27 juillet 2015

Fabienne Despot dans la tourmente

Si quelqu'un avait espéré que le scandale pourrait s'étouffer discrètement, il doit s'en mordre les doigts: depuis la semaine dernière, tous les médias romands ne parlent que de "l'affaire" - le chantage dont l'UDC Vaud est victime à travers un enregistrement pirate d'une réunion privée, enregistrement effectué par nulle autre que... La présidente du parti, Fabienne Despot!

Pas de quiétude estivale pour l'UDC vaudoise. Dans les colonnes de La Liberté, Fabienne Despot avoue "une faute" ; l'affaire est ensuite reprise par La Télé, la RTS, le Matin et le Matin Dimanche - visiblement bien informé au point de citer des extraits de l'enregistrement... Jusqu'à une conférence de presse aujourd'hui à Lausanne.

Mais revenons sur le déroulement de l'affaire.

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Le contexte

En 2014, l'UDC Lausanne est sujette à des dissensions internes, la faute à une coterie de membres en butte contre les décisions de la présidence locale. Parmi les rebelles, un certain Jean-Luc Laurent. L'ambitieuse nouvelle présidente de l'UDC Vaud, Fabienne Despot, tient absolument à impliquer la section cantonale, officiellement à des fins d'arbitrage... Ou comme une excellente occasion d'éliminer d'éventuels rivaux dans l'organigramme du parti.

Or, loin de dévoiler un quelconque scandale, l'enquête effectuée par des conseillers nationaux Pierre-François Veillon et Raymond Clottu donne entièrement raison à la direction de la section lausannoise. Elle a agi dans les règles de l'art. Le document, à usage interne, conclut que face à des positions irréconciliables il serait préférable que les membres contestataires démissionnent d'eux-mêmes plutôt que de faire face à une procédure d'exclusion.

Jean-Luc Laurent claque la porte de l'UDC.

L'immixtion de la section cantonale dans des affaires communales est mal vécue. Elle apparaît aux yeux de beaucoup comme une ingérence. Philipp Stauber, chef du groupe UDC au conseil communal de Lausanne et membre du comité central de l'UDC suisse, publie une lettre ouverte incendiaire dans laquelle il accuse la présidente de se conduire comme le personnage de bande dessinée Iznogoud et de mener le parti dans le mur. En conclusion, il l'invite à cesser ses manipulations.

Piquée au vif, la présidente refuse de laisser passer l'affront. En avril 2014, elle convoque M. Stauber dans une "réunion de conciliation" de la Direction exécutive de l'UDC vaudoise, soit MM. Michaël Buffat, Jean-François Thuillard, Kevin Grangier, et Mmes Fabienne Despot et Monika Commissione. En attendant M. Stauber les discussions s'enchaînent entre les cinq personnes assises autour de la table, évoquant les potins du parti et l'actualité. Pas un ne se doute qu'il est enregistré à son insu, sauf, bien sûr, l'instigatrice de la manœuvre.

La présidente a apporté du matériel professionnel prêté par son compagnon de l'époque, Fred Reichenbach, détective de son état, pour enregistrer la séance. D'après les dires de Mme Despot aujourd'hui, il s'agissait avant tout de "se défendre" pour éviter que ses propos ne soient "mal interprétés", sans qu'on sache très bien par qui et comment. Difficile d'écarter l'impression persistante que l'objectif était bel et bien de piéger M. Stauber... Et lorsque Mme Despot explique qu'elle ignorait qu'enregistrer des tiers sans leur consentement était illégal, on reste pantois!

Toujours est-il que l'opération fait chou blanc. M. Stauber ne se rendra pas au rendez-vous piégé. La réunion est ajournée. L'enregistrement est stoppé après 32 minutes de prise de son. N'ayant pas pu enregistrer les déclarations compromettantes qu'elle espérait, Fabienne Despot rend le matériel à son compagnon "avec instruction d'effacer le contenu", affirme-t-elle. Fin de l'histoire, en apparence...

Un enregistrement clandestin dans la nature

Mme Despot et son compagnon se séparent en mai 2014. L'enregistrement ne sera pas perdu pour tout le monde. On ne connaît pas le cheminement du fichier - l'enquête l'expliquera peut-être - mais il refait surface entre les mains de Jean-Luc Laurent, devenu dans l'intervalle candidat PBD au Conseil National. Et il a bien l'intention de s'en servir.

M. Laurent n'est pas resté en bons termes avec l'UDC. Un point en particulier lui reste en travers de la gorge: le rapport des conseillers nationaux sur les divergences au sein de l'UDC lausannoise, qui le mentionne mais qu'il ne peut consulter. Il estime qu'il y a là une profonde injustice.

Alors qu'il aurait peut-être été plus simple de tenter de prendre connaissance du document au travers de la Loi sur la Protection des Données, il tente une autre approche - le chantage.

Envoyant un email à Mme Despot le 22 juin, puis, faute de réponse de l'intéressée, à d'autres membres de la Direction exécutive trois jours plus tard, il annonce être en possession de "documents compromettants" sur certains candidats du parti au Conseil National, dont l'enregistrement d'une séance privée. Il exige en échange de son silence de consulter le fameux rapport.

Kevin Grangier, secrétaire général, est invité à juger du sérieux de la menace. Il se rend chez M. Laurent le 9 juillet pour découvrir les fameuses pièces compromettantes que prétend détenir le maître-chanteur, pour reprendre les mots de Mme Despot. Il découvre deux clef USB et trois classeurs - mais ne peut en inspecter le contenu - et le fameux enregistrement.

Ayant obtenu de son hôte le droit de l'enregistrer à son tour sur son propre téléphone portable, M. Grangier écoute le fichier audio en intégralité. Les propos tenus n'ont rien de compromettant, ce sont des discussions d'ordre privé entre des gens qui se connaissent. Mais l'authenticité de l'enregistrement ne fait aucun doute et la présidente admet en être à l'origine.

Gestion de crise

Une réunion ordinaire du comité central a lieu le soir même. La réaction est immédiate: il n'est pas question de céder au chantage, quelles que soient les informations prétendument détenues par M. Laurent. Mais la présidente Fabienne Despot est elle-même gravement mise en cause. Les membres du comité central décident de ne rien faire sans l'avoir entendue s'expliquer en personne, mais elle est en vacances... Un nouveau rendez-vous est agendé au 23 juillet.

Lors de cette nouvelle séance, Fabienne Despot s'explique, avoue sa faute, exprime ses regrets. Elle porte plainte contre son ex-compagnon et contre Jean-Luc Laurent. Michaël Buffat porte également plainte contre ce dernier pour utilisation d’un enregistrement à but de contrainte. Une perquisition a lieu: les dossiers sont creux, les clef USB sont vides. Le chantage n'était qu'un bluff maladroit, le seul document authentique en possession de l'individu étant l'enregistrement effectué par la présidente.

Si l'affaire du chantage se dégonfle, celle de la crise de confiance avec la présidente de l'UDC Vaud reste bien vivace. Les membres du comité central sont face à un dilemme dont ils se passeraient bien. Toutes les alternatives sont mauvaises - en termes d'image, d'organisation, de délais légaux vis-à-vis des élections nationales du 18 octobre. Le dépôt des listes à la chancellerie fédérale est clôt dès la mi-août. Comment tout remettre en question si tard?

Faute de mieux, les membres du comité central, associés aux responsables de la campagne fédérale, décident de renouveler leur confiance à Fabienne Despot. Peut-être espèrent-ils que la pseudo-affaire s'éteigne discrètement... Espoirs naïfs et rapidement contrariés. Quelques jours plus tard, les articles commencent à fleurir dans la presse. Le feu, loin de s'étouffer, reprend de plus belle.

Pour tenter de reprendre le contrôle de la communication dans cette crise, l'UDC Vaud se fend d'une conférence de presse officielle lundi à 10h à l'Hôtel Continental, en face de la gare de Lausanne. L'exercice - difficile - est mené par Fabienne Despot, Jean-François Thuillard au nom du comité central du parti, et Kevin Grangier, secrétaire général et membre du comité de campagne pour les élections fédérales d'octobre.

Pourtant, si la conférence de presse livre des précisions, il n'y a pas vraiment de remise en question des éléments livrés jusqu'ici par les médias.

Comment se sortir du pétrin?

Beaucoup au sein du parti ont dû se poser la question. Il n'y a malheureusement pas de réponse simple, et aucune qui ne laisse l'UDC vaudoise indemne.

Kevin Grangier a eu beau jeu de rappeler que l'UDC suisse avait raison sur toute la ligne - de l'Union Européenne à la sécurité en passant par la politique de l'asile - l'UDC vaudoise s'est bien mise en difficulté toute seule, par les atermoiements de sa présidente et la faiblesse de son comité central.

La campagne pour les élections fédérales d'octobre est compromise. Comment les candidats au Conseil National ou au Conseil des Etats peuvent-ils accepter d'être associés à une colistière qui a enfreint l'article 179 du Code Pénal et serait susceptible d'encourir un an de prison? Personne n'a porté plainte directement contre elle, certes, mais Fabienne Despot pourrait être indirectement mise en cause par les plaintes qui visent Jean-Luc Laurent. On voit mal comment ce dernier pourrait être coupable d'avoir exploité des enregistrements illicites sans que rien ne vienne inquiéter celle qui en est à l'origine. Le volet judiciaire est loin d'être fermé et il nous garantira des rebondissements réguliers, autant de piqûres de rappel désastreuses jusqu'aux élections d'octobre et sans doute au-delà. Mais il n'y a pas que cela.

Comment faire cadrer la faute de Mme Despot avec l'exigence du parti d'aligner uniquement des candidats irréprochables? Comment peut-on d'un côté demander des extraits de casier judiciaire et soumettre les candidatures à l'enquête lorsque de l'autre les mêmes censeurs passent comme chat sur braise sur des violations flagrantes de toute déontologie, de toute confiance entre collègues?

Comment même élire Mme Despot et l'envoyer à Berne? Comment espérer de sa part un comportement sans faille lorsqu'elle prétend encore aujourd'hui que l'enregistrement n'était que pour sa défense et ose affirmer, toute honte bue, qu'elle ignorait agir dans l'illégalité?

Il aurait fallu avoir du courage - le courage de convoquer un congrès extraordinaire, de soumettre la situation au vote de tous les délégués, de laisser la base du parti trancher démocratiquement. A la place, les instances dirigeantes de l'UDC vaudoise ont préféré l'atermoiement optimiste. Et la situation échappe à tout contrôle.

Je suis triste de voir Mme Despot aveuglée par l'ambition au point de ne pas voir que sa carrière politique vient d'exploser en plein vol, manquant d'assez de force de caractère pour prendre la seule décision qui s'impose.

Je suis triste pour les instances dirigeantes de l'UDC vaudoise de ne pas avoir été à la hauteur de l'enjeu face à la crise, d'avoir mal conseillé leur présidente et préféré fermer les yeux sur leur propre règlement électoral de peur d'affronter un conflit.

Je suis triste pour les autres candidats talentueux de l'UDC au Conseil National et au Conseil des États, innocents dans toute cette affaire et quand même salis.

Mais avant tout, je suis triste pour les électeurs vaudois recevant ce pitoyable feuilleton estival en guise de campagne, alors que la Suisse aura bientôt à affronter des enjeux vitaux pour sa survie. Ils méritaient mieux.

Mise à jour (29 juillet): suite à l'ampleur que prend cette affaire l'UDC a - enfin! - décidé de convoquer un congrès extraordinaire, le 13 août, pour décider des suites à donner à la candidature de Mme Despot.

Mise à jour (14 août): le congrès extraordinaire a eu lieu. Contre toute attente, Mme Despot a été confirmée (avec de courtes majorités) dans toutes ses positions: candidate au Conseil National (85 voix contre 57 et 3 blancs), au Conseil des Etats (81 voix contre 60 et 3 abstentions), et présidente du parti (72 voix contre 66, 3 nuls et 2 blancs). Les délégués ont donc décidé d'ignorer leurs propres critères de sélection et de maintenir sur les listes une candidate polémique. Nous verrons donc si les électeurs de feront le tri ou pas, mais au vu des tensions au sein de l'UDC (y compris entre les candidats) l'option choisie par le congrès n'est certainement pas celle qui restaure la sérénité dans la campagne.

Commentaires

Affaire Fabienne Despot : que de bruit pour une maladresse insignifiante ! L'article 179ter du code pénal interdit, certes, l'enregistrement de conversations privées sans le consentement des autres interlocuteurs, mais ce délit ne se poursuit que sur plainte. Or, à ma connaissance, aucune plainte n'a été enregistrée. Pas de plainte, pas de délit !
En outre, les arguments de Mme Despot pour sa défense sont plausibles : il est possible qu'elle ait ignoré l'interdiction et qu'elle ait souhaité se protéger elle-même lors de la séance - avortée - de «médiation»
Et enfin, il faut être soi-même absolument blanc comme neige pour oser lancer la pierre à Mme Despot : n'avoir jamais dépassé la vitesse autorisée, n'avoir jamais caché le moindre franc de revenu au fisc, n'avoir jamais traité personne de crétin...
En réalité, cet épisode mineur est le prétexte pour se débarrasser d'une femme forte qui fait de l'ombre à beaucoup de médiocres.

Écrit par : Claude Paschoud | 28 juillet 2015

@Claude Paschoud: vous pouvez croire la version de Mme Despot et prendre sa défense, c'est votre droit le plus strict.

J'ai pour ma part du mal à croire à une maladresse insignifiante. Ce n'est pas comme avoir laissé nonchalamment son smartphone allumé sur la table. Elle a agi de façon planifiée et délibérée, a caché du matériel professionnel d'écoute dans un lieu de réunion, prêté par un individu parfaitement au courant de la législation en la matière. L'argument de l'ignorance de la loi est risible. Soit elle ment et aggrave son cas, soit elle est sincère et alors tellement naïve qu'elle n'a rien à faire en politique.

Le volet pénal de l'affaire est en cours et j'estime tout à fait possible que Mme Despot soit poursuivie pour complicité dans l'instruction de la plainte déposée par M. Buffat, ce qui donnera immanquablement des développements intéressants. Vous avez raison néanmoins, pour l'instant, Mme Despot n'est pas juridiquement menacée ; il n'empêche que sa faute morale, indiscutable, reste pleine et entière. Comment peut fonctionner un parti cantonal dont la présidente n'est plus digne de confiance?

Enfin, votre paragraphe sur les gens "blancs comme neige" me fait bien rire: une élection est un processus difficile dans lequel on essaye d'élire les meilleurs candidats, pas de pardonner aux pires. Mme Despot restera peut-être aux yeux de certains comme quelqu'un de tout à fait fréquentable hors du milieu politique (même s'ils risquent d'être pris d'un certain désir de jeter un coup d'oeil sous la table au détour d'une réunion avec elle, sait-on jamais) mais le fait est que son honneur est définitivement entaché par cette affaire.

Elle garde ses fans - vous en êtes visiblement - mais il faut vraiment être politiquement né de la dernière pluie pour s'imaginer que cela n'aura pas d'effet sur l'électorat. Des trajectoires politiques ont été brisées pour moins que ça.

Mme Despot traînera désormais cette histoire comme un boulet au pied probablement jusqu'à la fin de sa carrière politique, ce qui n'est que la logique des choses ; mais en attendant elle nuit à toute la liste de l'UDC vaudoise et c'est là, actuellement, le vrai problème.

Écrit par : Stéphane Montabert | 28 juillet 2015

l'UDC vaudoise est une vraie catastrophe ambulante! Il y a n'importe qui là-dedans, et franchement Mme Despot a vraiment du mérite à vouloir réformer tout cela.
C'est d'ailleurs certainement pour cela qu'elle a fait cet enregistrement; pour essayer de démontrer la malhonnêteté ambiante et surtout les égos surdimensionnés des mecs qui se croient tout permis!

En conséquence faut pas s'étonner que l'UDC vaudoise ne décolle pas car qu'elle est pétrie de "taupes" qui s'égarent ensuite au PBD...la preuve!
Ce dernier s'est fait sur une trahison et ne peut donc recevoir que des
individus du même acabit!

En tant que femme, je vous dis simplement que c'est la cause et les thèmes du parti, ainsi que les besoins primordiaux des Citoyens que l'on défend. Rien que pour cela vous devriez être derrière votre Présidente.....et ne pas lui tirer tous azimut dans les pattes!....On est pas en France, ici!

Écrit par : Corélande | 28 juillet 2015

"s'imaginer que cela n'aura pas d'effet sur l'électorat" Cette histoire a fait le bonheur des ennemis de l'UDC, les medias en particulier, et vous êtes sur la même ligne. Vous accusez M. Paschoud d'être un fan de Mme Despot, disons plutôt que vous ne l'aimez pas. Et c'est cette attitude qui va perdre l'UDC vaudoise. Rapaz s'est montré lamentable lors du Forum de hier soir. Il s'est pris une sacrée veste lorsqu'il s'est présenté au conseil d'état, il va en faire prendre une plus grande encore cet automne sur cette affaire où lui et les siens ignorent les intérêts de votre parti pour se mettre en avant...

Écrit par : Géo | 28 juillet 2015

@Corélande: " vous devriez être derrière votre Présidente.....et ne pas lui tirer tous azimut dans les pattes!"

Membre de l'UDC depuis 2007 j'ai été témoin de toutes les manigances de quelques ambitieux/ses pour barrer la route à ceux qui le méritaient dans l'unique but de décrocher le Graal - un poste à Berne, dans lequel végéter le nez dans le fromage fédéral avec des indemnités princières en attendant d'intégrer un conseil d'administration quelconque. Ces gens-là s'identifient aisément: ils restent à distance de l'arène politique et passent leur temps à "réseauter" (pour rester poli) pour gratter quelques voix dans les congrès et pousser leur candidature.

Alors, au nom de l'intérêt supérieur du parti n'est-ce pas on ne répand pas les rumeurs, on laisse courir les calomnies contre des gens qu'on sait innocent et on garde le poing dans la poche...

Le problème, c'est que lorsque quelqu'un s'essaie avec impunité à un comportement répréhensible et s'en sort indemne, il ou elle a tendance à croire en sa chance, sa belle étoile, appelez ça comme vous voulez, et il ou elle rejoue et rejoue encore, jusqu'à franchir la ligne. Et là nous avons l'affaire Despot, qui n'a rien d'un petit accident de parcours comme on voudrait nous le faire gober. Qui peut vraiment dire d'ailleurs combien de réunions ont pu être enregistrées?

J'en ai connu des présidents - Gérald Nicod, Fabrice Moscheni, Claude-Alain Voiblet, Fabienne Despot... Je suis derrière le ou la président(e) de l'UDC Vaud tant que la personne en question est quelqu'un de respectable et fait correctement son boulot. Je n'ai pas prêté un quelconque serment d'allégeance pour couvrir des activités illicites.

@Géo: M. Rapaz a parlé avec sincérité comme l'homme entier qu'il est. Si cette affaire fait le bonheur des adversaires de l'UDC Vaud c'est parce que celle-ci a tendu le bâton pour se faire battre. Et tant qu'elle sera incapable de scier les branches pourries elle continuera à se faire battre.

Le lien vers l'intervention de M. Rapaz est ici, je suis à 100% d'accord avec ses propos.

http://www.rts.ch/audio/la-1ere/programmes/forum/6952001-la-crise-de-l-udc-vaud-revelee-au-grand-jour-27-07-2015.html

Écrit par : Stéphane Montabert | 28 juillet 2015

Mais, nom d'un chien, cette affaire est d'abord une affaire PBD ! Si ces gens avaient eu un comportement correct, cela serait resté entre les personnes concernées ! Vous pensez que c'est par hasard que le président du PBD démissionne ?

Écrit par : Géo | 28 juillet 2015

«mais en attendant elle nuit à toute la liste de l'UDC vaudoise et c'est là, actuellement, le vrai problème.»


Blocher a bien fait de pousser une gueulée. Mais ça ne suffira pas. Pour Vaud les carottes sont cuites et c'est très bien ainsi. Que tous ces fêlons d'agrariens se barrent au PBD.

Z'ont quand-même bien profité de la locomotive Blocher pour être élus les Veillon et Cie !

Écrit par : petard | 28 juillet 2015

ok j'ai compris. Se sont les mecs qui font tout pour se débarrasser de la femme qui dérange, on a connu ça, même au Conseil Fédéral!
Vous rester lamentable (l'UDC VD) et vous aurez les résultats électoraux que vous méritez!
Franchement vous devriez tous rendre votre carte UDC et allez au PBD; c'est celui-là le parti qui vous correspond le mieux!

ET JE VOUS LE REDIS HAUT ET FORT; NOUS NE SOMMES PAS EN FRANCE....ICI!

Écrit par : Corélande | 29 juillet 2015

Là franchement vous êtes gonflé! Le P-Y Rapaz dont vous parlez et adhérez entièrement à ses propos (que je viens d'écouter) c'est le même qui a fait campagne pour le Conseil d'Etat VD avec des affiches qui ignoraient totalement le logo....UDC!!!!!?

Vous, en tant que banquier, vous avez confiance en vos clients? Alors j'espère que vous les traiter TOUS avec la même largesse; comme celui avec qui aujourd'hui vous êtes d'accord à 100%

Je crois qu'il faut suggérer à Kévin Grangier de demander à Tous les candidats sur listes, lors de votre assemblée extraordinaire, de mettre sur la table, les preuves intégrales pour une confiance méritée et attestée afin d'être sans "taches" et donc dignes d'être élu au National!

Écrit par : Corélande | 29 juillet 2015

@Corélande: c'est assez incroyable comme vous parvenez à ignorer tous les faits de cette affaire pour la ramener à une question homme-femme. Que je sache l'UDC a eu des élues au Conseil National comme Alice Glauser et a des candidates talentueuses sur ses listes comme Catherine Buchet que je soutiens personnellement.

Ce n'est pas l'UDC qui a un problème de sexisme, mais vous.

Pour répondre à votre deuxième commentaire:

1. l'affiche de P-Y Rapaz pour le Conseil d'Etat n'a évidemment pas été composée par lui mais par le secrétariat de l'UDC Vaud. Je suppose que le logo n'y était pas parce qu'il faisait campagne au nom du centre droit.

2. Je ne suis pas banquier.

3. Enfin, lorsque le congrès a eu lieu pour déterminer les candidatures, tous les candidats ont du se soumettre à une enquête. Nous verrons bien ce qui arrivera en août.

Écrit par : Stéphane Montabert | 29 juillet 2015

M. Paschoud a raison sur le fond.

En revanche, pourquoi la Présidente - qui craignait que ses propos soient déformés - n'a-t-elle pas convoqué le/la secrétaire du parti pour rédiger un procès-verbal de cette séance ?

Vous n'êtes pas sans savoir que le PV est un acte devant retranscrire - dans une forme abrégée - mais respectant strictement les tenants et aboutissants des questions, réponses et décisions finales.

Serait-ce si compliqué de convoquer une tierce personne ou alors de demander à l'une des personnes présentes de rédiger un PV ?

Elle se serait évitée de se retrouver à la une des journaux, médias et réseaux sociaux et aurait évité à son parti de convoquer un congrès à mi-août pour donner la suite qu'il convient à toute cette affaire !

Écrit par : MBA | 29 juillet 2015

C'est pas une histoire homme-femme au départ? Un mec qui se venge sous une forme ou sous une autre par un moyen de délation contre son ex-compagne! C'est vraiment bas de gamme et rappelle les moyens d'éviction d'un certain Conseiller Fédéral en 2007, voire même d'une certaine Conseillère Fédérale.

Et vous tous, vous marchez comme des nuls dans la combine! Alors vous avez un but caché pour être aussi débiles!

J'espère que vous n'oublierez pas de demander l'extrait de l'office des poursuites de chacun, car cela relève aussi de la confiance de n'y avoir aucune trace!

Écrit par : Corélande | 29 juillet 2015

@MBA: Vu que l'explication de la "déformation des propos" est l'explication avancée et que le secrétaire général du parti assistait lui-même à ladite séance et aurait pu en prendre des notes, la réponse est assez évidente: cette justification est un prétexte...

@Corélande: vous parlez désormais de la relation entre Mme Despot et M. Reichenbach? Décidément, vous changez tellement vite de cible masculine que vous êtes difficile à suivre. Mais enfin bon, je suppose que comme règle de vie mieux vaut éviter d'enfreindre la loi avec comme complice un compagnon avec lequel on ne s'entend plus...

Écrit par : Stéphane Montabert | 29 juillet 2015

"Serait-ce si compliqué de convoquer une tierce personne ou alors de demander à l'une des personnes présentes de rédiger un PV ?"
Cette rencontre faisait suite à une lettre de lecteur insultante parue dans 24 heures. Ce n'était pas une séance officielle. Quand vous vous faites insulter, vous cherchez à rencontrer votre adversaire pour comprendre jusqu'où il veut aller. Cela peut dégénérer en un rien, d'où l'idée de l'enregistrement. l'auteur des insultes ne s'est pas présenté et le détective privé ex-ami de Mme Despot n'a pas effacé la bande de la non-séance et l'a vraisemblablement vendue à un adversaire politique.
Ces informations sont parues dans la presse. Je n'ai aucun rapport avec l'UDC et ne connais personne appartenant à ce parti. Je déplore qu'il se passe ici ce qui s'est passé en France. Jean-Marie le Pen a déshonoré la défense de l'identité française, l'attitude des cadres de l'UDC vaudoise fait le jeu des socialistes.

Écrit par : Géo | 29 juillet 2015

Non mais je rêve. Que je sache ils étaient tous les deux en politique et en ménage, alors que vous preniez cela par un bout ou par l'autre, il s'agit bien d'une histoire homme-femme. Là en l'occurrence c'est l'homme qui agit en traître et c'est bien minable de se servir en plus de l'activité politique de son ex-compagne.....pour la faire sauter!
Il n'était pas difficile d'imaginer ce que cela allait déclencher.
C'est de la vengeance à l'état pur entre deux personnes, et vous, vous en profiter pour vous mettre en selle......c'est tout autant minable!

Je ne suis pas la seule à comprendre ce qui se cache là-derrière, voir le billet de Philippe Barraud!

Écrit par : Corélande | 29 juillet 2015

@Géo: Ne prenez pas les gens pour des sauvages. M. Stauber est quelqu'un de tout à fait posé et Mme Despot et les autres membres du comité directeur le connaissaient. Et M. Stauber, qui a dit ce qu'il avait à dire dans sa lettre ouverte, a pris la bonne décision en refusant cette convocation. Bref, votre scénario tient peut-être dans une production hollywoodienne dopée à la testostérone mais pas avec les Suisses que je connais... Mais bon, libre à vous de broder sur ce scénario si cela vous chante.

@Corélande: Peut-être est-ce effectivement un conflit de couple à la base, je n'en sais rien. Mais comme le disait un cadre de l'UDC "je suis content que cette affaire ait eu lieu sinon on n'aurait jamais su qu'elle nous enregistrait à notre insu." M Barraud écrit bien ce qu'il veut dans son blog ressuscité pour l'occasion, j'ai tendance à rester circonspect face à tous ces gens qui souhaitent tout d'un coup tant de succès à l'UDC vaudoise, succès qui passe comme par hasard par Mme Despot.

Si on continue à ce rythme bientôt même les jeunes socialistes appelleront à voter pour elle.

Écrit par : Stéphane Montabert | 29 juillet 2015

"@Géo: Ne prenez pas les gens pour des sauvages. M. Stauber est quelqu'un de tout à fait posé" Je suis conscient de me mêler de ce qui ne me regarde pas vraiment, sauf en ce qui concerne les avantages politiques que vous offrez sur un plateau aux socialistes, et il me semble que ces gens nuisent fortement à ce pays. Donc, comment pouvez-vous trouver normal d'écrire une lettre de lecteur à 24 heures traitant la présidente du parti d'Iznogoud ? Il faut avoir la cervelle de la mouche dans le crâne d'un bison, pour rester dans les vocables de bande dessinée.

Écrit par : Géo | 30 juillet 2015

Ce que vous n'aimez pas chez Mme Despot c'est son côté "écolo"! Et bien moi je la soutiens à 100%, car justement l'UDC a besoin d'une branche qui s'inquiète sur ce plan là!
J'ai toujours dis qu'un parti écologiste n'avait aucun sens, par contre au sein d'un parti d'avoir des membres qui se penchent sur cet aspect est important!
Je ferai tout mon possible pour son élection, bien que je ne sois pas sur votre canton, si elle maintient sa candidature, ce que j'espère VIVEMENT!

En cas contraire, vous comprenez donc bien quelle sera mon attitude!

Écrit par : Corélande | 30 juillet 2015

@ Stéphane Montabert : Merci pour votre réponse.

Une chose est sûre, Mme Despot dessert la cause des femmes en plaidant la naïveté plutôt qu'elle ne la sert !

Écrit par : MBA | 30 juillet 2015

Bon 1er aout, Stéphane !

http://leparisienliberal.blogspot.fr/2015/08/bon-1eraout.html

Écrit par : Le Parisien Libéral | 01 août 2015

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