aussi deux choses importantes :
1. Les réserves fossiles ne sont pas inépuisables par définition
2. L'exploitation du pétrole de schiste est de courte durée, difficile à déterminer. Par définition, un schiste est fracturé de fractures non-communicantes. La fracturation hydraulique ou autre améliore la communication, mais dans une proportion inconnue. En 2012, 4000 nouveaux puits dans la formation de Bakken...
On lit ça à ce propos sur Wikipedia :
"L'exploitation de ce pétrole a entraîné un boom dans le transport par wagon-citerne, car celui-ci se révèle plus économique que la construction d'un oléoduc en raison de la faible durée de vie de ces puits, même si le coût du mètre cube transporté par train est de deux à trois fois plus élevé"

Écrit par : Géo | 04 mars 2015

"les cours du brut s'effondrent parce que la demande s'est affaiblie."
Pourtant la consommation mondiale n'a jamais été aussi haute : plus de 90 millions de barils par jour. Elle s'est stabilisée en Europe et a augmenter dans les autres pays.


"L'ère du baril bon marché met aussi en défaut leur principal argument anti-pétrole, l'idée que nous nous précipiterions vers une pénurie. Nous n'en avons jamais été aussi loin."
Jamais aussi loin, vraiment ? Mais faut-il rappeler qu'indépendamment de toute technique il a un stock fini de pétrole sur terre ? Plus on en consomme, plus on en prend du sous-sol pour le transformer en CO2, n'est pas ? ce mouvement est irréversible mes amis. Plus on en extrait, moins il y en a, et donc plus vite la pénurie approche.... alors certes, grâce au "progrès" on arrive à en extraire dans des zones où on ne pouvait pas avant, mais qu'importe, il y en a un stock fini et ça fait longtemps que le rythme des découvertes est inférieur au rythme de consommation...


" parenthèse d'un pétrole anormalement cher qui est gentiment train de se refermer." haha. Les petits indicateurs économiques vous confèrent tellement de certitude ! C'est évidemment l'inverse, la parenthèse c'est le pétrole pas cher durera probablement quelques temps, 2015-2016, et puis quelques faillites de pétrolier de schiste et de non-transition énergétique plus tard, les prix reprendront leur hausse structurelle qu'il n'aurait jamais dû quitter ! nous verrons ;)

Écrit par : Polo | 04 mars 2015

@Géo: " Les réserves fossiles ne sont pas inépuisables par définition" dites-vous. Les réserves fossiles sont des carbonés résultant de millions d'années de décomposition de végétaux et d'animaux dans des strates privées d'oxygène et soumises à certaines températures et pression. Autrement dit, rien de spécial. D'ailleurs on arrive déjà à le reproduire à une vitesse accélérée:
http://www.actinnovation.com/innovation-technologie/petrole-artificiel-ils-ont-trouve-la-recette-de-fabrication-du-petrole-1578.html

L'article déborde un peu d'enthousiasme mais le fait est là, le pétrole trouvé dans le sol n'a rien de "magique". Il est tout aussi renouvelable que n'importe quelle matière d'origine végétale, son élaboration étant juste un peu plus compliquée (à supposer que l'exploitant veuille en sortie du pétrole brut, ce qui se discute!)

Bien entendu, ce recyclage du CO2 atmosphérique n'est probablement pas rentable avec un baril à 50$. Et alors? C'est là la merveille de l'offre et de la demande: plus le prix monte, plus des sources alternatives deviennent compétitives.

@Polo: la demande s'est affaiblie... Par rapport aux capacités de production qui, elles, n'en finissent pas d'augmenter. Quant à prétendre que les réserves pétrolières terrestres seraient "finies" (une absurdité compte tenu de la nature biologique du pétrole) veuillez vous référer à ma réponse à Géo.

"...quelques faillites de pétrolier de schiste et de non-transition énergétique plus tard..."

Vous commettez une erreur de raisonnement banale à laquelle j'avais pourtant répondu dans mon texte. Le niveau de prix du pétrole définit les types de pétroles disponibles. Si le baril est à 40$, seul le pétrole saoudien est compétitif ; que le prix monte à 70$ ou plus, et le pétrole de schiste revient sur le devant de la scène. Qu'il passe à 200$ et on fabriquera du pétrole même avec des déchets végétaux.

L'exploitant d'un site de sable bitumeux pétrolier peut faire faillite parce qu'il n'est plus rentable mais le pétrole contenu dans le sable bitumeux ne va pas disparaître pour autant. Il est juste en sommeil en attendant une conjoncture favorable.

Voilà pourquoi je pense que la foule d'acteurs potentiels guettant la remontée des prix poussent en fait les cours du brut vers le bas.

Écrit par : Stéphane Montabert | 04 mars 2015

"C'est là la merveille de l'offre et de la demande: plus le prix monte, plus des sources alternatives deviennent compétitives." On dit donc la même chose : au bout d'un moment, l'utilisation du pétrole devient trop chère par rapport à d'autres sources d'énergie...
En fait, c'est vous qui faites une fixette sur les HC...

Écrit par : Géo | 04 mars 2015

Bonsoir, et merci pour votre réponse !

Le lien partagé sur le blue petroleum est très intéressant !
Mais, s'il est possible de créer des substitues de pétrole, rassurez-moi : les réserve qui alimentent aujourd'hui les 93% des transports de l’Europe (source UFIP) - c'est à dire le pétrole "traditionnel", celui du sous-sol - une fois que celui-ci est parti en fumé, c'est bien pour toujours, nous sommes d'accord ? Ce qui est recyclable, ce sont les algues à l'origine de ce pétrole nouvelle génération, n'est-ce pas ? Car comme vous dites, les rythmes naturels de formation de pétrole sont de l'ordre de millions d'années, donc ces réserves-là , on peut considérer qu'à échelle humaine elles sont en quantité finies, n'est-ce pas ? (désolé si je me montre insistant, mais j'ai l'impression qu'on ne vit pas sur la même planète ^^)


"Vous commettez une erreur de raisonnement banale à laquelle j'avais pourtant répondu dans mon texte. Le niveau de prix du pétrole définit les types de pétroles disponibles. "

Je pense que vous commettez une erreur de raisonnement banale dans laquelle beaucoup d'économistes se fourvoient. La faisabilité économique est certes déterminante ; le prix est un excellent indicateur, bien sûr, mais il ne peut être le seul.
Déjà, il y a la question du taux de retour énergétique, qui est en chute libre depuis les premiers champs de Pennsylvanie du XIXème. C'est bien beau de gratter le sol tel un drogué (le retour énergétique du sable bitumineux s'avère parfois... inférieur à 1, vive le progrès !), et c'est bien beau de croire en des "grosse révolution énergétique" et autre "formule magique" (quel bande d'idéalistes ces économistes =D), mais y a un petit hic dans ce pétrole aux algues : "sous haute pression et haute température". Pour cela il faut rien d'autre que... de l'énergie... ! Peut-être est-ce pour cela que l'article date de 2011, et que, après recherche, l'engouement a l'air un peu mou pour une telle "révolution".

Cela dit, je ne veux pas nier qu'il y a un grand nombre d'innovations dans le secteur de l'énergie qui prendront leur essor quand les prix remonteront, c'est certain. Mais il faut bien comprendre une chose : même avec un baril à un million de dollars, si tu dépenses plus d'énergie que tu n'en rapportes, ça ne sert strictement à rien.
Les agrocarburants par exemple, en plus d'accroitre la concurrence sur le foncier agricole, ont un taux de retour énergétique extrêmement faible. Je vous renvoie à la page wikipedia sur le sujet :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_retour_%C3%A9nerg%C3%A9tique

De plus, il y a la question il y a la question du VOLUME d'énergie injecté dans une économie, qui est fortement corrélée au variation du PIB. Je vous invite à vous demander qui est à l'origine de l'autre - le PIB ou l'énergie ? :)

Nos économies sont - hélas - encore largement dépendantes des ressources fossiles, et en premier lieux les transports, c'est à dire le sang de notre économie. Et cela n'est pas sans lien avec le genre de discours qui est tenu ici...


Donc maintenant ma question est : nos économies carbonées sont-elles capables de s'adapter aussi rapidement que pourrait s'inverser la conjecture d'un marché pétrolier financiarisé et donc très volatile ?
Rien n'est moins sûr :)

Écrit par : Polo | 06 mars 2015

@Géo: ma "fixation" sur le prix des hydrocarbures est peut-être motivée par le fait que c'est le sujet du billet...

@Polo: oui, le pétrole contenu dans la croûte terrestre est en quantité finie. C'est rigoureusement exact. Et sachant que ce n'est pas la seule source de pétrole possible, cela n'a aucune importance. De plus, "quantité finie" ne veut pas dire "pénurie en vue". Les sources d'énergie évoluent avec le temps et pour prendre un exemple récent l'humanité est sortie de l'âge du charbon bien avant que celui-ci ne soit épuisé.

Enfin, le coût énergétique pour extraire une ressource est évidemment compté dans sa commercialisation - c'est ce qu'on appelle le prix de revient, qui englobe totalement le concept inutilement compliqué de "taux de retour énergétique" et bien d'autres facteurs dont vous n'avez même pas idée. Pourquoi l'Arabie Saoudite peut vivre avec un pétrole à 40$ alors que celui des sables bitumeux n'est rentable qu'à 70$ ? Parce que le premier est facile à extraire et l'autre non.

Ces 40$ et 70$ n'ont pas été décrétés par le service marketing d'une compagnie mais simplement dictés par les coûts d'extraction. Ceux ci incluent évidemment le coût de l'énergie nécessaire au processus.

"nos économies carbonées sont-elles capables de s'adapter aussi rapidement que pourrait s'inverser la conjecture d'un marché pétrolier financiarisé et donc très volatile ?"

Il y a de la spéculation sur le pétrole et il y en aura encore. Mais nos "économies carbonées" comme vous dites ont parfaitement su s'adapter depuis les années 1970 ; la production mondiale est bien plus répartie qu'avant (la part de l'OPEP s'est réduite comme peau de chagrin), les sources d'énergie sont diversifiées et de nombreux pays entretiennent des stocks conséquents. De l'aveu de nombreux analystes le record du baril à 147$ n'a d'ailleurs eu que peu d'impact sur la marche de l'économie mondiale.

Citant un internaute par ailleurs:

Une image valant mieux qu’un long discours :
http://www.advisorperspectives.com/dshort/charts/inflation/gasoline-volume-sales-per-capita-vs-price.gif

En cherchant un peu, vous trouverez la même tendance de fond pour l’Europe, voire plus récemment pour les pays en développement. Il ne faut pas s’en étonner, alors que l’ensemble de la production automobile propose des véhicules consommant 30 à 40% de moins que ceux produits 30 ans plus tôt. On se souvient de voitures qui consommaient un bon 15 litres aux 100 en ville voici une trentaine d’années. Aujourd’hui, on a du mal à consommer plus de 9 ou 10 litres avec un véhicule de cylindrée identique, pratiquement deux fois plus lourd et mieux équipé. Demain, on sera globalement à moins de 5 litres, soit une baisse des deux-tiers en 50 ans, ce qui suffit amplement à compenser l’augmentation du nombre de véhicules en circulation dans le monde.

Les variations instantanées de prix ne dépendent pas seulement de la consommation comme on peut l’observer. En outre, la consommation automobile n’est pas la seule façon de consommer le pétrole. On n’ignore pas non plus que les pays émergents ont contribué à la hausse de la consommation ces dernières décennies. Mais à long terme, l’influence sur les prix de la maîtrise de la consommation de toutes les activités consommatrices (transport, chauffage, électricité, production manufacturée), y compris dans les pays en développement, est une tendance lourde impossible à ignorer.

Parallèlement, les concurrents au pétrole se multiplient (électricité pure pour les flottes captives, hybridation, hydrogène, pétroles de synthèse, abandon progressif des centrales électriques à pétrole…) On peut donc attendre sereinement le peak oil, surtout quand on compare l’évolution de la consommation à celle des réserves.

Écrit par : Stéphane Montabert | 06 mars 2015

"surtout quand on compare l’évolution de la consommation à celle des réserves."
A ce propos, que savez-vous - ou croyez-vous savoir - des réserves ? sachant que la production des membres de l'OPEP est calibrée par les dites réserves, et qu'elles ont été miraculeusement augmentées dès qu'il n'y a plus eu de contrôle sur les nations productrices. C'est Aramco qui dit ce que sont les réserves du KSA, pas les Nations Unies.
Et il serait par ailleurs intéressant de savoir ce que coûterait ce pétrole bleu aujourd'hui. Les schistes bitumineux, quand ils sont économiquement exploitables, sont source de pollutions absolument gigantesques que les pétroliers ne veulent évidemment pas connaître. Mais elles ont leur coût quand même...
Bref, que vous le vouliez ou non, c'est que derrière l'écran de l'illusion du pétrole de schiste, les grandes multinationales de l'énergie préparent l'avenir qui ne sera pas pétrolier.

Écrit par : Géo | 06 mars 2015

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