15 août 2015

La guerre des monnaies

En choisissant de dévaluer le Yuan trois fois en une semaine - chaque opération étant expliquée comme une action unique qui ne serait suivie d'aucune autre intervention - la Banque de Chine a jeté un nouveau combattant dans l'arène de la guerre monétaire. Une guerre absurde et sans vainqueur possible, qui ne fait que précipiter la mort des monnaies papier...

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Officiellement, la dévaluation chinoise est justifiée par un "réajustement" de la force du Yuan par rapport au dollar. La Chine a raté plusieurs objectifs économiques trimestriels, activité industrielle et croissance, et le gouvernement de Pékin voit sans doute une façon supplémentaire de réagir à la chute boursière qui frappe Shanghai depuis plusieurs semaines - l'indice perdant 30% en juillet. A l'annonce de ces modifications le marché a réagi positivement.

Pourquoi dévaluer?

Dans le monde des monnaies-papier dans lequel nous vivons, la monnaie n'est rien d'autre qu'une convention contrôlée par la Banque Centrale dont elle dépend, laquelle fixe les montants en circulation et les taux d'intérêt. Ces deux valeurs déterminent la puissance d'une monnaie-papier par rapport aux autres.

Dévaluer une monnaie revient à en diminuer la valeur et donc son pouvoir d'achat. Les importations deviennent donc plus chères, puisque exprimées dans d'autres devises soudainement plus fortes, alors que les exportations sont rendues plus compétitives puisqu'elles s'expriment dans la monnaie affaiblie. La dévaluation s'apparente donc à une mesure protectionniste.

Malgré les apparences, la dévaluation n'a rien d'une Panacée. Elle correspond en réalité à un affaiblissement généralisé de l'épargne et des dettes, et surtout des salaires locaux. La "compétitivité" acquise par le biais d'une dévaluation s'accomplit donc en particulier sur le dos des salariés.

De plus, la réalité colle rarement à la théorie. Même les pays exportateurs importent massivement et font souffrir des pans entiers de leur économie. Les exportateurs ne sont pas forcément beaucoup plus compétitifs, ne reflétant que rarement l'entier de la baisse de la devise dans leurs tarifs. Les seuls secteurs bénéficiant réellement d'une dévaluation sont ceux de la production agricole et de l'extraction directe de matières premières (par exemple les terres rares ou le charbon pour la Chine) car les coûts de production, principalement les salaires, sont dévalués en même temps que la monnaie. L'impact du coût des importations - carburant, matériel - ne se fait sentir qu'à plus long terme.

On s'en doute, la dévaluation n'amène pas la prospérité sur un plateau. Si c'était aussi simple, les pays avec la monnaie la plus faible seraient les plus riches de la planète. Tout au plus ces modifications de la valeur de la monnaie forcent un réajustement économique faisant des gagnants (l'Etat et souvent les gros propriétaires et actionnaires) et des perdants (le reste de la population).

La guerre des monnaies

Les chancelleries occidentales ont eu beau jeu de critiquer la manœuvre chinoise sur le Yuan, elles font la même chose depuis des années. QE, taux d'intérêt négatifs, rachats par la banque centrale - c'est-à-dire monétisation - de dette souveraine sur le marché secondaire... Les pays occidentaux travaillent sans relâche à affaiblir leur monnaie sans l'avouer.

Dévaluation, inflation, taux négatifs et autres manipulations monétaires sont devenues, si j'ose dire, monnaie courante. Chacune de ces opérations ne peut amener au mieux qu'une bouffée d'air temporaire et des effets secondaires négatifs à long terme. Mais beaucoup de pays n'ont plus d'autre option. Un quart des revenus de l’État japonais sert à payer les intérêts de sa dette...

Étranglés par une croissance atone, une dépense publique en roue libre, un appétit fiscal toujours plus fort que des recettes décevantes ne parviennent pas à combler, les gouvernements sont prêts à tous les expédients pour prolonger le statu quo et éviter la faillite ou la mise en place de véritables réformes impliquant une réduction du périmètre de l’État - les deux revenant quasiment au même.

Dans cette course à qui s'effondrera en dernier, la monnaie joue un rôle central ; si l'affaiblissement d'une monnaie-papier peut donner quelques mois de répit, alors il n'y a plus à hésiter. Chacun y va donc de son "ajustement compétitif", l'objectif avoué étant de se donner une avance économique sur ses concurrents.

Mais s'ils le font tous?

Première victime, la Suisse

L'illustration de l'introduction de cet article ne montre pas le Franc suisse au rang des combattants, sans doute parce qu'il gise démembré sur le sol de l'arène. La guerre des monnaies a déjà fait une victime.

Par amour de l'Union Européenne, par pur suivisme envers la BCE et parce que les mêmes filières économiques enseignent les mêmes théories fumeuses depuis des décennies, la Banque Nationale Suisse s'est naturellement lancée dans la course à la dévaluation - décidant de rattacher le Franc suisse à un euro en perdition en instaurant la politique du taux plancher. Créant des francs ex nihilo pour acheter des euros et faire baisser les cours, ce qui devait arriver arriva. Le bilan de l'institution explosa:

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La masse de CHF en circulation (cliquez pour agrandir)

Après trois ans de ce régime même des banquiers centraux imprégnés d'un délire de toute-puissance furent pris d'un doute: la vague d'euros acquise à coup de francs suisses fraîchement imprimés menaçait de les engloutir... Par un matin de janvier, saisis par un réflexe de survie (beaucoup trop tardif pour nous sauver, rassurez-vous) ils décidèrent soudainement de renoncer. Restent sur leurs bras et les nôtres des milliards d'euros impossibles à écouler.

Depuis, la BNS se débat avec ces montagnes de réserves de change totalement ingérables et dont la variation détruit rapidement l'entier de ses fonds propres. A peine cinquante milliards de francs évaporés dans les six premiers mois de l'année 2015, une paille! En rythme annuel, à peine 15% du PIB national helvétique!!

Le Suisse moyen, totalement ignare en économie - une honte au vu de la réputation du pays en matière de gestion - regarde béatement les milliards s'envoler, gobant tout aussi béatement les bobards rassurants selon lesquels la monnaie suisse est bien gérée. Les autorités se livrent il est vrai à de gros efforts pour masquer la situation désespérée du Franc suisse, mais on sait déjà que les cantons actionnaires peuvent faire une croix sur les milliards de dividendes auxquels ils s'étaient habitués.

Lorsque les fonds propres de la BNS seront épuisés (ce qui devrait arriver à court ou moyen terme) et que les mêmes cantons, c'est-à-dire les contribuables, devront mettre la main à la poche pour recapitaliser l'institution à coup de milliards, beaucoup de gens comprendront alors à quel point ils se sont fait mener en bateau et ruiner par les gardiens du temple.

Mêmes les gauchistes haineux, heureux alors du bon tour fait aux "riches", réaliseront à ce moment qu'en Suisse comme ailleurs l'argent ira en priorité sauver le système monétaire plutôt que financer leurs lubies redistributives... Et leur rire leur restera en travers de la gorge. A n'en pas douter, l'époque sera distrayante. Elle arrive bientôt.

Le champ de bataille du marché des changes

Le FOREX est le théâtre d'opération de cette nouvelle guerre. Toutes les devises majeure - le Dollar, l'Euro, le Franc suisse, la Livre sterling, le Yen et maintenant le Yuan - sont engagés dans une course à l'affaiblissement. Cette trajectoire traduit la volonté de nos gouvernants: des devises valant de moins en moins, pour préserver - disent-ils - l'industrie d'exportation et la compétitivité économique... Oubliant de préciser que cette prétendue compétitivité est acquise sur le dos du pouvoir d'achat des salariés.

Il n'y pas plus hypocrite que ces politiciens prétendant faire œuvre de progrès social à coup de projets sur salaire minimum ou d'aides financières aux plus démunis, et travaillant simultanément à détruire le pouvoir d'achat de la monnaie.

Quoiqu'il en soit, c'est bien sur cette trajectoire que travaillent les principaux banquiers centraux de la planète, la Chine n'étant que le dernier combattant entré en lice. Tous les concurrents cherchant à parvenir au même résultat, seule l'intensité permettra de les séparer: tous feront plus de QE, plus de rachat de dettes, plus de taux négatifs, tout en dénonçant les manœuvres de leurs voisins pour affaiblir leurs devises.

Tout va très bien se passer.

Commentaires

Tout va bien se passer ... pour la Suisse, qui s'est retirée, certes très tard, de ce jeu mortifère.

Écrit par : Franck Boizard | 15 août 2015

@Franck Boizard: Non, la Suisse s'est pas "retirée". D'abord, il est beaucoup trop tard pour s'en sortir, et le Franc suisse est enchaîné à une masse de devises équivalente à plusieurs fois le PIB du pays. De plus, depuis la fin du peg, les directeurs de la BNS n'ont absolument pas cessé leurs manipulations et continuent encore aujourd'hui - saviez-vous par exemple que la BNS possède pour 1,2 milliards de dollars en actions Apple?

http://www.rts.ch/info/economie/6988846-la-bns-continue-a-parier-sur-apple-et-en-detient-pres-de-10-millions-d-actions.html

Enfin, même le peuple suisse a permis à la gabegie de continuer en refusant nettement par exemple les initiatives pour fixer à nouveau le franc suisse sur de l'or.

L'idéal aurait été de ne pas rentrer dans toutes ces manigances, mais pour des gens avec de si vastes possibilités d'intervention à disposition, résister à l'appel de l'implication était tout simplement impossible.

La Suisse - le gouvernement suisse et les citoyens suisses ensemble - a résolument décidé de faire de sa monnaie une monnaie papier. Le Franc suisse coulera comme les autres.

Si la Suisse a disparu des factions en lutte dans la guerre des monnaies parce qu'elle a joué si tôt et si mal qu'elle a cessée d'être un acteur indépendant. Malgré les petites variations à la marge qu'elle donne l'impression de se permettre, son sort se décide désormais à la BCE.

Écrit par : Stéphane Montabert | 15 août 2015

Bonjour Stéphane,

N'est-ce pas justement fait délibérément pour nous enfiler leur monnaie numérique et interdire le cash ? VOUS coulez mais NOUS avons la solution... Vous savez sûrement qu'aux USA, si vous arrivez avec 5'000$ ou plus à la banque pour les déposer, ils doivent appeler la police et que par exemple chez J.P. Morgan Chase, il est désormais interdit de déposer du cash dans les "safe" que vous avez chez eux. Quel merveilleux moyen pour eux, avec leur monnaie "clic de souris", comme je l'appelle, de tracer l'argent de tout-un-chacun au niveau fiscal. Et quel merveilleux moyen pour eux de bloquer votre accès si vous pensez autrement. Le contrôle de ce que vous possédez est tellement plus facile quand votre argent est numérique plutôt que sous forme de cash et comme l'on sait que le triste sort du citoyen de ce monde consistera presque uniquement à s'acquitter religieusement de sa taxe sur la vie envers l'oligarchie mondialiste qui lui laissera quelques miettes pour peut-être survivre, on peut déjà se faire du souci.

J'ai personnellement voté pour le retour à l'étalon or, mais hélas, une majorité de mes concitoyens, plantée dans ses iphones, ipads et autre virtualité et voulant "vivre avec son temps" (expression que j'abhorre), a vu l'or ainsi que l'UDC comme appartenant au 14ème siècle (pour dire étant rétrogrades) donc au passé. Vive l'avenir ! Même un ami, trader professionnel, depuis 20 ans mais beaucoup plus jeune que moi dit que l'or appartient au passé, c'est dire à quel point les cerveaux sont lavés. Donc je me suis mis personnellement à acheter de l'or pour moi et ma femme ainsi que quelques pierres précieuses (qui ont l'avantage de prendre peu de place :) ).

Et à ceux qui pensent qu'aux 14ème siècle il n'y avait que des benêts attardés, je leur suggère d'aller visiter le village lacustre de Gletterens qui est bien bien bien antérieur encore au 14ème siècle et de constater comme moi en voyant leur façon de construire leurs maisons, à quel point ils étaient plus intelligent que nous en 2015 !

Écrit par : Pierre Henri | 16 août 2015

Que penser de ça ?

http://www.initiative-monnaie-pleine.ch

Écrit par : Pierre Henri | 16 août 2015

Quid des pays "pauvres" qui vont devenir encore plus pauvres, de la main d’œuvre encore plus "bon-marché" ?

Écrit par : zelectron | 17 août 2015

Bonjour,

S'il est vrai que la dévaluation n'est pas la panacée, il est faux de dire que ce sont les salariés qui sont les perdants et les actionnaires et l’État les gagnants. En effet en cas de dévaluation, les gagnants objectifs sont ceux qui ont des dettes et les perdants objectifs sont ceux qui détiennent ces dettes (ou du cash). Dans votre article, vous semblez penser que l'alternative à la dévaluation est une appréciation de la valeur de la monnaie et donc une augmentation de la richesse, mais ce n'est pas le cas. Si votre monnaie se dévalue, fondamentalement, c'est que la demande pour cette monnaie est plus faible que l'offre. L’alternative à la dévaluation est donc une restriction de l'offre monétaire, ce qui, a, certes pour effet de renforcer votre monnaie mais aboutit inévitablement à une baisse des prix nominaux à l'export et à l'import et donc à une baisse des salaires, soit une déflation.

Déflation et Inflation sont en fait 2 faces de la même pièce à la grosse nuance près que le premier favorise ce qui détiennent les dettes et le second ceux qui ont des dettes. En abandonnant, le cours fixe euro/francs suisses, la BNS a choisi le risque de la déflation plutôt que celui de l'inflation. A mon sens elle a aussi renforcé grandement le problème de la Suisse: tout le monde veut sa monnaie et la masse monétaire en circulation n'a plus de lien avec l'économie suisse. En choisissant le risque de déflation, la BNS a dit haut et fort "jamais on ne prendra le risque de dévaluation en Suisse, fusse-t-il au prix d'un crash économique", en d'autres termes: "achetez du franc suisse"

Quant aux pertes de changes de "50 Mrds" de la BNS elles sont purement virtuelles. ON a acheté des euros à 1,20 frs avec de l'argent qui n'a coûté que le prix d'impression (cf. site la BNS: "La bonne qualité des billets de banque suisses a son coût. Le coût de fabrication d’un billet (conception, papier, impression, information) s’élève en moyenne à 30 centimes"). Aujourd'hui cet euros vaut 1.05 frs. Dans les comptes, on a perdu 15 cts par euros, soit 50 millards. EN vrai, pour un coût de revient quasi nul, on a 500 milliards d'euros en stock.


Pour gagner en richesse, seule la compétitivité de l’économie compte, quelle que soit la valeur de la monnaie.

Écrit par : Tom tom | 17 août 2015

Un Monsieur, diplômé jusqu'aux oreilles, propriétaire et exploitant de supermarchés de lunettes, pense exactement le contraire de vous. Il s'est plaint dernièrement dans les colonnes de 24 Heures que son CA avait chuté en raison du franc fort, etc, etc.
Et puis Egokiefer, à cause du franc fort, parait-il, supprimera 90 postes à Villeneuve. Et puis, 24 Heures, sous la plume de son réd. en chef adjoint, s'alarme dans un art. intitulé «le temps de la réplique»... Bref, selon tout ce beau monde, ceux qui ne pensent pas comme il faut sont tous des crétins.

Enfin, juste une remarque et une question de crétin: les Américains recherchent la parité avec l'euro. Entre le dollar et le CHF on y est déjà. Si la BNS n'était pas intervenue on y serait aussi avec l'euro. Alors, comment que ça se passera lorsque l'euro aura définitivement plongé pour atteindre le niveau du dollar ?
Parce que je vois très mal la FED réévaluer le dollar pour se mettre au niveau de l'euro.

Écrit par : petard | 19 août 2015

@petard: Ces gens ont de bonnes raisons de se plaindre: la force relative du franc a un effet direct sur leurs marges. C'est inconfortable. Il faut se remettre en question, traquer les coûts, renégocier avec les fournisseurs, repenser le modèle d'affaires... Et pourquoi pas grogner dans les colonnes d'un quotidien.

En revanche on n'interviewera pas les gagnants, ceux qui sont bénéficiaires de la situation actuelle, les importateurs, les consommateurs, les automobilistes, les touristes suisses à l'étranger... Il suffit de voir la teneur de l'éditorial pour comprendre la position du journal. Nous sommes dans la propagande, comme d'habitude.

Qu'il y ait des gagnants et des perdants, et des insatisfaits, dans n'importe quelle situation économique, c'est normal. Ce qui ne l'est pas c'est de changer les règles du jeu (la monnaie) pour favoriser un camp. En violation de toutes ses règles éthiques de gardienne du Franc suisse, la BNS l'a fait ouvertement pendant plus de trois ans.

C'est moins une question d'intelligence et de stupidité que de légitimité. Non seulement la BNS n'avait aucun mandat pour favoriser les uns par rapport aux autres mais en plus elle s'est ruinée dans cette aventure. Ce désastre financier lui interdit d'ailleurs de recommencer - ce que ne comprennent ni les journalistes ni les hommes d'affaires qu'ils interviewent...

Enfin, par rapport à votre "remarque et une question de crétin", les Américains ne recherchent pas la parité euro-dollar, pas plus que les Européens. Ce n'est pas la première fois que ces monnaies évoluent dans des registres proches mais c'est un pur hasard. La parité, instaurée et maintenue, n'aurait aucun intérêt hors du symbolique. Les zones euro et dollar ont des économies très différentes - d'ailleurs le pouvoir d'achat d'un Américain en dollars est bien supérieur à celui d'un Européen en zone euro.

Écrit par : Stephane Montabert | 19 août 2015

Et les fameuses "réserves" que les entreprises peuvent défiscaliser en temps de vaches grasses......elles servent à quoi.....ou quand?

Et je rappelle ici que quasi toutes les entreprises qui travaillent avec la belle UE et le reste du monde, ont toutes des comptes en monnaies étrangères dans leurs comptabilités! Alors faites la balance et vous verrez qu'ils sont nettement moins perdants qu'ils ne le disent!

Tout cela n'est que prétexte pour délocaliser c'est de la politique PLR qui ne met en avant que son avantage, sans compter son devoir de patrons-citoyens; tout le contraire des UDC!

Il faudra vraiment y penser lors de votre prochain vote pour envoyer les nouveaux parlementaires à Bern cet automne.

P.S. .....ces monnaies évoluent dans des registres proches mais c'est un pur hasard."
Non ce n'est pas un pur hasard, c'est un moyen pour les pays et donc leurs banques nationales de spéculer pour favoriser leurs exportations et faire croire à un retour de leur croissance. Ou c'est défensif comme la Chine en ce moment qui justement essaie de ne pas perdre ses parts de marché et maintenir sa croissance qui est en train de s'effondrer.
Toutes ces mesures sont factices et c'est pour cela que tout va s'écrouler!

Écrit par : Corélande | 19 août 2015

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