24 août 2015

Comme un lundi (noir)

Sale temps pour la finance: toutes les bourses mondiales ont passé la journée dans le rouge vif. Citant des "spécialistes" mentionnés par le Temps, "tous les ingrédients étaient réunis pour assister, aujourd'hui, à la pire journée sur les marchés mondiaux". Dommage que ces mêmes spécialistes n'aient rien vu de l'orage pas plus tard que la semaine dernière...

panique_bourse.jpegVoilà un petit aperçu du massacre:

  • Shanghai: -8.5%
  • Hong-Kong: -5.17%
  • Tokyo: -4.61%
  • Eurostoxx 50 (grandes entreprises de la zone euro) -5.35%
  • New York: Dow Jones -3.53%, Nasdaq -3.73%...

Il y aura peut-être une reprise "technique" demain, mais je ne parierai pas dessus. Le mouvement de baisse est trop global et de trop grande ampleur pour que les traders du monde entier reviennent sur les marchés en se disant que le plus gros de la tempête est derrière eux.

Le grand public est maintenu dans l'ignorance par un discours à la fois rassurant et hermétique liant les variations boursières à des interactions complexes entre différentes économies et des facteurs compliqués et lointains. Que la bourse reste un domaine vaguement mystérieux convient très bien à beaucoup de gens. Pourtant, ce n'est pas très compliqué.

La stratégie des Banques Centrales

Depuis plusieurs années, les plus grandes Banques Centrales de la planète (FED américaine, BCE pour la zone euro, BoJ pour le Japon ou encore BNS pour la Suisse) se sont données pour mot de "juguler la crise" dans laquelle se débattent leurs économies depuis 2008 et les coups de boutoirs qui ont ébranlé la planète financière. Bulle des subprimes, faillite de Lehman Brothers, crise de la dette publique... Il n'est pas facile de donner une date précise à l'origine de cette politique volontariste, mais au point où nous en sommes, cela n'a plus guère d'importance.

De même, il serait trop long de faire l'inventaire de tous les crimes et de tous les mensonges commis par des banquiers centraux sans foi ni loi dans la manipulation des monnaies dont ils ont la charge. Mais, pour simplifier, quels que soient les prétextes affichés par chaque Banque Centrale, toutes les manipulations ont eu peu ou prou le même effet:

  • Des taux d'intérêt réduits à zéro, voire négatifs ;
  • Une explosion de la quantité de monnaie inscrite au bilan.

En gros, l'argent créé à profusion par les Banques Centrales a inondé certains circuits économiques mais pas forcément ceux qui étaient annoncés. Et il a terminé dans les bourses du monde où il gonfle une bulle financière aux proportions homériques.

Pourquoi, demanderez-vous? La question dépend sans doute de chaque Banque Centrale et de ses directeurs. Certains vous dirons qu'ils n'avaient pas prévu cela, d'autres que le "soutien" des cours de bourse donnerait l'illusion d'une bonne santé économique des sociétés et que de loin en loin cela pourrait déboucher sur une reprise économique réelle... Il est difficile de trancher nettement entre la malhonnêteté et l'incompétence, mais le fait est là: depuis des années et de façon de plus en plus criante, les cours des actions des entreprise sont totalement décorrélés de l'activité économique réelle ou même prévisionnelle. Et cela n'a rien d'un hasard.

Malheureusement, les illusions ne peuvent pas durer toujours. Les bulles financières sont invariablement condamnées à éclater.

Le moment crucial

Depuis longtemps, les analystes financiers de nombreuses institutions se rendent donc bien compte que les choses ne tournent pas rond. Les objectifs économiques des entreprises ne sont pas atteints, les conditions macroéconomiques se détériorent... Et pourtant, les cours tiennent bon, les indices boursiers continuent de monter, constamment, imperméables à toute réalité!

Mais une fois qu'on a réalisé que les Banques Centrales achètent directement des actions en bourse avec l'argent qu'elles impriment, tout devient plus clair. Si vous jouez vos économies en bourse, vous ne combattez pas à armes égales avec un banquier créant de la monnaie à volonté...

Ne croyez pas d'ailleurs que je vous révèle un grand secret: les traders, pas nés de la dernière pluie, ont bien compris que depuis un certain temps les variations du marché sont artificielles. Les cours sont devenus quasiment imperméables aux mauvaises nouvelles, un fait rare qui ne survient normalement que dans les plus grandes périodes d'euphorie. Nous en sommes aux antipodes. Conclusion, il y a une autre main invisible que celle du marché à l’œuvre... Alors, autant en profiter! Mais jusqu'à quand?

La correction subie aujourd'hui reste mineure. Le pire est largement devant nous. Certains se demanderont pourquoi la crise a éclaté un lundi en août plutôt que n'importe quel autre jour - en prenant l'hypothèse qu'elle a vraiment éclaté aujourd'hui, ce que nous ne pourrons vérifier que les prochains jours. Reste à comprendre ce qui s'est passé aujourd'hui.

En fait, nous avons la diffusion de deux nouvelles survenues la semaine passée. Deux nouvelles qui ont modifié la perception de la situation économique mondiale hors du discours convenu que tout-va-bien-parce-que-la-bourse-va-bien.

La première a trait aux matières premières. Les grandes sociétés d'extraction de matières premières ont fait état de chiffres très décevants, par exemple Glencore admettant une diminution de 25% des revenus et avouant que la Chine subit un ralentissement économique imprévu et de grande ampleur. La Chine est l'usine du monde ; les usines emploient des matières premières. Il n'y a pas d'indice plus limpide sur la santé de l'activité économique globale.

La seconde, remontant à ce week-end, est liée au commerce international. Le Baltic Dry index, l'indice des affrètements maritimes (c'est-à-dire le principal transport de marchandises) s'est effondré. En particulier, la route entre l'Asie et l'Europe du Nord a vu une réduction de 23% de son activité en juste une semaine.

Le principal problème avec les programmes "non-conventionnels" des Banques Centrales est que vous pouvez imprimer des billets et simuler une bonne santé financière en manipulant les cours de la bourse, mais vous ne pouvez pas simuler une consommation de matières premières ou le transport de marchandises inexistantes.

La réalité est revenue avec pertes et fracas, au moins pour un temps, sur les places financières.

Demain, cet inconnu

Il est évidemment impossible de savoir si les bourses du monde viennent seulement de trébucher sur un caillou ou si nous vivons les premières heures d'une véritable correction des cours, et leur retour à un reflet réaliste d'une activité économique mondiale malheureusement moribonde.

Toutefois, l'ampleur de la baisse et son caractère mondial tendent à montrer que tous les traders sont sur le qui-vive pour juger du dernier moment où quitter le navire - et nous pourrions bien être arrivé à ce point. Il faudrait être très naïf pour s'engager demain en bourse en pensant faire fructifier sa mise. Les interventions des Banques Centrales sont de plus en plus visibles. Si le "Père de Tous les Krashs Boursiers" n'attend peut-être pas sur le pas de la porte, la confiance n'est plus là.

bourse,crise
Les interventions massives - de la FED? - pour juguler les pertes sur le marché américain.

Image Zerohedge (cliquez pour agrandir)

Avec son départ, les atermoiements sur une éventuelle remontée des taux d'intérêts américains viennent eux aussi de se dissiper ; pas un directeur de la FED n'osera prendre la responsabilité de l'inévitable crise boursière qui surviendra si la Banque Centrale américaine relève ses taux.

Les illusions sur la santé de l'économie mondiale ne font plus guère de doutes. Il faudra bien que les cours des bourses finissent par refléter cette douloureuse réalité.

Mise à jour (25 août): joie et allégresse, les bourses européennes bondissent après l'annonce par la banque centrale chinoise de mesures de relance de la deuxième économie mondiale. Leurs mesures, je vous le donne en mille: une baisse de 0,25% du taux directeur, et un assouplissement des réserves obligatoires des banques - qui deviennent donc plus facilement insolvables . Le tout en complément des derniers affaiblissements du Yuan.

Baisse des intérêts et création de monnaie, tout va très bien se passer...
 

22:00 Publié dans Economie, Monde | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : bourse, crise, bns, bce |  Facebook

Commentaires

Avant, dans les casinos, à la roulette "manuelle" les noirs pouvaient sortir neuf fois de suite, par pur hasard.

Aujourd'hui, on dispose de roulettes électroniques programmées, où, quand l'on joue noir ça sort rouge et inverséement. Au temps des coboilles on sortait son pétard pour bien moins que ça. Mais c'est plus permis. L'entubage est devenu la règle partout, partout.

Écrit par : petard | 25 août 2015

Je me souviens de mon portefeuille boursier entre 2003 et 2005 (j'ai tout arrêté depuis). A l'époque de mon grand-père, c'était la santé de l'entreprise ou du marché qui déterminait la valeur de l'action. Quand je m'y suis mis moi, entre 2003 et 2005, c'était ce que les analystes pensaient qui déterminait la valeur de l'action, quelle que fût la santé de la boîte en question. En effet, un même jour, une entreprise avait fait des milliards (8 ou 9) de bénéfique mais un milliard de moins que les analystes avaient prévu et l'action avait plongé de presque 30% et une autre n'avait perdu "que" 4 milliards au lieu des 5 milliards prévus par les analystes et l'action avait bondi d'environ 30%. C'est ce jour là que j'ai compris ce qu'était réellement devenue la bourse. Ca m'a fait perdre quelques centaines de milliers de francs et j'ai tout arrêté. J'avais aussi acheté des "call" dont l'action n'arrêtait pas de chuter et des "put" dont l'action n'arrêtait pas de monter. A chaque fois. A tel point que je me demandais si chaque ordinateur dans chaque foyer n'avait pas une connexion spéciale et un cours de bourse propre à ce qu'il avait acheté. Ahhh, celui-ci a acheté des call aujourd'hui, on va lui faire baisser l'action ! Ohh, celui-là a acheté des put, attendez voir... ! Ca faisait systématiquement le contraire de ce que je voulais. :) Là, j'ai compris que c'était casino, manipulé et tout et tout et que tout cela n'a plus rien à voir avec la santé de la boîte qui a l'action. Bon, certains investisseurs avaient dit à l'époque "d'acheter et de GARDER, car acheter/vendre, acheter/vendre, déstabilisait le marché" ce à quoi une majorité avait répondu qu'ils ne voulaient pas investir mais faire du "trade". Aujourd'hui, les gens veulent devenir millionnaires en quelques jours. Même un ami à moi, trader professionnel m'avait avoué que tous ses collègues de bureau, traders, avaient pour leur part tous perdu des centaines de milliers de francs eux-aussi dans ces années-là. Pour les millionnaires qui veulent jouer (on ne dit plus investir) et peuvent se permettre de perdre, pas de problème. Pour celui qui veut une sécurité pour ses économies ou sa retraite et avoir un intérêt intéressant, reste en dehors. Mieux vaut ne pas avoir d'intérêt du tout que de ne plus avoir d'argent du tout.

Écrit par : Pierre Henri | 25 août 2015

Bonjour,
J'ai une question pour les spécialistes.
Sachant que la Suisse imprime du CHF pour acheter de l'euro et en possède pas loin de 500 milliards, pourquoi la confédération (et les cantons si ils ont des dettes à l’étranger) ne se servent pas de cette manne pour rembourser leurs dettes ?
A première vu (il doit surement y avoir un couac dans mon raisonnement), on pourrait imaginer qu’avec toute cette réserve de change, on pourrait rembourser nos créanciers que ce soit en euro et même en dollars avec un double avantage : on annule notre dette et on se débarrasse de cette quantité astronomique d’euros.

Qu’en pensez-vous ?

Écrit par : Rastapopoulos | 25 août 2015

@Pierre Henri: votre expérience fait écho à celle de beaucoup de gens, moi le premier. Toute l'activité boursière traditionnelle a été balayée par l'interventionnisme des banques centrales. Le cours d'une entreprise en bourse est désormais bien davantage soumis au discours de Janet Yellen de la FED qu'à n'importe quel indicateur économique de la société en question.

La bourse a quitté "le marché" pour "la politique monétaire".

@Rastapopoulos: votre question n'a rien d'idiot. A partir du moment où une Banque Centrale crée de la monnaie pour une raison ou une autre, elle pourrait faire à peu près n'importe quoi, même si la meilleure politique eut été de ne rien faire.

Désormais il est trop tard: si la BNS vend ses euros elle devra enregistrer des milliards de perte - en francs suisses. Si vous achetez des euros pour 10 milliards de francs suisses et que vous les revendez pour 8 milliards de francs suisses, vous avez un problème. Et même si vous imprimez 2 milliards pour donner le change, vous passez pour un crétin et votre monnaie aussi, style Peso Argentin ou Dollar du Zimbabwe.

Mais bon comme il est question d'affaiblir le franc...

Écrit par : Stephane Montabert | 25 août 2015

Stéphane,

Notre monde prend une tournure dont il ne se remettra jamais. Nous avons dépassé le point de non-retour. Une poignée de psychopathes hyper puissants s'est emparée de nos vies et de celles de nos enfants. La différence entre eux et nous, c'est qu'eux ne respectent aucune règle et que nous, les normaux, avons trop de scrupules pour faire face. J'espère toutefois qu'on pourra y remédier sans devoir repasser par la case "néandertal". A l'époque où ce genre de malade ne tyrannisait qu'un pays, on pouvait toujours aller ailleurs. Aujourd'hui, la tyrannie s'est globalisée et mondialisée. Oh, ils finiront bien par imploser, un jour, comme tout ce qui est contre nature, mais pas sans tout détruire avant.

Écrit par : Pierre Henri | 25 août 2015

@Pierre Henri: vous avez tout à fait raison. Nous entrons à grande vitesse dans une époque bien sombre. Pour conduire le train fou les traîtres le disputent aux imbéciles, tous menant le convoi vers un futur dont ils seront les premières victimes.

Nous avons néanmoins un rôle à jouer - transmettre le message à ceux qui peuvent encore l'entendre.

Écrit par : Stéphane Montabert | 26 août 2015

Ils s'appellent les bilderberger! Ils ont tellement eu le champ-large et libre, le temps de tout mettre en place avec leurs robots-ordres-programmés ils peuvent, je pense, encore les piloter avec ces fameux modèles technologiques à distance.
A l'abri sur leurs îles personnelles ils auront largement les moyens d'échapper aux massacres généralisés.

La naïveté ambiante nous a perdu et les bisounours en tous genres sont les premiers responsables. L'argent n'est pas tout dans la vie, comme toujours ils faut garder raison et mesure. Maintenant il nous reste l'espoir qu'après une "grande et belle claque", un nouveau monde pourra s'installer.
On apprend toujours mieux de ses erreurs, espérons le collectivement.

Écrit par : Corélande | 26 août 2015

"Ils s'appellent les bilderberger!" C'est ça, la crise mondiale est due à la reine d'Angleterre et à Pascal Couchepin, ainsi que quelques autres gâteux siropant leur champagne en en bavant la moitié par terre...

Écrit par : Géo | 26 août 2015

"C'est ça, la crise mondiale est due à la reine d'Angleterre et à Pascal Couchepin, ainsi que quelques autres gâteux siropant leur champagne en en bavant la moitié par terre..."
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Bilderberg 2015

Telfs-Buchen, Austria 11 - 14 June 2015

Castries, Henri de Chairman and CEO, AXA Group FRA

Achleitner, Paul M. Chairman of the Supervisory Board, Deutsche Bank AG DEU

Agius, Marcus Non-Executive Chairman, PA Consulting Group GBR

Ahrenkiel, Thomas Director, Danish Intelligence Service (DDIS) DNK

Allen, John R. Special Presidential Envoy for the Global Coalition to Counter ISIL, US Department of State USA

Altman, Roger C. Executive Chairman, Evercore USA

Applebaum, Anne Director of Transitions Forum, Legatum Institute USA

Apunen, Matti Director, Finnish Business and Policy Forum EVA FIN

Baird, Zoë CEO and President, Markle Foundation USA

Balls, Edward M. Former Shadow Chancellor of the Exchequer GBR

Balsemão, Francisco Pinto Chairman, Impresa SGPS PRT

Barroso, José M. Durão Former President of the European Commission PRT

Baverez, Nicolas Partner, Gibson, Dunn & Crutcher LLP FRA

Benko, René Founder, SIGNA Holding GmbH AUT

Bernabè, Franco Chairman, FB Group SRL ITA

Beurden, Ben van CEO, Royal Dutch Shell plc NLD

Bigorgne, Laurent Director, Institut Montaigne FRA

Boone, Laurence Special Adviser on Financial and Economic Affairs to the President FRA

Botín, Ana P. Chairman, Banco Santander ESP

Brandtzæg, Svein Richard President and CEO, Norsk Hydro ASA NOR

Bronner, Oscar Publisher, Standard Verlagsgesellschaft AUT

Burns, William President, Carnegie Endowment for International Peace USA

Calvar, Patrick Director General, DGSI FRA

Cebrián, Juan Luis Executive Chairman, Grupo PRISA ESP

Clark, W. Edmund Retired Executive, TD Bank Group CAN

Coeuré, Benoît Member of the Executive Board, European Central Bank INT

Coyne, Andrew Editor, Editorials and Comment, National Post CAN

Damberg, Mikael L. Minister for Enterprise and Innovation SWE

De Gucht, Karel Former EU Trade Commissioner, State Minister BEL

Donilon, Thomas E. Former U.S. National Security Advisor; Partner and Vice Chair, O'Melveny & Myers LLP USA

Döpfner, Mathias CEO, Axel Springer SE DEU

Dowling, Ann President, Royal Academy of Engineering GBR

Dugan, Regina Vice President for Engineering, Advanced Technology and Projects, Google USA

Eilertsen, Trine Political Editor, Aftenposten NOR

Eldrup, Merete CEO, TV 2 Danmark A/S DNK

Elkann, John Chairman and CEO, EXOR; Chairman, Fiat Chrysler Automobiles ITA

Enders, Thomas CEO, Airbus Group DEU

Erdoes, Mary CEO, JP Morgan Asset Management USA

Fairhead, Rona Chairman, BBC Trust GBR

Federspiel, Ulrik Executive Vice President, Haldor Topsøe A/S DNK

Feldstein, Martin S. President Emeritus, NBER; Professor of Economics, Harvard University USA
Fischer, Heinz Federal President AUT

Flint, Douglas J. Group Chairman, HSBC Holdings plc GBR

Franz, Christoph Chairman of the Board, F. Hoffmann-La Roche Ltd CHE

Fresco, Louise O. President and Chairman Executive Board, Wageningen University and Research Centre NLD

Griffin, Kenneth Founder and CEO, Citadel Investment Group, LLC USA

Gruber, Lilli Executive Editor and Anchor “Otto e mezzo”, La7 TV ITA

Guriev, Sergei Professor of Economics, Sciences Po RUS

Gürkaynak, Gönenç Managing Partner, ELIG Law Firm TUR

Gusenbauer, Alfred Former Chancellor of the Republic of Austria AUT

Halberstadt, Victor Professor of Economics, Leiden University NLD

Hampel, Erich Chairman, UniCredit Bank Austria AG AUT

Hassabis, Demis Vice President of Engineering, Google DeepMind GBR

Hesoun, Wolfgang CEO, Siemens Austria AUT

Hildebrand, Philipp Vice Chairman, BlackRock Inc. CHE

Hoffman, Reid Co-Founder and Executive Chairman, LinkedIn USA

Ischinger, Wolfgang Chairman, Munich Security Conference INT

Jacobs, Kenneth M. Chairman and CEO, Lazard USA

Jäkel, Julia CEO, Gruner + Jahr DEU

Johnson, James A. Chairman, Johnson Capital Partners USA

Juppé, Alain Mayor of Bordeaux, Former Prime Minister FRA

Kaeser, Joe President and CEO, Siemens AG DEU

Karp, Alex CEO, Palantir Technologies USA

Kepel, Gilles University Professor, Sciences Po FRA

Kerr, John Deputy Chairman, Scottish Power GBR

Kesici, Ilhan MP, Turkish Parliament TUR

Kissinger, Henry A. Chairman, Kissinger Associates, Inc. USA

Kleinfeld, Klaus Chairman and CEO, Alcoa USA

Knot, Klaas H.W. President, De Nederlandsche Bank NLD

Koç, Mustafa V. Chairman, Koç Holding A.S. TUR

Kravis, Henry R. Co-Chairman and Co-CEO, Kohlberg Kravis Roberts & Co. USA

Kravis, Marie-Josée Senior Fellow and Vice Chair, Hudson Institute USA

Kudelski, André Chairman and CEO, Kudelski Group CHE

Lauk, Kurt President, Globe Capital Partners DEU

Lemne, Carola CEO, The Confederation of Swedish Enterprise SWE

Levey, Stuart Chief Legal Officer, HSBC Holdings plc USA

Leyen, Ursula von der Minister of Defence DEU

Leysen, Thomas Chairman of the Board of Directors, KBC Group BEL

Maher, Shiraz Senior Research Fellow, ICSR, King's College London GBR

Markus Lassen, Christina Head of Department, Ministry of Foreign Affairs, Security Policy and Stabilisation DNK

Mathews, Jessica T. Distinguished Fellow, Carnegie Endowment for International Peace USA

Mattis, James Distinguished Visiting Fellow, Hoover Institution, Stanford University USA

Maudet, Pierre Vice-President of the State Council, Department of Security, Police and the Economy of Geneva CHE

McKay, David I. President and CEO, Royal Bank of Canada CAN

Mert, Nuray Columnist, Professor of Political Science, Istanbul University TUR

Messina, Jim CEO, The Messina Group USA

Michel, Charles Prime Minister BEL

Micklethwait, John Editor-in-Chief, Bloomberg LP USA

Minton Beddoes, Zanny Editor-in-Chief, The Economist GBR

Monti, Mario Senator-for-life; President, Bocconi University ITA

Mörttinen, Leena Executive Director, The Finnish Family Firms Association FIN

Mundie, Craig J. Principal, Mundie & Associates USA

Munroe-Blum, Heather Chairperson, Canada Pension Plan Investment Board CAN

Netherlands, H.R.H. Princess Beatrix of the NLD

O'Leary, Michael CEO, Ryanair Plc IRL

Osborne, George First Secretary of State and Chancellor of the Exchequer GBR

Özel, Soli Columnist, Haberturk Newspaper; Senior Lecturer, Kadir Has University TUR

Papalexopoulos, Dimitri Group CEO, Titan Cement Co. GRC

Pégard, Catherine President, Public Establishment of the Palace, Museum and National Estate of Versailles FRA

Perle, Richard N. Resident Fellow, American Enterprise Institute USA

Petraeus, David H. Chairman, KKR Global Institute USA

Pikrammenos, Panagiotis Honorary President of The Hellenic Council of State GRC

Reisman, Heather M. Chair and CEO, Indigo Books & Music Inc. CAN

Rocca, Gianfelice Chairman, Techint Group ITA

Roiss, Gerhard CEO, OMV Austria AUT

Rubin, Robert E. Co Chair, Council on Foreign Relations; Former Secretary of the Treasury USA
Rutte, Mark Prime Minister NLD

Sadjadpour, Karim Senior Associate, Carnegie Endowment for International Peace USA

Sawers, John Chairman and Partner, Macro Advisory Partners GBR

Sayek Böke, Selin Vice President, Republican People’s Party TUR

Schmidt, Eric E. Executive Chairman, Google Inc. USA

Scholten, Rudolf CEO, Oesterreichische Kontrollbank AG AUT

Sevelda, Karl CEO, Raiffeisen Bank International AG AUT

Stoltenberg, Jens Secretary General, NATO INT

Stubb, Alexander Ministers of Finance FIN

Suder, Katrin Deputy Minister of Defense DEU

Sutherland, Peter D. UN Special Representative; Chairman, Goldman Sachs International IRL
Svanberg, Carl-Henric Chairman, BP plc; Chairman, AB Volvo SWE

Svarva, Olaug CEO, The Government Pension Fund Norway NOR

Thiel, Peter A. President, Thiel Capital USA

Tsoukalis, Loukas President, Hellenic Foundation for European and Foreign Policy GRC

Üzümcü, Ahmet Director-General, Organisation for the Prohibition of Chemical Weapons INT

Vitorino, António M. Partner, Cuetrecasas, Concalves Pereira, RL PRT

Wallenberg, Jacob Chairman, Investor AB SWE

Weber, Vin Partner, Mercury LLC USA

Wolf, Martin H. Chief Economics Commentator, The Financial Times GBR

Wolfensohn, James D. Chairman and CEO, Wolfensohn and Company USA

Zoellick, Robert B. Chairman, Board of International Advisors, The Goldman Sachs Group USA

Écrit par : Pierre Henri | 26 août 2015

Ah ben évidemment, s'il y a Maudet, cela change tout. Le monde n'a qu'à bien se tenir...
Quant à Kissinger, il doit avoir tout de même perdu un peu de son pouvoir de nuisance, qui a bien dû égaler celui des pires crapules de l'humanité...

Écrit par : Géo | 26 août 2015

"...qui a bien dû égaler celui des pires crapules de l'humanité......"
--
Et bien justement ! On subit toujours le contre-coup d'une nuisance avec un certain décalage. Dans les années 60, il aura fallu seulement 20 ans au KGB pour "gauchiser" la société américaine. Mais les presque pleins effets sont seulement perceptibles depuis une dizaine d'années, et ils continuent à s'accroître telle une boule de neige qui roule dans la neige, et ce, bien après la disparition du KGB.

Écrit par : Pierre Henri | 27 août 2015

Et oui Géo, après couchepin son héritier le maudit maudet! (rien d'étonnant pour moi, couchepin disait que ces réunions, très secrètes par ailleurs, étaient des moments d'échanges intellectuels......pffff, répondant à une question d'Oskar Freysinger).

Les français seraient bien inspiré de ne pas voter pour juppé à leur prochaine présidentielle, car il est dans la liste.

J'espère que josé-manuel Barroso et philippe hildebrand ne vous ont pas échappé et cela devrait vous aider à comprendre certains évènements qui se sont passés récemment dans notre pays. (On sait que junker y a été vu aussi)
N'oubliez pas non plus de bien relever les CEO et leurs entreprises!

Par ailleurs on dit que cette liste n'est pas toujours complète, ils y en a donc qui peuvent encore se cacher là-derrière.

Une chose est sûre ceux qui y figurent ne doivent en aucun cas avoir des mandats publics de dirigeants, car ils sont pieds et poings liés par l'organisation!

Écrit par : Corélande | 27 août 2015

Vous continuez dans les discours d'extrême-gauche, Corélande. Cela me rappelle mes vingt ans. Mais c'était il y a plus de 40 ans...
Quant au KGB qui serait à la base de la gauchisation de la société américaine, vaut-il vraiment la peine de commenter ?

Écrit par : Géo | 27 août 2015

"Quant au KGB qui serait à la base de la gauchisation de la société américaine, vaut-il vraiment la peine de commenter ?"
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Et bien ça, on a bien compris et vu que vous ne commentiez pas grand chose de toute façon ! A moins que pour vous, la moquerie soit commentaire et argument. Alors là, vous excellez. Vous feriez bien de laisser tomber vos iphones et autres game boys et vous instruire un peu ! Lisez les quelques 1700 pages des archives Vasili Mitrokhin (vous ne savez probablement pas qui c'est, alors googlez. Pour faire court, c'était l'archiviste en chef du KGB). Lisez "Red Horizon" de Ion Mihai Pacepa.

Et surtout, écoutez les interviews et conférences de Yuri Bezmenov, une des pièces maîtresses du KGB dans les années 60-70, puis transfuge soviétique aux USA. En 1984, aux USA, il donne une entrevue à G. Edward Griffin, un membre de la John Birch Society, un groupe anticommuniste. Bezmenov explique dans cet interview les méthodes utilisées par le KGB pour pervertir secrètement le système démocratique des États-Unis et disant même lors de l'interview que cela avait porté ses fruits encore au delà de toute attente en fonction de ce qu'il a vu de ses propres yeux en arrivant aux Etats-Unis.

[la vidéo est ici: https://www.youtube.com/watch?v=uHxyII04iWM]

Sans même parler de la connexion Rockefeller-Staline, des agents du KGB imposés à Washington et les sciences sociales (locution sympathique pour dire communisme), faisant partie de ce programme d'intoxication, enseignées dans les universités américaines. Quand vous aurez mis le nez dans ce petit aperçu d'introduction, vous pourrez peut-être commenter un peu.

Écrit par : Pierre Henri | 27 août 2015

Très drôle Géo! Apparemment nous sommes dans la même tranche d'âge et vous avez mal vieilli, je trouve!
Je viens de faire un sondage et je me retrouve avec les jeunes UDC Haut-VS,
pour moi c'est parfait, je persiste et signe!

Écrit par : Corélande | 27 août 2015

Pierre Henri@ La gauche américaine a pris son essor à la suite de la guerre du Vietnam qui fut un échec sur toute la ligne pour les USA. Indéfendable politiquement, perdue militairement à la suite de pertes énormes*, elle a gâché pour longtemps l'image que les Américains voulaient donner d'eux-mêmes. Tout le monde se souvient des millions de tonnes de dioxine déversées sur le Vietnam du nord et dont les effets sur la santé des populations se font encore sentir aujourd'hui. Les vétérans de cette guerre sont à peu près tous devenus des loques sociales, drogués ou alcooliques.
Que sur ce terrain-là, les Soviétiques pensent avoir marquer des points, je n'en doute pas une seconde. Je vous rappelle toutefois que ces gens ont une grosse tendance à la mégalomanie et à l'exagération. Allez fréquenter le blog de Hélène Richard-Favre, vous en aurez un échantillonnage...

* 55'000 hommes, plus de 5000 hélicoptères, plus de 3000 avions dont une trentaine de B-52...

Écrit par : Géo | 27 août 2015

"La gauche américaine a pris son essor à la suite de la guerre du Vietnam qui fut un échec sur toute la ligne pour les USA."

- Pas du tout, c'est la guerre du Vietnam qui a été le révélateur d'un certain esprit gauchiste déjà implanté dans les crânes auparavant, mais ce n'est pas la guerre du Vietnam qui l'a engendré ou qui en est la cause. En 1965, les USA sont entrés massivement en guerre contre le Vietnam. De 1943 à 1945, Henri Kissinger travaille pour les services de renseignements américains et en 1946, il enseigne l'art de l'espionnage aux nouvelles recrues. Durant cette période, il est recruté comme agent soviétique et a le nom de code BOR. Cependant très tôt dans les années 60, il est dénoncé par un agent des services secrets polonais, Goleniewski qui arrive aux USA le 12 janvier 1961. Il a une information d'une extrême importance au sujet d'un espion soviétique de haut rang dans l'administration américaine et demande à voir le président Kennedy, accès qui lui est refusé. A la place, il rencontre la direction de la CIA et révèle le nom de l'agent secret soviétique infiltré au gouvernement américain - le professeur de Harvard et Conseiller à la sécurité nationale américaine Henry Kissinger. La CIA a réagi immédiatement et a donné 50'000$ à Goleniewski pour qu'il la ferme et lui a immédiatement fait quitter le territoire. Kissinger était un membre tellement influent du B’nai B’rith qu'il était intouchable. En plus, ils lui ont permis de continuer ces activités néfastes (néfaste, ça dépend pour qui) d'espion soviétique.

Si je vous raconte cet épisode, c'est pour vous montrer que les gouvernements ne sont que des marionnettes et ce sont les marionnettistes qui sont derrières, ceux du complexe militaro-industriel, qui décident de la politique. Pourquoi croyez-vous qu'ils lui ont refusé l'accès à Kennedy ? Parce que celui-ci ne devait rien savoir. Eux savaient très bien qui Goleniewski allait dénoncer et il ne fallait surtout pas que Kennedy (ou le Président en fonction à ce moment là si ça avait été un autre) sache. Pourquoi Kissinger n'a pas été inquiété ? Parce qu'il faisait partie de la bande qui avait vraiment le pouvoir et qui voyait un intérêt à ce que ça continue ainsi et qui avait peut-être même initié la chose. On peut encore dire, oui mais c'est contre les intérêts américains, tout de même. Ils se foutent royalement des intérêts américains. Ce sont leurs intérêts qui comptent. La guéguerre capitaliste/communiste n'a été qu'une farce. On dit que quand le mur de Berlin est tombé, c'est le monde libre qui a gagné. Mais en êtes-vous si sûr ? Moi, je ne crois pas, quand je vois l'UE se dessiner.
Tout ce que vous me dites sur l'agent orange, les américains détestés dans le monde, etc., etc. Certes, mais qu'est-ce que ça a à voir avec l'insidieuse manipulation mentale que leur société a subie en leur instillant des idées gauchisantes dans la tête déjà avant le Vietnam. Quand au KGB mégalomane et à tendance à l'exagération, ça, c'est vous qui le dites, mais vous êtes bien loin de la vérité.

Écrit par : Pierre Henri | 27 août 2015

Kissinger, un agent communiste ? Ahem...
Quelques questions :
- Tout le monde sait que les Brigate rosse étaient totalement infiltrées par les services secrets italiens. les Américains ne voulaient pas de communistes dans un gouvernement d'un pays de l'OTAN. C'est pourquoi Aldo Moro, qui était pour ce compromis, a été enlevé et tué par les BR. tout le monde a vu la patte de Kissinger, pas vous ? Est-ce vraiment un acte d'un agent communiste que de nuire aux communistes ?
- Kissinger a mis Pinochet au pouvoir pour renverser Allende. Où est l'intérêt des communistes ?
- Kissinger a fait bombarder Hanoi à Noël 68. Vraiment pour favoriser les communistes ?
Je sais ce que vous allez répondre : tout cela est faux. C'est pourquoi je vous propose de mettre fin à cet échange : les gens qui ont une vision policière de l'Histoire ne m'intéressent pas.

Écrit par : Géo | 27 août 2015

@Géo
Vous n'avez pas très bien compris une chose et c'est pourquoi vous devriez lire les références que je vous donne à la source. Vous, vous parlez de communisme idéologique et de quelques uns qui y voyaient là la beauté de l'égalité sociale. Les naïfs, en quelques sorte. Si vous croyez que les Kissinger, Staline, David Rockefeller (qui était un fan de Mao), etc. étaient ou sont communistes par idéologie, vous vous trompez lourdement. Wall Street et Rockefeller ont financé la révolution bolchévique. L'URSS a été un test. Si ces gens là comme je vous le disais sont communistes, ça n'est pas par idéologie ou conviction. C'est parce que c'est le seul système qui permettent un contrôle total des populations ou de LA population dans le cadre du nouvel ordre mondial. De ce fait, ils ont le soutien des abrutis idiots-utiles qui eux sont communistes par idéologie. Une fois qu'ils ont rempli leur rôle dans la socialisation de la société, ils sont éliminés par les premiers car ils peuvent devenir gênants et s'ils ne sont pas éliminés physiquement, leur réputation est ruinée par des faux dossiers montés contre eux. Il faut vous dire une seule chose dans ce bas monde. Le dénominateur commun à tout est l'argent, que vous soyez communiste, capitaliste ou masochiste.
Ah, et l'Histoire n'est pas une question de vision, c'est une question de faits.

Écrit par : Pierre Henri | 28 août 2015

"c'est une question de faits." Ah oui ? Alors prouvez-les...

Écrit par : Géo | 28 août 2015

@Géo

Vous savez pertinemment que ni vous ni moi n pouvons prouver quoique ce soit. Nos connaissances sur le sujet ne sont que livresques et quand bien même nous aurions vécu ça nous mêmes, ça ne serait qu'une certitude pour nous-mêmes mais pas une preuve. J'ai discuté avec quelques vétérans du Vietnam durant mes séjours aux Etats-Unis mais ceux-là ne m'ont donné que des détails de terrain. Les attaques, les guet-apens, etc. mais en aucune façon de la politique à l'arrière plan bien que quelques fois ils se soient posés de sérieuses questions quant-aux objectifs réels. J'ai même un copain qui a été 2 x 7 ans dans le corps des marines des USA, qui est allé au Moyen-Orient, qui a dû tuer des gens même au corps-à-corps pour ne pas être tué lui et qui m'a dit que quand il fallait tuer dans une maison le père qui était, puis la mère venu aider le père puis les enfants, ça devenait tellement absurde qu'il ne saisissait plus très bien le sens des missions et je comprends qu'il soit perturbé de retour au pays. Il m'a avoué qu'il n'avait pas eu l'impression d'aller semer des graines de démocratie dans ces pays. Rien n'est prouvable, tout est subjectif. Nous vivons dans un monde où tout n'est que propagande, intoxication médiatique, etc. Même ce que nos livres nous disent, que sait-on de la véracité des propos que l'on nous enseigne. J'essaie toujours de lire des livres dont les informations se recoupent avec celles d'autres auteurs afin d'avoir quelques données qui paraissent vraies. Aucune idéologie ne m'intéresse, seule la vérité m'intéresse, et la vérité est toujours bien relative. Comme vous, et nous avons de nombreux points communs, j'étais un inconditionnel des USA pendant presque 45 ans jusqu'à ce que certains éléments commençant à me faire réfléchir. J'ai vécu 9 ans aux USA et j'y ai vu des choses pour le moins surprenantes. Des SWAT arrivant dans des familles pour embarquer l'un des enfants en bas âge que la famille ne revoit ensuite plus jamais. On ne sait pas où ils disparaissent, ce qu'ils font avec. Et le plus surprenant est que cela n'arrive pas dans des familles d'ethnies minoritaires mais dans des familles de la classe moyenne. Les gens sont terrifiés.

Écrit par : Pierre Henri | 28 août 2015

Vous avez certainement beaucoup de choses à dire, et certainement très intéressantes, mais je n'adhère pas à cette foi dans la toute puissance de ces "communistes" inconnus (les Illuminati ?) qui auraient réussi à tout manipuler. Il y a déjà assez d'embrouilles bien tordues comme ça, et les Américains sont assez doués dans le genre. Vous vous souvenez du Boeing des KAL abattus par un chasseur russe lors de la crise des Pershing ? Vous avez vu beaucoup de manifs pacifistes - plutôt rouges que morts...- après cela ?

Écrit par : Géo | 28 août 2015

@Géo

Je suis convaincu que vous avez aussi beaucoup à dire et sûrement des choses très intéressantes. Si vous me laissez un jour ou deux (Il me faut rechercher les articles et données et j'ai aussi quelques activités de prévues pour le week-end), je pourrai vous donner quelques explications dont la plupart sont des réflexions de journalistes politiques américains et qui répondent un peu aux questions que je me pose. En effet, j'étais aux USA lors de l'élection présidentielle Obama/McCain et également lors de celle de Obama/Romney. Je suis d'ailleurs allé voir les speechs de respectivement John McCain en 2008 et Mitt Romney en 2012 quand ils sont passé dans la ville où j'étais. Vous savez que les "démocrates" (sens américain) sont la gauche aux USA qui est bien moins à gauche que nos gauches européennes (mais qui commence à se gauchiser davantage, hélas) et qui est l'équivalent de nos droites molles, et les "républicains" sont une droite déjà plus dure qui n'a pas d'équivalent chez nous car bien plus à droite que nos droites européennes. Et comme moi j'étais dans le bain de ces élections (pour la curiosité, car je ne pouvais pas voter), j'ai commencé à regarder un peu le "pedigree" des candidats sur Internet et quand je suis tombé sur les sponsors des 2 élections (2008 et 2012), je suis moi-mêmes tombé assis par terre. Tous les grands capitalistes des USA, entre autres Bill Gates, George Soros, David Rockefeller, George Friedman au moins une centaine d'autres avec en plus la plupart des acteurs millionnaires hollywoodiens, ont soutenu et financé la gauche américaine et donc Obama. Et entre parenthèses, en France, des capitalistes comme Dassault, l'avionneur français, était le propriétaire ou tout au moins le principal financier et sponsor du journal socialo-communiste "Libération". Je crois qu'il ne l'est plus aujourd'hui. Et bien d'autres comme Berger ou Yves-St-Laurent, par exemple, qui sponsorisaient aussi des groupes de gauche. Et bien tout ça m'a choqué et m'a fait me demander pourquoi ces super capitalistes sponsorisent-ils le socialisme et le communisme ?? Et apparemment, ça a aussi interpellé quelques journalistes politiques américains qui se sont posé la même question et donnent des débuts de réponses qui tiennent la route. C'est à partir de là que j'ai commencé à creuser le sujet. Donnez moi 1 jour ou 2.

Écrit par : Pierre Henri | 28 août 2015

@Géo

Dans mon post précédent, j'ai commis une erreur par rapport à Dassault qui était avec le groupe Figaro et pas Libération et en fait, c'est Edouard de Rothschild qui est dans le groupe Libération...
J'avais mentionné de tête ce fait et j'ai mélangé en quelque sorte les richissimes familles :)

Écrit par : Pierre Henri | 28 août 2015

@ Pierre Henri

D'où sortez-vous cette affirmation extravagante que Kissinger a été un espion soviétique ?

Votre histoire sur l'espion polonais qui aurait cherché à alerter les Américains sur ce point ne tient pas debout. Vous prétendez qu'il aurait demandé à rencontrer Kennedy dans ce but, mais que cela lui aurait été refusé. C'est une blague ! Un espion qui fait défection n'est jamais admis à donner ses informations (ou ses mensonges...) au président du pays où il se réfugie. Il est traité par les services secrets de ce pays, bien entendu.

Il n'y a que dans une mauvaise bande dessinée qu'un "espion polonais de haut rang" peut "demander à être reçu" par le président des Etats-Unis pour "lui faire des révélations de la plus haute importance", dont la CIA ne doit surtout pas avoir connaissance !

Cette erreur grossière montre bien qu'il s'agit d'un bobard inventé de toutes pièces.

Écrit par : Robert Marchenoir | 29 août 2015

@Robert Marchenoir

Ce n'est nullement dit que la CIA ne devait rien savoir. C'est seulement dit qu'il voulait voir le Président et que cela lui a été refusé et qu'à la place, il a rencontré le "head" de la CIA.

Écrit par : Pierre Henri | 30 août 2015

@Robert Marchenoir

Moi, je ne prétend rien, je ne fais que rapporter ce que j'ai lu de plusieurs sources. Par contre, je trouve votre commentaire très subjectif. Connaissez-vous personnellement les protocoles des divers services secrets des années 60 ? J'espère que vous vous lisez l'anglais car je ne vais pas prendre la peine de tout traduire pour qu'ensuite vous me disiez que ce sont des bobards ou de la science-fiction... Les sources sont référencées entre parenthèses.
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Heinz Alfred Kissinger was born on 27 May 1923 in Furth in central Germany, the son of a rabbi (Washington Observer, 15 April 1971). His parents emigrated to the United States in 1938 and Heinz became Henry. From 1943 to 1945 he worked for US intelligence. Later he taught political science at Harvard University. Kissinger himself was educated by Professor William Yandel Elliott, who adhered to H. G. Well’s crazy ideas.

In 1955, he developed a relationship with Nelson Rockefeller (Frank Capell, Henry Kissinger: Soviet Agent. Cincinnati, 1992, p. 29). The poor Jewish refugee became a powerful figure thanks to the Rockefeller family that began using him as a proxy. In 1956, he was named editor of the influential magazine Foreign Affairs.

Henry Kissinger is a high-ranking official of the Jewish masonic organization B’nai B’rith. He is also a member of the Bilderberg group and the Trilateral Commission. He belongs to the Swiss Grand Lodge Alpina, the elitist Bohemian Club, and he is a member of Phi Beta Cappa Club, Cosmos Club, Federal City Club, and Century Club.
Kissinger was an adviser to presidents Richard Nixon and George Bush Sr. In the years 1961, 1969 and 1973 he passed the internal security check. The information on him was given by the State Department not by the FBI. In the beginning of his career as Nixon’s adviser, he gained control of the intelligence services in the United States (Frank Capell, Henry Kissinger: Soviet Agent. Cincinnati, 1992, p. 9).

In April 1946, Kissinger started teaching at a school for intelligence agents. During this period he was recruited as a Soviet agent by the KGB, under the codename Bor (Gary Allen, Kissinger: The Secret Side of the Secretary of State. Seal Beach, California, 1976, p. 18).
Kissinger was the architect behind the Christmas bombings of Hanoi and Hai-Phong in 1972. He became secretary of state under President Gerald Ford in 1973. According to Wall Street Journal, Kissinger helped Peter Wallenberg in Sweden illegally to export high technology to the communist Eastern Europe.
Outwardly Kissinger was a liberal. Liberalism is, however, basically a leftist ideology. The Salt Lake City Deseret News reported on 27 March 1970 that behind the designation of Kissinger as national security adviser to President Nixon was Nelson Rockefeller.

It was Henry Kissinger who toppled Richard Nixon by using the Watergate Affair (Gary Allen, The Rockefeller File. Seal Beach, California, 1976, p. 176).
Kissinger received the Nobel Peace Prize in 1973 for having the communists win the Vietnam War.

It was Henry Kissinger who was behind the oil crisis of 1973-1974, and he pushed through his plans at a secret meeting in Stockholm, Sheik Yamani, a former minister for oil of Saudi Arabia revealed in The Observer on 14 January 2001. Kissinger organized a quadrupling of the oil price in November 1973. The meeting Sheik Yamani referred to was the Bilderberg convention in the vicinity of Stockholm in May 1973. This was confirmed in William Engdahl’s book A Century of War: Anglo-American Oil Politics and the New World Order (1993).
In the early 1960s, however, a serious drawback occurred that he had not counted with. A defected communist agent exposed Kissinger as a Soviet spy, codename Bor.
Colonel Michal Goleniewski of the Polish intelligence service had sent a letter under the alias Sniper in March 1959 to the United , States ambassador to Switzerland, and revealed secret information leading to the arrest of SIS officers George Blake and Gordon Lonsdale in England. Both were tried and sentenced as Soviet agents. During Christmas of 1960 Sniper himself defected. He was a relatively high-ranking KGB officer, who exposed many Soviet agents in Great Britain. The information was verified and the spies were arrested. A little later Goleniewski turned over a list of Soviet agents in Sweden, which Swedish intelligence could verify. The Swedish socialist government, however, did not allow the arrest of any Soviet agents, except for one dangerous traitor, called Stig Wennerstrom.

Next in turn were West Germany, Denmark, and France. Again all the information turned out to be correct and Soviet agents were caught. A total of 5000 pages of top-secret material were delivered by Goleniewski, plus 800 pages of Soviet intelligence reports and 160 microfilms. All information was correct.
On 12 January 1961, Goleniewski arrived in the United States. He had extremely important information about a spy at high level and demanded to see President Kennedy, which was denied. Instead he saw the head of the CIA and revealed who the secret Soviet agent was — Harvard professor and national security adviser Henry Kissinger.
The CIA reacted instantly — Goleniewski received 50 000 dollars to keep quiet and was henceforth expelled. Kissinger was such a powerful member of B’nai B’rith that they no longer could touch him. He was allowed to carry on with his harmful activities.
Kissinger had sent all of the most secret information directly to the Soviet Union. This was, however, leaked from CIA and got to the right-wing press. The American Opinion exposed Kissinger secret activities in April 1975 (p. 35) and in March 1976. All this was verified by the historian Ladislav Bitman in his book KGB: Soviet Misinformation (New York, 1985, pp. 54-55).
The Soviet agent Victor Louis openly visited Henry Kissinger in the White House on 13 November 1971 (John Barron, KGB. Tel Aviv, 1978, p. 230).
Anatoli Filatov, who worked for the Foreign Ministry of the Soviet Union, was recruited (lured into a trap of a sexual nature) in the beginning of the 1970s by the CIA in Algeria. Through him the CIA got very valuable secrets from Moscow. At one time they got hold of a copy of a letter from the Soviet ambassador to Washington, Anatoli Dobrynin (actually Gutman). In this letter Kissinger is revealed as a Soviet agent.
The high-ranking freemason David Aaron, who worked for the CIA and at the same time was an adviser to President Jimmy Carter, did all he could to protect his “brother” Kissinger from being exposed. He wanted to punish Filatov for having given information on Kissinger. Through a Romanian diplomat he had Filatov exposed as an American agent. Filatov was arrested in Moscow and summarily executed. It turned into a major scandal in the United States, but Kissinger was once again saved.
The freemason David Aaron betrayed his country to save a highranking masonic brother from being exposed as a foreign agent. The Kissinger case was hushed up. David Aaron was never punished for his hideous crime.


During his time as Secretary of State Henry Kissinger made sure that all known anti-communists were discharged from the State Department (Gary Allen, Kissinger: The Secret Side of the Secretary of State. Seal Beach, California, 1976, p. 129). Kissinger could not tolerate anti-communists, not even as a joke.
On 4 March 1982, it was claimed on the American TV station Channel Eleven that former secretary of state Kissinger was sexually involved with young boys. The human rights activist, Ellen Kaplan, asked Henry Kissinger on the street: “Mr. Kissinger, is it true that you are sleeping with boys at Hotel Carlyle?” Kissinger’s wife Nancy then tried to strangle Ellen Kaplan, who reported the incident to the police and Nancy Kissinger was arrested for attempted homicide.
When the New World Order is implemented, the world will be very different, promised the freemason Henry Kissinger in a statement: “There won’t be so many left, but everything will be better for people.” This is a remarkable humanistic thought.

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The American Chronicle

Exposing evil, dispelling delusion, trumpeting truth, The American Chronicle covers historical and current topics relevant to the American experience and republic.
Saturday, March 16, 2013
Was Henry Kissinger a Soviet Spy?

http://theamericanchronicle.blogspot.ch/2013/03/was-henry-kissinger-soviet-spy.html
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Kissinger Out Of The Closet
By Charlotte Iserbyt
NewsWithViews.com
11-29-2

http://www.rense.com/general32/kissde1.htm

Écrit par : Pierre Henri | 30 août 2015

@ Pierre-Henri

"Connaissez-vous personnellement les protocoles des divers services secrets des années 60 ?"

Oui. (Bien que je ne comprenne pas très bien ce que veut dire "connaître personnellement".) Et ce ne sont pas les "protocoles des années 60". La pluie mouillait en 1960, mais elle mouillait aussi en 2 000 avant J.-C. et elle mouillera encore dans mille ans.

"J'espère que vous vous lisez l'anglais."

Oui. Et c'est (entre autres) ce qui me permet de dire que vous racontez des bêtises.

Je ne lirai pas votre interminable copié-collé, et je vais vous expliquer pourquoi. Quand on connaît vraiment un sujet, qu'on a une thèse à défendre, et qu'on est un interlocuteur crédible s'appuyant sur un savoir réel, on est capable d'expliquer soi-même, en quelques lignes, pourquoi il serait vrai que Kissinger a été un espion soviétique (par exemple).

Vous, non.

Vous êtes seulement capable de copier-coller un interminable texte qui (dites-vous) le prétend, accompagné de ses références.

Il n'y a aucun doute que des millions de textes (dont on peut sans peine produire l'auteur, le lieu de publication et la date) affirment des millions de sottises et de mensonges. Vous en avez trouvé un. Bravo. Qu'est-ce que ça prouve ?

Que vous ne connaissez rien au sujet dont vous parlez. Que vous êtes incapable de discriminer entre la vérité et le mensonge. Que vous lisez beaucoup mais que vous ne comprenez rien.

D'ailleurs, vous l'avez dit vous-même : "Vous savez pertinemment que ni vous ni moi ne pouvons prouver quoi que ce soit."

Donc, commencez par synthétiser vous-mêmes, en quelques lignes, pourquoi vous êtes si sûr que Kissinger était un espion soviétique ; et ensuite, si votre réponse est crédible, alors j'irai lire les éventuelles sources que vous auriez à nous fournir.

C'est comme cela que fonctionne le débat rationnel basé sur le savoir. La vie est courte, figurez-vous, et personne n'a le temps de lire les milliards de pages écrites par des sots ou des menteurs, simplement pour confirmer (la belle découverte !) que le monde est rempli de sots et de menteurs.

Ah ! et auparavant, veuillez répondre à mon objection précise, concise et immédiate, sans détourner la conversation par des kilomètres de copié-collé : où avez-vous vu que le président des Etats-Unis (ou de n'importe quel autre pays) traite lui-même, "personnellement" comme vous dites, des espions étrangers ayant des velléités de défection ? Quand est-ce arrivé pour la dernière fois ?

On ne peut pas avoir refusé à votre espion polonais de rencontrer Kennedy, parce qu'il ne peut pas avoir demandé une chose aussi ridicule et extravagante. Sinon il ne serait pas un espion polonais (ou français, ou suisse, ou molodo-valaque).

Quand on est un espion et qu'on veut faire défection à l'ennemi, il est déjà extrêmement difficile de rentrer en contact avec un membre des services secrets du camp opposé, et plus encore de le convaincre que vous êtes un traître honnête, pour ainsi dire, et non un loyal agent de l'ennemi essayant de pénétrer le camp adverse. Alors, "demander à rencontrer Kennedy"... quelles fariboles !

Encore une fois : j'ignore dans quelle poubelle vous avez trouvé cette fable, mais le fait même que son auteur ait osé écrire une chose pareille prouve que c'est un bobard.

Mieux : votre tartine censée être une source crédible à l'effet que Kissinger serait un espion soviétique n'est nullement ce que vous prétendez être : en effet, pour étayer cette extravagante assertion, elle se contente... de citer une autre "source", tout aussi crédible qu'elle-même à n'en pas douter -- mais cette seconde "source" présente, elle aussi, toutes les singeries de l'authenticité, bien sûr : un titre, un nom d'auteur, et même une page !

Pour votre gouverne, ceci est l'une des méthodes favorites de la désinformation du KGB, employée intensivement encore aujourd'hui : 1) diffuser une fausse information par le biais d'un canal qu'on contrôle, mais qui ne possède aucune crédibilité ; 2) diffuser le même mensonge sur un canal non identifié comme étant sous influence clandestine soviétique ou russe, ou possédant même une certaine crédibilité, et faire référence à la première "source". Comme personne ne se donne la peine de contrôler, cette technique est très efficace. Parfois, la seconde "source" ne dit même pas ce que la première lui attribue...

J'ai personnellement constaté à de multiples reprises l'emploi de cette technique tout récemment, pour diffuser la désinformation du Kremlin sur l'Ukraine.

La Russie a tout intérêt à faire croire à des Occidentaux naïfs que Kissinger a été un espion soviétique. Surtout dans le cadre d'un discours dénonçant le "nouvel ordre mondial" dirigé par l'Amérique, les Juifs et une tripotée d'organisations secrètes supra-nationales !

Mais cette rumeur idiote peut aussi être le fait d'ignorants et de naïfs qui se croient très malins, ce n'est pas ça qui manque.

Au fait : si Kissinger a été un espion soviétique, pourquoi n'est-il pas traduit en justice par le gouvernement américain, jugé et condamné ? Il est vivant, que je sache.

Écrit par : Robert Marchenoir | 30 août 2015

@Robert Marchenoir

Moi : "Connaissez-vous personnellement les protocoles des divers services secrets des années 60 ?"
Vous : "Oui. (Bien que je ne comprenne pas très bien ce que veut dire "connaître personnellement".) Et ce ne sont pas les "protocoles des années 60". La pluie mouillait en 1960, mais elle mouillait aussi en 2 000 avant J.-C. et elle mouillera encore dans mille ans."

Réponse : Vous répondez « oui », ce qui veut dire que vous comprenez la question ; si vous ne la compreniez pas, vous le diriez tout de suite. Elle ne présente d’ailleurs aucune difficulté de compréhension. En répondant « oui », vous laissez entendre que vous avez eu accès à des documents non publics, que vous avez un statut élevé dans les services secrets.
Ergoter sur « connaître personnellement », après coup, est donc absurde. L’anecdote de la pluie qui mouille est un « argument » pitoyable et sans rapport. Mon grand-père qui existait en 1920 n’existe plus aujourd’hui. Un protocole est un ensemble de règles CONVENUES et donc modifiables contrairement à la pluie qui mouille. De plus, si vous aviez le statut que suggérez, vous ne seriez pas en train de le dire sur internet.
——
Moi : "J'espère que vous vous lisez l'anglais."
Vous : "Oui. Et c'est (entre autres) ce qui me permet de dire que vous racontez des bêtises. Je ne lirai pas votre interminable copié-collé, et je vais vous expliquer pourquoi. Quand on connaît vraiment un sujet, qu'on a une thèse à défendre, et qu'on est un interlocuteur crédible s'appuyant sur un savoir réel, on est capable d'expliquer soi-même, en quelques lignes, pourquoi il serait vrai que Kissinger a été un espion soviétique (par exemple). Vous, non. Vous êtes seulement capable de copier-coller un interminable texte qui (dites-vous) le prétend, accompagné de ses références. »
——
Réponse : Ce n’est pas moi qui raconte des bêtises, puisque je cite ! Ce sont donc les personnes citées qui raconteraient des bêtises. Or leur texte est particulièrement bien documenté. Cela n’exclut pas la désinformation, mais il ne suffit pas de répondre en disant « je ne lirai pas ». Ce point à lui seul discrédite votre réponse. Le fait de ne pas rédiger soi-même une réponse n’a jamais constitué une démonstration de fausseté, tout comme la véhémence d’une déclaration n’a jamais constitué une démonstration de justesse. Kissinger, agent du KGB ou non n’est pas une matière comme la philosophie, la psychologie, la religion, la finance, la technique, la technologie, etc. ont des fonctionnements ou des théories spécifiques, des règles que l’on peut expliquer soi-même en y incluant même sa propre expérience. Dans le cas qui nous intéresse, nous n’étions aucun des acteurs cités donc on ne peut que se référer à des gens ayant eu des informations d’une façon ou d’une autre. Vos réponses sont totalement creuses, sans matière. Ce n’est que du ressenti, ou du ressentiment. Et pourquoi donc voulez-vous tellement démontrer que Kissinger n’est pas une taupe du KGB ? Personnellement je m’en fiche.

Mais une autre chose m’interpelle, c’est l’analogie entre les projets des mondialistes et le « manifeste communiste » de Marx.
Voir le chapitre « prolétaires et communistes » disponible sur internet :

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1847/00/kmfe18470000b.htm

En vérité, la suppression des classes n’est qu’un moyen pour une hyperclasse mondiale de s’approprier la totalité des biens de la planète, comme l’expose Rosa Koire :

https://www.youtube.com/watch?v=iufWDrtWu3Y

Antony Sutton, dans « le complot de la réserve fédérale » écrit que le manifeste de Marx est en fait la réécriture d’un ouvrage d’un ancêtre de FD Roosevelt, qui se trouvait à la bibliothèque du Congrès, mais a disparu.
La révolution bolchévique n’a pas été faite pour le bien et le bonheur du peuple russe, dont les révolutionnaires « russes » (qui n’étaient ni russes ni orthodoxes) se fichaient comme d’une guigne, mais pour abattre un rival très dangereux. La Russie en 1914 avait un taux de croissance économique de 10 % . Son industrialisation était rapide, son agriculture prospère (elle produisait plus de blé que les Etats-Unis et divers pays réunis), sa population bien portante, ses ressources minières et énergétiques énormes, son territoire immense.
Les bolchéviks, dont beaucoup étaient membres du Bnai Brith, comme Kissinger, ont détruit l’industrie, saboté l’agriculture, décimé la population.
La place était libre pour les Etats-Unis, dont non seulement des banksters mais même le président W. Wilson ont financé les bolcheviks.
Trotski, l’internationaliste, a été éliminé par Staline, qui voulait « le communisme dans un seul pays ». Ce contretemps a été exploité par les banksters pour instaurer un régime de contrôle des mentalités aux EU., par la terreur qu’inspirait cet « ennemi ».
En vérité, le communisme est exactement ce que veut l’hyperclasse mondiale.
Et c’est aussi pourquoi Hitler, nationaliste et anti banques, a été aussi combattu. Il a réussi à redresser l’Allemagne par un système de troc économique qui le faisait échapper aux pressions des banques.

Donc, que Kissinger ait été un espion ou non ne change rien pour moi, car c’est le schéma de « 1984 » qui s’applique. Il est des deux côtés à la fois, et la distinction n’est que pour le pauvre peuple maintenu dans l’ignorance.
——
Vous : "Ah ! et auparavant, veuillez répondre à mon objection précise, concise et immédiate, sans détourner la conversation par des kilomètres de copié-collé : où avez-vous vu que le président des Etats-Unis (ou de n'importe quel autre pays) traite lui-même, "personnellement" comme vous dites, des espions étrangers ayant des velléités de défection ? »

Réponse : Une fois de plus, vous me prêtez des propos que je n’ai jamais eu. Ca semble être récurrent chez vous !! Je n’ai jamais dit que le président de n’importe quel pays s’occupait des transfuges personnellement ! J’ai dit que ce défecteur là avait demandé à voir Kennedy ! Pourquoi ? Qu’est-ce que j’en sais ! ça n’est pas moi qui ai demandé à voir Kennedy, c’est lui. Il aurait aussi pu demander d’abord un verre d’eau ou de se soulager la vessie. Il a demandé Kennedy, qu’y puis-je ! Vous dites que ça ne se passe pas comme ça. Peut-être, mais un espion dans la vraie vie, c’est pas comme James Bond en costard tiré à 4 épingles avec son Martini à la main et sa conquête sous le bras. Surtout un espion qui fuit un état totalitaire pour en dénoncer les agents secrets. Il peut se croire suivi, se sentir très nerveux, paniquer et dans la foulée demander le président du pays surtout qu’un des agents qu’il dénonçait était pratiquement un intouchable de la CIA. Toujours est-il que grâce à lui, de nombreuses taupes ont été arrêtées en Europe et aux USA, et il parvient à fournir à la CIA deux mille microfilms, cent soixante documents secrets et près de cinq mille biographies d'espions soviétiques à l'Ouest, d'agents d'influence, de personnalités économiques ou politiques pouvant intéresser les Américains. Et aussi, il a été condamné à mort par le gouvernement polonais, sentence qui n’a jamais pu être exécutée car ils n’ont jamais pu mettre la main sur lui.

Et voilà ! J’ai encore perdu mon temps avec vous !

Écrit par : Pierre Henri | 31 août 2015

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