05 juillet 2015

Oxi: la Grèce a choisi le Non!

"Pile ou Face", "Quitte ou Double", les termes de loterie n'ont pas manqué dans la presse pour qualifier le référendum grec de ce 5 juillet sur le plan d'aide de la Troïka au pays. Et maintenant, nous savons ce qu'en pensent les Grecs: Oxi, c'est-à-dire Non, à une large majorité de 60% selon les chiffres connus à cette heure.

grèce,faillite,référendum,alexis tsiprasPourtant, l'exercice est vain, et tous le savaient dès le départ.

Un référendum pour la forme

La question posée était la suivante:

Faut-il accepter le plan d'accord soumis par la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) lors de l'Eurogroupe du 25 juin?


Or, ce plan d'accord a officiellement expiré il y a quelques jours. Les partenaires européens de la Grèce ne se sont pas gênés pour le rappeler. Les Grecs se sont donc prononcés sur une proposition d'accord périmée, c'est-à-dire sans objet. Ni le Oui ni le Non n'auraient pu ressusciter des accords liés à une date butoir.

Le ministre des finances allemand Wolfgang Schäuble le fit remarquer avec son franc-parler habituel, toute nouvelle discussion avec les autorités grecques devrait recommencer sur la base d'un processus entièrement repris au départ, avec un nouveau mandat donné aux négociateurs par leurs gouvernements respectifs. Au premier juillet, en cessation de paiement vis-à-vis du FMI, la Grèce ne pouvait plus se prévaloir de négociations échues le 30 juin.

Qui pouvait voter Oui et croire qu'un vote populaire permettrait de remonter dans le temps?

Le piège démocratique

Deux institutions se sont penchées sur le scrutin grec: le Conseil de L'Europe et le Conseil d'Etat grec, le plus haut tribunal administratif du pays. Le premier estima que le référendum n'était pas conforme à ses standards, mais en tant qu'entité européenne ses conclusions furent largement ignorées ; le second rejeta le recours lancé par deux particuliers, mais il est difficile d'imaginer qu'il rendit son verdict en toute indépendance.

Face aux enjeux affichés, peu de voix se firent entendre sur la légalité du référendum. Cet aspect est pourtant crucial. Rares sont les pays démocratiques capables d'organiser un vote populaire à l'échelle nationale en seulement une semaine. Dans un pays ruiné et en partie insulaire comme la Grèce, cela tient de la gageure. Faute d'argent, il n'y eut aucune affiche officielle. L'incertitude régna longtemps rien que pour connaître l'intitulé exact de la question posée. Certains bureaux de votes ne disposaient pas ce dimanche de bulletins en nombre suffisant.

Les plus grandes réserves ne concernent toutefois pas l'organisation du scrutin proprement dit mais sa signification. Outre le fait que la proposition diplomatique sur laquelle portait la question était périmée, il n'y avait - et il n'y a toujours pas eu à ce jour - de présentation explicite sur ce qui se passerait suite à un Oui ou à un Non.

Comme le fit remarquer Christian Vanneste, le référendum grec du 5 juillet est quasiment un anti-référendum. Au lieu d'être invités à s'exprimer sur un texte de loi précis, de soupeser ses conséquences, de débattre de ses mérites, les Grecs ont été soumis à un choix binaire entre deux concepts jetés l'un contre l'autre - la "démocratie" contre "l'austérité". Alexis Tsipras lui-même n'a rien d'un démocrate ; il utilisa le référendum comme un moyen de pression. Alors même qu'il l'avait annoncé avec grandiloquence à ses compatriotes, il continua à négocier en coulisses pour éventuellement le retirer.

grèce,faillite,référendum,alexis tsipras

L'appel aux urnes des Grecs n'a jamais été un mécanisme de prise de décision, mais une démonstration de force. L'Union Européenne y répondit par d'autres menaces, transformant une consultation populaire en guerre de tranchées qui laissera de profondes cicatrices au sein de la société civile hellénique, malgré la clarté du résultat. Le camp vainqueur sera désormais jugé responsable de tout ce qui arrivera.

Prochaine crise agendée au 20 juillet

Après une bouffée initiale en faveur du Non, le camp du Oui sembla renforcé à travers plusieurs sondages. L'arme démocratique semblait se retourner contre celui qui l'avait sortie de son fourreau. De fait, la survie de Syriza à la tête de l'Etat grec était bien finalement la seule question valide sur laquelle la population se prononcerait.

grèce,faillite,référendum,alexis tsiprasLe Non l'ayant emporté, Alexis Tsipras vient de gagner son pari et de renforcer sa position. Il envoie Jean-Claude Junker dans les cordes et le futur de l'Union Européenne dans les limbes. D'un autre côté, l'UE et la BCE n'ont plus de raisons de retenir leurs coups. Les créanciers ayant promis la fin du monde en cas de vote négatif, ils se retrouvent désormais au pied du mur. Soit ils envoient les cavaliers de l'apocalypse contre la Grèce, passant définitivement pour les méchants de l'histoire, soit ils restent inactifs, perdant toute crédibilité et renforçant les clones de Syriza à travers le continent - un choix perdant-perdant dont ils ne sortiront pas indemnes.

La situation grecque continuera d'être chaotique, mais sans vouloir faire preuve de trop de cynisme, les Grecs n'ont pas vraiment le choix. Bien qu'elles ne puissent se rapporter à ce que traverse la population grecque, les pays de l'Union Européenne risquent à leur tour de rencontrer quelques difficultés. Le 20 juillet, la Grèce devra rembourser 6,9 milliards d'euros au total, soit:

  • 3 milliards d'échéance des obligations d'État,
  • 468 millions au FMI,
  • 3,5 milliards à la BCE.

Si on imagine qu'elle laissera une nouvelle ardoise auprès du FMI, l'absence de paiement des autres créanciers aura de sérieuses conséquences. Les pays européens devront commencer à provisionner les pertes, comptées en milliards, sur leur propre bilan.

La faillite de la Grèce prendra alors un tour très concret, cette fois-ci pour ses créanciers européens. Nous verrons alors à l'initiative de qui les discussions reprendront!

Ce soir, Alexis Tsipras reste maître de la partie. L'émergence de documents du FMI attestant que la dette grecque n'est pas soutenable - ce que nous n'avons cessé de proclamer ici-même - apportera encore plus d'eau à son moulin. On se dirige donc inéluctablement vers un nouveau défaut officiel de la Grèce, cette fois-ci épongée par les autres États de la zone euro. En attendant que le Portugal avec Tempo de Avancar, l'Espagne avec Podemos ou l'Italie avec le Mouvement Cinq Étoiles ne réclament le même traitement, promettant l'explosion spectaculaire de l'union monétaire puis de l'union tout court.

Après l’œil du cyclone, la tempête.

Commentaires

dim 20 h 58

1 euro = 1,04503308 franc suisse

La photocopieuse est en surchauffe à Berne. Gougnafiers !!!

Moralité: achetez des îles grecques en cash avec des CHF... d'toute façon z'en ont plus rien à battre des euros !

Écrit par : petard | 05 juillet 2015

@petard: n'oubliez pas que nos pingouins de la BNS font tout ce qu'ils peuvent pour être les laquais de la BCE et "travailleront" donc à saboter encore plus notre monnaie.

L'aplaventrisme devrait être une discipline olympique, nous aurions une médaille d'or facile.

Écrit par : Stéphane Montabert | 05 juillet 2015

«Ni le Oui ni le Non n'auraient pu ressusciter des accords liés à une date butoir.»

Y'a jamais de date butoir… sauf pour le lait, la crème, le beurre, etc.

Maintenant, ce seront revirements, risettes et baissages de froc le plus bas possible. Toutes sortes de salamalecs pour ne pas perdre la face.

… et Poutine de déboucher un flacon "patrimoine mondial". Qu'il aurait bien raison !

...À ce propos, c'est plutôt un pet dans l'eau, lorsqu'on sait ce que sont capables les islamistes avec les trucs du patrimoine mondial…

Écrit par : petard | 05 juillet 2015

Les Grecs nous montrent ce soir une belle leçon de courage face aux dictateurs unionistes. Merci à Eux!

Tsipras est un démocrate et lui, pas comme papandréou, il a eu le courage d'aller jusqu'au bout de ses convictions, il l'a fait très vite pour justement empêcher l'UE de faire pression. C'était déjà visible pourtant!

Et si ce soir, c'était le début d'une UE qui commence à revoir sa copie! Qui envisage de prendre en considération ses peuples et leurs souverainetés!

Écrit par : Corélande | 05 juillet 2015

Ce soir, les Grecs viennent de passer dans le Guinness Book of Records !
322 milliards de pris dans un hold-up, sous couvert de "démocratie" ...
Et dire que certains les félicitent ...

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 05 juillet 2015

Lundi 06:05

1 euro = 1,03969006 franc suisse

Il y a bourrage de papier dans la marmite, dur, dur, le pédalo !

«Et dire que certains les félicitent ...»

Moi, je me féliciterais que le billet chose tombe à un balle, ça me permettrait de me payer ma trappe au soleil, sans trop devoir faire le marchand de tapis...

«322 milliards de pris dans un hold-up, sous couvert de "démocratie" ...»

Sauf que ceux qu'ont signé chez «Credit-Now-FMI» ne sont pas les mêmes qui ont «occis» l'UE dimanche.

Écrit par : petard | 06 juillet 2015

"Tsipras est un démocrate et lui, pas comme papandréou, il a eu le courage d'aller jusqu'au bout de ses convictions"
Le FN a le programme économique du PCF des années 50 et Corélande chante la gloire du communiste extrémiste Tsipras, copain de Mélenchon. Si les SA ont été décapitées en 34, c'est qu'elles étaient constituées de beaucoup trop d'anciens communistes...
La confusion mentale progresse de façon inquiétante et c'est un indicateur qui ne trompe pas. Cela va être le bordel d'ici peu...

Écrit par : Géo | 06 juillet 2015

En tous cas, le chantre d'extrême-gauche de la Tdg est d'accord avec Corélande :
http://jncuenod.blog.tdg.ch/archive/2015/07/06/dirigeants-de-l-europe-allez-vous-faire-voir-chez-les-grecs-268572.html

Écrit par : Géo | 06 juillet 2015

"Sauf que ceux qu'ont signé chez «Credit-Now-FMI» ne sont pas les mêmes qui ont «occis» l'UE dimanche."
Ouais eh ben on va voir comment ils vont faire pour bouffer, ceux qui ont voté non hier, à part exiger que les crétins de citoyens européens leur donnent des sous...

Écrit par : Géo | 06 juillet 2015

Ce matin c'est très drôle les commentaires des politiques français: En gros il y a des règles dans l'UE qu'il faut respecter (Luc Châtel), sauf que les français, eux, ne sont pas obligés de les respecter (le déficit au-delà de 4% alors qu'il est autorisé à 3 au maximum!)

Coup de sac! l'UE doit maintenant revoir sa copie; la libre circulation à remettre en question, la dette (les dettes) de tous les pays UE!
Le temps des comptes est venu et les allemands vont devoir aussi se remettre en question avant de croire qu'ils sont les lésés....oups!

Écrit par : Corélande | 06 juillet 2015

https://youtu.be/X0hV2UeJAsE J'espère que vous connaissez cette règle et ses conséquences, Monsieur Montabert!

Écrit par : Corélande | 06 juillet 2015

Ach, mais z’est formitabel !!!


«Merkel et Hollande offrent une autre chance à Tsipras»

À les voir sur la photo, on dirait en tout cas qu’ils ont touché le Jacques Pote.


Et voici quelques stères de copeaux de bois pour se chauffer le prochain hiver:

«Equilibre entre solidarité et responsabilité, cela doit être notre ligne de conduite!»


«Et leur message à la Grèce partagé: la porte reste ouverte»

ben, voyons… entrez ou sortez, c’est bien égal, faites comme chez vous.

«Car il y a urgence pour la Grèce et urgence pour l’Europe» (a glissé François Hollande)

…ouf, on a évité le dérapage.

Écrit par : petard | 07 juillet 2015

Rappelons quand-même à Frau Merkel que son pays, soi-disant modèle de gestion et blablabla n'a pas encore payé ni la dette de la 1er GM, ni celle de la 2ème...mais c'est tellement plus facile de donner des leçons!

Écrit par : Atmen Kelif | 07 juillet 2015

Atmen Kelif@ Il n'y a pas deux guerres mondiales, mais une en deux parties, qui a repris précisèment parce que les Fran4ais voulaient étrangler financièrement les Allemands avec le traité de Versailles. La question de la dette allemande a été définitivement (faut-il le mettre en gras ?) à la réunification de l'Allemagne, qui a coûté un saladier que l'Allemagne a assumé seule. On ne peut pas faire comme les Arabes qui en veulent encore aujourd'hui aux Européens pour les croisades...

Écrit par : Géo | 07 juillet 2015

C'est parti, même 6 mois avant; mais bon les Grecs vont être les "rats de laboratoire de l'UE" :

Des Sources de Syriza disent que le ministère grec des finances examine des options pour prendre le contrôle direct du système bancaire si nécessaire plutôt que d’accepter une saisie draconienne de l’épargne des déposants – il y aurait un «bail-in » au-dessus d’un seuil de 8.000 € – et il empêcherait toute les banques d’être fermée sur ordre de la BCE. (vers une confiscation des dépôts de 30 % sur toutes les sommes de plus de 8 000 € selon le Financial Times ndlr)

Alors rien que pour ça Géo, c'est clair, moi en ce moment je suis une radicale de gauche, car si vous savez lire, c'est bien la BCE qui a fait fermer les banques en Grèce, et Varoufakis n'avait pas tort quand il les a traités de terroristes!

Écrit par : Corélande | 07 juillet 2015

J'ai lu il y a très peu de temps une nouvelle de quelques lignes dans un journal, disant que l'Allemagne venait de finir de rembourser une dette énorme qui datait de Mathusalem. Je ne me rappelle pas s'il s'agissait de celle de la Seconde guerre mondiale ou de la première, mais c'était un truc aussi énorme et aussi ancien que ça.

Juste une brève, hein.

Comme quoi, ça paye pas de rembourser ses dettes, du moins auprès du tribunal de l'opinion publique.

Écrit par : Robert Marchenoir | 07 juillet 2015

"Alors rien que pour ça Géo, c'est clair, moi en ce moment je suis une radicale de gauche" Les crises ont cet avantage qu'elles sont de grands révélateurs...
Et Blocher, c'est aussi un extrémiste de gauche ?

Écrit par : Géo | 08 juillet 2015

Suisse, 8 juillet 2015.

Suite aux événements survenus en Grèce, ne faudrait-il pas songer à sanctifier Christoph Blocher ?

https://www.youtube.com/watch?v=ZFRGMDNaB5k

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 08 juillet 2015

Victor-Liviu@ Le 6 décembre 1992, il s'agissait de rentrer dans l'EEE/EWR et pas dans la CE. Le fait d'avoir refusé a coûté la vie à Swissair et peu de gens le disent haut et fort...Merci à l'UDC d'avoir coulé notre compagnie nationale. Quant à moi, qui n'ai que le passeport suisse et une profession liée à l'exportation, je n'ai plus pu obtenir de contrats européens alors que le Fonds européen de développement est le principal financier des projets hydrauliques en Afrique. Les Suisses sont des branleurs en la matière. Quant vous voyez une campagne d'Helvetas pour l'eau en Afrique, sachez que cela subventionne des séminaires de formateurs de formateurs de formateurs dans des hôtels climatisés pour des sociologues et à payer les fameux "per diem" des fonctionnaires tout-puissants africains qui ne s'intéressent qu'à ça. Per diem d'un jour, un salaire mensuel. Bon, le FED n'échappe pas à ce racket des "gentils" Africains...

La seule et unique question pour moi : l'EEE impliquait-il que la Suisse reprenne le droit européen sans autre forme de procès ? Auquel cas, ok, les Suisses ont eu raison de refuser. Autrement, cela aura été une erreur...

Écrit par : Géo | 08 juillet 2015

«c'est un dimanche noir»

...c'est un discours insoutenable... et le «diable» avait déjà raison.

«Les crises ont cet avantage qu'elles sont de grands révélateurs...»

Ouais... et on le voit bien que le truc du pot commun (UE) et sa pseudo amitié entre les peuples ça ne marche pas. Alors, avant de traiter Blocher de communiste, faudrait que ses détracteurs se regardent dans la glace.

Écrit par : petard | 08 juillet 2015

Géo @

"Quant à moi, qui n'ai que le passeport suisse et une profession liée à l'exportation, je n'ai plus pu obtenir de contrats européens alors que le Fonds européen de développement est le principal financier des projets hydrauliques en Afrique."

Si les dommages collatéraux se limitaient à "moi", rien que "moi" ...
Je vous ai connu plus solidaire, dans le temps, plus patriote ...
Mais ne dit-on pas qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ?

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 08 juillet 2015

C'est bien pour cela que je suis UDC, Géo! Parce qu'à l'UDC on s'occupe aussi des questions sociales; il n'est pas question de laisser "les Siens" sur le carreau!
D'ailleurs c'est pour cela que parfois elle vote avec les socialistes, même si ce n'est pas pour des finalités similaires. Il faut maintenir un bon équilibre; on ne peut pas être que social, comme les socialistes. Ni écolos comme les verts-libéraux. Ni patronal comme le PLR!
Quand au PDC à force de faire la girouette, ils perdent l'équilibre!

Pour Swissair, ma vision va plutôt dans le sens que c'est Leuenberber-dormeur qui a sacrifié notre compagnie, à cause de ces menaces sur les approches du couloir suisse par le sud de l'Allemagne.
N'Est-ce pas lufthensas qui à la belle et bonne swiss dans sa besace; la belle compagnie qui elle seule lui rapporte des bénéfice....non?

Quand à M. Blocher, c'est vrai maintenant les gens lui disent merci et vous seriez étonné de voir les jeunes qui vont justement le lui dire!
Nos jeunes "préparateur de master en économie" on fait un calcul qui donne dans l'échelle la plus basse un coût de 600 milliards sur le dos de la Suisse depuis 1992. Les Grecs avec leur 320 milliards de dettes seraient sûrement nos compagnons d'infortune!

L'EEE nous donnait pratiquement les mêmes coûts que l'adhésion c'est pour cela qu'à court terme elle devenait quasi tacite!

Écrit par : Corélande | 08 juillet 2015

" Le fait d'avoir refusé a coûté la vie à Swissair et peu de gens le disent haut et fort...Merci à l'UDC d'avoir coulé notre compagnie nationale. "

Un peu facile ce prétexte. Le refus de l'EEE à l'époque était devenu le prétexte passe- partout pour expliquer tout ce qui allait de travers en Suisse. Swissair était un mastodonte qui s'était pendant des décennies doré la pilule dans sa tour d'ivoire du monopole publique et qui ne s'est pas adapté à l'ouverture au marché du trafic aérien notamment avec l'arrivée des compagnies lowcost. A l'époque de la faillite de Swissair plusieurs grandes compagnies aériennes nationales comme Alitalia étaient au bord de la faillite ou comme Air France qui aurait fait faillite sans l'intervention de l'état qui à injecté plusieurs milliards de franc dans la compagnie pour la redresser. La France ou l'Italie était depuis quelques décennies dans l'espace économique européen et cela n'a pas empêché de voir leur cie aérienne se diriger vers la faillite.

D.J

Écrit par : D.J | 08 juillet 2015

" c'est bien la BCE qui a fait fermer les banques en Grèce, et Varoufakis n'avait pas tort quand il les a traités de terroristes "

Non c'est faux; c'est une décision du gouvernement grec. Il vous suffit de taper sur Google fermeture des banque en Grèce.

http://www.lenouvelliste.ch/fr/monde/grece-athenes-envisage-la-fermeture-des-banques-lundi-481-1479567

http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/06/28/fermeture-des-banques-et-controle-des-capitaux-en-grece_4663461_3234.html

D.J

Écrit par : D.J | 08 juillet 2015

"Si les dommages collatéraux se limitaient à "moi", rien que "moi" ...
Je vous ai connu plus solidaire, dans le temps, plus patriote ..."
La question n'est pas moi, mais savoir si l'EEE impliquait de reprendre le droit européen. Moi, le non m'a nui énormément, mais c'est la première fois que je le signale. Je ne vois pas en quoi c'est un manque de solidarité envers les Suisses qui voulaient surtout continuer de profiter de leur situation de forteresse bancaire pour capter l'évasion fiscale de ses pays voisins...(à propos de solidarité, hein...).

Pour Corélande : le non à l'EEE a mis Swissair en position de faiblesse extrême, ne jouissant plus des mêmes droits que ses concurrents. Cela a conduit bürgisser de prendre des parts dans des canards boiteux qui eux jouissaient de ses droits. Cela n'a pas marché et c'était évident que cela n'allait pas marcher. L'UDC a coulé Swissair, il n'y a aucun doute à avoir sur ce sujet.

Écrit par : Géo | 08 juillet 2015

Si quelqu'un désire voir ou bien revoir "Grounding", un film sur la SwissAir ... c'est ici ... cadeau.

https://www.youtube.com/watch?v=8VRWk6f4gXQ

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 08 juillet 2015

Avec un incommensurable culot, Tsipras demande un crédit de 30 milliards € ... sans rien vouloir rembourser ...

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 08 juillet 2015

Grounding raconte les cinq dernières minutes. les carottes étaient cuites depuis longtemps...

Écrit par : Géo | 08 juillet 2015

Et ce tableau, vous parle-t-il!

https://pbs.twimg.com/media/CJSovfwWIAAvKRP.jpg

Qui sont les profiteurs historiques et à de nombreuses reprises?

Et je vous prie de relever que la Grèce en serait à 7 (y compris 2015) alors que l'Allemagne à 8, la France à 10 et l'Espagne à 14 mais bientôt 15
annulations de dettes!

Alors dans le camp des "culottés" se sont ceux qui tirent les manettes en ce moment, où alors ils sont tellement désespérés qu'ils sont en train de tout mettre en œuvre pour saborder l'UE et le bouc émissaire c'est la Grèce!

Juste à D.J. le nouvelliste comme référence de qualité et de vérité, il faudra repasser!
Sur un autre site j'ai donné un extrait d'article du Financial Times qui lui dit bien que se sont ceux de la BCE qui ont fermé les banques en Grèce, comme l'a dit Varougakis en les traitant de terroristes puisque le but c'était de faire peur au Grecs pour qu'ils votent Nai (Oui)!

Écrit par : Corélande | 08 juillet 2015

@Géo

Me semble que tu files du mauvais coton avec ton régime de jeune séducteur qui court comme un chamois... ça serait p'têtre bien de re-bouffer et de re-boire normalement pour retrouver tes esprits. De toute façon t'as aucune chance avec la schtroumpfette des radicaux vaudois. Elle est déjà prise.

Avant d'accuser l'UDC, tu oublies ceux qui se sont goinfrés au CA de Swissair. De vrais radicaux pur sucre, incompétents à ch... Et puis, la catastrophe du SR 111 (deux ans avant la faillite), ça laisse un trou dans la caisse, surtout quand on a avait 110 Américains à bord.

(Evidemment selon la pensée unique, ça n'a pas de rapport... théorie du complot, hein?)

Écrit par : petard | 08 juillet 2015

Bon les gars, on refait le match sur SwissAir et sa faillite ou quoi ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Swissair

Évidemment, personne n'évoque la responsabilité du conseiller fédéral des transports de l'époque, Moritz Leuenberger, juste ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Moritz_Leuenberger

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 08 juillet 2015

"tu oublies ceux qui se sont goinfrés au CA de Swissair." Ah mais bien sûr, je n'y avais pas pensé. Swissair a coulé parce que les gens du CA se sont sucrés. Et c'est moi qu'on accuse de simplisme...
La catastrophe du SR 111 ? C'est Swissair qui a tout payé ? Ils n'étaient pas assuré ? Quelle imprévoyance...Donc, tu prétends que Swissair est partie en faillite pour éviter de payer des indemnités aux Américains ? Cela me parait très douteux, parce que ceux-ci auraient fait vendre jusqu'au dernier avion pour être payés. Les Suisses savent que quand les Américains veulent être payés par eux, ils y arrivent sans trop de peine...
Et je ne ferai pas de commentaire sur mon régime et ses avantages évidents. Surtout par ces chaleurs...

Écrit par : Géo | 08 juillet 2015

"Évidemment, personne n'évoque la responsabilité du conseiller fédéral des transports de l'époque, Moritz Leuenberger, juste ?"
La preuve que personne ne lit les commentaires des autres, c'est trop fatigant...

Écrit par : Géo | 08 juillet 2015

" Juste à D.J. le nouvelliste comme référence de qualité et de vérité, il faudra repasser! "

Juste que je vous ai aussi inviter à taper sur Google" fermeture des banque en Grèce ". Mais apparemment ça pas du vous plaire si vous l'avez fait vu qu'ils disent tous pareil que le Nouvelliste. Si vous avez le lien du Financial Times pour que je me fasse une idée ce serait bien aussi.

D.J

Écrit par : D.J | 08 juillet 2015

«Donc, tu prétends que Swissair est partie en faillite pour éviter de payer des indemnités aux Américains ?»

Non, non, je prétends pas ça, mais quand y'a des Américains à bord... et p'têtre même quelques-uns qui valent plus que d'autres... les conditions prévues par les conventions internationales s'appliquent à géométrie variable...

Evidemment, si les passagers avaient été les sections obwaldienne, nidwaldienne et argovienne de l'UDC, je pourrais croire en ta théorie.

Écrit par : petard | 08 juillet 2015

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